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Six fédérations arabes, dont le Maroc et le Qatar, apportent un soutien ferme à Gianni Infantino

Un soutien arabe stratégique au cœur de la tempête

   

Dans un contexte de vives tensions institutionnelles au sommet du football mondial, le président de la FIFA, Gianni Infantino, vient de recevoir un appui de poids. Six fédérations nationales arabes — menées notamment par le Maroc (co-hôte de la Coupe du monde 2030) et le Qatar — ont publié un communiqué conjoint ce jeudi 13 août 2026 pour réaffirmer leur confiance totale en sa gouvernance. Ce bloc comprend également les fédérations d’Égypte, du Liban, du Soudan et de la Mauritanie. Fait marquant, quatre des signataires — dont le président de la FRMF Fouzi Lekjaa et Sheikh Hamad bin Khalifa Al Thani — siègent directement au Conseil de la FIFA.

Fronde institutionnelle et projet d’investissement contesté

Cette prise de position intervient alors que le dirigeant suisse fait face à une contestation sans précédent orchestrée par trois confédérations majeures : l’UEFA (Europe), l’AFC (Asie) et la CONCACAF (Amérique du Nord et centrale). L’origine de la crise repose sur un projet avorté d’Infantino visant à céder 20 % des droits commerciaux des compétitions de la FIFA — incluant le Mondial — à des investisseurs privés pour lever environ 4,2 milliards de dollars. Ce plan prévoyait de verser des dotations directes de 20 millions de dollars aux fédérations membres (somme pouvant doubler en cas de signature), une initiative vivement dénoncée par ses opposants pour son manque de transparence et de concertation.

Bataille de voix en vue de l’élection présidentielle

Alors que l’Irlande a rejoint ce jeudi la liste des pays ayant retiré leur lettre de soutien au président sortant, le soutien ferme des fédérations arabes et de la Confédération Africaine de Football (CAF) démontre que le vote par bloc continental est loin d’être acquis. Même si l’UEFA, l’AFC et la CONCACAF regroupent 136 des 211 fédérations votantes, les dissidences internes au sein de ces confédérations redistribuent les cartes. À quelques mois de l’élection présidentielle prévue en mars, Infantino s’active pour sécuriser la majorité simple fixée à 106 voix afin de briguer un nouveau mandat.

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