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Syrie : l’opposition menace de boycotter Genève II si l’Iran est invité
"A 19H00 GMT il nous faut une confirmation que l'Iran n'est pas invité ou on ne se rendra pas à la conférence", a déclaré Hadi AlBahra, car la participation de l'Iran à ces discussions est "impossible".
La Coalition a peu après publié un communiqué réaffirmant le délai. Elle répète qu'elle n'ira à Genève II que si l'Iran respecte une série de conditions préalables, ou si l'ONU retire son invitation à Téhéran.
L'Iran, principal allié du régime de Damas, a déjà annoncé lundi sa participation à la conférence dite de Genève II, destinée à trouver une solution politique au conflit syrien. Il a refusé en même temps la condition préalable d'accepter la création d'un gouvernement de transition.
La Coalition réclame à l'Iran "le retrait de toutes ses troupes et milices de Syrie", le respect des termes du communiqué de Genève I, adopté le 30 juin 2012 et qui appelle à un gouvernement de transition en Syrie, et l'annonce d'"un engagement positif vis-à-vis de Genève II".
Si l'Iran ne satisfait pas ces engagements, "nous demandons au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon de retirer son invitation à l'Iran", a dit la Coalition. "Sinon, la Coalition syrienne ne pourra pas participer à la conférence de Genève II".
Peu de temps auparavant, Ban Ki-moon avait annoncé qu’il avait lancé cette invitation à l’issue de discussions intenses avec le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif. L’Iran, principal allié régional de Damas, s’est engagé à jouer "un rôle positif et constructif" pour mettre fin au conflit syrien, avait expliqué Ban Ki-moon.
La Russie considère que l’absence de l’Iran à la conférence Genève II sur la Syrie serait une "erreur impardonnable", a déclaré lundi le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.
"Ne pas assurer la présence à cet événement de tous ceux qui pourraient influer directement sur la situation serait, je pense, une erreur impardonnable", a déclaré le ministre, commentant la menace de l’opposition syrienne de boycotter la conférence si était maintenue la participation de l’Iran, allié du régime et invité par l’ONU.




