
Le président de LaLiga a, dans ce sens, rappelé la profondeur des relations entre les deux pays sur le plan sportif. «Il y a eu toujours de nombreux liens, ainsi qu’un esprit d’unité et de compréhension mutuelle entre l’Espagne et le Maroc dans le domaine du sport en général, et du football en particulier», a-t-il expliqué.
L’enthousiasme des supporters marocains pour le football espagnol constitue, pour LaLiga, un avantage concurrentiel face à d’autres compétitions comme la Premier League. Tebas a estimé qu’en termes de suivi dans cette région, LaLiga pourrait même se situer au-dessus de son principal rival anglais.
Ce constat est conforté par la proximité géographique, l’histoire partagée et les succès récents du football marocain que Tebas a qualifiés de «succès structurés et mérités ».
De la crise économique à la stabilité
Le positionnement international de LaLiga ne peut être compris sans la profonde transformation économique qu’elle a connue au cours de la dernière décennie. Tebas a, à cet égard, rappelé une situation critique il y a 13 ans : « Nous devions à l’État espagnol près de 750 millions d’euros, aux joueurs près de 100 millions et à la Sécurité sociale entre 80 et 90 millions d’euros». À cela s’ajoutait une importante dette entre clubs.
Aujourd’hui, la situation est radicalement différente. «Il n’y a plus de dettes : tout a été payé», a-t-il assuré. Ce redressement repose sur un système de contrôle économique préventif qui, selon Tebas, distingue LaLiga des autres compétitions footballistiques européennes. « Nous expliquons aux clubs ce qu’ils peuvent dépenser, alors que sous d’autres cieux, les clubs sont sanctionnés après des dépassements», a-t-il poursuivi.
Investissement, croissance et formation
La stabilité financière de LaLiga a permis de lancer des projets stratégiques, à l’image de l’accord avec le fonds CVC, qui a injecté de près de 2 milliards d’euros en échange de 8,5% des droits audiovisuels sur 50 ans, a fait savoir M. Tebas, précisant que 75 % de cet investissement a été consacré aux infrastructures, à la technologie et à l’internationalisation de la compétition.
Les résultats sont déjà visibles, selon le président de LaLiga : records d’affluence, hausse des revenus les jours de match et croissance commerciale soutenue.
En outre, le modèle de LaLiga encourage fortement l’investissement dans la formation, avec près de 20 % des joueurs de première division issus des centres de formation des clubs, s’est félicité Tebas.