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Egypte : quatre ministres démissionnent après des manifestations géantes
selon une source militaire. Au moins seize personnes ont été tuées dans des heurts entre partisans et adversaires du président islamiste Mohamed Morsi, un an jour pour jour après son investiture.
Depuis son élection de justesse, Mohamed Morsi n'a eu de cesse d'imposer les Frères musulmans à la tête de l'Etat égyptien, quitte à entrer en conflit avec les plus hautes instances juridiques et constitutionnelles. "Il s'est d'abord arrogé les pouvoirs législatifs et a déclaré inattaquables ses décrets. Puis il a évincé le procureur général et soumis à référendum une Constitution rejetée par l'opposition", note Le Monde, qui conclut : "Au terme de ce bras de fer, Mohamed Morsi apparaît à la fois plus autoritaire et plus impuissant."
La principale coalition de l’opposition égyptienne a appelé les manifestants à rester dans la rue jusqu’à la démission du régime "dictatorial" de Mohamed Morsi. Le président égyptien est accusé de gouverner au seul profit des islamistes et de laisser l’économie s’effondrer. Pour les opposants, les Frères musulmans veulent accaparer tous les pouvoirs et ont trahi les objectifs de la révolution, dont la justice sociale et le respect des libertés individuelles.
Un des principaux dirigeants de l’opposition, le nationaliste de gauche Hamdeen Sabbahi, a appelé l’armée à "agir" pour "faire respecter la volonté du peuple" si Mohamed Morsi ne partait pas de lui-même.
Lundi, le mouvement Tamarrod, à l’origine de la contestation, a lancé un ultimatum au président égyptien. "Nous donnons à Mohamed Morsi jusqu’à mardi 2 juillet à 17 heures pour quitter le pouvoir et permettre aux institutions étatiques de préparer une élection présidentielle anticipée", affirme un communiqué de Tamarrod.




