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	<title>voyage &#8211; Atlasinfo</title>
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	<title>voyage &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>Le Pass sanitaire est « le nouveau sésame pour voyager », y compris au Maroc (experte)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 May 2021 16:39:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entretiens]]></category>
		<category><![CDATA[Newsletter]]></category>
		<category><![CDATA[avocate]]></category>
		<category><![CDATA[Barreau de Paris]]></category>
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					<description><![CDATA[Pour Malika Lahnait, avocate au Barreau de Paris, spécialiste du droit du transport aérien et du tourisme, présidente du “Legal College de Challenge Tourisme”, think tank français qui regroupe la majorité des professionnels du tourisme, le Pass sanitaire est « le nouveau sésame pour voyager », y compris au Maroc qui prépare un projet de passeport vaccinal. Quant à rendre légalement possible un tel "pass" obligatoire, la juriste estime que le sujet est complexe et les écueils à éviter sont multiples. 
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2><span style="font-size: 18pt;"><strong style="text-transform: initial;"><i>Quelles </i>sont les conditions actuelles pour voyager à l&rsquo;étranger depuis la France ? </strong></span></h2>
<p><strong>Malika Lahnait</strong>: Une stricte limitation des déplacements continue de s’imposer pour ralentir la progression de l’épidémie dans le monde, du fait de la circulation encore très active du virus de COVID-19 et de ses variants, notamment indien.</p>
<p>Des mesures d’assouplissement viennent cependant d’être annoncées par le gouvernement français. Sous réserve que le pays de destination accepte d’accueillir des touristes français, les déplacements <strong>à l’intérieur de l’Espace Européen </strong>demeurent autorisés. Cependant, le gouvernement français déconseille toujours de quitter le territoire français.</p>
<p>Le passager devra présenter un test PCR négatif de moins de 72h ainsi qu’une déclaration sur l’honneur précisant qu&rsquo;il ne présente pas de symptôme d&rsquo;infection au covid-19, et qu&rsquo;il n&rsquo;a pas connaissance d&rsquo;avoir été en contact avec un cas confirmé de covid-19 dans les quatorze jours précédant son voyage.</p>
<h2><strong><span style="font-size: 18pt;">Qu&rsquo;en est-il des voyages en dehors de l&rsquo;espace européen ?</span></strong></h2>
<p>Depuis le 31 janvier 2021, la France interdit les voyages <strong>en dehors de l&rsquo;espace européen</strong>, sauf en cas de motif impérieux. Cette interdiction n’a pas été levée.</p>
<p>Une <strong><a href="https://www.interieur.gouv.fr/Actualites/L-actu-du-Ministere/Attestations-de-deplacement">attestation de déplacement dérogatoire</a></strong><strong> mentionnant un motif impérieux</strong> est exigée, accompagnée des justificatifs du motif impérieux, outre les documents sanitaires (tests, dérogations, etc.) requis par le pays de destination.</p>
<p>Le 11 mars 2021, cette règle a été assouplie s’agissant de sept pays en raison de leur « situation sanitaire spécifique » indique le ministère des Affaires étrangères. Il s&rsquo;agit de l&rsquo;Australie, la Corée du Sud, Israël, le Japon, la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni et Singapour. Il faudra néanmoins là encore se conformer aux exigences du pays de destination (vaccin, test PCR, quarantaine…).</p>
<p>Le voyageur veillera à consulter la fiche pays disponible sur le site Conseils aux Voyageurs du ministère des Affaires Etrangères pour s’enquérir de l’ensemble des conditions à respecter.</p>
<h2><span style="font-size: 18pt;"><strong>L’application TousAntiCovid-Carnet va intégrer un Pass sanitaire. Cette nouvelle fonctionnalité simplifiera-t-elle les voyages à l’étranger ? </strong></span></h2>
<p>L’application TousAntiCovid-Carnet intègre désormais <strong>un pass sanitaire </strong>qui permettra à son titulaire d’enregistrer le résultat de test PCR ou antigénique et le certificat de vaccination. Cette nouvelle fonctionnalité a pour objectif de faciliter les déplacements vers la Corse, les territoires d&rsquo;outre-mer puis vers les Etats membres de l&rsquo;Union européenne dans le cadre du « <strong>certificat vert numérique</strong>« .</p>
<p>Cette application doit ainsi permettre de vérifier les tests COVID, les certificats de vaccination de <strong>manière sécurisée</strong> et de fluidifier le parcours des passagers à l&rsquo;aéroport. Ce sera l’équivalent d’un carnet de santé digital qui contribuera à <strong>rétablir la confiance </strong>puisque les pays d’accueil auront l’assurance d’accueillir des personnes ne présentant aucun risque sanitaire s’agissant du COVID.</p>
<p>Ce pass sanitaire digital rendra la fraude plus complexe en raison du recours au QR Code à scanner.</p>
<p>D’autres pays européens adoptent une démarche similaire. Les Allemands viennent à leur tour d’annoncer que leur application Corona-Warn (le stopcovid allemand) téléchargé par 27 millions de personnes, allait recevoir une nouvelle fonction permettant d&rsquo;afficher un certificat de vaccination numérique ainsi que les résultats des tests rapides.</p>
<h2><span style="font-size: 18pt;"><strong>Est-il légalement possible de rendre un tel « pass » obligatoire ? </strong></span></h2>
<p>Le sujet est complexe et les écueils à éviter sont multiples. Le pass sanitaire porte en effet une atteinte grave aux libertés fondamentales puisqu’il pourra conditionner la liberté d’aller et venir. Seules les personnes titulaires de ce fameux sésame pourraient ainsi avoir le droit de se rendre dans tel pays, région, voire salle de concert, stade…Les libertés publiques se retrouvent à l’épreuve de la sécurité sanitaire.</p>
<p>Pour ne pas encourir la censure des juges, il faudra que l’atteinte ainsi portée aux libertés publiques soit strictement <strong>nécessaire et proportionnée à l&rsquo;objectif de santé publique poursuivi par les autorités.</strong></p>
<p>La détention d’un pass sanitaire ne saurait ainsi être exigée pour utiliser les transports publics ou se rendre dans les commerces de première nécessité. Le périmètre d’application de ce pass sanitaire devra être défini avec soin pour éviter tout excès blâmable.</p>
<p>Le Président de la République a déclaré qu&rsquo;un test négatif, un certificat de vaccination ou une attestation d&rsquo;immunité seront exigé à compter du 9 juin pour accéder aux « <em>lieux où se brassent les foules</em>« . Mais « <em>il ne saurait être obligatoire pour accéder aux lieux de la vie de tous les jours comme les restaurants, théâtres et cinémas, ou pour aller chez des amis. Cependant, dans des lieux où se brassent les foules, comme les stades, festivals, foires ou expositions, il serait absurde de ne pas l’utiliser.</em> »</p>
<p>Il faut en outre avoir à l’esprit que tout le monde ne dispose pas d’un smartphone. Il est partant impossible que ce pass sanitaire  devienne le seul sésame pour pouvoir voyager, se rendre au musée ou au restaurant…sauf à instaurer <strong>une discrimination illégitime</strong>. La Commission européenne, qui élabore un projet de Pass Digital Vert, a d’ailleurs décidé que ce pass pourra exister en version digitale téléchargeable sur smartphone ou sur un document papier.</p>
<p>Si ce pass sanitaire doit impérativement inclure les données relatives à la vaccination, la discrimination sera de nouveau caractérisée en raison d&rsquo;une grande inégalité dans le déploiement de la vaccination dans le monde sans compter les personnes qui ne souhaitent pas se faire vacciner ou qui ont des contre-indications.</p>
<p>Il faut dès lors veiller à ce que l’utilisation de ce pass sanitaire soit strictement délimitée et éviter qu’il ne se transforme <strong>en arme de traçage sanitaire des individus</strong>.</p>
<p>La CNIL devra par ailleurs s’assurer que les données relatives à la santé des utilisateurs ne seront pas stockées sur l&rsquo;application, mais conservées uniquement sur les smartphones des utilisateurs.</p>
<p><strong>A l’issue de débats houleux</strong>, l&rsquo;Assemblée nationale a voté en seconde délibération, dans la nuit du mardi 11 au mercredi 12 mai 2021, le projet de loi de sortie progressive de l&rsquo;état d&rsquo;urgence sanitaire, qui encadre la mise en place du pass sanitaire contre le Covid-19. Le texte a été approuvé par 208 voix contre 85.</p>
<h2><span style="font-size: 18pt;"><strong>Un tel « pass sanitaire » peut-il à terme être créé à l&rsquo;échelle européenne, voire mondiale ? </strong></span></h2>
<p>Le rétablissement de la libre circulation, en toute sécurité, au sein de l’Union Européenne est en marche à l’approche des vacances d’été.</p>
<p>Au lieu d&rsquo;un passeport vaccinal jugé trop restrictif, vu le faible taux de vaccination en Europe, la Commission Européenne élabore actuellement une proposition de directive aux fins de créer un Pass digital Vert (green digital pass), valable dans les 27 pays de l’Union Européenne.</p>
<p>Ce «  certificat vert  », coté d’un QR Code, permettra à son détenteur de justifier d’une vaccination contre le Covid-19 ou d’un test PCR négatif ou, également, d’une immunité à la suite d’une infection. Le certificat proposé par la Commission pourrait être présentable sur papier ou dans un smartphone. La Commission européenne mettra en place un portail afin de garantir que tous les certificats peuvent être vérifiés dans l&rsquo;ensemble de l&rsquo;UE.</p>
<p>Que ce soit sur le plan interne ou au niveau européen, ces pass sanitaires posent des problèmes identiques en termes de protection des libertés fondamentales, protection des données des citoyens et absence de discrimination causée par ces pass, la prévention de la fraude. Il appartiendra aux autorités compétentes de s’assurer que le rétablissement progressif de la libre circulation en toute sécurité dans l&rsquo;UE durant la pandémie de COVID-19 s’effectue dans des conditions équilibrées et non discriminatoires, l’accès à ce certificat vert devant être garanti pour tous les citoyens européens dans les mêmes conditions.</p>
<h2><span style="font-size: 18pt;"><strong>Qu’en est-il du Maroc ?</strong></span></h2>
<p>A l’instar de nombreux autres pays, le Maroc œuvre à la mise en place d’un système permettant d’accueillir les touristes et les ressortissants marocains vivant à l’étranger en toute sécurité et avec le moins de restrictions possible, et ce, sans que la santé publique ne soit mise en danger.</p>
<p>Le Maroc compte réitérer le succès qu’il a connu lors de sa campagne de vaccination, succès qui a été reconnu et salué à l’échelle mondiale.</p>
<p>Le Maroc prépare ainsi un projet de passeport vaccinal, toutes les personnes vaccinées devant faire l’objet d’un enregistrement électronique. Ce passeport sanitaire prendra ainsi la forme d’un certificat de vaccination</p>
<p>Des difficultés demeurent cependant dans la mesure où, à ce stade, l’Union Européenne n’acceptera sur son territoire que les personnes ayant bénéficié d’un vaccin approuvé par l’Agence européenne des médicaments.</p>
<p>Or, le vaccin chinois utilisé au Maroc comme dans bon nombre d’autres pays n’est pas à ce jour autorisé en Europe, tout comme le vaccin Spoutnik.</p>
<p>Les autorités européennes devront dès lors réviser leur position si elles souhaitent accueillir les touristes du monde entier.</p>
<p>Elles devront également assurer la <strong>validité et l’interopérabilité</strong> du certificat vert numérique au-delà des frontières européennes, le maître mot en la matière étant la réciprocité.</p>
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		<item>
		<title>Des restrictions de voyage plus strictes pour les ressortissants hors-UE</title>
		<link>https://dev.atlasinfo.fr/maghreb/des-restrictions-de-voyage-plus-strictes-pour-les-ressortissants-hors-ue/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Feb 2021 19:57:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[ressortissants hors-UE]]></category>
		<category><![CDATA[restrictions]]></category>
		<category><![CDATA[strictes]]></category>
		<category><![CDATA[voyage]]></category>
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					<description><![CDATA[ Les 27 Etats-membres de l'Union européenne sont parvenus lundi à un accord sur des restrictions de voyage plus strictes pour les ressortissants de pays hors-UE.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les voyageurs venant de pays extérieurs à l&rsquo;Union devront notamment présenter un test PCR négatif datant de moins de 72 heures.</p>
<p>En vertu de l&rsquo;accord conclu par les ambassadeurs des Etats membres, les nouvelles restrictions s&rsquo;appliqueront également aux voyages professionnels et à ceux effectués pour des raisons essentielles.</p>
<p>Pour ce qui est des voyageurs venant de pays où circulent fortement les nouveaux variants du virus, les Etats membres souhaitent imposer une quarantaine et un nouveau test à l&rsquo;arrivée sur le sol européen.</p>
<p>L&rsquo;UE a établi à partir de juin une liste restreinte, révisée régulièrement, de pays tiers à partir desquels les voyages pour des motifs « non essentiels » sont autorisés.</p>
<p>L&rsquo;accord, qui doit être adopté formellement par les Etats membres mardi, fixe de nouveaux critères pour autoriser les voyages non essentiels vers l&rsquo;Union: les pays tiers d&rsquo;origine doivent avoir un taux d&rsquo;incidence inférieur ou égal à 25 nouveaux cas pour 100.000 habitants sur 14 jours, un taux de test supérieur à 300, et un taux de positivité inférieur ou égal à 4%.</p>
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		<item>
		<title>Malika Lahnait: Royal Air Maroc doit « préserver sa trésorerie » pour ne pas mourir du coronavirus</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2020 13:54:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Entretiens]]></category>
		<category><![CDATA[agences]]></category>
		<category><![CDATA[coronavirus]]></category>
		<category><![CDATA[crise]]></category>
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		<category><![CDATA[Royal Air Maroc]]></category>
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		<category><![CDATA[tourisme]]></category>
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					<description><![CDATA[Malika Lahnait, avocate au Barreau de Paris, spécialiste du droit du transport aérien et du tourisme, présidente du "Legal College de Challenge Tourisme", think tank français qui regroupe la majorité des professionnels du tourisme (compagnies aériennes, hôteliers, GDS, tour opérateurs, agences de voyages..), analyse dans un entretien avec Atlasinfo l'impact de la pandémie du coronavirus sur le tourisme marocain et la compagnie royal Air Maroc. 
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Avec la fermeture de l&rsquo;espace aérien et les restrictions de déplacement et de voyage, comment une compagnie comme Royal Air Maroc peut limiter les dégâts ?</strong></p>
<p>Malika Lahnait: Avec l&rsquo;arrêt de la quasi-totalité des vols, le secteur du transport aérien traverse la pire crise de son histoire. La trésorerie des compagnies aériennes fond comme neige au soleil en raison de l&rsquo;absence totale de recettes alors que les charges fixes sont extrêmement importantes.</p>
<p>L’Association internationale du transport aérien (Iata), qui regroupe 290 compagnies aériennes, a évalué à 252 milliards de dollars le manque à gagner généré par la pandémie de Covid-19. Son Directeur Général tire la sonnette d’alarme : <span style="background-color: #efefef; font-size: 19.8px; text-align: center; text-transform: initial;"><i>«</i></span> <strong>Il s’agit de la crise la plus profonde jamais traversée par notre industrie</strong>. Nous avons besoin que les gouvernements agissent vite avec une aide financière pour éviter que nous nous retrouvions à court de liquidités et que près de la moitié des compagnies meurent du coronavirus ».</p>
<p><em> </em>La ROYAL AIR MAROC traverse la même zone de fortes turbulences que les autres compagnies aériennes. Comme ses homologues, <strong>elle négocie avec ses partenaires pour réduire ses charges fixes et préserver sa trésorerie.</strong></p>
<blockquote><p>A l’instar d’AIR France, LUFTHANSA et bon nombre d’autres compagnies aériennes, <strong>ROYAL AIR MAROC</strong> est contrainte de proposer des reports de vol ou des avoirs en lieu et place du remboursement du prix des vols annulés en raison de la crise sanitaire.</p></blockquote>
<p>L&rsquo;enjeu est de tenir jusqu&rsquo;à la prochaine période de réservations pour la saison estivale 2021 (fin mars-fin octobre), pour recommencer à avoir des rentrées de cash significatives, la saison été 2020 semble à ce jour quelque peu compromise en raison de la fermeture de l’espace aérien européen jusqu’en septembre 2020 a priori.</p>
<p>Si tout un chacun s’accorde à prévoir une sortie de crise compliquée avec une reprise longue et difficile, <strong>ROYAL AIR MAROC</strong> pourra cependant compter sur la reprise rapide du trafic via les MRE sitôt levées toutes les contraintes (fermeture de l’espace aérien au Maroc et dans les pays émetteurs).</p>
<p>Bon nombre d’Etats ont décidé de venir à la rescousse de leur pavillon national. AIR France a ainsi obtenu de l’Etat français sa garantie pour des prêts pour un montant total de 7 milliards d’euros afin d’atténuer l’impact économique de l’épidémie. Cette aide fournira à la compagnie les liquidités dont elle a un besoin urgent pour résister aux répercussions de la pandémie</p>
<p>Nul doute que le Royaume du Maroc soutiendra la compagnie nationale afin qu’elle puisse poursuivre son activité et ses missions. La RAM est en effet une entreprise stratégique qui fait partie du patrimoine national et contribue à son rayonnement à l’international.</p>
<p><strong>Quel est l&rsquo;impact de la pandémie du Covid-19 sur le tourisme marocain ?</strong></p>
<p>La pandémie de COVID-19 a provoqué <strong>une paralysie à l’échelle planétaire</strong>. La proclamation de l’état d’urgence sanitaire, la fermeture de l’espace aérien tant au Maroc que dans les pays émetteurs de touristes ont entraîné <strong>l’arrêt brutal</strong> de nombreux secteurs d’activité, le tourisme et le transport aérien étant les plus durement touchés.</p>
<p>En France, principal pays émetteur de touristes vers le Maroc, l’effondrement des réservations de séjours suit la progression de la pandémie, mais surtout les annonces du gouvernement (fermeture des aéroports, confinement, interdiction de déplacement, prorogation de l’état d’urgence, déconfinement progressif …).</p>
<p><strong>Si la situation n’évolue pas d’ici l’été prochain, le Maroc sera non seulement privé de touristes étrangers mais également des millions de MRE qui prennent plaisir à redécouvrir et faire découvrir chaque année les beautés de leur pays.</strong></p>
<p>Une situation très difficile qui n’empêche pas l’Organisation Mondiale du Tourisme de demeurer confiante sur l’avenir <strong><u>même si la convalescence sera longue. </u></strong>L’OMT insiste sur <em>« <strong>la résilience historique du tourisme et sa capacité à créer des emplois au lendemain des crises</strong> »</em>.</p>
<p>Il ne faut pas perdre de vue que <strong>la concurrence internationale sera</strong> <strong>féroce</strong> quand les conditions de reprise seront réunies. Au vu de la propagation de la pandémie de la COVID-19 dans le monde et des conditions de sortie du confinement dans les pays touchés, la reprise de l’activité touristique et le retour des touristes au Maroc nécessiteront de garantir des protocoles de sécurité sanitaire dans les meilleurs délais.</p>
<p><strong>La réassurance sanitaire  sera l’élément clé pour le redémarrage du trafic aérien et le retour des touristes</strong>. La presse internationale s’est fait l’écho de  la gestion exemplaire de la pandémie par le Maroc,  élément à mettre en avant lorsqu’il s’agira de reconquérir les touristes.</p>
<p>La ministre du Tourisme du Royaume a d’ailleurs déclaré que « Le Maroc a acquis une réputation sur le plan international. Nous comptons en profiter pour <strong>encourager les touristes à revenir au Maroc </strong>et les rassurer quant à la<strong> capacité du pays pour les protéger </strong>et faciliter leur rapatriement, en cas de nouvelle crise ».</p>
<blockquote><p><strong>Le tourisme doit faire l’objet de toutes les priorités car il constitue l’une des principales sources de devises du Maroc</strong>. Dans l’ensemble de sa chaîne de valeurs, il contribue de façon conséquente au PIB marocain, et représente un nombre conséquent d’emplois directs et indirects.</p></blockquote>
<p><strong>Peut-on éviter la défaillance des prestataires de services marocains (agences de voyages, établissements touristiques, transporteurs aériens de passagers et transporteurs touristiques), tout en protégeant les intérêts des clients ? </strong></p>
<p>Déjà fortement impactés par la faillite du mastodonte THOMAS COOK en septembre 2019, les professionnels du tourisme au Maroc n’avaient nul besoin d’une crise supplémentaire, d’ampleur planétaire de surcroît.</p>
<p>Le nerf de la guerre en pareille situation de crise est la TRESORERIE. Celle-ci est fortement mise à mal en l’absence de recettes.</p>
<p>Pour préserver les entreprises et éviter les dépôts de bilan, les autorités marocaines ont adopté un certain nombre de mesures de soutien dans le cadre du plan d’urgence économique :</p>
<ul>
<li>Loi n°25.20 édictant des mesures exceptionnelles au profit des employeurs affiliés à la CNSS et de leurs salariés déclarés, touchés par les répercussions de la propagation du Coronavirus « COVD-19</li>
<li>Reports de paiement de charges sociales accordés aux entreprises en difficulté,</li>
<li>Possibilité d’obtenir un prêt à des conditions préférentielles,</li>
<li>Négociation avec les bailleurs concernant les loyers des locaux dont la fermeture est imposée dans le cadre du confinement…</li>
</ul>
<p>Ces mesures doivent être maintenues et renforcées dans la durée car la reprise du secteur du tourisme ne sera pas immédiate sitôt levé le confinement.</p>
<p>Comme dans la fable de La Fontaine, «Le chêne et le roseau», les entreprises qui surmonteront cette crise seront celles qui sauront faire preuve de <strong>flexibilité</strong> en attendant la reprise.</p>
<p><strong>Rembourser les clients ou émettre des avoir : quel choix pour les prestataires pour ne pas assécher leurs trésoreries ?</strong></p>
<p><strong> </strong>Au regard du grand risque de défaillance encouru par les voyagistes, de nombreux pays ont autorisé l’octroi d’avoirs au lieu du remboursement.</p>
<p>Le système de l’avoir a ainsi été instauré en France via l’ordonnance 2020-315 du 25 mars 2020 relative aux conditions financières de résolution de certains contrats touristiques et de séjours en cas de circonstances exceptionnelles et inévitables ou de force majeure.</p>
<p>La loi marocaine <strong>ne permet pas l’émission d’avoirs</strong> en lieu et place des remboursements. Cependant, en réponse aux doléances des professionnels du secteur et aux recommandations de l’Organisation Mondiale du Tourisme pour atténuer l’impact socioéconomique du Covid 19, le Gouvernement marocain a élaboré un projet de loi qui a pour objectif de déroger à l’obligation de remboursement imposée par la loi tout en préservant <strong>l’équilibre entre le respect des droits des consommateurs et la pérennisation des activités des prestataires de services</strong> : agences de voyages, hôteliers, compagnies aériennes … Il s’agit du projet de loi n°30-20 en date du <strong>28 avril 2020</strong> édictant des mesures particulières aux contrats de voyage, aux contrats aériens de transport.</p>
<p>Les agences de voyages, les hôteliers, et les compagnies aériennes établies au Maroc pourront ainsi octroyer à leurs clients <strong>un avoir valable 15 mois en lieu et place du remboursement de la prestation (vol, voyage…) annulée en raison de la crise sanitaire.</strong></p>
<p><strong> </strong>Ces opérateurs devront en outre proposer à leurs clients <strong>une prestation identique ou équivalente <u>sans majoration de prix</u></strong>.</p>
<p>L’avoir ne donnera lieu à un remboursement en numéraire que s’il n’a pas été utilisé à l’issue de la période de 15 mois.</p>
<p><strong>Le Maroc a reçu plus de 13 millions de touristes en 2019. Le tourisme intérieur peut-il amoindrir l&rsquo;impact de cette crise inédite ?</strong></p>
<p>L’année 2019 a en effet été une année record s’agissant du nombre d’arrivées de touristes au Maroc. Le nombre de touristes comptabilisés inclut les Marocains de la diaspora, qui représentent chaque année plus de la moitié des arrivées.</p>
<p>Le Maroc risque d’être privé de ses RME cet été si la fermeture de l’espace aérien européen se poursuit jusqu’en septembre prochain.</p>
<blockquote><p><strong>Les touristes nationaux ne pourront pas compenser la perte de devises causées par l’absence de touristes étrangers et de RME.</strong></p></blockquote>
<p>Les touristes nationaux n’en permettront pas moins au secteur touristique de redémarrer, ce qui est extrêmement important.</p>
<p>Outre la crainte du virus qui pourrait persister, l&rsquo;envie de voyager après la période difficile du confinement risque cependant d&rsquo;être freinée par la baisse du pouvoir d&rsquo;achat liée à la période d’inactivité durant le confinement, la crainte de licenciements futurs et par les incertitudes liées à l’avenir dans un monde en récession.</p>
<p>Les opérateurs marocains devront dès lors multiplier les offres promotionnelles spéciales été en sortie de confinement afin de séduire la clientèle nationale.</p>
<p>Une communication renforcée à destination du grand public devrait être envisagée pour marquer le positionnement fort et affirmé de la destination Maroc en matière de réassurance sanitaire.</p>
<p>La reprise de l’activité touristique devra en effet se faire dans un cadre apportant toutes les garanties en matière sanitaire aux touristes ainsi qu’aux salariés. Les professionnels devront communiquer sur les protocoles sanitaires mis en place.</p>
<p>Le problème n&rsquo;est en effet pas tant la crise que l&rsquo;après-crise et son lot de challenges à relever.</p>
<p>&nbsp;</p>
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