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	<title>Tunisiens &#8211; Atlasinfo</title>
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	<title>Tunisiens &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>La Tunisie en « état de vigilance » après l&#8217;arrivée de criquets pèlerins au sud du pays</title>
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		<pubDate>Sat, 15 Mar 2025 16:48:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[En direct]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
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					<description><![CDATA[Le ministère tunisien de l’Agriculture a déclaré « l’état de vigilance », suite à l’arrivée de criquets pèlerins dans le gouvernorat de Tataouine au sud du pays. Dans un communiqué, le ministère a assuré que tous les intervenants au niveau central et régional restent mobilisés pour surveiller l’évolution de la situation. Les inspections menées sur place par &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 14pt;"><strong>Le ministère tunisien de l’Agriculture a déclaré « l’état de vigilance », suite à l’arrivée de criquets pèlerins dans le gouvernorat de Tataouine au sud du pays.</strong></span></p>
<p>Dans un communiqué, le ministère a assuré que tous les intervenants au niveau central et régional restent mobilisés pour surveiller l’évolution de la situation.</p>
<p>Les inspections menées sur place par les équipes techniques confirment que le nombre de criquets repérés dans la région de Dehiba relevant du gouvernorat de Tataouine, à la suite de vents du sud ayant favorisé leur déplacement ne présentent actuellement aucune menace pour le couvert végétal de la région, estime la même source.</p>
<p>Selon le ministère, il a été décidé d’activer les comités régionaux de lutte contre le criquet dans les gouvernorats du sud, de mettre en place une ligne de défense et d’évaluation dans les zones frontalières, en particulier dans le sud tunisien, et de constituer un stock stratégique d’insecticides en prévision d’une aggravation de la situation.</p>
<p>Ces insectes proviennent des pays du Sahel et d’Afrique du Nord, notamment de Libye, où leur prolifération est accentuée par des conditions climatiques favorables, conclut le communiqué.</p>
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		<title>Des Tunisiens créent une main bionique modulable imprimée en 3D pour l&#8217;Afrique</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Nov 2020 11:33:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Des doigts en plastique commandés par les muscles du bras, des pièces imprimées en 3D faciles à remplacer, une recharge par énergie solaire: des ingénieurs tunisiens développent une main bionique adaptée aux besoins des handicapés en Tunisie et ailleurs sur le continent africain. Mohamed Dhaouafi, 28 ans, a conçu son premier prototype pour un projet &#8230;]]></description>
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<p>Des doigts en plastique commandés par les muscles du bras, des pièces imprimées en 3D faciles à remplacer, une recharge par énergie solaire: des ingénieurs tunisiens développent une main bionique adaptée aux besoins des handicapés en Tunisie et ailleurs sur le continent africain.</p>
<p>Mohamed Dhaouafi, 28 ans, a conçu son premier prototype pour un projet universitaire lorsqu&rsquo;il étudiait à l&rsquo;école nationale d&rsquo;ingénieurs de Sousse (côte est).</p>
<p>« Nous avions prévu de créer une plateforme de distribution de produits pharmaceutiques », se souvient-il. « Mais un membre de l&rsquo;équipe avait une cousine née sans main, dont les parents ne pouvaient pas investir dans des prothèses, surtout qu&rsquo;elle était encore en train de grandir: du coup, on a décidé de se lancer dans la conception d&rsquo;une main ».</p>
<p>Fraîchement diplômé, M. Dhaouafi lance en 2017 sa startup Cure Bionics dans une chambre chez ses parents, quand de nombreux camarades de promotion choisissaient de s&rsquo;expatrier, attirés par de meilleurs salaires et par un goût d&rsquo;ailleurs.</p>
<p>« Je voulais prouver que je pouvais le faire mais aussi marquer l&rsquo;histoire, changer la vie des gens », explique le jeune Tunisien, désormais installé dans une pépinière d&rsquo;entreprises adossée à son université.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Intelligence artificielle</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>Plusieurs bourses remportées lors de compétitions et quelques dizaines de milliers de dollars d&rsquo;investissements d&rsquo;une société américaine lui ont permis de recruter quatre ingénieurs.</p>
<p>Chacun devant son écran d&rsquo;ordinateur, ils dessinent, codent ou testent une main commandée à distance.</p>
<p>Des capteurs sur le bras humain détectent les mouvements musculaires, un logiciel les interprète pour transmettre des consignes à la main artificielle, dotée d&rsquo;un poignet articulé et de quatre doigts mus par ces impulsions musculaires. Le pouce, avec articulation mécanique, doit être mis en position manuellement.</p>
<p>L&rsquo;intelligence artificielle permet de reconnaître les impulsions musculaires des mouvements complexes, afin de faciliter l&rsquo;usage de la prothèse.</p>
<p>Cure Bionics espère commercialiser ses premières prothèses d&rsquo;ici quelques mois, d&rsquo;abord en Tunisie puis dans plusieurs pays du continent africain où plus des trois quarts des personnes ayant besoin d&rsquo;assistance technique n&rsquo;y ont pas accès, selon l&rsquo;Organisation mondiale de la santé.</p>
<p>« Le but est d&rsquo;être accessible financièrement mais aussi géographiquement », explique le jeune entrepreneur, qui figurait parmi les innovateurs de moins de 35 ans distingués en 2019 par la MIT Technology Review.</p>
<p>Prix envisagé: 2.000 à 3.000 dollars par main. Bien qu&rsquo;élevé, c&rsquo;est plusieurs fois inférieur à celui des prothèses bioniques importées d&rsquo;Europe.</p>
<p>La startup souhaite produire au plus près des usagers, avec des techniciens locaux pour prendre les mesures et, grâce à son logiciel, imprimer sur place en 3D des prothèses adaptées à chaque morphologie.</p>
<p>« Une prothèse importée aujourd&rsquo;hui, ce sont des semaines voire des mois d&rsquo;attente à l&rsquo;achat, et à chaque réparation », souligne M. Dhaouafi.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2> Manque de visionnaires</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>La main de Cure Bionics se compose d&rsquo;éléments emboîtés, ce qui permet de remplacer facilement un élément endommagé ou trop petit, pour les enfants en pleine croissance. Sa batterie est rechargeable par énergie solaire, pour les régions sans électricité.</p>
<p>Elle peut aussi être personnalisée, comme un accessoire de mode ou « un équipement de super-héros ».</p>
<p>L&rsquo;impression 3D, utilisée par d&rsquo;ingénieux bricoleurs ayant fabriqué des mains mécaniques rudimentaires au début des années 2010, est en train de s&rsquo;imposer dans la fabrication des prothèses.</p>
<p>« La technologie en est encore à ses débuts mais un changement majeur est en cours », indique Jerry Evans, patron de l&rsquo;entreprise canadienne à but non lucratif Nia Technologies, spécialisée dans l&rsquo;impression en 3D de membres inférieurs.</p>
<p>« Les pays moins développés vont probablement passer directement des techniques archaïques à ces technologies, qui sont beaucoup moins coûteuses » et qui font gagner un temps précieux à des praticiens trop peu nombreux, explique-t-il.</p>
<p>Mais l&rsquo;impression 3D n&rsquo;est pas une solution magique, avertit M. Evans: un savoir-faire médical reste nécessaire pour créer des prothèses réellement fonctionnelles.</p>
<p>Mohamed Dhaouafi s&rsquo;inquiète des difficultés pour innover en Tunisie, malgré des améliorations apportées par une loi sur les startup en 2018: impossibilité de commander des pièces sur les plateformes internationales de commerce (contraintes administratives et bancaires), manque d&rsquo;accès aux financements.</p>
<p>« La douane n&rsquo;est pas bien formée pour identifier les composants et l&rsquo;importation est trop compliquée, on est parfois bloqués plusieurs mois », explique-t-il.</p>
<p>Et de souligner: « En Tunisie, on a tout pour réussir mais on manque de visionnaires au sein de l&rsquo;Etat ».</p>
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		<title>Tunisie: herboristes Vs coronavirus</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Mar 2020 11:27:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[En direct]]></category>
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		<category><![CDATA[coronavirus]]></category>
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					<description><![CDATA[Thym, gingembre frais, feuilles de sauge, Peganum Harmala, origan frais...Face au coronavirus, les Tunisiens se ruent chez les herboristes pour se prémunir contre le Covid-19.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Thym, gingembre frais, feuilles de sauge: sur les étals du souk aux plantes médicinales de Tunis, Baya s&rsquo;approvisionne et se renseigne auprès d&rsquo;un herboriste sur les recettes traditionnelles pour se prémunir du nouveau coronavirus, contre lequel aucun remède n&rsquo;est connu.</p>
<p>« J&rsquo;ai peur pour mon père qui est âgé et malade, donc je suis venue ici pour chercher des plantes qui renforcent son immunité », explique cette fonctionnaire de 43 ans à l&rsquo;AFP.</p>
<p>S&rsquo;il n&rsquo;y a eu que 18 cas officiellement répertoriés depuis le 2 mars, et aucun décès à ce jour, les autorités ont pris des mesures fortes, et les chalands sont moins nombreux à se presser dans les ruelles dallées de la médina.</p>
<p>Mais les Tunisiens continuent à venir au Souk el Blat, le quartier des herboristes en plein coeur de la vieille ville, reconnaissable à ses effluves aromatiques et ses échoppes où s&rsquo;alignent fioles, poudres et fagots de plantes diverses accrochés en hauteur.</p>
<p>Les plantes médicinales locales et importées sont d&rsquo;ordinaire prisées pour se prémunir notamment de la grippe hivernale, dont les symptômes sont similaires à ceux du nouveau coronavirus, une pneumonie virale qui a fait plus de 5.000 morts dans le monde.</p>
<p>Outre une ruée vers l&rsquo;ail, dont le prix a flambé et atteint parfois 25 dinars (8 euros) le kilo, la plupart des clients cherchent des plantes et mixtures « efficaces » mais aussi « pas chères ».</p>
<p>« Je peux comprendre que la population revienne à la tradition », confie le pharmacologue Hédi Oueslati, directeur général de la Santé en Tunisie.</p>
<p>Il rappelle cependant: « actuellement il y a ni médicaments ni plantes miraculeux contre le nouveau coronavirus ».</p>
<p>« Quand il s&rsquo;agit de petites recettes de grand-mère pas dangereuses qui ne posent pas de problèmes, d&rsquo;accord! », estime M. Oueslati. Mais « il faut faire attention et ne pas tomber dans le charlatanisme. »</p>
<p>Des personnes profitent de l&rsquo;anxiété généralisée « pour vendre des prétendues mixtures dont on ne connait même pas la composition », prévient-il.</p>
<p><strong>Peganum Harmala</strong></p>
<p>« Qu&rsquo;est-ce que je prends pour ce corona? », lance à un marchand Hanen.<br />
Devant un étal de romarin et d&rsquo;origan frais, cette femme de 38 ans raconte: « je veux des plantes qui stérilisent la maison, et d&rsquo;autres qu&rsquo;on peut utiliser en infusions à boire. »</p>
<p>« Le but est de nous protéger, ni plus ni moins, surtout qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de médicaments contre ce virus », assure-t-elle.</p>
<p>Pour l&rsquo;herboriste Fethi Ben Moussa, 61 ans, « les Tunisiens aiment tout ce qui est traditionnel et naturel: ils font confiance, surtout en ces moments de panique, aux recettes de nos ancêtres! »</p>
<p>« Les gens demandent des choses à préparer à la maison comme le thym, le gingembre, le moringa qui sont très bien pour l&rsquo;immunité et pour combattre les virus », affirme-t-il.</p>
<p>L&rsquo;herboriste conseille aussi à ses clients de parfumer leurs maisons avec les graines du peganum Harmala, plante vivace qui aurait des vertus désinfectantes &#8212; à l&rsquo;en croire, même contre le nouveau coronavirus, bien que ce ne soit pas prouvé.</p>
<p>Dans sa boutique sombre comme une grotte, où s&rsquo;entassent des plantes mystérieuses, Haj Mohamed, lui, propose des mixtures « 100% efficaces contre les virus », à base de gingembre, de miel de jujubier et de curcuma.</p>
<p>Pour cet herboriste de père en fils, ce sont « des ingrédients magiques combattant toute sorte de grippe », promet-t-il, fier de sa production.</p>
<p>Mais « tout ce qui est naturel n&rsquo;est pas anodin! », avertit le docteur Chokri Hamouda, directeur général des Soins de santé en Tunisie soulignant « un problème de respect des principe de l&rsquo;hygiène dans les souks traditionnels et dans le pays en général ».</p>
<p>« Nous ne prétendons pas remplacer les médecins ni guérir les gens, mais nous sommes de bons connaisseurs des secrets des plantes », juge pour sa part l&rsquo;herboriste M. Ben Moussa. « Nous aidons nos clients à apprendre le bon usage des merveilles de la nature. »</p>
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