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	<title>tensions &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>Le Maroc face au retour du risque énergétique mondial</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Mar 2026 12:33:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Le retour du risque énergétique mondial ne relève plus d’une turbulence passagère. Il redéfinit la hiérarchie des économies, la valeur des infrastructures et la crédibilité des stratégies nationales. L’énergie n’est plus un simple dossier technique. Elle redevient un révélateur direct de la solidité des États, de leur capacité d’anticipation et de la cohérence de leur &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h4><strong>Le retour du risque énergétique mondial ne relève plus d’une turbulence passagère. Il redéfinit la hiérarchie des économies, la valeur des infrastructures et la crédibilité des stratégies nationales. L’énergie n’est plus un simple dossier technique. Elle redevient un révélateur direct de la solidité des États, de leur capacité d’anticipation et de la cohérence de leur doctrine économique</strong>.</h4>
<p>Les tensions de mars 2026 dans le Golfe et le détroit d’Ormuz ont rappelé qu’une perturbation durable des routes d’approvisionnement peut faire remonter simultanément les prix, l’incertitude industrielle et la vulnérabilité macroéconomique. Reuters souligne que la crise a touché pétrole, GNL, engrais et coûts de production, tandis que Le Monde, relayant l’alerte du directeur de l’AIE, rappelle qu’avant la crise, le détroit d’Ormuz voyait transiter environ 20 millions de barils de pétrole par jour et un cinquième du GNL mondial. ￼</p>
<p>Ce qui se joue aujourd’hui dépasse donc la seule question du prix du baril ou du mégawattheure. Le sujet réel est celui de la vulnérabilité organisée. Une économie qui ne maîtrise pas son équation énergétique finit toujours par payer ses dépendances : inflation importée, pression sur les équilibres budgétaires, incertitude pour l’appareil productif, fragilisation de la confiance des investisseurs. Dans un environnement international plus dur, l’énergie redevient une ligne de partage entre les économies qui pilotent et celles qui subissent. ￼</p>
<p>Pour le Maroc, cette séquence n’est pas une crise extérieure de plus. Elle agit comme un révélateur de maturité stratégique. Le Royaume dispose d’acquis réels. Sa stratégie énergétique a installé une direction et une crédibilité, avec un objectif d’au moins 52 % de capacité installée issue des renouvelables à l’horizon 2030. Mais cette trajectoire, à elle seule, ne suffit plus. Dans un pays qui importe encore l’essentiel de ses besoins énergétiques, la transition doit désormais se doubler d’une doctrine de sécurité économique. ￼</p>
<p>Le véritable basculement est là. Le Maroc doit passer d’une politique de transition à une doctrine de souveraineté économique par l’énergie. Car dans une économie ouverte et structurellement exposée aux importations d’hydrocarbures, l’enjeu ne consiste pas seulement à produire autrement. Il consiste à réduire l’exposition aux chocs, à stabiliser les coûts et à sécuriser les conditions de production. Autrement dit, à transformer une contrainte en avantage organisé.</p>
<p>Cela suppose d’en finir avec le raisonnement en silos. Le gaz, les renouvelables, les interconnexions, les infrastructures portuaires, la logistique et la politique industrielle doivent être pensés comme un système. Dans le monde qui vient, les chaînes de valeur se structureront autour des flux sécurisés, des capacités de transit fiables et de la prévisibilité réglementaire. Celui qui articule le mieux énergie et appareil productif captera l’investissement stratégique.</p>
<p>Cela suppose également de traiter la robustesse énergétique comme un avantage compétitif. Une énergie instable désorganise la production. Une énergie trop chère réduit les marges. Une énergie incertaine retarde l’investissement. La compétitivité ne dépendra plus seulement des coûts ou des incitations, mais de la capacité à garantir une énergie disponible, soutenable et stratégiquement maîtrisée. ￼</p>
<p>Cela suppose enfin d’accélérer dans la clarté. Nador West Med incarne ce changement d’échelle. Son entrée en service est annoncée pour le quatrième trimestre 2026. Le projet représente 5,6 milliards de dollars, avec une capacité initiale de 5 millions de conteneurs, extensible à 12 millions. Il est conçu pour accueillir des infrastructures énergétiques, industrielles et logistiques intégrées. Ces équipements ne valent pas seulement par leur fonction portuaire ; ils valent par la place stratégique qu’ils permettent d’occuper dans les chaînes de valeur. ￼</p>
<p>La question posée au Maroc est simple : amortir les chocs ou changer d’échelle. Gérer l’énergie comme une contrainte ou la transformer en instrument de puissance productive. Dans un environnement international qui se durcit, les stratégies inachevées seront sanctionnées. Les doctrines cohérentes, elles, créeront de la résilience, de l’attractivité et de la marge de manœuvre.</p>
<p>Le Maroc dispose d’un levier. Mais un levier non organisé reste une vulnérabilité. Le sujet n’est plus seulement de sécuriser l’énergie, il est d’en faire un avantage économique structurant. L’énergie ne sera plus seulement un coût à maîtriser. Elle sera une capacité à organiser.</p>
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		<title>Méditerranée : aux Bernardins, la bataille des récits</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Mar 2026 08:08:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[À force d’être abordée sous l’angle de la crise, la Méditerranée finit par être enfermée dans ses fractures. Migrations, radicalités, tensions identitaires, conflits de mémoire : le débat public accumule les symptômes et néglige souvent la structure. Or, entre les deux rives, il ne se joue pas seulement une succession de crises. Il se joue &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3><strong>À force d’être abordée sous l’angle de la crise, la Méditerranée finit par être enfermée dans ses fractures. Migrations, radicalités, tensions identitaires, conflits de mémoire : le débat public accumule les symptômes et néglige souvent la structure. Or, entre les deux rives, il ne se joue pas seulement une succession de crises. Il se joue une question plus profonde, plus ancienne et plus décisive : celle du rapport entre nation, État et religion.</strong></h3>
<p>C’est ce que remet au centre le séminaire « Construction nationale et religion en Méditerranée », lancé au Collège des Bernardins pour le cycle 2026-2027 sous la direction d’Imad Khillo et Valentine Zuber. Il faut lire cette initiative pour ce qu’elle révèle réellement : non comme un simple rendez-vous académique, mais comme le signe d’un déplacement plus profond du débat méditerranéen. La question n’est plus seulement de savoir quelle place accorder au religieux dans l’espace public. Elle est de comprendre comment il continue de structurer les imaginaires politiques, les légitimités et les équilibres nationaux, y compris dans des systèmes qui se pensent comme sécularisés.</p>
<p>L’intérêt du dialogue entre Imad Khillo et Valentine Zuber est précisément de faire sauter une opposition devenue trop commode : celle d’une rive Nord supposée laïque face à une rive Sud réputée religieuse. Une telle lecture ne permet plus de penser les réalités contemporaines. Imad Khillo inscrit la réflexion dans les dynamiques institutionnelles, juridiques et historiques du monde arabe, là où le religieux demeure lié à la continuité de l’État et à la légitimité des cadres collectifs. Valentine Zuber rappelle, de son côté, que la laïcité européenne n’est ni une abstraction pure ni une neutralité hors-sol, mais le produit d’arbitrages historiques complexes entre liberté, encadrement, pluralisme et espace public. Ensemble, ils ouvrent un espace d’analyse rare : celui d’une comparaison exigeante, débarrassée des caricatures.</p>
<p>Ce point est essentiel, car il touche à une réalité devenue centrale dans l’espace méditerranéen : la coexistence de plusieurs récits du politique, de plusieurs histoires nationales et de plusieurs conceptions de la place de la religion dans la vie collective. D’un côté, un espace européen où le religieux est souvent renvoyé à la sphère privée ou soumis à une exigence permanente de justification. De l’autre, des sociétés où il demeure un élément structurant de la mémoire collective, de la légitimité symbolique et parfois de l’architecture institutionnelle elle-même. Cette tension n’est pas seulement identitaire. Elle est intellectuelle, civique et stratégique. Elle oblige à penser plus finement la double appartenance, la cohésion et les conditions de stabilité.</p>
<p>Dans ce paysage, le Maroc occupe une place singulière. Et c’est sans doute l’un des apports majeurs de ce type de séminaire : rendre visible ce que les lectures simplistes effacent. Le cas marocain ne se laisse enfermer ni dans le modèle de séparation à la française ni dans une simple fusion du politique et du religieux. Il repose sur une articulation institutionnelle propre, où la légitimité religieuse, la continuité de l’État, l’encadrement du champ religieux et la cohésion nationale s’inscrivent dans une même architecture. Cette singularité n’appelle ni slogan ni simplification. Elle mérite au contraire d’être pensée avec sérieux, parce qu’elle éclaire autrement les débats sur la stabilité, la transmission, le pluralisme et le rapport entre tradition et modernité.</p>
<p>Pour ma part, cette réflexion s’inscrit dans une expérience ancienne. En 2004, je suis intervenu au Collège des Bernardins lors d’une conférence où j’avais invité le regretté professeur Abbas El Jirari, alors conseiller de SM le Roi Mohammed VI, à présenter le modèle marocain en la matière. Cette séquence m’avait déjà confirmé que ces débats dépassent de loin le seul cadre académique. Ils touchent à la souveraineté culturelle, à la transmission intellectuelle et à la manière dont une nation construit son propre récit de continuité entre religion, État et modernité. Ce souvenir rappelle aussi que la réflexion marocaine sur ces questions n’est ni récente ni improvisée. Elle s’inscrit dans une profondeur historique et institutionnelle qu’il faut savoir relire aujourd’hui.</p>
<p>Le choix du Collège des Bernardins n’est d’ailleurs pas anodin. Ce lieu s’est imposé comme un espace où se croisent traditions religieuses, recherche académique, culture et réflexion sur la société contemporaine. Qu’un séminaire sur la construction nationale et la religion en Méditerranée s’y tienne envoie un message clair : la question religieuse n’est pas un résidu du passé que la modernité contournerait. Elle demeure une clé de lecture des États, des sociétés, des tensions civiques et des possibilités mêmes de coexistence.</p>
<p>Il faut aller plus loin encore. Ce qui se joue dans ce type d’initiative dépasse le cadre universitaire. Il s’agit, en réalité, d’une bataille de récits à l’échelle méditerranéenne.</p>
<p>Qui produit aujourd’hui les cadres légitimes pour penser l’État, la foi, l’appartenance, la mémoire et la liberté ? Qui impose ses catégories de lecture ? Qui parvient à articuler stabilité, pluralisme et continuité sans mutiler les sociétés de l’intérieur ? Derrière les séminaires, les échanges intellectuels et les comparaisons savantes, se joue aussi une lutte plus discrète mais décisive : celle de la gouvernance du sens.</p>
<p>Dans une époque saturée de lectures émotionnelles, identitaires ou sécuritaires, la capacité à produire des cadres d’analyse stables, nuancés et crédibles devient en elle-même un facteur de puissance. C’est pourquoi cette initiative mérite attention, non seulement pour ce qu’elle dit explicitement, mais pour ce qu’elle révèle : un déplacement progressif des lignes intellectuelles, où les simplifications reculent au profit d’approches plus structurées, plus comparatives et plus responsables.</p>
<p>Au fond, la Méditerranée ne se comprend pas seulement à travers ses drames. Elle se comprend aussi à travers les efforts intellectuels qui cherchent à penser ensemble l’État, la nation, la religion, la liberté et l’appartenance. Entre les deux rives, il ne s’agit plus seulement de dialoguer, mais de produire des cadres communs de compréhension. C’est dans cet espace, exigeant mais fécond, que peuvent encore se construire des équilibres durables.</p>
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		<title>Le SG de l&#8217;ONU appelle à mettre fin à la course aux armements dans un contexte mondial tendu</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Feb 2026 21:07:29 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Antonio Guterres]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a appelé à mettre fin à la course aux armements, au moment où la menace de l&#8217;emploi des armes nucléaires est au plus haut depuis des décennies. Dans un message à l’occasion de la Journée internationale de sensibilisation au désarmement et à la non-prolifération, célébrée le 5 &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a appelé à mettre fin à la course aux armements, au moment où la menace de l&#8217;emploi des armes nucléaires est au plus haut depuis des décennies.</strong></p>
<p>Dans un message à l’occasion de la Journée internationale de sensibilisation au désarmement et à la non-prolifération, célébrée le 5 mars, le chef de l’ONU a évoqué un contexte mondial marqué par les tensions et des dépenses militaires atteignant des niveaux stratosphériques.</p>
<p>« Les armes légères et de petit calibre prolifèrent et les technologies émergentes rendent les conflits encore plus meurtriers », a-t-il mis en garde, exhortant “les dirigeants à s’éloigner du gouffre, à cesser de brandir la menace nucléaire et à mettre fin à la course aux armements”.</p>
<p>Pour un monde dépourvu de ces armes, le haut responsable onusien a estimé qu’il est temps d’investir dans l’architecture de paix, ajoutant que cette démarche signifie qu’il faut respecter les obligations en matière de désarmement, rétablir la confiance et renforcer les systèmes et les outils qui empêchent la prolifération, la mise à l’essai et l’emploi d’armes létales.</p>
<p>“Ensemble, nous pouvons empêcher des catastrophes et garantir un monde sûr et pacifique pour toutes et tous”, a-t-il conclu.</p>
<p>L’appel du Secrétaire général de l’ONU intervient quelques jours après la tenue à Genève de la Conférence du désarmement, unique organe multilatéral onusien chargé de la négociation des traités relatifs au désarmement, que le Maroc préside jusqu&rsquo;au 13 mars prochain.</p>
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		<title>Le ministre français de l&#8217;Intérieur Laurent Nuñez à Alger les 16 et 17 février</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Feb 2026 10:41:52 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[France]]></category>
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		<category><![CDATA[Christophe Gleizes]]></category>
		<category><![CDATA[coopération sécuritaire et migratoire]]></category>
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		<category><![CDATA[Saïd Sayoud]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans le contexte d&#8217;une crise grave entre l’Algérie et la France, le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nuñez, se rend ce lundi 16 février à Alger avec au menu de cette visite la coopération sécuritaire et migratoire. Laurent Nuñez doit rencontrer son homologue algérien Saïd Sayoud et évoquer de nombreux sujets épineux dans un contexte &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3 class="dm_article-chapeau"><strong>Dans le contexte d&rsquo;une crise grave entre l’Algérie et la France, le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nuñez, se rend ce lundi 16 février à Alger avec au menu de cette visite la coopération sécuritaire et migratoire.</strong></h3>
<p>Laurent Nuñez doit rencontrer son homologue algérien Saïd Sayoud et évoquer de nombreux sujets épineux dans un contexte de tensions entre la France et l’Algérie au cours de ce déplacement de  deux jours.</p>
<p>La relation entre les deux pays s&rsquo;était fortement dégradée depuis l&rsquo;été 2024 et les tensions se sont multipliées depuis deux ans, entre l&rsquo;enlèvement d&rsquo;un influenceur algérien opposant au régime d&rsquo;Abdelmadjid Tebboune en avril 2024, la mise en examen d&rsquo;un agent consulaire algérien en avril 2025 ou encore l&rsquo;expulsion de douze agents de l&rsquo;ambassade française à Alger quelques jours plus tard.</p>
<p>Le ministre français de l&rsquo;Intérieur avait indiqué, le 12 févrieur dernier, que son déplacement avait pour but de « parler de questions de sécurité, notamment la question des réadmissions, la question de la lutte contre le terrorisme, contre le narcotrafic. »</p>
<p>Les deux ministres devraient en outre évoquer des dossiers brûlants, à commencer par l&rsquo;admission des ressortissants algériens sous OQTF, le renseignement en matière de lutte contre le terrorisme ou encore les demandes d&rsquo;extradition formulées à la France par l&rsquo;Algérie.</p>
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</div>
</div>
</div>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Jean-Noël Barrot: la situation est toujours « bloquée et c&#8217;est la responsabilité des autorités algériennes »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 May 2025 08:05:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[En direct]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Boualemn Sansal]]></category>
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					<description><![CDATA[Les tensions entre la France et l'Algérie sont loin d'être apaisées. . Selon le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, La situation est toujours "bloquée".]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3><strong>Le chef de la diplomatie française , Jean-Noël Barrot, a indiqué mardi que l’ambassadeur de France à Alger, Stéphane Romatet, « est toujours à Paris » depuis son rappel la mi-avril. </strong></h3>
<p>« À ce stade, la situation est bloquée et c’est la responsabilité des autorités algériennes », a-t-il dit.</p>
<p>À ce stade, la situation est bloquée et c&rsquo;est la responsabilité des autorités algériennes », ajouté Jean-Noël Barrot, invité de la matinale de RTL.</p>
<p>Le 15 avril 2025, l’arrestation d’un agent consulaire algérien dans l’affaire de l’enlèvement de l’opposant Amir DZ avait conduit Alger à expulser douze fonctionnaires français du ministère de l’Intérieur <span id="article-engagement-30" class="article-engagement" data-progression="30">détachés</span> à l’ambassade de France à Alger, et à convoquer Stéphane Romanet. En réaction, le président français Emmanuel Macron avait décidé d&rsquo;expulser « douze agents servant dans le réseau consulaire et diplomatique algérien en France » et de rappeler son ambassadeur à Alger pour consultations en représailles aux expulsions décidées par l&rsquo;Algérie.</p>
<p>Jean-Noël Barrot a de nouveau dénoncé à cet égard la « décision très violente » d&rsquo;Alger, soulignant par ailleurs la situation « très difficile » de l&rsquo;écrivain franco-algérien Boualem Sansal, 80 ans, emprisonné en Algérie et actuellement hospitalisé.</p>
<p class="article-p mdl">« C&rsquo;est une situation qui est très difficile, qui est très lourde et qui mérite donc un minimum d&rsquo;humanité », a-t-il estimé.</p>
<p>« Nous avons intérêt (&#8230;) à ne pas faire de l&rsquo;Algérie un sujet de politique intérieure », a toutefois averti le ministre.</p>
<p>« Lorsque nous le faisons, nous prenons le risque de causer du tort à nos compatriotes franco-algériens, et c&rsquo;est lorsque la relation est à peu près équilibrée que l&rsquo;on obtient des résultats », a-t-il ajouté.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Paris exprime sa vive préoccupation face au regain de tensions dans le sud du Liban</title>
		<link>https://dev.atlasinfo.fr/france/paris-exprime-sa-vive-preoccupation-face-au-regain-de-tensions-dans-le-sud-du-liban/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Mar 2025 11:45:34 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[France]]></category>
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		<category><![CDATA[Liban]]></category>
		<category><![CDATA[Sud-Liban]]></category>
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					<description><![CDATA[La France a exprimé sa vive préoccupation face au regain de tensions au Sud-Liban et appelé l’ensemble des parties à respecter les engagements pris dans le cadre du cessez-le-feu conclu en novembre 2024. Dans un communiqué rendu public, samedi soir, le ministère français de l&#8217;Europe et des Affaires étrangères a mis en garde contre une &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La France a exprimé sa vive préoccupation face au regain de tensions au Sud-Liban et appelé l’ensemble des parties à respecter les engagements pris dans le cadre du cessez-le-feu conclu en novembre 2024.</strong></p>
<p>Dans un communiqué rendu public, samedi soir, le ministère français de l&rsquo;Europe et des Affaires étrangères a mis en garde contre une escalade qui pourrait avoir de graves conséquences pour la sécurité de l’ensemble de la région.</p>
<p>La France, ajoute le Quai d&rsquo;Orsay, rappelle l’importance de ne pas compromettre les progrès notables réalisés au cours des derniers mois afin d’assurer la sécurité des Israéliens et des Libanais de part et d’autre de la Ligne bleue.</p>
<p>Israël a mené, samedi, des frappes au Liban, tuant huit personnes selon les autorités, après l&rsquo;interception de roquettes tirées depuis le territoire libanais.</p>
<p>Dimanche, l’armée israélienne a mené une attaque de drone contre une voiture dans une localité du sud du Liban, selon l&rsquo;agence de presse officielle libanaise (Ani) qui a fait état de plusieurs victimes.</p>
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		<title>Tebboune boycotte les sommets arabes sur Gaza sur fond d&#8217;une dramaturgie politique et médiatique</title>
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		<pubDate>Tue, 11 Mar 2025 08:44:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Le président algérien Abdelmajid Tebboune boycotte les sommets arabes sur Gaza sur fond d'une dramaturgie politique et médiatique. Cette séquence diplomatique a aussi mis en lumière la grande tension qui caractérise les relations entre le régime algérien et les pays arabes.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">Les récents sommets arabe et islamique, au Caire et à Ryad, ont révélé au monde la grande solitude dont souffre le président algérien Abdelmadjid Tebboune, ainsi que l’absence totale de crédit marquant sa diplomatie et ses positions sur la question palestinienne. Bien avant la tenue du sommet du Caire, couronné par l’adoption d’un plan arabe pour la reconstruction de Gaza, le président algérien a eu recours à tous les ressorts de la dramaturgie politique et médiatique pour signifier les raisons de sa non-participation à cette rencontre.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">Prétextant que l’Algérie n’a pas été suffisamment associée aux travaux préparatoires de ce sommet, il avait décidé de le boycotter personnellement. Mais comble de l’ironie, il y a envoyé son ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, pour occuper le siège de l’Algérie. Cette situation inédite avait déjà interpellé les observateurs sur le côté irrationnel de la position algérienne: si le régime algérien décide de boycotter le sommet arabe et ses résultats politiques, il est censé traduire ce boycott soit par une absence totale, soit par un niveau de représentation diplomatique très bas.</p>
<p>En fait, le sommet extraordinaire arabe sur Gaza a mis en lumière deux faits majeurs de la diplomatie algérienne: ses contradictions sur la question palestinienne et ses très mauvaises relations avec l’environnement arabe. Depuis déjà quelques années, Abdelmadjid Tebboune utilise la question palestinienne non pas comme une cause qu’il faut servir pour aider les Palestiniens à accéder à leurs droits face au gouvernement israélien, mais comme un argument de propagande destiné à asseoir ses légendes pour une consommation politique interne. Sa célèbre posture au cours du sommet arabe d’Alger, quand il lança à la presse: «<i>La question palestinienne, laissez-la moi, je m’en occupe personnellement</i>», est restée dans les mémoires pour sa vacuité et sa vantardise inutile.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">Pendant la guerre entre Israël et le Hamas, le régime algérien est resté muet sur le plan diplomatique et paralysé sur le plan de l’action humanitaire. Alors que la guerre faisait rage et que les civils palestiniens tombaient par milliers, le régime algérien s’est contenté d’une traditionnelle logorrhée de dénonciations verbales. Il a poussé la contradiction dans ses démarches jusqu’à interdire aux Algériens toute manifestation populaire destinée à exprimer leur solidarité avec la population palestinienne de Gaza.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">Le régime Tebboune a montré une totale incapacité à agir sur les événements et a dévoilé le visage d’un pays qui utilise la question palestinienne uniquement à des fins de propagande interne. Cette réalité a été clairement perçue par les autres pays arabes -notamment ceux partageant des frontières géographiques avec conflit israélo-palestinien- qui ont signifié au régime d’Alger que l’heure est à l’action et aux propositions concrètes et sérieuses pour protéger la paix et la stabilité de cette région, et non pas à l’exploitation d’une tribune pour se faire mousser par un delirium nationaliste détaché de toute réalité.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">Cette séquence diplomatique a aussi mis en lumière la grande tension qui caractérise les relations entre le régime algérien et les pays arabes. À l’exception de la Tunisie de Kaïs Saïed, mise de force sous le boisseau à cause de sa grande dépendance économique et énergétique, le président Tebboune ne peut se prévaloir d’aucune amitié solide avec un autre pays arabe. Pas même le Qatar, décrit régulièrement par la presse algérienne comme un allié de l’Algérie: le réalisme politique de Doha ne l’autorise pas à partager les lubies algériennes.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">Avec les autres pays du Golfe, le régime de Tebboune entretient des relations conjuguées sur le mode du pugilat permanent, comme c’est le cas avec les Émirats arabes unis ou l’Arabie saoudite. Il faut rappeler que les deux pays ont perdu toute confiance en ce régime quand ils avaient tenté de mener une médiation de réconciliation entre le Maroc et l’Algérie. Pour des raisons qui leur paraissaient irrationnelles, l’Algérie s’était enfermée dans son refus de toute médiation, affaiblissant davantage la capacité des pays arabes à s’unir et à peser efficacement sur le cours des événements.</p>
<div>
<div id="aswift_4_host">Le président algérien vit une grande solitude arabe. Il n’y a qu’à voir son agenda diplomatique vide de toute visite importante dans des pays arabes pour se rendre compte que non seulement Tebboune n’est pas le bienvenu dans les capitales arabes, mais aussi que les solutions arabes pour la paix et la reconstruction sont produites en dehors de la participation algérienne, jugée nocive et paralysante.</div>
</div>
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		<title>Bruno Retailleau, l&#8217;homme que cible Alger</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Feb 2025 11:31:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Ami personnel de l’écrivain Boualem Sansal, emprisonné arbitrairement par les autorités algériennes, le ministre français de l'Intérieur Bruno Retailleau fait partie des membres du gouvernement français qui sont prêts à aller au rapport de force avec Alger pour obtenir sa libération.

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										<content:encoded><![CDATA[<p>Bruno Retailleau est ce qu’on peut dire en politique un miraculé, une surprise inattendue. Second couteau d’une droite classique qui refusait de manière ostentatoire de se soumettre à un Emmanuel Macron triomphant, il fut brusquement projeté sur le devant de la scène politique lorsqu’il fut choisi ministre de l’intérieur de l’éphémère Michel Barnier. Ce fut la grande surprise de ce gouvernement qui allait vite chuter à cause d’une historique motion de censure.</p>
<p>Bruno Retailleau créa la surprise en étant un des rares ministres dont le maintien au gouvernement de François Bayrou ne posa aucune interrogation, voire faisait partie d’une suite logique des événements. Il est vrai que Bruno Retailleau fut indirectement aidé par la catastrophe qui avait frappé l’île de Mayotte, territoire français d&rsquo;outre-mer, et qui avait provoqué une grande émotion nationale. Sa gestion médiatique de cet événement rendait naturel, logique, voire inévitable son maintien au poste de ministre de l’Intérieur.</p>
<p>Bruno Retailleau appartient à l’aile très droitière des Républicains, très proche idéologiquement de l’extrême droite avec laquelle elle partage de nombreux cousinages. Ce n’est donc pas un hasard si les flibustiers de cette extrême droite ciblent Bruno Retailleau en le qualifiant de porte-parole des idées de Marine Le Pen et de Jordan Bardella au sein du gouvernement de François Bayrou. Venant de l’extrême droite, il s’agit moins d’un compliment que d’une accusation de captation d’idées et d’héritage politique.</p>
<p>Bruno Retailleau fait partie de cette droite républicaine qui ne veut pas laisser les questions et les préoccupations de la question migratoire exclusivement traitées par l’extrême droite. Elle pense qu’en s’attaquant de manière ferme et déterminée à la lutte contre l’immigration clandestine, il tirerait le tapis au dessous des pieds de l’extrême droite et annulerait les raisons de son expansion politique. Et il n’est pas exclu qu’en validant la première nomination puis la seconde de Bruno Retailleau, Emmanuel Macron avait cette approche en tête.</p>
<p>Même si Bruno Retailleau avait renoncé à la fabrication d’une nouvelle loi sur l’immigration pour ne pas faire fuir les rares personnalités de gauche au sein du gouvernement Bayrou, il s’est attaqué de plein fouet à cette affaire en éditant la «circulaire Retailleau» qui remplace «la circulaire Valls» et qui rend encore plus difficile et complexe l’installation de nouveaux migrants en France. Mais c’est sur l’Algérie que Bruno Retailleau a su créé sa fortune politique. Ami personnel de l’écrivain Boualem Sansal, emprisonné arbitrairement par les autorités algériennes, il fait partie des membres du gouvernement français qui sont prêts à aller au rapport de force avec Alger pour obtenir sa libération.</p>
<p>Alerté sur l’activisme de nombreux influenceurs algériens sur les réseaux sociaux qui incitent à la haine et appellent à la violence sur le territoire français, il en arrête quelques-uns et les présente devant la justice française. Il pousse la détermination jusqu’à à expulser un de ces influenceurs en Algérie muni d’un passeport biométrique valide. En refusant de l’accueillir, les autorités algériennes donnent à la crise avec Paris une dimension inédite. Bruno Retailleau parle alors de volonté algérienne «d’humilier» la France quand Emmanuel Macron évoque, lui, «le déshonneur» qui frappe l’Algérie si elle ne libère pas Boualem Sansal.</p>
<p>Le bras de fer entre Alger et Paris, porté de main de fer par Bruno Retailleau, a atteint de nouvelles perspectives. Comme cette enquête lancée en direction de la mosquée de Paris, dirigée par un agent d’influence algérienne Chems-Eddine Hafez qui s’est livré, avec la complicité du gouvernement algérien, à une entourloupe comptable pour faire payer aux entreprises françaises qui veulent exporter vers l’Algérie une «taxe Halal», évaluée à cinq millions d’euros sur une seule année et dont la destination et la gestion des fonds restent opaques et inconnues. Sur instructions de Bruno Retailleau, la mosquée de Paris, considérée comme une officine de propagande algérienne sur le sol français, est sous pression du gouvernement et des services de l’Etat pour clarifier son rôle et son mode de financement.</p>
<p>Ce n’est donc pas un hasard si Bruno Retailleau est devenu la bête noire du gouvernement algérien, l’homme à abattre politiquement. D’où cette campagne lancée contre lui. Mais ces attaques ne font en réalité que renforcer sa stature et lui autorisent toutes les ambitions, y compris de porter les couleurs de la droite républicaine dans la prochaine course à la présidentielle.</p>
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		<title>Avec Paris, Alger joue la surenchère permanente</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Jan 2025 09:14:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Il est vraiment loin le temps où le président français Emmanuel Macron se jetait dans les bras du président algérien Abdelmadjid Tebboune dans sa quête de réconciliation mémorielle. Comme il  est loin le temps où, après une visite d’Etat de Macron à Alger et à Oran, la moitié du gouvernement d’Elisabeth Borne de l’époque s&#8217;est &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<article id="article-body-wrapper" class="default__ArticleBody-sc-10mj2vp-2 NypNt article-body-wrapper">
<h4 class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph"><strong>Il est vraiment loin le temps où le président français Emmanuel Macron se jetait dans les bras du président algérien Abdelmadjid Tebboune dans sa quête de réconciliation mémorielle. Comme il  est loin le temps où, après une visite d’Etat de Macron à Alger et à Oran, la moitié du gouvernement d’Elisabeth Borne de l’époque s&rsquo;est transporté en Algérie pour construire une nouvelle feuille de route dans les relations entre les deux pays.</strong></h4>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">Aujourd’hui, l’heure est à la rupture, au divorce, aux menaces et aux défis. Jamais sans doute les relations entre Alger et Paris n’ont atteint un tel niveau de tension et une telle impasse depuis plusieurs décennies. Même au pire de la décennie noire, dont la France recevra quelques éclats terroristes dans les années 90, le canal de communication était ouvert et le régalien prenait le dessus.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">Aujourd’hui, la séquence est totale différente. L’impression d’un régime algérien décidé à pousser la France dans ses derniers retranchements, de l’acculer à prendre des décisions qu’elle a longtemps présentées comme des armes dissuasives est réelle. Et ce n’est ni un hasard ni une erreur de langage si, réagissant à cette crise, le ministre français de l’Intérieur Bruno Retailleau a évoqué cette intention explicite «<i>d’humilier la France</i>».</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">Tout a commencé un 30 juillet, lorsque que le président Macron a adressé une lettre au Roi Mohammed VI, dans laquelle il affirmait la volonté de la France d’apporter son soutien à la souveraineté du Maroc sur son Sahara. Par dépit, Alger avait rappelé son ambassadeur de Paris et créé un vide diplomatique entre les deux pays. Cette crise avait pris une nouvelle dimension quand, à l’occasion de sa visite d’Etat au Maroc, Emmanuel Macron avait concrétisé la reconnaissance française de la marocanité du Sahara.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">Mélodrame aigu à Alger lors de l’arrestation arbitraire de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, sous prétexte qu’il avait fait des déclarations rappelant des faits historiques incontestables, à savoir qu’une grande partie de l’ouest algérien appartenait au Royaume du Maroc et que les ciseaux de la France, puissance coloniale, en avaient décidé autrement. Paris tente discrètement de libérer Sansal des prisons algériennes. Échec diplomatique. Pire, Tebboune traite Sansal de la plus vile des manières: «Vous venez (la France, NDLR) aujourd’hui m’envoyer un voleur, à l’identité inconnue, un bâtard, pour me dire que la moitié de l’Algérie appartenait en fait à un autre pays (le Maroc, NDLR)!», vocifère le président algérien. Quand le premier magistrat de la république algérienne parle en des termes aussi vils d’un écrivain, à quelle justice faut-il s’attendre lors de son procès? Emmanuel Macron sort la grosse artillerie sémantique en parlant du «déshonneur» de l’Algérie à garder Sansal en prison et procède à l’arrestation de quelques influenceurs sur les réseaux sociaux, très proches du régime algérien, qui propagent la haine et appellent au meurtre d&rsquo;opposants algériens.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">Alger pousse la provocation jusqu’à refuser l’entrée sur son territoire à un influenceur algérien, muni d’un passeport valide, expulsé dans l’urgence absolue par la France pour atteinte à la sûreté de l&rsquo;Etat. Tous les ingrédients de la confrontation politique et du défi sont installés entre les deux pays. La nouveauté française, cette fois-ci, réside dans l’élargissement des cercles du pouvoir français qui appellent à une vraie riposte face aux provocations algériennes. Traditionnellement, les milieux de droite et d’extrême droite sont les plus prompts à froncer les sourcils envers le régime algérien, tandis que les milieux de gauche, par atavisme ou par opportunisme, couvent ce régime de leur protection. Aujourd’hui, à l’exception d’une niche très réduite de l’extrême gauche, l’ensemble du spectre politique français appelle à traiter ces comportements avec la plus grande fermeté.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">Au sein du sérail français, la grande conversation tourne autour des mesures à prendre pour former cette riposte dissuasive. Bien entendu, il est question de dénoncer le fameux accord de 1968 qui offre à l’immigration algérienne un statut privilégié. Il est aussi question de réduire drastiquement les visas octroyés aux Algériens en ciblant particulièrement les passeports diplomatiques, qui permettent à une élite politique, économique et militaire de circuler librement entre Alger et Paris. Il est question d’exercer un contrôle drastique des flux financiers privés entre les deux pays, qui permettent à de nombreuses personnalités du régime d’Alger d’acquérir des biens immobiliers en France. Il est question aussi de lancer des investigations sur les biens mal acquis algériens en France, à l’instar des opérations qui avaient visé des dirigeants africains.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">Mais la plus grande mesure et sans doute la plus dangereuse pour le pouvoir algérien est la décision française de mobiliser l’ensemble de l’architecture politique européenne (commission, parlement, conseil de l’Europe) pour créer une approche de sanction commune à l’égard du régime d’Alger. Une mission envisageable dans la mesure où les pays européens sont susceptibles de vivre la même logique de chantage et de provocation de la part d’Alger.</p>
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		<title>« L&#8217;Algérie cherche à humilier la France », dénonce Bruno Retailleau</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Jan 2025 11:48:19 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Bruno Retailleau]]></category>
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					<description><![CDATA["Je pense qu'on a atteint avec l'Algérie un seuil extrêmement inquiétant", a déploré vendredi le ministre français de l'Intérieur, après le renvoi par Alger d'un influence algérien expulsé par la France pour des appels à la violence sur le territoire français.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le ministre de l&rsquo;Intérieur Bruno Retailleau a fermement menacé Alger ce vendredi avec qui la crise s&rsquo;est intensifiée après que l&rsquo;influenceur Doualemn, expulsé par Paris vers l&rsquo;Algérie, a finalement été renvoyé vers la France jeudi soir.</p>
<p>L&rsquo;influenceur algérien arrêté à Montpellier dimanche 5 janvier avait été expulsé vers l&rsquo;Algérie ce jeudi 9 janvier après une vidéo appelant à la violence. Mais les autorités algériennes ont fait retour à l&rsquo;envoyeur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr">Bruno Retailleau: « On doit désormais évaluer tous les moyens qui sont à notre disposition vis-à-vis de l&rsquo;Algérie » <a href="https://t.co/KQ0jrKnfFZ">pic.twitter.com/KQ0jrKnfFZ</a></p>
<p>— BFMTV (@BFMTV) <a href="https://twitter.com/BFMTV/status/1877665171973243297?ref_src=twsrc%5Etfw">January 10, 2025</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>Le président français Emmanuel Macron a estimé, lundi 6 janvier, que l&rsquo;Algérie se « déshonore » en ne libérant pas l&rsquo;écrivain franco-algérien <a href="https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/algerie/detenu-en-algerie-l-ecrivain-boualem-sansal-a-ete-transfere-dans-une-unite-de-soins_6960419.html">Boualem Sansal</a>, arrêté à la mi-novembre à Alger.</p>
<p>« L&rsquo;Algérie que nous aimons tant et avec laquelle nous partageons tant d&rsquo;enfants et tant d&rsquo;histoires entre dans une histoire qui la déshonore, à empêcher un homme gravement malade de se soigner. Ce n&rsquo;est pas à la hauteur de ce qu&rsquo;elle est », a-t-il asséné devant les ambassadeurs français réunis à l&rsquo;Élysée.</p>
<p>« Et nous qui aimons le peuple algérien et son histoire, je demande instamment à son gouvernement de libérer Boualem Sansal », a-t-il ajouté. Ce « combattant de la liberté » est « détenu de manière totalement arbitraire par les responsables algériens », a-t-il martelé.</p>
<div class="pic-embed-container"></div>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr">L&rsquo;Algérie, seul pays au monde à expulser ses propres citoyens. La junte militaire dévoile son vrai visage en refusant l&rsquo;entrée à Doualem, l&rsquo;influenceur expulsé par la France. <a href="https://twitter.com/hashtag/Alg%C3%A9rie?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Algérie</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/Doualem?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Doualem</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/France?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#France</a> <a href="https://t.co/OhrBJXYae4">https://t.co/OhrBJXYae4</a> <a href="https://t.co/3A0C9Avlfd">pic.twitter.com/3A0C9Avlfd</a></p>
<p>— MD<img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f1f2-1f1e6.png" alt="🇲🇦" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> (@Empirechrifien1) <a href="https://twitter.com/Empirechrifien1/status/1877647654810710167?ref_src=twsrc%5Etfw">January 10, 2025</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
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