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	<title>syndicats &#8211; Atlasinfo</title>
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	<title>syndicats &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>Macron, le solitaire de l’Elysée ?</title>
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		<pubDate>Sat, 15 Apr 2023 19:05:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Logiquement, le conseil constitutionnel devait clore le débat sur les retraites, fermer la parenthèse des contestations, lancer le pays dans une nouvelle séquence. Dans la réalité, la tension est à son comble et la pays se trouve dans une logique d’escalade. En lançant le chantier de la réforme de la retraite, Emmanuel Macron pensait pouvoir &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3>Logiquement, le conseil constitutionnel devait clore le débat sur les retraites, fermer la parenthèse des contestations, lancer le pays dans une nouvelle séquence. Dans la réalité, la tension est à son comble et la pays se trouve dans une logique d’escalade.</h3>
<p>En lançant le chantier de la réforme de la retraite, Emmanuel Macron pensait pouvoir convaincre une majorité de français, comptait sur sa capacité de séduction et de persuasion, pensait qu’une grande partie de la droite n’avait d’autres choix que de le soutenir. N’a-t-il pas puisé l’esprit même de cette loi dans son héritage politique ?</p>
<p>Et pourtant, ce qui devait être réglé comme un métronome est parti en vrille, plongeant le pays dans une spirale de contestation et de violence. Le recours dans des circonstances dramatiques au 49.3, article plombe le débat parlementaire et la validation du conseil constitutionnel de la réforme des retraites qui, au lieu d’adoucir la loi, l’a débarrassé de tous ses atouts sociaux les plus attractifs, rendant la copie validée plus cruelle que la copie gouvernementale proposée. Autant de facteurs qui compliquent lourdement la vie du président Emmanuel Macron et de sa cheffe de gouvernement Elisabeth Borne.</p>
<p>Aujourd’hui et après un long bras d fer avec les syndicats et l’opposition politique, Macron a gagné. Mais sa victoire a un goût d’échec. Ainsi ses détracteurs se posent cette question qui parait cruelle pour sa gouvernance: à quoi bon remporter une bataille si au bout du compte les quatre années qui restent de son second mandat sont hypothéquées et menacées de ruptures sociales permanentes ?</p>
<p>Un des signes qui ne trompe pas, les leaders syndicaux refusent l’invitation de Macron à venir discuter à l’Élysée, qu’à la condition que le possible retrait de la réforme des retraites soit évoqué. L’escalade verbale de ces centrales syndicales est telle qu’une menace de boycotter tous les tables de négociations à venir avec le gouvernement est brandie le plus sérieusement du monde.</p>
<p>Aujourd’hui si Emmanuel Macron ne trouve pas la recette magique pour dégoupiller cette tension qui s’est installée sur tout le pays à cause de cette réforme des retraites, il court le risque de se retrouver seul à gérer le pays à coups de 49.3. Ce qui équivaut selon de certains à jeter au quotidien un jerricane de gasoil sur des braises effervescentes.</p>
<p>Et la question qui domine tous les cénacles aujourd’hui est la suivante : de quels instruments politiques dispose le président Macron pour sortir de ce qui apparaît à une impasse politique susceptible de paralyser les quatre années qui restent de son mandat ? Son pari sur l’essoufflent du mouvement de la contestation sociale est aussi hasardeux que peu pertinent. Un changement de Premier ministre, même souhaité par beaucoup y compris au sein de la majorité présidentielle, ne semble pas la solution pour mettre fin à cette angoisse sociale qui s’est emparée du pays.</p>
<p>Emmanuel Macron va certainement tenter de faire oublier au plus vite cette mauvaise séquence. Il tentera de le faire en essayant d’engager les Français sur des chantiers de réformes susceptibles de générer des compromis politiques  comme il avait déjà tenté de le faire sur le projet de fin de vie. D’autres sujets plus clivants comme la loi sur l’immigration vont certainement passer à la trappe.</p>
<p>Les enjeux pour Emmanuel Macron dans cette période post promulgation du projet de loi sur les régimes sont immenses . Ou il trouve l’inspiration politique pour donner un nouveau souffle à sa gouvernance, ou il reste verrouillé sur des blocages et des ruptures avec les partenaires sociaux et devrait sacrifier au mieux sacrifier son agenda réformiste, au pire conduire le pays à coups de 49.3.</p>
<p>Dans cette crise des retraites est apparu vers la fin de son processus démocratique une forme de divergence entre Emmanuel Macron et sa première ministre Elisabeth Borne. Le président est apparu dans la posture de celui, ferme et déterminé, qui passe en force sans accorder la moindre importance à la  possible casse sociale et la Première ministre dans le rôle De celle qui a de l’empathie pour les partenaires sociaux et qui aspire à calmer les ardeurs.</p>
<p>Était -ce une division volontaire et calculée  de travail entre les dix têtes de l’exécutif ? Ou était-ce une divergence de style et de posture qui se paiera cash dans les jours à venir ?</p>
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		<title>Macron sous une pression maximale !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Mar 2023 13:32:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Emmanuel Macron est en train de vivre une des séquences politiques les plus cruciales de son second mandat. Il est actuellement sous une double pression maximale, syndicale et politique. Et même s’il parvient à sauver son gouvernement de la motion de censure, le reste de son mandat ne ressemblera pas à un long fleuve tranquille. &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h4><strong>Emmanuel Macron est en train de vivre une des séquences politiques les plus cruciales de son second mandat. Il est actuellement sous une double pression maximale, syndicale et politique. Et même s’il parvient à sauver son gouvernement de la motion de censure, le reste de son mandat ne ressemblera pas à un long fleuve tranquille.</strong></h4>
<p>Il faut dire qu’Emmanuel s’est créé sa propre séquence de tension. Il avait le choix entre soumettre le projet de réforme des retraites au vote du parlement, permettre à la représentation nationale de débattre et de voter et celui de castrateur du débat démocratique, avec le recours au fameux 49.3. Un article certes de la constitution mais à double tranchant dans des contextes politiques aussi effervescents.</p>
<p>Et l’actuel contexte français est des plus explosifs. De nombreuses semaines de contestations dans la rue sous le parapluie d’une inédite unanimité syndicale et une mobilisation  d’une opposition parlementaire très déterminées, y compris jusqu’aux rangs du parti des Républicains. Ces deux facteurs ont créé un climat où l’usage du 49.3 ressemblerait à jeter un bidon d’essence sur des braises incandescentes.</p>
<p>Et c’est exactement ce qu’Emmanuel Macron vient de faire. Et la question qui taraude les cénacles  parisiens est la suivante: Emmanuel Macron sait l’importance et les conséquences d’une telle décision, l’a-t-il fait sciemment en se préparant à un bras de fer syndical et politique d’une violence institutionnelle inouïe ? Ou pariait-il sur un désenchantement général et fatalisme des français qui finiraient par avoir raison de toutes les résistances ?</p>
<p>En tout cas, le président français est aujourd’hui dos au mur. Des syndicats remontés comme des pendules et qui risquent d’être débordés sur leur gauche et leur droite par des groupes de contestations plus radicaux, une opposition politique de gauche comme de droite en train de dénoncer la privation démocratique a laquelle s’est livré Emmanuel Macron à leur encontre.</p>
<p>Si la motion de censure n’est pas assurée sur le papier d’avoir une majorité absolue, étant donné que pour cela, il faut que la gauche, l’extrême droite et une grande partie des Républicains votent comme un seul homme, Emmanuel Macron n’est pas à l’abri d’un accident politique.</p>
<p>Ce qui milite pour un probable succès de cette motion est que son vote aura comme conséquence direct de faire invalider cette réforme des retraites adoptée à coup de 49.3.</p>
<p>Mais ce qui milite pour son échec se situe à un double niveau. Le premier est que l’adhésion des républicains n’est pas garantie et suffisamment massive pour faire pencher la balance en faveur de censure. Le second est qu’Emmanuel Macron  avait ouvertement menacé qu’en cas de succès de cette censure qui ferait tomber le gouvernement d’Élisabeth Borne, il procéderait immédiatement à la dissolution de l’Assemblée nationale et convoquerait des élections législatives anticipées.</p>
<p>Cette épée de Damoclès brandie sur la tête des parlementaires ferait hésiter beaucoup d’entre eux qui ne souhaiteraient pas revenir aux urnes, surtout ceux qui ne sont pas assurés de retrouver leur siège parlementaire.</p>
<p>Dans tous les cas, Emmanuel Macron ne sortira pas vainqueur de ce bras de fer avec les Français. Il a beau se dire qu’on ne se livre pas à des réformes de structures sans casser des œufs, sans larmes ni colères, il se trouve que tel que c’est parti dans l’opinion publique, la gouvernance Macron peut souffrir d’un manque d’adhésion des Français dans les années qui restent de son second mandat.</p>
<p>Avec ses obstacles, la question d’une gouvernance empêchée d’Emmanuel Macron est posée aujourd’hui avec beaucoup d’acuité. Son agenda réformiste pourrait être remis en cause, voire dévitalisé. Et s’il est affaibli en interne, sa prestation  à l’international pourrait en souffrir.</p>
<p>Ses  complications peuvent s’agréger avec énormément de gravité surtout que de part la constitution française, il ne peut prétendre à un troisième mandat. Conséquences immédiates et déjà perceptibles : des groupes politiques faisant traditionnellement partie de la majorité présidentielle peuvent être tentés de reprendre leurs liberté de ton et leurs marges de manœuvres.</p>
<p>Les chroniques politiques de la presse française regorgent d’échos où des hommes alliés d’Emmanuel Macron comme François Bayrou, patron du Modem et d’Édouard Phillipe patron du groupuscule Horizons, laissent pointer leurs aigreurs contre les choix d’Emmanuel Macron. Ils se positionnent par là comme de possibles alternatives au président. Cette tendance pourra s’accentuer dans un contexte politique de tensions et d’isolement de la gouvernance Macron .</p>
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		<title>Réforme des retraites: durcissement de la mobilisation après le recours par le gouvernement à l’article 49.3</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Mar 2023 18:10:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Les syndicats français, fortement opposés au projet de réforme des retraites, ont dénoncé le recours, jeudi, du gouvernement à l’article 49.3 de la Constitution, pour faire adopter le texte sans vote, appelant à amplifier la mobilisation syndicale et populaire. Le secrétaire général de la Confédération générale du travail (CGT), Philippe Martinez, a dénoncé un “passage &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les syndicats français, fortement opposés au projet de réforme des retraites, ont dénoncé le recours, jeudi, du gouvernement à l’article 49.3 de la Constitution, pour faire adopter le texte sans vote, appelant à amplifier la mobilisation syndicale et populaire.</strong></p>
<p>Le secrétaire général de la Confédération générale du travail (CGT), Philippe Martinez, a dénoncé un “passage en force” du gouvernement, après le recours au 49.3.</p>
<p>« La mobilisation des citoyens sous l’impulsion des organisations syndicales n’a pas permis au président de la République d’avoir une majorité pour voter sa loi », a-t-il déclaré aux médias.</p>
<p>« Le passage en force avec l’utilisation du 49.3 doit trouver une réponse à la hauteur de ce mépris du peuple. La mobilisation et les grèves doivent s’amplifier”, a-t-il dit, ajoutant que l’intersyndicale, rassemblant les principaux syndicats du pays, se réunira ce soir pour en définir les modalités.</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr">2 minutes 30 surréalistes à l&rsquo;Assemblée Nationale. Elisabeth Borne ne peut pas annoncer le 49.3, des députés de tous les bords chantent la Marseillaise , les députés LFI brandissent une pancarte « 64 ans c&rsquo;est non », d&rsquo;autres lancent « démission ». <a href="https://twitter.com/hashtag/DirectAN?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#DirectAN</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/ReformeDesRetraites?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#ReformeDesRetraites</a> <a href="https://t.co/VrXclIg7YA">pic.twitter.com/VrXclIg7YA</a></p>
<p>— Hugo Capelli (@Hugo_Capelli) <a href="https://twitter.com/Hugo_Capelli/status/1636371079643140097?ref_src=twsrc%5Etfw">March 16, 2023</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>Pour sa part, le secrétaire général de la Confédération française démocratique du travail (CFDT), Laurent Berger, a estimé que suite au déclenchement de cet article de la Constitution, « le compromis politique a échoué ».</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr">Le gouvernement Macron qui utilise le 49.3. Comment ne pas penser à ce roi qui avait tout vu <a href="https://t.co/vCnJMKlgph">pic.twitter.com/vCnJMKlgph</a></p>
<p>— Nash <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f505.png" alt="🔅" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> (@LeVraiNash) <a href="https://twitter.com/LeVraiNash/status/1636380127876743168?ref_src=twsrc%5Etfw">March 16, 2023</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>« En recourant au 49.3 le gouvernement fait la démonstration qu’il n’a pas de majorité pour approuver le report de deux ans de l’âge légal de départ en retraite. Le compromis politique a échoué. Ce sont les travailleurs qu’il faut écouter quand on prétend agir sur leur travail », a-t-il écrit sur Twitter.</p>
<p>Le président confédéral de la Confédération française de l&rsquo;encadrement &#8211; Confédération générale des cadres (CFE-CGC) a relevé que l&rsquo;activation du 49.3, constitue « une violence institutionnelle inquiétante”.</p>
<p>« On a un gouvernement qui force le vote quand il est sûr de l&#8217;emporter et qui empêche le vote quand il sait qu’il va perdre », a-t-il dit, cité par la presse.</p>
<p>Pour sa part, Laurent Escure, secrétaire général de l&rsquo;Union nationale des syndicats autonomes (UNSA) a pointé « un affaiblissement démocratique ».</p>
<p>« En utilisant le 49.3, le Président de la République choisit de répondre à une crise sociale par un affaiblissement démocratique », a-t-il relevé, évoquant une “triple défaite populaire, morale et politique » pour le gouvernement.</p>
<p>Le secrétaire général de Force Ouvrière (FO), Frédéric Souillot, a quant à lui fait valoir que l&rsquo;utilisation du 49.3 est une “victoire pour les organisations syndicales”. “L&rsquo;appel des organisations syndicales de ne pas voter pour ce projet de réforme a été entendu par les parlementaires”, a-t-il ajouté.</p>
<p>La première ministre Elisabeth Borne a engagé, jeudi à l’Assemblée nationale, la responsabilité de son gouvernement à travers l’activation de l&rsquo;article 49 alinéa 3 de la Constitution pour faire passer sans vote la réforme des retraites, qui avait reçu dans la matinée le feu vert du Sénat, dominé par la droite.</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr">Borne est obligée de crier son intention de dégainer le 49.3, sous les hués et des hurlements&#8230; Toutes ces concessions à la droite pour en arriver là. Un désastre politique <a href="https://t.co/fGme4ZU3wF">pic.twitter.com/fGme4ZU3wF</a></p>
<p>— Nils Wilcke (@paul_denton) <a href="https://twitter.com/paul_denton/status/1636374211630604295?ref_src=twsrc%5Etfw">March 16, 2023</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>La décision de recourir à cet article constitutionnel a été prise lorsque l’exécutif n&rsquo;a pas été en mesure de s’assurer une majorité absolue pour passer au vote à la chambre basse du parlement.</p>
<p>En réaction à cette annonce, faite dans un hémicycle bouillonnant où la cheffe du gouvernement a été huée par les députés, des partis des oppositions ont annoncé leur intention de déposer des motions de censure pour faire tomber le gouvernement, alors que des cortèges de manifestants se sont formés près de l’Assemblée nationale et Place de la Concorde.</p>
<p>Mme Borne déclenche ainsi pour la 11ème fois la responsabilité de son gouvernement pour faire valider des projets de loi présentés par le gouvernement depuis son arrivée à Matignon.</p>
<p>Le déclenchement du 49.3 signifie que le projet de réforme des retraites est considéré comme adopté sauf si une motion de censure est présentée par les oppositions dans un délai de 24 heures.</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr">Manuel Bompard sur le 49.3: « Cette manière de vouloir passer en force est inacceptable » <a href="https://t.co/pBIlOkA7Xo">pic.twitter.com/pBIlOkA7Xo</a></p>
<p>— BFMTV (@BFMTV) <a href="https://twitter.com/BFMTV/status/1636429290408427523?ref_src=twsrc%5Etfw">March 16, 2023</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
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		<title>Covid-19: Air France supprime 7 580, les syndicats combatifs</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Jul 2020 19:38:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Les syndicats ont réagi avec combativité vendredi face à l'annonce officielle de la suppression de 7.580 postes d'ici fin 2022 au sein du groupe Air France, secoué par la crise du Covid-19 et décidé à tailler dans ses effectifs, en particulier dans le court-courrier.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>A l&rsquo;issue de deux réunions avec les représentants du personnel, à Montreuil et à Nantes, la direction a indiqué dans un communiqué vouloir supprimer 6.560 emplois sur 41.000 en CDI équivalents temps plein (ETP) au sein de la compagnie Air France et 1.020 postes ETP sur 2.420 chez Hop !, confirmant des informations obtenues mardi de sources syndicales par l&rsquo;AFP.</p>
<section class="mbl txtcenter">
<div id="IN_CONTENT" class="txtcenter mbs">
<div id="google_ads_iframe_/132876432/LePoint_Desktop/Societe/Societe_Article/IN_CONTENT_0__container__"><span style="text-transform: initial;">« Pendant trois mois, l&rsquo;activité et le chiffre d&rsquo;affaires d&rsquo;Air France ont chuté de 95 %, et au plus fort de la crise, la compagnie a perdu 15 millions d&rsquo;euros par jour », souligne le groupe, qui anticipe une reprise « très lente ».</span></div>
</div>
</section>
<p>Il explique vouloir entamer une « transformation (qui) repose principalement sur le changement de modèle de son activité domestique, la réorganisation de ses fonctions support et la poursuite de la réduction de ses coûts externes et internes ».</p>
<section class="mbl txtcenter">
<div id="IN_CONTENT_SCROLL" class="txtcenter mbs">
<div id="google_ads_iframe_/132876432/LePoint_Desktop/Societe/Societe_Article/IN_CONTENT_SCROLL_0__container__"><span style="text-transform: initial;">Ces suppressions de postes représentent 16 % des effectifs d&rsquo;Air France et 40 % de ceux de Hop !.</span></div>
</div>
</section>
<p>La direction compte sur les départs naturels non remplacés (plus de 3.500 chez Air France, 200 chez Hop !) pour réduire le sureffectif identifié et sur des « dispositifs de départs privilégiant les mesures de volontariat, d&rsquo;aménagement de fin de carrière et de mobilité professionnelle et géographique ».</p>
<p>Mais selon les syndicats, le court-courrier, drastiquement réduit, pourrait être soumis à des départs contraints, une première chez Air France, faute de départs volontaires suffisants ou d&rsquo;acceptation d&rsquo;une mobilité géographique. Hop ! sera logé à la même enseigne.</p>
<section class="mbl txtcenter">
<div id="IN_CONTENT_SCROLL_2" class="txtcenter mbs">
<div id="google_ads_iframe_/132876432/LePoint_Desktop/Societe/Societe_Article/IN_CONTENT_SCROLL_1__container__"><span style="text-transform: initial;">Fortement secoué par la crise du Covid-19, comme l&rsquo;ensemble du secteur, le groupe Air France s&rsquo;est lancé dans un « plan de reconstruction » qui prévoit une réduction de son réseau français (déficitaire) de 40 % d&rsquo;ici à la fin 2021, avec notamment la fermeture des lignes disposant d&rsquo;une alternative en train en moins de 2 heures 30, ainsi que le transfert de certaines lignes intérieures vers sa filiale à bas coûts Transavia, jusqu&rsquo;ici cantonnée au moyen-courrier.</span></div>
<div></div>
</div>
</section>
<p>« La crise est brutale et ces mesures sont d&rsquo;une ampleur inédite », a reconnu la directrice générale Anne Rigail dans un message aux salariés que l&rsquo;AFP s&rsquo;est procuré. Elles comprennent également une « modération salariale, avec un gel des augmentations générales et individuelles (hors ancienneté et promotions) pour tous en 2021 et 2022 « , y compris le comité exécutif d&rsquo;Air France.</p>
<h2>« Effet d&rsquo;aubaine »</h2>
<p>« Il s&rsquo;agit de sauvegarder l&#8217;emploi de milliers de salariés (&#8230;) C&rsquo;est dans cet état d&rsquo;esprit que nous engagerons les négociations avec la ferme intention d&rsquo;éviter tout licenciement sec », a réagi auprès de l&rsquo;AFP Farid Slimani, de l&rsquo;Unsa Aérien.</p>
<p>« Ce sont encore les salariés qui paieront le tribut le plus lourd », a pour sa part regretté Christophe Malloggi, secrétaire général de FO Air France, premier syndicat de la compagnie.</p>
<p>Air France-KLM a reçu au printemps un soutien financier de 7 milliards d&rsquo;euros pour affronter les turbulences liées au Covid-19.</p>
<p>« Certaines conditions de ces aides nous semblent insuffisantes, comme la protection des emplois, et d&rsquo;autres trop contraignantes, comme l&rsquo;interdiction d&rsquo;effectuer des vols si le TGV relie deux villes à moins de 2 heures 30 », estime M. Malloggi.</p>
<p>« On a deux effets, l&rsquo;effet de la crise ( ?) et puis à l&rsquo;évidence à Air France comme ailleurs une restructuration plus large, de plus long terme, et on a un effet d&rsquo;aubaine, l&rsquo;entreprise cherche aussi à faire des économies, des restructurations face à ce qu&rsquo;elle appelle des défauts structurels », a jugé le numéro un de FO, Yves Veyrier, sur <a class="surligner" href="https://www.lepoint.fr/tags/france-info">France Info</a>.</p>
<p>Devant le siège d&rsquo;Air France à Roissy, une centaine de personnes s&rsquo;étaient regroupées dans la matinée pour exprimer leur « colère ». Le grillage de la vaste entrée du siège de la compagnie aérienne a été recouvert par de nombreuses affiches clamant « Nos vies valent plus que 7 milliards » ou « Air France veut nous tuer ».</p>
<p>« On est très combatifs », a déclaré à l&rsquo;AFP Jérôme Beaurain, de SUD Aérien.</p>
<p>Chez Air France, la direction souhaite régler rapidement la question du sureffectif au sein du personnel navigant en négociant des ruptures conventionnelles collectives (RCC).</p>
<p>Pour le personnel au sol, elle vise un PDV-PSE (plan de départs volontaires &#8211; plan de sauvegarde de l&#8217;emploi) pour environ 2.600 postes, de sources syndicales. Il en ira de même chez Hop !, où un PDV-PSE est prévu pour l&rsquo;ensemble du personnel.</p>
<p>A Nantes, près d&rsquo;une cinquantaine de personnes ont cadenassé au petit matin un portail pour bloquer l&rsquo;accès au siège de la compagnie régionale, et les représentants du personnel ont boycotté le comité social et économique (CSE) extraordinaire de Hop !. Seul le secrétaire (CGT) du CSE s&rsquo;y est rendu afin d&rsquo;obtenir la nomination d&rsquo;un expert.</p>
<p>La direction de Hop ! a annoncé la fermeture de 12 des 14 bases de personnel navigant (toutes sauf Paris-Charles-de-Gaulle et Lyon) et des sites de maintenance de Lille et Morlaix. Un rassemblement de 150 à 200 personnes a également eu lieu sur le site breton, qui en emploie environ 300 et doit fermer d&rsquo;ici 2023.</p>
<p>A Morlaix, Arnaud Hue, représentant (CFE-CGC) du CSE, évoque une « injustice ». « Le sentiment des salariés ici, c&rsquo;est d&rsquo;être vraiment sacrifiés par rapport à un plan qui descend directement d&rsquo;Air France », a-t-il confié à l&rsquo;AFP.</p>
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