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	<title>sommet de la Ligue arabe &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>L’improbable Sommet arabe à Alger</title>
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		<pubDate>Fri, 21 Jan 2022 13:26:25 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Depuis le début de ce siècle, jamais Sommet de la Ligue arabe qu’Alger s’apprêterait à abriter n’a été aussi incertain, aussi problématique. Et pour cause, le régime algérien, devenu champion incontesté des ruptures et des instabilités, ne peut prétendre  incarner cet élan des réunifications et des réconciliations, l’esprit même de tout Sommet  arabe. Le duo &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Depuis le début de ce siècle, jamais Sommet de la Ligue arabe qu’Alger s’apprêterait à abriter n’a été aussi incertain, aussi problématique. Et pour cause, le régime algérien, devenu champion incontesté des ruptures et des instabilités, ne peut prétendre  incarner cet élan des réunifications et des réconciliations, l’esprit même de tout Sommet  arabe.</strong></p>
<p>Le duo qui dirige actuellement d’Algérie Abdelmajid Tebboune et Saïd Changriha rêvait sans aucun doute de transformer leur pays en un lieu de pèlerinage pour tous les chefs d’Etat arabes. Le lustre diplomatique qu’ils allaient en tirer était inestimable pour les sortir de l’isolement international dans lequel le pays s’enfonce de jour en jour.  Ce sommet arabe était  conçu par Alger comme une occasion inespérée de redorer son blason et reprendre l’initiative. Or ce projet est lourdement compromis aujourd’hui.</p>
<p>Et ce ne sont pas le multiples visites aux pays arabes que le ministre algérien des Affaires étrangères Ramtane Lamamra effectue qui vont lever cette immense suspicion. l’Algérie est actuellement dirigée  par un régime politico-militaire qui sème les tensions et le chaos et qui a fait des choix aux antipodes des intérêts de la grande communauté des pays arabes.</p>
<p>Ce Sommet arabe à Alger prévu en mars a été reporté jusqu’après le Ramadan. Et la question qui taraude les chancelleries : s’agit-il d’un report technique ou d’une annulation purement politique ? Dans tous les cas , cela témoigne des difficultés de la machine diplomatique algérienne à convaincre et de la persistance des réticences des principales capitales arabes.</p>
<p>Pour que les pays arabes parviennent à cette situation de doute et d’interrogations sur la crédibilité et la capacité du régime algérien à organiser une tel Sommet, force est de constater qu’il a commis d’énormes  et d’insurmontables erreurs politiques qui ont dévoilé à la fois sa mauvaise foi, son incompétence.</p>
<p>Première erreur tragique pour un pays qui s’apprête à organiser ce grand  forum diplomatique arabe, la décision de rompre ses relations avec son voisin immédiat, le Maroc,  sous des prétextes fallacieux. Rompre les relations et le contrat du gazoduc maghrébin, fermer l’espace aérien et menacer d’une confrontation militaire, etc. Autant de comportement qui pour une diplomatie avisée aurait annoncé un suicide politique évident.</p>
<p>Pour Alger où la myopie le dispute à l’incompétence, on peut créer cette équation de guerre et de tensions  avec ses voisins et espérer organiser un sommet arabe en l’absence d’un des pays fondateurs de la Ligue arabe, le Royaume du Maroc. Il faut rajouter à cette posture algérienne la décision annoncée du ministre Lamamra d’imposer un ordre du jour au sommet pour discuter du sort des palestiniens et des séparatistes du Polisario.</p>
<p>Or  aucun pays arabe ne reconnaît le Polisario et récemment le Maroc a reçu de la part notamment de tous les pays du Golfe un soutien aussi massif qu’éclatant de sa souveraineté sur ses provinces sahariennes.  Ce qui rend la démarche algérienne, même sur un plan purement de communication, stérile et contre productive.</p>
<p>Seconde erreur fatale de la diplomatie algérienne est sa proximité avec le régime iranien qui constitue depuis des années un cauchemar sécuritaire pour les pays du Golfe, groupe extrêmement influent au sein de la Ligue arabe. Non seulement l’Algérie sert actuellement de point diffuseur de l’influence iraniens dans la région de l’Afrique du Nord et du Sahel comme en témoigne l’intimité politique depuis en plus voyante entre Alger de Téhéran , mais sous la pression iranienne et russe, le régime algérien voulait faire de ce sommet arabe l’occasion de réintégrer le régime syrien de Bachar El Assad. Une démarche loin de faire l’unanimité au sein de la ligue arabe.</p>
<p>Signe supplémentaire qu’Alger est sous contrainte iranienne, le dernier communiqué du ministère algérien des Affaires étrangères qui critique mollement l’attaque terrorise de Houthis depuis le Yémen contre la ville d’Abou Dhabi. Pour ne pas se mettre à dos le régime iranien , Alger traite de la même manière une organisation terroriste, les Houthis armés par Téhéran et le pays les Emirats arabes unis dont la guerre contre les organisations terroristes est de notoriété publique.</p>
<p>Cette tiédeur algérienne n’est pas sans conséquence politique: Qui  parmi les puissants pays du Golfe voudrait offrir un cadeau politique à l’allié de son pire ennemi, l’Iran ? Quel chef d’Etat ou quel souverain voudrait figurer sur la même photo que le duo Tebboune et Changriha sans risquer de perdre toute crédibilité ?</p>
<p>Que ce soit à l’égard du Maroc ou des autres pays arabes , l’Algérie a fait preuve d’une ignorance  et d’un manque de savoir-faire diplomatique qui la disqualifie automatiquement et rend anachronique sa prétention d’organiser un Sommet arabe .</p>
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		<title>Alger et le sommet arabe: chronique d’un échec annoncé</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Dec 2021 12:37:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[C’est une occasion précieuse, inédite sur laquelle le régime algérien comptait pour prétendre briller à l’international. Celle d’organiser un sommet de la Ligue arabe  en mars prochain dont l’échec annoncé paraît de plus en plus confirmé. Pour les autorités algériennes confrontées à une contestation politique interne aussi vivace que structurelle et à un flagrant isolement &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>C’est une occasion précieuse, inédite sur laquelle le régime algérien comptait pour prétendre briller à l’international. Celle d’organiser un sommet de la Ligue arabe  en mars prochain dont l’échec annoncé paraît de plus en plus confirmé.</strong></p>
<p>Pour les autorités algériennes confrontées à une contestation politique interne aussi vivace que structurelle et à un flagrant isolement régional, le sommet de la Ligue arabe était l’occasion rêvée de briser ces plafonds de verre internes et externes.  Ces freins ont fini par former un goulot d’étranglement qui, au fil des mois, est en train de leur ôter toute légitimité de se maintenir au pouvoir.</p>
<p>L’idée qu’Alger puisse recevoir des chefs d’États du Moyen-Orient, du Golfe  et d’Afrique du Nord allait produire dans les imaginaires populaires l’image idyllique de cette  Algérie fantasmée par le président Abdelmadjid Tebboune comme « une force de frappe «  agissante,  comme une terre de rencontre et d’influence rêvée par beaucoup d’algériens.</p>
<p>Cette parade internationale arabe à Alger allait replacer le régime algérien au centre de l’attention régionale. Sauf que avant même d’avoir lieu, le projet est avorté, à tel point que nombreux observateurs s’interrogent sur la possibilité même de tenir ce sommet de la ligue arabe à Alger.</p>
<p>Trois raisons principales se trouvent derrière cet échec annoncé. La première est la déclamation excessive  de la part de la diplomatie algérienne d’œuvrer pour la réunification des pays arabes dans une démarche censée dépasser les divergences et les clivages. Or le régime algérien a donné la preuve concrète dans ses relations avec son voisin marocain qu’il était le porte-drapeau de la division arabe.</p>
<p>Tous ses choix, maintien de la fermeture des frontières terrestres, rupture des relations diplomatiques, fermeture de l’espace aérien, annulation du gazoduc maghrébin, ont été l’indéniable preuve qu’il était dans la division des peuples, la rupture entre les pays et la préparation des esprits à la confrontation militaire.</p>
<p>Avoir ce genre d’attitudes clivantes n’est pas de nature à vous qualifier à jouer ni les médiateurs de bons offices ni ce pays capable de réunir les forces antagonistes. Comment donc gérer la rupture avec le Maroc dans un climat de sommet arabe qui a pour projet de réunir les pays arabes ?</p>
<p>Second raison, qui a tué dans l’œuf ce sommet arabe en Algérie, a une relation avec l’agenda que ce régime algérien voudrait imposer à la ligue arabe.</p>
<p>Le ministre des Affaires étrangères Ramtane Lamamra avait affirmé dans des déclarations à la presse que ce sommet allait discuter du destin de deux peuples, palestinien et « sahraoui «.</p>
<p>Or non seulement aucun pays arabe ne reconnaît les séparatistes du Polisario mais vouloir imposer une obsession algérienne interne à la table de la Ligue arabe est de nature à faire fuir l’ensemble des membres qui dans leur quasi majorité soutiennent l’unité territoriale marocaine.</p>
<p>Troisième raison et non des moindres le régime algérien voudrait faire de ce sommet l’occasion de réintégrer la Syrie de Bachar el Assad à la Ligue arabe  de laquelle elle avait  été exclue en novembre 2011 pour cause de violences excessives contre le peuple Syrien. Non seulement l’empressement du régime algérien de vouloir réintégrer la Syrie agace plus d’un pays arabe qui voudrait prendre davantage de temps mais aussi cette situation révèle la grande influence politique iranienne sur l’Algérie. Téhéran voudrait profiter de ce sommet arabe à Alger pour faire avancer son agenda dans région dont le re-légitimation  du régime de Bachar en Assad est un des piliers.</p>
<p>Ces trois raisons expliquent l’atmosphère du pessimisme qui règne sur les préparatifs de ce sommet. Le régime algérien est confronté à deux choix : ou jeter l’éponge et accepter que ce sommet soit organisé par un autre pays avec un autre agenda et d’autres perspectives. Ou accepter que le sommet se tienne   en l’absence de poids lourds de la Ligue arabe et avec un niveau de représentation bas jamais atteint. Ce qui serait une humiliation fracassante de dimension internationale.</p>
<p>Dans les deux cas, il s’agirait d’une occasion ratée pour les autorités algériennes qui se sont enfermées dans un autisme politique extrêmement dangereux. L’animosité à l’égard du Maroc élevée au rang de stratégie  politique  publique et doctrine idéologique assumée  semble avoir un énorme prix, celui de marquer au fer rouge l’isolement d’un régime algérien aux abois et dont la survie nécessite au minimum un changement de logiciel radical.</p>
<p>&nbsp;</p>
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