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	<title>soignants &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>Coronavirus: l&#8217;épidémie ralentit, un « Ségur de la Santé » pour panser l&#8217;hôpital et les soignants</title>
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		<pubDate>Mon, 25 May 2020 13:53:28 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Après quinze jours de déconfinement et une épidémie de coronavirus qui semble refluer, le monde des soignants a les yeux rivés lundi sur le lancement du « Ségur de la Santé », vaste concertation destinée à améliorer ses conditions de travail, ses rémunérations et la prise en charge des malades. Le long week-end de l&#8217;Ascension a vu &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Après quinze jours de déconfinement et une épidémie de coronavirus qui semble refluer, le monde des soignants a les yeux rivés lundi sur le lancement du « Ségur de la Santé », vaste concertation destinée à améliorer ses conditions de travail, ses rémunérations et la prise en charge des malades.</p>
<p>Le long week-end de l&rsquo;Ascension a vu rouvrir les portes des églises et de quelques mosquées pour fêter l&rsquo;Aïd, mais aussi celles des mairies pour adouber les maires victorieux au premier tour, comme à Tourcoing (Nord) le ministre de l&rsquo;Action et des Comptes Publics, Gérald Darmanin.</p>
<p>Dans les services hospitaliers, la pression se relâche un peu. Dimanche soir, le bilan s&rsquo;élevait à 28.367 morts en France depuis le 1er mars. Un décompte qui n&rsquo;inclut pas les décès enregistrés depuis jeudi dans les Ehpad et autres établissements médico-sociaux, dont les données seront réactualisées lundi.</p>
<p>Si les autorités se veulent prudentes, certains signes semblent encourageants. « On a fait une enquête sur la première semaine de déconfinement et on a mesuré que le virus circulait très peu dans les cabinets de médecine générale et très certainement dans l&rsquo;ensemble de la population », a relevé sur BFMTV Jacques Battistoni, président du syndicat de généralistes MG France.</p>
<p>« Les indicateurs sont plutôt très favorables », a relevé pour sa part la directrice générale de Santé publique France, Geneviève Chêne, sur France 2, soulignant que « la circulation du virus reste faible ». « La première vague est finie, c&rsquo;est certain », même s&rsquo;il est « beaucoup trop tôt » pour dire que l&rsquo;épidémie est derrière nous, a renchéri Antoine Flahaut, directeur de l&rsquo;Institut de santé globale de l&rsquo;université de Genève sur BFMTV.</p>
<p>C&rsquo;est dans ce contexte un peu moins sombre &#8211; avec des Français qui se ruent sur les laboratoires pour se faire tester &#8211; que s&rsquo;ouvre lundi le « Ségur de la Santé ».</p>
<p>Cette grande concertation, du nom de l&rsquo;avenue où se trouve le ministère de la Santé, lancée par le ministre Olivier Véran, doit aboutir « mi-juillet ». Elle répond à la promesse d&rsquo;Emmanuel Macron qui avait évoqué fin mars « un plan massif d&rsquo;investissement et de revalorisation » pour l&rsquo;hôpital.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Pour soutenir les personnels soignant, un concert virtuel « géant » et inédit</title>
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		<pubDate>Sun, 19 Apr 2020 10:46:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Pour soutenir les personnels soignants en première ligne de l&#8217;épidémie &#8211;qui a fait à ce jour près de 160.000 morts&#8211;, des dizaines de stars ont donné dans la nuit de samedi à dimanche un concert virtuel « géant » et inédit, suivi en streaming par des amateurs eux aussi confinés. Les Rolling Stones, Taylor Swift, Billie Eilish, &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour soutenir les personnels soignants en première ligne de l&rsquo;épidémie &#8211;qui a fait à ce jour près de 160.000 morts&#8211;, des dizaines de stars ont donné dans la nuit de samedi à dimanche un concert virtuel « géant » et inédit, suivi en streaming par des amateurs eux aussi confinés.</p>
<p>Les Rolling Stones, Taylor Swift, Billie Eilish, Elton John, Jennifer Lopez, Celine Dion, ou encore Paul McCartney ont joué, chacun dans l&rsquo;intimité de leur salon ou sur leur canapé. « Vous êtes des héros&#8230; Nous vous serons éternellement reconnaissants de vos sacrifices (&#8230;) », a lancé l&rsquo;actrice Sarah Jessica Parker, héroïne de la série « Sex and the city » dans une de ces mutliples interventions réalisées par les stars depuis chez elles.</p>
<p>Initié par la chanteuse Lady Gaga, ce concert mondial virtuel « One World: Together At Home » (« Un monde, ensemble chez soi »), a permis de récolter quelque 35 millions de dollars (plus de 32 millions d&rsquo;euros), alors qu&rsquo;au moins 4,5 milliards de personnes, soit plus de la moitié de l&rsquo;humanité, vivent désormais confinées ou contraintes de rester chez elles pour tenter d&rsquo;enrayer la pandémie.</p>
<p><iframe title="Celine Dion, Andrea Bocelli, Lady Gaga, Lang Lang, John Legend perform &quot;The Prayer&quot; | OW:TAH" width="1220" height="686" src="https://www.youtube.com/embed/SYJCYr1I-Sk?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
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		<title>« Ce matin, je pleure »: témoignages de soignants français face au coronavirus</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Mar 2020 10:31:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Societe]]></category>
		<category><![CDATA[coronavirus]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
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					<description><![CDATA[Ils y vont avec détermination, certains la boule au ventre, tous avec courage. Face à la déferlante de patients infectés en France, le personnel soignant s&#8217;accroche pour ne pas sombrer, avec l&#8217;aide de psychologues si besoin. « Il faudra qu&#8217;on survive à tout ça », confie un réanimateur parisien. « Les équipes ont peur de l&#8217;incertitude à laquelle &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Ils y vont avec détermination, certains la boule au ventre, tous avec courage. Face à la déferlante de patients infectés en France, le personnel soignant s&rsquo;accroche pour ne pas sombrer, avec l&rsquo;aide de psychologues si besoin. « Il faudra qu&rsquo;on survive à tout ça », confie un réanimateur parisien.</p>
<p>« Les équipes ont peur de l&rsquo;incertitude à laquelle nous allons faire face cette semaine et tout le mois d&rsquo;avril » constate le Pr Elie Azoulay, dont le service de réanimation à l&rsquo;hôpital Saint-Louis, à Paris, a déjà triplé sa capacité d&rsquo;accueil avec 50 lits (déjà pleins) pour accueillir des victimes du coronavirus &#8211; « On ouvre et ça se remplit ».</p>
<p>« Ils ont peur pour eux et leurs proches et les gens qu&rsquo;ils aiment, peur de pas y arriver, d&rsquo;être submergés. Mais ils sont stoïques aussi; je les trouve dignes et franchement, ils forcent le respect. Les infirmières m&rsquo;en mettent plein la vue » enchaîne-t-il.</p>
<p><strong>« Ce matin, je pleure »</strong></p>
<p>« Ce matin, en me réveillant, je pleure. En déjeunant, je pleure. En me préparant, je pleure (&#8230;) Là, dans les vestiaires de l&rsquo;hôpital, je sèche mes larmes. J&rsquo;inspire. J&rsquo;expire. Les gens dans les lits pleurent aussi et c&rsquo;est à moi qu&rsquo;il incombe de sécher leurs larmes ».</p>
<p>Ainsi témoigne Elise sur facebook, infirmière du CHU de Besançon, prise dans un dédoublement d&rsquo;elle-même entre le soignant qui réconforte et l&rsquo;individu qui craque, rentrée chez elle.</p>
<p>« On parle de vague, de tsunami, par définition ça laisse entendre qu&rsquo;on va être submergés, que les urgences vont nous appeler et l&rsquo;angoisse, c&rsquo;est de devoir dire face à trois malades sur des brancards: on n&rsquo;a plus de lits », rapporte le Dr Benjamin Davido, directeur médical de crise de l&rsquo;hôpital Raymond-Poincaré à Garches, qui dispose de 26 lits en réanimation.</p>
<p>Dans les équipes, surgit aussi, dit-il « la crainte de retrouver des soignants dans les lits, on en a discuté. On va se retrouver à soigner dans un cercle relativement proche, ce qui n&rsquo;est souhaitable au plan éthique. Tout le monde le réalise et commence à le verbaliser ».</p>
<p>Le psy de l&rsquo;établissement autrefois dédié aux patients s&rsquo;occupe maintenant surtout du personnel.</p>
<p>Au CHU de Clermont-Ferrand (centre), la psychiatre Julie Geneste a organisé la plateforme d&rsquo;accompagnement psychologique bien avant l&rsquo;arrivée de la « vague ». Outre la peur de « ne pas y arriver », les premiers appels traduisent déjà « l&rsquo;insécurité, la difficulté à gérer l&rsquo;angoisse des proches, la crainte de contaminer l&rsquo;entourage&#8230; ».</p>
<p>Cette insécurité touche tout le monde, insiste-t-elle: « Personne ne peut prétendre être à l&rsquo;abri. C&rsquo;est quelque chose de nouveau, que notre génération n&rsquo;a pas connu avec une telle ampleur ».</p>
<p>« On n&rsquo;a pas été préparé à ça », confirme Etienne (prénom changé à sa demande), jeune médecin hospitalier en région parisienne, dont un patient a été refusé en réanimation. « On a tous peur de ce qu&rsquo;on voit arriver, on n&rsquo;est pas bien équipés, on est tous angoissés&#8230; Je vois des états de stupeur chez certains collègues, des arrêts de travail motivés par la peur des familles ».</p>
<p><strong>« Double pression »</strong></p>
<p>Nicolas Dupuis, psychologue pour la plateforme Pro-consult de soutien aux personnels soignants, voit le nombre d&rsquo;appels monter de la France entière, « surtout des petits établissements et des Ehpad » précise-t-il : « beaucoup de jeunes qui ne savent pas comment se comporter ».</p>
<p>« La pression des familles » déclenche souvent l&rsquo;appel, confirme-t-il, cette « double pression du service et des proches », y compris au sein des couples: chez une infirmière, c&rsquo;est le conjoint qui la presse de se déshabiller à peine arrivée et « la reprend tout le week-end quand elle se touche le visage &#8211; alors qu&rsquo;elle est chez elle les mains propres ».</p>
<p>Chez d&rsquo;autres, ce sont les parents, ou les enfants : « Ma fille de 7 ans m&rsquo;a dit :+ maman si tu es malade ne rentre pas à la maison+ », lui a confié une aide-soignante.</p>
<p>La plateforme est passée d&rsquo;une moyenne de 1.100 appels par mois à plus de 200 par jour la semaine dernière.</p>
<p>Fanny Weytens, psychologue à l&rsquo;origine du programme d&rsquo;écoute « PsyForMed » (www.psyformed.com) prévoit aussi un soutien à long terme: « Ce que nous craignons le plus: des décompensations post-crise, du stress post-traumatique et une recrudescence massive du nombre de burnouts » énumère-t-elle.</p>
<p>« Je réfléchis: combien de temps je vais pouvoir tenir à ce rythme ? » poursuit Elise, à Besançon. « Alors j&rsquo;inspire, j&rsquo;expire, et j&rsquo;espère ».</p>
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