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	<title>Sinipharm &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>Plutôt Pfizer ou Sinopharm? Au Moyen-Orient, une « diplomatie des vaccins »</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Jan 2021 09:52:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[diplomatie vaccinale]]></category>
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					<description><![CDATA[Plutôt Pfizer ou plutôt Sinopharm? Etats-Unis ou Chine? Au Moyen-Orient, les commandes de vaccins contre le coronavirus relèvent de considérations techniques mais aussi géostratégiques, témoignant d'une influence croissante de Pékin dans la région.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Ces derniers jours, le gouvernement israélien a rendu publics des documents illustrant l&rsquo;ampleur de sa collaboration avec le géant américain Pfizer &#8211;associé à l&rsquo;Allemand BioNtech&#8211; dans le cadre de sa campagne de vaccination, l&rsquo;une des plus massives au monde, avec plus du quart des neuf millions d&rsquo;habitants déjà vaccinés.</p>
<p>En échange d&rsquo;une livraison rapide, Israël fournit au laboratoire des informations sur le niveau d&rsquo;immunité et sur les effets secondaires potentiels du vaccin en fonction d&rsquo;indicateurs comme l&rsquo;âge ou les antécédents médicaux. Le pays dispose de vastes banques de données médicales numérisées.</p>
<p>Cette coopération poussée est tout sauf une surprise étant donné que l&rsquo;Etat hébreu est le principal allié stratégique des Etats-unis dans la région. Israël a également commandé des millions de doses auprès de l&rsquo;Américain Moderna, un vaccin pour l&rsquo;heure moins prisé dans la région.</p>
<p>Au Moyen-Orient, d&rsquo;autres pays comme le Qatar, le Koweït, l&rsquo;Arabie saoudite et Oman ont tout misé sur Pfizer. L&rsquo;Irak, la Jordanie, les Emirats arabes unis et Bahreïn ont joué sur plusieurs tableaux en commandant aussi auprès du Chinois Sinopharm.</p>
<p>Abou Dhabi et Bahreïn, des alliés de Washington ayant normalisé ces derniers mois leurs relations avec Israël, ont même participé à la phase III des tests cliniques du vaccin chinois, désormais jugé « complètement sûr » par les Emirats.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff6600;">« Route de la soie sanitaire »</span></strong></h2>
<p>Pour Yahia Zoubir, spécialiste des relations entre la Chine et le monde arabe, ces choix tiennent de considérations techniques &#8211;comme le coût ou les exigences de stockage (-70 degrés pour Pfizer, de 2 à 8 pour Sinopharm). Mais la géopolitique n&rsquo;est jamais loin.</p>
<p>Depuis le début de la pandémie, « il y a eu une grande maladresse des Etats-Unis. L&rsquo;administration (de Donald) Trump s&rsquo;est refermée sur elle-même alors que la Chine a déployé toute une diplomatie sanitaire », indique à l&rsquo;AFP ce professeur à la Kedge Business School.</p>
<p>« Les Chinois ont été beaucoup plus actifs et beaucoup plus coopératifs », ajoute-t-il, en citant l&rsquo;octroi de masques, de respirateurs ou encore des séminaires sur internet avec les autorités médicales de différents pays.</p>
<p>« Aujourd&rsquo;hui, avec les nouvelles routes de la soie (grand projet chinois d&rsquo;infrastructures dans plus de 130 pays, NDLR), il y a aussi une route de la soie sanitaire », souligne-t-il.</p>
<p>Selon lui, « la santé devient un élément de politique étrangère de la Chine, lui permettant d&rsquo;agrandir son cercle d&rsquo;amis » dans une région où les influences s&rsquo;entremêlent et représentant la moitié des importations chinoises de pétrole.</p>
<p>Pourtant, « il y a eu de lourdes pressions (des Etats-Unis) sur leurs alliés afin de ne pas coopérer avec la Chine », avance Jonathan Fulton, spécialiste des relations Chine/Moyen-Orient à l&rsquo;université Zayed, aux Emirats. Malgré cela, dans cette crise sanitaire partie de son territoire, la Chine est parvenue à devenir un « acteur crédible ».</p>
<p>Avec son projet de nouvelles routes de la soie, Pékin cherche clairement à « accroître son influence » au Moyen-Orient mais pas à se substituer aux Etats-Unis, tempère M. Fulton.</p>
<h2><strong><span style="color: #ff6600;">« Dévalorisé la science »</span></strong></h2>
<p>Ailleurs dans la région, d&rsquo;autres fidèles alliés des Etats-Unis, comme l&rsquo;Egypte et le Maroc, ont notamment commandé du Sinopharm.</p>
<p>Ils chercheraient entre autres à tirer profit de cette collaboration pour hériter d&rsquo;éventuels centres de production de vaccins chinois pour le Moyen-Orient et l&rsquo;Afrique, soulignent des analystes.</p>
<p>« Il semble clair que le prestige de Pékin a le vent en poupe », déclare Steven Cook, analyste au Conseil des relations internationales, un centre de recherche à Washington.</p>
<p>« Dans cette région, les gens considèrent les Etats-Unis comme la puissance technologique mondiale (&#8230;). Mais, jusqu&rsquo;à présent, ils ont été presque totalement absents de cette +diplomatie du vaccin+ », confirme-t-il, attribuant en partie cette « absence » à Donald Trump, qui a « évité la coopération internationale et dévalorisé la science ».</p>
<h2><strong><span style="color: #ff6600;">Le Spoutnik atterrit </span></strong></h2>
<p>Dans cette lutte d&rsquo;influence vaccinale, le Royaume-Uni compte sur AstraZeneca &#8211;commandé par une demi-douzaine de pays de la région&#8211; tandis que la Russie promeut son produit maison, le Spoutnik V.</p>
<p>Vieille alliée de Moscou, l&rsquo;Algérie a commandé le vaccin chinois mais aussi le Russe, moins cher que ses rivaux occidentaux mais dont des journaux locaux ont mis en doute la fiabilité.</p>
<p>« Que l&rsquo;on ne joue pas la santé des Algériens à la roulette russe », a averti le quotidien El Watan à propos d&rsquo;un vaccin également commandé au Maroc et chez les Palestiniens.</p>
<p>A Ramallah, siège de l&rsquo;Autorité palestinienne, où la communication avec les Etats-Unis a été rompue sous M. Trump, la livraison du Spoutnik V est attendue à l&rsquo;heure où 2,5 millions d&rsquo;Israéliens ont reçu au moins une première dose du Pfizer, une disparité dénoncée par des ONG.</p>
<p>L&rsquo;Iran, grand ennemi d&rsquo;Israël, refuse les vaccins occidentaux et affirme vouloir à terme s&rsquo;approvisionner en Inde, en Chine ou en Russie, voire compter sur sa propre production.</p>
<p>Mais si la Chine apparaît selon des analystes comme le gagnant de cette « diplomatie du vaccin », les choses peuvent encore changer, selon l&rsquo;état des livraisons et l&rsquo;attitude de la nouvelle administration à Washington.</p>
<p>« Le match n&rsquo;est pas terminé », pronostique Jonathan Fulton.</p>
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