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	<title>séparatisme islamiste &#8211; Atlasinfo</title>
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	<title>séparatisme islamiste &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>Lancement en France d’une mission de hauts fonctionnaires sur l’islamisme politique et la mouvance des Frères Musulmans</title>
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		<pubDate>Fri, 10 May 2024 12:31:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Le ministre français de l’Intérieur et des Outre-Mer et celui de l’Europe et des Affaires étrangères ont ainsi confié à l&#8217;ambassadeur François Gouyette et au préfet Pascal Courtade une mission d&#8217;évaluation de la mouvance des Frères musulmans en France et de ses liens avec les autres branches européennes. Cette mission est chargée de rendre à &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le ministre français de l’Intérieur et des Outre-Mer et celui de l’Europe et des Affaires étrangères ont ainsi confié à l&rsquo;ambassadeur François Gouyette et au préfet Pascal Courtade une mission d&rsquo;évaluation de la mouvance des Frères musulmans en France et de ses liens avec les autres branches européennes. </strong></p>
<p>Cette mission est chargée de rendre à l&rsquo;automne un rapport dressant un état des lieux de l’influence de l’islam politique en France. Elle analysera également les objectifs, les méthodes déployées par la mouvance des Frères musulmans dans ce contexte, et l’adaptation des moyens actuels de la politique de lutte contre le séparatisme pour y répondre.</p>
<p>La mission va bénéficier de l&rsquo;appui des services compétents de l’Etat, et se rapprochera des experts, chercheurs et organisations qualifiées sur le sujet, et va intégrer à ses travaux l’analyse des exemples étrangers en Europe, au Proche et au Moyen-Orient faisant face aux mêmes phénomènes.</p>
<p>Cette mission, selon le ministère de l&rsquo;intérieur est dans la continuité du discours du président français aux Mureaux le 2 octobre 2020 pour « pour réarmer la France contre le séparatisme islamiste ».</p>
<p>L’action menée dans le cadre de la création des cellules de lutte contre l’islamisme radical a notamment permis de procéder à plus de 31 000 contrôles, à la fermeture de 1 112 établissements et de prononcer 169 arrêtés d’expulsion à l’encontre d’étrangers radicalisés, selon la même source.</p>
<p>Selon le ministère de l&rsquo;Intérieur, « le séparatisme islamiste est un projet politico-religieux théorisé, caractérisé par des écarts répétés avec les principes de la République visant à construire une contre-société », estimant qu' »il se matérialise par des pratiques antirépublicaines comme la déscolarisation de jeunes mineurs ou encore le développement d’activités culturelles et sportives communautaristes ».</p>
<p>« Lutter contre le séparatisme suppose donc d’appréhender ce phénomène dans sa globalité, en conscience de l’entreprise politique qu’il représente », ajoute-t-on de même source.</p>
<p>Dans un communiqué, la principale organisation de Frères musulmans en France, « Musulmans de France » (ex-Union des organisations islamiques en <em>France</em>), visée directement par cette mission et a protesté d&rsquo;être ainsi pointée de doigt.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Pour remplacer les imams détachés, la France devra doper les formations</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Feb 2020 20:52:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Pour pouvoir se passer des imams étrangers dans ses mosquées, comme l&#8217;a annoncé le président Emmanuel Macron, la France devra accélérer la formation des imams sur son sol et ne pas laisser de vide, ont prévenu mercredi des responsables musulmans. Mettre fin aux système des imams détachés ? « Pourquoi pas, mais il faut de vraies &#8230;]]></description>
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<p><strong>Pour pouvoir se passer des imams étrangers dans ses mosquées, comme l&rsquo;a annoncé le président Emmanuel Macron, la France devra accélérer la formation des imams sur son sol et ne pas laisser de vide, ont prévenu mercredi des responsables musulmans.</strong></p>
<p>Mettre fin aux système des imams détachés ? « Pourquoi pas, mais il faut de vraies solutions de remplacement », note Abdallah Zekri, délégué général du Centre français du culte musulman (CFCM), principal interlocuteur du gouvernement en matière d&rsquo;islam.</p>
<p>Mardi, lors d&rsquo;un déplacement dans l&rsquo;est du pays consacré au « séparatisme islamiste », le chef de l&rsquo;État français, Emmanuel Macron, a affiché sa volonté de mieux contrôler les discours dans les mosquées, parfois accusés d&rsquo;ambiguïté vis-à-vis des valeurs républicaines. Et, pour cela, de cesser d&rsquo;accueillir les imams envoyés et payés par des pays étrangers.</p>
<p>Sans s&rsquo;opposer à ce projet, que le gouvernement souhaite achever d&rsquo;ici à 2024, M. Zekri souligne que « contrairement à ce qu&rsquo;on dit », la radicalisation islamiste « ne se passe pas dans les mosquées, très surveillées, mais à l&rsquo;extérieur ».</p>
<p>La France compte, selon le CFCM, entre 250 et 300 imams détachés, venus notamment d&rsquo;Algérie (environ 70), du Maroc (50) et de Turquie (120). Soit un tiers des imams officiant sur son territoire, les 600 autres étant employés directement par des mosquées.</p>
<p>Ces détachés, qui restent plusieurs années, viennent par le biais de conventions bilatérales et leurs discours sont surveillés par les autorités, note M. Zekri. « Ils n&rsquo;ont jamais posé de problème: pas un n&rsquo;est fiché S (NDLR pour radicalisation), n&rsquo;a commis un acte terroriste ou n&rsquo;a fait de discours » extrémistes, dit-il.</p>
<p>Mais pour Hassan Moussaoui, ancien responsable du CFCM pour deux départements de la région parisienne, ils « sont déconnectés de la réalité de la France » et, pour certains, « se basent toujours sur le contexte du Maroc ou de l&rsquo;Algérie ». « Un imam va par exemple insister sur l&rsquo;obligation de faire la prière du vendredi à la mosquée même si vous travaillez », ce qui n&rsquo;est pas toujours possible en France, souligne-t-il.</p>
<h2>&#8211; Prêches en français &#8211;</h2>
<p>Avec la fin programmée des détachés, prévient M. Zekri, « il faut trouver une autre solution pour ne pas laisser des mosquées livrées à des imams autoproclamés dont on ne connaît ni la provenance, ni les discours ». Et donc « former en France davantage d&rsquo;imams qui connaissent les lois de la République, la laïcité&#8230; » alors qu&rsquo;actuellement existent seulement deux centres de formation.</p>
<p>Pour M. Zekri, « si l&rsquo;État veut avoir des imams français républicains, il faut qu&rsquo;il mette la main à la poche ». Aujourd&rsquo;hui les imams détachés, payés par leur pays d&rsquo;origine, ne coûtent rien aux mosquées.</p>
<p>La France ne compte que 900 imams pour 2.500 à 2.700 mosquées. Faute d&rsquo;imam, « les prières sont assurées par des fidèles volontaires qui connaissent le Coran », précise-t-il.</p>
<p>« Le point positif, c&rsquo;est qu&rsquo;en France, il n&rsquo;y a pas de crise de vocation », souligne Mohammed Henniche, président de la mosquée de Pantin, au nord de Paris, et secrétaire général de l&rsquo;Union des musulmans de France de son département, la Seine-Saint-Denis. « Des jeunes qualifiés veulent devenir imam, mais c&rsquo;est difficile ».</p>
<p>« Pour former un imam », abonde Mohamed Touahria, membre de l&rsquo;Association musulmane de Gonesse, un peu plus loin au nord de Paris, « il faut au moins 10 à 12 ans » et maîtriser l&rsquo;arabe, le Coran mais aussi le français, « car dans nos mosquées, les jeunes ne parlent pas arabe ».</p>
<p>« Les mosquées ne veulent pas d&rsquo;imams du bled non bilingues. Les fidèles ne comprennent rien au prêche », abonde M. Henniche.</p>
<p>Omar, un habitué d&rsquo;une mosquée de la région, attend de l&rsquo;imam qu&rsquo;il lui parle « de sujets qui correspondent à (sa) vie dans la société française ».</p>
<p>M. Macron a également annoncé vouloir mettre fin à l&rsquo;accueil chaque année de 300 « psalmodiateurs » venus de l&rsquo;étranger pour aider aux prières pendant le mois du ramadan, pic de fréquentation des mosquées et où la tradition veut que lors des prières nocturnes, l&rsquo;imam maîtrise par cœur le Coran.</p>
<p>« C’est une décision trop hâtive », regrette Abdelbaki Attaf, administrateur de mosquée. « Il faut remplacer progressivement. Pour le moment il n’y a pas assez d’imams qui psalmodient ».</p>
</div>
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		<title>Fin des « imams détachés »: il faudra que la France trouve une autre solution (Zekri)</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Feb 2020 13:51:39 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[séparatisme islamiste]]></category>
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					<description><![CDATA[La France, si elle veut supprimer le système des "imams détachés" venus de l'étranger, devra "trouver une solution" pour éviter de laisser ses mosquées "à la merci d'intégristes", a estimé mercredi un responsable du Conseil français du culte musulman (CFCM).]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="txt-textContent tinyscrollbar-y jq_ScrollBar initialized scrollbar-visible">
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<p>Le président français Emmanuel Macron a annoncé mardi, lors d&rsquo;un déplacement consacré au « séparatisme islamiste », que la France allait mettre fin à l&rsquo;accueil des quelque 300 imams envoyés par divers pays (Maroc, Turquie, Algérie&#8230;) et augmenter en parallèle le nombre d&rsquo;imams formés en France.</p>
<p>Elle compte le faire d&rsquo;ici à 2024, a précisé mercredi matin le ministre de l&rsquo;Intérieur Christophe Castaner.</p>
<p>« Je ne sais pas si c&rsquo;est faisable ou pas », a déclaré à l&rsquo;AFP Abdallah Zekri, délégué général du CFCM, association ayant vocation à représenter les musulmans auprès des autorités françaises. « Ça peut marcher, mais il faudra former d&rsquo;autres imams ».</p>
<p>Sans s&rsquo;opposer au projet du gouvernement, M. Zekri estime que le système des détachés a un avantage: les imams, qui restent plusieurs années, viennent par le biais de conventions bilatérales, sont connus et leurs discours sont suivis par les autorités françaises.</p>
<p>Ces 250 à 300 imams &#8211; quelque 70 d&rsquo;Algérie, 50 du Maroc et 120 à 130 de Turquie &#8211; s&rsquo;ajoutent en France à quelque 600 autres, employés directement par des mosquées, souligne-t-il.</p>
<p>Les imams détachés « n&rsquo;ont jamais posé de problème: pas un n&rsquo;est fiché S (NDLR: pour radicalisation), n&rsquo;a commis un acte terroriste ou n&rsquo;a fait des discours » extrémistes ou anti-républicains, dit-il.</p>
<p>« Or, s&rsquo;ils partent sans être remplacés, ça peut poser des problèmes. Il faut trouver une autre solution pour ne pas laisser ces mosquées vivre sans imam et, surtout, livrées à des imams autoproclamés dont on ne connaît ni la provenance, ni les discours », ajoute-t-il.</p>
<p>Pour éviter cela, « il faut former en France davantage d&rsquo;imams qui connaissant les lois de la République, la laïcité, etc » et augmenter le nombre de centres de formation, martèle M. Zekri.</p>
<p>Selon lui, il faudra également trouver des ressources pour payer les nouveaux imams. Les détachés sont payés par leur pays d&rsquo;origine, « ce qui fait une économie appréciable pour les mosquées », dit-il. « Si l&rsquo;État veut avoir des imams français républicains, il faut qu&rsquo;il mette la main à la poche ».</p>
<p>La France compte au total 2.500 à 2.700 mosquées et dans celles qui n&rsquo;ont d&rsquo;imam, « les prières sont assurées par des fidèles volontaires qui connaissent le Coran », explique M. Zekri.</p>
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		<title>France: Emmanuel Macron s&#8217;engage contre « l&#8217;islam politique » et le « séparatisme »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Feb 2020 18:48:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[En direct]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
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		<category><![CDATA[islam]]></category>
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		<category><![CDATA[séparatisme islamiste]]></category>
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					<description><![CDATA["L'islam politique n'a pas sa place" en France, a affirmé mardi Emmanuel Macron à Mulhouse (est) où il a annoncé des mesures contre le "séparatisme islamiste", un dossier politiquement sensible à l'approche des élections municipales.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le président français a notamment annoncé la fin progressive des « imams détachés », c&rsquo;est à dire envoyés par d&rsquo;autres pays comme la Turquie et l&rsquo;Algérie, sans préciser à quelle date cette mesure serait appliquée. Sera également mis fin l&rsquo;accueil des quelque 300 « psalmodieurs » reçus chaque année durant la période du ramadan.</p>
<p>Il a également souhaité augmenter parallèlement le nombre d&rsquo;imams formés en France.</p>
<p>« Notre ennemi est le séparatisme » mais « faire un plan contre l&rsquo;islam serait une faute profonde », a déclaré le président français dans un discours devant des responsables locaux et des habitants du quartier sensible de Bourtzwiller, à Mulhouse.</p>
<p>« Dans la République, on ne peut pas accepter qu&rsquo;on refuse de serrer la main à une femme parce qu&rsquo;elle est femme; dans la République, on ne peut pas accepter que quelqu&rsquo;un refuse d&rsquo;être soigné ou éduqué par quelqu&rsquo;un; dans la République, on ne peut pas accepter la déscolarisation; dans la République, on ne peut pas exiger des certificats de virginité pour se marier; dans la République, on ne doit jamais accepté que les lois de la religion puisse être supérieures aux lois de la République, c&rsquo;est aussi simple que ça », a-t-il énuméré.</p>
<p>Avant ce discours, le chef de l&rsquo;Etat s&rsquo;était rendu au contact des habitants, où, au cours d&rsquo;un bain de foule d&rsquo;une heure, il a tenu à affirmer que la lutte contre le « séparatisme islamiste » n&rsquo;était pas dirigée contre les musulmans.</p>
<p>« L&rsquo;islam traverse une crise avec une radicalisation de certains et des mouvements très durs qui veulent aller vers l&rsquo;islam politique. Je dis juste que, chez nous, l&rsquo;islam politique n&rsquo;a pas de place », a-t-il déclaré, accompagné de plusieurs membres du gouvernement.</p>
<p>Cette « visite de terrain » est la première étape d&rsquo;une séquence qui s&rsquo;étendra au delà des élections municipales des 15 et 22 mars, durant laquelle le chef de l&rsquo;Etat détaillera la stratégie du gouvernement contre la radicalisation et l&rsquo;islam politique.</p>
<p>Depuis le début du quinquennat, les oppositions de droite pressent Emmanuel Macron d&rsquo;affirmer sa politique sur ce sujet, le taxant de laxisme. Le débat s&rsquo;est encore durci ces derniers mois, alimenté par de vives polémiques sur la présence de listes communautaristes aux municipales ou sur le port du voile par une mère accompagnant une sortie scolaire.</p>
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		<title>Macron à Mulhouse pour s&#8217;engager contre « le séparatisme islamiste »</title>
		<link>https://dev.atlasinfo.fr/france/macron-a-mulhouse-pour-sengager-contre-le-separatisme-islamiste/</link>
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		<pubDate>Tue, 18 Feb 2020 12:36:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[séparatisme islamiste]]></category>
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					<description><![CDATA[Emmanuel Macron a affirmé mardi la détermination de la République à lutter contre le « séparatisme islamiste » mais aussi « les discriminations », en arrivant à Mulhouse pour annoncer de premières mesures sur ce dossier politiquement sensible à l&#8217;approche des élections municipales. « La République doit tenir ses promesses », a déclaré le chef de l&#8217;Etat aux habitants qui l&#8217;ont &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Emmanuel Macron a affirmé mardi la détermination de la République à lutter contre le « séparatisme islamiste » mais aussi « les discriminations », en arrivant à Mulhouse pour annoncer de premières mesures sur ce dossier politiquement sensible à l&rsquo;approche des élections municipales.</strong></p>
<p>« La République doit tenir ses promesses », a déclaré le chef de l&rsquo;Etat aux habitants qui l&rsquo;ont accueilli à la mi-journée à Bourtzwiller, un quartier sensible de la grande ville du Haut-Rhin. « On doit lutter contre le séparatisme parce que quand la République ne tient pas ses promesses, d&rsquo;autres essaient de la remplacer », a-t-il ajouté.</p>
<p>« On doit lutter contre les discriminations, on doit mettre la méritocratie partout », a insisté M. Macron, interpellé par de nombreux habitants lors d&rsquo;un bain de foule.</p>
<p>« Nous sommes ici pour une ambition que nous portons avec les musulmans, qui est de lutter contre le communautarisme », a souligné de son côté le ministre de l&rsquo;Intérieur Christophe Castaner, arrivé avant le président pour saluer les policiers du commissariat où Emmanuel Macron va déjeuner avec les forces de l&rsquo;ordre.</p>
<p>Cette « visite de terrain » est la première étape d&rsquo;une séquence qui s&rsquo;étendra au delà des élections municipales des 15 et 22 mars, durant laquelle le chef de l&rsquo;Etat détaillera la stratégie du gouvernement contre la radicalisation et l&rsquo;islam politique.</p>
<p>Depuis le début du quinquennat, les oppositions de droite pressent Emmanuel Macron d&rsquo;affirmer sa politique sur ce sujet, le taxant de laxisme. Le débat s&rsquo;est encore durci ces derniers mois, alimenté par de vives polémiques sur la présence de listes communautaristes aux municipales ou sur le port du voile par une mère accompagnant une sortie scolaire.</p>
<p>« Emmanuel Macron va faire ce qu&rsquo;il fait de mieux depuis trois ans: il va faire un discours, mais où sont ses actes? », dénonce le chef de file des sénateurs LR Bruno Retailleau. Le numéro 2 de LR Guillaume Peltier appelle à « des actes forts et clairs parce que nous sommes en train de perdre la guerre contre l&rsquo;islam politique ».</p>
<p>Le porte-parole du RN Sébastien Chenu fustige pour sa part des « grosses ficelles complètement ringardes qui sont, juste avant les élections, d&rsquo;allumer les sujets qui fâchent dans le pays et qui ne seront surtout pas traités ».</p>
<p><strong>&#8211; « Reconquête républicaine » &#8211;</strong></p>
<p>Peuplé de plus de 15.000 habitants, Bourtzwiller a été choisi pour cette visite parce qu&rsquo;il a « de vraies difficultés », a indiqué Emmanuel Macron, en citant la présence d' »associations qui prônaient de sortir de la République », « la déscolarisation, des influences extérieures »&#8230;</p>
<p>Il est l&rsquo;un des 47 « Quartiers de reconquête républicaine » (QRR) de France, un dispositif créé en 2018 pour lutter contre la délinquance et les trafics. Avec le récent renforcement du nombre de policiers, porté à 22 contre 7 auparavant, « l&rsquo;atmosphère est plus apaisée » et les habitants « ont plus confiance » dans les forces de l&rsquo;ordre, a souligné le brigadier-chef Bouizy Fathia.</p>
<p>Bourtzwiller est aussi l&rsquo;un des 17 territoires de lutte contre la radicalisation, définis depuis quelques mois, où sont mises en place des cellules contre l&rsquo;islamisme et le repli communautaire (Clir) dont le chef de l&rsquo;Etat souhaite renforcer l&rsquo;action.</p>
<p>Accompagné de plusieurs membres du gouvernement, dont Laurent Nuñez (Intérieur), Julien de Normandie (Ville et Logement), Gabriel Attal (Jeunesse) et Roxana Maracineanu (Sports) &#8211; Emmanuel Macron s&rsquo;exprimera en fin d&rsquo;après-midi sur le financement des lieux de culte, notamment depuis l&rsquo;étranger, la scolarisation d&rsquo;enfants dans des écoles hors-contrat et la structuration de l&rsquo;islam de France.</p>
<p>Pourrait ainsi être évoqué le dossier de l&rsquo;immense mosquée An-Nour en cours de construction à Mulhouse grâce en large partie à des financements d&rsquo;une ONG du Qatar.</p>
<p>Emmanuel Macron consacrera la seconde partie de son déplacement au volet « positif » de sa stratégie, à savoir la « reconquête républicaine » des quartiers basée sur des services publics plus présents et efficaces et sur le réseau associatif. Au cours d&rsquo;une table-ronde, il échangera ainsi avec des associations sociales, cultuelles ou culturelles &#8211; comme l&rsquo;atelier du cirque Zavatta, les Mamans citoyennes ou l&rsquo;association d’insertion Base &#8211; avant de rencontrer des responsables sportifs.</p>
<p>Le chef de l&rsquo;Etat ne devrait en revanche pas s&rsquo;aventurer sur les dossiers très sensibles de la laïcité et du port du voile ou sur une réforme de l&rsquo;organisation de l&rsquo;islam de France, actuellement à l&rsquo;étude.</p>
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