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	<title>révolution &#8211; Atlasinfo</title>
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	<title>révolution &#8211; Atlasinfo</title>
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	<item>
		<title>Tunisie: malgré la démocratisation, une révolution inachevée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Dec 2020 11:30:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Newsletter]]></category>
		<category><![CDATA[révolution]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[La Tunisie s'est débarrassée il y a dix ans du régime dictatorial et kleptocrate de Zine el Abidine Ben Ali. Mais ni la justice ni l'appareil sécuritaire n'ont été réformés, et l'économie, durablement grippée, reste sous la coupe de quelques clans.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="txt-textContent tinyscrollbar-y jq_ScrollBar initialized scrollbar-visible">
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<p>Lorsque Ben Ali a fui le 14 janvier 2011, après une manifestation monstre inédite, seuls quelques membres de la famille et conseillers directs ont quitté le pouvoir avec lui.</p>
<p>Alors que la police fut le principal pilier du régime, seuls « 54 cadres du ministère de l&rsquo;Intérieur ont été écartés en 2011 », puis une poignée d&rsquo;autres en 2013, explique Oula Ben Nejma, vice-présidente de l&rsquo;organisation de réforme pénale et sécuritaire, qui a dirigé les investigations de la « justice transitionnelle ».</p>
<p>« Ils n&rsquo;ont pas été jugés ni sanctionnés, et les autres ont vu leur carrière continuer à évoluer, y compris ceux qui sont poursuivis par la justice spécialisée pour des crimes commis sous Ben Ali », ajoute-t-elle.</p>
<p>Dans la foulée de la révolution, quelques tortionnaires ont été condamnés, le service de Sûreté de l&rsquo;Etat, qui torturait ouvertement dans les geôles du ministère de l&rsquo;Intérieur, a été dissous, et la Constitution de 2014, saluée à l&rsquo;international, a clairement redéfini le rôle de la police en démocratie.</p>
<p>Mais, après une période d&rsquo;ouverture, « des démons du passé ont voulu reprendre du service », affirme Sihem Bensedrine, ex-présidente de l&rsquo;Instance vérité et dignité (IVD), institution créée après la révolution pour enquêter sur les crimes des dictatures.</p>
<p>Le fléau du jihadisme a ranimé la tentation sécuritaire et ralenti les efforts pour mieux respecter les droits des justiciables, avec des mesures de surveillance peu encadrées, et un état d&rsquo;urgence en vigueur sans discontinuer depuis une série d&rsquo;attentats en 2015.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2> « Courage kamikaze »</h2>
<p>Certains syndicats de police formés après 2011 sont devenus des instruments de pression politique, avec des interventions parfois musclées dans des tribunaux pour empêcher toute poursuite contre des forces de l&rsquo;ordre.</p>
<p>Si la torture n&rsquo;est plus érigée en système, le vent démocratique n&rsquo;a pas balayé cette pratique: depuis 2013, l&rsquo;Organisation mondiale contre la torture a pris en charge 500 victimes directes, et dénonce l' »impunité quasi totale » des auteurs.</p>
<p>Lorsque des tribunaux spéciaux ont commencé en 2018 à juger les meurtres, viols et tortures commis entre 1955 et 2013, les autorités sécuritaires ont entravé le processus et les policiers témoins ou accusés ont quasiment tous refusé de comparaître.</p>
<p>Pour s&rsquo;assurer que les dérives du régime déchu ne se reproduisent pas, l&rsquo;IVD, dont le difficile mandat s&rsquo;est achevé en 2018, avait notamment préconisé la création d&rsquo;une « instance de contrôle de la police », et d&rsquo;un service de renseignement soumis à un contrôle parlementaire. Des recommandations restées lettre morte.</p>
<p>Pire: à défaut d&rsquo;améliorer la formation ou les conditions de travail des policiers, les autorités ont à plusieurs reprises tenté de faire passer une loi leur accordant davantage d&rsquo;impunité dans le recours à la force. Elles y ont renoncé face au rejet de la société civile.</p>
<p>« Il faut un courage politique presque kamikaze » pour s&rsquo;attaquer à une réforme des secteurs de la police et judiciaire, qui ont de profonds relais politiques, estime le politologue Selim Kharrat.</p>
<p>Au sein de la justice, largement instrumentalisée sous le régime déchu, les magistrats les plus en vue de l&rsquo;ère Ben Ali ont été écartés, mais rien n&rsquo;a été fait pour demander des comptes aux juges corrompus.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2> Economie de rente</h2>
<p>Dans son rapport final en 2019, l&rsquo;IVD préconisait un renforcement de l&rsquo;indépendance des magistrats et des tribunaux administratifs &#8211; là encore sans que cela ne se soit concrétisé.</p>
<p>Mais dans cette démocratie saluée comme la seule réussite du Printemps arabe, avec une nouvelle Constitution, des élections libres et une liberté d&rsquo;expression, le plus vaste chantier reste celui de la réforme de l&rsquo;économie.</p>
<p>« On a fait des droits civiques et politiques une priorité, mais on a négligé les droits économiques et environnementaux », dit Selim Kharrat.</p>
<p>Il se réjouit que, depuis deux ans, le débat public se saisisse d&rsquo;une clef du problème: le « capitalisme de copinage », entretenu par l&rsquo;Etat, « et ces conglomérats familiaux qui ont la mainmise » sur des pans de l&rsquo;économie.</p>
<p>Ce système de rente consistant à confier des privilèges d&rsquo;exploitation à telle ou telle famille durant les colonisations s&rsquo;est amplifié sous Ben Ali. Et il continue à limiter l&rsquo;accès aux affaires à ceux qui sont extérieurs au cénacle, au détriment du développement du pays.</p>
<p>Ainsi, « l&rsquo;Etat impose aux compagnies de transport routier d&rsquo;avoir soit un seul camion, soit plus de 18 &#8211; garantissant aux gros acteurs déjà en place de se partager le marché sans concurrence », prend pour exemple Louaï Chebbi, président de l&rsquo;ONG Alerte, lancée récemment pour lutter contre ce fléau.</p>
<p>De même, chaque marque de voiture ne peut être importée que par un seul concessionnaire, garantissant de juteuses exclusivités à un groupe longtemps détenu par un gendre de Ben Ali et racheté en 2013 par une famille bien établie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2> Nostalgie de l&rsquo;ancien régime</h2>
<p>Signe que la chute du régime n&rsquo;a pas mis fin aux mauvaises habitudes, la perception de la corruption a augmenté depuis la chute de Ben Ali: la Tunisie a perdu 15 places entre 2010 et 2017 au classement de l&rsquo;ONG Transparency.</p>
<p>Les participations croisées de plusieurs conglomérats et de l&rsquo;Etat dans les banques compliquent l&rsquo;accès au crédit pour ceux qui n&rsquo;appartiennent pas aux réseaux existants.</p>
<p>Des start-ups ayant lancé des systèmes de paiement via smartphone ont été écartées par l&rsquo;obligation d&rsquo;avoir un capital d&rsquo;au moins cinq millions de dinars (1,5 million d&rsquo;euros), un montant plus élevé qu&rsquo;ailleurs. Là aussi au bénéfice d&rsquo;acteurs établis, déplore M. Chebbi.</p>
<p>Ce système d&rsquo;autorisations existe jusqu&rsquo;au bas de l&rsquo;échelle, perpétuant un clientélisme qui exclut des secteurs entiers de la société.</p>
<p>Or, le marasme social (inflation, hausse du chômage&#8230;.), accentué par les retombées dévastatrices du Covid-19, sapent la démocratisation et alimentent même une nostalgie de l&rsquo;ancien régime, qui cultivait l&rsquo;image d&rsquo;une réussite économique.</p>
<p>Ce contexte risque de « remettre en cause tout ce que l&rsquo;on a réalisé sur le plan politique », met en garde Radhouane Erguez, du laboratoire d&rsquo;idées Joussour.</p>
</div>
</div>
</div>
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		<title>Tunisie: malgré la démocratisation, une révolution inachevée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Dec 2020 06:17:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[En direct]]></category>
		<category><![CDATA[révolution]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[La Tunisie s'est débarrassée il y a dix ans du régime dictatorial et kleptocrate de Zine el Abidine Ben Ali. Mais ni la justice ni l'appareil sécuritaire n'ont été réformés, et l'économie, durablement grippée, reste sous la coupe de quelques clans.]]></description>
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<p>Lorsque Ben Ali a fui le 14 janvier 2011, après une manifestation monstre inédite, seuls quelques membres de la famille et conseillers directs ont quitté le pouvoir avec lui.</p>
<p>Alors que la police fut le principal pilier du régime, seuls « 54 cadres du ministère de l&rsquo;Intérieur ont été écartés en 2011 », puis une poignée d&rsquo;autres en 2013, explique Oula Ben Nejma, vice-présidente de l&rsquo;organisation de réforme pénale et sécuritaire, qui a dirigé les investigations de la « justice transitionnelle ».</p>
<p>« Ils n&rsquo;ont pas été jugés ni sanctionnés, et les autres ont vu leur carrière continuer à évoluer, y compris ceux qui sont poursuivis par la justice spécialisée pour des crimes commis sous Ben Ali », ajoute-t-elle.</p>
<p>Dans la foulée de la révolution, quelques tortionnaires ont été condamnés, le service de Sûreté de l&rsquo;Etat, qui torturait ouvertement dans les geôles du ministère de l&rsquo;Intérieur, a été dissous, et la Constitution de 2014, saluée à l&rsquo;international, a clairement redéfini le rôle de la police en démocratie.</p>
<p>Mais, après une période d&rsquo;ouverture, « des démons du passé ont voulu reprendre du service », affirme Sihem Bensedrine, ex-présidente de l&rsquo;Instance vérité et dignité (IVD), institution créée après la révolution pour enquêter sur les crimes des dictatures.</p>
<p>Le fléau du jihadisme a ranimé la tentation sécuritaire et ralenti les efforts pour mieux respecter les droits des justiciables, avec des mesures de surveillance peu encadrées, et un état d&rsquo;urgence en vigueur sans discontinuer depuis une série d&rsquo;attentats en 2015.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2> « Courage kamikaze »</h2>
<p>Certains syndicats de police formés après 2011 sont devenus des instruments de pression politique, avec des interventions parfois musclées dans des tribunaux pour empêcher toute poursuite contre des forces de l&rsquo;ordre.</p>
<p>Si la torture n&rsquo;est plus érigée en système, le vent démocratique n&rsquo;a pas balayé cette pratique: depuis 2013, l&rsquo;Organisation mondiale contre la torture a pris en charge 500 victimes directes, et dénonce l' »impunité quasi totale » des auteurs.</p>
<p>Lorsque des tribunaux spéciaux ont commencé en 2018 à juger les meurtres, viols et tortures commis entre 1955 et 2013, les autorités sécuritaires ont entravé le processus et les policiers témoins ou accusés ont quasiment tous refusé de comparaître.</p>
<p>Pour s&rsquo;assurer que les dérives du régime déchu ne se reproduisent pas, l&rsquo;IVD, dont le difficile mandat s&rsquo;est achevé en 2018, avait notamment préconisé la création d&rsquo;une « instance de contrôle de la police », et d&rsquo;un service de renseignement soumis à un contrôle parlementaire. Des recommandations restées lettre morte.</p>
<p>Pire: à défaut d&rsquo;améliorer la formation ou les conditions de travail des policiers, les autorités ont à plusieurs reprises tenté de faire passer une loi leur accordant davantage d&rsquo;impunité dans le recours à la force. Elles y ont renoncé face au rejet de la société civile.</p>
<p>« Il faut un courage politique presque kamikaze » pour s&rsquo;attaquer à une réforme des secteurs de la police et judiciaire, qui ont de profonds relais politiques, estime le politologue Selim Kharrat.</p>
<p>Au sein de la justice, largement instrumentalisée sous le régime déchu, les magistrats les plus en vue de l&rsquo;ère Ben Ali ont été écartés, mais rien n&rsquo;a été fait pour demander des comptes aux juges corrompus.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2> Economie de rente</h2>
<p>Dans son rapport final en 2019, l&rsquo;IVD préconisait un renforcement de l&rsquo;indépendance des magistrats et des tribunaux administratifs &#8211; là encore sans que cela ne se soit concrétisé.</p>
<p>Mais dans cette démocratie saluée comme la seule réussite du Printemps arabe, avec une nouvelle Constitution, des élections libres et une liberté d&rsquo;expression, le plus vaste chantier reste celui de la réforme de l&rsquo;économie.</p>
<p>« On a fait des droits civiques et politiques une priorité, mais on a négligé les droits économiques et environnementaux », dit Selim Kharrat.</p>
<p>Il se réjouit que, depuis deux ans, le débat public se saisisse d&rsquo;une clef du problème: le « capitalisme de copinage », entretenu par l&rsquo;Etat, « et ces conglomérats familiaux qui ont la mainmise » sur des pans de l&rsquo;économie.</p>
<p>Ce système de rente consistant à confier des privilèges d&rsquo;exploitation à telle ou telle famille durant les colonisations s&rsquo;est amplifié sous Ben Ali. Et il continue à limiter l&rsquo;accès aux affaires à ceux qui sont extérieurs au cénacle, au détriment du développement du pays.</p>
<p>Ainsi, « l&rsquo;Etat impose aux compagnies de transport routier d&rsquo;avoir soit un seul camion, soit plus de 18 &#8211; garantissant aux gros acteurs déjà en place de se partager le marché sans concurrence », prend pour exemple Louaï Chebbi, président de l&rsquo;ONG Alerte, lancée récemment pour lutter contre ce fléau.</p>
<p>De même, chaque marque de voiture ne peut être importée que par un seul concessionnaire, garantissant de juteuses exclusivités à un groupe longtemps détenu par un gendre de Ben Ali et racheté en 2013 par une famille bien établie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2> Nostalgie de l&rsquo;ancien régime</h2>
<p>Signe que la chute du régime n&rsquo;a pas mis fin aux mauvaises habitudes, la perception de la corruption a augmenté depuis la chute de Ben Ali: la Tunisie a perdu 15 places entre 2010 et 2017 au classement de l&rsquo;ONG Transparency.</p>
<p>Les participations croisées de plusieurs conglomérats et de l&rsquo;Etat dans les banques compliquent l&rsquo;accès au crédit pour ceux qui n&rsquo;appartiennent pas aux réseaux existants.</p>
<p>Des start-ups ayant lancé des systèmes de paiement via smartphone ont été écartées par l&rsquo;obligation d&rsquo;avoir un capital d&rsquo;au moins cinq millions de dinars (1,5 million d&rsquo;euros), un montant plus élevé qu&rsquo;ailleurs. Là aussi au bénéfice d&rsquo;acteurs établis, déplore M. Chebbi.</p>
<p>Ce système d&rsquo;autorisations existe jusqu&rsquo;au bas de l&rsquo;échelle, perpétuant un clientélisme qui exclut des secteurs entiers de la société.</p>
<p>Or, le marasme social (inflation, hausse du chômage&#8230;.), accentué par les retombées dévastatrices du Covid-19, sapent la démocratisation et alimentent même une nostalgie de l&rsquo;ancien régime, qui cultivait l&rsquo;image d&rsquo;une réussite économique.</p>
<p>Ce contexte risque de « remettre en cause tout ce que l&rsquo;on a réalisé sur le plan politique », met en garde Radhouane Erguez, du laboratoire d&rsquo;idées Joussour.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie: décès de la blogueuse Lina Ben Mhenni, une figure de la révolution</title>
		<link>https://dev.atlasinfo.fr/maghreb/tunisie-deces-de-la-blogueuse-lina-ben-mhenni-une-figure-de-la-revolution/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Jan 2020 10:44:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[blogueuse]]></category>
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					<description><![CDATA[La célèbre blogueuse tunisienne Lina Ben Mhenni, à la pointe du soulèvement ayant permis la chute du régime Ben Ali en 2011, est décédée lundi à l&#8217;âge de 36 ans des suites d&#8217;une longue maladie, a-t-on appris auprès de son entourage. Militante de droits humains, la jeune femme souffrait depuis de nombreuses années d&#8217;une malade chronique. Après &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La célèbre blogueuse tunisienne Lina Ben Mhenni, à la pointe du soulèvement ayant permis la chute du régime Ben Ali en 2011, est décédée lundi à l&rsquo;âge de 36 ans des suites d&rsquo;une longue maladie, a-t-on appris auprès de son entourage.</p>
<p>Militante de droits humains, la jeune femme souffrait depuis de nombreuses années d&rsquo;une malade chronique. Après la révolution ayant chassé Zine el Abidine Ben Ali du pouvoir, son nom avait circulé pour le Nobel de la Paix, fin 2011.</p>
<section class="mbl txtcenter"></section>
<p>Avant la chute de la dictature, et malgré les risques, Lina Ben Mhenni avait durant des années témoigné sur internet des dérives du régime Ben Ali. Pour alimenter son blog « atunisiangirl », elle s&rsquo;était déplacée dans de nombreuses villes défavorisées de l&rsquo;intérieur du pays.</p>
<p>Munie de sa petite caméra, elle avait retransmis, via les réseaux sociaux, les premières manifestations de colère des habitants contre le pouvoir.</p>
<section class="mbl txtcenter"></section>
<p>Après l&rsquo;immolation par le feu du vendeur ambulant <a class="surligner" href="https://www.lepoint.fr/tags/mohamed-bouazizi">o</a>M<span style="text-transform: initial;">hamed Bouazizi</span><span style="text-transform: initial;"> le 17 décembre 2010, Lina Ben Mhenni avait été la première blogueuse à se rendre à Sidi Bouzid, berceau de la révolution.</span></p>
<p>Sa chronique de la révolution en français, anglais et arabe fut le point d&rsquo;orgue de cet engagement contre la dictature.</p>
<p>En 2011, Lina Ben Mhenni en avait tiré un ouvrage, « Tunisian Girl, blogueuse pour un printemps arabe ».</p>
<p>Elle avait ensuite continué son militantisme pour défendre les droits fondamentaux en Tunisie, participant malgré sa santé fragile à de nombreuses manifestations et à des procès touchant la liberté d&rsquo;expression.</p>
<p>Cette « voix de la révolte tunisienne », assistante en langue anglaise dans une faculté de Tunis, avait reconnu ces derniers mois vivre un calvaire, dénonçant au passage l&rsquo;état des hôpitaux de la capitale.</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Le Raja de Casablanca est prêt à jouer son match contre l&#8217;Espérance de Tunis</title>
		<link>https://dev.atlasinfo.fr/en-direct/le-raja-de-casablanca-est-pret-a-jouer-son-match-contre-lesperance-de-tunis/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Jan 2020 10:53:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[En direct]]></category>
		<category><![CDATA[Sport]]></category>
		<category><![CDATA[beIN]]></category>
		<category><![CDATA[révolution]]></category>
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					<description><![CDATA[L&#8217;entraîneur du Raja de Casablanca, Jamal Sellami, a affirmé, vendredi soir à Tunis, que son équipe a fait le déplacement à Tunis afin d&#8217;obtenir un résultat positif lors du match contre l&#8217;Espérance Sportive de Tunis, prévu samedi à Radès pour le compte de la 5e journée de la phase de groupes (Gr D) de la &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;entraîneur du Raja de Casablanca, Jamal Sellami, a affirmé, vendredi soir à Tunis, que son équipe a fait le déplacement à Tunis afin d&rsquo;obtenir un résultat positif lors du match contre l&rsquo;Espérance Sportive de Tunis, prévu samedi à Radès pour le compte de la 5e journée de la phase de groupes (Gr D) de la Ligue des champions d&rsquo;Afrique de football.</p>
<p>Lors d&rsquo;une conférence de presse à Radès (banlieue de Tunis), le coach des Verts a indiqué que le match contre l&rsquo;Espérance sportive est « très important pour le Raja de Casablanca en Ligue des champions », ajoutant que le derby maghrébin sera très alléchant, d’autant plus que « nous ferons face à une équipe solide qui occupe la première place du groupe et qui a considérablement développé ses performances, surtout après sa participation récemment à la Coupe du monde des clubs ».</p>
<p>Sellami a, de même, formulé le vœu que les joueurs du Raja de Casablanca seront physiquement préparés « malgré l&rsquo;accumulation de matchs et les blessures qui nous ont privés de certains joueurs importants ».</p>
<p>Le match des Verts contre la formation tunisoise « est important mais pas décisif et ses points sont importants pour nous, en attendant le dernier match à Casablanca », a-t-il expliqué.</p>
<p>Abordant la nature des contraintes rencontrées par l’équipe du Raja, il a notamment évoqué la pression des matches et les blessures des joueurs, notant que son équipe « a joué 13 matchs au cours des 50 derniers jours à raison d&rsquo;un match tous les trois jours ».</p>
<p>Il a souligné, à ce propos, que « les blessures des joueurs lors de plusieurs matchs constituent le premier adversaire du Raja de Casablanca durant ces derniers temps », notant que l’équipe jouera trois matchs importants durant les prochaines semaines.</p>
<p>« La priorité pour le Raja de Casablanca est la qualification. Ses chances sont toujours intactes et c&rsquo;est là une donne importante », a-t-il relevé, faisant remarquer qu’en revanche, l&rsquo;Espérance sportive de Tunis « a un équilibre dans la composition des joueurs et la continuité de l&rsquo;effectif ».</p>
<p>Pour sa part, Majdy Traoui, entraîneur adjoint de l&rsquo;Espérance, a déclaré que la confrontation contre le Raja de Casablanca serait « essentiellement tactique par excellence et très difficile à jouer, car ce ne sera pas le même match joué précédemment par les deux équipes à Casablanca ».</p>
<p>Le club du Raja de Casablanca « avait beaucoup changé au cours des derniers matchs, car l&rsquo;entraîneur de l&rsquo;équipe avait fait plusieurs changements, comme cela avait été constaté lors du dernier match que le Raja avait joué il y a environ trois jours », a-t-il expliqué.</p>
<p>Et d’ajouter que « la chose la plus importante pour l&rsquo;Espérance est de continuer sur la même voie que nous avons tracé en Ligue des champions africaine, contre une équipe que nous considérons comme importante et très respectable et dont le niveau s&rsquo;améliore d&rsquo;un match à l&rsquo;autre ».</p>
<p>Concernant les difficultés que rencontre l&rsquo;Espérance sportive de Tunis face aux clubs marocains sur son terrain, Traoui a formulé l’espoir que son équipe sera ce samedi en bonne position, d&rsquo;autant plus que le club a récemment fait montre d’un bon niveau devant les supporters tunisiens dans l&rsquo;espoir d&rsquo;obtenir un résultat positif.</p>
<p>S’exprimant pour la même occasion, le défenseur espérantiste Khalil Chamam a fait état de grands ressemblances entre les clubs marocains et tunisiens, notant que l&rsquo;Espérance a besoin d’un point seulement pour assurer sa qualification.</p>
<p>« L’important pour nous est que nous continuions sur cette même lancée », a-t-il insisté.</p>
<p>Avant cette 5e journée, le Raja, triple champion d’Afrique, figure à la deuxième place du classement du groupe D avec 7 points au compteur, accusant un retard de trois unités sur l’actuel leader, l’Espérance sportive de Tunisie (10 points).</p>
<p>Outre l&rsquo;EST et le Raja, ce groupe comprend également l&rsquo;équipe algérienne de JS Kabylie (3e, 4 pts), qui sera en appel à Kinshasa pour affronter ce samedi l&rsquo;AS Vita Club de la RD Congo (17h00).</p>
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