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	<title>réserves &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>Sans sa manne pétrolière, l&#8217;Algérie face au spectre d&#8217;une impasse financière</title>
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		<pubDate>Fri, 25 Dec 2020 00:10:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[La baisse des revenus des hydrocarbures a fait fondre les réserves de change de l'Algérie, mettant en péril une économie déjà fragilisée, ce qui pourrait la contraindre, malgré son opposition de principe, à recourir à l'endettement extérieur.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Perte d&#8217;emplois, fermetures de commerces, baisse du revenu des ménages&#8230; Le ralentissement de l&rsquo;activité économique et commerciale « est ressenti amèrement par la population », constate l&rsquo;économiste Mansour Kedidir, professeur à l&rsquo;Ecole supérieure d&rsquo;économie d&rsquo;Oran.</p>
<p>L&rsquo; économie algérienne, très peu diversifiée et dépendante de la rente pétrolière &#8211;plus de 90% de ses recettes extérieures&#8211;, est surexposée aux fluctuations du prix du baril, dont les cours chutent depuis 2014.</p>
<p>Avec la crise sanitaire liée à la pandémie de coronavirus, l&rsquo;Algérie devrait subir une récession de 5,2% en 2020 ainsi qu&rsquo;un déficit budgétaire parmi les plus élevés de la région, selon le Fonds monétaire international (FMI).</p>
<p>Dans sa loi de finances pour 2021, le gouvernement chiffre le déficit à 2.700 milliards de dinars (17,6 milliards d&rsquo;euros), contre 2.380 milliards de dinars en 2020, soit près de 14% du Produit intérieur brut (PIB).</p>
<p>« En dressant un tableau sombre des finances de l&rsquo;Etat, le ministre des Finances Aymen Benabderrhamane n&rsquo;a pu présenter des perspectives pour une sortie de crise, ce qui est alarmant », souligne M. Kedidir.</p>
<p>Selon lui, « la situation ne nécessite pas uniquement un plan de relance, mais un plan de sauvetage de l&rsquo;économie ».</p>
<p>« Toute initiative est vaine sans l&rsquo;instauration d&rsquo;un climat de confiance et la levée de tous les blocages qui caractérisent la politique gouvernementale », plaide-t-il encore.</p>
<p>La loi de finances 2021, non encore signée par le président Abdelmadjid Tebboune toujours soigné en Allemagne pour un coronavirus, prévoit une baisse des réserves de change à moins de 47 milliards de dollars, avant une reprise progressive les deux années suivantes.</p>
<p>Entre 2014 et 2019, ces réserves ont fondu de près de 65%, selon la Banque centrale. Ce chiffre devrait atteindre près de 75% en 2021.</p>
<p><strong>Entre gel et réductions des dépenses</strong></p>
<p>« Comme d&rsquo;habitude, on répétera les mêmes pratiques: coupes budgétaires, limitations des importations et gel de grands projets, etc », relève M. Kedidir.</p>
<p>Ces mesures « peuvent, tout au plus, retarder l&rsquo;explosion de la crise. Mais pour un temps seulement. Elle n&rsquo;auront aucun impact sans une refonte structurelle de l&rsquo;économie ».</p>
<p>L&rsquo;Algérie a désormais épuisé toutes les possibilités offertes pour le financement du déficit, y compris la planche à billets. Le recours au financement extérieur sera « inéluctable dans 18 mois », a averti l&rsquo;économiste Mahfoud Kouabi dans un entretien au quotidien francophone El Watan.</p>
<p>M. Tebboune a pourtant exclu catégoriquement en mai tout recours au FMI ou à la Banque mondiale, au nom de la « souveraineté nationale », rappelant la mauvaise expérience du pays qui s&rsquo;était endetté auprès du Fonds en 1994.</p>
<p>« Je préfère emprunter auprès des Algériens que d&rsquo;aller vers le FMI ou d&rsquo;autres banques étrangères » car « lorsque nous empruntons auprès de banques étrangères, on ne peut parler ni de la Palestine ni du Sahara occidental », deux causes chères à Alger, avait-il argué.</p>
<p>Mais il pourrait ne pas avoir le choix, à moins de solliciter des « prêts » auprès de pays « amis », comme la Chine.</p>
<p>Une délégation du FMI a effectué en novembre une mission « virtuelle » afin d' »actualiser le cadrage macroéconomique et de discuter des perspectives et priorités pour l&rsquo;Algérie », selon le ministère algérien des Finances.</p>
<p>Les deux parties ont discuté des « instruments à envisager pour contenir le déficit budgétaire, stimuler la croissance et promouvoir une diversification de l&rsquo;économie ».</p>
<p><strong> Sonatrach « en marche dégradée »</strong></p>
<p>Pour diminuer les dépenses publiques, le géant pétrolier Sonatrach a dû « réduire de 14 à 7 milliards de dollars ses charges d&rsquo;exploitation et ses dépenses d&rsquo;investissement afin de préserver les réserves de change », explique l&rsquo;économiste Rabah Reghis.</p>
<p>En conséquence, de nombreux projets ont été reportés et l&rsquo;activité de forage est affectée, ce qui pourrait obliger Sonatrach à s&rsquo;endetter pour terminer l&rsquo;année et résorber le déficit.</p>
<p>Le gel de projets, la réduction des dépenses d&rsquo;exploitation et de maintenance des installations et la baisse des effectifs induite par la pandémie ont un impact négatif sur la production, confirme une source au ministère de l&rsquo;Energie.</p>
<p>L&rsquo;ensemble des opérations du secteur pétrolier est « en marche dégradée ».</p>
<p>« Le comble dans la politique actuelle est qu&rsquo;on table encore sur la hausse du prix du pétrole pour financer le budget alors que la rente (pétrolière) n&rsquo;est pas tributaire du marché international mais du niveau de la production des hydrocarbures qui a baissé », observe M. Kedidir.</p>
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