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	<title>répression &#8211; Atlasinfo</title>
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	<title>répression &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>Face à de nouvelles expressions du mécontentement, les autorités algérienne accentuent la répression (Amnesty)</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Apr 2025 10:04:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[En réaction à un nouveau mouvement de protestation en ligne et dans la période précédant le sixième anniversaire du Hirak en février 2025, les autorités algériennes ont intensifié leur répression implacable de toute opposition pacifique en procédant à des arrestations arbitraires et des poursuites judiciaires injustes aboutissant à de longues peines d’emprisonnement, a déclaré Amnesty International.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<header class="wp-block-group article-header is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow"></header>
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<p>« Ces cinq derniers mois, les autorités algériennes ont arrêté et condamné au moins 23 militant·e·s et journalistes, en particulier pour leur soutien au mouvement de protestation en ligne « Manich Radi » (Je ne suis pas satisfait·e), lancé en décembre 2024 pour dénoncer les restrictions des droits fondamentaux et la situation socioéconomique difficile dans le pays », indique un communiqué qu&rsquo;Amnesty international vient de publier.</p>
<p>« Toutes ces personnes ont été arrêtées uniquement pour avoir exercé pacifiquement leurs droits fondamentaux, et la majorité d’entre elles purgent actuellement des peines d’emprisonnement ou sont dans l’attente de leur procès », a précisé Amnesty.</p>
<p>« La stratégie d’étouffement du militantisme en ligne poursuivie par les autorités algériennes est inquiétante et doit cesser. Rien ne saurait justifier d’arrêter et d’emprisonner des gens uniquement parce qu’ils ont exprimé leur mécontentement face à la situation politique et socioéconomique. Toutes les personnes détenues pour le seul exercice pacifique de leur droit à la liberté d’expression doivent être immédiatement libérées », a déclaré Heba Morayef, directrice régionale d’Amnesty International pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.</p>
<p>Amnesty International a enquêté sur neuf cas emblématiques de militant·e·s et de journalistes pris pour cible en raison de leurs publications en ligne. Sept de ces personnes ont été déclarées coupables et condamnées à des peines de 18 mois à cinq ans d’emprisonnement uniquement pour s’être exprimées et avoir milité en ligne. Cinq ont été jugées dans le cadre d’une procédure accélérée, qui ne leur a pas laissé le temps de se défendre correctement, en violation de leur droit à un procès équitable. Les autorités ont aussi détenu une militante et un journaliste pendant plusieurs jours et soumis ce dernier à une interdiction abusive et arbitraire de voyager et de publier.</p>
<p><span style="font-size: 17.5px;">« Cette dernière vague d’arrestations arbitraires et de procès injustes montre que les autorités sont clairement déterminées à réprimer toute expression d’un mécontentement en ligne et à sanctionner les personnes qui ne font qu’exercer leurs droits fondamentaux et dénoncer l’injustice », a estimé Heba Morayef<i>.</i></span></p>
<p>Pour Amnesty, « les autorités doivent cesser de réprimer l’opposition pacifique et de punir l’exercice légitime du droit à la liberté d’expression. Elles doivent aussi mener dans les meilleurs délais des enquêtes approfondies, indépendantes, impartiales, transparentes et efficaces sur les accusations de violations des droits humains et traduire en justice, dans le cadre d’un procès équitable, toute personne soupçonnée d’en être responsable ».</p>
<p>Pour parvenir à ses conclusions, « Amnesty International a examiné les décisions de justice en question, a consulté des documents juridiques, les contenus incriminés publiés par les victimes et des informations parues dans les médias, et s’est entretenue avec 11 personnes ayant donné leur consentement pour que l’organisation évoque leur cas dans ses publications ».</p>
<p>Selon Amnesty, depuis le début du Hirak en février 2019, les autorités algériennes ont instrumentalisé le système judiciaire pour museler la dissidence pacifique, arrêtant arbitrairement et poursuivant pénalement des centaines de militant·e·s, de défenseur·e·s des droits humains, de manifestant·e·s et de journalistes n’ayant fait qu’exercer leurs droits à la liberté de réunion, d’association et d’expression, notamment sur les réseaux sociaux, ce qui a entraîné une érosion constante des droits humains dans ce pays.</p>
</div>
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		<title>Les répressions des libertés dans les camps de Tindouf et l&#8217;impunité du Polisario dénoncées au CDH à Genève</title>
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		<pubDate>Fri, 21 Mar 2025 21:03:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[camps de Tindouf]]></category>
		<category><![CDATA[CDH]]></category>
		<category><![CDATA[Polisario]]></category>
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					<description><![CDATA[Des ONG sahraouies ont dénoncé, vendredi lors de la 58è session du Conseil des droits de l&#8217;Homme (CDH), les injustices et la répression des libertés dont sont victimes les populations séquestrées dans les camps de Tindouf, en Algérie, ainsi que l’impunité dont jouissent les dirigeants du Polisario. Intervenant au titre du point 4 du débat &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Des ONG sahraouies ont dénoncé, vendredi lors de la 58è session du Conseil des droits de l&rsquo;Homme (CDH), les injustices et la répression des libertés dont sont victimes les populations séquestrées dans les camps de Tindouf, en Algérie, ainsi que l’impunité dont jouissent les dirigeants du Polisario.</strong></p>
<p>Intervenant au titre du point 4 du débat général, Mme Rabab Eddah, de l’ONG Promotion du Développement Économique et Social (PDES), a souligné que la situation des droits de l’homme dans les camps de Tindouf nécessite une attention urgente, car les habitants y sont confrontés à de graves violations en l&rsquo;absence de tout contrôle ou protection juridique.</p>
<p>Elle a noté que le Polisario continue d’imposer des politiques répressives qui musèlent toute voix dissidente et privent les populations de leurs droits les plus élémentaires. Le Polisario interdit les partis politiques et impose de graves restrictions à la liberté d&rsquo;expression, tout en harcelant les défenseurs des droits humains, les journalistes, les militants et les blogueurs, a-t-elle dit.</p>
<p>Ces violations commises par le Polisario à l’encontre des défenseures des droits de l’Homme dans les camps de Tindouf, restent loin de tout contrôle du pays hôte, l&rsquo;État algérien, qui assume l&rsquo;entière responsabilité des violations commises sur son territoire conformément aux règles du droit international, a ajouté la militante sahraouie. De son côté, Mme Saadani Maolainin, de l’ONG « OCAPROCE International », a exprimé sa préoccupation concernant l’absence de liberté d’expression et d’opinion dans les camps de Tindouf, soulignant que les populations sahraouies ne peuvent pas exercer ce droit fondamental essentiel garanti par l&rsquo;article 19 de la Déclaration universelle des droits de l&rsquo;homme, sans crainte de représailles ni de punition.</p>
<p>Selon cette ancienne déportée sahraouie à Cuba, des milliers de personnes dans les camps de Tindouf ont été torturées et emprisonnées pour avoir simplement dénoncé la réalité sur le terrain ou pour avoir osé manifester pacifiquement contre l’injustice et l’impunité.</p>
<p>Dénonçant cinquante ans d’impunité et d’injustice sociale contre les populations vulnérables des camps de Tindouf, Mme Saadani a appelé à une véritable solution pacifique au conflit créé autour du Sahara marocain, affirmant, à ce propos, que le plan d’autonomie proposé par le Royaume du Maroc est une solution juste qui garantit les droits humains et les conditions d’une vie digne pour la population locale.</p>
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		<title>Droits de l’Homme en Algérie : Le tout répressif pour faire taire toute revendication</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Apr 2023 12:01:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Comité des droits de l'homme]]></category>
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					<description><![CDATA[La dégradation de la situation des droits humains en Algérie est plus que jamais préoccupante. En témoigne la nouvelle vague de répression qui est en train de s&#8217;abattre sur tous ceux qui défendent les droits de l’Homme et la liberté d’expression, actuellement objet de violences et de poursuites judiciaires souvent abusives. En effet, pour en &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="modal-header add-more-font-size-dep"><strong>La dégradation de la situation des droits humains en Algérie est plus que jamais préoccupante. En témoigne la nouvelle vague de répression qui est en train de s&rsquo;abattre sur tous ceux qui défendent les droits de l’Homme et la liberté d’expression, actuellement objet de violences et de poursuites judiciaires souvent abusives.</strong></div>
<div class="modal-body fixContentHeightDepeche">
<div class="sectionDepeche">
<p class="justifyText add-more-font-size-dep" dir="ltr">En effet, pour en découdre définitivement avec la contestation, le pouvoir algérien ne recule pas à utiliser des faux fuyants pour traquer journalistes, avocats, syndicalistes, défenseurs des droits de l’Homme et toute autre voix discordante qui s’élève contre un pouvoir inaudible aux aspirations des Algériens pour la liberté et la démocratie.</p>
<p>La condamnation, le 2 avril dernier par le tribunal de Sidi M’Hamed à Alger, du journaliste Ihsane El Kadi âgé de 63 ans, critique du pouvoir, à cinq ans de prison, dont trois ferme, pour « financement étranger », est loin d’être un cas isolé.</p>
<p>Cette énième condamnation d’un journaliste s’inscrit en droite ligne de la logique du tout répressif choisie par le système algérien. Un pouvoir qui use, sans modération aucune, des arrestations policières et judiciaires à l’encontre de tous ceux qui osent exprimer leur opposition au régime.</p>
<p>Plus grave, le tribunal a prononcé la dissolution de la société « Interface Médias », éditrice des deux médias dirigés par Ihsane El Kadi, la confiscation de tous ses biens saisis, et dix millions de dinars d’amende (plus de 68000 euros) contre son entreprise.</p>
<p>Il faut rappeler que depuis fin décembre, l’agence « Interfaces Médias », pôle regroupant « Radio M » et le magazine « Maghreb émergent », a été fermée et mise sous scellés, et son fondateur Ihsane El Kadi arrêté.</p>
<p>Cette nouvelle condamnation a suscité un tollé général au sein de la société civile. Le Comité national pour la libération des détenus (CNLD) l’a qualifiée de « verdict de la honte ».</p>
<p>« C’est un jour triste pour la presse en Algérie, pour la démocratie et pour l’image du pays », soutient le réalisateur Bachir Derrais.</p>
<p>Le pouvoir algérien ne va pas s’arrêter là. Il a annoncé une nouvelle loi sur la presse qu&rsquo;il compte adopter en vue de mettre la presse indépendante algérienne sur la corde raide, en la soumettant à davantage de pressions et de contrôle.</p>
<p>Pour faire taire toute revendication, la logique répressive du régime algérien prend de plus en plus pour cible les partis politiques et les organisations de défense de droits de l’Homme.</p>
<p>La dissolution en catimini, en janvier dernier, de la Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l&rsquo;Homme (LADDH) et du « Rassemblement Actions Jeunesse » (RAJ), deux des plus importantes associations de défense des droits de l&rsquo;Homme en Algérie, en est la traduction la plus parfaite de cette dérive dangereuse.</p>
<p>D’abord, ces dissolutions ont lieu dans un climat où les défenseurs des droits de l’Homme ne se sentent pas en sécurité pour exercer leur droit à la liberté d&rsquo;expression, de réunion pacifique et d’association.</p>
<p>Ensuite, comme l’affirment les dirigeants de la LADDH, ces dissolutions se sont opérées en catimini.</p>
<p class="justifyText add-more-font-size-dep" dir="ltr">Ces derniers n&rsquo;étaient pas au courant de l&rsquo;existence de cette plainte, comme ils n&rsquo;ont pas été convoqués au procès qui s&rsquo;est déroulé en catimini. Le 22 janvier, la Ligue annonçait officiellement qu’elle avait bel et bien cessé d’exister juridiquement, dénonçant l’ »acharnement continu » la visant par le biais de ce jugement « d’une extrême gravité ».</p>
<p>Fait du hasard, les bureaux de la Ligue à Bejaïa et à Tizi Ouzou, parmi les plus actifs en Algérie, étaient mis sous scellés dès le lendemain.</p>
<p>Saïd Salhi , vice-président de la LADDH, qui a dû fuir en juin dernier Alger en sait quelque chose. C’est de son refuge belge qu’il a appris, incrédule, la dissolution de la Ligue sous la forme d’un document diffusé le 20 janvier sur les réseaux sociaux.</p>
<p>Il faut reconnaître qu’en matière des droits de l&rsquo;Homme, l&rsquo;Algérie est un pays pointé du doigt que ce soit au niveau des instances onusiennes qu’auprès des autres organisations défendant les droits humains.</p>
<p>Mary Lawlor, Rapporteuse Spéciale des Nations unies sur la situation des défenseurs des droits de l’Homme a exprimé récemment sa préoccupation de la répression croissante contre la société civile par les autorités algériennes.</p>
<p>Elle soutient que « la décision de dissoudre ces deux associations des droits humains démontre une répression alarmante des organisations de la société civile et porte gravement atteinte à l&rsquo;espace dont disposent les défenseurs des droits de l’Homme ».</p>
<p>Au Conseil des droits humains (CDH) à Genève, l’Algérie a essuyé le 11 novembre 2022 les critiques des Etats-Unis mais aussi du Royaume-Uni et de l’Allemagne lors de son examen périodique universel (EPU).</p>
<p>Alger s’est vu réclamer par la représentante américaine d’abroger les amendements de l’article 87 bis du Code pénal qui « contiennent une définition exagérément vaste du terrorisme » et de libérer « les journalistes, défenseurs des droits humains et ceux qui sont détenus en vertu de cette disposition ».</p>
<p>L’Algérie a également été priée de « cesser de harceler journalistes et défenseurs des droits humains et de retirer les accusations d’atteinte à l’unité nationale ».</p>
<p>Ces amendements, adoptés en juin 2021, assimilent désormais à du « terrorisme » ou à du « sabotage » tout appel à « changer le système de gouvernance par des moyens non constitutionnels ». Résultat : Quelque 300 prisonniers d’opinion croupissent, certains depuis plus de trois ans et sans le moindre procès, dans les geôles algériennes, souvent accusés de terrorisme.</p>
<p>Le 29 mars 2023, à l’occasion de l’examen périodique universel de l’Algérie, les organisations de la société civile ont exprimé leur dépit à la suite du refus par le gouvernement algérien des recommandations relatives à la liberté d’expression, de réunion pacifique, d’association et aux détentions arbitraires.</p>
<p>La loi sur les réunions et les rassemblements publics est considérée trop restrictive et des manifestants pacifiques sont arrêtés sous le prétexte de « rassemblements non armés ».</p>
<p>Des juges et des avocats ont même fait l’objet de mesures disciplinaires et de poursuites pour avoir exercé leurs droits.</p>
</div>
</div>
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		<title>L&#8217;ONU appelle l&#8217;Algérie à cesser la répression contre le mouvement des droits humains</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Mar 2023 17:35:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[En direct]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Droits de l’Homme]]></category>
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		<category><![CDATA[Mary Lawlor]]></category>
		<category><![CDATA[ONU]]></category>
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					<description><![CDATA[Les actes d'intimidation, de réduction au silence et de répression contre le mouvement des droits humains en Algérie doivent cesser, a souligné, mercredi, la rapporteure spéciale des Nations Unies (ONU) sur la situation des défenseurs des droits de l'homme, Mary Lawlor. 
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les actes d&rsquo;intimidation, de réduction au silence et de répression contre le mouvement des droits humains en Algérie doivent cesser, a souligné, mercredi, la rapporteure spéciale des Nations Unies sur la situation des défenseurs des droits de l&rsquo;homme, Mary Lawlor.</strong></p>
<p>L&rsquo;experte indépendante de l&rsquo;ONU s&rsquo;est déclaré préoccupée par la répression croissante contre la société civile par les autorités algériennes, à la suite de la dissolution de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l&rsquo;homme (LADDH) et du Rassemblement actions jeunesse (RAJ), deux des plus importantes associations de défense des droits de l&rsquo;homme en Algérie.</p>
<p>« La décision de dissoudre ces deux associations des droits humains si respectées démontre une répression alarmante des organisations de la société civile et porte gravement atteinte à l&rsquo;espace dont disposent les défenseurs des droits de l’homme pour s’associer, s’exprimer librement, et mener à bien leurs activités légitimes en matière de droits humains », a-t-elle précisé. « Les décisions de dissoudre ces deux organisations de défense des droits humains de renom doivent être annulées », a soutenu Mme Lawlor sur le site d&rsquo;information des Nations unies. La procédure contre la LADDH ne respectait pas les principes du droit à un procès équitable, a-t-elle observé, notant que l&rsquo;association n&rsquo;a pas été informée du procès intenté à son encontre par le ministère de l’Intérieur en mai 2022, ni de la date du procès devant le tribunal administratif en juin 2022, ou encore de la décision de dissolution.</p>
<p>« La LADDH n&rsquo;a pas eu l&rsquo;occasion d&rsquo;examiner les accusations portées à son encontre et de présenter une défense », a déploré l&rsquo;experte. Même son de cloche pour le RAJ qui a fait l&rsquo;objet d&rsquo;une décision de dissolution par le Tribunal administratif en octobre 2021, en attendant le résultat de leur audience en appel, qui se tiendra le 23 février 2023 au Conseil d’État.</p>
<p>« Nous partageons de vives inquiétudes concernant de nombreuses dispositions de la loi algérienne sur les associations, qui sont en contradiction avec le droit international des droits de l&rsquo;homme », a-t-elle martelé.</p>
<p>Et de conclure que les dissolutions ont lieu dans un climat où les défenseurs des droits de l’homme ne se sentent pas en sécurité pour mener à bien leur travail et exercer leur droit à la liberté d&rsquo;expression, de réunion pacifique et d’association.</p>
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		<title>Du Hirak à la répression, l’Algérie bascule dans une nouvelle ère (Le Monde)</title>
		<link>https://dev.atlasinfo.fr/maghreb/du-hirak-a-la-repression-lalgerie-bascule-dans-une-nouvelle-ere-le-monde/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Feb 2023 13:09:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Hirak]]></category>
		<category><![CDATA[répression]]></category>
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					<description><![CDATA[Près de quatre ans après le Hirak, soulèvement pacifiste de 2019, le climat politique s’est assombri en Algérie alors que le régime intensifie sa traque des derniers noyaux protestataires, écrit, samedi, le quotidien français Le Monde, dans un article intitulé “Du Hirak à la répression, l’Algérie bascule dans une nouvelle ère ». Face à cette répression, &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Près de quatre ans après le Hirak, soulèvement pacifiste de 2019, le climat politique s’est assombri en Algérie alors que le régime intensifie sa traque des derniers noyaux protestataires, écrit, samedi, le quotidien français Le Monde, dans un article intitulé “Du Hirak à la répression, l’Algérie bascule dans une nouvelle ère ».</strong></p>
<p>Face à cette répression, les opposants optent pour l’exode et “fuient à grande échelle une Algérie à l’atmosphère devenue  »irrespirable », note le journal, ajoutant que l’Algérie est un pays “en pleine dérive autoritaire où l’arrestation guette à tout instant ceux qui se sont trop affichés durant le Hirak, en particulier ceux qui ont poursuivi le combat après l’essoufflement de la mobilisation populaire amorcé au printemps 2020, restrictions anti-Covid obligent.</p>
<p>Ils sont des milliers à s’être ainsi exilés en France et ailleurs en Europe, ou encore au Canada, note la publication, qui évoque le cas de l’opposante Amira Bouraoui, qui était devant une équation simple : la prison ou l’exil.</p>
<p>“Certains ont transité par la Tunisie, une étape sensible et périlleuse depuis qu’Alger a renforcé son influence sur le régime de Kaïs Saïed. Mme Bouraoui n’a dû son salut qu’à la détention d’un passeport français”, observe le journal, précisant que d’autres n’ont pas eu cette chance tel “Slimane Bouhafs, sympathisant du Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK) et converti au christianisme, qui a été enlevé en août 2021 au cœur de Tunis par des inconnus qui l’ont rapatrié de force en Algérie”.</p>
<p>Et de poursuivre qu’un “tel exode pourrait arranger le pouvoir algérien en le débarrassant de foyers d’activistes. Or, tout à l’inverse, Alger tente d’endiguer cette vague de départs de peur que ces opposants, une fois à l’étranger, diffusent largement les informations sur la répression interne”, d’où les centaines d’ »interdictions de sortie du territoire national » (ISTN) prononcées par les tribunaux à l’encontre des sympathisants du Hirak.</p>
<p>Comment pourrait-il en être autrement alors que près de trois cents prisonniers d’opinion sont désormais sous les verrous ? s’interroge le média français, pointant du doigt les dissolutions qui ne cessent de frapper des structures emblématiques de la société civile.</p>
<p>Parallèlement, enchaîne-t-on, le champ médiatique n’a cessé de s’appauvrir, la mise sous scellés fin décembre 2022 d’Interface Médias (regroupant Radio M et le magazine Maghreb Emergent) et l’arrestation de son journaliste fondateur Ihsane El-Kadi a fait figure de “point d’orgue d’une reprise en main allant crescendo depuis trois ans”.</p>
<p>La presse algérienne n’est plus que l’ombre d’elle-même, souligne le quotidien français.</p>
<p>“Il faut se résoudre à l’évidence : l’Algérie a basculé dans une nouvelle ère. Cette +Algérie nouvelle+ dont le président Abdelmadjid Tebboune – élu en décembre 2019 – a fait son slogan consacre en fait un grand saut en arrière politique”, poursuit-on.</p>
<p>Avec le Hirak, qui a marqué un “séisme” et “un ébranlement” de la société algérienne sans précédent, tous les espoirs semblaient permis. D’où la “douleur du désenchantement” quand le régime, miraculeusement aidé par le Covid-19 au printemps 2020, a progressivement repris l’avantage, resserrant écrou par écrou l’étau sécuritaire autour d’un mouvement devenu impuissant, relève-t-on.</p>
<p>Dans son rétablissement, ajoute Le Monde, le régime a bénéficié d’une double aubaine : la crise du Covid-19, qui a justifié fort opportunément l’interdiction des rassemblements protestataires au nom de la sécurité sanitaire, et la guerre en Ukraine, providentielle pour l’Algérie gazière et pétrolière, qui allait doper les prix des hydrocarbures, offrant au pouvoir algérien une bouffée d’oxygène permettant d’acheter la paix sociale, “tout en imposant l’Algérie comme une alternative au gaz russe, à ce titre courtisée par des Occidentaux subitement moins concernés par les droits de l’homme”.</p>
<p>Et d’expliquer que cette double conjoncture internationale n’aurait pas suffi à elle seule à sauver le régime. Elle n’a fait que consolider une reprise en main intérieure déjà engagée et dont les acquis étaient déjà tangibles. Entamée dans la foulée de l’éviction de Bouteflika, moment-clé où l’armée s’est inquiétée de la mue de la mobilisation anti-Bouteflika en un mouvement antisystème, cette restauration s’est approfondie au lendemain de l’élection de M. Tebboune, fin 2019. Elle a obéi à un modus operandi très précis, digne d’un manuel de recettes à l’usage des pouvoirs autoritaires en danger.</p>
<p>Réminiscence de la décennie noire, l’accusation infamante de +terrorisme+ effraie, y compris les familles de détenus qui refusent parfois de communiquer sur le sort de leur parent poursuivi, observe-t-on, faisant valoir que la “machine est implacable”.</p>
<p>Dans l’Algérie en pleine escalade sécuritaire, l’humour grinçant face aux méandres d’une répression devenue kafkaïenne n’est plus qu’une consolation, conclut le journal.</p>
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		<title>Amnesty international et HRW appellent l&#8217;Algérie à mettre fin à « la répression générale »</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Feb 2023 19:29:37 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Amnesty International]]></category>
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					<description><![CDATA[Les autorités algériennes devraient mettre fin à leur répression générale des organisations indépendantes de la société civile et veiller à ce qu&#8217;elles puissent opérer dans un environnement sûr et propice, ont souligné, mercredi, Amnesty International (AI) et Human Rights Watch (HRW). Les deux ONG ont notamment appelé les autorités algériennes à revenir sur la décision, &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les autorités algériennes devraient mettre fin à leur répression générale des organisations indépendantes de la société civile et veiller à ce qu&rsquo;elles puissent opérer dans un environnement sûr et propice, ont souligné, mercredi, Amnesty International (AI) et Human Rights Watch (HRW).</strong></p>
<p>Les deux ONG ont notamment appelé les autorités algériennes à revenir sur la décision, « manifestement politique », de dissoudre la Ligue algérienne pour la défense des droits de l&rsquo;homme (LADDH), une organisation indépendante active depuis 38 ans, et lui permettre d’opérer librement et légalement.</p>
<p>Le tribunal administratif d’Alger a dissous la LADDH le 29 juin 2022 à la suite d’une plainte déposée par le ministère de l’Intérieur, a fait savoir la même source dans un communiqué, précisant que la LADDH, qui n&rsquo;avait pas connaissance de la procédure judiciaire, y compris de la plainte à son encontre, est « la dernière organisation visée par la campagne menée par les autorités pour neutraliser les organisations indépendantes de la société civile ».</p>
<p>« Les autorités algériennes semblent déterminées à mettre fin à toute activité indépendante qui ferait la lumière sur les violations des droits humains dans le pays », a observé Eric Goldstein, directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à HRW, cité dans le communiqué.</p>
<p>« Dans ce contexte, ce n’était qu’une question de temps avant qu’elles ne s’en prennent à la plus ancienne et la mieux établie des organisations nationales de défense des droits », a-t-il déploré.</p>
<p>Dans sa décision, le tribunal a justifié la dissolution de la Ligue en déclarant qu’elle s’était livrée à des &lsquo;’activités suspectes’’, comme ‘’aborder dans ses publications la question de l’immigration clandestine’’, ‘’organiser des manifestations’’ devant les tribunaux et ‘’publier des documents et déclarations sur les réseaux sociaux accusant les autorités de réprimer les manifestations’’.</p>
<p>Très restrictive, la loi sur les associations de 2012 n’est pas conforme aux normes internationales régissant la liberté d’association, ont soutenu AI et HRW, soulignant que ses dispositions sont formulées de manière trop vague pour permettre aux associations de prédire raisonnablement si l’une de leurs activités constitue un crime.</p>
<p>En conséquence, « elles menacent l’exercice des droits à la liberté d’expression et d’association », ont ajouté les deux ONG.</p>
<p>La LADDH est la plus ancienne organisation indépendante de défense des droits humains en Algérie. Fondée en 1985 et officiellement enregistrée en 1989, elle a continuellement joué un rôle de premier plan dans la défense des droits humains et de la démocratie et, depuis 2019, dans la dénonciation de la répression du mouvement protestataire du Hirak, relève-t-on.</p>
<p>Selon AI et HRW, sa dissolution s&rsquo;inscrit dans le cadre d' »une répression brutale contre les organisations de la société civile », rappelant que les autorités algériennes se sont attaquées à d&rsquo;autres associations de premier plan. Ainsi, en octobre 2021, un tribunal a dissous le Rassemblement Action Jeunesse (RAJ), l’accusant d’avoir violé la loi, de semer le chaos et de trouble à l’ordre public. Le RAJ a fait appel de cette décision auprès du Conseil d’État, la plus haute juridiction administrative du pays. Son verdict a été reporté au 23 février 2023.</p>
<p>Caritas, une organisation caritative de l’Église catholique, a annoncé sa fermeture le 25 septembre 2022, après que les autorités lui ont reproché de fournir de l’aide et des services médicaux aux migrants, selon la même source. Fondée en 1962, Caritas proposait de nombreux services caritatifs à Alger.</p>
<p>Les ONG relèvent également qu&rsquo;en mai 2022, le wali d’Oran a demandé à un tribunal de dissoudre Santé Sidi Houari (SDH), une association axée sur la réhabilitation du patrimoine culturel de la ville d’Oran, alors que l&rsquo;association culturelle SOS Bab El-Oued à Alger a suspendu ses activités après que les forces de sécurité ont perquisitionné son bureau et confisqué du matériel en avril 2021.</p>
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		<title>L’Algérie s’effondre et entraîne la France dans sa chute, prévient Xavier Driencourt</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Jan 2023 00:10:40 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Décryptages]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
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		<category><![CDATA[rente mémorielle]]></category>
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		<category><![CDATA[Xavier Driencourt]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans une tribune publiée par le journal Le Figaro de ce lundi, l’ancien ambassadeur de France à Alger, Xavier Driencourt, porte un regard des plus critiques sur la situation en Algérie et tire un bilan extrêmement alarmant des trois années du mandat présidentiel d’Abdelmadjid Tebboune. "L'aveuglement de la France est une erreur historique", prévient-il.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>« Cela fait maintenant trois ans qu’en Algérie Abdelmadjid Tebboune a été élu président de la République. Trois ans et, à Alger, on pose la question d’un deuxième mandat. Quel bilan de cette présidence, quelles leçons en tirer pour la France », s&rsquo;interroge l&rsquo;ancien ambassadeur, rappelant « quelques évidences sur la réalité politique, les illusions françaises et les conséquences de celles-ci ».</p>
<p>« S’il fallait résumer brièvement et brutalement la situation, je dirais que l’« Algérie nouvelle », selon la formule en vogue à Alger, est en train de s’effondrer sous nos yeux et qu’elle entraîne la France dans sa chute, sans doute plus fortement et subtilement que le drame algérien n’avait fait chuter, en 1958, la IVe République », s&rsquo;alarme-t-il.</p>
<p>SelonXavier Driencourt, la réalité algérienne n’est en effet pas celle qu’on nous décrit : le régime corrompu de Bouteflika est tombé en 2019, et, après des soubresauts, comme dans toute révolution, l’Algérie issue du « Hirak béni » serait, nous dit-on, progrès, stabilité et démocratie.</p>
<blockquote><p>« <strong>Or, note-t-il, tous les observateurs objectifs constatent que depuis 2020, après peut-être quelques semaines d’espoir, le régime a montré son vrai visage : celui d’un système militaire (formé, on l’oublie, aux méthodes de l’ex-URSS), brutal, tapi dans l’ombre d’un pouvoir civil, sans doute autant affairiste que celui qu’il a chassé, obsédé par le maintien de ses privilèges et de sa rente, indifférent aux difficultés du peuple algérien</strong>« .</p></blockquote>
<p>« La répression qui s’est abattue sur le pays, répression élaborée et mise en œuvre par une armée qui ne cesse de glorifier les combats contre la France, « ennemi éternel », a fini par avoir raison des espoirs mis un temps dans le Hirak pour une démocratisation du pays », souligne l&rsquo;ancien ambassadeur de France à Alger.</p>
<p>Sont aujourd’hui dans les prisons algériennes non seulement les politiques, fonctionnaires et militaires liés à l’ancien régime &#8211; et auxquels l’Armée nationale populaire doit son statut actuel -, mais aussi les journalistes qui ont eu le tort d’écrire des articles hostiles ou réservés sur le régime, et ceux qui, naïvement, ont posté sur les réseaux sociaux un jugement ou une opinion dissidente, relèveXavier Driencourt.</p>
<p>Pour l&rsquo;ancien ambassadeur, le Covid, dès mars 2020, avait permis à l’armée de commencer le nettoyage politique; les circonstances internationales, la guerre en Ukraine lui ont permis de mettre définitivement le pays au pas.</p>
<p>« On n’a pas idée en France de ce qu’était la presse algérienne, résistante pendant la guerre civile, martyrisée par les islamistes, ironique, critique et sardonique sous Bouteflika, souvent audacieuse dans son jugement. Aujourd’hui, elle est muselée, les journalistes arrêtés ou privés de leur passeport, les journaux comme Liberté fermés, El Watan mis sous tutelle et, fin décembre, alors que les chancelleries occidentales réveillonnaient, c’est le dernier carré, Radio M. et le site Maghreb émergent qui sont interdits, tandis que leur directeur, Ihsane el-Kadi, était arrêté dans la nuit », alerte-t-il.</p>
<p>Samedi 7 janvier, c’était au tour du site AlgériePart d’être accusé de recevoir des fonds de l’étranger pour diffuser des fake news afin de « déstabiliser le pays ». Des associations comme Caritas, fondé par l’Église catholique avant 1962, sont dissoutes, d’autres accusées de recevoir des fonds de l’étranger.</p>
<blockquote><p>« <strong>L’étranger, c’est-à-dire la France. Le discours antifrançais qui, sous Bouteflika était opportuniste et parfois maladroit, est aujourd’hui la matrice du système. La force de ce régime est de faire croire au monde que l’Algérie n’est peut-être pas une démocratie à l’occidentale, mais qu’elle s’achemine, selon ses moyens propres, vers un système un peu autoritaire, gentiment policier, mais sans jamais être une dictature</strong>« , <strong>indique-t-il</strong>.</p></blockquote>
<p>« Mais le génie de ce système est surtout d’avoir fait avaler cette fable à ceux qui sont censés les mieux connaître, les Français », ironise l&rsquo;ancien ambassadeur.</p>
<p>Et de poursuivie: « nous croyons connaître l’Algérie parce que nous l’avons colonisée, mais l’Algérie nous connaît et nous possède bien davantage. 2023 sera, après les voyages officiels de l’année dernière, le temps de l’euphorie, avec, à la clef, une visite d’État du président algérien ; mais soyons sans illusion : à l’aube d’une élection présidentielle algérienne, 2024 verra inéluctablement une nouvelle crise, tant le discours antifrançais est le levain d’une campagne électorale réussie ».</p>
<p>« Par confort ou opportunisme, mais surtout par aveuglement, à Paris, nous fermons les yeux sur la réalité algérienne ; nous faisons mine de croire que le pouvoir algérien est légitime à défaut d’être démocratique, que le discours antifrançais est un mal nécessaire mais transitoire, que la démocratie est un apprentissage qui prend du temps », avertit Xavier Driencourt.</p>
<blockquote><p><strong>« Notre aveuglement est une erreur historique : croire à Paris qu’en allant à Alger, en cédant aux Algériens sur les dossiers qui leur sont chers, mémoire et visas, nous les gagnerons à notre cause et les amènerons vers plus de coopération est un leurre. Les militaires qui dirigent le pays n’ont pour leur part ni état d’âme ni scrupules quand il s’agit de la France : là où nous voyons un discours rationnel et des arguments cartésiens, eux voient inconsistance, naïveté, méconnaissance du système, et pour tout dire angélisme », s&rsquo;indigne-t-il</strong>.</p></blockquote>
<p>« J’imagine les regards échangés lorsque, après le départ de nos dirigeants, conférence de presse expédiée et communiqué signé, ils reviennent à leurs occupations avec le sentiment d’avoir, une nouvelle fois, embobiné leur partenaire par un discours culpabilisateur », ajoute-t-il.</p>
<h3><strong>Aveuglement de la France</strong></h3>
<p>Estimant que le président Macron avait tenu, en octobre 2021, des propos percutants sur « une histoire officielle réécrite par Alger construite sur la haine de la France », « la rente mémorielle » , « un système politico-militaire fatigué », l&rsquo;ancien ambassadeur note qu&rsquo;il avait alors fait preuve d’une lucidité qu’aucun de ses prédécesseurs n’avait affichée.</p>
<p>« Mais pourquoi diable, quelques semaines plus tard, se précipiter à Alger et tenir aux Algériens les phrases qu’ils attendaient sur mémoire et immigration ? Pourquoi diable envoyer dans la foulée le premier ministre flanqué de quinze ministres qui, pour s’occuper, ont visité le cimetière chrétien déjà parcouru par le président et le Lycée français ? Pourquoi ne pas s’en tenir à une ligne de fermeté, la seule que l’Algérie comprenne, le rapport de force, plutôt que l’angélisme », s&rsquo;insurge-t-il.</p>
<blockquote><p><strong>Selon l&rsquo;ancien ambassadeur, « tout ceci serait simplement triste si les conséquences de cette sinuosité politique n’impactaient pas la France : l’Algérie va mal, beaucoup plus mal que les observateurs ou les rares journalistes autorisés le pensent ; 45 millions d’Algériens n’ont qu’une obsession : partir et fuir. Partir où, si ce n’est en France, où chaque Algérien a de la famille ? »</strong></p></blockquote>
<p>Selon Xavier Driencourt. « on ne compte plus aujourd’hui ceux qui demandent un visa dans le seul but de ne faire qu’un aller simple, c’est-à-dire de rester d’une façon ou d’une autre en France avec l’espoir d’être un jour régularisé. Les choix désastreux de 1962, la crise économique, la corruption née de la rente pétrolière, le découragement non seulement des élites des grandes villes du Nord, mais aussi du peuple des campagnes et de l’Algérie profonde, découragement stimulé par la générosité de la France, font qu’à ce rythme-là peu de gens resteront en Algérie. Le prix de notre aveuglement ou de nos compromissions s’appellera donc immigration massive, sans rapport avec ce qu’elle est aujourd’hui, islamisme conquérant, ghettoïsation de nos banlieues, repentance mémorielle ».</p>
<p>Pour l&rsquo;ancien ambassadeur, « la France fait face à un double paradoxe : d’une part celui de l’alliance, autrefois contre nature, entre une armée antifrançaise et des islamistes qui nous détestent, les deux ayant en commun la haine de la France et la ferme volonté d’éradiquer les survivances linguistiques ou culturelles de la colonisation tout en nous faisant payer, par l’émigration et les excuses, le prix de notre passé colonial ; le second paradoxe est celui, soixante ans après l’indépendance algérienne, de traîner toujours et encore le problème algérien auquel précisément les accords d’Evian devaient mettre fin ».</p>
<p>« L’Algérie, en ce sens, a gagné le combat contre l’ancien colonisateur : elle reste un problème pour la France, elle s’effondre, mais risque d’entraîner Paris dans sa chute. La IVe République est morte à Alger, la Ve succombera-t-elle à cause d’Alger ? », prévient Xavier Driencourt.</p>
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		<title>Algérie : arrestation d’un journaliste, le siège d’un média perquisitionné</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Dec 2022 22:05:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Ihsane El Kadi]]></category>
		<category><![CDATA[journaliste algérien]]></category>
		<category><![CDATA[répression]]></category>
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					<description><![CDATA[Le journaliste algérien et directeur et fondateur des sites électroniques Radio M et Maghreb Émergent, Ihsane El Kadi, a été interpellé, vendredi soir à Zemmouri (est d&#8217;alger), par les services sécuritaires algériens, rapportent des médias locaux. « Six agents en civil se sont présentés à la résidence secondaire du journaliste à Zemmouri (Boumerdès) et lui ont &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le journaliste algérien et directeur et fondateur des sites électroniques Radio M et Maghreb Émergent, Ihsane El Kadi, a été interpellé, vendredi soir à Zemmouri (est d&rsquo;alger), par les services sécuritaires algériens, rapportent des médias locaux.</strong></p>
<p>« Six agents en civil se sont présentés à la résidence secondaire du journaliste à Zemmouri (Boumerdès) et lui ont demandé de les suivre », a indiqué Radio M, citant la famille d’Ihsane El Kadi.</p>
<p>Le siège d’Interface Médias, société éditrice des deux titres, sis à Alger-centre, a été perquisitionné ce samedi après-midi par les services de sécurité, fait remarquer la même source, faisant état de la saisie d’équipements informatiques et de tournage.</p>
<p>Ihsane El Kadi a été condamné en première instance en juin dernier à six mois de prison, après une plainte de l’ex-ministre algérien de la Communication, Ammar Belhimer, à cause d’un article publié sur Radio M. Le 18 décembre, lors de son procès en appel à la Cour d’Alger, le parquet a requis l’aggravation de la peine.</p>
<p>Dans un communiqué, le Conseil d’administration de Radio M a dénoncé le « harcèlement injustifié que subit depuis trois ans notre plateforme médiatique qui n&rsquo;a pas de fondement autre que celui d’empêcher l’exercice libre du métier d’informer ».</p>
<p>De son côté, Riposte Internationale a condamné fermement l’acharnement judiciaire dont fait l’objet le journaliste El Kadi Ihsane, exigeant la cessation de ces harcèlements à l’encontre des citoyens soucieux de l’avenir de leur pays ».</p>
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		<title>Vives inquiétudes au Parlement européen sur les violations en série par l’Algérie de son accord d’association avec l’UE</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Nov 2022 18:36:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[accord UE]]></category>
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		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Parlement européen]]></category>
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		<category><![CDATA[violations]]></category>
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					<description><![CDATA[Profondément préoccupés par les agissements du régime algérien, qui poursuit sa répression systématique des militants des droits de l’homme et sa politique déstabilisatrice de toute la région, les eurodéputés multiplient les alertes sur les violations en série par Alger de son accord d’association avec l’Union européenne. Face à cette situation, de nombreux eurodéputés de différents &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h4><strong>Profondément préoccupés par les agissements du régime algérien, qui poursuit sa répression systématique des militants des droits de l’homme et sa politique déstabilisatrice de toute la région, les eurodéputés multiplient les alertes sur les violations en série par Alger de son accord d’association avec l’Union européenne.</strong></h4>
<p>Face à cette situation, de nombreux eurodéputés de différents groupes au Parlement européen ont interpellé, à plusieurs reprises, le Haut-représentant de l’Union Européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borrell, et la présidente de la Commission européenne, Ursula Von Der Leyen.</p>
<p>Le caractère répétitif, systématique et obstiné des agissements algériens requiert, selon eux, une intervention “urgente et ferme” de l’Union européenne tant les dispositions de l’accord d’association UE-Algérie, signé en avril 2002 et entré en vigueur en septembre 2005, sont largement bafouées.</p>
<p>Ils citent, à titre d’exemple, l’article 2 de l’accord qui stipule que “le respect des principes démocratiques et des droits humains fondamentaux établis par la Déclaration universelle des droits de l’homme inspirent les politiques nationales et internationales des Parties et constituent un élément essentiel de l’accord”.</p>
<p>Les eurodéputés s’insurgent, entre autres, contre la situation d’au moins 266 militants du mouvement Hirak, qui “croupissent toujours dans les geôles algériennes uniquement pour avoir exercé leur droit à la liberté d’expression”.</p>
<p>Les députés européens ont relevé, dans une lettre adressée récemment au chef de la diplomatie européenne, que les autorités algériennes “ont réprimé violemment les manifestations du mouvement Hirak”.</p>
<p>Plusieurs militants et journalistes ont été arrêtés “arbitrairement” pour avoir exprimé d’une manière pacifique leurs opinions. Certaines arrestations se sont soldées par de longues peines d’emprisonnement sur la base des dispositions “ambiguës” du code pénal algérien, ont martelé les eurodéputés, évoquant également de nombreux cas de torture en détention.</p>
<p>Le respect des principes de l’Etat de droit, de la liberté d’expression, de la liberté de réunion et des droits des femmes doit être “une pierre angulaire de l’action extérieure de l’UE”, ont-ils insisté.</p>
<p>Au Parlement européen, les actions belligérantes d’Alger, dans un contexte de guerre en Europe, suscitent également une “vive inquiétude”.</p>
<p>Les eurodéputés dénoncent notamment la course “folle” du régime algérien à l’armement et ses “doubles standards”.</p>
<p>Dans une lettre envoyée, cette semaine, à Josep Borrell et à Ursula Von Der Leyen, les eurodéputés se disent “profondément préoccupés par les récents rapports sur les liens toujours croissants entre la Russie et l’Algérie, une situation qui se traduit à travers un soutien politique, logistique et financier”.</p>
<p>Dénonçant l’alignement d’Alger sur la Russie, les députés soulignent que “l’Algérie fait partie des quatre premiers acheteurs d’armes russes dans le monde entier, culminant avec un accord d’armement de plus de 7 milliards d’euros en 2021”.</p>
<p>En suivant cette voie, l’Algérie viole, encore une fois, un pilier primordial de l’accord d’association, estiment-ils, appelant les institutions européennes à agir “vite et fermement”.</p>
<p>Il est essentiel que l’UE explore les actions nécessaires pour s’assurer que ceux avec lesquels l’Union a conclu des accords d’association ne tentent de financer la guerre, relève la lettre, appelant les responsables européens à “exhorter l’Algérie à signer et à ratifier le Traité sur le commerce des armes des Nations unies, qui réglemente le commerce international des armes classiques, en fixant les normes internationales les plus élevées en la matière”.</p>
<p>D’après les eurodéputés, l’UE doit envoyer un message clair à l’Algérie et ne plus tolérer pareils agissements.</p>
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		<title>Un appel à l’arrêt immédiat des atteintes aux libertés des Algériens et à leurs droits constitutionnels</title>
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		<pubDate>Sun, 09 Jan 2022 16:00:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Des militants et organisations de défense de droits de l’homme, des acteurs politiques, des avocats et universitaires, des militants du Hirak, des syndicalistes et des journalistes ont signé une pétition appelant à l’arrêt immédiat des atteintes aux libertés des Algériens et à leurs droits constitutionnels. “L’offensive répressive contre les libertés des Algériennes et des Algériens &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Des militants et organisations de défense de droits de l’homme, des acteurs politiques, des avocats et universitaires, des militants du Hirak, des syndicalistes et des journalistes ont signé une pétition appelant à l’arrêt immédiat des atteintes aux libertés des Algériens et à leurs droits constitutionnels</strong>.</p>
<p>“L’offensive répressive contre les libertés des Algériennes et des Algériens et contre leurs droits constitutionnels à l’expression, à la réunion et à l’organisation, s’est dangereusement amplifiée en ce début d’année 2022”, déplorent les signataires de la pétition, en condamnant l&#8217;emprisonnement  de Nasser Eddine Hamitouche et Hicham Khiat, deux responsables du Rassemblement des jeunes pour l’Algérie (RJA).</p>
<p>Ils pointent du doigt également l’“avertissement” adressé au RCD par les autorités pour “avoir accueilli, le 24 décembre dernier, l’initiative de lancement d’un Front Populaire contre la Répression” : “(…)</p>
<p>« Les arrestations de citoyens pour leurs publications, notamment leur soutien aux détenus, n’ont jamais cessé depuis deux ans et se sont aggravées depuis mai 2021 pour culminer, aujourd’hui, à plus de 245 détenus d’opinion”, dénoncent les signataires de l&rsquo;appel.</p>
<p>Ils s’alarment aussi du fait que la répression s’attaque aux droits syndicaux de nombreux syndicalistes soumis à des enquêtes sécuritaires, risquant des poursuites pénales.</p>
<p>“Les Algériennes et les Algériens sont interdits de toute forme d’organisation autonome : cela est inacceptable !”, s’insurgent les signataires, dont Louisa Hanoune, Khaled Drareni,  Addi Lahouari, Pierre Audin, Ali Bensaad, Mohcine Belabbas, Nacer Djabi, Zoubida Assoul,  Arezki Aït-Larbi, Yamina Allili, Mustapha Bouchachi et Noureddine Benissad.</p>
<p>Les signataires de la pétition appellent à “l’arrêt immédiat” de la répression des acteurs acteurs politiques, sociaux, associatifs et syndicaux et leurs organisations et “l’abrogation des lois liberticides illégitimes”, notamment l’article 87 bis du code pénal pour attaquer les revendications démocratiques du mouvement populaire Hirak.</p>
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