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	<title>réforme des retraites &#8211; Atlasinfo</title>
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	<title>réforme des retraites &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>Macron, le solitaire de l’Elysée ?</title>
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		<pubDate>Sat, 15 Apr 2023 19:05:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Logiquement, le conseil constitutionnel devait clore le débat sur les retraites, fermer la parenthèse des contestations, lancer le pays dans une nouvelle séquence. Dans la réalité, la tension est à son comble et la pays se trouve dans une logique d’escalade. En lançant le chantier de la réforme de la retraite, Emmanuel Macron pensait pouvoir &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3>Logiquement, le conseil constitutionnel devait clore le débat sur les retraites, fermer la parenthèse des contestations, lancer le pays dans une nouvelle séquence. Dans la réalité, la tension est à son comble et la pays se trouve dans une logique d’escalade.</h3>
<p>En lançant le chantier de la réforme de la retraite, Emmanuel Macron pensait pouvoir convaincre une majorité de français, comptait sur sa capacité de séduction et de persuasion, pensait qu’une grande partie de la droite n’avait d’autres choix que de le soutenir. N’a-t-il pas puisé l’esprit même de cette loi dans son héritage politique ?</p>
<p>Et pourtant, ce qui devait être réglé comme un métronome est parti en vrille, plongeant le pays dans une spirale de contestation et de violence. Le recours dans des circonstances dramatiques au 49.3, article plombe le débat parlementaire et la validation du conseil constitutionnel de la réforme des retraites qui, au lieu d’adoucir la loi, l’a débarrassé de tous ses atouts sociaux les plus attractifs, rendant la copie validée plus cruelle que la copie gouvernementale proposée. Autant de facteurs qui compliquent lourdement la vie du président Emmanuel Macron et de sa cheffe de gouvernement Elisabeth Borne.</p>
<p>Aujourd’hui et après un long bras d fer avec les syndicats et l’opposition politique, Macron a gagné. Mais sa victoire a un goût d’échec. Ainsi ses détracteurs se posent cette question qui parait cruelle pour sa gouvernance: à quoi bon remporter une bataille si au bout du compte les quatre années qui restent de son second mandat sont hypothéquées et menacées de ruptures sociales permanentes ?</p>
<p>Un des signes qui ne trompe pas, les leaders syndicaux refusent l’invitation de Macron à venir discuter à l’Élysée, qu’à la condition que le possible retrait de la réforme des retraites soit évoqué. L’escalade verbale de ces centrales syndicales est telle qu’une menace de boycotter tous les tables de négociations à venir avec le gouvernement est brandie le plus sérieusement du monde.</p>
<p>Aujourd’hui si Emmanuel Macron ne trouve pas la recette magique pour dégoupiller cette tension qui s’est installée sur tout le pays à cause de cette réforme des retraites, il court le risque de se retrouver seul à gérer le pays à coups de 49.3. Ce qui équivaut selon de certains à jeter au quotidien un jerricane de gasoil sur des braises effervescentes.</p>
<p>Et la question qui domine tous les cénacles aujourd’hui est la suivante : de quels instruments politiques dispose le président Macron pour sortir de ce qui apparaît à une impasse politique susceptible de paralyser les quatre années qui restent de son mandat ? Son pari sur l’essoufflent du mouvement de la contestation sociale est aussi hasardeux que peu pertinent. Un changement de Premier ministre, même souhaité par beaucoup y compris au sein de la majorité présidentielle, ne semble pas la solution pour mettre fin à cette angoisse sociale qui s’est emparée du pays.</p>
<p>Emmanuel Macron va certainement tenter de faire oublier au plus vite cette mauvaise séquence. Il tentera de le faire en essayant d’engager les Français sur des chantiers de réformes susceptibles de générer des compromis politiques  comme il avait déjà tenté de le faire sur le projet de fin de vie. D’autres sujets plus clivants comme la loi sur l’immigration vont certainement passer à la trappe.</p>
<p>Les enjeux pour Emmanuel Macron dans cette période post promulgation du projet de loi sur les régimes sont immenses . Ou il trouve l’inspiration politique pour donner un nouveau souffle à sa gouvernance, ou il reste verrouillé sur des blocages et des ruptures avec les partenaires sociaux et devrait sacrifier au mieux sacrifier son agenda réformiste, au pire conduire le pays à coups de 49.3.</p>
<p>Dans cette crise des retraites est apparu vers la fin de son processus démocratique une forme de divergence entre Emmanuel Macron et sa première ministre Elisabeth Borne. Le président est apparu dans la posture de celui, ferme et déterminé, qui passe en force sans accorder la moindre importance à la  possible casse sociale et la Première ministre dans le rôle De celle qui a de l’empathie pour les partenaires sociaux et qui aspire à calmer les ardeurs.</p>
<p>Était -ce une division volontaire et calculée  de travail entre les dix têtes de l’exécutif ? Ou était-ce une divergence de style et de posture qui se paiera cash dans les jours à venir ?</p>
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		<title>Réforme des retraites: durcissement de la mobilisation après le recours par le gouvernement à l’article 49.3</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Mar 2023 18:10:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Les syndicats français, fortement opposés au projet de réforme des retraites, ont dénoncé le recours, jeudi, du gouvernement à l’article 49.3 de la Constitution, pour faire adopter le texte sans vote, appelant à amplifier la mobilisation syndicale et populaire. Le secrétaire général de la Confédération générale du travail (CGT), Philippe Martinez, a dénoncé un “passage &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les syndicats français, fortement opposés au projet de réforme des retraites, ont dénoncé le recours, jeudi, du gouvernement à l’article 49.3 de la Constitution, pour faire adopter le texte sans vote, appelant à amplifier la mobilisation syndicale et populaire.</strong></p>
<p>Le secrétaire général de la Confédération générale du travail (CGT), Philippe Martinez, a dénoncé un “passage en force” du gouvernement, après le recours au 49.3.</p>
<p>« La mobilisation des citoyens sous l’impulsion des organisations syndicales n’a pas permis au président de la République d’avoir une majorité pour voter sa loi », a-t-il déclaré aux médias.</p>
<p>« Le passage en force avec l’utilisation du 49.3 doit trouver une réponse à la hauteur de ce mépris du peuple. La mobilisation et les grèves doivent s’amplifier”, a-t-il dit, ajoutant que l’intersyndicale, rassemblant les principaux syndicats du pays, se réunira ce soir pour en définir les modalités.</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr">2 minutes 30 surréalistes à l&rsquo;Assemblée Nationale. Elisabeth Borne ne peut pas annoncer le 49.3, des députés de tous les bords chantent la Marseillaise , les députés LFI brandissent une pancarte « 64 ans c&rsquo;est non », d&rsquo;autres lancent « démission ». <a href="https://twitter.com/hashtag/DirectAN?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#DirectAN</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/ReformeDesRetraites?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#ReformeDesRetraites</a> <a href="https://t.co/VrXclIg7YA">pic.twitter.com/VrXclIg7YA</a></p>
<p>— Hugo Capelli (@Hugo_Capelli) <a href="https://twitter.com/Hugo_Capelli/status/1636371079643140097?ref_src=twsrc%5Etfw">March 16, 2023</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>Pour sa part, le secrétaire général de la Confédération française démocratique du travail (CFDT), Laurent Berger, a estimé que suite au déclenchement de cet article de la Constitution, « le compromis politique a échoué ».</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr">Le gouvernement Macron qui utilise le 49.3. Comment ne pas penser à ce roi qui avait tout vu <a href="https://t.co/vCnJMKlgph">pic.twitter.com/vCnJMKlgph</a></p>
<p>— Nash <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f505.png" alt="🔅" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> (@LeVraiNash) <a href="https://twitter.com/LeVraiNash/status/1636380127876743168?ref_src=twsrc%5Etfw">March 16, 2023</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>« En recourant au 49.3 le gouvernement fait la démonstration qu’il n’a pas de majorité pour approuver le report de deux ans de l’âge légal de départ en retraite. Le compromis politique a échoué. Ce sont les travailleurs qu’il faut écouter quand on prétend agir sur leur travail », a-t-il écrit sur Twitter.</p>
<p>Le président confédéral de la Confédération française de l&rsquo;encadrement &#8211; Confédération générale des cadres (CFE-CGC) a relevé que l&rsquo;activation du 49.3, constitue « une violence institutionnelle inquiétante”.</p>
<p>« On a un gouvernement qui force le vote quand il est sûr de l&#8217;emporter et qui empêche le vote quand il sait qu’il va perdre », a-t-il dit, cité par la presse.</p>
<p>Pour sa part, Laurent Escure, secrétaire général de l&rsquo;Union nationale des syndicats autonomes (UNSA) a pointé « un affaiblissement démocratique ».</p>
<p>« En utilisant le 49.3, le Président de la République choisit de répondre à une crise sociale par un affaiblissement démocratique », a-t-il relevé, évoquant une “triple défaite populaire, morale et politique » pour le gouvernement.</p>
<p>Le secrétaire général de Force Ouvrière (FO), Frédéric Souillot, a quant à lui fait valoir que l&rsquo;utilisation du 49.3 est une “victoire pour les organisations syndicales”. “L&rsquo;appel des organisations syndicales de ne pas voter pour ce projet de réforme a été entendu par les parlementaires”, a-t-il ajouté.</p>
<p>La première ministre Elisabeth Borne a engagé, jeudi à l’Assemblée nationale, la responsabilité de son gouvernement à travers l’activation de l&rsquo;article 49 alinéa 3 de la Constitution pour faire passer sans vote la réforme des retraites, qui avait reçu dans la matinée le feu vert du Sénat, dominé par la droite.</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr">Borne est obligée de crier son intention de dégainer le 49.3, sous les hués et des hurlements&#8230; Toutes ces concessions à la droite pour en arriver là. Un désastre politique <a href="https://t.co/fGme4ZU3wF">pic.twitter.com/fGme4ZU3wF</a></p>
<p>— Nils Wilcke (@paul_denton) <a href="https://twitter.com/paul_denton/status/1636374211630604295?ref_src=twsrc%5Etfw">March 16, 2023</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>La décision de recourir à cet article constitutionnel a été prise lorsque l’exécutif n&rsquo;a pas été en mesure de s’assurer une majorité absolue pour passer au vote à la chambre basse du parlement.</p>
<p>En réaction à cette annonce, faite dans un hémicycle bouillonnant où la cheffe du gouvernement a été huée par les députés, des partis des oppositions ont annoncé leur intention de déposer des motions de censure pour faire tomber le gouvernement, alors que des cortèges de manifestants se sont formés près de l’Assemblée nationale et Place de la Concorde.</p>
<p>Mme Borne déclenche ainsi pour la 11ème fois la responsabilité de son gouvernement pour faire valider des projets de loi présentés par le gouvernement depuis son arrivée à Matignon.</p>
<p>Le déclenchement du 49.3 signifie que le projet de réforme des retraites est considéré comme adopté sauf si une motion de censure est présentée par les oppositions dans un délai de 24 heures.</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr">Manuel Bompard sur le 49.3: « Cette manière de vouloir passer en force est inacceptable » <a href="https://t.co/pBIlOkA7Xo">pic.twitter.com/pBIlOkA7Xo</a></p>
<p>— BFMTV (@BFMTV) <a href="https://twitter.com/BFMTV/status/1636429290408427523?ref_src=twsrc%5Etfw">March 16, 2023</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
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		<title>Les grèves contre la réforme des retraites obligent les compagnies aériennes à réduire les vols</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Mar 2023 18:24:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[La direction générale de l&#8217;aviation civile (DGAC) a demandé aux compagnies aériennes de réduire leur programme de vols jeudi et vendredi en raison de la mobilisation syndicale contre la réforme des retraites, indiquent mardi les médias. La DGAC a demandé aux transporteurs aériens d’appliquer une réduction de leur programme de vol de 20% à Roissy &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La direction générale de l&rsquo;aviation civile (DGAC) a demandé aux compagnies aériennes de réduire leur programme de vols jeudi et vendredi en raison de la mobilisation syndicale contre la réforme des retraites, indiquent mardi les médias.</strong></p>
<p>La DGAC a demandé aux transporteurs aériens d’appliquer une réduction de leur programme de vol de 20% à Roissy et de 30% à Orly jeudi et vendredi par mesure de précaution.</p>
<p>Cette réduction touchera 20% des vols à Paris-Charles-de-Gaulle et 30% de ceux dans les aéroports d&rsquo;Orly, Beauvais, Bordeaux, Lille, Lyon, Nantes, Marseille, Montpellier, Nice et Toulouse.</p>
<p>Pour le moment, aucun préavis de grève n&rsquo;a été relayé auprès de la DGAC, relèvent les médias.</p>
<p>Les grèves et les mobilisations syndicales de mardi ont provoqué de fortes perturbations dans les transports.</p>
<p>En prévision de cette journée, la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) avait demandé aux compagnies de réduire leurs programmes de vols le mardi et le mercredi, de 20 % à Paris-Charles-de-Gaulle et de 30 % à Paris-Orly, Beauvais, Bordeaux, Lille, Lyon, Nantes, Marseille, Montpellier, Nice et Toulouse.</p>
<p>Sur les routes, de nombreuses actions de blocages, barrages filtrants et opérations escargot ont débuté tôt mardi matin dans l&rsquo;Hexagone, notamment autour de Rennes (Ille-et-Vilaine), Perpignan (Pyrénées-Orientales), Miramas (Bouches-du-Rhône), Poitiers (Vienne) et La Rochelle (Charente-Maritime).</p>
<p>À la SNCF (chemins de fer), la grève a débuté lundi soir et 80% des TGV Inoui et Ouigo étaient annulés, ainsi que presque tous les Intercités (trains de grandes lignes hors TGV), avec des liaisons internationales dégradées voire interrompues entre la France et l’Espagne et la France et l’Allemagne notamment. En Ile-de-France, les réseaux SNCF et RATP (transports à Paris et région parisienne) ont été également fortement perturbés.</p>
<p>La mobilisation de mardi a rassemblé entre 1.28 et 3.5 millions de manifestants partout en France, selon les décomptes du ministère de l’Intérieur et des syndicats.</p>
<p>L&rsquo;intersyndicale, composée des principaux syndicats français, réunie mardi à l&rsquo;issue de la sixième journée de mobilisation contre la réforme des retraites, a appelé à deux nouvelles journées de manifestations le samedi 11 et le mercredi 15 mars, jour de passage du projet de réforme devant la commission mixte paritaire.</p>
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		<title>Réforme des retraites: mobilisation syndicale pour mettre la France à l&#8217;arrêt</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Mar 2023 14:25:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Les grèves contre le projet controversé de réforme des retraites sont “reconductibles déjà aujourd&#8217;hui” avec l&#8217;objectif de mettre le pays à l’arrêt, a déclaré mardi le secrétaire général de la Confédération générale du Travail (CGT), Philippe Martinez, alors que le pays vit sa sixième journée de mobilisation et de manifestation contre cette réforme depuis le &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les grèves contre le projet controversé de réforme des retraites sont “reconductibles déjà aujourd&rsquo;hui” avec l&rsquo;objectif de mettre le pays à l’arrêt, a déclaré mardi le secrétaire général de la Confédération générale du Travail (CGT), Philippe Martinez, alors que le pays vit sa sixième journée de mobilisation et de manifestation contre cette réforme depuis le 19 janvier.</strong></p>
<p>« La responsabilité incombe uniquement au gouvernement. On ne peut pas être sourd à ce mouvement social », a estimé le leader syndical, qui a appelé la veille à une forte mobilisation des Français contre le projet d’Emmanuel Macron.</p>
<p>La mobilisation de ce mardi est « la première journée d&rsquo;une nouvelle phase », a indiqué le syndicaliste sur Franceinfo. « On est passé un cran au-dessus, on avait prévenu”, a-t-il ajouté.</p>
<p>Alors que le gouvernement compte sur un essoufflement du mouvement contestataire contre sa réforme, les syndicats promettent d’intensifier la mobilisation et les grèves notamment dans les secteurs stratégiques tels que l’énergie et les transports.</p>
<p>Dans ce sillage, les huit principaux syndicats français ont réaffirmé récemment leur volonté de « mettre la France à l&rsquo;arrêt » ce 7 mars si le gouvernement ne retire pas son projet de réforme des retraites, promettant de faire de cette date la plus importante journée de grèves et de manifestations depuis la première, le 19 janvier dernier.</p>
<p>Dans l’Education nationale le Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire, prévoit que plus de 60% des enseignants du premier degré seront grévistes ce mardi, alors dans les transports, la SNCF (chemins de fer) et la RATP (transports à Paris et région parisienne) ont confirmé, lundi, les prévisions de trafic pour leurs réseaux : la circulation des trains en France sera « très fortement perturbée » pour les TGV comme pour les TER, et « très perturbée » dans le métro et le RER en Ile-de-France.</p>
<p>« Nous sommes dans un événement de l&rsquo;Histoire de notre pays avec une mobilisation sociale comme on en a pas vu depuis 30 ou 40 ans », a déclaré à Marseille le dirigeant de la France Insoumise (gauche), Jean Luc Mélenchon.</p>
<p>Depuis le cortège marseillais, Jean-Luc Mélenchon a estimé que « la bataille commence aujourd&rsquo;hui », invitant Emmanuel Macron à « prendre l&rsquo;initiative démocratique qui correspond à cette situation »: soit la dissolution, soit un référendum, soit le retrait de la réforme des retraites.</p>
<p>Pour sa part, Boris Vallaud, chef de file des députés socialistes, a estimé dans une tribune publiée dans Libération que ce projet de loi symbolise « la pratique solitaire du pouvoir » du président de la République.</p>
<p>« Quoi qu&rsquo;il en coûte à la démocratie, vous imposez cette réforme au cœur d’une crise sociale longue de cinq ans », écrit-il citant « les gilets jaunes ».</p>
<p><iframe title="France : une mobilisation “historique” contre la réforme des retraites • FRANCE 24" width="1220" height="686" src="https://www.youtube.com/embed/csuIlTLNrhw?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
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		<title>France: forte mobilisation contre la réforme des retraites</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Feb 2023 20:53:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Des dizaines de milliers de personnes sont à nouveau descendues dans la rue, jeudi en France, pour protester contre le projet controversé de la réforme des retraites, lors d&#8217;une cinquième journée de mobilisation, marquée par des grèves notamment dans le secteur aérien. Selon le ministère de l&#8217;Intérieur, cette cinquième journée de mobilisation, après celles du &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Des dizaines de milliers de personnes sont à nouveau descendues dans la rue, jeudi en France, pour protester contre le projet controversé de la réforme des retraites, lors d&rsquo;une cinquième journée de mobilisation, marquée par des grèves notamment dans le secteur aérien.</strong></p>
<p>Selon le ministère de l&rsquo;Intérieur, cette cinquième journée de mobilisation, après celles du 19 et 31 janvier et du 7 et 11 février, a réuni quelque 440.000 participants en France, alors que la Confédération Générale du Travail (CGT), a dénombré 1,3 million de personnes. La cortège parisien a rassemblé 300.000 personnes selon la CGT, 37.000 selon la préfecture.</p>
<p>Contrairement aux journées de mobilisation précédentes, les perturbations sont plus importantes dans l’aérien, avec des annulations de vols et des retards, que dans le ferroviaire.</p>
<p>Dans le secteur de l’énergie, plusieurs réacteurs nucléaires d’EDF (Electricité de France) ont procédé à des baisses de charge au total d’un peu plus de 3.000 MW, soit l’équivalent de trois réacteurs nucléaires, dans la nuit de mercredi à jeudi, d&rsquo;après la CGT et EDF.</p>
<p>Cette nouvelle journée de manifestation intervient à la veille du renvoi au Sénat du texte débattu depuis le 6 février à l’Assemblée nationale, où l’exécutif est privé de majorité absolue. Dans la nuit de mardi à mercredi, le gouvernement a essuyé un premier revers à la chambre basse du parlement avec le rejet par les députés de l’article 2 de la réforme concernant l’ »index des seniors » dans les entreprises.</p>
<p>Lors de la dernière journée de manifestations, samedi, la première à se tenir un week-end, quelque 963.000 personnes avaient battu le pavé partout en France, selon le ministère de l&rsquo;Intérieur, contre 2,5 millions d&rsquo;après les syndicats.</p>
<p>La mobilisation contre la réforme des retraites, qui prévoit notamment de repousser l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans, se poursuit avec une nouvelle journée de grèves et de manifestations annoncée par les syndicats pour le mardi 7 mars, où ils menacent de mettre le pays « à l&rsquo;arrêt ».</p>
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		<title>Les dilemmes politiques de Macron</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Feb 2023 16:13:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[La quatrième journée de mobilisation nationale contre la réforme du régime de retraites a douché les espoirs du gouvernement d’Elisabeth Borne et du président Emmanuel Macron de voir la contestation populaire baisser de régime et perdre en ampleur. Bien contraire, les français sont descendus en masse et leur message de refus est des plus nettes &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La quatrième journée de mobilisation nationale contre la réforme du régime de retraites a douché les espoirs du gouvernement d’Elisabeth Borne et du président Emmanuel Macron de voir la contestation populaire baisser de régime et perdre en ampleur. Bien contraire, les français sont descendus en masse et leur message de refus est des plus nettes et des plus déterminés.</strong></p>
<p>Pour Emmanuel Macron, l’étau se resserre. Peut-il continuer d’ignorer ce mouvement populaire qui refuse sa réforme et continuer à gouverner comme si de ne rien n’était ?  Peut-il courir le risque d’installer la France dans une crise durable avec cette posture de défi lancée et assumée de manière presque unanime par les centrales syndicales et les partis d’opposition à son égard pour le restant de son second mandat ?</p>
<p>Pour tenter de convaincre, Macron, son gouvernement et ses communicants plaident l’urgence absolue. Leur slogan : la réforme ou la faillite vise à haranguer les hésitants, notamment ceux parmi les députés qui vont avoir à discuter et à voter cette réforme.</p>
<p>D’ailleurs, caractéristique particulière qui marque cette séquence. Au moment où les français exhibent leurs colères dans la rue avec autant de force , le débat parlementaire fait rage. Les oppositions d’extrême droite comme de gauche déploient leurs capacités de dissuasion pour convaincre du mauvais fondement et de l’iniquité de cette réforme. Le pugilat est presque quotidien et les attaques contre le gouvernement font un dégât certain, surtout quand la plaidoirie gouvernementale peine à convaincre et sortir d’une position défensive de plus en plus difficile à tenir.</p>
<p>La situation est telle que les deux partenaires de cette crise sociale ont deux stratégies totalement opposées. Chacun va tenter de jouer sur le temps et l’usure avec l’espoir que cela finira par plier l’adversaire.</p>
<p>Pour Emmanuel Macron, il faut continuer à expliquer et à endosser une démarche pédagogique pour que les français puissent en fin se rendre compte de la gravité de la situation. Parallèlement à cette mission de communication, Emmanuel Macron se livre aussi à un exercice inédit pour lui, celui de devoir séduire un groupe parlementaire spécifique pour l’intégrer à sa majorité parlementaire.</p>
<p>En ligne de mire, les députés du Parti Les républicains, le seul parti de droite et dit « d’opposition » qui soutient cette réforme. Mais là aussi, la mission n’est pas facile. « Les républicains » ne sont pas tous d’accord pour accorder leur soutien à Emmanuel Macron. Ils se trouvent parmi eux des personnalités qui rêvent d’en découdre avec le président de la république qu’ils accusent d’avoir capté leurs héritages politiques et leurs ressources humaines et participé à ce que la droite classique soit aussi marginalisée et si peu représentée dans le débat public.</p>
<p>Pour les centrales syndicales, cette quatrième journée nationale a été vécue comme le signal d’une possible escalade si le gouvernent ne recule pas sur cette contestable réforme. Elles menacent d’adopter une stratégie encore plus radicale que celle qui consiste à demander aux français de sortir manifester dans la rue.</p>
<p>Une stratégie à double tranchants. Mener des actions qui bloquent la dynamique économique du pays. Cela pourrait provoquer des pénuries. Et inscrire le principe de la grève reconductible dans leurs actions syndicales, ce qui pourrait provoquer des paralysies qui rappellent les heures noires des grèves dures des années 90 et 2000 et qui avaient fini par obliger les gouvernements de l’époque à retirer les projets de réforme, refusés et contestés par les français.</p>
<p>Emmanuel Macron est dans une situation politique très peu enviable. Il ne peut maintenir coûte que coûte cette réforme sous peine de provoquer de profondes fissures avec une opinion et une classe politique qui la refuse de toutes ses forces. Et il ne peut la retirer sous peine d’apparaître comme le président qui recule devant la pression de la rue et qui montre par là une incapacité chronique à réformer la France contrairement à ses nombreuses promesses électorales.</p>
<p>Dans les deux scénarios, la physionomie de son second mandat sera marquée. Soit par un passage en force avec les dégâts politiques que cela entraîne, surtout que l’opposition des français face à cette réforme des retraites sera décuplée à leurs colères de plus en plus sourde face à la baisse de leur pourvoir d’achat. Soit une capitulation politique qui signera la fin de sa fibre réformiste et la victoire des oppositions syndicales et politiques, avec tout ce que cela implique sur une gouvernance impuissante, voire empêchée sur ce qui reste du second mandat.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Les dilemmes politiques de Macron</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Feb 2023 13:21:06 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La quatrième journée de mobilisation nationale contre la réforme du régime de retraites a douché les espoirs du gouvernement d’Elisabeth Borne et du président Emmanuel Macron de voir la contestation populaire baisser de régime et perdre en ampleur. Bien contraire, les français sont descendus en masse et leur message de refus est des plus nettes et des plus déterminés.</strong></p>
<p>Pour Emmanuel Macron, l’étau se resserre. Peut-il continuer d’ignorer ce mouvement populaire qui refuse sa réforme et continuer à gouverner comme si de ne rien n’était ?  Peut-il courir le risque d’installer la France dans une crise durable avec cette posture de défi lancée et assumée de manière presque unanime par les centrales syndicales et les partis d’opposition à son égard pour le restant de son second mandat ?</p>
<p>Pour tenter de convaincre, Macron, son gouvernement et ses communicants plaident l’urgence absolue. Leur slogan : la réforme ou la faillite vise à haranguer les hésitants, notamment ceux parmi les députés qui vont avoir à discuter et à voter cette réforme.</p>
<p>D’ailleurs, caractéristique particulière qui marque cette séquence. Au moment où les français exhibent leurs colères dans la rue avec autant de force , le débat parlementaire fait rage. Les oppositions d’extrême droite comme de gauche déploient leurs capacités de dissuasion pour convaincre du mauvais fondement et de l’iniquité de cette réforme. Le pugilat est presque quotidien et les attaques contre le gouvernement font un dégât certain, surtout quand la plaidoirie gouvernementale peine à convaincre et sortir d’une position défensive de plus en plus difficile à tenir.</p>
<p>La situation est telle que les deux partenaires de cette crise sociale ont deux stratégies totalement opposées. Chacun va tenter de jouer sur le temps et l’usure avec l’espoir que cela finira par plier l’adversaire.</p>
<p>Pour Emmanuel Macron, il faut continuer à expliquer et à endosser une démarche pédagogique pour que les français puissent en fin se rendre compte de la gravité de la situation. Parallèlement à cette mission de communication, Emmanuel Macron se livre aussi à un exercice inédit pour lui, celui de devoir séduire un groupe parlementaire spécifique pour l’intégrer à sa majorité parlementaire.</p>
<p>En ligne de mire, les députés du Parti Les républicains, le seul parti de droite et dit « d’opposition » qui soutient cette réforme. Mais là aussi, la mission n’est pas facile. « Les républicains » ne sont pas tous d’accord pour accorder leur soutien à Emmanuel Macron. Ils se trouvent parmi eux des personnalités qui rêvent d’en découdre avec le président de la république qu’ils accusent d’avoir capté leurs héritages politiques et leurs ressources humaines et participé à ce que la droite classique soit aussi marginalisée et si peu représentée dans le débat public.</p>
<p>Pour les centrales syndicales, cette quatrième journée nationale a été vécue comme le signal d’une possible escalade si le gouvernent ne recule pas sur cette contestable réforme. Elles menacent d’adopter une stratégie encore plus radicale que celle qui consiste à demander aux français de sortir manifester dans la rue.</p>
<p>Une stratégie à double tranchants. Mener des actions qui bloquent la dynamique économique du pays. Cela pourrait provoquer des pénuries. Et inscrire le principe de la grève reconductible dans leurs actions syndicales, ce qui pourrait provoquer des paralysies qui rappellent les heures noires des grèves dures des années 90 et 2000 et qui avaient fini par obliger les gouvernements de l’époque à retirer les projets de réforme, refusés et contestés par les français.</p>
<p>Emmanuel Macron est dans une situation politique très peu enviable. Il ne peut maintenir coûte que coûte cette réforme sous peine de provoquer de profondes fissures avec une opinion et une classe politique qui la refuse de toutes ses forces. Et il ne peut la retirer sous peine d’apparaître comme le président qui recule devant la pression de la rue et qui montre par là une incapacité chronique à réformer la France contrairement à ses nombreuses promesses électorales.</p>
<p>Dans les deux scénarios, la physionomie de son second mandat sera marquée. Soit par un passage en force avec les dégâts politiques que cela entraîne, surtout que l’opposition des français face à cette réforme des retraites sera décuplée à leurs colères de plus en plus sourde face à la baisse de leur pourvoir d’achat. Soit une capitulation politique qui signera la fin de sa fibre réformiste et la victoire des oppositions syndicales et politiques, avec tout ce que cela implique sur une gouvernance impuissante, voire empêchée sur ce qui reste du second mandat.</p>
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