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	<title>réconciliation &#8211; Atlasinfo</title>
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	<title>réconciliation &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>France/Maroc, le business de la réconciliation !</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Apr 2024 09:37:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Lorsque le tout nouveau ministre des Affaires étrangères français Stéphane Séjourné avait au cours de son premier voyage au Maroc promis que la France allait accompagner la dynamique du développement économique au Sahara marocain, il se trouvait des esprits suspicieux pour balayer cette posture d’un revers de la main. Ils la considéraient au pire comme &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h4><strong>Lorsque le tout nouveau ministre des Affaires étrangères français Stéphane Séjourné avait au cours de son premier voyage au Maroc promis que la France allait accompagner la dynamique du développement économique au Sahara marocain, il se trouvait des esprits suspicieux pour balayer cette posture d’un revers de la main. Ils la considéraient au pire comme une promesse illusoire, au mieux comme un hypothétique stratégie à venir, une manière de fuir les attentes politiques immédiates du Maroc.</strong></h4>
<p>Et pourtant le feu vert donné par les autorités françaises pour investir massivement et participer à des projets économiques structurants dans le Sahara marocain est un signal fort que Paris a pris le chemin à voie unique de la reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur son Sahara.  Et il paraît même que sur ce plan particulier de l’intérêt économique que suscite ces provinces sahariennes, la France serait même en avance par rapport à de nombreux pays européens qui avait politiquement clarifié leur positionnement sur la Sahara.</p>
<p>Cette nouvelle stratégie française appelle de nombreuses réflexions pour en comprendre les ressorts. Comment donc un pays dont l’expression diplomatique formulée  par l’Elysée et Emmanuel Macron ou le Quai d’Orsay et Stéphane Séjourné qui refusent de reconnaître clairement la marocanité du Sahara puisse bénir une stratégie d’investissement économique qui veut dire exactement la même chose sans l’annonce politique ?</p>
<p>Cette approche française est destinée à garantir un double traitement, celui de donner l’incontestable preuve, sonnantes et trébuchantes, que la France est aux côtés du Maroc  et celui de maintenir une forme de voile politique pudique à destination du voisin algérien dont une reconnaissance française officielle de la souveraineté du Maroc apparaît comme un chiffon rouge qu’on agite fébrilement devant Alger.</p>
<p>Il est vrai que le volet économique est déterminant dans la relation France Maroc. de la crise entre les deux pays, ce sont d’ailleurs des préoccupations économiques de patrons français qui ont été mises en avant pour appeler à faire descendre la température et à éviter de creuser les ruptures.</p>
<p>Il faut dire aussi que la France ne veut pas rester en dehors de la grande reconfiguration économique de la région, initiée par le Roi Mohammed VI sur la façade atlantique du Sahara et qui a vu cette partie du monde se transformer à vue d’œil et exercer par conséquent une attractivité sur de nombreux opérateurs économiques internationaux (production d&rsquo;hydrogène  vert, construction du port de Dakhla-Atlantique, usines de  dessalement, autoroute électrique Dakhla-Casablanca&#8230;). En agissant de la sorte, la France signifie sa volonté de ne pas rester en dehors d’une telle transformation régionale et qu’elle veut au contraire être aux avant-postes de ses opportunités économiques les plus prometteuses.</p>
<p>Cette validation de l’investissement français dans le Sahara marocain, qui va être mise en scène par les multiples visites de ministres français au Maroc, notamment celles des  ministres du Commerce extérieur français, Franck Riester, et de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire.</p>
<p>Cette validation de l’investissement français, qui va être mise en scène par les multiples visites de ministres français au Maroc,  est un signal politique fort que Paris a définitivement et de manière irréversible fait le pari de la marocanité du Sahara. Il reste à trouver les mises en scènes diplomatiques à la hauteur de cet événement pour bien marquer ce tournant. Tout le monde a en tête l’occasion d’une visite d’Etat du président Emmanuel Macron au Maroc, une visite longtemps désirée mais plusieurs fois reportée pour cause de divergences stratégiques entre Paris et Rabat.</p>
<p>La séquence politique régionale qui s’annonce avec la tenue des élections présidentielles algériennes anticipées le 7 septembre et la réélection programmée du président Abdelamjid Tebboune et sa visite tout aussi programmée en France sera une opportunité de clarification de la position française. L’idée pour Paris étant de sortir définitivement de cette zone grise dans laquelle elle maintient son approche de cette discorde maghrébine. À ce moment-là, il sera possible d’ajuster la démarche économique avec l’expression diplomatique et Paris rejoindra officiellement le club de plus en plus grand des pays qui reconnaissent sans ambages la souveraineté du Maroc sur son Sahara. Ce qui, à n’en pas douter, non seulement donnera un nouveau souffle au partenariat stratégique franco-marocain mais aussi ouvrira de nouvelles perspectives pour l’ensemble de la région.</p>
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		<title>Comment Stéphane Séjourné va s&#8217;investir « personnellement » dans la réconciliation entre Paris et Rabat ?</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Feb 2024 11:26:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Les relations entre la France et le Maroc qui traversent depuis quelques années un hiver glacial seraient-elles sur le point d’entamer une période de réchauffement ? C’est en tout cas le message politique qui ressort de la dernière sortie médiatique du nouveau ministre des Affaires étrangères Stéphane Séjourné. Après un long silence qui frisait l’évitement &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h4><strong>Les relations entre la France et le Maroc qui traversent depuis quelques années un hiver glacial seraient-elles sur le point d’entamer une période de réchauffement ? C’est en tout cas le message politique qui ressort de la dernière sortie médiatique du nouveau ministre des Affaires étrangères Stéphane Séjourné.</strong></h4>
<p>Après un long silence qui frisait l’évitement volontaire, Stéphane Séjourné a enfin évoqué la relation avec le Maroc. Il faut dire que pour Rabat comme pour les autres capitales du Maghreb, le positionnement de Stéphane Séjourné était scruté. La raison ? Son pedigree et son activisme politiques lorsqu’il dirigeait le groupe Renew au sein du Parlement européen. Ses charges répétées à travers l’élaboration et le vote de deux résolutions (non contraignantes) contre le Maroc reflétaient un agenda et une hostilité évidente.</p>
<p>Nommé à la surprise générale ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement de Gabriel Attal, la curiosité était grande de voir quel type de relations il allait entretenir avec le Maroc et plus généralement avec le Maghreb. Cette attente fut longue. Stéphane Séjourné a eu plusieurs sorties médiatiques où il semblait avoir volontairement ignoré d’évoquer la relation avec le Maroc.</p>
<p>Aujourd’hui c’est chose faite dans une interview à un grand quotidien régional. Stéphane Séjourné dévoile ses intentions à l’égard de cette région et trace la nature de ces futurs choix. Fait politique marquant, c’est à la demande du président Emmanuel Macron que le nouveau locataire du Quai d’Orsay va traiter cette crise froide entre Paris et Rabat. La phrase du ministre qui résume cette stratégie est remplie de sens multiples. « Le Président de la République m’a demandé personnellement de m’investir dans la relation franco-marocaine et d’écrire aussi un nouveau chapitre de notre relation. Je vais m’y attacher »</p>
<p>Dans le langage diplomatique traditionnel, l’expression « s’investir personnellement » suscite de nombreuses interrogations. Pourquoi mettre « du personnel dans le diplomatique ? Si ce n’est pour tenter d’effacer d’amers souvenirs d’une époque où sous la coupole du Parlement européen, le Maroc et son image étaient des cibles à abattre, victime d’une ébullition politique nourrie par Stéphane Séjourné en personne. À l’époque, il était difficile de l’imaginer agir de son propre gré. La profonde conviction marocaine est qu’il obéissait à une humeur et à une stratégie élyséenne.</p>
<p>Répondant donc à l’appel d’Emmanuel Macron, Stéphane Séjourné va tenter de recoudre la relation très abîmée entre la France et le Maroc. Il se donne même un agenda et un objectif : « Je ferai tout dans les prochaines semaines et les prochains mois pour que la France et le Maroc se rapprochent (et ce) avec le respect des Marocains ».</p>
<p>Logiquement Rabat devrait se réjouir de telles déclarations qui annoncent une belle embellie dans les relations gelées entre les deux pays. Mais il y a comme une once de doute, d’hésitation à avoir devant une telle démarche. Les Marocains comme la plupart des pays savent que la relation de la France avec les régions politiquement sensibles est le monopole exclusif, dans le cadre de la fameuse théorie du domaine réservé, du président de la République Emmanuel Macron.</p>
<p>Si le locataire de l’Élysée a réellement envie de mettre fin à cette crise avec le Maroc et clarifier sa relation ambiguë avec le Maghreb, c’est de lui, le concepteur, le producteur de la politique étrangère de la France que doit venir ce message d’apaisement et de réconciliation.</p>
<p>Mais face à ces déclarations volontaristes de Stéphane Séjourné, les Marocains ont toutes les raisons de se réjouir de voir un homme connu pour son hostilité envers le Maroc à la tête d’un important appareil diplomatique, vouloir s’investir dans l’amélioration de la relation entre Paris et Rabat. La stratégie logique et rationnelle des Marocains qui ne sont pas du tout pressés est de laisser venir. Les promesses de Séjourné de « renouer « avec Rabat auront forcément à se confronter à la réalité des divergences et les origines de la crise profonde entre les deux pays.</p>
<p>Paris et Rabat ne s’entendent plus depuis que le Maroc a demandé à la France, au nom de leur partenariat stratégique et unique, de sortir de sa zone grise et de reconnaître ouvertement et pleinement la souveraineté du Maroc sur son Sahara, comme l’ont déjà fait de grandes puissances comme les États-Unis d’Amérique. Les hésitations françaises, surtout sa crainte de se mettre à dos l&rsquo;Algérie, ont fini par dévoiler les limites de la position de Paris.</p>
<p>Aussi bien Emmanuel Macron que Stéphane Séjourné savent que le prix de la normalisation des relations entre Paris et Rabat passe fatalement par une évolution majeure de la position de la France sur le Sahara marocain. Alors ce fameux investissement de Stéphane séjourné aurait-il le visage d’une reconnaissance totale, pleine et entière de la marocanité du Sahara. C’est l’objectif assumé de Rabat.</p>
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		<title>Mali: création du Comité de pilotage du dialogue inter-maliens pour la paix et la réconciliation nationale</title>
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		<pubDate>Sat, 27 Jan 2024 15:44:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Les autorités de transition au Mali ont créé un organe de dialogue purement national pour tenter de faire instaurer la paix dans le pays, après avoir officialisé jeudi la fin d&#8217;un accord conclu en 2015, dit « Accord d&#8217;Alger », indique un décret publié vendredi soir à Bamako. Le Comité de Pilotage du Dialogue inter-maliens pour la &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les autorités de transition au Mali ont créé un organe de dialogue purement national pour tenter de faire instaurer la paix dans le pays, après avoir officialisé jeudi la fin d&rsquo;un accord conclu en 2015, dit « Accord d&rsquo;Alger », indique un décret publié vendredi soir à Bamako.</strong></p>
<p>Le Comité de Pilotage du Dialogue inter-maliens pour la paix et la réconciliation nationale « est chargé de la préparation et l&rsquo;organisation » de ce dialogue, précise le décret signé par le chef de l&rsquo;Etat malien, le colonel Assimi Goïta.</p>
<p>Il sera composé d&rsquo;un Président, d&rsquo;un Vice-président; d&rsquo;un Rapporteur général; d&rsquo;un Rapporteur général adjoint et des membres.</p>
<p>Le décret souligne que le Président du Comité va diriger, coordonner et contrôler les activités du Comité et rendre compte au Président de la Transition. A cet effet, il élabore les termes de référence du Dialogue et les soumet à la validation d&rsquo;un atelier national qu&rsquo;il organise. Il assure la programmation, la coordination et la supervision des différentes activités du Dialogue à l&rsquo;intérieur et à l&rsquo;extérieur du territoire national, conçoit et veille à la mise en œuvre du plan de communication et élabore le rapport final du Dialogue et le rapport d&rsquo;exécution de sa mission.</p>
<p>La création de ce Comité de pilotage concrétise la dénonciation de l&rsquo;accord de paix dit d&rsquo;Alger, signé en 2015 par le gouvernement civil de l&rsquo;époque avec les groupes indépendantistes à dominante touareg du nord.</p>
<p>A rappeler que le gouvernement de Transition malien a annoncé, jeudi soir, la « fin, avec effet immédiat » de l&rsquo;accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d&rsquo;Alger, et dénoncé son « instrumentalisation par les autorités algériennes ».</p>
<p>Le gouvernement malien a également condamné, dans un communiqué, « les actes inamicaux et les cas d’hostilité et d’ingérence dans les affaires intérieures du pays » par les autorités algériennes, qui « portent atteinte à la sécurité nationale et à la souveraineté du Mali ».</p>
<p>« Désormais, il y a plus de négociations en dehors de Bamako. On ne va plus (&#8230;) dans un pays étranger parler de nos problèmes », a déclaré Choguel Kokalla Maïga, chef du gouvernement malien, dans une vidéo publiée vendredi sur les réseaux sociaux.</p>
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		<title>Maroc/ France: une réconciliation pavée d&#8217;embûches</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Oct 2023 09:48:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Après avoir découvert avec une surprise non feinte l’ampleur des divergences entre la France et le Maroc révélées au grand jour par le dernier séisme dans la région d’Al Haouz, les grands médias français ont commencé un exercice de diagnostic, d’introspection et de thérapie de cette relation entre Rabat et Paris, victime de nombreux démons. &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3>Après avoir découvert avec une surprise non feinte l’ampleur des divergences entre la France et le Maroc révélées au grand jour par le dernier séisme dans la région d’Al Haouz, les grands médias français ont commencé un exercice de diagnostic, d’introspection et de thérapie de cette relation entre Rabat et Paris, victime de nombreux démons.</h3>
<p>La dernière série d’articles publiés dans Le Monde dans laquelle le journal tente d’analyser les raisons de ce divorce fait partie de cette prise de conscience quelque peu tardive des médias français mainstream sur une crise politique et diplomatique tout sauf anodine. L’importance du journal Le Monde comme canal de diffusion de messages politiques n’est plus à démontrer.</p>
<p>Dans un passé récent, quand la diplomatie française, contre toute logique, refusait d’admettre l’existence de cette crise de l’axe Rabat Paris, ce même journal, Le Monde, épousait cette stratégie du déni en survolant cette crise avec une production épisodique ou il diffusait régulièrement ses postions teintées d’un tropisme algérien et d’une résistante antipathie pour le Royaume du Maroc.</p>
<p>Aujourd’hui, la crise entre la France et le Maroc est devenue une réalité internationale qu’il faut absolument traiter sous peine de courir le risque d’atteindre un point de non retour. Mais cette crise continue d’interpeller surtout quand la relation entre les deux pays subit une forme de chaud et de froid.</p>
<p>Le chaud d’abord est incarnée par cette visite remarquée de M. Abdellatif Loudiyi, ministre délégué auprès du chef du gouvernement, chargé de l’administration de la Défense nationale, pour participer au 80e anniversaire de la libération de La Corse en présence du président Emmanuel Macron, ou encore cette visite non moins remarquée et inédite d’une délégation de militaires et de hauts fonctionnaires français à la ville mythique de Laayoune, perle du Sahara marocain.</p>
<p>Le froid ensuite quand la non réception par Le Roi Mohammed VI de l’ambassadeur français Christophe Lecourtier, dans le cadre d’un groupe d’ambassadeurs venus remettre leurs lettres de créance au Palais Royal, avait suscité de nombreux interrogations et interprétations sur les réseaux sociaux. Les uns y voyaient une expression opportune de mauvaise humeur marocaine, les autres l’expliquaient par une simple question de calendrier d’arrivée. La première version a eu plus de succès que la seconde.</p>
<p>Le froid est reflété aussi par cette diligence marocaine hautement médiatisée de contrôle et de vérification d’un bateau en provenance de la France soupçonné de contenir des punaises de lit, cette nouvelle pandémie française qui porte un coup dur à l’image de la France, surtout à l’approche de la date fatidique de la tenue des prochaines jeux olympiques.</p>
<p>Beaucoup a été écrit sur cette froide crise entre Rabat et Paris. De la relation personnelle de mauvaise qualité entre le souverain marocain et le président français, passant par les allégations françaises d’usage du logiciel espion Pegasus contre des cibles françaises, jusqu’à l’amertume de marocains à l’égard des visas utilisés par Paris comme arme de sanction et de chantage. Toutes ces raisons ont sans doute participé comme des éléments du faisceau de cette crise. Mais la seule divergence qui à la fois empêche une réconciliation et est susceptible de changer la donne est la question du Sahara marocain. Si demain Emmanuel Macron annonce que la France reconnaît la souveraineté du Maroc sur son Sahara, toutes ces mini crises ne seront qu’un lointain souvenir.</p>
<p>La grande déception marocaine est d’avoir constaté que la zone grise dans laquelle se complaît la diplomatie française sur cette affaire du Sahara est avant tout une contrainte imposée par le régime algérien. Et sans doute sans le vouloir, Emmanuel Macron donne cette étrange impression que sa position non seulement empêche la solution définitive de ce conflit territorial vieux de plus de cinq décennies mais maintient dans la région fantasme de la création d’un sixième état au Maghreb. Ce qui est pour les marocains le comble de l’inimitié.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Mohammed VI maintient la main de la réconciliation avec l’Algérie</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Aug 2023 14:50:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[La main tendue vers d’Algérie est une des constantes de la politique de Mohammed VI dans sa perception des relations maghrébines. Il ne peut les voir qu’apaisées, entre deux pays voisins profondément liés par l’histoire et la géographie. C’est un choix politique incontestable. Une conviction profondément ancrée dans la vision royale. D&#8217;où cette main tendue &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h4><strong>La main tendue vers d’Algérie est une des constantes de la politique de Mohammed VI dans sa perception des relations maghrébines. Il ne peut les voir qu’apaisées, entre deux pays voisins profondément liés par l’histoire et la géographie. C’est un choix politique incontestable. Une conviction profondément ancrée dans la vision royale. D&rsquo;où cette main tendue vers le leadership et le peuple algérien formulée dans le dernier discours du trône.</strong></h4>
<p>Malgré toutes les tensions, les ruptures et les provocations assumées par le régime algérien ces dernières années à l’égard du Maroc, le Royaume est resté droit dans ses convictions que la réconciliation, la normalisation avec son voisin était l’objectif cardinal de sa diplomatie. Le Roi Mohammed VI ne rate aucun important discours pour rappeler cette disponibilité marocaine à enterrer les divergences du passé et ouvrir une nouvelle page de bon voisinage.</p>
<p>C’est la politique de la main tendue de la réconciliation. C’est l’expression permanente de l’estime et de l’affection que le peuple marocain a pour son voisin algérien. Les mots utilisés par le souverain reflètent toujours cette force de convictions que le deux pays ne peuvent échapper à leur destin commun sur la géographie et leur histoire leur imposent, que le deux peuples ne peuvent se priver de leurs interactions naturelles, si vitales pour leurs évolutions communes.</p>
<p>Face à cette attitude marocaine de paix et de réconciliation, le régime algérien répond par le silence, quand il ne permet pas à ses relais dans la presse et  les réseaux sociaux de jeter l’huile sur le feu et de faire en sorte de reporter toute possibilité de retour à la normale entre les deux pays voisins. C’est une attitude de fermeture nourrie par la rancune, de repli sur soi calculé. Le régime algérien ne dispose d’aucune argumentation logique pour repousser les multiples offres marocaines. La carte de la menace sur sa sécurité pour cause d’alliance entre le Maroc, Israël et les États-Unis a été démagnétisée et a perdu toute crédibilité aussi bien à l’international qu’en Algérie.</p>
<p>Les multiples mains tendues par Mohammed VI vers l’Algérie provoquent souvent de larges échos dans une grande partie de la classe et de l’élite politique algérienne. Le problème existe avec les milieux militaires algériens qui détiennent la réalité du pouvoir dans ce pays et qui n’ont aucun intérêt à se réconcilier avec le Maroc.</p>
<p>L’hostilité à l’égard du Maroc est devenue depuis des années un fond de commerce usé jusqu’à la corde par un système basé sur  l’agressivité militaire régionale  et l’économie de prédation en interne  avec l’unique ambition de  perdurer.  Ces milieux cherchent tous les prétextes pour maintenir cet état de crise avec le Maroc. Avoir demain des relations normales avec le Maroc les prive naturellement d’arguments pour continuer à mobiliser contre un ennemi extérieur fantasmé.</p>
<p>Le Maroc a déjà gagné la bataille politique de la récupération de ses provinces sahariennes comme le montrent les  reconnaissances en cascade qui consacre sa souveraineté sur ces territoire. Il est en train de gagner celle de la puissance régionale qui œuvre sans cesse pour la paix et la stabilité régionale. Ce rôle majeur a été récemment salué avec force par l’administration américaine.</p>
<p>Aujourd’hui la communauté internationale, Union européenne en tête, se trouve face à une équation régionale d’une grande clarté , où un pays, le Royaume du Maroc tente de faire avancer un agenda de paix et de prospérité et un régime militaire  algérien, névrotique dans ses perceptions et ses attitudes, qui tente de plonger la région dans le chaos et la guerre.</p>
<p>L’attitude marocaine basée sur la main tendue participe à isoler davantage les milieux va-en-guerre en Algérie  et qui ont un intérêt particulier à maintenir dominante l’atmosphère de tension et de défiance. Elle est aussi une interpellation directe à ces pays européens, heureusement de moins en moins nombreux, qui se tâtent encore la tête pour savoir qui ils vont soutenir dans cette bataille symbolique qui se joue entre le droit et la légalité historique et les impostures aux relents coloniales.</p>
<p>Entre un homme qui milite sans cesse  pour la paix et la prospérité, Mohammed VI, un régime militaire algérien qui s’enferre dans une logique de guerre et de confrontation, la photo politique régionale est d’une indiscutable clarté pour tous ceux, notamment européens qui veulent réellement investir dans la stabilité et la lutte contre la violence et le chaos.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Maroc/Algérie: le prix de la  réconciliation ?</title>
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		<pubDate>Sun, 23 Jan 2022 13:51:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Alors que s’activent sans aucun doute de nombreuses médiations entre Rabat et Alger pour dépasser la crise qui les oppose, des questions pertinentes se posent aussi bien sur la nature des concessions que le régime algérien doit faire pour espérer normaliser ses relations avec le royaume du Maroc que des conditions que Rabat doit formuler &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Alors que s’activent sans aucun doute de nombreuses médiations entre Rabat et Alger pour dépasser la crise qui les oppose, des questions pertinentes se posent aussi bien sur la nature des concessions que le régime algérien doit faire pour espérer normaliser ses relations avec le royaume du Maroc que des conditions que Rabat doit formuler pour opérer cette grande réconciliation entre les deux pays.</strong></p>
<p>Concessions car tout le monde part du constat que si les relations entre les deux pays ont atteint ce niveau de tensions et de rupture, c’est principalement à cause de la politique d’escalade choisie par les militaires algériens comme mode de gouvernance pour espérer assouvir leur rancune et autres fantasmes de de puissance et de domination.</p>
<p>Depuis le début de cette crise actuelle entre les deux grands pays du Maghreb sont apparus deux protagonistes aux comportements et à la posture opposés. L’Algérie par le biais de son armée qui rompt les relations  diplomatiques, ferme l’espace aérien, maintient la fermeture des frontières terrestres, supprime le gazoduc maghrébin et inonde le voisin marocain d’accusations aussi farfelues qu’irréelles. Comme celles d’être, avec Israël ,  derrières les incendies de la Kabylie ou d’avoir bombardés de paisibles commerçants algériens à la frontière saharienne avec l’Algérie.</p>
<p>De l’autre côté, le Maroc qui refuse d’inscrire son action dans la dynamique de cette escalade, ne répond pas aux multiples provocations. Mieux, Le Roi du Maroc Mohammed VI ne rate aucun discours pour tendre la main de la fraternité et de la réconciliation au peuple algérien.</p>
<p>Et fait rare dans les grands discours diplomatiques, Il donne même des garanties et des assurances qu’aucun danger ne menacerait l’Algérie depuis le Maroc étant donné la communauté de destin des deux pays. La parole de Mohammed VI est à ce stade limpide et déterminé: « A ce propos, je rassure nos frères en Algérie : vous n’aurez jamais à craindre de la malveillance de la part du Maroc qui n’est nullement un danger ou une menace pour vous. En fait, ce qui vous affecte nous touche et ce qui vous atteint nous accable.</p>
<p>« Aussi, nous considérons que la sécurité et la stabilité de l’Algérie, et la quiétude de son peuple sont organiquement liées à la sécurité et à la stabilité du Maroc. »</p>
<p>Donc pour n’importe quel médiateur, qu’il soit saoudien ou européen, il doit prendre en compte cette situation: l’un toute en agressivité, en tensions et en ruptures. L’autre toute en diplomatie et main tendue portant une puissante conviction de défendre ses droits nationaux et son unité territoire</p>
<p>Pour dégoupiller cette crise entre le Maroc et l’Algérie qui,  en plus de menacer la stabilité régionale, empêche manifestement la tenue d’un sommet arabe, l’Algérie doit faire des concessions et la Maroc doit avoir des exigences indiscutables.</p>
<p>Une des premières concessions est d’obtenir que l’armée algérienne  lève son parrainage militaire sur le Polisario et encourage elle aussi comme la plupart des acteurs de la communauté internationale l’option de l’autonomie du Sahara proposée par le Maroc. Pour beaucoup d’observateurs, cette demande marocaine peut paraître surréaliste dans le contexte d’une armée algérienne qui s’accroche au Polisario comme le pendu à sa corde. Mais jamais le contexte politique n’a été aussi favorable à un grand tournant algérien sous pression internationale sur cette question .</p>
<p>Après avoir fait en sorte de vider de toute leur substance toutes  les mesures  agressives algériennes contre le Maroc, le Royaume  fort de son droit et des ses alliances peut exiger qu’un retour à la  normale qui sortirait l’Algérie  de son isolement doit fatalement passer par une grande révision algérienne de sa position sur le Sahara marocain.</p>
<p>Aussi bien le temps que les rapports de forces, les nouveaux équilibres sont en faveur du Maroc. Tandis que l’Algérie vit sous la glaive de l’urgence politique, économique et diplomatique.  Plus que jamais le régime algérien a besoin de sortir de l’impasse. Il ne peut le faire par le moyen de la confrontation militaires sous peine d’être catalogué Etat voyou par la communauté internationale. Il pourrait le faire par un changement de stratégie vers ce noeud du problème entre le Maroc et l’Algérie , le Polisario.</p>
<p>Le prix de la future réconciliation entre Alger de Rabat ne doit pas être moins l’adhésion algérienne à la solution de l’autonomie sous souveraineté marocaine. Ce tournant n&rsquo;est aussi difficile qu’il ne le paraît. La question du Polisario n’est pas une affaire du peuple algérien. Il s’agit d’une carte de pression et d’influence utilisée depuis de décennies par l’armée algérienne pour tenter d’obérer et de contester le leadership marocain dans la région ni plus ni moins.</p>
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		<title>Maroc/Algérie: le prix de la  réconciliation ?</title>
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		<pubDate>Sun, 23 Jan 2022 13:46:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Alors que s’activent sans aucun doute de nombreuses médiations entre Rabat et Alger pour dépasser la crise qui les oppose, des questions pertinentes se posent aussi bien sur la nature des concessions que le régime algérien doit faire pour espérer normaliser ses relations avec le royaume du Maroc que des conditions que Rabat doit formuler &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Alors que s’activent sans aucun doute de nombreuses médiations entre Rabat et Alger pour dépasser la crise qui les oppose, des questions pertinentes se posent aussi bien sur la nature des concessions que le régime algérien doit faire pour espérer normaliser ses relations avec le royaume du Maroc que des conditions que Rabat doit formuler pour opérer cette grande réconciliation entre les deux pays.</strong></p>
<p>Concessions car tout le monde part du constat que si les relations entre les deux pays ont atteint ce niveau de tensions et de rupture, c’est principalement à cause de la politique d’escalade choisie par les militaires algériens comme mode de gouvernance pour espérer assouvir leur rancune et autres fantasmes de de puissance et de domination.</p>
<p>Depuis le début de cette crise actuelle entre les deux grands pays du Maghreb sont apparus deux protagonistes aux comportements et à la posture opposés. L’Algérie par le biais de son armée qui rompt les relations  diplomatiques, ferme l’espace aérien, maintient la fermeture des frontières terrestres, supprime le gazoduc maghrébin et inonde le voisin marocain d’accusations aussi farfelues qu’irréelles. Comme celles d’être, avec Israël ,  derrières les incendies de la Kabylie ou d’avoir bombardés de paisibles commerçants algériens à la frontière saharienne avec l’Algérie.</p>
<p>De l’autre côté, le Maroc qui refuse d’inscrire son action dans la dynamique de cette escalade, ne répond pas aux multiples provocations. Mieux, Le Roi du Maroc Mohammed VI ne rate aucun discours pour tendre la main de la fraternité et de la réconciliation au peuple algérien.</p>
<p>Et fait rare dans les grands discours diplomatiques, Il donne même des garanties et des assurances qu’aucun danger ne menacerait l’Algérie depuis le Maroc étant donné la communauté de destin des deux pays. La parole de Mohammed VI est à ce stade limpide et déterminé: « A ce propos, je rassure nos frères en Algérie : vous n’aurez jamais à craindre de la malveillance de la part du Maroc qui n’est nullement un danger ou une menace pour vous. En fait, ce qui vous affecte nous touche et ce qui vous atteint nous accable.</p>
<p>« Aussi, nous considérons que la sécurité et la stabilité de l’Algérie, et la quiétude de son peuple sont organiquement liées à la sécurité et à la stabilité du Maroc. »</p>
<p>Donc pour n’importe quel médiateur, qu’il soit saoudien ou européen, il doit prendre en compte cette situation: l’un toute en agressivité, en tensions et en ruptures. L’autre toute en diplomatie et main tendue portant une puissante conviction de défendre ses droits nationaux et son unité territoire</p>
<p>Pour dégoupiller cette crise entre le Maroc et l’Algérie qui,  en plus de menacer la stabilité régionale, empêche manifestement la tenue d’un sommet arabe, l’Algérie doit faire des concessions et la Maroc doit avoir des exigences indiscutables.</p>
<p>Une des premières concessions est d’obtenir que l’armée algérienne  lève son parrainage militaire sur le Polisario et encourage elle aussi comme la plupart des acteurs de la communauté internationale l’option de l’autonomie du Sahara proposée par le Maroc. Pour beaucoup d’observateurs, cette demande marocaine peut paraître surréaliste dans le contexte d’une armée algérienne qui s’accroche au Polisario comme le pendu à sa corde. Mais jamais le contexte politique n’a été aussi favorable à un grand tournant algérien sous pression internationale sur cette question .</p>
<p>Après avoir fait en sorte de vider de toute leur substance toutes  les mesures  agressives algériennes contre le Maroc, le Royaume  fort de son droit et des ses alliances peut exiger qu’un retour à la  normale qui sortirait l’Algérie  de son isolement doit fatalement passer par une grande révision algérienne de sa position sur le Sahara marocain.</p>
<p>Aussi bien le temps que les rapports de forces, les nouveaux équilibres sont en faveur du Maroc. Tandis que l’Algérie vit sous la glaive de l’urgence politique, économique et diplomatique.  Plus que jamais le régime algérien a besoin de sortir de l’impasse. Il ne peut le faire par le moyen de la confrontation militaires sous peine d’être catalogué Etat voyou par la communauté internationale. Il pourrait le faire par un changement de stratégie vers ce noeud du problème entre le Maroc et l’Algérie , le Polisario.</p>
<p>Le prix de la future réconciliation entre Alger de Rabat ne doit pas être moins l’adhésion algérienne à la solution de l’autonomie sous souveraineté marocaine. Ce tournant n&rsquo;est aussi difficile qu’il ne le paraît. La question du Polisario n’est pas une affaire du peuple algérien. Il s’agit d’une carte de pression et d’influence utilisée depuis de décennies par l’armée algérienne pour tenter d’obérer et de contester le leadership marocain dans la région ni plus ni moins.</p>
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		<title>Vers un dégel entre Paris et Washington ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Oct 2021 18:09:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Décryptages]]></category>
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					<description><![CDATA[S&#8217;il y a une image que tout le monde attend avec impatience et curiosité dans les jours qui viennent, c’est celle qui réunira le président français Emmanuel Macron et son homologue américain Joe Biden en marge du G20 prévu en Italie. Cette rencontre était la promesse ultime qu’une réconciliation entre alliés, que des divergences stratégiques &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>S&rsquo;il y a une image que tout le monde attend avec impatience et curiosité dans les jours qui viennent, c’est celle qui réunira le président français Emmanuel Macron et son homologue américain Joe Biden en marge du G20 prévu en Italie. Cette rencontre était la promesse ultime qu’une réconciliation entre alliés, que des divergences stratégiques ont séparé jusqu’à la fâcherie, était possible.</p>
<p>Le monde observera avec attention la nature du dialogue entre les deux leaders, soupèsera jusqu’à leur poignée de mains ou leur communication tactile pour savoir si le revirement australien, qualifié par Paris de véritable poignard dans le dos, a été dépassé.</p>
<p>Depuis le début de cette crise inédite entre Paris et Washington, les deux présidents ont échangé par téléphone à deux reprises, échanges lourdement médiatisé pour signifier au monde que les deux partenaires travaillent à dépasser leurs divergences, panser les déceptions françaises et relancer l’alliance stratégique entre français et américains.</p>
<p>Objectif affiché de cette activisme diplomatique : préparer leur rencontre au sommet italien et donner un cadre politique aux annonces susceptibles d’apaiser les tensions et de calmer les esprits.</p>
<p>C’est que le choc était brutal. Quand le démocrate Joe Biden a repris la Maison Blanche des mains du républicain populiste Donald Trump, c’était presque jour de fête nationale à Paris et grand soulagement à Bruxelles, siège de l’Union européenne. Tant la diplomatie française et européenne étaient étouffées, parfois scandalisées par les coups de boutoir de  Donald Trump et de son tempérament isolationniste.</p>
<p>Jour de fête car l’arrivée de Joe Biden signifiait le retour de la diplomatie multilatérale, du dialogue et de la concertation avec les alliés.</p>
<p>L’épisode australien où Canberra, Londres et Washington se sont ligués en secret contre la France pour la dépouiller du contrat militaire du siècle a provoqué une colère si puissante que le ministre des Affaires étrangères français Jean Yves Le Drian, d’habitude si précautionneux dans le choix des Ses mots, avait publiquement qualifié Joe Biden, de « Donald Trump sans les tweets ».</p>
<p>Paris avait profité de cette crise où l’Amérique a ostensiblement lâché un allié pour faire avancer dans les esprits son projet de défense européenne commune et autonome. Même si Emmanuel Macron est encore seul à labourer ce terrain, les arguments d’une prise en charge progressive de son destin militaire ne manquent pas.  Au cours des conversations entre Macron et Biden, Paris avait présenté comme une victoire diplomatique ou du moins une concession américaine majeure le fait que Washington reconnaisse et encourage la nécessité de développer une défense européenne commune. Les Américains s’empressent toutefois d’ajouter qu’elle serait fatalement complémentaire à la stratégie de l’alliance atlantique.</p>
<p>Paris s’apprête à prendre la présidence de l’Union européenne début de l’année prochaine . Une des objectifs assumés du président Macron est de convaincre les  nombreux pays réticents en Europe qu’il va falloir penser une doctrine militaire européenne, indépendante certes de l’Otan sans être en divergence frontale avec sa politique.</p>
<p>Les raisons qui empêchent certains pays nordiques ou de l’Europe de l’Est d’adhérer au projet français sont connues. Une peur panique de la menace russe à la fois diffuse et permanente, et une addiction au parapluie protecteur américain. Ces pays le jugent plus rassurant que les promesses aventureuses françaises.</p>
<p>La France, puissance militaire, ambitionne d’animer cette politique de défense Européenne commune qui aboutirait en fin de parcours à l’élaboration d’une armée européenne qui pourrait prendre des décisions militaires et opérer des choix stratégiques sans en référer forcément au parapluie de L’Otan commandé depuis Washington. C’est un des principaux sujets de discussions entre Macron et Biden dans cette séquence diplomatique qui a vu les deux pays, traditionnellement amis, au bord du divorce et de la rupture.</p>
<p>Il y aura certainement d’autres sujets de discutions dans lesquels les deux pays ont beaucoup investi. Le Sahel par exemple dans lequel la stratégie française est en train d’être révisée de fond en comble. Dans ce domaine de lutte contre les groupes terroristes qui menacent de prendre le pouvoir dans de nombreux pays, l’aide américaine en matière de renseignements et de surveillance électronique est cruciale pour la réussite des opérations françaises.</p>
<p>D’autres sujets comme le nucléaire iranien auront une part de choix dans l’attention des deux leaders.  Cette crise iranienne se trouve actuellement à la croisée des chemins: ou créer les conditions d’un retour à la négociation internationale avec la ferme intention de parvenir à un compromis avec le régime iranien, voire s’étendre sur l&rsquo;alternative à suivre au cas où le processus de négociation finirait dans le mur.</p>
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		<title>L’Algérie s&#8217;obstine à repousser la réconciliation avec le Maroc</title>
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		<pubDate>Sat, 07 Aug 2021 14:42:45 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Abdelmdjid Tebboune]]></category>
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					<description><![CDATA[Depuis qu’il est au pouvoir au palais de la Mouradia, le président algérien Abdelmdjid Tebboune n’a raté aucune occasion dans ses sorties médiatiques pour rappeler que son pays n’avait aucun problème avec le Maroc et que la grande crise de cette région oppose davantage le Maroc aux séparatistes du Polisario. Tebboune s&#8217;ingénie à jouer les &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis qu’il est au pouvoir au palais de la Mouradia, le président algérien Abdelmdjid Tebboune n’a raté aucune occasion dans ses sorties médiatiques pour rappeler que son pays n’avait aucun problème avec le Maroc et que la grande crise de cette région oppose davantage le Maroc aux séparatistes du Polisario.</p>
<p>Tebboune s&rsquo;ingénie à jouer les candides quand il est question de l’implication politique et militaire de son pays dans ce conflit. Peu importe que cette réalité soit mensongère, l&rsquo;essentiel est qu&rsquo;Alger exporte aux yeux du monde une pseudo attitude neutre renvoyant dans son argumentaire officiel et à chaque fois ce différend au processus onusien.</p>
<p>Et quand le Roi Mohammed VI a tendu dans son discours du Trône la perche de la réconciliation avec l’Algérie sans citer une seule fois l’affaire du Polisario, il était logique de s’attendre à ce qu’un homme comme Abdelmajid Tebboune puisse saisir cette balle au bond et répondre à cette dynamiques réconciliation.</p>
<p>Au lieu de cela , le président algérien, d’habitude si bavard et si prompt à commenter tout ce qui se rapporte au Maroc, s’est enfermé dans un silence de sourds. Ceux qui ont parlé à sa place étaient les moyens de communication de l’armée, qu’ils soient officiels come la revue « Al Djeich », devenue le lieu où se conçoit la politique étrangère de l’Algérie ou officieux comme le reste d&rsquo;une presse algérienne qualifiée d’amplificatrice de la parole militaire algérienne.</p>
<p>A voir la ressemblance de titres, les angles d’attaques identiques, il apparaît clairement que cette presse, malgré une diversité en trompe l’œil, n’a qu’un seul « rédacteur en chef » qui souffle la tendance et impose sa vision. Et il semble clair que le processus de la réconciliation ne sert pas la stratégie algérienne pour qui le Maroc doit conserver ce rôle d’épouvantail et d’ennemi éternel. Son maintien au pouvoir et sa survie en dépendent largement.</p>
<p>Un processus de réconciliation avec le Maroc à ciel ouvert agirait sur le régime algérien et les multiples clans qui le composent comme une torche lumineuse braquée sur un nid de chauve-souris. Les failles vont apparaître au grand jour et les handicaps structurels vont montrer les défauts.</p>
<p>La réaction du régime algérien à l’offre marocaine n’est pas une surprise en soi . Seuls les doux rêveurs s’attendaient dans l’immédiat à autre chose qu’à cette diarrhée verbale anti-marocaine. Dans l’ADN politique de ce régime militaire algérien se trouve une haine atavique qui cherche toutes les occasions de se manifester.</p>
<p>Et pourtant malgré ce lourd silence présidentiel algérien, malgré ces réactions sanguines de la presse algérienne, malgré cette attitude retors de l’armée algérienne, Le Roi Mohammed VI a raison d’installer cette atmosphère et cette disponibilité à créer une la dynamique de la réconciliation. Pour plusieurs raisons d’ordre stratégique dont celle de faire passer un message rassurant et positif a une opinion maghrébine qui redoute la déflagration et l’instabilité.</p>
<p>D’autant plus que cette stratégie royale de la main tendue sert efficacement à isoler les pyromanes au sein de la gouvernance algérienne qui rêvent d’ouvrir un front militaire avec le Maroc pour détourner l’attention et tenter de s’offrir, même au prix du sang, un semblant de consensus algérien à un moment où les multiples fractures du pays, plus vivaces les unes que les autres, menacent de le faire imploser de l’intérieur.</p>
<p>Pour faire appel à une métaphore agricole, force est de constater que l’attitude royale a l’égard de l’Algérie ressemble à celui qui sème les grains de la réconciliation dans un champ en friche. Personne ne s’attend à une immédiateté des résultats mais énormément de bonnes consciences misent sur les résultats à terme qui pourraient éclore en fonction d’un changement de génération à la tête du pouvoir en Algérie, la fin d’un cycle que le temps finira bien par fermer.</p>
<p>Dans cette équation, la patience, le pari sur le temps, l’optimisme forcené en un avenir meilleur, la conviction de faire œuvre collective utile, sont autant de traits qui distinguent la vision d’un homme d’Etat comme le Roi Mohammed VI de ces apprentis sorciers au front bas  à la courte vue et aux convictions obtuses qui dirigent actuellement l’Algérie.</p>
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		<title>L’Algérie s&#8217;obstine à repousser la réconciliation avec le Maroc</title>
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		<pubDate>Sat, 07 Aug 2021 14:42:23 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis qu’il est au pouvoir au palais de la Mouradia, le président algérien Abdelmdjid Tebboune n’a raté aucune occasion dans ses sorties médiatiques pour rappeler que son pays n’avait aucun problème avec le Maroc et que la grande crise de cette région oppose davantage le Maroc aux séparatistes du Polisario.</p>
<p>Tebboune s&rsquo;ingénie à jouer les candides quand il est question de l’implication politique et militaire de son pays dans ce conflit. Peu importe que cette réalité soit mensongère, l&rsquo;essentiel est qu&rsquo;Alger exporte aux yeux du monde une pseudo attitude neutre renvoyant dans son argumentaire officiel et à chaque fois ce différend au processus onusien.</p>
<p>Et quand le Roi Mohammed VI a tendu dans son discours du Trône la perche de la réconciliation avec l’Algérie sans citer une seule fois l’affaire du Polisario, il était logique de s’attendre à ce qu’un homme comme Abdelmajid Tebboune puisse saisir cette balle au bond et répondre à cette dynamiques réconciliation.</p>
<p>Au lieu de cela , le président algérien, d’habitude si bavard et si prompt à commenter tout ce qui se rapporte au Maroc, s’est enfermé dans un silence de sourds. Ceux qui ont parlé à sa place étaient les moyens de communication de l’armée, qu’ils soient officiels come la revue « Al Djeich », devenue le lieu où se conçoit la politique étrangère de l’Algérie ou officieux comme le reste d&rsquo;une presse algérienne qualifiée d’amplificatrice de la parole militaire algérienne.</p>
<p>A voir la ressemblance de titres, les angles d’attaques identiques, il apparaît clairement que cette presse, malgré une diversité en trompe l’œil, n’a qu’un seul « rédacteur en chef » qui souffle la tendance et impose sa vision. Et il semble clair que le processus de la réconciliation ne sert pas la stratégie algérienne pour qui le Maroc doit conserver ce rôle d’épouvantail et d’ennemi éternel. Son maintien au pouvoir et sa survie en dépendent largement.</p>
<p>Un processus de réconciliation avec le Maroc à ciel ouvert agirait sur le régime algérien et les multiples clans qui le composent comme une torche lumineuse braquée sur un nid de chauve-souris. Les failles vont apparaître au grand jour et les handicaps structurels vont montrer les défauts.</p>
<p>La réaction du régime algérien à l’offre marocaine n’est pas une surprise en soi . Seuls les doux rêveurs s’attendaient dans l’immédiat à autre chose qu’à cette diarrhée verbale anti-marocaine. Dans l’ADN politique de ce régime militaire algérien se trouve une haine atavique qui cherche toutes les occasions de se manifester.</p>
<p>Et pourtant malgré ce lourd silence présidentiel algérien, malgré ces réactions sanguines de la presse algérienne, malgré cette attitude retors de l’armée algérienne, Le Roi Mohammed VI a raison d’installer cette atmosphère et cette disponibilité à créer une la dynamique de la réconciliation. Pour plusieurs raisons d’ordre stratégique dont celle de faire passer un message rassurant et positif a une opinion maghrébine qui redoute la déflagration et l’instabilité.</p>
<p>D’autant plus que cette stratégie royale de la main tendue sert efficacement à isoler les pyromanes au sein de la gouvernance algérienne qui rêvent d’ouvrir un front militaire avec le Maroc pour détourner l’attention et tenter de s’offrir, même au prix du sang, un semblant de consensus algérien à un moment où les multiples fractures du pays, plus vivaces les unes que les autres, menacent de le faire imploser de l’intérieur.</p>
<p>Pour faire appel à une métaphore agricole, force est de constater que l’attitude royale a l’égard de l’Algérie ressemble à celui qui sème les grains de la réconciliation dans un champ en friche. Personne ne s’attend à une immédiateté des résultats mais énormément de bonnes consciences misent sur les résultats à terme qui pourraient éclore en fonction d’un changement de génération à la tête du pouvoir en Algérie, la fin d’un cycle que le temps finira bien par fermer.</p>
<p>Dans cette équation, la patience, le pari sur le temps, l’optimisme forcené en un avenir meilleur, la conviction de faire œuvre collective utile, sont autant de traits qui distinguent la vision d’un homme d’Etat comme le Roi Mohammed VI de ces apprentis sorciers au front bas  à la courte vue et aux convictions obtuses qui dirigent actuellement l’Algérie.</p>
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