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	<title>récession &#8211; Atlasinfo</title>
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	<title>récession &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>Coronavirus: les voyants de l&#8217;économie algérienne au rouge</title>
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		<pubDate>Sun, 09 Aug 2020 08:03:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[coronavirus]]></category>
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					<description><![CDATA[Dépréciation du dinar, inflation, entreprises à l'arrêt, craintes de récession... L'économie algérienne subit de plein fouet les conséquences de l'épidémie de nouveau coronavirus qui vient s'ajouter à la crise pétrolière.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="txt-textContent tinyscrollbar-y jq_ScrollBar initialized scrollbar-visible">
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<div class="overview">
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<p>Dépréciation du dinar, inflation, entreprises à l&rsquo;arrêt, craintes de récession&#8230; L&rsquo;économie algérienne subit de plein fouet les conséquences de l&rsquo;épidémie de nouveau coronavirus qui vient s&rsquo;ajouter à la crise pétrolière. Et si rien n&rsquo;est mis en oeuvre, le recours à l&rsquo;endettement extérieur deviendra inéluctable, préviennent des économistes.</p>
<p>L&rsquo;Office national des statistiques (ONS) affiche des « chiffres alarmants », relève Mansour Kedidir, professeur associé à l&rsquo;Ecole supérieure d&rsquo;économie d&rsquo;Oran. Il souligne une baisse du produit intérieur brut (PIB) de 3,9% au 1er trimestre 2020 et un taux de chômage qui pourrait atteindre 15% en juillet contre 11,4% pour l&rsquo;année 2019.</p>
<p>Hors hydrocarbures, le PIB a baissé de 1,5% au 1er trimestre contre une progression de 3,6% pour la même période de l&rsquo;année précédente, selon l&rsquo;ONS.</p>
<p>Certains secteurs comme les services et le fret sont à l&rsquo;arrêt. D&rsquo;autres ont vu leur activité ralentie tandis que le secteur de la construction, pourvoyeur de main d&rsquo;oeuvre, est paralysé depuis des mois.</p>
<p>Le ministre des Finances Aymen Benabderrahmane a évalué à près d&rsquo;un milliard d&rsquo;euros les pertes des entreprises publiques avec la crise sanitaire.</p>
<p>Celles du secteur privé n&rsquo;ont pas encore été chiffrées. Mais de nombreux commerces, notamment les restaurateurs, les cafetiers ou les agences de voyages, risquent de déposer le bilan. Ils sont fermés depuis le 19 mars dans le cadre de la lutte contre la pandémie.</p>
<p>« L&rsquo;Algérie fait face à une situation économique difficile et inédite en raison de plusieurs facteurs: la crise structurelle héritée de l&rsquo;ère Bouteflika, la chute des cours des hydrocarbures et enfin la crise du coronavirus », a reconnu le Premier ministre Abdelaziz Djerad.</p>
<h2> Craintes de récession</h2>
<p>Dépendante de la rente pétrolière, l&rsquo;Algérie est très exposée aux fluctuations du prix du baril du fait de la faible diversification de son économie.</p>
<p>Selon des prévisions du Fonds monétaire international (FMI), l&rsquo;Algérie devrait connaître en 2020 une récession (-5,2%) ainsi qu&rsquo;un déficit budgétaire parmi les plus élevés de la région.</p>
<p>Si aucune réforme n&rsquo;est entreprise, « l&rsquo;économie algérienne entrera irrémédiablement dans une récession et le recours à l&rsquo;endettement extérieur sera inévitable », confirme M. Kedidir.</p>
<p>« Le pays sera mis sous séquestre. La boite de Pandore s&rsquo;ouvrira et tous les démons sortiront de terre: les émeutes, l&rsquo;irrédentisme et l&rsquo;extrémisme religieux », ajoute-t-il.</p>
<p>Le président Abdelmadjid Tebboune a déjà exclu de contracter des prêts auprès du FMI et des organismes financiers internationaux, au nom de la « souveraineté nationale ».</p>
<p>L&rsquo;Algérie garde un souvenir douloureux du recours au FMI en 1994, et du plan d&rsquo;ajustement structurel qui s&rsquo;était traduit par des fermetures d&rsquo;entreprises, des privatisations&#8230;</p>
<h2> « Grands travaux »</h2>
<p>Mais le gouvernement algérien s&rsquo;apprête à lancer un plan de relance économique.</p>
<p>Il a décidé début mai de réduire de moitié le budget de fonctionnement de l&rsquo;Etat.</p>
<p>La loi de finances complémentaire 2020 prévoit une baisse des recettes budgétaires à environ 38 milliards d&rsquo;euros contre 44 milliards dans la loi initiale.</p>
<p>« Le niveau des réserves de change devrait reculer plus fortement que prévu d&rsquo;ici à la fin 2020 pour atteindre 37,21 milliards d&rsquo;euros contre une prévision initiale de 43,44 milliards », estime l&rsquo;économiste Abderahmane Mebtoul.</p>
<p>Des solutions pour éviter la récession existent, selon les experts, mais elles nécessitent des réformes drastiques.</p>
<p>M. Kedidir préconise une baisse des taux d&rsquo;intérêt, la captation de la masse monétaire circulant dans le secteur informel et un abattement de l&rsquo;impôt en fonction du nombre d&#8217;emplois créés.</p>
<p>Il recommande aussi le lancement de grands travaux, notamment le reboisement de la bande steppique est-ouest, la mise en exploitation des terres sahariennes, ou encore le prolongement du chemin de fer vers le Sud.</p>
<p>Le tout en faisant appel à une main d&rsquo;oeuvre locale qualifiée.</p>
<p>Tout en jugeant que les hydrocarbures resteront encore pour cinq à dix ans la principale ressource en devises du pays -sous réserve de la mise en place de nouvelles filières concurrentielles-, M. Mebtoul estime que le plan de sortie de crise doit reposer sur une nouvelle gouvernance nationale et locale.</p>
<p>Selon l&rsquo;économiste, cette gouvernance décentralisée pourrait être axée autour de cinq grands pôles économiques régionaux, et « en impliquant élus, entreprises, banques, universités et société civile afin de lutter contre une bureaucratie paralysante ».</p>
</div>
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		<title>Bank Al-Maghrib prévoit une forte récession de l’économie marocaine</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Jun 2020 17:00:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Bank Al-Maghrib]]></category>
		<category><![CDATA[économie]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[marocaine]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Maroc devrait connaître en 2020 sa pire récession depuis 1996, avec une contraction de plus de 5% de son PIB, du fait de la pandémie de Covid-19 mais aussi d&#8217;un faible rendement agricole, a annoncé mardi la Banque centrale du royaume (Bank Al-Maghrib). « Au niveau national, pâtissant de l&#8217;effet conjugué de la sécheresse et &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Maroc devrait connaître en 2020 sa pire récession depuis 1996, avec une contraction de plus de 5% de son PIB, du fait de la pandémie de Covid-19 mais aussi d&rsquo;un faible rendement agricole, a annoncé mardi la Banque centrale du royaume (Bank Al-Maghrib).</p>
<p>« Au niveau national, pâtissant de l&rsquo;effet conjugué de la sécheresse et des restrictions pour limiter la propagation du Covid-19, l&rsquo;économie accuserait (&#8230;) une contraction de 5,2% en 2020, la plus forte depuis 1996 », a indiqué Bank al-Maghrib (BAM), au terme de sa réunion trimestrielle.</p>
<p>Même si l&rsquo;institution a dit s&rsquo;attendre à un rebond de 4,2% en 2021, elle a mis en garde contre une « reprise plus lente de l&rsquo;activité ou de la persistance de la faiblesse de la demande étrangère et des perturbations des chaînes d&rsquo;approvisionnement. » Dans ce cas, « la récession serait beaucoup plus profonde », a-t-elle relevé.</p>
<p>L&rsquo;an dernier, le Maroc avait enregistré un taux de croissance de 1,5% contre 2,7% en 2018, du fait, déjà, d&rsquo;une mauvaise pluviométrie. L&rsquo;agriculture est le premier secteur contribuant au PIB, devant le tourisme et l&rsquo;industrie.</p>
<p>Face à la pandémie de nouveau coronavirus, le royaume a mis en place dès la mi-mars un confinement des plus stricts. A ce jour, il apparaît relativement épargné, avec moins de 10.000 contaminations et 212 décès pour un population de 35 millions d&rsquo;habitants.</p>
<p>Début juin, les autorités ont toutefois annoncé un déconfinement très progressif, avec le maintien de restrictions dans les grandes villes et la prolongation de l&rsquo;état d&rsquo;urgence sanitaire jusqu&rsquo;au 10 juillet.</p>
<p>Sur le marché du travail, la Banque centrale marocaine, s&rsquo;appuyant sur une enquête du Haut commissariat au plan (HCP), a par ailleurs fait état mardi d&rsquo;une destruction de près de « 726.000 postes, soit 20% de la main d&rsquo;oeuvre des entreprises organisées ».</p>
<p>S&rsquo;agissant des comptes publics, la BAM a dit prévoir un déficit budgétaire de 7,6% du PIB en 2020, contre 4,1% l&rsquo;an dernier.</p>
<p>Dans ce contexte économique difficile, elle a annoncé une nouvelle réduction de son principal taux directeur, « de 50 points de base », ce qui le ramène à 1,5%.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>L&#8217;économie française, en récession, se contracte de 5,8% au premier trimestre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2020 06:11:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[coronavirus]]></category>
		<category><![CDATA[économie]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
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					<description><![CDATA[L&#8217;économie française est officiellement en récession et s&#8217;est contractée de 5,8% au premier trimestre, du fait notamment du confinement en place depuis la mi-mars pour endiguer la pandémie de Covid-19, selon une première estimation dévoilée jeudi par l&#8217;Insee. Il s&#8217;agit de la baisse la plus forte dans l&#8217;historique des évaluations trimestrielles du PIB débutées en &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="modal-header add-more-font-size-dep">L&rsquo;économie française est officiellement en récession et s&rsquo;est contractée de 5,8% au premier trimestre, du fait notamment du confinement en place depuis la mi-mars pour endiguer la pandémie de Covid-19, selon une première estimation dévoilée jeudi par l&rsquo;Insee.</div>
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<div class="sectionDepeche">
<p class="justifyText  add-more-font-size-dep" dir="ltr">Il s&rsquo;agit de la baisse la plus forte dans l&rsquo;historique des évaluations trimestrielles du PIB débutées en 1949, et elle dépasse largement les reculs du premier trimestre de 2009 (-1,6%) ou du deuxième trimestre de 1968 (-5,3%), précise l&rsquo;Insee.</p>
<p>Après le recul de 0,1% du produit intérieur brut (PIB) français enregistré au dernier trimestre 2019, cette performance confirme que la France est bien entrée en récession.</p>
<p>Cette chute de l&rsquo;activité « est principalement liée à l&rsquo;arrêt des activités +non essentielles+ dans le contexte de la mise en place du confinement à partir de la mi-mars », explique l&rsquo;Institut national de la statistique dans sa publication.</p>
<p>Cette évaluation est en ligne avec celle de la Banque de France, publiée début avril, qui estimait la contraction du PIB à environ 6% au premier trimestre.</p>
<p>Les dépenses des ménages ont connu une baisse « inédite » de -6,1%, alors que de nombreux commerces, les restaurants ou encore les cafés, ont été fermés sur décision du gouvernement, selon l&rsquo;Insee.</p>
<p>L&rsquo;investissement des entreprises enregistre lui aussi un lourd recul de -11,8%. Globalement, la demande intérieure contribue ainsi de -6,6 points à la baisse du PIB durant le trimestre écoulé.</p>
<p>Première illustration de la crise économique dès le début de l&rsquo;épidémie, le commerce extérieur s&rsquo;affiche lui aussi en repli: -6,5% pour les exportations et -5,9% pour les importations. In fine, il contribue dont négativement (-0,2 point) à la baisse du PIB. A l&rsquo;inverse, les variations de stocks y contribuent positivement, à hauteur de +0,9 points.</p>
<p>L&rsquo;Insee ne publie pas de prévision pour l&rsquo;ensemble de l&rsquo;année 2020 mais elle a estimé que chaque mois de confinement amputerait la croissance française de 3 points sur un an et que la reprise « prendra du temps » après le confinement, censé être progressivement levé à partir du 11 mai. Le gouvernement table lui à ce stade sur une chute du PIB de -8% cette année.</p>
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		<title>Pandémie: les propositions chocs de Dominique Strauss-Khan</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2020 11:47:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Décryptages]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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					<description><![CDATA[Sous le titre « L’être, l’avoir et le pouvoir dans la crise », Dominique Strauss-Kahn, ancien ministre de l’Économie et des Finances et ancien directeur-général du Fonds Monétaire International, aujourd’hui à la tête d’un cabinet de conseil, consacre une analyse percutante sur l'ampleur du choc économique, politique et social consécutif à la pandémie du Covid-19. L'analyse a beaucoup agité le landerneau macroniste.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans cette longue analyse publiée dans la revue<a href="http://www.politiqueinternationale.com/revue/article.php?id_revue=0&amp;id=1945&amp;content=texte"> Politique internationale</a>, observe tout d’abord que la pandémie du Covid-19 est de nature foncièrement différente que les grandes crises sanitaires que le monde a connu comme la grande peste noire de 1348 ou la grippe espagnole en 1918-1919. La vitesse de propagation a provoqué un basculement de l’épidémie à la pandémie, entraînant la décision de confiner près de la moitié de la population du globe (soit le double de la population mondiale lors de l’épisode de la grippe espagnole) trois mois seulement après le déclenchement de la crise sanitaire. Si la mondialisation est au cœur du processus de propagation, les défauts de prévoyance, le manque d’équipements de protection et de production ont montré les faiblesses des systèmes de santé occidentaux. Ceux-ci ont fait preuve d’un manque de capacité d’anticipation et d’une inadéquation de leur organisation à faire face à une crise sanitaire de grande ampleur. La mauvaise appréciation de la gravité de la crise et l’oubli de la précarité de l’être dans l’inconscient collectif sont révélateurs d’une crise de l’avoir et d’une crise du pouvoir.</p>
<p>La récession économique que nous connaissons ne ressemble pas aux crises économiques passées, car elle agglomère un choc sur l’offre et un autre sur la demande. Le confinement entraîne mécaniquement une chute de la production. Des entreprises réduiront leurs effectifs tandis que d’autres fermeront et l’État ne pourra pas sauver toutes les entreprises et les emplois. Ce qui entraînera un choc sur la demande, par une baisse de la consommation, du fait du confinement et des pertes de revenus, entraînant un cycle récessif. Les actifs financiers seront gravement impactés, les épargnants n’étant pas en mesure d’attendre un retour à la normale.</p>
<p>Selon le FMI, : « Nous n’avons jamais vu l’économie mondiale s’arrêter net. C’est bien pire que la crise de 2008 ». Près de 10 millions d’américains se sont inscrits comme demandeurs d’emploi en l’espace de quinze jours. En Europe, les conséquences sont aussi terribles, avec 900 000 chômeurs supplémentaires en Espagne et un impact négatif de 3 points de PIB par mois en France. Plus qu’une situation de guerre, il faut redouter une évaporation des savoirs et un délitement des chaînes d’approvisionnement.</p>
<h2>Contrer l’ampleur du choc</h2>
<p>La pandémie s’annonce aussi catastrophique pour le reste du monde. Les pays exportateurs de matières premières, en particulier les pays producteurs de pétrole, disposant d’un niveau de réserves en devises insuffisant. La chute des prix du pétrole, comme du cuivre, du cacao ou de l’huile de palme frappe de plein fouet ces pays exportateurs. Les fonds transférés depuis l’étranger, le quasi-arrêt du tourisme auront de lourdes conséquences sur « la classe moyenne émergente », provoquant plus de pauvreté. Avec des conséquences dramatiques sur la santé des populations (développement des infections), sur l’accès rendu encore plus difficiles à l’eau et aux denrées, sur l’éducation et la scolarité…</p>
<p>DSK se demande si l’on peut éviter les effets cumulatifs de la récession tout en combattant l’affaissement de la courbe de demande globale ? Les banques centrales ont eu une réaction plus rapide et coordonnée contrairement à la crise de 2008. Les taux de la Fed sont tombés à zéro, des facilités ont été étendues à des pays émergents confrontés à l’évaporation du dollar. Encore faut-il que ces pays disposent d’une banque centrale susceptible de remplir leur rôle. Pour contrer la crise financière mondiale, il apparaît nécessaire de réactiver massivement les Droits de Tirage Spéciaux (DTS) du FMI avec pour corollaire allègement des dettes des pays à bas revenus. C’est un enjeu majeur pour l’Europe qui peine déjà à gérer l’afflux de quelques centaines de milliers de migrants et pourrait se trouver confrontée par l’afflux de millions de migrants chassés par l’effondrement économique.</p>
<p>Mais les mécanismes monétaires, de soutiens budgétaires ou les mesures contre le chômage sont insuffisants pour contrer l’ampleur du choc. Même les mesures annoncées par la Chine, représentant environ 1,2% du PIB, semblent modestes. DSK gage qu’une partie de ce soutien se traduira par des hausses de prix, ce qui permettra d’enrayer une spirale déflationniste.</p>
<p>A moyen et long terme, nous assisterons à une redistribution des cartes. La division internationale du travail sera remise en question et la crise entraînera probablement des formes de relocalisation de la production, régionales sinon nationales, qui auront un coût. Mais la crise pourrait aussi solutionner l’impasse dans laquelle sont engagées les grandes économies occidentales : un équilibre de sous-emploi conditionné par des taux d’intérêt faibles associé à une inflation quasi inexistante alors que le prix des actifs financiers affiche une hausse sensible ! L’épargne surabondante ralentit la croissance économique faute d’un investissement public significatif bridé par des ratios dette/PIB contraignants voire excessifs.</p>
<p>Une augmentation des inégalités entre individus, à l’image de celle observée après la crise des subprimes, mais aussi entre économies développées et économies de nombres de pays à bas revenus est également à attendre ; les relocalisations se feront sans doute à leur dépens.</p>
<h2>La Chine, « l’usine du monde »</h2>
<p>L’ancien patron du FMI constate que l’l’Union européenne a, jusqu’à présent, fait plutôt preuve de mollesse que d’ambition, alors qu’il est nécessaire et impératif qu’elle apporte une réponse budgétaire mutualisée afin de ne pas mettre en péril la soutenabilité de la dette des pays les plus fragiles. Cette réponse passe par des plans massifs de soutien de la demande, une coordination des politiques budgétaires avec les actions menées par la BCE, l’émission de coronabonds en complément de la réponse budgétaire, une solidarité internationale accrue, notamment envers l’Afrique, ainsi qu’un plan de relance massif une fois la crise sanitaire surmontée.</p>
<p>Mais cette crise traduit a fortiori une crise du pouvoir, de son exercice, de la légitimité des autorités. Elle met en évidence une dépendance technologique ignorée ou sous-estimée, dans le domaine sanitaire et technologique. La Chine devenue « l’usine du monde » fournit une très grande partie des médicaments, l’indépendance nationale ou européenne est mise à mal. Pour autant, il ne faut pas céder aux vieilles pulsions nationalistes et souverainistes et leur apporter des réponses construites et argumentées et non simplistes.</p>
<p>Le populisme remet en cause la légitimité des régimes démocratiques en prenant exemple sur les régimes autocratiques qui ont imposé des réponses fortes, rapides et unitaires à la crise. Selon DSK, l’identité et la solidarité européennes doivent se réaffirmer pour que la confiance dans la représentation démocratique soit restaurée. Le consentement/acceptation dans les mesures de confinement, parfois coercitives, appelées à durer ou se renouveler prises par les gouvernements élus démocratiquement est à ce prix. Les gouvernements doivent être attentifs à la sauvegarde des droits fondamentaux des citoyens</p>
<p>Au lendemain de la crise, les questions politiques seront donc nombreuses. Quels régimes seront perçus comme ayant bien gérés la crise ? Quelle transition mettre en œuvre pour revenir des mesures d’exception à la vie normale ? S’ils n’ont pas réussi à agir à l’unisson pendant la crise sanitaire, quelle crédibilité auront les régimes démocratiques pour gérer d’autres crises comme le défi climatique ou la question migratoire ?</p>
<p>Une fois la crise sanitaire jugulée, dans quelle direction nous orienterons-nous, s’interroge DSK. Depuis près de deux siècles se sont succédé des phases organiques au cours desquelles un mode d’organisation de l’économie et de la société a dominé et des phases critiques pendant lesquelles ces régulations se sont essoufflées puis se sont évanouies, pour céder la place à d’autres. La dernière grande régulation collective aura été celle de l’État providence qui a survécu à la crise des subprimes.</p>
<p>DSK encourage à sculpter aujourd’hui une nouvelle charpente. La régulation s’avère plus que jamais nécessaire, d’abord évidemment, dans le domaine sanitaire. Une meilleure coordination de l’OMS et de l’OMC parait judicieuse. La lutte contre le changement climatique, la préservation de l’environnement et de la biodiversité doivent trouver un nouvel élan.</p>
<p>L’espoir d’un renouveau de la coopération au niveau mondial et européen, d’un nouvel équilibre géopolitique est manifeste. Mais gare aux retours des conflits, pour l’instant mis en sourdine. La tentation existe pour certains états d’accroître leur influence régionale. Quid des États-Unis ou de la Chine exercera le leadership mondial ? La sensibilité collective mondiale prendra-t-elle en compte la permanence d’un risque pandémique infectieux ?</p>
<p>Pour DSK, nous entrons dans un monde aléatoire où il nous faudra corriger nos carences, donner une réalité au principe de précaution et cultiver l’approche préventive. Nous ne pouvons nous exonérer d’une approche stratégique systématisée des différents pans prioritaires de la vie des populations. Ce virus et cette pandémie ne connaissent aucune frontière, ni sociale, ni politique. Les pouvoirs publics doivent se garder de l’émergence d’une société de défiance généralisée. Ils doivent jouer un rôle actif pour asseoir une confiance et un pacte citoyen renouvelé.</p>
<p><strong>*Didier Lacaze, analyste financier (SFAF), ancien banquier</strong></p>
<p>Lire aussi: <a href="https://atlasinfo.fr/les-droits-de-tirage-speciaux-dts-du-fmi-une-solution-financiere-pour-lafrique.html"><span class="post-title">Les Droits de tirage spéciaux (DTS) du FMI, une solution financière pour l’Afrique ?</span></a></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Coronavirus: la France en récession, en plus du lourd bilan humain</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Apr 2020 16:44:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Après la brusque chute de son économie la France est entrée officiellement en récession, conséquence directe de l&#8217;épidémie de coronavirus dont le bilan humain ne cesse de s&#8217;alourdir, avec plus de 10.000 morts. Un effondrement historique de 6% du PIB de janvier à mars, soit la pire performance trimestrielle depuis 1945 : le chiffre publié &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Après la brusque chute de son économie la France est entrée officiellement en récession, conséquence directe de l&rsquo;épidémie de coronavirus dont le bilan humain ne cesse de s&rsquo;alourdir, avec plus de 10.000 morts.</p>
<p>Un effondrement historique de 6% du PIB de janvier à mars, soit la pire performance trimestrielle depuis 1945 : le chiffre publié jeudi par la Banque de France témoigne des brutales pertes de revenus notamment dans les secteurs de la construction, du commerce, des transports, de l&rsquo;hébergement et de la restauration.</p>
<p>L&rsquo;activité générale a notamment été inférieure d&rsquo;environ un tiers (-32%) à la normale sur les quinze derniers jours de mars.</p>
<p>« L&rsquo;impact (économique) sera considérable, il est encore beaucoup trop tôt pour l&rsquo;apprécier » totalement, a mis en garde mercredi après-midi le Premier ministre Edouard Philippe devant le Sénat.</p>
<p>Face à cette crise sans précédent, l&rsquo;Etat se tient prêt à renflouer le capital d&rsquo;Air France et de Renault, a indiqué le ministre de l&rsquo;Economie Bruno Le Maire.</p>
<p>Alors que le confinement, commencé le 17 mars, devra vraisemblablement être prolongé au-delà du 15 avril, les Français sont plus que jamais appelés à rester chez eux.</p>
<p>Dans son dernier avis, rendu public mardi soir, le Conseil scientifique considère que la fin du confinement ne pourra être envisagée que lorsque la « saturation » des services de réanimation aura été « jugulée », qu&rsquo;une « réduction du nombre de cas Covid-19 sur le territoire national » aura été observée et que les « mesures de contrôle » qui prendront le relais seront « opérationnelles ».</p>
<p>Mais pour l&rsquo;heure, « l&rsquo;élément essentiel et capital est la poursuite d&rsquo;un confinement strict sur plusieurs semaines », a insisté mercredi son président, Jean-François Delfraissy, sur franceinfo.</p>
<h2>Nouvelles restrictions</h2>
<p>De nouvelles restrictions sont entrées en vigueur alors qu&rsquo;autorités et soignants craignent un relâchement avec la conjonction des beaux jours et des vacances de Pâques (en zone C pour le moment, Ile-de-France et Occitanie).</p>
<p>Dans la capitale et cinq autres départements franciliens, toute activité sportive individuelle est désormais interdite de 10h00 à 19h00, face au nombre inhabituel de « joggeurs » multipliant les sorties.</p>
<p>Mercredi matin, le long du canal Saint-Martin à Paris, ils étaient nombreux à courir au soleil ou à pratiquer ping-pong, tai-chi, rollers ou encore stretching, avant que les policiers ne sifflent, à 10H00, la fin de la partie.</p>
<p>La France a enregistré mardi un nouveau très lourd bilan quotidien dans les hôpitaux, avec 597 décès supplémentaires en 24 heures, soit un total de 7.091 depuis début mars. S&rsquo;y ajoutent 3.237 morts recensés dans les Ehpad et établissements médico-sociaux, soit un total de 10.328 morts.</p>
<p>Au total, 7.131 patients nécessitent des soins lourds en réanimation, « un indicateur que l&rsquo;épidémie continue sa progression », a relevé le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon.</p>
<p>Toutefois, avec les sorties, l&rsquo;augmentation nette du nombre de patients en réanimation est de moins en moins forte, avec un solde de +59 mardi.</p>
<p>« Nous ne sommes pas encore au pic », a répété le N°2 du ministère de la Santé. « Nous ne sommes qu&rsquo;à la phase ascendante même si elle ralentit un peu, donc aborder le déconfinement aujourd&rsquo;hui n&rsquo;a aucun sens ».</p>
<p>Dans le Grand Est, première région à avoir été durement touchée par l&rsquo;épidémie, le pire semble passé, selon Jean-François Delfraissy. Le gouvernement a limogé le directeur de l&rsquo;Agence régionale de Santé (ARS), qui avait suscité un tollé en estimant qu&rsquo;il fallait poursuivre les suppressions de postes au CHRU de Nancy.</p>
<p>Quant à la région parisienne, dont les hôpitaux restent soumis à très rude épreuve, « on est probablement juste à la limite », a estimé le président du Conseil scientifique.</p>
<p>« La situation continue d&rsquo;être préoccupante » en Ile-de-France, où plus de 2.500 malades sont hospitalisés en réanimation, selon l&rsquo;ARS qui juge « très probables » que de « nouveaux transferts de patients » vers d&rsquo;autres régions soient organisés rapidement.</p>
<p>La maladie pourrait avoir touché jusqu&rsquo;au porte-avions nucléaire Charles-de-Gaulle, qui croisait dans l&rsquo;Atlantique et va avancer son retour: une quarantaine de cas suspects de coronavirus ont été découverts à son bord.</p>
<h2>Signes dermatologiques</h2>
<p>Sur le front des traitements, les premiers essais cliniques devraient commencer à donner des résultats dans les prochains jours.</p>
<p>« C&rsquo;est une maladie qui est beaucoup plus compliquée qu&rsquo;on ne le croyait, qui touche des organes, le système nerveux, la coagulation, le cœur », a décrit Gilles Pialoux, chef de service de l&rsquo;unité des maladies infectieuses et tropicales de l&rsquo;hôpital Tenon, sur BFMTV et RMC.</p>
<p>Des dermatologues du Syndicat national des dermatologues-vénéréologues ont eux alerté sur ce qu&rsquo;ils considèrent comme des « manifestations cutanées » de la maladie Covid-19: pseudo-engelures, urticaire, ou rougeurs persistantes. La Société Française de dermatologie a quant à elle appelé à la « vigilance », mais aussi à la « prudence » tant que ces cas ne sont pas précisément documentés.</p>
<p>Pendant ce temps, la France poursuit ses efforts pour s&rsquo;approvisionner en masques, convoités par l&rsquo;ensemble de la planète où l&rsquo;épidémie a fait plus de 82.700 morts.</p>
<p>Les « commandes sûres » atteignent désormais 1,6 milliard d&rsquo;unités, selon le ministre de la Santé Olivier Véran. Après avoir été suspendu en raison du durcissement des contrôles sanitaires en Chine, le pont aérien entre Paris et Shanghai pour acheminer du matériel médical et des masques reprend via Séoul.</p>
<p>« Il n&rsquo;est pas question qu&rsquo;il y ait des guerres des masques entre les collectivités locales et l’État », a par ailleurs assuré le ministre de l&rsquo;Intérieur Christophe Castaner, au Sénat.</p>
<p>Alors que le gouvernement maintient pour l&rsquo;heure sa recommandation de réserver l&rsquo;usage des masques aux soignants et personnes infectées, l&rsquo;association des maires de France recommande à son tour le port du masque artisanal.</p>
<p>A Sceaux, au sud de Paris, les habitants doivent désormais se couvrir nez et bouche pour sortir. Chose faite avec parfois les moyens du bord, écharpe ou vieux t-shirt.</p>
<p>Le gouvernement, qui continue à préparer l&rsquo;après, planche aussi au développement d&rsquo;une application sur smartphone, utilisable « sur la base du volontariat » pour identifier les personnes ayant été en contact avec une autre infectée par le coronavirus.</p>
<p>&nbsp;</p>
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