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	<title>priorités &#8211; Atlasinfo</title>
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	<title>priorités &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>En 25 ans de règne, l&#8217;Afrique toujours au coeur des priorités du Roi Mohammed VI</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Jul 2024 16:19:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[leadership]]></category>
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		<category><![CDATA[roi Mohammed VI]]></category>
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					<description><![CDATA[Animé d’une ferme conviction que le développement socio-économique de l’Afrique passe par une coopération fructueuse et profitable à tous les pays africains, le Maroc, sous le leadership du Roi Mohammed VI, a multiplié les initiatives porteuses d’espoir pour le Continent.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis son accession au trône le Roi du Maroc Mohammed VI a opéré un spectaculaire virage diplomatique en tournant son pays vers l&rsquo;Afrique. De longues tournées sur le continent et un retour triomphal au sein de l&rsquo;Union africaine après plus de trois décennies d&rsquo;absence ont marqué ses 25 ans de règne.</p>
<p>Le mégaprojet de Gazoduc Nigeria-Maroc, l’Initiative Afrique-Atlantique, les investissements de grands groupes marocains en Afrique, l’effacement de la dette des pays africains les moins avancés et la valorisation et la sauvegarde du canal des Pangalanes à Madagascar, sont des actions parmi d’autres qui illustrent l’attention particulière accordée par le Souverain à l’essor de l’Afrique.</p>
<p>Depuis son intronisation, le Roi a insufflé une dynamique nouvelle au partenariat Maroc-Afrique, animé en cela par une foi inébranlable en la communauté du destin et l’impératif de fédérer les efforts pour permettre à l’Afrique d’occuper le rang qui lui échoit.</p>
<p>A la faveur de cette volonté Royale, le Maroc a noué des partenariats fructueux avec différents pays africains. Près de 1.500 accords de coopération lient désormais le Royaume aux États du continent, reflétant l’engagement constant du Souverain pour une coopération interafricaine riche et diversifiée.</p>
<p>Cet engagement en faveur d’une Afrique prospère ne s’est jamais démenti, étant inscrit au cœur de la politique étrangère du Royaume qui a toujours veillé à placer le Continent au cœur de ses choix stratégiques.</p>
<p>« L’Afrique est un choix de cœur et de raison. C’est un choix clair et volontariste, matérialisé par Notre engagement à travers de nombreuses initiatives qui dynamisent et promeuvent la coopération et le développement économique interafricain. Un choix de faire aujourd’hui de l’investissement un moteur de développement économique et social et d’intégration régionale et continentale en Afrique », avait affirmé  le souverain dans un message adressé à la Conférence de lancement du Forum africain des investisseurs souverains en juillet 2022.</p>
<p>Pour concrétiser la vision Royale d’une Afrique prospère, le Roi a effectué de nombreuses visites dans divers pays du continent, où Il a lancé des projets d’envergure au service de partenariats « gagnant-gagnant ».</p>
<p>Parmi ces projets phares destinés à favoriser l’intégration régionale, il y a le gazoduc Nigeria-Maroc, dont la cérémonie de lancement du projet de réalisation a été présidée, en 2016 à Abuja, Mohammed VI et l’ancien président nigérian Muhammadu Buhari.</p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><strong>Initiative Atlantique</strong></span></p>
<p>Dans ce même esprit, le Royaume a créé un cadre institutionnel regroupant les 23 États africains atlantiques pour consolider la prospérité partagée dans la région. Le souverain s’est dit convaincu que cette Initiative, qui vise à favoriser l’accès des États du Sahel à l’Océan Atlantique, « transformera substantiellement l’économie de ces pays frères et, au-delà, toute la région ».</p>
<p>De l’avis de nombreux responsables étrangers, cette Initiative ambitieuse, qui cadre avec l’approche multidimensionnelle du Roi, dédiée au continent, entraînera une véritable transformation au sein de la région.</p>
<p>Cette Initiative « vise à créer un espace de développement, de solidarité et de stabilité dans le continent », a affirmé le ministre gambien des Affaires étrangères, Mamadou Tangara, dans une déclaration à la MAP à l’occasion de la glorieuse Fête du Trône.</p>
<p>Un point de vue partagé par le vice-président de la République du Salvador, Félix Ulloa, pour qui cette Initiative pionnière « est de nature à consolider l’intégration économique régionale et à favoriser un environnement propice à la croissance et au développement durable ».</p>
<p>Dans ce sens, le parlement panafricain a qualifié, lui aussi, d’ »ambitieuse et inclusive » cette vision royale, qui tend vers la réalisation du rêve d’une Afrique prospère et interconnectée.</p>
<p>Autre acte généreux en faveur du continent, la décision du Maroc d’annuler la dette des pays africains les moins avancés, tout en exonérant totalement leurs produits des droits de douane à l&rsquo;entrée du marché marocain.</p>
<p>Les initiatives du Roi en faveur d’une Afrique qui s’affirme ne se limitent pas au secteur public. En sus des commissions interétatiques mises en place lors des visites Royales en Afrique, le Royaume veille à un rôle de plus en plus agissant du secteur privé, en vue de permettre à l’Afrique de s’ériger comme destination privilégiée des investissements tant marocains qu’étrangers.</p>
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		<title>Le discours royal dresse une feuille de route claire pour passer à l&#8217;action stratégique (Académicien)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 Oct 2021 11:04:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[discours]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernement]]></category>
		<category><![CDATA[priorités]]></category>
		<category><![CDATA[roi Mohammed VI]]></category>
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					<description><![CDATA[Le discours du roi Mohammed VI au Parlement à l&#8217;occasion de l&#8217;ouverture de la nouvelle année législative constitue une feuille de route claire pour passer à l&#8217;action stratégique, a affirmé l&#8217;académicien Ahmed Dardari. Selon M. Dardari, le discours royal souligne la nécessité pour le nouveau gouvernement d&#8217;établir et de mettre en oeuvre des stratégies tridimensionnelles, &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le discours du roi Mohammed VI au Parlement à l&rsquo;occasion de l&rsquo;ouverture de la nouvelle année législative constitue une feuille de route claire pour passer à l&rsquo;action stratégique, a affirmé l&rsquo;académicien Ahmed Dardari.</p>
<p>Selon M. Dardari, le discours royal souligne la nécessité pour le nouveau gouvernement d&rsquo;établir et de mettre en oeuvre des stratégies tridimensionnelles, à un moment où le Maroc entre dans une phase nouvelle qui requiert la mutualisation des efforts autour des priorités stratégiques.</p>
<p>Le Maroc doit disposer d&rsquo;institutions fortes pour défendre ses intérêts supérieurs, particulièrement dans une conjoncture qui charrie dans son sillage défis, risques et menaces, et relever tous les défis posés, d&rsquo;autant plus que la crise pandémique a révélé le retour en force du thème de la souveraineté, qu’elle soit sanitaire, énergétique, industrielle, alimentaire ou autre, et l&rsquo;enjeu de sa préservation, a-t-il indiqué dans une déclaration à la MAP.</p>
<p>Le discours royal , a-t-il poursuivi, a également mis l&rsquo;accent sur la réussite du Maroc à gérer ses besoins en produits de première nécessité, et à assurer un approvisionnement normal et suffisant de ses marchés, à un moment où de nombreux pays ont connu d’importants dysfonctionnements dans ce domaine.</p>
<p>M. Dardari a estimé que les transformations qui s&rsquo;accélèrent dans le monde nécessitent la création d’un dispositif national intégré ayant pour objet d&rsquo;assurer une réserve stratégique de produits de première nécessité, notamment alimentaires, sanitaires et énergétiques répondant aux besoins nationaux en la matière, afin de consolider la sécurité stratégique du pays.</p>
<p>Il a, par ailleurs, affirmé que le nouveau gouvernement doit assurer l&rsquo;opérationnalisation effective du modèle de développement et lancer une nouvelle génération de projets et de réformes intégrés, relevant que « le Pacte national pour le Développement » représente un levier essentiel pour la mise en œuvre de ce modèle, constituant un engagement national à l’égard des Marocains.</p>
<p>L&rsquo;universitaire a ajouté que le discours royal a noté que le gouvernement doit mobiliser les ressources nécessaires pour assurer la mise en oeuvre du nouveau modèle de développement, et parachever les grands projets déjà lancés, au premier rang desquels le chantier de généralisation de la protection sociale auquel le souverain accorde une sollicitude toute particulière, relevant que le défi majeur consiste à opérer une véritable mise à niveau du système de santé, conformément aux meilleurs standards et en synergie totale entre secteurs public et privé.</p>
<p>Et de conclure que le gouvernement et le Parlement, majorité et opposition, ont l&rsquo;entière responsabilité d’œuvrer de concert avec toutes les institutions et les forces vives de la Nation pour le succès de cette étape, et de faire preuve d’esprit d’initiative et d’engagement responsable.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Le patronat marocain dévoile ses priorités pour l&#8217;année 2021</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Feb 2021 20:51:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[CGEM]]></category>
		<category><![CDATA[patronat marocain]]></category>
		<category><![CDATA[priorités]]></category>
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					<description><![CDATA[Le patronat marocain (Confédération générale des entreprises du Maroc/CGEM) a dévoilé, jeudi à Casablanca, ses priorités pour l'année 2021, couvrant six chantiers urgents et structurants.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La première priorité porte sur l&rsquo;appui aux entreprises pour la mise en place rapide de la stratégie des fonds propres via le lancement d&rsquo;un Fonds généraliste de prêt participatif avec une distribution par le réseau bancaire, tandis que la deuxième concerne l&rsquo;amélioration de l&rsquo;accès et l&rsquo;optimisation des coûts des facteurs de production de l&rsquo;entreprise, à travers six aspects, à savoir l&rsquo;énergie, la logistique, la formation, l&#8217;emploi, le foncier et l&rsquo;innovation, précise-t-on lors d&rsquo;une conférence de presse tenue à la suite du Conseil d&rsquo;administration du Patronat.</p>
<p>S&rsquo;agissant de la troisième priorité, elle porte sur l&rsquo;opérationnalisation d&rsquo;un choc de simplification en faveur du développement économique, notamment à travers l&rsquo;accélération de la simplification des procédures administratives et des mesures de sauvegarde, le e-gouvernement (légiférer sur la reconnaissance électronique des signatures et des actes légaux, administratifs et bancaires), la suppression des sources d&rsquo;arbitrage et l&rsquo;institutionnalisation de la déclaration sur l&rsquo;honneur et installation du principe du confiance.</p>
<p>En ce qui concerne la quatrième priorité, elle vise à promouvoir le « Made in Morocco » et le soutenir par la commande publique et la préférence nationale, via la création et la promotion d&rsquo;un label « Made in Morocco » afin de faciliter la reconnaissance des produits marocains à fort contenu local, l&rsquo;inclusion des établissements et entreprises publics (EEP) dans le décret d&rsquo;application relatif aux marchés publics n 2-12-349, l&rsquo;intégration des fournitures dans les marchés publics et aussi à travers des mesures fiscales ( taxe sur la valeur ajoutée différenciée et avantageuse pour les entreprises labellisées).</p>
<p>La cinquième priorité est de favoriser l&#8217;emploi et la reconversion pour une meilleure employabilité. L&rsquo;objectif est de conditionner l&rsquo;indemnité pour perte d&#8217;emploi (IPE) à la formation de reconversion en assouplissant les conditions d&rsquo;accès à l&rsquo;IPE. Il s&rsquo;agit dans ce sens d&rsquo;accompagner ce dispositif par une formation de reconversion pour augmenter les chances de réinsertion des salariés ayant perdu leur emploi et de relier le bénéfice de l&rsquo;indemnité pour perte d&#8217;emploi à l&rsquo;obligation de suivi d&rsquo;une formation reconversion avant la fin des 6 mois d&rsquo;indemnisation.</p>
<p>En matière de la formation professionnelle, il est question de développer un système de planification basé sur la demande et non par l&rsquo;offre de formation, de développer un système d&rsquo;assurance qualité et de mécanismes de régulation ainsi que d&rsquo;une offre de formation construite dans le cadre d&rsquo;un partenariat public-privé.</p>
<p>La 6ème priorité porte, quant à elle, la nécessité d&rsquo;un engagement national (public et privé) pour intégrer de façon assumée le petit informel et éradiquer le grand informel.</p>
<p>Pour le petit informel, la CGEM préconise l&rsquo;élargissement de la couverture sociale et d&rsquo;inclusion financière (déploiement du mobile payment, refonte du statut de la microfinance pour en faire un levier fort d&rsquo;inclusion, le développement des outils de financement des TPE et des particuliers ».</p>
<p>Côté grand informel, il s&rsquo;agit de l&rsquo;éradication de la rente, du renforcement de l&rsquo;action douanière au niveau des frontières, de la lutte contre la corruption, de la pénalisation des fausses factures et d’accompagnement dans l&rsquo;intégration des unités de production informelle à l&rsquo;économie formelle.</p>
<p>« La campagne de vaccination contre la pandémie du nouveau coronavirus (covid-19) a été lancée, il y a deux semaines, par Sa Majesté le Roi que Dieu L&rsquo;assiste, ce qui nous donne évidemment de l&rsquo;espoir quant à la relance économique. Toutefois, nous restons réalistes et sommes tout à fait conscients que la reprise est tributaire de l&rsquo;efficacité de la campagne de vaccination aussi bien à l&rsquo;échelle nationale qu&rsquo;internationale. C&rsquo;est cela qui déterminera la date du retour à la normale, que nous espérons courant deuxième semestre 2021 », a dit, à cette occasion, le président de la Confédération, Chakib Alj.</p>
<p>« Nous restons confiants que 2021 devra être l&rsquo;année des réformes et de la reprise », a-t-il poursuivi, ajoutant que le financement est l&rsquo;un des sujets phares. « Bien que le déploiement du Fonds Mohammed VI pour l&rsquo;Investissement va sans aucun doute être annoncé dans les prochains jours, nous restons convaincus que son efficacité sera liée à la rapidité de déploiement des fonds dans les secteurs qui sont prioritaires ».</p>
<p>M. Alj a, en outre, mis l&rsquo;accent sur le secteur informel, relevant qu&rsquo;en « plus des impacts sur l&rsquo;économie, la tragédie de Tanger qui a coûté la vie à 29 personnes nous rappelle le danger quotidien que représente le secteur de l&rsquo;informel sur la sécurité de nos concitoyens ».</p>
<p>« Les répercussions de ce dernier sont connues de tous et s’aggraveront davantage sans la mise en place en urgence de mesures concrètes et courageuses comme la généralisation de la couverture sociale, demandée par Sa Majesté. Nous saluons également la pénalisation des fausses factures et l’effort déployé par la Direction des Douanes pour stopper l&rsquo;entrée illégale de marchandises aux postes-frontières de Sebta, de Melilla et de Guergarate », a indiqué le président de la CGEM.</p>
<p>Et de souligner que la crise a dévoilé la vulnérabilité des chaînes de valeur mondiales. Le Maroc doit définir rapidement sa stratégie pour profiter de cette fenêtre de tir et se positionner en conséquence, a fait valoir M. Alj.</p>
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		<title>Malika Lahnait: Royal Air Maroc doit « préserver sa trésorerie » pour ne pas mourir du coronavirus</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2020 13:54:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Entretiens]]></category>
		<category><![CDATA[agences]]></category>
		<category><![CDATA[coronavirus]]></category>
		<category><![CDATA[crise]]></category>
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		<category><![CDATA[voyage]]></category>
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					<description><![CDATA[Malika Lahnait, avocate au Barreau de Paris, spécialiste du droit du transport aérien et du tourisme, présidente du "Legal College de Challenge Tourisme", think tank français qui regroupe la majorité des professionnels du tourisme (compagnies aériennes, hôteliers, GDS, tour opérateurs, agences de voyages..), analyse dans un entretien avec Atlasinfo l'impact de la pandémie du coronavirus sur le tourisme marocain et la compagnie royal Air Maroc. 
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Avec la fermeture de l&rsquo;espace aérien et les restrictions de déplacement et de voyage, comment une compagnie comme Royal Air Maroc peut limiter les dégâts ?</strong></p>
<p>Malika Lahnait: Avec l&rsquo;arrêt de la quasi-totalité des vols, le secteur du transport aérien traverse la pire crise de son histoire. La trésorerie des compagnies aériennes fond comme neige au soleil en raison de l&rsquo;absence totale de recettes alors que les charges fixes sont extrêmement importantes.</p>
<p>L’Association internationale du transport aérien (Iata), qui regroupe 290 compagnies aériennes, a évalué à 252 milliards de dollars le manque à gagner généré par la pandémie de Covid-19. Son Directeur Général tire la sonnette d’alarme : <span style="background-color: #efefef; font-size: 19.8px; text-align: center; text-transform: initial;"><i>«</i></span> <strong>Il s’agit de la crise la plus profonde jamais traversée par notre industrie</strong>. Nous avons besoin que les gouvernements agissent vite avec une aide financière pour éviter que nous nous retrouvions à court de liquidités et que près de la moitié des compagnies meurent du coronavirus ».</p>
<p><em> </em>La ROYAL AIR MAROC traverse la même zone de fortes turbulences que les autres compagnies aériennes. Comme ses homologues, <strong>elle négocie avec ses partenaires pour réduire ses charges fixes et préserver sa trésorerie.</strong></p>
<blockquote><p>A l’instar d’AIR France, LUFTHANSA et bon nombre d’autres compagnies aériennes, <strong>ROYAL AIR MAROC</strong> est contrainte de proposer des reports de vol ou des avoirs en lieu et place du remboursement du prix des vols annulés en raison de la crise sanitaire.</p></blockquote>
<p>L&rsquo;enjeu est de tenir jusqu&rsquo;à la prochaine période de réservations pour la saison estivale 2021 (fin mars-fin octobre), pour recommencer à avoir des rentrées de cash significatives, la saison été 2020 semble à ce jour quelque peu compromise en raison de la fermeture de l’espace aérien européen jusqu’en septembre 2020 a priori.</p>
<p>Si tout un chacun s’accorde à prévoir une sortie de crise compliquée avec une reprise longue et difficile, <strong>ROYAL AIR MAROC</strong> pourra cependant compter sur la reprise rapide du trafic via les MRE sitôt levées toutes les contraintes (fermeture de l’espace aérien au Maroc et dans les pays émetteurs).</p>
<p>Bon nombre d’Etats ont décidé de venir à la rescousse de leur pavillon national. AIR France a ainsi obtenu de l’Etat français sa garantie pour des prêts pour un montant total de 7 milliards d’euros afin d’atténuer l’impact économique de l’épidémie. Cette aide fournira à la compagnie les liquidités dont elle a un besoin urgent pour résister aux répercussions de la pandémie</p>
<p>Nul doute que le Royaume du Maroc soutiendra la compagnie nationale afin qu’elle puisse poursuivre son activité et ses missions. La RAM est en effet une entreprise stratégique qui fait partie du patrimoine national et contribue à son rayonnement à l’international.</p>
<p><strong>Quel est l&rsquo;impact de la pandémie du Covid-19 sur le tourisme marocain ?</strong></p>
<p>La pandémie de COVID-19 a provoqué <strong>une paralysie à l’échelle planétaire</strong>. La proclamation de l’état d’urgence sanitaire, la fermeture de l’espace aérien tant au Maroc que dans les pays émetteurs de touristes ont entraîné <strong>l’arrêt brutal</strong> de nombreux secteurs d’activité, le tourisme et le transport aérien étant les plus durement touchés.</p>
<p>En France, principal pays émetteur de touristes vers le Maroc, l’effondrement des réservations de séjours suit la progression de la pandémie, mais surtout les annonces du gouvernement (fermeture des aéroports, confinement, interdiction de déplacement, prorogation de l’état d’urgence, déconfinement progressif …).</p>
<p><strong>Si la situation n’évolue pas d’ici l’été prochain, le Maroc sera non seulement privé de touristes étrangers mais également des millions de MRE qui prennent plaisir à redécouvrir et faire découvrir chaque année les beautés de leur pays.</strong></p>
<p>Une situation très difficile qui n’empêche pas l’Organisation Mondiale du Tourisme de demeurer confiante sur l’avenir <strong><u>même si la convalescence sera longue. </u></strong>L’OMT insiste sur <em>« <strong>la résilience historique du tourisme et sa capacité à créer des emplois au lendemain des crises</strong> »</em>.</p>
<p>Il ne faut pas perdre de vue que <strong>la concurrence internationale sera</strong> <strong>féroce</strong> quand les conditions de reprise seront réunies. Au vu de la propagation de la pandémie de la COVID-19 dans le monde et des conditions de sortie du confinement dans les pays touchés, la reprise de l’activité touristique et le retour des touristes au Maroc nécessiteront de garantir des protocoles de sécurité sanitaire dans les meilleurs délais.</p>
<p><strong>La réassurance sanitaire  sera l’élément clé pour le redémarrage du trafic aérien et le retour des touristes</strong>. La presse internationale s’est fait l’écho de  la gestion exemplaire de la pandémie par le Maroc,  élément à mettre en avant lorsqu’il s’agira de reconquérir les touristes.</p>
<p>La ministre du Tourisme du Royaume a d’ailleurs déclaré que « Le Maroc a acquis une réputation sur le plan international. Nous comptons en profiter pour <strong>encourager les touristes à revenir au Maroc </strong>et les rassurer quant à la<strong> capacité du pays pour les protéger </strong>et faciliter leur rapatriement, en cas de nouvelle crise ».</p>
<blockquote><p><strong>Le tourisme doit faire l’objet de toutes les priorités car il constitue l’une des principales sources de devises du Maroc</strong>. Dans l’ensemble de sa chaîne de valeurs, il contribue de façon conséquente au PIB marocain, et représente un nombre conséquent d’emplois directs et indirects.</p></blockquote>
<p><strong>Peut-on éviter la défaillance des prestataires de services marocains (agences de voyages, établissements touristiques, transporteurs aériens de passagers et transporteurs touristiques), tout en protégeant les intérêts des clients ? </strong></p>
<p>Déjà fortement impactés par la faillite du mastodonte THOMAS COOK en septembre 2019, les professionnels du tourisme au Maroc n’avaient nul besoin d’une crise supplémentaire, d’ampleur planétaire de surcroît.</p>
<p>Le nerf de la guerre en pareille situation de crise est la TRESORERIE. Celle-ci est fortement mise à mal en l’absence de recettes.</p>
<p>Pour préserver les entreprises et éviter les dépôts de bilan, les autorités marocaines ont adopté un certain nombre de mesures de soutien dans le cadre du plan d’urgence économique :</p>
<ul>
<li>Loi n°25.20 édictant des mesures exceptionnelles au profit des employeurs affiliés à la CNSS et de leurs salariés déclarés, touchés par les répercussions de la propagation du Coronavirus « COVD-19</li>
<li>Reports de paiement de charges sociales accordés aux entreprises en difficulté,</li>
<li>Possibilité d’obtenir un prêt à des conditions préférentielles,</li>
<li>Négociation avec les bailleurs concernant les loyers des locaux dont la fermeture est imposée dans le cadre du confinement…</li>
</ul>
<p>Ces mesures doivent être maintenues et renforcées dans la durée car la reprise du secteur du tourisme ne sera pas immédiate sitôt levé le confinement.</p>
<p>Comme dans la fable de La Fontaine, «Le chêne et le roseau», les entreprises qui surmonteront cette crise seront celles qui sauront faire preuve de <strong>flexibilité</strong> en attendant la reprise.</p>
<p><strong>Rembourser les clients ou émettre des avoir : quel choix pour les prestataires pour ne pas assécher leurs trésoreries ?</strong></p>
<p><strong> </strong>Au regard du grand risque de défaillance encouru par les voyagistes, de nombreux pays ont autorisé l’octroi d’avoirs au lieu du remboursement.</p>
<p>Le système de l’avoir a ainsi été instauré en France via l’ordonnance 2020-315 du 25 mars 2020 relative aux conditions financières de résolution de certains contrats touristiques et de séjours en cas de circonstances exceptionnelles et inévitables ou de force majeure.</p>
<p>La loi marocaine <strong>ne permet pas l’émission d’avoirs</strong> en lieu et place des remboursements. Cependant, en réponse aux doléances des professionnels du secteur et aux recommandations de l’Organisation Mondiale du Tourisme pour atténuer l’impact socioéconomique du Covid 19, le Gouvernement marocain a élaboré un projet de loi qui a pour objectif de déroger à l’obligation de remboursement imposée par la loi tout en préservant <strong>l’équilibre entre le respect des droits des consommateurs et la pérennisation des activités des prestataires de services</strong> : agences de voyages, hôteliers, compagnies aériennes … Il s’agit du projet de loi n°30-20 en date du <strong>28 avril 2020</strong> édictant des mesures particulières aux contrats de voyage, aux contrats aériens de transport.</p>
<p>Les agences de voyages, les hôteliers, et les compagnies aériennes établies au Maroc pourront ainsi octroyer à leurs clients <strong>un avoir valable 15 mois en lieu et place du remboursement de la prestation (vol, voyage…) annulée en raison de la crise sanitaire.</strong></p>
<p><strong> </strong>Ces opérateurs devront en outre proposer à leurs clients <strong>une prestation identique ou équivalente <u>sans majoration de prix</u></strong>.</p>
<p>L’avoir ne donnera lieu à un remboursement en numéraire que s’il n’a pas été utilisé à l’issue de la période de 15 mois.</p>
<p><strong>Le Maroc a reçu plus de 13 millions de touristes en 2019. Le tourisme intérieur peut-il amoindrir l&rsquo;impact de cette crise inédite ?</strong></p>
<p>L’année 2019 a en effet été une année record s’agissant du nombre d’arrivées de touristes au Maroc. Le nombre de touristes comptabilisés inclut les Marocains de la diaspora, qui représentent chaque année plus de la moitié des arrivées.</p>
<p>Le Maroc risque d’être privé de ses RME cet été si la fermeture de l’espace aérien européen se poursuit jusqu’en septembre prochain.</p>
<blockquote><p><strong>Les touristes nationaux ne pourront pas compenser la perte de devises causées par l’absence de touristes étrangers et de RME.</strong></p></blockquote>
<p>Les touristes nationaux n’en permettront pas moins au secteur touristique de redémarrer, ce qui est extrêmement important.</p>
<p>Outre la crainte du virus qui pourrait persister, l&rsquo;envie de voyager après la période difficile du confinement risque cependant d&rsquo;être freinée par la baisse du pouvoir d&rsquo;achat liée à la période d’inactivité durant le confinement, la crainte de licenciements futurs et par les incertitudes liées à l’avenir dans un monde en récession.</p>
<p>Les opérateurs marocains devront dès lors multiplier les offres promotionnelles spéciales été en sortie de confinement afin de séduire la clientèle nationale.</p>
<p>Une communication renforcée à destination du grand public devrait être envisagée pour marquer le positionnement fort et affirmé de la destination Maroc en matière de réassurance sanitaire.</p>
<p>La reprise de l’activité touristique devra en effet se faire dans un cadre apportant toutes les garanties en matière sanitaire aux touristes ainsi qu’aux salariés. Les professionnels devront communiquer sur les protocoles sanitaires mis en place.</p>
<p>Le problème n&rsquo;est en effet pas tant la crise que l&rsquo;après-crise et son lot de challenges à relever.</p>
<p>&nbsp;</p>
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