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		<title>Affaire Radi/viol: le syndicat national de la presse marocaine dénonce la campagne de diffamation contre la plaignante</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Sep 2020 16:13:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Amnesty]]></category>
		<category><![CDATA[diffamation]]></category>
		<category><![CDATA[Hafsa Boutahar]]></category>
		<category><![CDATA[HRW]]></category>
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		<category><![CDATA[Syndicat]]></category>
		<category><![CDATA[viol]]></category>
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					<description><![CDATA[Après une enquête à charge publiée dans Mediapart et l'Humanité et des communiqués d'Amnesty International et de HRW, le Syndicat national de la presse marocaine a vivement réagi, appelant ces derniers à arrêter de diffamer la plaignante et de respecter son droit à se défendre. Hafsa Boutaher avait déposé plainte pour viol contre son confrère, le journaliste Omar Radi, déjà poursuivi dans une affaire d'atteinte à la sécurité intérieure de l'Etat. ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans un communiqué publié le 25 septembre, le SNPM a fait une sévère mise au point sur l&rsquo;affaire Omar Radi, détenu sur la base d’une double enquête des autorités judiciaires, l’une pour une supposée atteinte à la sécurité intérieure de l’État et l’autre relative au viol présumée d’une de ses consoeurs.</p>
<p>Concernant la première accusation, le SNPM tient à rappeler que le « Syndicat a rendu public, en date du 25 juin 2020, un communiqué, suite à la convocation de notre confrère par la Brigade nationale de la police judiciaire après supposée réception de fonds étrangers dans le but de porter atteinte à la sécurité intérieure de l’État, mais aussi pour contacts avec des agents étrangers ».</p>
<p>Il souligne également avoir «alors exprimé sa profonde inquiétude quant à cette affaire, d&rsquo;une part car défendant le principe de liberté de la presse, d&rsquo;autre part parce que ledit confrère est visé ».</p>
<p>Indiquant avoir rencontré 1<sup>er</sup> juillet 2020 Omar Radi, suite au communiqué publié par Amnesty International sur un supposé espionnage du téléphone du journaliste par la société israélienne NSO, le SNPM a proposé à Omar Radi « de remettre son téléphone à des experts mandatés par le Syndicat et son représentant personnel, pour analyse ».</p>
<p>Mais, poursuit le communiqué, « les évolutions de l&rsquo;affaire n&rsquo;ont pas permis de donner suite à cette proposition », précisant que le Syndicat « reste circonspect quant à l’évolution qu’a connue l’affaire concernant une éventuelle réception de fonds provenant de parties étrangères et pouvant porter atteinte à la sécurité intérieure de l’État ».</p>
<p>Le Syndicat rappelle suivre l&rsquo;affaire et insiste sur le principe de présomption d’innocence et la garantie d&rsquo;un procès équitable.</p>
<h2><strong>Le SNPM dénonce médias et ONG étrangers qui </strong><b>diffament la plaignante</b></h2>
<p>Quant à la plainte pour viol déposée par Hafsa Boutahar, le Syndicat précise sa position condamnant fermement « les crimes de viol, de harcèlement et, de manière générale, toute forme de violence portant atteinte aux droits humains et à la dignité des femmes ».</p>
<p>Et comme pour le premier dossier, le SNPM appelle à « une enquête impartiale, visant à dévoiler la vérité et à garantir les droits des deux parties », ajoutant que le syndicat a organisé une « séance d’audition avec notre consoeur  Hafsa Boutahar suite à sa demande de soutien ».</p>
<p>Après avoir exposé les faits, le SNPM se dit par ailleurs surpris et outré par le traitement réservé par certains médias étrangers et ONG, principalement Mediapart, L&rsquo;Humanité, Amnesty International et Human Rights Watch, à cette affaire et surtout à la plaignante, la qualifiant d' »intrigante » et de « complice » d&rsquo;un « complot » contre un « journaliste libre et indépendant » et « militant politique et des droits de l&rsquo;homme ».</p>
<p>« Nous considérons que toute tentative de pression sur la plaignante en l’accusant de conspirer pour faire inculper Omar Radi est une atteinte à son droit d’ester en Justice (&#8230;)  nous condamnons, au sein du Syndicat national de la presse marocaine, les discours véhiculés par certains médias étrangers et organisations non gouvernementales qui ont tranché le dossier avant la Justice, bannissant de ce fait le droit à la parole de la plaignante, l’accusant d&rsquo;être impliquée dans un complot visant Omar Radi », s&rsquo;indigne le SNPM dans son communiqué.</p>
<p>Le SNPM qualifie ce qui a été publié d' »accusations sans fondement légal (qui) sont contraires aux principes universels que sont les droits humains, et les droits des femmes en particulier ».</p>
<p>En décrétant ce type de « préjugement », on dénie à une femme le droit de se défendre et de faire entendre sa voix sous prétexte qu&rsquo;Omar Radi est un « militant politique et des droits humains », écrit le Syndicat qui dénonce une « campagne menée contre la plaignante », et qui est selon SNMP le « fait de médias et d&rsquo;organisations non gouvernementales, qui pratiquent la politique de deux poids, deux mesures ».</p>
<p>« Si le droit des victimes de crimes sexuels est respecté dans leurs pays, et même dans des affaires prescrites, lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une femme marocaine, ce principe est bafoué au simple motif que l&rsquo;accusé est un militant politique et des droits de l&rsquo;homme », poursuit le SNPM.</p>
<p>Sur cette base, le Syndicat annonce qu&rsquo;il « continuera à suivre le dossier d&rsquo;Omar Radi, en vue de défendre tous ses droits garantis par la loi et garantis par le Déclaration universelle des droits de l&rsquo;homme, et en même temps confirme sa défense du droit de la plaignante à se défendre et recourir à la justice sans subir aucune pression ni diffamation ».</p>
<p>Omar Radi, en détention préventive depuis fin juillet, a été interrogé mardi 22 septembre par un juge d&rsquo;instruction, à Casablanca.  La plaignante sera entendue le 5 octobre, avant la confrontation prévue le 14 octobre.</p>
<p>Les deux journalistes travaillent pour le d&rsquo;information Le Desk.</p>
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		<title>Cameroun: la présidence rejette des « propos surprenants » d&#8217;Emmanuel Macron</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Feb 2020 21:26:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[En direct]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Macron]]></category>
		<category><![CDATA[Paul Biya]]></category>
		<category><![CDATA[pression]]></category>
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					<description><![CDATA[ La présidence camerounaise s'est offusquée lundi soir des "propos surprenants" du chef d'Etat français Emmanuel Macron, qui a promis samedi de mettre la "pression" sur son homologue camerounais Paul Biya.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>« La présidence de la République du Cameroun rejette (&#8230;) les propos surprenants du président de la République française », a écrit son secrétaire général, Ferdinand Ngoh Ngoh, dans un communiqué.</p>
<p>Le président camerounais « est comptable de son action devant le seul peuple camerounais souverain et non devant un dirigeant étranger, fut-ce un ami », a-t-il assuré, indiquant que pour accomplir sa mission, le chef de l&rsquo;Etat camerounais « n&rsquo;a pas besoin, pour ce faire, de pression extérieure ».</p>
<p>Samedi, M. Macron avait promis à un activiste camerounais qui l&rsquo;avait interpellé à Paris, en marge d&rsquo;une visite au Salon de l&rsquo;agriculture, de mettre « le maximum de pression » sur M. Biya pour que cessent « des violences au Cameroun qui sont intolérables ».</p>
<p>Le 14 février peu avant l&rsquo;aube, des hommes armés &#8211; 40 à 50 portant tous des uniformes de l&rsquo;armée et certains masqués, selon des témoignages recueillis par des travailleurs humanitaires contactés par l&rsquo;AFP &#8211; ont attaqué le quartier de Ngarbuh, dans le village de Ntumbo, puis ont tué par balle et brûlé des habitants.</p>
<p>Selon l&rsquo;ONU, qui a demandé une enquête indépendante et impartiale, 15 enfants dont neuf âgés de moins de cinq ans, font partie des 23 victimes, dans la partie anglophone du pays.</p>
<p>L&rsquo;armée camerounaise qui évoque « cinq victimes » a assuré que le drame était le résultat d&rsquo;un « malheureux accident », après l&rsquo;explosion de plusieurs contenants de carburant au cours d&rsquo;échanges de tirs entre forces de sécurité et rebelles sécessionnistes.</p>
<p>Depuis 2017, le conflit dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest peuplées principalement par la minorité anglophone camerounaise a déjà fait plus de 3.000 morts et 700.000 déplacés.</p>
<p>L&rsquo;armée camerounaise comme les séparatistes armés sont accusés par des ONG internationales de défense des droits humains d&rsquo;exactions contre des civils dans ces deux régions.</p>
<h2>Protestations devant l&rsquo;ambassade de France</h2>
<p>Des centaines de jeunes Camerounais ont manifesté dans le calme lundi devant l&rsquo;ambassade de France à Yaoundé, s&rsquo;indignant de propos du président français Emmanuel Macron,</p>
<p>Entre 400 et 600 jeunes, selon une estimation de la police et de la gendarmerie, s&rsquo;étaient mobilisés à l&rsquo;entrée de l&rsquo;ambassade de France, chantant et dansant à la gloire de M. Biya, tout en s&rsquo;insurgeant contre l&rsquo;attitude de M. Macron.</p>
<p>De nombreux gendarmes et policiers étaient également présents pour éviter tout débordement, et la foule s&rsquo;est dispersée vers 14H00 (13H00 GMT).</p>
<p>La plupart des manifestants portaient des drapeaux du Cameroun tandis que d&rsquo;autres brandissaient des pancartes hostiles au président français.</p>
<p>« M. Macron, le Cameroun n&rsquo;est pas un Dom-Tom » (départements et territoires français d&rsquo;Outre-Mer), « M. Macron mêle-toi de tes oignons », pouvait-on lire sur certaines pancartes.</p>
<p>« Nous sommes ici pour riposter aux propos de Macron parce qu&rsquo;il a manqué de respect à notre patriarche (Paul Biya) », a expliqué un manifestant, Souley Aboubakar, président d&rsquo;une des associations des jeunes partisans de M. Biya, à l&rsquo;origine de ce rassemblement.</p>
<p>« Il (M. Macron) est un président de la République. Il doit être respecté, mais il doit respecter notre président », a-t-il ajouté. « Nous ne sommes pas une province de la France. Le Cameroun est un Etat souverain, indépendant depuis 1960 », a-t-il poursuivi, invitant M. Macron à présenter « des excuses ».</p>
<p>Sollicitée, l&rsquo;ambassade de France n&rsquo;a pas réagi.</p>
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