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		<title>COVID-19 : Enseignements et interrogations</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Jun 2020 09:53:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Religion]]></category>
		<category><![CDATA[besoins]]></category>
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		<category><![CDATA[spirituels]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans une Tribune, le président du Conseil français du culte musulman, Mohammed Moussaoui, revient sur la pandémie du Covid-19 et ses effets inédits sur notre présent et notre avenir. Pour M. Moussaoui, si la préservation de la vie a primé sur l'économie, l'un des grands enseignements de cette pandémie nous a montré toutefois que "la vulnérabilité des uns se transforme inéluctablement en la vulnérabilité de tous". D'où la nécessité de repenser une société plus solidaire. "La solidarité qui s’est exprimée de manière spontanée dès le début de la pandémie, notamment dans les quartiers dits populaires, nous enseigne qu’il est possible de bâtir une véritable société de partage où chacun pourrait trouver sa place et apporter sa contribution", souligne-t-il. Le président du CFCM estime également qu'en période de crise et d’angoisses, les "besoins spirituels de nos concitoyens doivent être pris en compte dans l'organisation de notre société."]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Tribune de Mohammed Moussaoui</strong>:</p>
<p>Dans un contexte où l’information est disponible d’une manière presque instantanée et où les images amplifient considérablement les effets, la pandémie du Covid-19 a obligé les gouvernants à prendre des décisions de portées considérables dans un laps de temps très court. Le confinement de la moitié de l’humanité, l’arrêt ou le ralentissement de l’économie mondiale, l’ébranlement des systèmes de santé des pays les plus développés sont des exemples de ces effets immédiats et inédits de la pandémie COVID-19.</p>
<p>Cette situation doit nous amener à avoir un nouveau regard sur d’autres crises qui éprouvent l’humanité et dont les impacts ne sont pas toujours pris en compte de la même manière. A titre d’exemples, chaque année le tabagisme tue 73 000 personnes en France, la pollution de l’air 48 000, l’alcoolisme 41 000. De même, le réchauffement climatique n’est pas suffisamment pris en compte malgré ses conséquences dramatiques sur notre planète.</p>
<p>Les signes de recul de la pandémie dans certaines régions du monde ne doivent pas nous faire oublier que d’autres régions sont encore dans son épicentre. N’oublions pas non plus que pour l’instant, aucun vaccin ni traitement efficace n’est disponible, que de nombreuses questions sur le virus n’ont pas encore de réponses. Penser l’après COVID-19 ne suppose pas que la pandémie est dernière nous.</p>
<h2><strong><em>Préserver la vie d’abord </em></strong></h2>
<p>Tout en reconnaissant avec humilité la difficulté de faire des propositions concrètes sur des situations qui évoluent sans cesse et dont les données ne sont pas faciles à analyser, nous pointons ici quelques enseignements de cette crise sanitaire.</p>
<p>Nous notons avec satisfaction que la préservation de la vie a pu orienter les choix de nos gouvernants au moment où certains mettaient au même niveau de priorité la préservation de la production économique.</p>
<p>Par ailleurs, les mesures de protection sanitaire, qui sont essentielles pour préserver la vie et sauvegarder la dignité humaine, doivent être proportionnées pour ne pas engendrer d’autres sources de trouble de notre vie individuelle et collective. C’est le maintien difficile de cet équilibre qui fait la grandeur et la pertinence d’un système de gouvernance.</p>
<p>Le principe de préservation de la vie a amené également les responsables religieux de notre pays à adapter ou à suspendre des dispositions rituelles et à annuler de nombreuses célébrations essentielles dans la vie religieuse des croyants.</p>
<h2><strong><em>Un destin commun</em></strong></h2>
<p>L’un des grands principes mis en exergue par la pandémie COVID-19 est la relation d’interdépendance entre les peuples et les nations. La vulnérabilité des uns se transforme inéluctablement en la vulnérabilité de tous.</p>
<p>Pour traduire cette interdépendance, le prophète de l’islam a comparé ceux qui se trouvent face à une difficulté et ceux qui pensent en être à l’abri, à « <em>un groupe de gens qui prennent place à bord d’un bateau ; certains obtiennent le pont supérieur et d’autres vont à l’entrepont. Lorsque ces derniers ont besoin d’eau, ils doivent passer par le pont supérieur. Si les occupants du pont supérieur ne leur facilitent pas l’accès à l’eau, ils seraient tentés d’y accéder en creusant un trou dans leur emplacement. Et si les autres les laissent faire, tout le monde fera naufrage ; dans le cas contraire tout le monde sera sain et sauf.</em> » (Recueil de l’imam <em>Bukhārī, n° 2493).</em></p>
<p>Les rapports entre riches et pauvres, individus ou pays, doivent être regardés à travers cette interdépendance. Les conflits qui ravagent des parties du globe s’ils ne sont pas résolus avec justesse et équité auront des répercussions sur le monde entier. La précarité sanitaire dans certains pays peut se transformer en pandémie planétaire. Ne pas trouver d’accord sur le niveau d’émission du gaz carbonique, sur le transfert du savoir-faire en matière de protection environnemental exposerait l’ensemble de l’humanité à des dérèglements sans frontières et à des mouvements massifs de populations.</p>
<h2><strong><em>Pour un développement écologique et solidaire</em></strong></h2>
<p>Confiner les populations pour sauver des vies, impliquant l’arrêt de nombreux secteurs de l’économie, est un choix inédit dans notre histoire récente. Sommes-nous en mesure de supporter les conséquences économiques et sociales qui en résultent ? À supposer qu’on ait découvert un vaccin et un traitement contre le COVID-19, serions-nous en mesure de faire face à de futures pandémies de même ampleur ?</p>
<p>Nous n’étions visiblement pas préparés à faire face au COVID-19. Notre activité n’était pas suffisamment axée sur des secteurs de vie tels que la santé, l’hygiène, l’agriculture, les moyens de l’éducation, la recherche, l’énergie propre et traitement des déchets. Notre économie doit être utile, solidaire et soucieuse de la protection de l’environnement et de l’intérêt des futures générations.</p>
<p>Il est nécessaire de revaloriser des métiers qui ont permis la continuité de l’activité de notre pays tels que les soignants, les agriculteurs, les employés des firmes agroalimentaires, les caissières, les livreurs, les éboueurs, etc&#8230;</p>
<p>Les maisons de retraites, les EPAHD, et les foyers de résidence collective se sont avérés les plus vulnérables face à la pandémie.</p>
<p>L’enseignement à distance suite à la fermeture des établissements a mis en évidence des inégalités de chances entre les enfants de la République.</p>
<p>Sur le plan politique, il est temps de se libérer de la logique électorale pour pouvoir élaborer des projets ambitieux dans la concorde et l’entente entre les forces politiques de notre pays en mettant l’intérêt général au dessus des appartenances partisanes.</p>
<p>Les besoins spirituels de nos concitoyens ne sont pas suffisamment pris en compte dans l’organisation de notre société.</p>
<h2><strong><em>Le principe de laïcité à l’épreuve</em></strong></h2>
<p>Conscient du rôle que peuvent jouer les religions dans l’accompagnement des citoyens face à la maladie, la mort, la solitude ainsi que l’impact de la distanciation physique sur le lien social, le Président de la République a évoqué avec les représentants des cultes l’idée d’un conseil de résilience dans lequel les religions auront leur place.</p>
<p style="font-weight: 400;">Alors que de nombreuses entreprises ont mis leurs cadres et employés au chômage partiel, les cultes ont continué, malgré leurs difficultés financières, à faire travailler leurs ministres au service des populations en plein pandémie, particulièrement auprès de familles que le Covid-19 a durement touché. Contrairement aux entreprises économiques, les difficultés financières des cultes n’ont pas été prises en compte par l’État, principe de laïcité oblige !</p>
<p>Alors que de nombreuses entreprises ont mis leurs cadres et employés au chômage partiel, les cultes ont continué, malgré leurs difficultés économiques, à faire travailler leurs ministres au service des populations en plein pandémie et à verser leurs cotisations sociales sans aucune aide de l’État, principe de laïcité oblige ! Dès lors, n’est-il pas légitime de s’interroger sur cette différence (légale !) de traitement entre des entreprises économiques et les institutions religieuses ?</p>
<p>Sur un autre registre, comment expliquer à une famille musulmane endeuillée qu’elle ne peut pas inhumer son défunt dans le respect de son rite ? Des maires arguent sans sourciller que la loi (laïque) ne les oblige pas à créer un carré musulman dans leurs cimetières.  Ils oublient que cette même loi ne leur interdit pas de le faire et que dans pareille circonstance leurs administrés attendent d’eux un simple geste d’humanité et de compassion.</p>
<p>Nous devons prendre conscience de notre fragilité, de notre impuissance et de l’impertinence de certains de nos choix en matière économique et sociale. Nous devons réexaminer la place des religions dans nos sociétés et tenir compte des besoins spirituels des citoyens. En période de crise et d’inquiétude, la spiritualité peut être source d’espérance et de quiétude et d’entraide. Ainsi, avons-nous vu nos mosquées distribuer des colis alimentaires et des repas chauds aux plus vulnérables d’entre nous et aux plus exposés aux virus comme les soignants.</p>
<p>La solidarité qui s’est exprimée de manière spontanée dès le début de la pandémie, notamment dans les quartiers dits populaires, nous enseigne qu’il est possible de bâtir une véritable société de partage où chacun pourrait trouver sa place et apporter sa contribution.</p>
<p><strong>Mohammed Moussaoui*, président du CFCM, président de l&rsquo;Union des mosquées de France,  universitaire et mathématicien, maître de conférences à l&rsquo;université d&rsquo;Avignon</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Tribune- Pour la reprise des cérémonies religieuses, la prudence s’impose</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 May 2020 16:19:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[En direct]]></category>
		<category><![CDATA[Religion]]></category>
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					<description><![CDATA[Le président du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM), Mohammed Moussaoui, insiste dans cette tribune sur le principe du maintien des mosquées fermées car la préservation de la vie prime sur tout. Il estime que la  révision du calendrier doit s’appuyer sur des critères d’ordre sanitaire, indépendamment des revendications des cultes parce que le système hospitalier n’est pas en mesure de supporter une deuxième vague tout comme le personnel soignant ne peut résister plus longtemps au rythme épuisant qu’il endure depuis le début de la crise.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400;">La reprise des célébrations religieuses dans les mosquées doit mieux se préparer pour qu’elle puisse avoir lieu dans les meilleures conditions. Avant de se pencher sur cette reprise, faisons un point sur ce que préconisent les institutions médico-scientifiques sur l’état de nos connaissances sur la pandémie. Les scientifiques déclarent avec humilité que ces connaissances sont à la fois additives c’est dire elles s’acquièrent jour après jour. Elles sont aussi soustractives dans la mesure où la vérité d’hier ne l’est plus forcément aujourd’hui.</p>
<p style="font-weight: 400;">Cet état de fait ne doit pas entamer la confiance que nous devrions avoir dans les avis de nos institutions médico-scientifiques qui restent nos références et nos sources de connaissance sur la nature et les mécanismes de la pandémie. Il doit au contraire nous inciter à l’humilité face à la complexité de la pandémie et à la reconnaissance des efforts déployés par ces institutions pour nous éclairer.   Parmi les faits établis :</p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;">&#8211; Aujourd’hui personne ne peut répondre à la question d’une éventuelle nouvelle vague après le 11 mai 2020 du fait que la méconnaissance du comportement du virus et celui de la population.</li>
<li style="font-weight: 400;">&#8211; Notre système hospitalier <strong>n’est pas en mesure de supporter une deuxième vague</strong> et le personnel soignant <strong>ne peut résister plus longtemps au rythme épuisant</strong> qu’il endure depuis le début de la crise.</li>
<li style="font-weight: 400;">&#8211; Nous ne sommes pas tous égaux face à l’infection COVID 19. Des facteurs de risques ont été identifiés <strong>dont l’âge</strong>, l’obésité, les problèmes cardiovasculaires etc&#8230;</li>
<li style="font-weight: 400;">&#8211; Un tiers des personnes qui étaient en contact avec les virus <strong>n’ont pas produit forcément des anticorps de protection</strong>, et la production de ces anticorps n’annule pas la capacité de transmettre le virus. Celle-ci<strong> pourrait persister jusqu’à 45 jours après le contact avec le virus.</strong></li>
<li style="font-weight: 400;">&#8211; Dans la lutte contre la pandémie, la stratégie qui a fait ses preuves jusqu’à aujourd’hui repose sur trois éléments : <strong>La distanciation physique, les gestes barrières et le port du masque.</strong></li>
<li style="font-weight: 400;">Enfin, il faut rappeler qu’à ce jour, nous n’avons pour l’instant ni traitement efficace pour le traitement du COVID 19 ni de vaccin.</li>
</ul>
<p style="font-weight: 400;">Les pouvoirs publics ont établi deux grandes étapes de reprise des activités sociales et économiques. La première débute <strong>le 11 mai 2020</strong> et s’étale progressivement dans le temps en incluant différents secteurs et en prévoyant des ajustements en fonction de l’évolution sanitaire du pays.</p>
<p style="font-weight: 400;">Pendant cette première étape, des discussions entre pouvoirs publics et responsables de culte auront lieu pour définir ensemble, avant fin mai 2020, les conditions d’une reprise des cérémonies religieuses.  Cette reprise est prévue pour <strong>le 02 juin 2020</strong>, début de la deuxième étape également progressive et ajustable en fonction de la situation sanitaire de notre pays.</p>
<p style="font-weight: 400;">Dans ce cadre, le culte musulman est amené à faire des propositions concrètes tenant compte de ses spécificités afin de concilier pratique religieuse et préservation de la vie des fidèles.</p>
<p style="font-weight: 400;">Bien que la situation des établissements d’enseignement et d’autres lieux recevant du public diffère sensiblement de celle des lieux de culte, certains principes de précaution restent applicables dans tous les cas.</p>
<p style="font-weight: 400;">Parmi ces principes il y a la désinfection régulière des lieux des cérémonies et la distanciation physique qui passe par la réduction des effectifs.</p>
<p style="font-weight: 400;">Contrairement aux écoles pour lesquelles il est possible d’établir des listes des enfants scolarisés (15 ou 10 par classe), il est difficile de faire autant pour les mosquées. Dès lors, comment maîtriser les effectifs dans l’absence de tout moyen de régulation ? « Premier arrivé, premier servi » n’est certainement pas un moyen envisageable.</p>
<p style="font-weight: 400;">La désinfection des lieux après chaque cérémonie implique une restriction des nombres de prières à célébrer par jour et empêcherait le dédoublement des services. Il serait quasiment impossible de désinfecter une mosquée après chacune des cinq prières journalières. L’adoption des tapis de prière individuels ne serait pas une protection suffisante. Les murs et autres surfaces doivent être aussi désinfectés. Quid du coût de cette désinfection et des effets secondaires d’une exposition prolongée des fidèles aux produits utilisés.</p>
<p style="font-weight: 400;">Que dire du port obligatoire du masque ? Les cinq prières journalières sont réparties dans la journée de 4h30 à 23h00 (environ). Des fidèles qui n’auraient pas suffisamment de masques seraient tentés par l’utilisation problématique d’un même masque pour plusieurs prières.</p>
<p style="font-weight: 400;">Notre premier message aux musulmans de France date du 2 mars 2020. Nous y avons insisté sur le respect des gestes barrières et conseillé aux personnes vulnérables notamment aux personnes âgées de prier chez-elles. Après avoir constaté que celles-ci continuaient à se rendre dans les mosquées et que les imams avaient du mal à les dissuader, le CFCM a émis un deuxième puis un troisième avis le 12 et 13 mars 2020 pour demander la suspension de la prière du vendredi puis la fermeture des mosquées.</p>
<p style="font-weight: 400;">S’agissant de Ramadan, dès le 23 mars 2020, le CFCM a avancé plusieurs arguments pour maintenir les lieux de culte fermés même dans le cas d’une éventuelle reprise des cérémonies religieuses dont la difficulté de mettre en place un système efficace permettant de réduire les effectifs et la difficulté de convaincre les personnes vulnérables et notamment les personnes âgées à rester chez-elles.</p>
<p style="font-weight: 400;">La situation des pays musulmans qui ont décidé la fermeture de leurs mosquées pendant tout le mois de Ramadan malgré la faiblesse de leur nombre de contaminations, nous a servi aussi d’argument.</p>
<p style="font-weight: 400;">La référence à ces pays et non aux autres cultes de notre pays nous paraissait plus pertinente pour le cas des mosquées, étant convaincus que les situations des différents cultes ne sont pas tout à fait comparables.</p>
<p style="font-weight: 400;">Aujourd’hui, je constate à mon grand regret <strong>un glissement vers une forme de comparaison avec les autres cultes qui n’a pas lieu d’être</strong>.</p>
<p style="font-weight: 400;">Un consensus s’était établit au sein du CFCM pour reprendre les cérémonies religieuses d’une manière progressive quand les conditions de sécurité sanitaire seraient remplies. Cette reprise ne pouvait avoir lieu à l’occasion d’un grand rassemblement tel que la prière de vendredi ou la fête de l’Aïd. Ce n’est pas parce qu’un culte, au demeurant souverain dans ses décisions et son appréciation de la situation, décide d’anticiper sa reprise d’activité que nous devrions adopter la même posture.</p>
<p style="font-weight: 400;">Depuis l’annonce de reprise de la scolarité le 11 mai, les mairies ont commencé à établir les listes des enfants concernés pour respecter les effectifs de moins de 15 ou moins de 10 selon les cas. Faute d’avoir pu tout préparer, certaines mairies ont été contraintes de différer la rentrée. Aujourd’hui, qui des responsables des mosquées est en mesure de faire ce travail de listes ne serait-ce que pour les prières journalières ?</p>
<p style="font-weight: 400;">Avant d’envisager une reprise des cérémonies, il nous faut trouver des solutions à toutes ces difficultés évoquées. Certaines de ces solutions supposent une circulation faible du virus et appellent donc <strong>à différer la reprise au-delà du mois de juin 2020.</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Le culte musulman s’honore d’avoir fixé un principe directeur immuable qui <strong>donne la primauté à la vie face à toute autre considération</strong> et de le respecter en toute circonstance en s’appuyant <strong>uniquement sur son appréciation éclairée</strong> par les avis médico-scientifiques et sur <strong>ses moyens et ses capacités</strong> à garantir la sécurité sanitaire de ses fidèles.</p>
<p style="font-weight: 400;">La date du 2 juin 2020 fut fixée par les pouvoirs publics pour qu’une reprise des activités religieuses puisse commencer après toutes les grandes fêtes religieuses. Nous partageons cette vision prudente et réaliste. Étudier la possibilité de la réviser dans le sens d’avancement ou de report n’est pas une aberration en soi. Toutefois cette révision doit s’appuyer sur des critères d’ordre sanitaire indépendamment des revendications des cultes.</p>
<p>*Mohammed MOUSSAOUi,</p>
<p>Président du Conseil Français du Culte Musulman</p>
<p>&nbsp;</p>
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