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		<title>En Tunisie, le président appelle à appliquer la peine de mort après un meurtre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Sep 2020 22:17:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>
		<category><![CDATA[peine]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[Le président tunisien Kais Saied a remis en cause le moratoire sur la peine de mort observé depuis 30 ans en Tunisie en se disant favorable à son application après le meurtre d'une jeune femme, une prise de position aussitôt critiquée par des ONG.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La semaine passée, Rahma, 29 ans, disparue à la sortie de son travail, a été retrouvée morte dans un fossé sur l&rsquo;autoroute reliant la capitale Tunis et le quartier résidentiel de La Marsa.</p>
<p>Rapidement interpellé, le suspect a fait des aveux, affirmant l&rsquo;avoir étranglée et avoir volé son téléphone sous l&rsquo;effet de l&rsquo;alcool, selon le ministère de l&rsquo;Intérieur.</p>
<p>Le père de la victime a réclamé que l&rsquo;assassinat soit puni par la peine capitale, ce qu&rsquo;ont également scandé quelques dizaines de manifestants devant le palais présidentiel samedi.</p>
<p>A la suite de l&rsquo;émoi déclenché par ce meurtre, des ONG comme la Ligue des droits de l&rsquo;Homme ont elles rappelé que la peine de mort n&rsquo;avait pas de vertu préventive.</p>
<p>Lundi soir, le chef de l&rsquo;Etat a fait une entrée remarquée dans le débat: « S&rsquo;il est prouvé qu&rsquo;il a tué une ou plusieurs personnes, je ne pense pas que la solution soit (&#8230;) de ne pas appliquer la peine de mort », a dit M. Saied lors d&rsquo;une réunion du conseil de sécurité, selon une vidéo diffusée par la présidence.</p>
<h2>Très inquiétants »</h2>
<p>« Les propos tenus par Kais Saied sont très inquiétants », a réagi auprès de l&rsquo;AFP Chokri Latif, président de la Coalition tunisienne contre la peine de mort (CTCPM), regrettant une « position populiste sur une question si délicate ».</p>
<p>« Une reprise des exécutions serait une insulte envers tous les progrès faits par le pays en matière de droits de l&rsquo;Homme, » a renchéri Amna Guellali, directrice régionale adjointe pour Amnesty International.</p>
<p>Kais Saied, un universitaire spécialiste du droit, élu en octobre 2019 sur fond de rejet des partis dominant depuis la révolution de 2011, avait défendu lors de sa campagne des positions socialement conservatrices.</p>
<p>Tout en se revendiquant des idéaux de liberté et dignité propres à la révolution, cet indépendant s&rsquo;était notamment positionné contre l&rsquo;abolition de la peine de mort.</p>
<p>« Il semble que le tueur (présumé, NDLR) avait déjà tué quelqu&rsquo;un auparavant et avait été gracié », a argué lundi soir le chef de l&rsquo;Etat tunisien.</p>
<p>Le porte-parole des services pénitentiaires, Sofiene Mezguich, a indiqué que le suspect avait déjà été condamné et emprisonné pour vols. Et qu&rsquo;il avait bénéficié d&rsquo;un non-lieu en 2014 dans une précédente affaire de meurtre et vol commis en Libye.</p>
<p>Selon la présidence, il n&rsquo;avait alors pas été condamné « car il n&rsquo;avait pas atteint la majorité pénale » de 18 ans.</p>
<h2>« Droit à la vie »</h2>
<p>« Droit à la vie » justice tunisienne continue à condamner chaque année des dizaines de personnes à la peine de mort, notamment dans des affaires de terrorisme, mais cette peine n&rsquo;a plus été appliquée depuis un moratoire décrété en 1991.</p>
<p>A cette date, le dictateur Zine el Abidine Ben Ali avait déclaré qu&rsquo;il n&rsquo;y aurait plus d&rsquo;exécutions, après celles d&rsquo;un meurtrier en série et de membres d&rsquo;une organisation islamiste accusés d&rsquo;actions violentes.</p>
<p>A ce jour, une centaine de personnes se trouvent encore dans les couloirs de la mort, selon l&rsquo;Organisation contre la torture en Tunisie (OCTT).</p>
<p>En 2014, la nouvelle constitution, saluée à l&rsquo;international pour ses avancées, a consacré le « droit à la vie », sans abolir la peine capitale.</p>
<p>Depuis la révolution, la Tunisie vote en outre à chaque assemblée de l&rsquo;ONU en faveur d&rsquo;un moratoire universel, ce qui constitue « un engagement moral fort », a souligné Chokri Latif.</p>
<p>Mais cet engagement n&rsquo;est pas contraignant, et la Tunisie doit à nouveau voter à l&rsquo;ONU sur cette question en décembre 2020.</p>
<p>Après la promesse de l&rsquo;Etat tunisien en mars devant la commission des droits de l&rsquo;Homme de l&rsquo;ONU de lancer un débat sur l&rsquo;abolition, un vote contraire en décembre « serait un énorme retour en arrière », a estimé M. Latif.</p>
<p>Le militant s&rsquo;est inquiété de voir le président se référer à des notions tirées du droit islamique plutôt qu&rsquo;à la Constitution, « un relativisme culturel dangereux qui peut justifier de nombreux autres reculs en matière de droits » humains, a-t-il averti.</p>
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		<title>Maroc : Les abolitionnistes braquent les projecteurs sur les couloirs de la mort</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Atlasinfo]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Oct 2018 14:41:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Societe]]></category>
		<category><![CDATA[abolitionnistes]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>
		<category><![CDATA[peine]]></category>
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					<description><![CDATA[Les abolitionnistes marocains sont bien décidés à ne pas baisser les bras. Ce 10 octobre, la journée mondiale de lutte contre la peine de mort ne passe pas sous silence au Maroc.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><!--PARAGRAPH --></p>
<div class="photo top" style="text-align: center;"><a href="https://atlasinfo.wpengine.com/photo/art/grande/26383125-27184173.jpg" target="_blank" rel="noopener noreferrer"> <img decoding="async" id="img-26383125-27184173" title="Maroc : Les abolitionnistes braquent les projecteurs sur les couloirs de la mort" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/09/26383125-27184173.jpg" alt="Maroc : Les abolitionnistes braquent les projecteurs sur les couloirs de la mort" /> </a></div>
<div class="texte">
<p> A la rencontre de la presse le 9 octobre à Rabat, la coalition marocaine contre la peine de mort a appelé le gouvernement dirigé par l’islamiste Saadeddine El Othmani à voter pour la résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies relative à un moratoire sur l’application de la peine capitale. Une séance décisive pour un vote prévu en décembre 2018.</p>
<p>Et comme tous les ans, et sans jamais se lasser, les abolitionnistes du Maroc ont de nouveau demandé la ratification par Rabat du Deuxième protocole facultatif du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et qui abolit ce châtiment suprême.</p>
<p>Au Maroc, la peine de mort continue d’être prononcé par les juges, même si le dernier condamné à mort a été exécuté en 1993. Selon la coalition marocaine contre la peine de mort, 15 jugements de peine de mort ont été prononcés en 2017 au Maroc, contre 6 en 2016.</p>
<p>Pour Abderrahim Jamaï, le président de la Coalition marocaine et fervent défenseur de la vie et de la dignité humaine, les grâces royales qui ont profité à des condamnés à mort sont bien « la preuve » délivrée par la plus haute autorité du pays de la nécessité d’abolir la peine de mort en terre marocaine. On s’en souvient, le 29 juillet 2017 et à l&rsquo;occasion de la fête du trône, Mohammed VI a accordé une grâce royale à un condamné à mort avec à la clé la commutation de la peine capitale en perpétuité. Un an auparavant, en septembre 2016 deux condamnés à mort ont bénéficié de la grâce royale voyant eux aussi leur peine commuée à la perpétuité.</p>
<p>Pas question pour A. Jamaï d’invoquer la charia, le caractère abjecte d’un crime ou encore la non disposition de la société de se départir de la loi du Talion. La peine de mort, explique-t-il, est une peine cruelle et inhumaine qui doit être bannie.</p>
<p>Cette année, la journée mondiale de lutte contre la peine de mort a retenu la thématique des « conditions de vie dans les couloirs de la mort ». « les conditions de vie des personnes condamnées à mort provoquent fréquemment une déshumanisation au mépris de la dignité des individus. Bien souvent les personnes condamnées à mort deviennent des êtres humains dans lesquels la société n’investit plus. Tout se passe comme si, avant même d’être exécutées, ces personnes n’avaient déjà plus droit à la vie, comme si elles n’étaient plus considérées comme des êtres humains ,» indique la Fédération internationale des droits de l’Homme.</p>
<p>Au Maroc, comme ailleurs, les conditions de vie des condamnés à la peine capitale sont extrêmement difficiles. Ceux et celles de la coalition marocaine n’ont pas manqué d’appeler à l’amélioration des conditions des condamnés à mort, mourant à petits feux dans les tristement célèbres couloirs de la mort.</p>
<p>Le Parlement est plus que jamais au cœur d’une réforme sociétale qui n’a pas encore eu lieu. L’institution législative fera-t-elle prévaloir le droit à la vie contre la peine de mort ? « Le Maroc n’a pas appliqué la peine de mort depuis plus de 25 ans, ce qui prouve qu’avec une volonté politique, il peut définitivement y renoncer », affirme aux journalistes Abdellah Mesdad, secrétaire général de l’Observatoire marocain des prisons<br />
.<br />
Depuis l’arrivée des islamistes au pouvoir, la position officielle du Maroc n’a enregistré aucune évolution favorable à la suppression de la peine de mort . Les islamistes du PJD n’ont jamais caché leur refus catégorique de l’abolition de la peine capitale.</p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
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