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		<title>Libye: « nous n&#8217;avons pas de partenaire de paix », déplore le gouvernement</title>
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		<pubDate>Sun, 16 Feb 2020 00:49:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Le chef du gouvernement libyen d'union nationale (GNA) reconnu par l'ONU, Fayez al-Sarraj, a déploré samedi ne pas avoir de "partenaire de paix" pour trouver une issue au conflit dans le pays, en référence à son rival, le maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l'Est libyen.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>M. Sarraj a en outre estimé que, dix mois après le début de l&rsquo;offensive des forces de Khalifa Haftar contre la capitale Tripoli, les pays appuyant le maréchal avaient « perdu leur pari » en pensant qu&rsquo;il pourrait arriver à ses fins.</p>
<p>« Nous n&rsquo;avons pas de partenaire de paix », a affirmé lors d&rsquo;une conférence de presse à Tripoli M. Sarraj, dont le gouvernement est basé dans la capitale Tripoli.</p>
<p>Le responsable libyen a notamment accusé les forces de Haftar d&rsquo;avoir multiplié les violations de la fragile trêve observée depuis le 12 janvier à l&rsquo;initiative de la Russie et de la Turquie.</p>
<p>Il s&rsquo;est cependant félicité de l&rsquo;adoption cette semaine par le Conseil de sécurité de l&rsquo;ONU d&rsquo;une résolution réclamant un cessez-le-feu « durable ». Cette résolution est la première adoptée par le Conseil de sécurité depuis le début le 4 avril 2019 de l&rsquo;offensive du maréchal Haftar contre Tripoli.</p>
<p>« Il est temps que les soutiens de (Khalifa) Haftar comprennent que leur pari est perdu » et que leur appui ne fera « que prolonger la guerre et ancrer des haines difficilement surmontables », a encore affirmé M. Sarraj, sans citer de pays.</p>
<p>Le maréchal Haftar est soutenu par la Russie, les Emirats arabes unis, l&rsquo;Egypte et la Jordanie, alors que le GNA bénéficie de l&rsquo;appui de la Turquie.</p>
<p>Malgré le cessez-le-feu instauré le 12 janvier, des combats sporadiques ont lieu quotidiennement près de Tripoli. Les armes continuent également d&rsquo;affluer dans le pays, malgré des engagements pris lors d&rsquo;un sommet international à Berlin le 19 janvier.</p>
<p>Pour le chef du GNA, il ne peut y avoir « de négociations sous les bombardements des avions, l&rsquo;effusion de sang et la destruction des infrastructures ».</p>
<p>« Nous serons obligés de riposter aux violations du cessez-le-feu si des mesures internationales sévères ne sont pas prises », a-t-il affirmé.</p>
<p>Depuis avril 2019, les affrontements ont causé la mort de plus de 1.000 personnes et 140.000 ont été déplacées, selon l&rsquo;ONU.</p>
<p>Fayez al-Sarraj a estimé en outre que « la fermeture des terminaux et champs (pétroliers) entrainera une crise financière catastrophique » qui vient s&rsquo;ajouter aux conséquences de l&rsquo;offensive contre Tripoli. Les responsables de cette crise, a-t-il affirmé, seront poursuivis en justice.</p>
<p>Le 18 janvier, des groupes pro-Haftar ont bloqué les principaux terminaux et champs pétroliers du pays, paralysant le seul secteur assurant des revenus aux Libyens.</p>
<p>Le pays célébrera lundi le 9ème anniversaire de la révolte qui a mis fin au régime de Mouammar Kadhafi, et plongé le pays dans le chaos.</p>
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