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	<title>palestinienne &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>La Tunisie ébranlée par un imbroglio diplomatique sur la question palestinienne</title>
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		<pubDate>Wed, 12 Feb 2020 18:24:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Le président tunisien Kaies Saied, novice qui avait exalté la défense de la cause palestinienne lors de son élection, s'est retrouvé confronté à la complexité du dossier à l'ONU, multipliant les signaux contradictoires face aux exigences de la realpolitik et de son opinion publique.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Elu à une très large majorité en octobre, cet universitaire n&rsquo;avait pas hésité à arborer le drapeau palestinien le soir de sa victoire, dans un pays qui a abrité durant de longues années (1982-94) le siège de l&rsquo;Organisation de la libération de la Palestine (OLP).</p>
<p>Il a également fustigé « l&rsquo;injustice du siècle » et une « haute trahison » après la présentation par le président américain Donald Trump, le 28 janvier, d&rsquo;un plan pour le Moyen-Orient faisant droit aux exigences israélienne. Ce projet a été dénoncé par des manifestants à Tunis et à Sfax (est).</p>
<p>Mais la Tunisie, seul pays arabe représenté &#8211;en tant que membre non-permanent&#8211; au Conseil de sécurité des Nations unies, a semé la confusion en désavouant la semaine dernière son ambassadeur après que celui-ci a porté un projet de résolution dénonçant le plan américain.</p>
<p>« La manière dont ce limogeage a été mené pose beaucoup de questions sur la stratégie diplomatique de la présidence. On se demande si cela a été réfléchi », affirme le politologue Youssef Cherif.</p>
<p>Représentant de la Tunisie à l&rsquo;ONU, Moncef Baati, considéré comme un diplomate chevronné, a été limogé le 7 février après avoir fait circuler le projet de résolution.</p>
<p><strong>Diplomatie « décrédibilisée » </strong></p>
<p>A la tribune de l&rsquo;ONU, le président palestinien Mahmoud <strong class="highlight">Abbas</strong> a rejeté mardi solennellement ce plan qui ferait, selon lui, d&rsquo;un Etat palestinien un « gruyère », évoquant un « apartheid ».</p>
<p>Mais les Palestiniens ont finalement renoncé à demander dans l&rsquo;immédiat au Conseil de sécurité le vote d&rsquo;une résolution en ce sens, faute d&rsquo;appuis internationaux suffisants dans ce bras de fer avec Washington.</p>
<p>La présidence tunisienne a assuré n&rsquo;avoir « cédé ni aux marchandages, ni aux pressions », et Tunis a expliqué que son ambassadeur avait été sanctionné en raison d&rsquo;un « manque de concertation » avec son gouvernement et avec les autres pays arabes, dont peu ont ouvertement critiqué le plan.</p>
<p>Le projet de résolution a été présenté de façon à ce qu&rsquo;il « ne passe pas » au Conseil de sécurité, a souligné la présidence, qui a accusé M. Baati d&rsquo;avoir cherché à « ternir l&rsquo;image de la Tunisie et de son président ».</p>
<p>Ce cinglant désaveu, loin des usages feutrés du milieu, affaiblit selon les observateurs la position de la Tunisie sur la scène internationale.</p>
<p>« Ce dossier laisse craindre un éventuel dérapage de la diplomatie tunisienne », a écrit le quotidien arabophone El Chourouk mercredi. Il « décrédibilise toute la diplomatie » du pays, renchérit l&rsquo;ex-ambassadeur Ezzedine Zayani.</p>
<h3 style="text-transform: none;">Baptême du feu</h3>
<p>Politicien néophyte, M. Saied, un universitaire spécialisé en droit constitutionnel, a ainsi subi de plein fouet un baptême du feu international qu&rsquo;il s&rsquo;était efforcé de retarder au maximum.</p>
<p>Mettant jusqu&rsquo;à présent l&rsquo;accent sur les questions économiques et sociales, qui ne relèvent pas directement de ses prérogatives, le nouveau chef d&rsquo;Etat s&rsquo;est contenté à ce jour d&rsquo;un unique déplacement à l&rsquo;étranger, en Algérie voisine.</p>
<p>Il a rejeté une invitation « tardive » à une rencontre sur la Libye en Allemagne, et déclaré être malade lors du 33e sommet de l&rsquo;Union africaine à Addis Abeba le week-end dernier.</p>
<p>Dans ce contexte, la Tunisie arbore une peu lisible « diplomatie à deux têtes », relève le quotidien francophone Le Temps, rappelant que le président du Parlement, le chef de file du parti à référentiel islamiste Ennahdha, Rached Ghannouchi, multipliait de son côté les rencontres avec des dirigeants étrangers et les déplacements chez des partenaires importants.</p>
<p>Pour M. Cherif, le limogeage de l&rsquo;ambassadeur tunisien à l&rsquo;ONU s&rsquo;inscrit aussi dans une « politique de Kais Saied de changer les hommes » nommés avant son arrivée au pouvoir.</p>
<p>Le rappel subit de Moncef Baati n&rsquo;est cependant pas apparu très planifié, relève-t-il: il a fallu quelques jours pour qu&rsquo;il soit remplacé, et c&rsquo;est son adjoint Tarek el Adab qui a finalement été chargé de représenter la Tunisie.</p>
<p>De même, M. Saied n&rsquo;a toujours pas nommé de successeur définitif au ministre des Affaires étrangères Khemaies Jhinaoui, qu&rsquo;il a limogé peu après son accession au pouvoir.</p>
<p>« La Tunisie n&rsquo;a pas de nouveau gouvernement, pas de ministre des Affaires étrangères, si on commence à limoger des ambassadeurs clés cela ajoute au vide », déplore Youssef Cherif.</p>
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