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	<title>opposants &#8211; Atlasinfo</title>
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	<title>opposants &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>Tunisie: une quarantaine d&#8217;opposants condamnés à de lourdes peines pour « complot » contre le président Kaïs Saïed</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Apr 2025 08:56:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[En direct]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
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					<description><![CDATA[Le tribunal de première instance de Tunis a prononcé des peines de prison allant de 13 à 66 ans à l’encontre d’une quarantaine de prévenus, dont plusieurs figures de l’opposition, à l’issue d’un procès pour « complot » contre le président Kais Saied. Les accusés ont été reconnus coupables de « complot contre la sûreté de l&#8217;État » et &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le tribunal de première instance de Tunis a prononcé des peines de prison allant de 13 à 66 ans à l’encontre d’une quarantaine de prévenus, dont plusieurs figures de l’opposition, à l’issue d’un procès pour « complot » contre le président Kais Saied. </strong></p>
<p>Les accusés ont été reconnus coupables de « complot contre la sûreté de l&rsquo;État » et d' »adhésion à un groupe terroriste ». Parmi les condamnés figurent des personnalités politiques, des avocats et des hommes d&rsquo;affaires.</p>
<p>Parmi les grands noms du procès figuraient le chef du parti Al Joumhouri, Issam Chebbi, le cofondateur de la principale coalition d&rsquo;opposition Front de Salut National (FSN), Jawhar Ben Mbarek, et un ancien dirigeant du parti islamiste Ennahdha, Abdelhamid Jelassi.</p>
<p>Depuis le coup de force de Kaïs Saïed à l&rsquo;été 2021, par lequel il s&rsquo;est octroyé les pleins pouvoirs, défenseurs des droits et opposants dénoncent une régression des libertés en Tunisie.</p>
<p>Des dizaines de responsables politiques, avocats, militants des droits notamment des migrants, et chroniqueurs connus ont été arrêtés à partir du printemps 2023, en vertu d&rsquo;un décret contesté qui dit réprimer la diffusion de fausses nouvelles.</p>
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		<title>L&#8217;Algérie déploie ses procédés pour faire taire ses opposants sur le sol français (enquête France 2)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Mar 2025 23:06:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA["L'Œil du 20 heures"]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[France 2]]></category>
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					<description><![CDATA[Selon les révélations de « L&#8217;Œil du 20 heures », une enquête de France 2 diffusée ce lundi soir, des opposants au régime sont approchés en France afin qu&#8217;ils partagent des informations sur les militants qu&#8217;ils côtoient et sur leurs activités, en échange d&#8217;un retour en Algérie et de l&#8217;abandon des poursuites à leur encontre. Selon cette &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Selon les révélations de « L&rsquo;Œil du 20 heures », une enquête de France 2 diffusée ce lundi soir, des opposants au régime sont approchés en France afin qu&rsquo;ils partagent des informations sur les militants qu&rsquo;ils côtoient et sur leurs activités, en échange d&rsquo;un retour en Algérie et de l&rsquo;abandon des poursuites à leur encontre.</strong></p>
<p>Selon cette enquête, des manœuvres sur le sol français pour mettre la pression sur les opposants au régime, bien au-delà des campagnes sur les réseaux, indiquant qu’une note confidentielle, les renseignements territoriaux français confirment « l’existence d’une stratégie d’influence développée par Alger auprès de sa diaspora qui s&rsquo;appuie sur les réseaux sociaux ».</p>
<p>Mais dans l’ombre, l’enquête démontre que le pouvoir algérien manœuvre également directement sur le sol français, pour neutraliser et récupérer ses opposants.</p>
<p>Ghilas Aïnouche, un algérien opposant au régime et réfugié en France, est un caricaturiste de 36 ans condamné par contumace à dix ans de prison pour « <em>atteinte à la personne du Président de la République algérien »</em>. Il affirme être régulièrement contacté par les autorités algériennes qui lui proposent un marché : l&rsquo;annulation de sa peine de prison contre un ralliement au régime.</p>
<p>« Je ne pense pas qu&rsquo;il y ait un opposant que le régime n&rsquo;ait pas essayé d&rsquo;approcher. On a déjà essayé de m&rsquo;approcher pour faire sauter les 10 ans de prison. On m&rsquo;a appelé mais je n&rsquo;ai pas voulu me rendre à ce rendez-vous. J&rsquo;ai refusé », témoigne le dessinateur.</p>
<p>Selon l&rsquo;enquête de France 2, « Pour ceux qui acceptent, la suite se passe dans certains consulats algériens en France », précisant s&rsquo;être procurée l&rsquo;enregistrement audio de la convocation d&rsquo;un opposant.</p>
<p>« Ce document inédit révèle les méthodes d&rsquo;intimidation pour retourner les voix dissidentes. Ce jour-là, l&rsquo;opposant est conduit vers le bureau de sécurité, un département officieux du consulat, rattaché aux services de renseignements algériens », révèle l&rsquo;enquête. <em> </em></p>
<p>Quant aux autorités françaises, elles confient : « <em>Alger déploie des moyens substantiels pour récupérer ses opposants. Les procédés, on les connait. On fait savoir qu&rsquo;on sait mais ça n&rsquo;est pas toujours suffisant. »</em></p>
<p><strong> </strong></p>
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		<title>Manifestation à Tunis pour réclamer la libération des opposants politiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Apr 2023 11:15:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[manifestations]]></category>
		<category><![CDATA[opposants]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées, dimanche à Tunis, pour réclamer la libération d&#8217;une vingtaine d&#8217;opposants arrêtés depuis début février dernier, sur fond d&#8217;accusations présumées de « complot contre la sécurité de l&#8217;Etat ». Répondant à l’appel du Front du Salut National (FSN), une coalition politique tunisienne de l’opposition, environ 300 manifestants ont scandé des slogans &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="modal-header add-more-font-size-dep"><strong>Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées, dimanche à Tunis, pour réclamer la libération d&rsquo;une vingtaine d&rsquo;opposants arrêtés depuis début février dernier, sur fond d&rsquo;accusations présumées de « complot contre la sécurité de l&rsquo;Etat »</strong>.</div>
<div class="modal-body fixContentHeightDepeche">
<div class="sectionDepeche">
<p class="justifyText add-more-font-size-dep" dir="ltr">Répondant à l’appel du Front du Salut National (FSN), une coalition politique tunisienne de l’opposition, environ 300 manifestants ont scandé des slogans appelant à la libération des opposants, arrêtés dans le cadre d&rsquo;un large coup de filet sécuritaire, ayant ciblé des personnalités publiques et politiques.</p>
<p>A cette occasion, le président du FSN, Néjib Chebbi a appelé à l’unification des forces de l&rsquo;opposition et de mettre en place un dialogue auquel plusieurs instances nationales parmi les syndicats et les associations des droits de l’Homme.</p>
<p>Cette démarche a pour objectif de surmonter la crise politique et économique persistante en Tunisie, a-t-il poursuivi, expliquant que l&rsquo;Unité nationale est la seule issue à la crise économique et financière.</p>
<p>De son côté, Riadh Chaibi, membre du Front et dirigeant du mouvement Ennahdha, a relevé que les différentes marches organisées pour réclamer la libération des détenus dans l&rsquo;affaire de « complot contre l&rsquo;Etat » et la reprise du processus démocratique, se poursuivront jusqu’à la réalisation de ses objectifs et le rétablissement des libertés.</p>
<p>Début février, la Tunisie a connu une série d&rsquo;arrestations d&rsquo;hommes politiques, de figures de l’opposition, d’activistes de la société civile, de responsables de médias et de syndicalistes, suscitant une vague d’indignation de plusieurs ONG de défense des droits de l’Homme.</p>
<p>Ces arrestations, dénoncées au niveau local et international, ont visé des figures politiques de premier plan du FSN et sa principale composante, le parti islamiste Ennahdha.</p>
</div>
</div>
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		<title>Tunisie : nouvelles arrestations parmi les opposants politiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Feb 2023 01:25:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Societe]]></category>
		<category><![CDATA[Arrestation]]></category>
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					<description><![CDATA[La police tunisienne a procédé, mercredi, à l&#8217;arrestation de plusieurs figures de l&#8217;opposition, dans le sillage d&#8217;une vague d&#8217;arrestations ayant ciblé, dernièrement, plusieurs personnalités publiques et politiques en Tunisie, rapportent des médias locaux. Les services sécuritaires ont investi le domicile d’Issam Chebbi, chef de file du parti républicain, et ont procédé à son arrestation, a &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La police tunisienne a procédé, mercredi, à l&rsquo;arrestation de plusieurs figures de l&rsquo;opposition, dans le sillage d&rsquo;une vague d&rsquo;arrestations ayant ciblé, dernièrement, plusieurs personnalités publiques et politiques en Tunisie, rapportent des médias locaux.</strong></p>
<p>Les services sécuritaires ont investi le domicile d’Issam Chebbi, chef de file du parti républicain, et ont procédé à son arrestation, a indiqué l’avocat et membre du Front de salut national, Ridha Belhaj, cité par les médias.</p>
<p>Par ailleurs, Chaïma Issa, dirigeante au sein du Front du Salut national (FSN), a été arrêtée dans la soirée du mercredi, a indiqué l’avocate et activiste Bochra Belhaj Hmida sur sa page Facebook.</p>
<p>La Tunisie connaît, dernièrement, une série d&rsquo;arrestations d’hommes politiques, de figures de l’opposition, d’activistes de la société civile, de responsables de médias et de syndicalistes, suscitant une vague d’indignation de plusieurs ONG de défense des droits de l’Homme.</p>
<p>Amnesty International a estimé que la récente vague d&rsquo;arrestations était « une tentative délibérée visant à étouffer la contestation, notamment les critiques à l&rsquo;égard du président », et exhorté ce dernier à « mettre fin à cette chasse aux sorcières motivée par des considérations politiques ».</p>
<p>Depuis le coup de force du président Kais Saied qui s&rsquo;est arrogé les pleins pouvoirs en juillet 2021, plusieurs figures politiques font l&rsquo;objet de poursuites judiciaires dénoncées par l&rsquo;opposition comme des règlements de comptes politiques.</p>
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		<title>Vague d&#8217;arrestations en Tunisie : le pouvoir chasse des comploteurs ou des opposants ?</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Feb 2023 11:48:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[En direct]]></category>
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					<description><![CDATA[La vague d’arrestations d’hommes politiques, de figures de l’opposition, d’activistes de la société civile, de responsables de médias et de syndicalistes, déclenchée le week-end dernier, ne risque pas de s’arrêter de sitôt. La liste des personnes arrêtées ne fait que s’allonger et chaque jour apporte son lot d’arrestations qui se font selon un mode opératoire, &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La vague d’arrestations d’hommes politiques, de figures de l’opposition, d’activistes de la société civile, de responsables de médias et de syndicalistes, déclenchée le week-end dernier, ne risque pas de s’arrêter de sitôt.</strong></p>
<p>La liste des personnes arrêtées ne fait que s’allonger et chaque jour apporte son lot d’arrestations qui se font selon un mode opératoire, d&rsquo;après les observateurs, fait de traque, d’arrestation et de perquisitions dans les domiciles des personnes ciblées par cette opération « coup de balais ».</p>
<p>Cette opération, coup de poing, contre tous ceux qui ont déclaré leur opposition au projet de la gouvernance par la base défendu par le président Kais Saied, soutiennent ces observateurs de la scène politique tunisienne, a pour objectif de « semer la peur ».</p>
<p>Désarçonner une opposition qui ne fait que se renforcer au fil des jours, malgré son extrême division et son affaiblissement, parvenant à faire entendre sa voie et à mobiliser les foules, de plus en plus, touchées de plain-pied dans leur pouvoir d’achat, par la pénurie continue des produits de première nécessité et l’absence de perspectives sur l’avenir du pays.</p>
<p>Après des élections législatives marquées par un taux d’abstention qui a flirté 90%, cette vague d’arrestations sans précédent, ajoutent les mêmes observateurs, se veut un moyen choisi par les autorités, pour détourner l’attention de l’opinion publique.</p>
<p>A rappeler que depuis samedi 11 février 2023, la Tunisie a enregistré une accélération de la vague des arrestations de figures venant d’horizon divers et qui sont toutes accusées par le chef de l&rsquo;Etat en personne « de complot contre la sécurité de l’Etat ».</p>
<p>En effet, le 11 février, les forces de sécurité ont appréhendé à Tunis, Khayam Turki, un militant politique impliqué dans des tentatives de fédération d’une opposition éclatée.</p>
<p>Il en est de même pour Kamel Eltaïef, homme de l&rsquo;ombre mais très introduit dans les milieux politiques. Il est perçu comme l&rsquo;un des symboles de la corruption dans le pays.</p>
<p>Le même jour, Abdelhamid Jelassi, un ancien dirigeant du parti Ennahda (islamiste) connaît le même sort. Deux jours plus tard, Béchir Akremi, ancien procureur de la République (2016-2020), très controversé pour sa gestion de dossiers relatifs au terrorisme, a été interpelé et placé en garde à vue. Il a été procédé, en outre, à l’incarcération de Noureddine Bhiri, ancien ministre de la justice (2011-2013) et ancien député d’Ennahda.</p>
<p>Le soir du même jour, Noureddine Boutar, directeur général de la radio privée « Mosaïque FM », ainsi que l’avocat et homme politique Lazhar Akremi, ont été incarcérés et leurs demeures perquisitionnées.</p>
<p>Enfin, le 14 février, un ancien député Walid Jalled (Nidaa Tounes) s’ajoute à la liste des personnes arrêtées.</p>
<p>Fait étonnant : les magistrats chargés des dossiers n’avaient toujours pas fait connaître les chefs d’inculpation retenus contre ces différentes personnalités et les avocats des personnalités arrêtées se sont empressés de parler de dossiers vides et d’incarcérations abusives.</p>
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		<title>Algérie/ »Hirak »: le régime traque ses opposants sur Facebook</title>
		<link>https://dev.atlasinfo.fr/opinions-analyses/decryptages/algerie-hirak-le-regime-traque-ses-opposants-sur-facebook/</link>
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		<pubDate>Thu, 21 May 2020 16:21:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Décryptages]]></category>
		<category><![CDATA[algérien]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
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					<description><![CDATA[Le réégime qui cherche à exploiter la pandémie du nouveau coronavirus pour étouffer le "Hirak", le mouvement de protestation populaire né en 2019.
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La justice algérienne a condamné trois opposants à des peines de prison ferme pour leurs publications sur les réseaux sociaux, dans le collimateur d&rsquo;un régime qui cherche à exploiter la pandémie du nouveau coronavirus pour étouffer le « Hirak », le mouvement de protestation populaire né en 2019.</p>
<p>« L&rsquo;activiste Soheib Debaghi a été condamné (mardi) à un an de prison ferme » à Alger pour « incitation à attroupement, outrage à corps constitué et publications Facebook pouvant porter atteinte à l&rsquo;intérêt national », selon le Comité national pour la libération des détenus (CNLD), une association de soutien aux prisonniers.</p>
<p>Deux autres militants du « Hirak », Larbi Tahar et Boussif Mohamed Boudiaf, ont écopé mardi de 18 mois de prison ferme, également pour des publications sur Facebook, d&rsquo;après CNLD et l&rsquo;antenne algérienne d&rsquo;Amnesty International.</p>
<p>Leur peine a été prononcée par un tribunal de la wilaya (préfecture) d&rsquo;El Bayadh, au sud-ouest d&rsquo;Alger, lors d&rsquo;une audience par visioconférence. Le procureur avait requis trois ans de prison ferme, a précisé le CNLD.</p>
<p>Selon son avocat Me Abdelghani Badi, Larbi Tahar était accusé d' »outrage au président de la République » pour des messages publics dans lesquels il qualifiait Abdelmadjid Tebboune de « président illégitime ».</p>
<p>M. Tebboune a été élu le 12 décembre 2019 lors d&rsquo;un scrutin rejeté par le « Hirak » et marqué par un taux d&rsquo;abstention de 60%.</p>
<p>Quant à Boussif Mohamed Boudiaf, il a dénoncé « l&rsquo;injustice » du système judiciaire à travers ses publications, a précisé sur Facebook l&rsquo;avocat, qui le représente également.</p>
<p>Les trois militants condamnés sont déjà en détention.</p>
<p>Par ailleurs, le parquet d&rsquo;Aïn Temouchent (ouest) a requis mercredi neuf ans de prison ferme et une très forte amende contre un détenu hirakiste, Hicham Sahraoui, accusé notamment « d&rsquo;outrage à corps constitué et d&rsquo;atteinte à la personne du président de la République », selon le CNLD.</p>
<p><strong>Cibler les médias, internautes, opposants</strong></p>
<p>Malgré la pandémie de Covid-19 qui a contraint la contestation à suspendre ses manifestations depuis mi-mars, le régime algérien &#8211;maniant la carotte et le bâton&#8211; continue de cibler opposants, journalistes, médias indépendants et internautes.</p>
<p>Pendant que des activistes du « Hirak » sont relâchés au compte-gouttes, comme Abdelouahab Fersaoui, un chef de file du mouvement libéré lundi après huit mois derrière les barreaux, d&rsquo;autres sont interpellés et traduits en justice dans tout le pays.</p>
<p>Selon le dernier décompte du CNLD, quelque soixante personnes sont actuellement en détention dans les prisons algériennes pour des faits liés au « Hirak ».</p>
<p>« Il s&rsquo;agit d&rsquo;une répression à l&rsquo;aveugle, un coup les journalistes, un coup les médias, un coup les militants, un coup les réseaux sociaux », observe Karima Direche, historienne spécialiste du Maghreb, évoquant la « politique de balancier » d&rsquo;un « régime en fin de vie ».</p>
<p>Depuis le début du soulèvement populaire le 22 février 2019, des internautes isolés, en particulier en province, sont régulièrement poursuivis pour leurs publications sur les réseaux sociaux.</p>
<p>Un jeune partisan du « Hirak », Walid Kechida, est en détention depuis le 27 avril à Sétif (nord-est), pour avoir publié des mèmes, images virales comiques ou satiriques détournées sur les réseaux sociaux, moquant les autorités et la religion.</p>
<p>Le militant de 25 ans est accusé d' »outrage à corps constitué », d' »offense au président de la République » et « aux préceptes de l&rsquo;islam ». Il risque jusqu&rsquo;à cinq ans de prison.</p>
<p>Selon les analystes interrogés par l&rsquo;AFP, le pouvoir algérien profite de la crise sanitaire pour enterrer une bonne fois pour toutes la contestation.</p>
<p>« La pandémie du Covid-19 est une aubaine pour le pouvoir », estime Hacène Hirèche, professeur d&rsquo;université.</p>
<p>« Sa préoccupation obsessionnelle depuis le 22 février est de mettre fin aux manifestations de rue. Tout a été entrepris pour cela: répression, manipulation, tentative de division, infiltration des rangs des meneurs, etc. Mais rien n&rsquo;y a fait, le peuple algérien est resté déterminé, uni et conscient des enjeux. C&rsquo;est inédit », juge-t-il.</p>
<p>Le « Hirak » réclame un changement du « système » en place depuis l&rsquo;indépendance du pays en 1962. En vain, jusqu&rsquo;à présent, même s&rsquo;il a obtenu la tête du président Abdelaziz Bouteflika après 20 ans de règne.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Algérie: lourdes peines de prison contre trois opposants</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 May 2020 11:00:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Trois opposants algériens ont été condamnés mardi à de lourdes peines d'emprisonnement à la suite de publications sur Facebook, selon une association algérienne de soutien aux détenus et Amnesty International.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>« L&rsquo;activiste Soheib Debaghi condamné à un an de prison ferme » à Alger pour « incitation à attroupement, outrage à corps constitué et publications Facebook pouvant porter atteinte à l&rsquo;intérêt national », a indiqué le Comité national pour la libération des détenus (CNLD) sur sa page Facebook.</p>
<p>Deux autres militants du mouvement (« Hirak ») de protestation antirégime, Larbi Tahar et Boussif Mohamed Boudiaf, ont écopé de 18 mois de prison ferme, également pour des publications sur Facebook, selon Amnesty Algérie.</p>
<p>La peine a été prononcée par un tribunal de la wilaya (préfecture) d&rsquo;El Bayadh, au sud-ouest d&rsquo;Alger, lors d&rsquo;une audience par visioconférence. Le procureur avait requis 3 ans de prison ferme, selon le CNLD.</p>
<p>Selon leur avocat, Abdelghani Badi, Larbi Tahar était accusé d' »outrage au président de la République » pour des posts dans lesquels il qualifiait Abdelmadjid Tebboune de « président illégitime ».</p>
<p>Quant à Boussif Mohamed Boudiaf, il a dénoncé « l&rsquo;injustice » du système judiciaire à travers ses publications, a précisé l&rsquo;avocat sur son compte Facebook.</p>
<p>Les trois militants condamnés sont en détention.</p>
<p>Malgré la pandémie de Covid-19 qui a contraint le « Hirak » à suspendre ses manifestations depuis mi-mars, la répression continue de cibler les opposants, journalistes et médias indépendants ainsi que des jeunes internautes.</p>
<p>Depuis le début du mouvement de contestation le 22 février 2019, des « hirakistes » sont régulièrement poursuivis pour leurs publications sur les réseaux sociaux.</p>
<p>Un militant de 25 ans, Walid Kechida, est en détention depuis le 27 avril pour avoir publié des mèmes, images virales comiques ou satiriques détournées sur les réseaux sociaux, moquant les autorités et la religion.</p>
<p>M. Kechida est accusé d' »outrage à corps constitué », d' »offense au président de la République » et d' »offense aux préceptes de l&rsquo;islam », et risque jusqu&rsquo;à cinq ans de prison.</p>
<p>Nombre de « hirakistes » et d&rsquo;analystes craignent que le pouvoir ne profite de la maladie Covid-19 pour tenter d&rsquo;enterrer une bonne fois pour toutes le mouvement populaire qui l&rsquo;a ébranlé pendant un an.</p>
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