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	<title>Omar Radi &#8211; Atlasinfo</title>
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	<title>Omar Radi &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>Le journaliste Omar Radi condamné à 6 ans de prison</title>
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		<pubDate>Mon, 19 Jul 2021 15:16:17 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Imad Stitou]]></category>
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					<description><![CDATA[Le journaliste Omar Radi a été condamné à 6 ans de prison par la chambre criminelle de la Cour d&#8217;appel de Casablanca. Le juge d’instruction avait ordonné, en juillet 2020, la mise en détention préventive de Omar Radi après qu’il ait fait l’objet d’un interrogatoire préliminaire dans le cadre de deux affaires distinctes : attentat &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le journaliste Omar Radi a été condamné à 6 ans de prison par la chambre criminelle de la Cour d&rsquo;appel de Casablanca.</p>
<div>Le juge d’instruction avait ordonné, en juillet 2020, la mise en détention préventive de Omar Radi après qu’il ait fait l’objet d’un interrogatoire préliminaire dans le cadre de deux affaires distinctes : attentat à la pudeur avec violence et viol dans l’une et « réception de fonds étrangers dans le dessein de porter atteinte à la sécurité intérieure de l’État et d’entreprendre des contacts avec des agents de pays étrangers » dans l’autre.</div>
<div></div>
<div>Dans l&rsquo;affaire de « viol », un autre journaliste Imad Stitou, 32 ans, a été condamné à un an de prison, dont six mois ferme pour « non-assistance à personne en danger ».</div>
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		<title>L&#8217;AMDV dénonce les méthodes visant à entraver l’accès de la victime Hafsa Boutahar à une « justice juste et équitable »</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Apr 2021 10:56:57 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[agressions sexuels]]></category>
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					<description><![CDATA[ L’Association marocaine des droits des victimes (AMDV) a exprimé, mardi, son rejet de toutes les méthodes visant à entraver l’accès de la victime Hafsa Boutahar, ainsi que toutes les autres victimes des crimes d’agression sexuelle, à une justice juste et équitable. Dans un communiqué de solidarité avecla journaliste Hafsa Boutahar, qui s’est présentée devant le &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div id="item_article" class="content_sigle_article">
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<div class="body single_act" data-actitle="L’AMDV rejette les méthodes visant à entraver l’accès de la victime Hafsa Boutahar à une justice juste et équitable" data-acdossier="Opinions et Débats">
<p> L’Association marocaine des droits des victimes (AMDV) a exprimé, mardi, son rejet de toutes les méthodes visant à entraver l’accès de la victime Hafsa Boutahar, ainsi que toutes les autres victimes des crimes d’agression sexuelle, à une justice juste et équitable.</p>
<p>Dans un communiqué de solidarité avecla journaliste Hafsa Boutahar, qui s’est présentée devant le Parquet pour dénoncer son viol par  son collègue de travail, le journaliste Omar Radi, l’AMDV a dénoncé “les déclarations irresponsables” qui portent atteinte à la dignité de Mme Boutahar, à sa réputation et à celle de toutes les victimes des violations sexuelles, qui ont choisi de briser le mur du silence.</p>
<p>L’AMDH, qui a réitéré son soutien total et inconditionnel avec la victime Hafsa Boutahar et avec toutes les victimes des agressions sexuelles, a invité tous les défenseur(e)s des droits de l’Homme à rejeter toutes les formes d’agressions et des crimes sexuels, à protéger les victimes et à leur garantir les moyens de l’autonomisation judiciaire dans les affaires de viol et de crimes sexuels.</p>
<p>Elle a exhorté, par la même occasion, tous ceux qui veillent à l’application de la loi à garantir la protection juridique et judiciaire pour la victime Hafsa Boutahar et pour toutes les victimes des violations sexuelles, conformément à la résolution de l’Assemblée générale des Nations-Unies N° 34/169 et toutes les décisions y afférentes.</p>
<p>L’Association a également appelé toutes les associations des droits de l’Homme et organisations gouvernementales et non gouvernementales, nationales et internationales, convaincues des principes des droits humains, de faire preuve d’objectivité et d’investigation dans les affaires des victimes des violations et des crimes sexuels.</p>
<p>Ces affaires, précise-t-elle, ne touchent en rien au principe de la liberté d’expression, comme d’aucuns essaient de les qualifier dans le but d’induire en erreur l’opinion publique nationale, afin d’attirer la sympathie au niveau national et international et influencer la justice.</p>
<p>L’AMDV a condamné, dans ce cadre, tous les moyens et méthodes illégaux qui s’inscrivent en faux par rapport à l’esprit et à la logique des droits de l’Homme, des principes universels et indissociables et qui ont été utilisés pour faire face à la victime Hafsa Boutahar en occultant son rôle dans l’affaire pénale en cours, à travers la tentative d’influencer la justice et de consacrer le principe de l’impunité.</p>
<p>La solidarité avec la victime Hafsa Boutahar intervient “dans le cadre de ce qu’endurent les victimes des violences sexuelles pour avoir brisé le tabou de ce qu’elles ont subi comme viol et exploitation sexuelle”. Elle a également pour objet de “faire face à la vague des allégations et des déclarations anti-droits des femmes et surtout des victimes des crimes sexuels, qui tentent d’occulter la vérité, présenter l’accusé dans le crime de viol comme un militant détenu sur fond de la liberté d’expression, soutenir les contrevérités et endosser la responsabilité des crimes sexuels aux victimes à travers des jugements de valeur entachés de racisme”, tient à préciser l’AMDV.</p>
<p>Cette solidarité intervient également “en réponse à la campagne acharnée menée par certains défenseurs des droits des accusés, en avançant des accusations voilées contre les victimes et en les considérant comme des instruments de règlements de comptes politiques, dans la négation totale de leurs souffrances suite à ce qu’elles ont enduré comme exploitation sexuelle au sein des lieux de travail”, a souligné l’AMDV.</p>
<p>L’Association marocaine de défense des victimes a tenu, récemment à Rabat, son Assemblée constitutive sous le thème “Pour une protection juridique et sociale des victimes”, avec pour objectifs de soutenir les droits des victimes de crimes et de défendre les droits des enfants, des femmes et de toutes les catégories vulnérables.</p>
<p>Elle œuvre également pour faire entendre la voix des victimes et leur procurer le soutien juridique, psychologique, sanitaire et social, et lutter contre l’impunité, qui s’apparente à une atteinte aux droits des victimes et bafoue le principe de l’égalité des citoyens devant la loi.</p>
</div>
</div>
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<p>&nbsp;</p>
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		<title>Maati Monjib : activiste des droits de l’Homme « persécuté » ou intrigant malhonnête ?</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Oct 2020 11:01:35 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[blanchiment]]></category>
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		<category><![CDATA[viol]]></category>
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					<description><![CDATA[Quelle que soit la réponse à cette question, la posture adoptée par l’universitaire depuis le début de cette affaire de fermeture précipitée du centre Ibn Rochd en 2014, ne contribue pas à servir le portrait d’un homme irréprochable dont le seul tort serait d’être devenu "une cible potentielle". "Sexe, drogue, alcool…S’ils ne trouvent rien, ils fabriquent des accusations", soutient Maati Monjib dans une interview à un média français. Le "ils" pourrait faire peur et le "fabriquent" en intriguerait plus d’un si l’historien ne revendiquait pas le statut de victime déresponsabilisée de ses actes et de ses paroles. Certains pourraient même être tentés de le croire, si seulement…]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Au-delà des faits exposés plus bas, il y a bien plus qu’un doute raisonnable sur le personnage et la sincérité de ses combats. L’affaire Omar Radi en est un exemple que l’on ne peut ignorer. Il apparait aujourd’hui que le dossier du journaliste marocain semble n’avoir été qu’une clé utilisée par Maati Monjib pour activer des ONG à l’étranger et ouvrir les portes de médias pour plaider sa propre cause, en abusant pour recrépir au passage le mur des lamentations sur « le népotisme » du pouvoir, « la police politique », le « harcèlement judiciaire » et la « répression ».</p>
<p>Il s’agit là de la même liste d’arguments de vente d’un Maroc au bord du précipice qui se « vengerait » de ses « voix libres » et qui circule en boucle dans 6 médias français: Orient XXI, France 24, RFI, Médiapart, l’Humanité, le Monde. Tous se sont relayés durant le mois de septembre pour octroyer un temps de parole à Maati Monjib qui a enfourché l’affaire Omar Radi pour parler de…lui. Rien ou si peu sur le journaliste dont l’affaire semble avoir atteint sa fin médiatique pour céder la place à celle de l’historien.</p>
<h2><strong>Questions complaisantes et tourbillon médiatique</strong></h2>
<p>L’entretien de Maati Monjib à Radio France International (RFI), le 24 septembre dernier, en est un exemple parfait. 9 questions complaisantes de la journaliste Karine Franck et un déroulé convenu sans la moindre allusion à Omar Radi, rien. Tout l’entretien était axé autour de Maati Monjib, « historien, journaliste, militant des droits de l’Homme et universitaire ». Extraits  :</p>
<p>Question : « <strong>quand vous dites « ils », qui désignez-vous ?</strong> » R: « En fait, c’est « la police politique » et cela relève de 3 organisations de la police y compris la DST. »</p>
<p>Question : « <strong>les réseau sociaux sont un outil pour vous intimider ? » </strong>R: « Aussi les réseaux sociaux où la police est très présente mais moi je parle de journaux même, même les premiers journaux par exemple Al Akhbar me diffame tout le temps (…) C’est loin des réseaux sociaux mais ça existe aussi la diffamation, les pressions les menaces de morts passent aussi via Facebook. Donc voilà, c’est quotidien ces intimidations-là. »</p>
<p>Question : « <strong> c’est quotidien depuis des années ? » </strong>R: « (…) Je suis filé jusqu’à la campagne quand je vais voir ma mère et ma mère reçoit des menaces et elle a 88 ans et parfois la police me suis avec le gyrophare la nuit quand je reviens à Rabat, ils me suivent et ils mettent les gyrophares pour me faire peur. Quand je suis à l’étranger je suis filé par la police, même en France (…) »</p>
<p>Question :  » <strong>tout cela parce que vous publié des articles qui dérangent ?</strong> » J’écris régulièrement dans la presse, démontrant la corruption et le despotisme du régime (…) »</p>
<p>Question : « <strong>est-ce que vous avez l’impression que le Maroc bénéficie d’une certaine indulgence de la communauté internationale ?</strong> » R: « Les Etats occidentaux, oui ferment les yeux surtout depuis le printemps arabe sur les pratiques répressives du régime marocain, c’est très clair (…) »</p>
<h2><strong>Omar Radi relégué aux seconds rôles </strong></h2>
<p>Si le lexique de base récursif de Maati Monjib le rend prévisible, l’usage outrancier de la première personne questionne le lecteur tout comme il devrait interpeler Omar Radi , aujourd’hui seul au fond de sa cellule. Les accusations qui pèsent contre lui sont lourdes.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-full wp-image-210040 alignright" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/10/radiosse.jpg" alt="" width="322" height="231" /></p>
<p>La justice marocaine le soupçonne d’avoir touché des fonds de l’étranger en échange d’informations sur le Maroc d’une part, et une plainte a été déposée contre lui par une collègue au sein de la rédaction du Desk, pour atteinte à la pudeur avec violence et viol, d’autre part. Les faits, qui remonteraient à la nuit du 12 au 13 juillet dernier pour le viol présumé, auraient eu lieu au sein même des locaux de la publication, délocalisés pendant la période de confinement au domicile de son directeur, Ali Amar.</p>
<p>S’il a servi de marchepieds à Maati Monjib et à ses alliés dans leur guérilla contre la monarchie, « c’est qu’il l’a bien voulu », commentent en substance certains. D’autres, bien qu’ils ne partagent pas les positions du journaliste, récusent les accusations dont il fait l’objet et suivent avec dégoût l’instrumentalisation de son affaire par les petites mains cyniques qui s’affairent en coulissent à nourrir, quel que soit le prix à payer, un projet insurrectionnel.</p>
<h2><strong>Tout, pourvu que le Maroc en ressorte anéanti</strong></h2>
<p>Pour eux, une condamnation du journaliste ne serait alors qu’un « dommage collatéral », pourvu que le Maroc en ressorte anéanti.</p>
<p>Le peu de mobilisation le 22 septembre dernier devant le tribunal où s’est tenue la première audience du procès d’Omar Radi, a provoqué « un immense malaise », nous confie un confrère proche de l’accusé. « Ça a été un choc pour moi », raconte-t-il, précisant « il n’y avait presque personne, nous étions mal à l’aise. Les militants ont promis de venir mais ils n’étaient pas là. Dans les réseaux sociaux, beaucoup se sont engagés et dénoncent mais à l’arrivée, il n’y a pas eu grand monde et le doute s’est installé sur la sincérité de ces engagements », nous confie-t-il, dissimulant à peine sa colère.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-210034" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/10/radios-1024x424.jpg" alt="" width="1024" height="424" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/10/radios-1024x424.jpg 1024w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/10/radios-520x215.jpg 520w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/10/radios-768x318.jpg 768w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/10/radios.jpg 1079w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
<p>L’affaire Omar Radi est donc récupérée pour tenter de redonner du tonus au discours des maîtres à penser du renversement des institutions du pays. Le nom du journaliste, âgé de 33 ans, continuera à figurer dans les listes et les courriers envoyés aux ONG ou aux médias étrangers pour continuer de doper le réquisitoire anti-marocain. Mais force est de constater qu’il commence déjà à s’effacer au profit de celui de Maati Monjib.</p>
<h2><strong>Maati Monjib, au-dessus de la loi ? </strong></h2>
<p>L’historien, qui semble maitriser les stratégies connues en matière de manipulation mentale et de victimisation, refuse depuis 6 ans de se voir demander des comptes sur « la dissolution » du Centre d’Etudes et de Recherches Ibn Rochd, liquidé précipitamment en 2014, après qu’il ait reçu des donations importantes. Il ne veut pas se voir demander des comptes par la justice marocaine alors qu’il lui suffirait de répondre à trois simples interrogations<strong> :</strong></p>
<p>&#8211;<em>pourquoi une Société à Responsabilité Limitée, ce qui suppose une activité lucrative, pour un centre d’études et de recherches ?</em></p>
<p><em>-comment ont été gérés les fonds dont a bénéficié cette société ?</em></p>
<p><em>-comment expliquer des virements substantiels en faveur de membres de sa propre famille ?</em></p>
<p>Fondateur de l’ONG « Association Marocaine du Journalisme d’Investigation » dont il était trésorier, il a également bénéficié de virements d’un montant de près de deux millions et demi de dirhams entre 2010 et 2015.</p>
<p>Pour revenir au Centre d’études et de recherches Ibn Rochd, il s’agit d’une entité dont la forme juridique, pour le moins inhabituelle pour un centre de recherches, demande tout simplement à être clarifiée par l’Unité de Traitement du Renseignement Financier (UTRF), instance de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme créée 2009. En 2014, par exemple, cette instance rattachée au chef du gouvernement a reçu 305 « déclarations de soupçons » liées à des flux douteux de capitaux émanant notamment de 12 banques, 5 sociétés de transferts de fonds et 3 notaires. Dans le cas du centre Ibn Rochd, des opérations d’un tel montant au profit de tiers familiaux pouvaient-elles passées inaperçues ?</p>
<h2><strong>Une SARL qui aurait bénéficié de donations</strong></h2>
<p>Assurément non. A moins que Maati Monjib, ne bénéficie de privilèges ou ne se place au-dessus de la « masse », L’UTRF ne pouvait que saisir le parquet général de Rabat, lequel a demandé à ce que la Brigade Nationale de la Police Judiciaire (BNPJ) enquête sur la dissolution du centre et les opérations financières qui semblent avoir entaché sa gestion.</p>
<p>Le statut de Société à Responsabilité Limitée (SARL) de l’entité créée par l’historien, enseignant au centre des études Africaines de l’université Mohammed V, attire d’autant plus l’attention de l’instance qu’elle recevait des financements, des « dons » de trois organisations internationales :</p>
<p>-« <strong>Privacy International » </strong>basée à Londres qui possède également un bureau à Washington et milite pour la défense des droits de l’Homme, en particulier contre la violation de la vie privée. Cette ONG est notamment financée par « Open society Fondation » du magnat américain de la finance, Georges Soros. L’Agence Suédoise de Coopération Internationale au Développement est également dans la liste des donateurs de « Privacy International ».</p>
<p><span style="text-transform: initial;">-« </span><strong style="text-transform: initial;">Free Press Unlimited</strong><span style="text-transform: initial;">” financée notamment par le ministère néerlandais des affaires étrangères et l’Agence Suédoise de Coopération Internationale au Développement, soutient également financièrement le centre crée par Maati Monjib.</span></p>
<p>-“<strong>National Endowment for Democraty</strong>”, fondée en 1983, dont l’objectif déclaré est le renforcement des institutions démocratiques dans le monde. Elle a été créée par le congrès américain qui vote le budget de la NED, lequel figure dans les dotations du département d’état ministere des affaires étrangères au titre de l’agence des Etats-Unis pour le Développement International, l’USAID basée à Washington.</p>
<p>Le problème qui est posé à l’historien est donc triple : celui du statut de cette entité dont sa propre sœur détenait 1% des parts, la légalité des « dons » perçus en tant qu’entreprise et l’utilisation des sommes qui ont été reçues et redistribuées à des membres d’une même famille.</p>
<p>Au total et sur 5 ans, l’entité aurait reçu plus de 40 transferts, totalisant 4 millions et demi de dirhams sur deux comptes bancaires personnels distincts.</p>
<h2><strong>Des virements en faveur de proches</strong></h2>
<p>Trois transactions bancaires particulièrement suspects auraient attiré l’attention des enquêteurs : la première d’un montant de 1 million de dirhams a bénéficié à la propre sœur de Maati Monjib , F.M .La seconde est également familiale puisqu’il s’agit d’un virement au profit de son épouse cette fois-ci, C.D, d’un montant de 1.050.000 dirhams. Enfin, la troisième transaction d’un montant de 400.000 dirhams aurait bénéficié à Maati Monjib qui l’aurait transférée sur un compte bancaire personnel.</p>
<p>L’historien a toujours refusé de s’expliquer sur l’usage de ces fonds et les transferts énumérés plus haut. Tout comme il n’a jamais apporté de clarifications sur la masse salariale apparemment disproportionnée, déclarée entre 2011 et 2014, sachant qu’il n’avait qu’un seul salarié durant cette période. Par exemple, en 2014, la masse salariale déclarée par le centre Ibn Rochd était de près de 180.000 dirhams alors qu’il n’y avait qu’un seul salarié déclaré à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale.</p>
<p>Au Maroc, chaque année les comptes de dizaines de milliers d’entreprises sont passées au crible que ce soit par la direction des impôts, des organismes financiers ou sociaux ou encore l’Unité de Traitement du Renseignement Financier.</p>
<p>Que les trois donateurs du centre d’études et de recherches n’aient jamais demandé de comptes au dirigeant de l’entité demeure aujourd’hui un mystère.</p>
<h2><strong>Tenter d’influer sur le cours de la justice</strong></h2>
<p>Mais que l’Etat reste les bras croisés devant des pratiques suspectes, reviendrait à enfreindre la loi elle-même. Blanchiment d’argent, fraude fiscale, malversations, escroquerie, abus de confiance, abus de bien sociaux ou détournement ?</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-210038" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/10/matiou.jpg" alt="" width="960" height="540" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/10/matiou.jpg 960w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/10/matiou-520x293.jpg 520w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/10/matiou-768x432.jpg 768w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il revient à la Justice de le clarifier dans la sérénité loin des tentatives d’influer sur son cours exercées par Maati Monjib qui brandit la menace d’une grève de la faim pour tenter de se soustraire à la loi.</p>
<p>Ce n’est pas la première fois que l’historien adopte la posture du persécuté qui exige réparation d’un système qu’il dénonce pourtant : victimisation, amplification, déformation des faits. Chaque opportunité saisie est une possibilité pour exercer une pression sur la justice, les ONG ou sur les médias et garder le contrôle.</p>
<p>Maati Monjib utilise cette posture de manière discontinue depuis 6 ans. La question qui lui est posée est de savoir combien de temps cela peut encore durer.</p>
<p>&nbsp;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Droits de l&#8217;Homme: clientélisme et pratiques obscures, dénoncés au sein même de l’AMDH, plongent l’ONG dans une crise interne inédite</title>
		<link>https://dev.atlasinfo.fr/maghreb/droits-de-lhomme-clientelisme-et-pratiques-obscures-denonces-au-sein-meme-de-lamdh-plongent-long-dans-une-crise-interne-inedite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Oct 2020 19:14:52 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[ONG]]></category>
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					<description><![CDATA[La démarche est suffisamment rare pour être relevée.17 personnalités emblématiques comme Ouafaa Badri, Naima Alami, Asmaa Elfakir, Halima Karkoubi, Nezha Elazzouzi, Alima Marsouli, Fakouk Mahdaoui, Abdelaziz Belhahcen, Said Benhamani, Ibrahim Missour, Omar Elouafi , Najji Elkarami, Brahim Hachane,Hassan Elharchi, Hussein Elhaddoudi, Rachid Rakmi et Zakaria Moulay Omar signent un communiqué écrit au vitriol pour pointer les irrégularités, les manquements et les pratiques obscures de l’Association marocaine des droits humains (AMDH), en proie à un vent de contestation interne. Il entame sa crédibilité et interpelle sur les alliances « politiques » sur lesquels elle s’est engagée, sans concertation avec l’ensemble des membres de la commission administrative. ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div dir="ltr">Les 17 signataires de ce communiqué rendu public samedi sont membres de la commission administrative de l’AMDH et affiliés au Parti de l&rsquo;avant-garde démocratique et socialiste, le PADS. Ils n’y vont pas par le dos de la cuillère pour dénoncer « les pratiques illicites et récurrentes de telle sorte que la situation est devenue intolérable », disent-ils, précisant que leurs différentes protestations sont restées jusqu’ici lettre morte. Ils expliquent pourquoi ils ont tout simplement décidé de boycotter la 7éme session de la commission administrative qui s’est tenue hier, 10 octobre.</div>
<h2 dir="ltr"><b>Des contacts contestés avec des groupes religieux</b></h2>
<div dir="ltr">Ils dénoncent le silence de la commission administrative de l’association sur leurs différentes interpellations sur des questionnement qui engagent fortement la crédibilité de l’association dont ils jugent qu’elle s’est écartée de sa mission pour  « s&rsquo;impliquer dans des dossiers qui ne relèvent pas des droits humains et qui ont servi des agendas obscurs ». Ainsi, les 17 militants dénoncent « le non-respect de la décision de l’association de ne pas prendre part aux activités organisées par certains groupes religieux ».</div>
<div dir="ltr"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-209829 alignright" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/10/association_marocaine_des_droits_humains-1.jpg" alt="" width="293" height="293" /></div>
<div dir="ltr"></div>
<div dir="ltr">Les signataires du communiqué font ici, sans aucun doute, référence aux liens de certains membres de l’<strong>Association Marocaine des Droits de l’Homme</strong> avec le mouvement islamiste radicale <strong>Al Adl Wal Ihssane</strong> avec lequel un rapprochement pour la constitution d’un « front insurrectionnel » a été activement nourri ces dernières années.</div>
<div dir="ltr"></div>
<div dir="ltr">L’ancienne présidente de l’AMDH, Khadija Riyadi et Fouad Abdelmoumni, qui se réclame de l’ONG, sont deux des chevilles ouvrières qui œuvrent à cette alliance avec les obscurantistes de la Jamaâ fondée par Abdessalam Yassine.</div>
<div dir="ltr"></div>
<div dir="ltr">Le communiqué des 17 signataires de la commission administrative révèle que ce rapprochement est loin de faire l’unanimité dans les rangs des militants de l’AMDH.</div>
<h2 dir="ltr"><b>Des anciens responsables qui gardent la main sur l’AMDH</b></h2>
<div dir="ltr">Ce pavé dans la marre s’accompagne de revendications sur « la non mise à jour de la liste des affectations au sein de l’association qui permet ainsi à certains anciens membres de conserver leur affiliation à l’association ce qui est illégal », dénonce le communiqué.</div>
<div dir="ltr"></div>
<figure id="attachment_209825" aria-describedby="caption-attachment-209825" style="width: 286px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-209825 size-full" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/10/KADOJA.jpg" alt="" width="286" height="177" /><figcaption id="caption-attachment-209825" class="wp-caption-text">Khadija Ryadi</figcaption></figure>
<p>Ainsi, une répartition claire des missions au sein de l’AMDH n’a pas été réactualisée, selon les signataires de ce communiqué, « permettant ainsi à une poignée d’anciens responsables de garder la main sur certains mandats ou dossiers importants » de l’ONG.</p>
<div dir="ltr">Une cascade de reproches est  également notifiée dans le communiqué à l’encontre de la commission administrative pour sa politique de « deux poids deux mesures concernant les invitations à des participations à l’étranger de militants de l’AMDH ».</div>
<div dir="ltr">Des manquements dans la gestion des finances de l’association et les rapports financiers « entachés d’irrégularités » sont également abordés de même qu&rsquo; « une gestion anti-démocratique de la commission administrative et une politique du fait accompli ».</div>
<h2 dir="ltr"><b>Le viol présumé de Hafsa Boutahar en toile de fond</b></h2>
<div dir="ltr">La commission administrative est également pointée du doigt pour avoir, selon les signataires, « nourri des campagnes de diffamation à l’encontre de plusieurs plaignants et plaignantes, ce qui porte un préjudice grave à la crédibilité de l’AMDH ».</div>
<div dir="ltr">
<figure id="attachment_209826" aria-describedby="caption-attachment-209826" style="width: 316px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-209826 size-full" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/10/botaher2.jpg" alt="" width="316" height="236" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/10/botaher2.jpg 316w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/10/botaher2-86x64.jpg 86w" sizes="auto, (max-width: 316px) 100vw, 316px" /><figcaption id="caption-attachment-209826" class="wp-caption-text">Hafsa Boutahar</figcaption></figure>
</div>
<div dir="ltr"></div>
<div dir="ltr">Contactée par <strong>Atlasinfo.fr</strong>, l’une des signataires s’insurge contre le traitement qui a été réservé à Hafsa Boutahar, plaignante dans l’affaire de viol présumé dont est accusé le journaliste Omar Radi.</div>
<div dir="ltr"></div>
<div dir="ltr">« <em>Il est inconsidéré, quel que soit le contexte politique, que cette femme n’ait pas eu droit à la même attention et au même intérêt que Omar Radi</em> », dénonce cette militante des droits de l’Homme et des droits des femmes.</div>
<div dir="ltr"></div>
<div dir="ltr">« <em>La présomption d’innocence vaut pour les deux parties. Jusqu’à preuve du contraire, il est innocent, mais jusqu’à preuve du contraire également Hafsa Boutahar est une victime que nous devons soutenir et ça n’a pas été le cas</em> », conclut la militante.</div>
<div dir="ltr"></div>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Affaire Radi/viol: le syndicat national de la presse marocaine dénonce la campagne de diffamation contre la plaignante</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Sep 2020 16:13:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Amnesty]]></category>
		<category><![CDATA[diffamation]]></category>
		<category><![CDATA[Hafsa Boutahar]]></category>
		<category><![CDATA[HRW]]></category>
		<category><![CDATA[marocaine]]></category>
		<category><![CDATA[Omar Radi]]></category>
		<category><![CDATA[presse]]></category>
		<category><![CDATA[pression]]></category>
		<category><![CDATA[SNPM]]></category>
		<category><![CDATA[Syndicat]]></category>
		<category><![CDATA[viol]]></category>
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					<description><![CDATA[Après une enquête à charge publiée dans Mediapart et l'Humanité et des communiqués d'Amnesty International et de HRW, le Syndicat national de la presse marocaine a vivement réagi, appelant ces derniers à arrêter de diffamer la plaignante et de respecter son droit à se défendre. Hafsa Boutaher avait déposé plainte pour viol contre son confrère, le journaliste Omar Radi, déjà poursuivi dans une affaire d'atteinte à la sécurité intérieure de l'Etat. ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans un communiqué publié le 25 septembre, le SNPM a fait une sévère mise au point sur l&rsquo;affaire Omar Radi, détenu sur la base d’une double enquête des autorités judiciaires, l’une pour une supposée atteinte à la sécurité intérieure de l’État et l’autre relative au viol présumée d’une de ses consoeurs.</p>
<p>Concernant la première accusation, le SNPM tient à rappeler que le « Syndicat a rendu public, en date du 25 juin 2020, un communiqué, suite à la convocation de notre confrère par la Brigade nationale de la police judiciaire après supposée réception de fonds étrangers dans le but de porter atteinte à la sécurité intérieure de l’État, mais aussi pour contacts avec des agents étrangers ».</p>
<p>Il souligne également avoir «alors exprimé sa profonde inquiétude quant à cette affaire, d&rsquo;une part car défendant le principe de liberté de la presse, d&rsquo;autre part parce que ledit confrère est visé ».</p>
<p>Indiquant avoir rencontré 1<sup>er</sup> juillet 2020 Omar Radi, suite au communiqué publié par Amnesty International sur un supposé espionnage du téléphone du journaliste par la société israélienne NSO, le SNPM a proposé à Omar Radi « de remettre son téléphone à des experts mandatés par le Syndicat et son représentant personnel, pour analyse ».</p>
<p>Mais, poursuit le communiqué, « les évolutions de l&rsquo;affaire n&rsquo;ont pas permis de donner suite à cette proposition », précisant que le Syndicat « reste circonspect quant à l’évolution qu’a connue l’affaire concernant une éventuelle réception de fonds provenant de parties étrangères et pouvant porter atteinte à la sécurité intérieure de l’État ».</p>
<p>Le Syndicat rappelle suivre l&rsquo;affaire et insiste sur le principe de présomption d’innocence et la garantie d&rsquo;un procès équitable.</p>
<h2><strong>Le SNPM dénonce médias et ONG étrangers qui </strong><b>diffament la plaignante</b></h2>
<p>Quant à la plainte pour viol déposée par Hafsa Boutahar, le Syndicat précise sa position condamnant fermement « les crimes de viol, de harcèlement et, de manière générale, toute forme de violence portant atteinte aux droits humains et à la dignité des femmes ».</p>
<p>Et comme pour le premier dossier, le SNPM appelle à « une enquête impartiale, visant à dévoiler la vérité et à garantir les droits des deux parties », ajoutant que le syndicat a organisé une « séance d’audition avec notre consoeur  Hafsa Boutahar suite à sa demande de soutien ».</p>
<p>Après avoir exposé les faits, le SNPM se dit par ailleurs surpris et outré par le traitement réservé par certains médias étrangers et ONG, principalement Mediapart, L&rsquo;Humanité, Amnesty International et Human Rights Watch, à cette affaire et surtout à la plaignante, la qualifiant d' »intrigante » et de « complice » d&rsquo;un « complot » contre un « journaliste libre et indépendant » et « militant politique et des droits de l&rsquo;homme ».</p>
<p>« Nous considérons que toute tentative de pression sur la plaignante en l’accusant de conspirer pour faire inculper Omar Radi est une atteinte à son droit d’ester en Justice (&#8230;)  nous condamnons, au sein du Syndicat national de la presse marocaine, les discours véhiculés par certains médias étrangers et organisations non gouvernementales qui ont tranché le dossier avant la Justice, bannissant de ce fait le droit à la parole de la plaignante, l’accusant d&rsquo;être impliquée dans un complot visant Omar Radi », s&rsquo;indigne le SNPM dans son communiqué.</p>
<p>Le SNPM qualifie ce qui a été publié d' »accusations sans fondement légal (qui) sont contraires aux principes universels que sont les droits humains, et les droits des femmes en particulier ».</p>
<p>En décrétant ce type de « préjugement », on dénie à une femme le droit de se défendre et de faire entendre sa voix sous prétexte qu&rsquo;Omar Radi est un « militant politique et des droits humains », écrit le Syndicat qui dénonce une « campagne menée contre la plaignante », et qui est selon SNMP le « fait de médias et d&rsquo;organisations non gouvernementales, qui pratiquent la politique de deux poids, deux mesures ».</p>
<p>« Si le droit des victimes de crimes sexuels est respecté dans leurs pays, et même dans des affaires prescrites, lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une femme marocaine, ce principe est bafoué au simple motif que l&rsquo;accusé est un militant politique et des droits de l&rsquo;homme », poursuit le SNPM.</p>
<p>Sur cette base, le Syndicat annonce qu&rsquo;il « continuera à suivre le dossier d&rsquo;Omar Radi, en vue de défendre tous ses droits garantis par la loi et garantis par le Déclaration universelle des droits de l&rsquo;homme, et en même temps confirme sa défense du droit de la plaignante à se défendre et recourir à la justice sans subir aucune pression ni diffamation ».</p>
<p>Omar Radi, en détention préventive depuis fin juillet, a été interrogé mardi 22 septembre par un juge d&rsquo;instruction, à Casablanca.  La plaignante sera entendue le 5 octobre, avant la confrontation prévue le 14 octobre.</p>
<p>Les deux journalistes travaillent pour le d&rsquo;information Le Desk.</p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Affaire Radi: le CSPJ dénonce une « atteinte grave » d&#8217;Amnesty à l&#8217;indépendance de la justice marocaine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Sep 2020 18:13:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Societe]]></category>
		<category><![CDATA[Amnesty]]></category>
		<category><![CDATA[justice]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Omar Radi]]></category>
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					<description><![CDATA[Après un communiqué d'Amnesty internationale du 9 septembre dans lequel l’organisation exigeait de la justice marocaine de libérer immédiatement le journaliste Omar Radi, en détention préventive pour le viol présumé de sa consoeur Hafsa Boutahar, le CSPJ dénonce une "atteinte grave à l'indépendance de la justice" marocaine.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans un long communiqué, le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ) répond lundi point par point à l&rsquo;ONG, rejetant  toute « tentative visant à faire pression ou d&rsquo;influencer la justice marocaine ».</p>
<p>« La Défense des droits des gens ne doit pas passer des tentatives d’influencer et affaiblir la justice, mais en en soutenant l’indépendance et en en renforçant la confiance », souligne le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire.</p>
<p>Le CSPJ renvoie l&rsquo;ONG à l&rsquo;article 109 de la Constitution, expliquant que le pouvoir judiciaire est indépendant de l’Exécutif et s&rsquo;étonnant que qu&rsquo;Amnesty demande à ses sympathisants d’inonder le chef de gouvernement de lettres, d&rsquo;e-mails et de fax.</p>
<p>« Cette attitude est indigne d’une ONG qui prétend défendre les droits et libertés légitimes des individus et des groupes », déplore le communiqué.</p>
<p>Cette haute instance revient aussi sur les tenants et aboutissants de l’affaire Omar Radi et affirme que ce qui est reproché au journaliste n’a rien à voir avec son métier ou ses écrits.</p>
<p>Le Conseil réaffirme, dans un communiqué, qu&rsquo;il restera déterminé à s&rsquo;acquitter de son devoir constitutionnel consistant à protéger l&rsquo;indépendance de la justice et la préserver contre toute ingérence dans ses décisions, exhortant les magistrats à s&rsquo;attacher à leur indépendance et à ne pas céder aux influences qu&rsquo;ils pourraient subir, quelle qu&rsquo;en soit la source, à ne se référer dans leurs verdicts qu&rsquo;à la loi et aux principes de justice et d&rsquo;équité et à respecter les droits des parties et leur favoriser toutes les conditions d&rsquo;un procès équitable.</p>
<p>Concernant la tentative d&rsquo;influence sur la justice et atteinte à son indépendance, le CSPJ indique que le communiqué d&rsquo;Amnesty est entache d&rsquo;une atteinte flagrante à l&rsquo;indépendance de la justice, en incitant à adresser des appels intensifs pour faire pression sur le chef du gouvernement marocain afin d&rsquo;obtenir la libération de M. Omar Radi, omettant que par cet acte, elle ignore que la justice au Maroc est indépendante du gouvernement en vertu de l&rsquo;article 107 de la Constitution, que quiconque n&rsquo;est autorisé à interférer dans les verdicts des magistrats et que le CSPJ est garant, en vertu de l&rsquo;article 109 de la Constitution et de l&rsquo;article 2 de la loi organique du Conseil, de la préservation de l&rsquo;indépendance de la justice et d&rsquo;interdire toute influence sur les magistrats dans leurs verdicts.</p>
<p>Le communiqué, à travers lequel l&rsquo;ONG incite à faire pression sur le chef du gouvernement, présente une version des faits contraire à la réalité, en imaginant le déroulement du procès de l&rsquo;intéressé hors de la loi et ce, en vue de susciter la sympathie des gens dans le dessin de réunir le plus grand nombre d&rsquo;appels à utiliser dans sa pression médiatique sur la justice, faisant fi des mesures et procédures juridiques régissant l&rsquo;action de la justice, et des dispositions des Conventions internationales relatives à une justice équitable qui encadrent la procédure de justice au Maroc et qui demeurent, seules, le cadre légitime dans les procès des justiciables et sur lesquels se basent les tribunaux pour les acquitter ou les inculper, précise le CSPJ.</p>
<p>De ce fait, ajoute-t-il, un tel comportement est indigne d’une association des droits de l’Homme qui prétend la défense des droits et des libertés légitimes des personnes et des groupes puisqu’il incite les autorités exécutives d’une part et les individus d’autre part à faire pression sur la justice pour libérer un individu placé en détention préventive dans le cadre de son procès devant un tribunal indépendant du gouvernement, neutre et qui n’a aucune relation avec les appartenances politiques ou idéologiques des parties, gouvernements, parlements ou autres institutions ou organisations.</p>
<p>Ainsi, le Conseil rappelle que la défense des droits de l’Homme ne peut se faire en influençant la justice et en tentant de l’affaiblir, mais plutôt en soutenant son indépendance et en lui faisant confiance. Et contrairement à ce qui a été véhiculé par le communiqué d&rsquo;Amnesty, poursuit le CSPJ, le procès en cours à l’encontre de M. Omar Radi n’a aucun rapport avec ses écrits journalistiques, mais plutôt avec son accusation de viol et d’attentat à la pudeur avec violence sur la base d’une plainte déposée par une femme, d’une part, et d’atteinte à la sécurité extérieure de l’Etat à travers des contacts directs avec des agents d’une autorité étrangère en vue de nuire au statut diplomatique du Maroc, d’autre part.</p>
<p>Il s’agit là, déplore-t-il, de crimes de droit public stipulés dans le Code pénal marocain et qui font l’objet d’enquête en toute indépendance de la part d’un juge d’instruction de la Cour d’appel à Casablanca conformément à la loi qui garantit à la personne concernée toutes les conditions d’un procès équitable, ajoutant que la loi stipule aussi la confidentialité de l’enquête durant cette période. « Par conséquent, et dans le respect de la présomption d’innocence garantie à l’accusé, le Conseil souligne qu&rsquo;il s’abstient de clarifier les faits de cette affaire à ce stade ». M. Omar Radi, fait savoir le CSPJ, a auparavant été déféré devant la justice à deux reprises, la première fois en raison d’un tweet sur son compte personnel dans lequel il a menacé un magistrat et incité à son agression à cause d’un jugement qu’il a rendu, et la seconde à cause d’une altercation dont il avait été impliqué, en état d’ébriété, avec un de ses amis d’une part, et une autre personne, de l’autre, au cours de laquelle a eu lieu un échange de violence.</p>
<p>Dans tous ces affaires, ni la qualité de l’individu concerné en tant que journaliste, ni ses écrits et les enquêtes journalistiques qu’il avait publiées n’ont aucun lien avec ses poursuites en justice, ni les précédentes ni celles en cours. « C’est pourquoi le Conseil s’étonne de la persistance du communiqué d&rsquo;Amnesty à focaliser sur le travail journalistique de l’accusé sans justification aucune ».</p>
<p>Le Conseil fait observer, par ailleurs, que le communiqué « d&rsquo;Amnesty » s&rsquo;est largement attardé sur la mention de certains détails ordinaires dans les procédures judiciaires, les considérant comme des dépassements en matière des droits de l&rsquo;Homme, notamment lorsqu’elle parle de la convocation de M. Omar Radi à plusieurs reprises par les services de la police judiciaire pour enquête, alors qu&rsquo;il s&rsquo;agit de procédures normales dans divers systèmes judiciaires, où les suspects peuvent être convoqués plusieurs fois pour enquête au sujet de divers faits. Quant à M. Omar Radi, toutes les enquêtes auxquelles il a été soumis ont été consignées dans les procès-verbaux contenus dans le dossier, et qui feront l&rsquo;objet d&rsquo;un contrôle judiciaire lors des prochaines étapes, conclut le communiqué du CSPJ.</p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Affaire Radi: la diaspora marocaine de France dénonce toute instrumentalisation faite en son nom</title>
		<link>https://dev.atlasinfo.fr/maghreb/la-diaspora-marocaine-de-france-denonce-toute-instrumentalisation-faite-en-son-nom/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Aug 2020 14:10:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Diaspora]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[instrumentalisation]]></category>
		<category><![CDATA[marocaine]]></category>
		<category><![CDATA[Omar Radi]]></category>
		<category><![CDATA[OrientXXI]]></category>
		<category><![CDATA[tribune]]></category>
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					<description><![CDATA[La diaspora marocaine établie en France dénonce et met en garde contre toute tentative de son instrumentalisation par les signataires d'une tribune, publiée par le site Orient XXI, pour tenter de "crédibiliser la diffusion d'informations trompeuses sur le Maroc".]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans un communiqué sous le titre « Halte à l&rsquo;instrumentalisation de la diaspora marocaine établie en France », plus de 130 ONG représentatives de la communauté marocaine établie à travers tout l&rsquo;Hexagone se sont élevées « contre l&rsquo;instrumentation de la diaspora au nom de laquelle se sont exprimés, de sorte à induire en erreur l&rsquo;opinion publique, les signataires » de la tribune sur l&rsquo;affaire Omar Radi.</p>
<p>Lire aussi:<a href="https://atlasinfo.fr/maroc-affaire-omar-radi-la-tribune-de-trop-pour-orient-xxi.html"> <span class="post-title">Affaire Radi: la tribune de trop pour Orient XXI</span></a></p>
<p>Ci-joint le communiqué intégral:</p>
<p><strong>« Halte à l&rsquo;instrumentation de la diaspora marocaine établie en France</strong></p>
<p><strong> </strong><strong>Plus de 130 ONG représentatives de la communauté marocaine établie en France s&rsquo;élèvent contre l&rsquo;instrumentation de la diaspora au nom de laquelle se sont exprimés, de sorte à induire en erreur l&rsquo;opinion publique, les signataires d&rsquo;une tribune rendue publique le 14 août dernier.</strong></p>
<p>Le 14 août 2020, une tribune mise en ligne par la publication en ligne <em>Orient XXI</em> sous le titre « Halte à l’acharnement contre Omar Radi et la répression de la parole publique au Maroc » était rédigée de telle sorte à ce qu’elle laisse penser qu’elle pouvait être représentative de la voix des Marocaines et Marocains résidant en France.</p>
<p>Ce texte dit dénoncer les « ripostes policières répressives et violentes » à l’encontre des journalistes et des militants de droits de l’Homme que le Maroc chercherait avec « acharnement » à « neutraliser » à coups « d’accusations fallacieuses », de « harcèlement » et « d’intimidation ».</p>
<p>En écrivant : « Nous marocains et marocaines résidant en France, ainsi que nombre d’activistes en France et ailleurs, suivons avec inquiétude cette surenchère menée par l’Etat marocain contre la liberté d’expression (…) », les initiateurs de cette tribune prétendent alerter, au nom de la communauté marocaine établie en France, « les instances internationales quant à cette situation » et appellent « toutes les forces vives démocratiques en France et partout dans le monde à exprimer leur soutien à la cause de la liberté d’expression qu’incarne en ce moment le journaliste Omar Radi ».</p>
<p><strong>Nous, associations de marocaines et de marocains établis en France, </strong><strong>représentatives</strong><strong> de milliers de nos concitoyens</strong> :</p>
<p>&#8211; <strong>Nous dénonçons avec force la malhonnêteté des initiateurs de cette démarche qui affirment s’exprimer au nom des Marocains (es) ou Franco-Marocains (es) établis en France. Ils ne disposent ni de la légitimité, ni de l’autorité morale pour le faire.</strong></p>
<p><strong>-Nous condamnons les supercheries qu’ils ont utilisées dans l’objectif d’induire en erreur l’opinion publique sur la représentativité de la liste des signataires de ce texte dans laquelle les personnes, qui peuvent se réclamer du Maroc, sont minoritaires.</strong></p>
<p><strong>-Nous constatons avec surprise la présence importante d’organisations tunisiennes ou dirigées par des Tunisiens dans la liste des signataires de cette tribune. Nous considérons que cette ingérence manifeste dans les affaires intérieures du Maroc qui intéressent uniquement les Marocains et eux seuls, est une ligne de conduite qui questionne sur les objectifs que se sont assignées ainsi ces organisations tunisiennes.</strong></p>
<p><strong>-Nous notons avec étonnement que plusieurs structures créées par les séparatistes du Polisario ou qui les soutiennent ont signé cette tribune. Notre stupéfaction est d’autant plus grande que les dirigeants du Polisario font actuellement l’objet d’une action parlementaire européenne pour détournement de l’aide humanitaire, destinée aux populations des camps de Tindouf, sur la base d’un rapport cinglant de l’OLAF, l’Office Européen de Lutte contre la Fraude. Leur chef, Brahim Ghali, est par ailleurs accusé de crimes contre l’humanité et atteintes aux droits de l’Homme, et appelé à en répondre devant la plus haute juridiction espagnole.</strong></p>
<p><strong>-Nous appelons la communauté marocaine établie en France et partout à travers le monde à dénoncer cette démarche malveillante.</strong></p>
<p><strong>La défense des droits de l’Homme et du libre exercice de la presse sont des causes beaucoup trop précieuses pour accepter qu’elles soient instrumentalisées et que les Marocains du Monde servent de paravent pour tenter, de manière perfide, de crédibiliser la diffusion d’informations trompeuses sur le Maroc. »</strong></p>
<h2><u>Liste des premières associations signataires du communiqué</u> :</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Dynamic Maroc</strong> (Paris) ; <strong>Association</strong> <strong>Citoyenne Solidarité</strong> (Evreux) ; <strong>Association</strong> <strong>Maroc, Devoirs et Droits</strong> (Paris) ; <strong>Association des Tribus Marocaines Sahraouies en Europe</strong> (Île-de-France) ; <strong>Association Étoiles Solidaires</strong> (Montpellier) ; <strong>Association Marocaine</strong> <strong>Al-Karama</strong> (Paris) ;  <strong>A</strong><strong>ssociation</strong> <strong>Amitiés Sans Frontières</strong> (Île-de-France) ; <strong>Union des Marocains de la </strong><strong>Corse-du-Sud ; </strong><strong>La Fédération des Associations Marocaines du Monde</strong> (regroupant des Marocains de confession musulmane et juive, Levallois-Perret) ; <strong>Association</strong> <strong>Citoyenneté-Développement-Immigration</strong> (Hauts-de-Seine) ; <strong>Association</strong> <strong>Le Vivre Ensemble</strong> (Avignon) ; <strong>Association</strong> <strong>Al Mohagir</strong> (Meudon) ; Association <strong>Islam-Salam en France</strong> (Neuilly-sur-Seine) ; <strong>Association ASDSSI,</strong> <strong>Action Solidarité et Développement Social d’Idergane</strong> (Rhône-Alpes) ; <strong>Cercles des Amis de la Fondation de la Maison du Maroc</strong> (Paris) ; <strong>Association Internationale l’Ambassadrice</strong> (Neuilly-sur-Seine) ; <strong>Association L&rsquo;écrit-vint</strong> (Val-de-Marne) ; <strong>Fédération des Cadres Marocains</strong> (PACA) ; <strong>Association</strong> <strong>des</strong> <strong>Tribus Marocaines Sahraouies en France</strong> (Bourgogne-Franche-Comté) ; <strong>Association des Femmes Marocaines à </strong><strong>Farébersviller</strong> (Moselle) ; <strong>Association</strong> <strong>Initiative Développement Humain, </strong>AIDH (Île-de-France) ; <strong>Association des Marocains de l’Isère</strong> (Auvergne Rhône-Alpes) <strong>Comité Franco-marocain de Rhône-Alpes ; Observatoire Franco-Marocain de l&rsquo;Immigration</strong> (Hauts-de-France) ; <strong>Association</strong> <strong>Egalité des Femmes Marocaines</strong> (Provence-Alpes-Côte d&rsquo;Azur) ; <strong>Association</strong> <strong>Art et Culture du Monde</strong> –ACM (Île-de-France) ; <strong>Association des Marocains de Denain</strong> (Hauts-de-France) ; <strong>Déclic Citoyens</strong> (Île-de-France) ; <strong>Union des Associations Marocaines d&rsquo;Alsace-Lorraine</strong> (<strong>regroupant 40 ONG</strong>) ; <strong>Association</strong> <strong>Ismailia d&rsquo;Europe</strong> (Avignon) ; <strong>Association</strong> <strong>El Wahda</strong> à Miramas (Bouches-du-Rhône) ; <strong>Racines Club Sport et Culture</strong> (Hauts-de-Seine), <strong>Association</strong> <strong>Ouled Noumer pour le Développement Durable</strong> (Nanterre) ; <strong>Fédération des Travailleurs et Commerçants Marocains en France</strong> (Île-de-France) ; <strong>Association</strong> <strong>Culturelle et Culinaire de Martigues</strong>. (Bouches-du-Rhône) ; <strong>Association</strong> <strong>Essaouira France-Maroc</strong> (Rhône-Alpes) ; <strong>Association</strong> <strong>Amame Solidaire et Réforme Franco-Marocaine</strong> (Vitry-sur-Seine) ; <strong>Association</strong> de l&rsquo;<strong>Amitié Franco-Marocaine de Grigny </strong>(Île-de-France) ; <strong>Association</strong> <strong>Cultures du Monde France-Maroc</strong> (Île-de-France) ; <strong>Association</strong> <strong>Collectif Citoyen Carpentrassien (Vaucluse) ; Association</strong> <strong>La Maison du Maroc</strong> (Carpentras) ; <strong>Association </strong>des <strong>Jeunes Marocains</strong> à Istres (PACA) ; <strong>Union des Marocains de Bastia ; Union des Marocains de </strong><strong>Balagne Ile Rousse (Corse) ; </strong><strong>Association des</strong> <strong>Marocains de Vernon </strong>(Normandie) ; Association<strong> Maghreb Culture</strong> à Louviers (Normandie) ; <strong>Association des</strong> <strong>Maghrébins à Mezzavia</strong> (Corse) ; <strong>Association</strong> <strong>Arc en Ciel</strong>  (Val-de-Reuil, Eure) ; <strong>Association des</strong> <strong>Travailleurs et Commerçants Marocains d’Arras</strong> (Hauts-de-France) ; <strong>Association CSCBM, </strong>Centre Sociaux Culturels du Bassin Méditerranéen (Val-de-Reuil, Eure) ; <strong>Union des Marocains de Bravona</strong> (Haute-Corse) ; <strong>Association de</strong> <strong>Coopération et de Relation Internationale</strong> (ACRI) ; <strong>Association Essalam </strong>à Gaillon (Eure) ; <strong>Association</strong> <strong>AMVA </strong>à Pîtres (Eure) ; <strong>Association Culturelle et Sportive</strong>, (Hauts-de-France) <strong>; </strong><strong>Association </strong>des <strong>Transporteurs Routiers France-Maroc</strong> (Montpellier) ; <strong>Association des</strong> <strong>Travailleurs et Commerçants Marocains de Lille-Nord </strong>;<strong> Association</strong> <strong>Culturelle Marocaine </strong><strong>de Normandie</strong> (Rouen) ; Association <strong>Coopération Fraternité</strong> (Seine-Maritime) ; <strong>Association</strong> <strong>Culturelle des Marocains de </strong><strong>Forbach</strong> (Grand-Est) ; <strong>Association Multiculturelle des Marocains de Vimoutiers</strong> (Normandie) ; <strong>Association </strong>des <strong>Marocains de </strong><strong>La Ferté-Macé</strong> (Orne) ; Association des <strong>Marocains d’Alençon et sa région (</strong>Orne) ; <strong>Association</strong> des <strong>Marocains d’Honfleur</strong> (Calvados) ; <strong>Association Culturelle</strong> des <strong>Marocains de Lisieux</strong> (Orne) ; <strong>Association Culturelle</strong> <strong>Al Rahma</strong> (Orne) ; <strong>Union des</strong> <strong>Marocains de Corte</strong> (Haute-Corse) ; <strong>Association Culturelle Marocaine d’</strong><strong>Aléria</strong> (Haute-Corse) ; <strong>Union des Marocains de Ghisonaccia </strong>(Corse)<strong> ; Association</strong> <strong>Sportive et culturelle des Marocains d’Ajaccio ; </strong><strong>Association des</strong> <strong>Marocains de </strong><strong>Saint-Avold</strong> (Lorraine) ; <strong>Association culturelle</strong> des <strong>Marocains de </strong><strong><em>Sartène-Propriano </em></strong><em>(Corse) ; </em><strong>Association</strong> <strong>Lieu de Culture</strong> à Finosello (Ajaccio) ; <strong>Association</strong> <strong>IDT-Bouge</strong> (Maubeuge) ; <strong>Association</strong> <strong>Union </strong>;<strong> France-Maroc</strong> à Mons-en-Barœul (Métropole européenne de Lille) ; <strong>Association Al Fatih</strong> (Loire-Atlantique) ;  <strong>Association internationale</strong> <strong>Coup d’Eclats</strong> (Carpentras) ; Association <strong>Marocaine Culturelle de Porto-Vecchio</strong> (Corse) ; <strong>Association</strong> <strong>Les Enfants et les Amis du Maroc</strong> (Clermont-Ferrand) ; <strong>Association Marocaine</strong> <strong>Tolérance </strong>à Ghisonaccia (Corse) ; <strong>Association</strong> <strong>Entraide et Education</strong> à Aléria (Corse) ; Association <strong>La voie de l&rsquo;Espoir</strong> à Brétigny (Île-de-France) ; <strong>Association Marocaine Culture et Education</strong> à Egly (Île-de-France) ; <strong>Association</strong> <strong>Culturelle des Marocains de la commune d&rsquo;Etampes (Île-de-France) ; Association</strong> des <strong>Retraités Marocains</strong> à Cholet (Maine-et-Loire) ; <strong>Union des Marocains de Cholet </strong>(Maine-et-Loire) ; <strong>ASSOCIATION AFAK EUROPE</strong> (Île-de-France) ; <strong>Association culturelle Ouverture-Rassemblement</strong>,<strong> ACOR </strong> (Loire-Atlantique) ;  <strong>Association Toulouine Euro-Maroc</strong> (Seine-et-Marne) ; <strong>Association culturelle marocaine Mawazine de Roubaix</strong>,  (Hauts-de-France). »</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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		<item>
		<title>Affaire Radi: fourberies, bassesses et barbouzeries pour avilir HB, la victime présumée du viol</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Aug 2020 15:59:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Décryptages]]></category>
		<category><![CDATA[Societe]]></category>
		<category><![CDATA[expression]]></category>
		<category><![CDATA[HB]]></category>
		<category><![CDATA[liberté]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Omar Radi]]></category>
		<category><![CDATA[viol]]></category>
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					<description><![CDATA[Suite à la publication de l'interview exclusive de HB, plaignante dans l'affaire pour viol présumé dont est soupçonné le journaliste Omar Radi, AtlasInfo.fr a reçu des centaines de messages essentiellement du Maroc mais également d'Espagne, des Etats-Unis, de France, de Belgique, et d’Allemagne.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Nous avons jugé important d’en informer nos lecteurs sachant que dans leur majorité, ces messages expriment un soutien à l’égard de la plaignante, certains proposant même un accompagnement juridique. D’autres s’interrogent sur l’ampleur de cette affaire quand quelques-uns émettent des doutes sur son « timing », compte tenu des charges qui pèsent déjà sur le journaliste, accusé d’avoir touché des fonds de l’étranger en échange d’informations sur le Maroc. Il a été mis en détention le 29 juillet dernier.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-206663" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/08/maaninou.jpg" alt="" width="605" height="591" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/08/maaninou.jpg 605w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/08/maaninou-307x300.jpg 307w" sizes="auto, (max-width: 605px) 100vw, 605px" /></p>
<p>Bien que cette mise au point ait été déjà faite lors de la publication de la version intégrale de cet entretien le 3 août, AtlasInfo.fr tient à préciser à ses lecteurs que c’est devant la cabale dont a fait l’objet HB dans les réseaux sociaux, que nous avons décidé de faire connaitre sa version des faits. Il est important ici de rappeler que la plaignante n’a accepté de nous confier son témoignage qu’après que Omar Radi ait publié un post sur le compte Facebook de son père dans la soirée du 29 juillet, dans lequel il parle de «<span style="text-transform: initial;">relations sexuelles consenties », chose que réfute catégoriquement HB.     </span></p>
<h2><span style="text-transform: initial;"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-206664" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/08/elmoroco.jpg" alt="" width="601" height="417" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/08/elmoroco.jpg 601w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/08/elmoroco-432x300.jpg 432w" sizes="auto, (max-width: 601px) 100vw, 601px" /></span><span style="color: #ff6600;"><strong>Des communiqués de soutien sans éléments d&rsquo;enquête</strong></span></h2>
<p>Notre motivation tient aussi du fait que les communiqués de soutien à Omar Radi, dont celui de Human Rights Watch publié le 29 juillet, ne sont basés ni sur des investigations, ni sur des faits précis, encore moins sur des contacts établis avec HB ou ses avocats pour recueillir des informations à même de se forger une vision qui tiennent compte des deux parties. Toutes les règles d’éthique et de déontologie de même que les engagements affichés par ces ONG ont été balayés d’un revers de la main, jetant l’opprobre sur la plaignante ainsi réduite à une « nouvelle accusation fabriquée » entre les mains des sécuritaires pour museler la presse, à en croire le communiqué d&rsquo;Amnesty International Maroc, rendu public le 5 août sur sa page Facebook.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-206665" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/08/varenne.jpg" alt="" width="623" height="417" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/08/varenne.jpg 623w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/08/varenne-448x300.jpg 448w" sizes="auto, (max-width: 623px) 100vw, 623px" /></p>
<h2><span style="color: #ff6600;"><strong>Un obscur collectif de féministes pour soutenir Omar Radi</strong></span></h2>
<p>Cet acharnement contre HB s’est aussi exprimé à travers un « collectif indépendant de féministes marocaines », « Hounna Moustaqillat », crée visiblement pour l’occasion le  31 juillet 2020. Il est monté au créneau pour défendre Omar Radi dans un communiqué baptisé « contre l’instrumentalisation des combats féministes ». Cet écrit pour le moins inédit commence par « Nous féministes marocaines… » et poursuit avec : « dénoncer le viol, les violences sexuelles et l’instrumentalisation des corps des femmes passe aussi par le refus de les voir utilisées et instrumentalisées dans les affaires politiques ».</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-206667" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/08/hounna.jpg" alt="" width="601" height="523" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/08/hounna.jpg 601w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/08/hounna-345x300.jpg 345w" sizes="auto, (max-width: 601px) 100vw, 601px" /></p>
<p>Une position qui aurait été tout à fait respectable si la démarche n’était pas…anonyme. Or, jamais les associations et les mouvements féminins marocains n’ont avancé dans l’obscurité au Maroc, tout comme ils se sont, la plupart du temps, interdits de s’exprimer sur des affaires de cette nature ou en cours d’instruction.</p>
<p>Une démarche que l’on ne peut que soupçonner d’être malhonnête et ce d’autant qu’aucune pondération n’y est formulée à l’égard de la victime présumée.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-206686" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/08/petition-1024x1024.jpg" alt="" width="1024" height="1024" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/08/petition-1024x1024.jpg 1024w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/08/petition-300x300.jpg 300w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/08/petition-768x768.jpg 768w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/08/petition-1536x1536.jpg 1536w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/08/petition-2048x2048.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
<h2><span style="color: #ff6600;"><strong>Des « alliés » appelés à la rescousse</strong></span></h2>
<p>Dans cette cabale, des « alliés » ont été sortis des placards pour tenter d’ôter toute dignité à HB : un Mustapha Adib qui avouait, toute honte bue il y a quelques mois encore, avoir travaillé avec des officines françaises ou un Ali Lmrabet, consumé par l&rsquo;amertume. Allez savoir qui d’autre encore avance dans la lâcheté de l’anonymat pour régler ses comptes avec le régime marocain, démolissant au passage une jeune femme dont le récit mériterait d’être écouté, à défaut d’être considéré.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-206668" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/08/betty.jpg" alt="" width="602" height="341" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/08/betty.jpg 602w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/08/betty-520x295.jpg 520w" sizes="auto, (max-width: 602px) 100vw, 602px" /></p>
<h2><span style="color: #ff6600;"><strong>Barbouzeries pour démolir la plaignante</strong></span></h2>
<p>Pourtant, cette affaire présente des particularités qui auraient dû imposer de la réserve, voire toute la prudence nécessaire avant d’user de méthodes qui s’apparentent à de la barbouzerie pour insulter la plaignante, celle-là même que tout ce beau monde prétend dénoncer en parlant du makhzen.</p>
<p>HB est une collègue d’Omar Radi. Elle travaille depuis 1 an et demi au sein de la société éditrice du<strong> Desk</strong>. Tous deux ont le même employeur et ont partagé les mêmes combats dans les affaires qui opposent Omar Radi à la justice et cela le journaliste et ses partisans peuvent difficilement le nier.</p>
<p>AltasInfo.fr n’est ni le comité de soutien ni le porte-parole de la jeune femme. Cependant, l’acharnement inédit qui la touche ne peut que nous inciter à faire entendre une voix différente dans cette affaire pour que les lecteurs se forgent leur propre opinion, dans une bataille dans laquelle aucune bassesse n’a été épargnée à HB.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-206666" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/08/meroi.jpg" alt="" width="629" height="336" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/08/meroi.jpg 629w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/08/meroi-520x278.jpg 520w" sizes="auto, (max-width: 629px) 100vw, 629px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La liberté d’expression ne peut faire l’objet d&rsquo;aucun « chantage » ni de la part des pouvoirs publics ni de la part de la société civile ou d’une quelconque corporation jouissant d’une notoriété ou d’un auditoire, fusse-t-elle celle des journalistes. Dans une démocratie, ceci n’est pas négociable.</p>
<p>Ce droit à la liberté d’expression ne saurait être revendiqué par les uns au détriment de millions d’autres anonymes. Leur parole est tout aussi importante que celle de ceux qui disposent d’une capacité à influer.</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Affaire Radi/Viol: « Je sentais son odeur d&#8217;alcool, sa transpiration. J&#8217;avais envie de vomir alors que lui riait », déclare HB à Atlasinfo</title>
		<link>https://dev.atlasinfo.fr/societe-religion/societe/affaire-viol-omar-radi-quel-que-soit-le-prix-a-payer-je-ne-me-tairai-pas-declare-la-plaignante/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Aug 2020 10:58:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entretiens]]></category>
		<category><![CDATA[Societe]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Amar]]></category>
		<category><![CDATA[journaliste]]></category>
		<category><![CDATA[Ledesk]]></category>
		<category><![CDATA[Omar Radi]]></category>
		<category><![CDATA[plainte]]></category>
		<category><![CDATA[viol]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans la soirée du 29 juillet dernier, HB*, qui a porté plainte contre son collègue Omar Radi pour viol, acceptait de nous donner une interview exclusive par téléphone en réponse à un post que le journaliste, incarcéré le jour même, avait fait publier sur le compte Facebook de son père. Il y donnait sa version des faits, parlant de "relation consentie", chose que réfute catégoriquement HB. Nous avions publié une partie de ses propos dans un article mis en ligne le 30 juillet en début d'après-midi. Devant ce qui s'apparente à une cabale à l'encontre de HB, la rédaction d’AtlasInfo.fr a décidé de publier l'intégralité de l'entretien de la jeune femme, expurgé de quelques éléments à même de porter atteinte au secret de l'instruction.

Propos recueillis par Hasna Daoudi

]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2><strong>Vous avez dénoncé un viol qui aurait été commis par votre collègue, le journaliste Omar Radi. Pourriez-vous nous en raconter les circonstances ?</strong></h2>
<p><strong>HB</strong> : Je tiens tout d&rsquo;abord à dire que je n&rsquo;aurais jamais pris la parole si Omar Radi n&rsquo;avait pas posté ce qu&rsquo;il présente comme sa version des faits sur le compte Facebook de son père. Mon avocat considère que c&rsquo;est une violation grave du secret de l&rsquo;instruction et je ne peux pas rester les bras croisés et le laisser dire ce qu&rsquo;il veut pour me salir. J&rsquo;ai été choquée par les mensonges dégoûtants qu&rsquo;il y avait dans ce post. J&rsquo;ai décidé de ne parler qu&rsquo;une seule fois pour que les gens sachent la vérité. L&rsquo;opinion publique doit savoir que j&rsquo;ai beaucoup réfléchi avant de porter plainte, je savais que cela serait difficile mais, hamdoullah, mes parents me soutiennent et c&rsquo;est ce qu&rsquo;il y a de plus important pour moi. Ce sont des gens simples et sans histoires. Quand j&rsquo;en ai parlé à mon père, il s&rsquo;est profondément senti blessé et il était très en colère de ne pas avoir pu me protéger, de ne pas avoir pu être là pour moi. Il s&rsquo;est senti impuissant devant cette situation car Omar Radi a des soutiens. Il se sent intouchable car il a une certaine notoriété et pas moi. Tout comme il s&rsquo;est senti puissant en passant à l&rsquo;acte alors qu&rsquo;il y avait du monde qui dormait à l&rsquo;étage, qu&rsquo;il y avait des enfants et qu&rsquo;il y avait un témoin, IS, qui est son ami et qu&rsquo;il savait qu&rsquo;il ne dirait rien.</p>
<h2><strong>Justement, que s&rsquo;est-il passé exactement ?</strong></h2>
<p><strong>HB</strong> : Je travaille au sein de la société éditrice du Desk depuis dix-sept mois. Je suis chargée des relations publiques et de la publicité. Comme je devais régler des dossiers restés en suspens avec le confinement et que j&rsquo;habite à Rabat, j’ai été hébergée par mes patrons, Ali Amar et son épouse Fatéma- Zahra Qadiri pour m’éviter les allers-retours entre la capitale et Casablanca. Ils m&rsquo;ont gentiment mis à disposition une chambre à l’étage à partir du 16 juin et ce jusqu&rsquo;à il y a quelques jours, le 26 juillet. Il m&rsquo;arrivait donc très souvent de passer la nuit chez eux pendant toute cette période. Au-delà de mon travail, nous avions une vraie relation d&rsquo;amitié et de respect mutuel. Ils étaient pratiquement ma seconde famille et j&rsquo;espère qu&rsquo;ils le resteront encore. Le siège du Desk avait été provisoirement transféré dans le sous-sol de leur maison. Alors, c&rsquo;était pratique pour tout le monde.</p>
<p>Le soir où Omar Radi m&rsquo;a violée, nous étions le 12 juillet. Omar Radi et IS, journaliste lui aussi, étaient là et ce n&rsquo;était pas la première fois qu&rsquo;ils venaient passer la nuit. Nous avons dîné et passé la soirée tous ensemble. Ali et Fatema-Zahra recevaient des membres de leur famille en plus de nous trois. Vers minuit, Ali Amar, Omar Radi et IS sont descendus pour travailler au sous-sol où étaient installés les bureaux. J’en ai profité pour appeler mon fiancé qui vit à San Francisco. Avec le décalage horaire, il était encore à son travail. Je me suis assoupie sur le canapé du coin bibliothèque en attendant de le rappeler et à 1h47 très exactement je l&rsquo;ai eu en appel vidéo et il savait évidemment chez qui j&rsquo;étais. A ce moment-là, tout le monde était déjà allé dormir. Il y avait une chambre au rez de chaussée et toutes les autres à l&rsquo;étage. Comme celle où je dormais habituellement était occupée par un membre de la famille, je devais dormir dans le salon bibliothèque. En fait, il y avait 3 coins séparés dans un grand espace ouvert. Chacun pouvait y avoir son intimité, éloigné l&rsquo;un de l’autre. Moi j&rsquo;ai donc pris le salon bibliothèque, Omar Radi le coin avec un canapé en cuir, transformable en lit, et IS le coin salon télévision. Je n&rsquo;avais aucune raison de ne pas me sentir en sécurité étant chez des amis. Nous étions des collègues, la maison était pleine, avec des enfants, des employées de maison, des proches. Pourquoi aurais-je eu peur de Omar Radi?</p>
<h2><strong>Justement, vous connaissez Omar Radi depuis quand ? Comment vous qualifiez votre relation avec lui avant cette nuit du 12 au 13 juillet ?</strong></h2>
<p><strong>HB :</strong> C&rsquo;était une relation d&rsquo;amitié entre collègues et je ne pense pas avoir fait quoi que ce soit qui puisse lui faire croire le contraire. Je l&rsquo;ai toujours soutenu sans la moindre hésitation après le rapport d&rsquo;Amnesty International et je l&rsquo;ai défendu et me suis rangée de son côté quand il a été convoqué par la BNPJ pour être interrogé sur l&rsquo;argent qu&rsquo;on le soupçonne d&rsquo;avoir touché de l&rsquo;étranger. La première fois que j&rsquo;ai rencontré Omar Radi c&rsquo;était en janvier 2020. Ali Amar avait organisé une soirée pour Omar Radi lorsqu&rsquo;il est sorti de prison après l&rsquo;affaire du tweet. Nous nous sommes revus le 13 juin dernier dans le cadre du travail. Je devais lui remettre les clés de la voiture de service du Desk de la part de mon patron Ali Amar.</p>
<h2><strong>Avant cette nuit du 12 juillet, il n&rsquo;y a vraiment rien qui se soit passé ?</strong></h2>
<p><strong>HB :</strong> Si, un incident très gênant mais que je n’ai pas pris au sérieux. Quelques jours avant, le 7 juillet très exactement, Omar Radi est passé à la villa de mes employeurs avec IS. Il avait rendez-vous le lendemain à la BNPJ pour une nouvelle audition. Nous avons dîné et passé la soirée tous ensemble et nous l&rsquo;avons tous soutenu et encouragé. Mais pendant la soirée, il a eu des gestes déplacés à mon égard. J&rsquo;étais très mal à l&rsquo;aise mais Il avait bu et il n&rsquo;était pas bien alors j&rsquo;ai mis ça sur le compte de l&rsquo;alcool et de ses problèmes personnels. Les jours qui ont suivis, j&rsquo;étais toujours dans une démarche d&rsquo;entraide et de solidarité avec lui. Il n&rsquo;était vraiment pas bien et je compatissais à sa situation. J&rsquo;essayais d&rsquo;être compréhensive mais pas au point de le laisser faire, de me laisser violer! Tout le monde savait que j&rsquo;étais fiancée et que je tenais à cette relation par dessus tout. Jamais je n&rsquo;aurais trahi mon engagement vis à vis de l&rsquo;homme que j&rsquo;aime. Au Desk, nous étions soudés, comme une famille. Ce n&rsquo;est pas de la faute de mes employeurs et je ne leur en voudrai jamais mais je me suis sentie trahie et piégée. Nous n&rsquo;étions pas seuls, il y avait IS. Nous étions trois collègues qui dormaient dans le salon et je le répète, je n&rsquo;avais aucune raison de me méfier ou de croire que l&rsquo;un pouvait me sauter dessus et que l&rsquo;autre puisse lâchement le couvrir.</p>
<h2><strong>Vous avez échangé des sms avec Omar Radi. Vous ne craignez pas qu’ils puissent être mal interprétés ?</strong></h2>
<p><strong> HB :</strong> il faut être très malveillant pour y voir une invitation à une relation intime. C’est aussi cracher sur mon éducation que de croire que je pourrais, dans une maison pleine où je suis invitée, avec des gens que je considère comme de la famille, avoir une relation consentie sur un canapé au milieu du salon.</p>
<p>Quand il m’écrit « je viens ou tu viens* », je lui ai répondu spontanément « viens toi quand j’aurais fini » parce que j’étais au téléphone avec mon fiancé et je pensais naïvement que Omar voulait juste discuter de ses problèmes. Il a été pervers et s&rsquo;est approché de moi pour me sauter dessus. Cela m&rsquo;a totalement surprise, il y avait du monde dans la maison et il avait bu. J’ai essayé de le raisonner mais il a mis sa main sur ma bouche et l&rsquo;autre autour de mon cou en serrant très fort et il m’a violé. (HB marque un long silence pendant l&rsquo;interview avant de poursuivre). J’étais comme paralysée, je n&rsquo;arrivais plus à bouger et je ne sentais plus mes jambes. Je sentais son odeur d&rsquo;alcool, sa transpiration et j&rsquo;ai eu envie de vomir pendant que lui riait. Quand j’ai réussi à me dégager, je me suis enfuie et me suis enfermée dans les toilettes pendant au moins une heure, le temps de me calmer. Mais je n&rsquo;arrivais pas à réfléchir, je voulais juste m&rsquo;en aller mais sur le coup  j&rsquo;ai eu peur du scandale, que cela crée des problèmes à Ali et Fatéma-Zahra.</p>
<p>J&rsquo;ai eu aussi très peur qu&rsquo;on dise que &lsquo;je l&rsquo;avais cherché », que je l&rsquo;avais voulu ou que je « l&rsquo;avais mérité ». Aucun être humain ne mérite ce que j&rsquo;ai subi cette nuit-là. J&rsquo;aurais voulu mourir plutôt que ça ne se produise. Aujourd&rsquo;hui encore, je me sens sale comme si cela venait de se passer. Je me réveille en pleine nuit avec cette sensation d’étouffer, de ne pas pouvoir crier. Je veux juste que cette odeur de vomi disparaisse mais elle est toujours là.</p>
<h2><strong>Vous avez déposé plainte le 23 juillet. Pourquoi avoir attendu 10 jours ?</strong></h2>
<p><strong>HB</strong> : S&rsquo;il n&rsquo;était pas allé parler de moi dans les bars en riant de ce qu&rsquo;il m&rsquo;avait fait subir, peut-être que je me serais tue comme la plupart des personnes qui se font violées. Et comme je vous l&rsquo;ai déjà dit, j&rsquo;avais peur du scandale. Franchement, vous croyez vraiment que c’est facile de s&rsquo;adresser à la justice pour ce genre de choses dans une société comme la nôtre ? Que c&rsquo;est facile de prendre le risque qu&rsquo;on vous réponde que vous l&rsquo;avez peut-être bien cherché ? Qu&rsquo;on se demande ce que vous faisiez là ? J&rsquo;ai eu terriblement peur d’être jugée d&rsquo;abord par mes proches, mon fiancé, mes amis, mes relations de travail. Je ne voulais pas mettre à mal mes employeurs qui m&rsquo;ont toujours bien traitée et avec lesquels je travaille depuis 17 mois dans la bienveillance. Je me suis posée mille fois cette question dans ma tête : allait-on m&rsquo;aider ? Omar Radi est connu et a de nombreux soutiens et moi, je n’ai rien mais ça m&rsquo;est égal, je me défendrais jusqu&rsquo;au bout. En allant déposer plainte, j&rsquo;ai failli rebrousser chemin plusieurs fois mais j&rsquo;ai pensé à mon père qui m&rsquo;a prise dans ses bras et m&rsquo;a serrée très fort en me disant qu&rsquo;il me soutiendrait quoi qu&rsquo;il arrive et c&rsquo;est tout ce qui compte aujourd&rsquo;hui pour moi.</p>
<h2><strong>Comment ont réagi vos employeurs ?</strong></h2>
<p><strong>HB</strong> : Honnêtement, je ne souhaite pas parler de cela. Ils savent que je suis quelqu&rsquo;un d&rsquo;honnête et ils sont dans une position difficile. Ce que je peux vous dire c&rsquo;est que je les ai informés une fois que je suis allée porter plainte.</p>
<h2>Lors d’une confrontation dans les bureaux de la gendarmerie de Bouskoura, Omar Radi a dit que c’était une relation consentie ?</h2>
<p>C’est ce que les bourreaux disent pour salir leurs victimes. Sur Facebook, il parle de « piège » et de « machination » pour se faire passer pour une victime mais la victime, c&rsquo;est moi et pas Omar Radi. Vous croyez que j&rsquo;aurais répondu à son sms si je voulais le « piéger » ? Que j&rsquo;aurais pris le risque qu&rsquo;il y ait un témoin en la personne de IS qui est son ami et qui dira ce qu&rsquo;il faudra pour le couvrir ? Si c&rsquo;était une machination, la première chose que j&rsquo;aurais faite est de crier pour que toutes les personnes dans la maison se réveillent et soient témoins de cela. Il était en train de me violer en pensant que je ne dirais rien ou peut-être que je n’attendais que cela. C&rsquo;est juste sale et dégoûtant.</p>
<h2>A<strong>vez-vous des craintes après le dépôt de cette plainte ?</strong></h2>
<p><strong> HB </strong>: Oui, bien sûr. J&rsquo;ai très peur, j&rsquo;ai une boule au ventre qui ne me quitte plus et si j&rsquo;arrive encore à me lever chaque matin et mettre un pied devant l&rsquo;autre pour avancer, c&rsquo;est grâce à Dieu. J&rsquo;ai peur aussi de certaines réactions. J&rsquo;ai été choquée et bouleversée par l&rsquo;attitude de l’Association marocaine des droits de l’homme (AMDH). Je suis allée les voir pour solliciter leur soutien. L&rsquo;avocat de l&rsquo;association m&rsquo;a fait subir un véritable interrogatoire à charge. Il a essayé de m&rsquo;amener à dire que c&rsquo;était une relation consentie. Je me suis sentie jugée et salie comme s&rsquo;il m&rsquo;avait craché dessus, comme si j&rsquo;étais une moins que rien. Et comme si ça ne suffisait pas, l&rsquo;AMDH a dénoncé la victime auprès de son bourreau. Vous avez lu le post de Omar Radi sur Facebook ? Il dit que l&rsquo;association l&rsquo;a alerté. Je suis sidérée par cela et mes avocats également. Je pensais que j&rsquo;y serais protégée, comme quand on va chez le médecin, qu&rsquo;il y a un secret professionnel à respecter. Si j’avais su, je n&rsquo;y serais jamais allée.</p>
<h2><strong>Quel est votre état d’esprit aujourd’hui ?</strong></h2>
<p><strong> HB :</strong> je ne vais pas bien. Qui pourrait l&rsquo;être dans une telle situation ? Je souffre beaucoup et je vais entamer une thérapie pour tenter de surmonter cela. C’est très éprouvant et heureusement que ma famille est là pour moi. Ce soutien est très important car je sais que le contexte de cette affaire va compliquer les choses et qu&rsquo;on fera tout pour me discréditer et faire pression sur moi. Mais cela m&rsquo;est égal, je me défendrai.</p>
<p>C’est vraiment très douloureux d’en parler car j’ai été violée par un collègue que je respectais et que je soutenais. Si des femmes subissent le même sort que moi, elles ne doivent pas avoir honte ou avoir peur du jugement et du regard des autres ou se dire « hchouma », elles doivent parler. C’est en tout cas ce que moi j&rsquo;ai décidé de faire. Quel que soit le prix à payer, je ne me tairai pas.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em><strong>*Bien que la plaignante ait directement communiqué sur les réseaux sociaux son identité depuis cette interview, Atlasinfo.fr a fait le choix pour des raisons éthiques et déontologiques de ne pas révéler son identité tant que l&rsquo;instruction suit son cours.</strong></em></p>
<p><span style="text-transform: initial;"><strong><em>*Nous sommes en possession des captations des échanges entre HB et Omar Radi sur plusieurs jours. L’instruction étant toujours en cours et ces éléments étant contenus dans le dossier, Atlasinfo.fr ne les publiera pas. </em>  </strong> </span></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Qui a encore peur de Human Rights Watch ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Aug 2020 08:55:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Décryptages]]></category>
		<category><![CDATA[Éric Goldstein]]></category>
		<category><![CDATA[HRW]]></category>
		<category><![CDATA[Kenneth Roth]]></category>
		<category><![CDATA[Omar Radi]]></category>
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					<description><![CDATA[Il fut un temps où les communiqués de Human Rights Watch faisaient trembler jusque dans les couloirs de la Maison Blanche. Aujourd’hui, il faut être une dictature ou bien naïf pour encore croire en HRW, largement financée par des fonds contestables et dont la partialité est dénoncée par…des militants de droits de l’Homme. Grandeur et décadence d’une ONG dirigée depuis 27 ans par Kenneth Roth. Sa longévité à la tête de l’organisation, n’a rien à envier à celles des tyrans que l’association dit dénoncer, ni à celle de son directeur de la région MENA, Éric Goldstein au même poste depuis 31 ans.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Du temps de son fondateur Robert L. Bernstein, un éditeur idéaliste épris de liberté, le moindre rapport de ce qui fût l’une des plus grandes organisations de défense de droits de l’Homme au monde, pouvait ébranler un gouvernement.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-206090 alignright" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/08/berny.jpg" alt="" width="267" height="463" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/08/berny.jpg 267w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/08/berny-173x300.jpg 173w" sizes="auto, (max-width: 267px) 100vw, 267px" /></p>
<p>Dans une tribune désormais célèbre publiée le 19 octobre 2009 dans les pages du <em>New York Times</em>, Bernstein fustigeait les dirigeants de Human Rights Watch pour avoir dévoyé la mission première qu’il avait imaginé pour l’organisation qu’il a dirigée pendant 20 ans et ce en pleine guerre froide. Robert L. Bernstein est mort en 2019 à l’âge de 96 ans, non sans rendre la tâche plus ardue aux dirigeants de HRW, qualifiant l’association de « <strong>morally bankrupt</strong> ».</p>
<p><strong>Une lettre ouverte historique signée par des prix Nobel de la Paix</strong></p>
<p>Cette faillite morale de l’organisation qui dit « défendre les droits des personnes dans le monde», avait fait l’objet en mai 2014 d’une lettre ouverte inédite de deux lauréats du prix Nobel de la Paix et d’une centaine d’universitaires, militants des droits humains et journalistes de renommée mondiale, tels que l’ancien Secrétaire Général Adjoint des Nations-Unies, Hans Von Sponeck, Chris Hedges, auteur de “War Is a Force That Gives Us Meaning”( « la guerre est une force qui nous octroie du sens »), chase Madar, auteur qui a signé « The Passion of Chelsea Manning : The Story Behind The Wikileaks Whistelblower »(« la passion de Chelsea Manning: l’histoire derrière le lanceur d’alerte de Wikileaks »), Norman Solomon, journaliste et activiste américain antiguerre,  Oliver Stone, réalisateur co-auteur de « l’Histoire interdite des Etats-Unis » ou encore Keane Bhatt, écrivain et activiste, l&rsquo;un des promoteurs de cette lettre.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-206091 alignright" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/08/nobelpaix.jpg" alt="" width="282" height="512" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/08/nobelpaix.jpg 282w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/08/nobelpaix-165x300.jpg 165w" sizes="auto, (max-width: 282px) 100vw, 282px" /></p>
<p>En fait, ce sont deux lettres qui avaient ébranlé l’organisation et provoqué un débat aux Etats-Unis et dans les cercles de défense des droits humains. Elles  avaient  été rédigées par Mairead Maguire, militante originaire d’Irlande du Nord et lauréate du prix Nobel de la Paix et l’activiste argentin également lauréat du prix Nobel de la Paix, Adolfo Perez Esquivel.</p>
<p><strong>Une organisation qui répond aux orientations de l’administration américaine<br />
</strong><br />
Parmi les critiques à l&rsquo;encontre de Human Rights Watch figuraient sa politique d&#8217;embauche de cadres issus de différentes entités de l’administration américaine, son incapacité à dénoncer la pratique de la restitution extrajudiciaire, son approbation de l&rsquo;intervention militaire américaine en Libye et son silence assourdissant lors du coup d&rsquo;État de 2004 en Haïti. Mais c’est surtout les liens étroits de HRW avec le gouvernement des Etats-Unis et donc la remise en cause de son indépendance, sur lesquels s’attardent les signataires de ces lettres adressées à Kenneth Roth.</p>
<p>« Les relations étroites de HRW avec le gouvernement nord-américain diffusent l’apparence d’un conflit d’intérêts », relèvent les signataires, exemples à l’appui, pour démontrer que l’organisation est si « proche » de la politique étrangère américaine qu’elle est incapable de la critiquer. Plus encore : elle œuvre dans le sens de l’accompagner. De Cuba à l’Equateur, en passant par la Syrie, la Colombie ou encore l’Ethiopie, les rapports et les communiqués  de HRW sont souvent en conformité avec la politique étrangère américaine.</p>
<p>La diffusion de fausses informations sur la situation des droits de l’Homme au Maroc, en Egypte au Rwanda, en RDC ou en Erythrée pour ne citer que ces quelques pays du continent africain, vient renforcer l’image trouble d’une association à la partialité manifeste dont les choix ne sont plus guidés pas la protection des droits humains.</p>
<p>Sur cela, la réaction de HRW à l’intervention américaine en Irak constitue un véritable cas d’école aujourd’hui encore, si l’on considère le communiqué publié alors par l’organisation : « nous évitons les jugements sur la légalité de la guerre elle-même car ils ont tendance à compromettre la neutralité nécessaire pour surveiller le plus efficacement possible la guerre menée ». Ce communiqué avait alors créé de tels remous qu’il avait divisé les équipes de HRW.</p>
<p><strong>Ces cadres de Human Rights Watch recrutés au sein de l’administration américaine</strong></p>
<figure id="attachment_206093" aria-describedby="caption-attachment-206093" style="width: 285px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-206093 size-full" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/08/tommy.jpg" alt="" width="285" height="359" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/08/tommy.jpg 285w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/08/tommy-238x300.jpg 238w" sizes="auto, (max-width: 285px) 100vw, 285px" /><figcaption id="caption-attachment-206093" class="wp-caption-text">Tom Malinowski</figcaption></figure>
<p>Parmi les cas les plus emblématiques de « profils » adoubés par l’administration américaine et cités dans la lettre ouverte des prix Nobel de la Paix, celui de Tom Malinowski, responsable du lobbying de HRW à Washington, et qui avait, avant cela, servi comme assistant spécial du président Bill Clinton.</p>
<p>Il était également celui qui rédigeait les discours de Madeleine Albright, alors Secrétaire d’Etat. En 2013, Malinowski avait démissionné de HRW après avoir été nommé sous-secrétaire d’État à la Démocratie, les Droits Humains et le Travail, sous l’autorité de John Kerry. Aujourd’hui, il est membre du congrès élu en 2018 sous la bannière du Parti Démocrate.</p>
<p>« Actuellement », poursuivent les auteurs de cette lettre ouverte datée de mai 2014, « le Comité Consultatif de HRW-Amériques se compose de Myles Frechette, ancien ambassadeur des États-Unis en Colombie, et Michael Stifter , ancien directeur du pôle Amérique latine au sein de l’organisation National Endowment for Democracy (NED), financée par le gouvernement des États-Unis. Plus loin dans la lettre ouverte : « Miguel Diaz, un analyste de la Central Intelligence Agency (CIA) dans les années 90, a participé au comité consultatif de HRW-Amériques entre 2003 et 2011. Aujourd’hui, Diaz est au Département d’État ».</p>
<p>Autre exemple, celui de Susan Manilow. Dans sa biographie sur <a href="http://hrw.org/">hrw.org</a>, la vice-présidente du conseil d’administration, se décrit comme « une vieille amie de Bill Clinton », « très impliquée » dans son parti politique et qui a « participé à des dizaines d’événements » pour le Comité National Démocrate.</p>
<p>Enfin, le cas de Javier Solana qui avait été Secrétaire Général de l’Otan lors de l’intervention en ex-Yougoslavie en 1999, un évènement décrit alors par HRW comme suscitant « des violations du droit international humanitaire », interroge sur le modèle de « recrutement » de l’association. Le diplomate espagnol est devenu membre du conseil d’administration de HRW en janvier 2011, deux ans après l’intervention en ex-Yougoslavie.</p>
<p><strong>Cesser ce jeu de « chaises musicales »</strong></p>
<p>A la fin de leur lettre ouverte adressée à Kenneth Roth, les signataires l’exhortent à « prendre des mesures concrètes et immédiates pour réaffirmer avec vigueur » indépendance de l’organisation : « cesser ce qui peut apparaître comme un jeu de chaises musicales serait une première mesure raisonnable : interdire à ceux qui ont développé ou mis en œuvre la politique étrangère des États-Unis d’être des employés », ajoutent les auteurs du courrier. En guise de réponse quelques semaines plus tard, le directeur exécutif de l’organisation a qualifié leurs critiques de « déplacées » et a rejeté leurs recommandations.</p>
<p><strong>L’influence des donateurs et du monde économique</strong></p>
<p>Les liens avec le monde économique et la manière dont HRW les a développés, questionnent, quant à eux, sur les compromissions inévitables de l’association dont le modèle de fonctionnement dépend directement de ces sources de financement. Le plus spectaculaire de ces liens est celui qui lie l’organisation au magnat de la finance George Soros, par le truchement de sa fondation philanthropique Open Society Foundation, dotée d’un budget colossal pour promouvoir la conception du monde du multimilliardaire américain.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-206157" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/08/George-Soros-Open-Society-Foundation-1.jpg" alt="" width="609" height="347" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/08/George-Soros-Open-Society-Foundation-1.jpg 609w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/08/George-Soros-Open-Society-Foundation-1-520x296.jpg 520w" sizes="auto, (max-width: 609px) 100vw, 609px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le généreux bienfaiteur qui continue d’investir dans les matières premières notamment en Afrique, a octroyé en 2010 la modique somme de 100 millions de dollars à HRW pour la période allant de 2010 à 2020.</p>
<p>Les liens de HRW avec des entreprises comme Exxon Mobil, Coca-Cola ou encore Boeing, toutes trois pourtant accusées de graves atteintes aux droits de l’Homme, place l’organisation dans une position telle que chacune de ses contributions aux droits humains est légitimement questionnée. Comment pourrait-il en être autrement, sachant que le Conseil d’Administration compte de nombreux dirigeants d’entreprises dont des banquiers d’investissement ?</p>
<p>Lire aussi: <a href="https://atlasinfo.fr/histoires-interdites-du-financement-des-ong-de-droits-de-lhomme-et-de-protection-des-journalistes.html"><span class="post-title">Histoires interdites du financement des ONG de droits de l’Homme et de protection des journalistes</span></a></p>
<p><strong>Donation pour enterrer un rapport défavorable ?</strong></p>
<p>Ceux qui seraient tentés de croire que ces pratiques ne sont que des allégations ou font partie du passé, déchanteront assez rapidement en prenant connaissance des révélations de la plateforme journalistique <strong><em>The Intercept</em></strong>. Elles impliquent un milliardaire saoudien et compromettent Human Rights Watch. Les faits : peu de temps après que des chercheurs de l’association aient établi un rapport sur des abus commis dans l’une des entreprises de cet opérateur économique saoudien, HRW acceptait un don de 470 000 dollars de ce même milliardaire saoudien, à travers sa fondation basée au Royaume-Uni.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-206092 alignright" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/08/saoudi.jpg" alt="" width="264" height="384" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/08/saoudi.jpg 264w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/08/saoudi-206x300.jpg 206w" sizes="auto, (max-width: 264px) 100vw, 264px" />Cet article, signé par Alex Emmons et mis en ligne par <strong><em>The Intercept</em></strong> le 2 mars dernier, renseigne sur le niveau de mercantilisme atteint par Kenneth Roth, le directeur exécutif de HRW. Il était en effet personnellement impliqué dans la sollicitation de cette donation, selon un courrier interne de HRW dont <em><strong>The Intercept</strong></em> affirme détenir une copie. Le conseil d’administration de l’organisation n’aurait pris connaissance de ce don que récemment, selon le même mail.</p>
<p>Devant ces révélations, HRW a été acculée à publier une déclaration sur son site, affirmant qu’accepter un don d’une entreprise précédemment mise en cause dans un rapport de l’organisation de droit de l’Homme, était une décision « profondément regrettable ».</p>
<p><strong>« Des publications qui reflètent l’absence de normes professionnelles »</strong></p>
<p>Une affaire de plus dans la longue série qui entache la réputation déjà fortement entamée de l’association, également épinglée pour ses « publications qui reflètent l’absence de normes professionnelles », analyse NGO Monitor « avec des partis pris idéologiques » pointés du doigt. « Toute organisation à but non lucratif qui accepte des contributions volontaires peut être soumise à l’influence de ses sponsors. HRW ne diffère pas des autres organisations à but non lucratif », analyse Ivan Eland du « Center on Peace and Liberty » de « l’Independance Institut ».</p>
<p>Le dirigeant de HRW, Kenneth Roth, y règne en maître absolu depuis 1993. L’un des rares cadres de l’organisation à pouvoir rivaliser avec lui en longévité est Éric Goldstein, directeur adjoint, division Moyen-Orient et Afrique du Nord, dont le mandat a commencé en …1989. Depuis le départ de Sarah Leah Whitson, Il assure l’intérim de la direction.</p>
<p>Il a fallu de nombreuses recherches à AtlasInfo.fr pour identifier cette information dans une interview publiée par l’hebdomadaire marocain Tel Quel et reprise sur le site de HRW en date du 7 avril 2014. Simple coquetterie sur son âge ou crainte de se voir reprocher une durabilité suspecte ? Quoi qu’il en soit, sa fiche de présentation sur le site de HRW reste générale pour ne pas dire floue. A quels réseaux doit-il cette longévité (31 ans) pour le moins exceptionnelle dans ce genre d’organisation ?</p>
<p>C’est là une question qui mérite d’être posée car son parcours est à l’image de HRW : partis pris idéologiques, absence de transparence, crédibilité ternie et soutiens occultes.</p>
<p><strong>Un communiqué qui illustre les manquements professionnels de l’association</strong></p>
<p>A la lecture de tous ces éléments, quelle interprétation faire alors du communiqué de HRW rendu public le 29 juillet suite à l’arrestation d’Omar Radi ? Le journaliste marocain a vu les accusations qui pèsent contre lui s’alourdir, après une plainte pour viol. Le communiqué de HRW ne présente, en soi, rien d’anormal pour une organisation de droits humains si ce n’est, peut-être, son inconsistance.</p>
<p>Il manque en effet de substance, d’informations et de perspective. Il constitue une illustration exemplaire des critiques formulées à l’encontre de l’association. La citation qui « peut être attribuée à Éric Goldstein », précise le communiqué, trahit l’esprit, les valeurs et les méthodologies de travail que met en avant HRW : « nos chercheurs mènent des enquêtes sur le terrain et documentent les violations de droits humains de manière exhaustive, précise et objective », peut-on lire sur le site de l’ONG.</p>
<p>Une enquête a-t-elle été menée par HRW dans l’affaire O.Radi? Si oui, où sont les éléments exhaustifs, précis et objectifs ? La citation du directeur par intérim de la région MENA vient altérer un peu plus la perception de l&rsquo;organisation qu’il représente : « bien que toutes les allégations de viol doivent faire l&rsquo;objet d&rsquo;enquêtes approfondies et équitables, le contexte fait craindre que les deux accusations contre Omar Radi soient une manipulation flagrante du système judiciaire pour réduire un journaliste critique au silence, alors que les attaques contre la liberté d&rsquo;expression au Maroc se multiplient ».</p>
<p>L&rsquo;usage du mot « allégation » à lui seul est déjà un parti pris puisqu&rsquo;il suggère qu’il y a « assertion le plus souvent considérée comme mal fondée ou mensongère » (Larousse)</p>
<p>Par ailleurs, aucune précision ou fait ne sont présentés pour étayer l’affirmation « attaques contre la liberté d&rsquo;expression au Maroc se multiplient ». Dernière remarque : l&rsquo;auteur de la citation parle de « manipulation flagrante du système judiciaire » sans suggérer le moindre élément pour l’illustrer.</p>
<p><strong>Instrumentalisation de la question des droits de l&rsquo;Homme</strong></p>
<p>Enfin, il est assez curieux qu’Éric Goldstein veuille voir citer son nom dans cette affaire, qu’il souhaite s’octroyer nommément une position dans un domaine où le vedettariat n’a pourtant pas sa place.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-206094 alignright" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/08/ARIC.jpg" alt="" width="326" height="440" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/08/ARIC.jpg 326w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/08/ARIC-222x300.jpg 222w" sizes="auto, (max-width: 326px) 100vw, 326px" /></p>
<p>Nul besoin d&rsquo;être spécialiste de la gestion des ressources humaines pour constater que c’est là l’un des travers des personnes qui occupent trop longtemps un même poste.</p>
<p>Sous couvert de bons sentiments sur la question des droits humains, Éric Goldstein a de plus en plus de mal à fournir un vernis de validation à des positions politiques, qui fasse correctement illusion. Tout comme il n’arrive plus à donner le change sur ses positions personnelles, dès qu’il s&rsquo;agit du dossier du Sahara.</p>
<p>Celui, qui passe plus de temps à partager les repas des dirigeants du Polisario à Tindouf qu&rsquo;avec les pauvres gens qui y sont retenus, devra pourtant s’habituer à l’idée qu’il lui faudra bien partir un jour, d&rsquo;une manière ou d&rsquo;une autre.</p>
<p>&nbsp;</p>
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