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	<title>Naïm Kamal &#8211; Atlasinfo</title>
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	<title>Naïm Kamal &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>Chronique d&#8217;un malentendu entendu</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Jan 2023 09:44:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Décryptages]]></category>
		<category><![CDATA[Catherine Colonna]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans une analyse, le directeur-fondateur du site Quid.ma, Naïm Kamal, revient sur les tensions entre la France et le Maroc et décrypte dans son site les mécanismes de cette crise:]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h4>Lorsque ce 16 décembre 2022 à Rabat, le ministre des Affaires étrangères marocain Nasser Bourita invite son homologue française à prendre l’écouteur de l’interprétariat pour suivre la déclaration qu’il s’apprêtait à faire en arabe, Catherine Colonna, ministre de l&rsquo;Europe et des affaires étrangères d’Emmanuel Macron, marque un geste de surprise. Il est en effet rare qu’en pareille occasion un ministre marocain ne s’exprime pas dans la langue de l’hexagone, septième dans le classement des langues les plus parlées au monde. Derrière le Bengali, sixième, et l’arabe cinquième.</h4>
<p dir="ltr">Suffisant pour comprendre que l’entretien qu’ils venaient d’avoir ne s’est pas déroulé dans les conditions espérées et leurs déclarations réciproques qui suivront, notamment sur la question du Sahara, ne sont pas au diapason. L’annonce de la fin de la ‘’crise des visas’’ par laquelle Paris s’est coupé une partie de son bras béatement francophile au sein du Royaume chérifien, n’y changera rien.</p>
<h3 dir="ltr"><strong>Rien que du prévisible</strong></h3>
<p dir="ltr">Cette perpétuation de la tension sourde entre les deux capitales, on s’y attendait un peu. Avant l’arrivée de la ministre française au Maroc, Paris avait bien annoncé par voie de presse qu’elle estime faire déjà assez sur la question du Sahara. Outre cette façon de faire peu élégante, un autre point d’achoppement, probablement des plus importants, éloigne les deux capitales : Paris qui se refuse à l’adaptation, selon l’expression de Nasser Bourita, des relations franco-marocaines à l’évolution du Maroc.</p>
<p dir="ltr">Hasard ou voulu comme une réponse du berger à la bergère, dès son retour à Paris, Catherine Colonna s’empresse d’adresser au parlement de Strasbourg l’injonction de ‘’faire toute la lumière’’ sur le scandale de corruption qui secoue le microcosme des eurodéputés où l’on essaye, sans preuve aucune, d’impliquer le Maroc aux cotés du Qatar qui fait figure de principal accusé.</p>
<p>Dans son sillage, le 5 janvier 2023, arrive l’espagnol Josep Borrell, haut représentant de l’Union européenne (UE) pour les Affaires étrangères qui n’est pas à sa première démonstration de son aversion pour le Maroc. En août 2022, il s’était déjà fait remarquer par une déclaration, depuis Madrid, peu compatible avec celle du gouvernement de son propre pays, après le passage de la ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Bearbock par Rabat. Il ne trouvait pas sa position sur le Sahara à son goût.</p>
<h3 dir="ltr"><strong>Josep Borrell dans les pas de Colonna</strong></h3>
<p>A la conférence de presse conjointe, Nasser Bourita, anticipant la déclaration du haut représentant, avait beau attirer son attention sur le « harcèlement et les attaques médiatiques multiples » qui ciblent le partenariat Maroc-UE « , Josep Borrell emboite le pas à la cheffe de la diplomatie française. « La position de l&rsquo;UE est claire, fanfaronne-t-il, il ne peut y avoir d&rsquo;impunité pour la corruption ». Alors même que lui-même soulignait dans le même point de presse devoir ‘’attendre les résultats des investigations en cours’’. Pourquoi donc n’a-t-il pas patienté avant de se fendre en déclarations et pourquoi a-t-il fait peu de cas de l’invitation du ministre des Affaires étrangères marocain à immuniser et protéger contre le ‘’harcèlement juridique continu [et] les attaques médiatiques répétées’’ dont est objet le partenariat entre Rabat et Bruxelles ?</p>
<p>La réponse tombe sous le sens. Autant que Paris, il est partie prenante de ces attaques.</p>
<p dir="ltr">Le reste des déclarations sur le ‘’ partenariat stratégique et autres ‘’relations avancées’’ apparait dès lors pour ce qu’il est : des professions de circonstance. Mais ces deux épisodes n’ont été que la préparation du terrain et le prélude à la dernière ‘’résolution’’ du parlement européen qui résonne comme une réponse à un mot d’ordre venu ‘’d’en haut’’. L’ambiance de suspicion créée autour du parlement strasbourgeois est propice à l’obéissance. Dans leur majorité sous la pression et la menace de révélations sur leur corruption, les eurodéputés moralisateurs n’avaient plus qu’à obtempérer.</p>
<p dir="ltr">Le Maroc n’est sans doute pas irréprochable, tant s’en faut, mais sa mise en cause dans cette affaire révèle les tenants et aboutissants de la basse manœuvre néocoloniale pour n’être en définitive qu’une tartuferie de la part d’une institution qui a précisément la réputation d’être le temple de la corruption.</p>
<p dir="ltr">Anticor, une association très française anticorruption qui se définit comme transpartisane, évalue la corruption au sein de l’Union européenne à 981 milliards d’euros par an dont 120 milliards, presque l’équivalent du PIB marocain, rien qu’en France. Le lobbying, pseudonyme de la corruption, y fait rage ? Ce qui réduit l’agitation contre le Qatar et accessoirement le Maroc à une piètre manigance d’intimidation de Rabat qui a clairement répondu : le Maroc ne peut être ni ‘’effrayé’’ ni ‘’intimidé » !</p>
<h3 dir="ltr"><strong>L’esprit de la Conférence de Berlin</strong></h3>
<p dir="ltr">Dans un éditorial qui remonte au 21 mai 202, puant l’esprit prédateur de la conférence de Berlin de 1884-85 et celle d’Algésiras de 1906, le journal Le Monde, qui laisse transparaitre l’agacement européen devant l’adhésion du Maroc aux accords d’Abraham, écrivait, au faîte de la crise maroco-espagnole, que le moment était venu pour les Européens, ‘’au nom d’une amitié qui doit rester exigeante (sic) […], de signifier au Maroc que son crédit à l’étranger est entamé’’. Un euphémisme suggérant de mettre les Marocains au pas. Croire dans ce contexte, ou même dans l’absolu, que la ‘’résolution’’ du parlement européen résulte de son attachement aux droits de l’homme, reviendrait à se laisser duper par des illusions que rien dans le comportement passé ou actuel des Européens ne corrobore.</p>
<p dir="ltr">Sommes-nous en présence du plan de ralentissement du développement du Maroc prédit par une officine allemande d’études stratégiques ?  La question mérite d’être posée et l’on est fondé de penser que c’est la volonté marocaine d’émancipation et sa force d’exemple pour le continent africain qui sont ciblées. Le discours du Roi Mohammed VI du 20 avril 2016 à Riad où il assurait au Sommet des pays du Golfe que ‘’tout en restant attaché à la préservation de ses relations stratégiques, le Maroc n’en cherche pas moins […] à diversifier ses partenariats, tant au niveau géopolitique qu’au plan économique’’, n’a pas été, malgré son souci d’équilibre, bien perçu. Notamment en Europe de l’ouest.</p>
<p dir="ltr">Mais c’est aussi et surtout le discours d’Abidjan, deux années auparavant (24 février2014) où le Souverain marocain affirmait que l’Afrique n’est plus un ‘’ terrain acquis, pas plus qu&rsquo;il n&rsquo;y a de chasse gardée’’, que les Européens n’arrivent visiblement toujours pas à digérer.</p>
<p dir="ltr">Curieusement, c’est à cette époque (février 2014) que contre les bons usages diplomatiques, la police française s’était rendu au domicile de l’ambassadeur du Maroc à Paris pour interpeler le patron de la Direction Générale de la Surveillance du Territoire (DGST) Abdellatif Hammouchi. Bévue policière ou message crypté à l’intention de Rabat ? Il n’est pas interdit de le croire.</p>
<p dir="ltr">Le discours d’Abidjan théorisant et clarifiant ‘’l’activisme’’ royal en Afrique dont le Roi visitait itérativement les pays, notamment de l’Afrique de l’ouest, ne pouvait qu’exaspérer les dépositaires de l’esprit de la Conférence de Berlin. Semé dans un terrain favorable où l’on découvrira à peine un peu plus tard un ras le bol de la présence néocoloniale européenne et particulièrement française, d’autant plus insupportable qu’ostentatoire et gloutonne, le discours de Mohammed VI ne pouvait passer que pour subversif. Comme fut subversif le discours du 9 avril 1947 à Tanger d’un autre Roi, Mohammed V, exigeant la fin du protectorat et l’avènement de l’indépendance du Maroc. Entre ces deux époque à près d’un siècle d’intervalle, un point commun : un monde en profond bouleversement géostratégique.</p>
<p dir="ltr"><strong>Naïm Kamal</strong></p>
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		<title>L’Académie royale achève son parcours de restructuration (Quid.ma)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Nov 2022 17:16:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[L’Académie du Royaume du Maroc achève son parcours de restructuration pour institutionnaliser les segments de son action, indique Naïm Kamal, directeur du site d'information Quid.ma, dans une analyse détaillée publiée ce jeudi 9 nombre.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est une commission, prévue par les statuts de l’Académie du Royaume et dont les membres sont nommés par le Souverain, qui vient ainsi d’achever ses travaux de sélection soumis à l’appréciation royale, souligne le directeur du <a href="https://quid.ma/culture/par-les-nouveaux-membres,-l%E2%80%99academie-du-royaume-acheve-son-parcours-de-restructuration-%E2%80%93-par-naim-kamal">Quid.ma</a>.</p>
<p>Et de lister les noms des éminents personnalités qui forment la commission comme l’universitaire et académicienne marocaine Rahma Bourquia, l’ancien ministre français des Affaires étrangères Hubert Védrine, le ministre de l’Education nationale Chakib Benmoussa, le chercheur, auteur et directeur de la revue Prologues Abdou Filali Ansary, l’écrivain Prix Goncourt 1987 Tahar Ben Jelloun et la juriste Saâdia Belmir.</p>
<p>Selon les informations dont dispose Quid.ma, les travaux de la commission se sont fondés sur la nouvelle structure qui prévoit la mise en place de trois ordres: l’ordre des Académiciens d’honneur, l’ordre des Académiciens résidents et l&rsquo;ordre des membres associés.</p>
<p>Le directeur du Quid.ma, Naïm Kamal, souligne que l’originalité de cette nouvelle conception de l’Académie est dans sa quête d’une meilleure présence à l’intérieur du Maroc aussi bien qu’à l’international. Elle est motivée par la nécessité et la volonté de sortir l’Académie du Royaume du carcan élitiste et hermétique pour la faire entrer méthodiquement et scientifiquement dans le foisonnement de l’éclectisme.</p>
<p>Les trois ordres ont donc été conçus pour décliner concrètement cette ambition avec des supports intellectuels en mesure de mener le grand dessein à ses finalités. C’est ainsi que dans l’ordre des académiciens d’honneur, un cas unique au Maroc, on retrouve les anciens élevés à la dignité d’honneur, gardant leur siège et leur charge et des étrangers nouvellement nommés. L’ordre des académiciens résidents, lui, compte un nombre conséquent de femme, une première, tandis que l’ordre des membres associés sera constitué d’académiciens essentiellement recrutés parmi les compétences étrangères.</p>
<p>Quid.ma rappelle qu’à travers les travaux de la commission de proposition des membres de l’Académie s’achève un long processus qui a commencé en 2015 par la nomination par le Roi Mohammed VI de Abdejlil Lahjomri au poste de Secrétaire perpétuel.</p>
<p>Son nouveau cadre juridique, approuvé en Conseil des ministres et adopté par la Chambre des représentants en novembre 2020, s’est articulée autour de quatre axes : les missions de l’Académie de manière à contribuer fortement à la renaissance intellectuelle, scientifique et culturelle du Royaume, la refonte du système d’adhésion rationalisant la procédure de nominations des membres, la restructuration des organes de l’Académie en vue de la création d’une structure académique en charge de sa stratégie et de son déploiement qui englobe aussi bien les activités scientifiques qu’un Institut royal pour la recherche dans l’histoire du Maroc, et, last but not least, la mise en place d’ une haute instance de la traduction et de l’Institut académique des Beaux-Arts.</p>
<p>Dans son analyse, Naïm Kamal estime  que « si l’Académie du Royaume n’a pas attendu son nouveau cadre juridique pour dynamiser et diversifier les champs de son intervention, l’adoption de ses statuts et organigramme lui a permis d’institutionnaliser les segments de son action. Qu’il s’agisse de la traduction, un outil de la circulation des sciences contemporaines et anciennes des autres langues vers l’arabe et de l’arabe vers les autres langues, ou de de la création de chaires de recherche notamment pour les doctorants qui y trouveront des passerelles menant vers l’état actuel des sciences et des différents savoirs, et dont l’un des fleurons est la Chaire des Littératures et des Arts africains, l’Académie s’est révélée d’un apport considérable, à travers le débat et les échanges, à la culture marocaine dans son sens le plus globale.</p>
<p>Le directeur du quid.ma attire l’attention sur sur un fait intéressant qui met en valeur l’apport de cette académie royale en écrivant en guise de conclusion que « tout aussi important dans cette restructuration, l’adjonction enfin à l’Académie de l’Institut Royal de l’Histoire du Maroc. C’est une voie grande ouverte sur le récit national et la recherche archéologique dans ses différentes strates sans rien céder de ce qui constitue en même temps sa diversité et son lien national qui remontent très loin dans l’histoire du Royaume ».</p>
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