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	<title>Nador West Med &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>Le Maroc face au retour du risque énergétique mondial</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Mar 2026 12:33:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Le retour du risque énergétique mondial ne relève plus d’une turbulence passagère. Il redéfinit la hiérarchie des économies, la valeur des infrastructures et la crédibilité des stratégies nationales. L’énergie n’est plus un simple dossier technique. Elle redevient un révélateur direct de la solidité des États, de leur capacité d’anticipation et de la cohérence de leur &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h4><strong>Le retour du risque énergétique mondial ne relève plus d’une turbulence passagère. Il redéfinit la hiérarchie des économies, la valeur des infrastructures et la crédibilité des stratégies nationales. L’énergie n’est plus un simple dossier technique. Elle redevient un révélateur direct de la solidité des États, de leur capacité d’anticipation et de la cohérence de leur doctrine économique</strong>.</h4>
<p>Les tensions de mars 2026 dans le Golfe et le détroit d’Ormuz ont rappelé qu’une perturbation durable des routes d’approvisionnement peut faire remonter simultanément les prix, l’incertitude industrielle et la vulnérabilité macroéconomique. Reuters souligne que la crise a touché pétrole, GNL, engrais et coûts de production, tandis que Le Monde, relayant l’alerte du directeur de l’AIE, rappelle qu’avant la crise, le détroit d’Ormuz voyait transiter environ 20 millions de barils de pétrole par jour et un cinquième du GNL mondial. ￼</p>
<p>Ce qui se joue aujourd’hui dépasse donc la seule question du prix du baril ou du mégawattheure. Le sujet réel est celui de la vulnérabilité organisée. Une économie qui ne maîtrise pas son équation énergétique finit toujours par payer ses dépendances : inflation importée, pression sur les équilibres budgétaires, incertitude pour l’appareil productif, fragilisation de la confiance des investisseurs. Dans un environnement international plus dur, l’énergie redevient une ligne de partage entre les économies qui pilotent et celles qui subissent. ￼</p>
<p>Pour le Maroc, cette séquence n’est pas une crise extérieure de plus. Elle agit comme un révélateur de maturité stratégique. Le Royaume dispose d’acquis réels. Sa stratégie énergétique a installé une direction et une crédibilité, avec un objectif d’au moins 52 % de capacité installée issue des renouvelables à l’horizon 2030. Mais cette trajectoire, à elle seule, ne suffit plus. Dans un pays qui importe encore l’essentiel de ses besoins énergétiques, la transition doit désormais se doubler d’une doctrine de sécurité économique. ￼</p>
<p>Le véritable basculement est là. Le Maroc doit passer d’une politique de transition à une doctrine de souveraineté économique par l’énergie. Car dans une économie ouverte et structurellement exposée aux importations d’hydrocarbures, l’enjeu ne consiste pas seulement à produire autrement. Il consiste à réduire l’exposition aux chocs, à stabiliser les coûts et à sécuriser les conditions de production. Autrement dit, à transformer une contrainte en avantage organisé.</p>
<p>Cela suppose d’en finir avec le raisonnement en silos. Le gaz, les renouvelables, les interconnexions, les infrastructures portuaires, la logistique et la politique industrielle doivent être pensés comme un système. Dans le monde qui vient, les chaînes de valeur se structureront autour des flux sécurisés, des capacités de transit fiables et de la prévisibilité réglementaire. Celui qui articule le mieux énergie et appareil productif captera l’investissement stratégique.</p>
<p>Cela suppose également de traiter la robustesse énergétique comme un avantage compétitif. Une énergie instable désorganise la production. Une énergie trop chère réduit les marges. Une énergie incertaine retarde l’investissement. La compétitivité ne dépendra plus seulement des coûts ou des incitations, mais de la capacité à garantir une énergie disponible, soutenable et stratégiquement maîtrisée. ￼</p>
<p>Cela suppose enfin d’accélérer dans la clarté. Nador West Med incarne ce changement d’échelle. Son entrée en service est annoncée pour le quatrième trimestre 2026. Le projet représente 5,6 milliards de dollars, avec une capacité initiale de 5 millions de conteneurs, extensible à 12 millions. Il est conçu pour accueillir des infrastructures énergétiques, industrielles et logistiques intégrées. Ces équipements ne valent pas seulement par leur fonction portuaire ; ils valent par la place stratégique qu’ils permettent d’occuper dans les chaînes de valeur. ￼</p>
<p>La question posée au Maroc est simple : amortir les chocs ou changer d’échelle. Gérer l’énergie comme une contrainte ou la transformer en instrument de puissance productive. Dans un environnement international qui se durcit, les stratégies inachevées seront sanctionnées. Les doctrines cohérentes, elles, créeront de la résilience, de l’attractivité et de la marge de manœuvre.</p>
<p>Le Maroc dispose d’un levier. Mais un levier non organisé reste une vulnérabilité. Le sujet n’est plus seulement de sécuriser l’énergie, il est d’en faire un avantage économique structurant. L’énergie ne sera plus seulement un coût à maîtriser. Elle sera une capacité à organiser.</p>
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		<title>Le Roi Mohammed VI préside une réunion sur le nouveau complexe portuaire et industriel de Nador West Med</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Jan 2026 15:49:25 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Roi Mohammed VI a présidé, le mercredi 28 janvier 2026 au Palais Royal de Casablanca, une réunion de travail, consacrée au nouveau complexe portuaire et industriel de Nador West Med.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Cette réunion de travail, qui intervient en perspective du lancement opérationnel de ce port durant le quatrième trimestre de cette année, s’inscrit dans le cadre de la Vision Royale visant à arrimer durablement l’économie du Royaume aux chaînes de valeur mondiale, à travers la mise en place d’infrastructures portuaires de premier plan.</p>
<p>Au cours de la réunion de travail, un exposé a été présenté devant le Roi par le président du Conseil d’administration de Nador West Med, M. Fouad Brini, sur l’état d’avancement du projet ainsi que sur les réalisations à date.</p>
<p>Après le succès international de Tanger Med, devenu le premier hub portuaire d’Afrique et de Méditerranée, le nouveau projet Nador West Med vient prolonger cette Ambition Royale, pour bâtir un système portuaire national performant et complémentaire, au service de la compétitivité de l’économie nationale, de la création d’emplois et du développement équilibré des territoires.</p>
<p>Conçu comme un projet intégré, il repose sur un complexe portuaire de nouvelle génération, adossé à une vaste plateforme industrielle, logistique et énergétique. Il a mobilisé à ce jour des investissements publics et privés de 51 milliards de dirhams.</p>
<p>Sur le volet portuaire, l’ensemble des infrastructures de base sont aujourd’hui réalisées et comprennent 5,4 km de digues, 4 km linéaires de quais, et 4 postes énergétiques.</p>
<p>Les contrats de concessions portuaires des deux terminaux à conteneurs ont été signés, et entreront en service progressivement dès cette année.</p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><strong>Hub énergétique</strong></span></p>
<p>Nador West Med déploie également une offre nouvelle, d’un hub énergétique comprenant le premier terminal de gaz naturel liquéfié du Royaume, pour une capacité annuelle de 5 milliards de m3, ainsi qu’un terminal hydrocarbures.</p>
<p>Cette composante stratégique répond directement aux impératifs de souveraineté énergétique du Royaume.</p>
<p>Au démarrage, le port disposera d’une capacité annuelle de 5 millions de conteneurs et 35 millions de Tonnes de vrac liquide et solide. A terme, le potentiel additionnel de développement annuel est de 12 millions de conteneurs et de 15 millions de Tonnes de vrac liquide.</p>
<p>Adossé au complexe portuaire, le projet prévoit également le déploiement de nouvelles zones d’activités, d’une superficie de 700 Hectares dans une première phase, qui ont d’ores et déjà enregistré les premières installations d’opérateurs internationaux.</p>
<p>Les investissements privés confirmés à ce jour dans ce nouveau complexe portuaire et industriel, pour un montant global de 20 milliards de dirhams, témoignent de la confiance accordée par des opérateurs internationaux, maritimes et industriels de premier plan au Maroc.</p>
<p>Au terme de cet exposé, le souverain a donné ses hautes instructions pour prendre toutes les dispositions nécessaires par les différents intervenants afin de garantir le démarrage dans les meilleures conditions du projet, et procéder à la mise en œuvre rapide de programmes de formation spécifiques en vue d’accompagner les investisseurs, faciliter l’insertion des jeunes et améliorer leur employabilité.</p>
<p>Il a également ordonné de veiller à ce que l’impact de ces investissements bénéficie à toutes les provinces faisant partie de la zone de rayonnement du port, accompagner le projet par des programmes de mise à niveau territoriale en vue d’améliorer le cadre de vie dans la région, et réaliser un plan d’action multidimensionnel qui préserve le développement futur du projet.</p>
<p>Cette réunion de travail s‘est déroulée en présence du ministre de l’Intérieur, M. Abdelouafi Laftit, de la ministre de l’Economie et des Finances, Mme Nadia Fettah, du ministre de l’Equipement et de l’Eau, M. Nizar Baraka, du ministre de l’Industrie et du Commerce, M. Ryad Mezzour, de la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Mme Leila Benali, et du président du Conseil d’administration de Nador West Med, M. Fouad Brini.</p>
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