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	<title>Moussa Faki &#8211; Atlasinfo</title>
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	<title>Moussa Faki &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>Crise libyenne: marginalisée, l&#8217;Afrique veut se faire entendre</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Jan 2020 18:11:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Traumatisée par la crise en Libye et ses conséquences dans un Sahel livré à des attaques jihadistes incessantes, l'Afrique cherche à faire entendre enfin sa voix dans le dossier libyen, après en avoir été tenue à l'écart depuis des années.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Une conférence internationale sur la libye sous l&rsquo;égide de l&rsquo;ONU est prévue dimanche à Berlin. Le président de la commission de l&rsquo;Union africaine (UA), Moussa Faki, sera présent. Mais sa mission ne sera pas aisée.</p>
<section class="mbl txtcenter"></section>
<p>« L&rsquo;UA a régulièrement demandé un rôle central dans le processus en cours, mais elle a toujours été ignorée », a reconnu à l&rsquo;AFP Ebba Kalondo, la porte-parole de M. Faki.</p>
<p>L&rsquo;affaire ne date pas d&rsquo;hier.</p>
<section class="mbl txtcenter"></section>
<p>La Libye, pays pétrolier, est plongée dans le chaos depuis la chute en 2011 du régime de Kadhafi après une révolte populaire et une intervention militaire menée par la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis. Une intervention que désapprouvait l&rsquo;Afrique et dont les voisins de la Libye se plaignent toujours amèrement.</p>
<p>S&rsquo;il y a des causes endogènes aux attaques jihadistes au Sahel, la crise en Libye a créé un vide sécuritaire mais aussi favorisé la circulation de milliers d&rsquo;armes, munitions et explosifs, contribuant d&rsquo;une façon décisive à la montée en puissance des groupes jihadistes au Mali, au Niger et au Burkina ces dernières années.</p>
<p>Le président nigérien Mahamadou Issoufou le répète sans relâche. « La communauté internationale est responsable de ce qui nous arrive à travers sa décision désastreuse d&rsquo;intervenir en Libye », a-t-il rappelé à Niamey en décembre. « La Libye est africaine, on ne peut pas régler le problème libyen en laissant à la marge l&rsquo;UA », avait-il précisé à l&rsquo;AFP.</p>
<section class="mbl txtcenter"></section>
<p>Le président tchadien Idriss Deby est sur la même longueur d&rsquo;ondes: « La bataille contre le terrorisme au Sahel passe forcément par le règlement de la crise libyenne. Le chaos libyen (&#8230;) demeure la principale source de déstabilisation de l&rsquo;ensemble du Sahel », insistait-il en décembre à Rome.</p>
<p>Sur le terrain sahélien, la situation ne cesse de s&rsquo;aggraver. En 2019, les attaques jihadistes ont fait 4.000 morts au Burkina, au Mali et au Niger, en dépit de l&rsquo;action de la France et des États-Unis aux côtés des armées nationales.</p>
<h3>« Inefficace et contre-productive »</h3>
<p>« L&rsquo;Afrique peut espérer obtenir plus d&rsquo;écho avec la dégradation de la situation sécuritaire au Sahel », soulignait il y a quelques mois une source diplomatique occidentale.</p>
<section class="mbl txtcenter"></section>
<p>De fait, après avoir été longtemps ignoré, le comité de haut niveau de l&rsquo;UA sur la Libye, présidé par Denis Sassou Nguesso, s&rsquo;est activé ces dernières semaines.</p>
<p>Le 6 janvier, le président congolais a mis les pieds dans le plat. « La Libye est un pays africain et les victimes sont essentiellement en Afrique. Dès lors, toute stratégie de règlement de la crise libyenne tendant à marginaliser le continent africain pourrait se révéler complètement inefficace et contre-productive », a-t-il tonné.</p>
<p>Les déchirements de la Libye entre le Gouvernement d&rsquo;union nationale libyen (GNA) de Fayez al-Sarraj, reconnu par l&rsquo;ONU et basé à Tripoli, et un pouvoir incarné par l&rsquo;homme fort de l&rsquo;est libyen, le maréchal Khalifa Haftar, préoccupaient déjà le continent.</p>
<p>L&rsquo;entrée en jeu de nouveaux acteurs n&rsquo;a fait qu&rsquo;aggraver les inquiétudes africaines: la Russie soutient Khalifa Haftar (appuyé notamment par l&rsquo;Egypte) et la Turquie, alliée du GNA, a récemment autorisé l&rsquo;envoi de militaires dans le pays.</p>
<p>Les forces du maréchal Haftar ont lancé en avril 2019 une offensive pour tenter de s&#8217;emparer de Tripoli. Plus de 280 civils et 2.000 combattants ont été tués, selon l&rsquo;ONU. Quelque 146.000 Libyens ont dû fuir les combats.</p>
<p>Une cessation des hostilités, globalement respectée, est en vigueur depuis dimanche. Mais le maréchal Haftar a pour l&rsquo;heure refusé de signer le cessez-le-feu paraphé par M. Sarraj.</p>
<p>« Cette implication des nouveaux acteurs complexifie davantage la crise libyenne », avertit Ibrahim Yacouba, ancien chef de la diplomatie nigérienne.</p>
<p>&nbsp;</p>
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