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	<title>mosquée de Paris &#8211; Atlasinfo</title>
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	<title>mosquée de Paris &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>Présence musulmane en France : un enjeu de cohérence stratégique</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Feb 2026 13:36:49 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Musulmans en Occident]]></category>
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					<description><![CDATA[La présence musulmane en France appelle désormais une organisation cohérente. Entre pluralisme, fragmentation numérique et temps long, la stabilité devient un enjeu stratégique.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h4><strong>À mesure que la présence musulmane s’inscrit durablement dans la société française, la question de son organisation institutionnelle devient centrale. Dans un environnement marqué par la fragmentation du paysage numérique et la dispersion des autorités symboliques, la stabilité ne dépend plus uniquement des cadres juridiques, mais aussi de la capacité à structurer la transmission du sens. Entre neutralité républicaine et pluralisme social, l’enjeu est désormais celui d’une cohérence stratégique inscrite dans le temps long.</strong></h4>
<p>La présence musulmane en France ne relève plus d’un phénomène migratoire. Elle appartient désormais à la structure même du pays. Elle traverse les générations, s’inscrit dans les territoires, participe à la vie sociale et économique. Elle fait partie du paysage national. La question n’est plus celle de son existence. Elle est celle de son organisation.</p>
<p>La publication du guide des « Musulmans en Occident » par la Grande Mosquée de Paris, intervient dans ce moment de clarification. L’ouvrage propose un cadre : stabilité du culte, adaptation de la présence. Il s’agit de stabiliser un discours dans un environnement pluraliste et exigeant. Mais le contexte dépasse le seul débat théologique.</p>
<p>La France évolue dans une configuration particulière : une tradition républicaine fondée sur la neutralité religieuse de l’État, une histoire coloniale avec le Maghreb, une population musulmane numériquement significative et une exposition médiatique constante de la question islamique. Cette combinaison crée un espace où la religion n’est jamais uniquement spirituelle ; elle est aussi sociale et stratégique.</p>
<p>La fragmentation du paysage numérique accentue cette complexité. Les circuits traditionnels d’autorité se sont affaiblis. Le discours religieux circule sans hiérarchie stable. Les références se multiplient, parfois contradictoires. Le sens ne disparaît pas ; il se disperse.</p>
<p>Or la dispersion du sens produit des effets internes. Elle fragilise la cohérence, alimente les tensions identitaires et expose la société à des crispations récurrentes. La stabilité ne dépend pas uniquement des dispositifs juridiques ; elle tient aussi à la capacité à maintenir un horizon commun.</p>
<p>La Grande Mosquée de Paris illustre cette profondeur historique. Inaugurée en 1926, elle présente une architecture d’inspiration maroco-andalouse identifiable, témoignant de filiations culturelles et cultuelles inscrites dans l’histoire des relations entre la France et le Maghreb. Le monument concentre ainsi une mémoire complexe : coloniale, maghrébine, française. Aujourd’hui, l’enjeu n’est plus mémoriel. Il est institutionnel.</p>
<p>Une présence religieuse durable suppose une architecture claire : formation des cadres, continuité doctrinale, articulation avec le cadre républicain, capacité de transmission aux nouvelles générations. Sans structuration, la religion devient vulnérable aux interprétations fragmentées et aux cycles médiatiques.</p>
<p>La question stratégique interne se situe ici. Elle concerne la cohésion nationale. Un État moderne ne peut ignorer les conditions de structuration du cadre public du fait religieux lorsque celui-ci concerne une part significative de sa population. Non pour intervenir dans le dogme, mais pour garantir un environnement stable.</p>
<p>L’expérience marocaine montre qu’une gouvernance assumée du champ religieux peut produire de la continuité. Elle repose sur une hiérarchisation claire de l’autorité et sur une formation institutionnalisée. Il ne s’agit pas de transposer un modèle, mais de rappeler qu’aucune stabilité ne peut reposer uniquement sur la spontanéité.</p>
<p>La maturité de la présence musulmane en France dépend désormais moins de la reconnaissance que de la cohérence. Le défi n’est plus l’installation. Il est la structuration du sens dans un espace pluraliste.</p>
<p>Dans un environnement marqué par l’instantanéité et la polarisation, maintenir une continuité dans le temps devient un acte stratégique. La stabilité ne se décrète pas. Elle se construit dans l’organisation du temps long.</p>
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		<title>Retailleau absent, Barrot présent à l&#8217;iftar de la mosquée de Paris</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Mar 2025 07:57:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[En direct]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Religion]]></category>
		<category><![CDATA[Bruno Retailleau]]></category>
		<category><![CDATA[Chems eddine afid]]></category>
		<category><![CDATA[Iftar]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Noël Barrot]]></category>
		<category><![CDATA[mosquée de Paris]]></category>
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					<description><![CDATA[Le repas de réception organisé mardi soir par la mosquée de Paris pour la rupture du jeûne du ramadan a été le reflet des tensions en Paris et Alger. Si le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a accepté l'invitation, le ministre de l'Intérieur, chargé des cultes,  Bruno Retailleau, l'a en revanche décliné.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La décision du ministre de l&rsquo;Intérieur intervient alors que les relations diplomatiques avec l&rsquo;Algérie, dont la Mosquée de Paris qualifiée d&rsquo;ambassade-Bis est un allié incontournable, sont au plus mal.</p>
<p>Bruno Retailleau a engagé un bras de fer avec Alger jusqu&rsquo;à mettre sa démission dans la balance, après avoir prévenu vendredi que l’envoi de la liste d’Algériens expulsables constituait « un moment de vérité ».</p>
<p>Lors de cette réception, Jean-Noël Barrot a pour sa part prôné l&rsquo;apaisement, estimant toutefois « que « les tensions actuelles, dont nous ne sommes pas à l&rsquo;origine et qui ont connu hier (lundi) un nouveau développement problématique, ne sont dans l&rsquo;intérêt de personne ni de la France, ni de l&rsquo;Algérie ».</p>
<p>« Nous voulons les résoudre avec respect » mais aussi « exigence, franchise et sans faiblesse, sans rien céder sur les intérêts des Français qui sont notre boussole », a martelé le ministre.</p>
<p>Dans l&rsquo;après-midi, M. Barrot affirmé que le rejet par Alger d&rsquo;une liste d&rsquo;Algériens expulsables « porte atteinte » aux intérêts de la France.</p>
<p>En janvier, l&rsquo;institution a été dénoncé pour avoir organisé, avec l&rsquo;appui des autorités algériennes, un très rentable système monopolistique de certification halal pour les produits européens destinés à l&rsquo;Algérie.</p>
<p>Le lien de Chems-Eddine Hafiz avec l&rsquo;Algérie a aussi été questionné, notamment par l&rsquo;ancien ambassadeur de France à Alger Xavier Driencourt qui l&rsquo;a invité début janvier sur CNews à s&rsquo;occuper « de religion et non de politique », n&rsquo;étant « pas l&rsquo;ambassadeur officieux de l&rsquo;Algérie ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr">Bruno Retailleau refuse l’invitation à rompre le jeûne à la mosquée de Paris : « J&rsquo;ai une ligne de conduite, je ne participe à des cérémonies religieuses que s&rsquo;il y a une dimension officielle » explique <a href="https://twitter.com/BrunoRetailleau?ref_src=twsrc%5Etfw">@BrunoRetailleau</a> <a href="https://t.co/y03lo3I0Sm">pic.twitter.com/y03lo3I0Sm</a></p>
<p>— Sud Radio (@SudRadio) <a href="https://twitter.com/SudRadio/status/1902262265694314891?ref_src=twsrc%5Etfw">March 19, 2025</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
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		<title>Mosquée de Paris, une officine d’influence à la solde du régime algérien !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Jan 2025 16:32:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Décryptages]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
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		<category><![CDATA[Religion]]></category>
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		<category><![CDATA[Chems-eddine Hafiz]]></category>
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		<category><![CDATA[officine]]></category>
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					<description><![CDATA[Le bras de fer entre Paris et Alger a dévoilé au grand jour le rôle réel de la grande mosquée de Paris qui s’est transformée au fil des années en une officine d’influence à la solde du régime algérien.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Ce bras de fer politique entre Paris et Alger a dévoilé les sombres missions de la mosquée de Paris et les non moins sombres projets de son recteur Chams-Eddine Hafez, accusé ouvertement d’être un agent d’influence algérienne sur le sol français. En fait, cette crise franco-algérienne a permis de libérer la parole et engagé un véritable processus de questionnement sur le rôle et la vocation de cette institution.</p>
<p>Cette nouvelle posture est venue longtemps après une myopie volontaire de la part des autorités françaises. Tout en sachant pertinemment que cette mosquée et son recteur servaient ouvertement un agenda politique algérien, aussi bien le président de la République Emmanuel Macron que ses différents ministres de l’intérieur ont adoubé la mosquée et son controversé recteur avec des visites de prestige et des mises en avant à tout va. Cette mosquée et son capricieux recteur avaient été traités avec des égards exceptionnels.</p>
<p>Pire que cela, au cours de son premier mandat, sans doute enivré par son tropisme algérien, le président Emmanuel Macron avait donné ses consignes pour démanteler le Conseil français du culte musulman (CFCM), accusé d’être dominé par les Marocains en la personne de son président Mohamed Moussaoui, au profit de la mosquée de Paris dont il voulait imposer l’unique représentativité de l’Islam de France. À l’époque, les spécialistes de ces questions avaient beau alerter sur les aberrations d’une telle approche. En vain. Aussi bien l’Elysée que la Place Beauvau, siège du ministère de l’Intérieur, chargé des cultes, regardaient avec des yeux de Chimène la mosquée de Paris et son recteur.</p>
<p>Aujourd’hui, forcément les choses ont changé. Ce bras de fer diplomatique entre Paris et Alger a dévoilé au grand jour le rôle réel de la mosquée de Paris qui s’est transformée au fil des années en une officine d’influence pour le régime algérien sur le sol français. Son recteur se comporte comme le véritable ambassadeur de l’Algérie en France. Aussi bien ses allers-retours Paris-Alger que ses rencontres avec le président Abdelmajid Tebboune sont médiatisés. D’ailleurs le pedigree de Chams Eddine Hafez a de quoi interpeller. Il fut un avocat de l&rsquo;ambassade de l&rsquo;Algérie à Paris, un des avocats du Front Polisario en France et en Europe avant de subtiliser le poste de recteur de la mosquée de Paris après un putsch contre Dalil Boubakeur. D&rsquo;avocat lobbyiste, sans aucune formation ou parcours religieux, il a pris d&rsquo;assaut la tête de la mosquée de Paris.</p>
<p>Cette mosquée de Paris a été accusées par de nombreux opposants algériens d’être la matrice idéologique des influenceurs arrêtés par la police française et qui ont bâti leur renommé sur l’incitation à la haine, l’appel au meurtre et apologie du terrorisme. Ce fait nouveau a non seulement dévoilé au grand jour l’activisme douteux de cette institution et de son recteur mais il impose aux autorités françaises de réagir face à cette anomalie politique.</p>
<p>Aussi bien le ministre de l’intérieur et des cultes Bruno Retailleau que celui des affaires étrangères Jean-Noël Barrot ont promis une riposte aux multiples provocations algériennes. Parmi ces mesures peuvent figurer des décisions concernant le rôle douteux de la mosquée de Paris et l’activisme suspicieux de son recteur. Ce dernier semble avoir senti la chaleur s’approcher de son bureau et de son leadership. Il vient d’ordonner d’inscrire dans les discours de vendredi prononcés par les imams dépendant de sa mosquée des prières spécifiques pour la France et sa destinée. Mais ce subterfuge ne trompe personne.</p>
<p>Quelles que soient les décisions françaises à venir, une remise en cause de cette architecture, le fruit du grand tropisme algérien, est indispensable. Si Paris voudrait réécrire ses relations avec Alger, la remise en cause du rôle de la mosquée de Paris est inévitable. Une clarification de ses missions et de son douteux leadership paraissent nécessaires. Aussi bien Emmanuel Macron que son ministre de l&rsquo;Intérieur et de cultes Bruno Retailleau ne peuvent tolérer qu’une grande parcelle de ce pouvoir symbolique qu’est la mosquée de Paris demeure contrôlée par un régime à l’agenda antagoniste et ouvertement hostile et menaçant pour les intérêts français. Cette clarification devra mettre un terme au mandat de l’actuel recteur et des satellites d’influence qui tournent autour.</p>
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		<title>L’ADN de la Mosquée de Paris est et reste marocain</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jun 2022 15:35:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Religion]]></category>
		<category><![CDATA[ADN]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[mosquée de Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Moulay Youssef]]></category>
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					<description><![CDATA[Les dispositions de « l’accord de paix et de commerce », signé entre le sultan Mohammed ben Abdallah et le représentant de l&#8217;État français en mai 1767, ont inspiré le fondement de l&#8217;idée de construire la mosquée de Paris, plus précisément le chapitre 11 de cet accord, qui garantit la liberté religieuse pour les Français &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les dispositions de « l’accord de paix et de commerce », signé entre le sultan Mohammed ben Abdallah et le représentant de l&rsquo;État français en mai 1767, ont inspiré le fondement de l&rsquo;idée de construire la mosquée de Paris, plus précisément le chapitre 11 de cet accord, qui garantit la liberté religieuse pour les Français et les Européens au Maroc et la liberté religieuse pour les fidèles de l&#8217;empereur du Maroc lors de leur présence en France. En plus des lettres de rapprochement en matière religieuse entre le général Napoléon et le sultan Moulay Slimane (août 1798) jusqu’en mai 1824, date où Moulay Abderrahmane (1822-1859) confirmera la volonté de construire une mosquée en France.</p>
<p>Certains documents des archives françaises témoignent des tentatives françaises unilatérales au XXe siècle de construire une mosquée qui n’ont pas abouti, les Musulmans n’ayant pas accepté que ce soit construit par des « infidèles ou des non-croyants », la mosquée Laghouat en 1916 en est un exemple.</p>
<p>Mais le Maréchal Lyautey, Résident Général de France au Maroc et connaisseur des traditions et coutumes du Royaume chérifien, va s&#8217;employer à inciter les responsables français à Paris à accepter de construire une institution islamique et une mosquée à Paris. Ce sera une reconnaissance envers les victimes musulmanes issues des colonies françaises et ayant donné la vie pour la défense de la liberté et de l&rsquo;indépendance de la France pendant la Première Guerre mondiale. Environ 70 000 soldats (morts) d&rsquo;Afrique du Nord ont péri pendant cette guerre.</p>
<p>Face à cette volonté de construire une mosquée, deux problématiques majeures se sont imposées:</p>
<p>La première est la loi de 1905 de la séparation des Églises et de l&rsquo;État et donc l&rsquo;impossibilité pour l&rsquo;État français de financer une mosquée pour les musulmans sur le sol français avec les fonds du trésor public, ce qui a été contourné en créant la « Société des habous des lieux saints de l&rsquo;Islam » en 1917, qui recevra un emprunt de 500.000 Francs après l&rsquo;approbation du Conseil de l&rsquo;Assemblée Générale en 1920. La société devra gérer l&rsquo;Institut Islamique et la Mosquée de Paris.</p>
<p>Quant à la deuxième problématique, qui s’avère la plus complexe, elle s&rsquo;est manifestée dans la « légitimité religieuse » ou la définition de la partie qui donnerait au projet une légitimité juridique, jurisprudentielle religieuse. Et parce que les autorités françaises à Paris l’avaient appris avec certitude, que ce soit à travers des études historiques et sociales menées sur les peuples de la région, ou à travers les rapports de ses représentants officiels dans les colonies nord-africaines, qu&rsquo;ils soient résidents généraux, gouvernants, chefs militaires, écrivains ou penseurs, la Mosquée de Paris sera marocaine ou ne le sera pas.</p>
<p>Les colonies françaises en Afrique du Nord étaient soient des régions entièrement françaises comme le département d&rsquo;Algérie, soit affiliées à l&rsquo;Empire ottoman comme c&rsquo;est le cas de la Tunisie, ou le « khatib » fait le sermon de la prière du vendredi au nom du sultan ottoman.</p>
<figure id="attachment_206601" aria-describedby="caption-attachment-206601" style="width: 260px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="wp-image-206601 size-thumbnail" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/08/boussouf1-260x150.jpg" alt="" width="260" height="150" /><figcaption id="caption-attachment-206601" class="wp-caption-text">Dr Abdellah Boussouf</figcaption></figure>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les responsables français ont alors sollicité le sultan alaouite Moulay Youssef, le seul qui jouissait de la légitimité religieuse pour porter un tel projet, étant le descendant du prophète de l&rsquo;islam et le commandeur des croyants, en plus de son influence sur les zaouias qui s’étend aux profondeurs du continent africain</p>
<p>Ainsi, le poids du sultan Moulay Youssef était la pierre angulaire du plaidoyer du Maréchal Lyautey et du gouvernement français pour la construction d’une institution islamique et d’une mosquée au cœur de Paris afin de redorer l’image de la France coloniale auprès des peuples musulmans d’une part et et d’autre part pour rendre hommage à ceux qui ont versé leur sang sur le sol français pour la liberté et la dignité des Français lors la Première Guerre mondiale.  Une guerre à laquelle ont participé ses soldats musulmans des colonies françaises et dont la moitié était issue des Pays d&rsquo;Afrique du Nord. Leur identité a été sûrement respectée avec ce qu’elle recelait en particularités et en traditions, telles que servir de la nourriture halal, inhumer les corps selon les rituels islamiques ou accomplir la prière dans un lieu dédié, mais ce n&rsquo;était pas leur guerre.</p>
<p>C&rsquo;est ce qu&rsquo;avait souligné l&rsquo;ancien président français François Hollande dans son discours lors de la célébration du centenaire de la Première Guerre mondiale en novembre 2014, lorsqu&rsquo;il a déclaré : « Ceux qui ont participé à une guerre qui ne serait pas la leur… ». La contribution des soldats marocains y a été forte et effective, car leur nombre a dépassé les 40 000 qui avaient participé à toutes les batailles décisives, telles que « La Marne », « Artois », « Champagne » et « Verdun » et bien d&rsquo;autres où des dizaines de milliers de soldats marocains sont tombés pour la libération de la France.</p>
<h2><strong>Kaddour Benghabrit, ministre du sultan marocain</strong></h2>
<p>Il a été alors nécessaire d&#8217;employer les symboles d’institutions religieuses qui ont eu un impact particulier sur l&rsquo;esprit et la conscience des musulmans, et parmi lesquels une institution des habous islamiques. La Société des Habous et Lieux saints de l&rsquo;Islam a ainsi été créée en 1917 avec à sa tête « Si Kaddour Benghabrit » qui était ministre du sultan marocain.</p>
<p>Bien qu&rsquo;il soit né dans la ville de Tlemcen (1868-1954), Si Kaddour Benghabrit a fait ses études à l&rsquo;Université d&rsquo;Al-Qarawiyyin à Fès. Il excellait dans le domaine de la traduction car il avait une institutrice franco-arabe à Tanger en 1904. Et puisque le sultan Moulay Abdelaziz avait accordé la nationalité marocaine en 1895 à tous les Algériens résidant au Maroc pour les protéger du colonisateur français, on peut donc confirmer que « Si Kaddour » avait la nationalité marocaine.</p>
<p>A ce titre, il a occupé de hautes fonctions à la cour du sultan marocain, dont celle de ministre, ce qui a facilité sa nomination à la tête de la Société des Habous et Lieux saints de l&rsquo;Islam puis sa nomination à la présidence de la Mosquée et toutes ses annexes, tout cela sous l&rsquo;autorité du Sultan marocain Moulay Youssef. Grâce à sa nouvelle position auprès du sultan, Si Kaddour s’échangeait des correspondances avec le résidant général au Maroc, le Maréchal Lyautey.</p>
<p>D&rsquo;autre part, les archives historiques de la Mosquée de Paris sont riches de nombreuses correspondances échangées entre le sultan marocain « Moulay Youssef » et « Hussein chérif de La Mecque » confirmant l’achat par la Société des Habous et Lieux saints de l&rsquo;Islam de biens immobiliers à La Mecque et Médine dédiées à l&rsquo;hébergement des pèlerins maghrébins, ainsi que la collecte de dons pour construire une mosquée dans la capitale française Paris.</p>
<p>Les mêmes archives témoignent également de moments précieux, comme la singularité exclusive du sultan marocain dans la détermination de la « qiblah des fidèles » et le monopole de la nomination des imams et prédicateurs de la Mosquée de Paris. Un rôle que lui confère sa qualité de Commandeur des Croyants et de détenteur de la légitimité spirituelle et religieuse.</p>
<p>Par conséquent, Si Kaddour a été nommé à la tête de la Société des Habous et Lieux saints de l&rsquo;Islam uniquement parce qu&rsquo;il officiait comme ministre à la Cour du sultan marocain, et pour aucune autre raison. La nomination du premier imam et prédicateur de la mosquée de Paris est faite en la personne du juge marocain Tijani Ahmed Skirej sous l’égide de la légitimité spirituelle et religieuse du sultan Moulay Youssef.</p>
<p>Les autorités françaises ont tenu à conférer une légitimité religieuse islamique à la mosquée de la capitale française et à respecter les moindres détails, notamment dans sa construction et son architecture. C&rsquo;est pourquoi le Maréchal Lyautey a mandaté des architectes du Maroc pour l’accompagner dans ce projet et fait venir environ 450 artisans traditionnels marocains pour reprendre l’esprit marocain qui s’exprime dans le zellij et dans les moindres détails des espaces marocains.</p>
<h2><strong>Légitimité religieuse du Sultan Moulay Youssef </strong></h2>
<p>Bien entendu, la légitimité spirituelle et religieuse de la Mosquée de Paris ne sera pas totale sans la présence le jour de son inauguration le 15 juillet 1926 du Sultan Moulay Youssef qui avait assisté avec une délégation  comprenant le ministre marocain des Habous « Ahmed Al-Jay » et le ministre « El Mokri ». Quant à la présence française le jour de l’inauguration, elle était porteuse de nombreux messages politiques et militaires forts, à travers la présence des hommes de premier rang de l&rsquo;État français, à leur tête le président de la République Gaston Doumergue et Edouard Herriot, président de l&rsquo;Assemblée générale française qui était l&rsquo;un des porteurs du projet de La Mosquée de Paris, en plus des hauts responsables militaires. Cela reflétait l&rsquo;importance de cette institution religieuse islamique (la Mosquée de Paris) dans l&rsquo;agenda politique de la France face à ses colonies islamiques d&rsquo;Afrique du Nord et des pays d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest.</p>
<p>La Mosquée de Paris reviendra au premier plan des événements pendant la Seconde Guerre mondiale, puisqu’elle deviendra un lieu de refuge pour les Juifs français. Si Kaddour Benghabrit, sous les instructions du Sultan Mohammed V, a soutenu les Juifs français, leur a remis des certificats et des cartes d&rsquo;identité en tant que musulmans et leur a attribué les sous-sols de la mosquée pour se cacher des soldats du gouvernement de Vichy et des nazis. Entre 500 et 1 000 Juifs français ont été sauvés de l&rsquo;Holocauste et de la déportation. Dans le même temps, le sultan marocain Mohammed V s&rsquo;est abstenu de livrer les juifs marocains au gouvernement de Vichy, l’histoire retiendra sans doute sa célèbre déclaration : « Il n’y a pas de juifs. Il n’y a que des citoyens marocains ».</p>
<p>Les problèmes juridiques, politiques et idéologiques qui découlaient des relations de l&rsquo;État français avec les affaires religieuses ont été surmontés par les dispositions de la loi de 1905, lors des procédures d&rsquo;exécution et de construction de la mosquée de Paris et de son inauguration en 1926. Ceci grâce aux contributions de la municipalité de Paris et du gouvernement français et à la publication d&rsquo;arrêtés exceptionnels. cet « impasse juridique » a été surmonté grâce au « mécanisme de consensus politique ».</p>
<p>Il faut aussi noter qu’on n’a pas fait mention à la loi de 1905 et qu’on a consenti des lectures amples de la laïcité et fourni des justifications sous le couvert de la culture et de la diversité quand on a voulu financer la « cathédrale d&rsquo;Evry », considérée comme la première cathédrale française à être construite au XXe siècle, avec des estimations de construction atteignant les 60 millions de francs français (environ 9,15 millions d&rsquo;euros). Jack Lang, le ministre français de la Culture, a contribué à hauteur de 5 millions de francs français (762 000 euros) sous prétexte de créer un « Centre d&rsquo;art sacré » à l&rsquo;intérieur de la cathédrale. La liste des donateurs comprenait d&rsquo;autres institutions gouvernementales telles que « la région Ile-de-France », la « Municipalité nouvelle » et d&rsquo;autres volontaires… La cathédrale a été officiellement inaugurée en mai 1996 et le pape Jean Paul II l’avait visité l&rsquo;année suivante.</p>
<p>Tout comme les très grosses sommes d&rsquo;argent allouées par des institutions et des personnalités publiques françaises pour la restauration de « Notre Dame de Paris » après l’incendie d’avril 2019. La cathédrale a été considérée comme patrimoine national dans le domaine de l&rsquo;architecture et de l&rsquo;histoire, ayant abrité de nombreux mariages royaux et l&rsquo;investiture de l&#8217;empereur Napoléon Bonaparte en la présence du pape Pie VII.</p>
<h2><b>Instrumentalisation politique de la mosquée de Paris</b></h2>
<p>Mais après tout cet effort juridique et politique pour édifier une institution islamique et la Mosquée de Paris malgré les obstacles en vertu de la loi de 1905, la mosquée apparaît comme l’expression de l’hommage français à toutes les victimes de la Première Guerre mondiale, soldats de ses colonies dans les pays d&rsquo;Afrique du Nord et de l&rsquo;Ouest.</p>
<p>Et après tous les nobles desseins humanitaires et sociaux que la mosquée avait réalisés en des temps historiques sensibles, elle a été spoliée par des parties étrangères qui n&rsquo;avaient pas la légitimité religieuse et spirituelle pour laquelle le maréchal Lyautey, le Président de la République française et le Président du l&rsquo;Assemblée générale de 1926 avaient plaidé. Des parties  instrumentalisent aujourd&rsquo;hui la mosquée de Paris pour servir des intérêts politiques et des campagnes électorale. Ces mêmes parties qui ont défédéré les musulmans de France, alors que la mosquée de Paris symbolisait l&rsquo;union des musulmans de France.</p>
<p>La grande Mosquée de Paris devient alors l’annexe du ministère des Affaires étrangères de cette partie. Et le président, l&rsquo;imam et le prédicateur sont devenus de simples employés de ce ministère. Leur seule préoccupation est de rédiger des rapports au lieu d&rsquo;encadrer et d&rsquo;éduquer les communautés musulmanes sur les principes de tolérance de la religion islamique, la coexistence et la défense de la liberté de croyance en tant que principe universel encadré par les traités internationaux des droits de l&rsquo;homme.</p>
<p>Malgré cela, l’histoire, les correspondances, les dahirs chérifiens, la légitimité religieuse, l’architecture, les zellijs qui ornent cette institution religieuse disent de la plus haute voix que la Mosquée de Paris est marocaine. En 2010, pour la restauration de la mosquée, l&rsquo;ancien recteur Dalil Boubaker a fait venir les matériaux et les artisans de Fèz. C&rsquo;est dire que son ADN est et reste marocain.</p>
<p>*<strong>Abdellah Boussouf; Historien et Secrétaire Général du Conseil de la Communauté Marocaine à l&rsquo;Etranger (CCME)</strong></p>
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		<title>Le très capricieux « recteur » de la mosquée de Paris !</title>
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		<pubDate>Sun, 16 Jan 2022 15:26:49 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Si le ministère de l’Intérieur français voulait se pencher sérieusement sur les problèmes  de représentation de l’islam de France, il devrait prendre à bras le corps le cas problématique du très capricieux « recteur » de la mosquée de Paris, le franco-algérien Chems eddine Hafiz. Personnage virevoltant, changeant de stratégie comme de chemise, le très contesté recteur &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Si le ministère de l’Intérieur français voulait se pencher sérieusement sur les problèmes  de représentation de l’islam de France, il devrait prendre à bras le corps le cas problématique du très capricieux « recteur » de la mosquée de Paris, le franco-algérien Chems eddine Hafiz</strong>.</p>
<p>Personnage virevoltant, changeant de stratégie comme de chemise, le très contesté recteur de la mosquée de Paris semble donner migraine et vertige même à ses plus fidèles parrains nichés au cabinet du ministre de l’Intérieur et des cultes, Gérald Darmanin.</p>
<p>En effet depuis de longs mois, Chems eddine Hafiz bataille au sein des coulisses du pouvoir français pour tenter de jeter le discrédit sur le Conseil français du culte musulman, notamment sur son président le franco-marocain Mohammed Moussaoui.</p>
<p>Profitant d’un contexte politique marqué par d’odieux assassinats terroristes qui ont poussé les autorités publiques à envisager une loi inédite de lutte contre le séparatisme, le recteur de la mosquée de Paris lance son projet de démantèlement du CFCM en claquant avec fracas la porte de cette instance.</p>
<p>Ironie de l’histoire, un des angles d’attaque de Hafiz et de sa meute fut d’accuser le CFCM d’être le véhicule de « l’islam consulaire », une appellation devenue tare et handicap dans la bouche des critiques du CFCM. N’étant pas à une entourloupe près, Hafiz fait mine d’oublier qu’il est l’incarnation parfaite et paralysante de cet islam consulaire tant décrié, comme en témoigne ses multiples visites à Alger et ses rencontres avec le président Tebboune qui lui donne publiquement les directives à suivre en France.</p>
<p>La stratégie de  Chems eddine  Hafiz  a été de diaboliser à outrance le CFCM. Ses acolytes, notamment le président du RMF Anouar Kbibech, ont même participé à une entreprise de déstabilisation et de diffamation contre sa direction actuelle.</p>
<p>Le recteur de la mosquée de Paris, dont les relations plus qu’amicales avec l’un des conseillers qui murmure à l’oreille du ministre Gérald Darmanin, pensait qu’en dynamitant le CFCM, il incarnerait l’alternative. Cette certitude était d’autant plus forte qu’il a pris la bienveillance des autorités française à l’égard de son fameux « Conseil national des imams » comme un feu vert à sa croisade pour incarner l’islam de France.</p>
<p>Or ce chemin pris par le recteur à l’égo surdimensionné était pavé d’embûches et de désagréables surprises. D’abord son fameux CNI a fait un grand pshitt reflétant aux yeux des observateurs le manque d’assises et d’influence de la mosquée de Paris sur l’islam de France. La voix de Hafiz est ultra minoritaire, voire inexistante dans cette galaxie.</p>
<p>La seconde surprise de Chemes eddine Hafiz fut lorsqu’il s’est rendu compte que malgré toutes les complicités et les bienveillances dont il dispose au cabinet de Gérald Darmanin, il n’allait pas obtenir le leadership de la fameuse nouvelle organisation de l’islam de France, le Forum de l’islam de France (FORIF), validé par Emmanuel Macron.</p>
<p>Constatant cette impasse, le recteur de la mosquée de Paris opère un revirement si déconcertant qu’il risque de donner des ulcères à ses parrains de la place Beauvau. Alors qu’il n’a cessé de répéter dans la presse et sur les plateaux télés qu’il a définitivement tourné la page du CFCM, celui qui a démissionné en mars 2021 du bureau de cette instance qu’il a honnie et vilipendée hier en réclame aujourd’hui la présidence tournante.</p>
<p>Chems eddine Hafiz n’est pas à un reniement, à une incohérence ou contradiction près. Tout le parcours de ce personnage est construit au rythme de coups tordus et de bluff. Avec une connaissance modeste, voire absente de la religion, il est parvenu à s’imposer comme recteur de la mosquée de Paris en chassant Dalil Boubakeur, lors d&rsquo;une réunion très   contestée sur le fond et la forme.</p>
<p>Mais Emmanuel Macron et Gérald Darmanin peuvent-ils se permettre le luxe de suivre le très controversé recteur de la mosquée de Paris dans ses lubies, ses divagations sans courir le risque de payer un prix politique fort dans un contexte électoral radioactif ?</p>
<p>L’Etat a besoin d’une vision claire, d’un projet viable pour faciliter l’organisation de la seconde religion de France. Il n’a certainement pas besoin d’aventuriers aux agendas obscurs avec des appétits de pouvoir insatiables. Le recteur de la mosquée de Paris Chems eddine Hafiz en fait partie au point de devenir non pas une partie de la solution de cette impasse mais un des éléments clés de son blocage.</p>
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		<title>Création du Conseil des imams de France:  Gérald Darmanin ne viendra pas à la mosquée de Paris</title>
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		<pubDate>Sun, 21 Nov 2021 12:08:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Alors que Chems eddine Hafiz annonçait avec fanfaronnade ce dimanche matin sur Cnews la visite du ministre de l'Intérieur, chargé des cultes, à la mosquée de Paris, comme une sorte de caution à l'annonce de la création de son Conseil des imams de France, l'entourage du ministre a précisé que Gérald Darmanin ne viendra pas.  ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Rien ne semble arrêter le recteur Hafiz dans sa course effrénée et désespérée de prendre le leadership de l&rsquo;islam de France. Ce dimanche sur Cnews, le recteur Hafiz, la posture faussement sincère, appelait l&rsquo;ensemble des fédérations à l&rsquo;union et la concorde, n&rsquo;hésitant pas à proférer des mensonges en cascade pour tromper l&rsquo;opinion publique et semer la confusion dans les esprits de musulmans de France qui ne sont dupes.</p>
<p>Claironnant comme une caution la présence du ministre de l&rsquo;Intérieur à son assemblée générale constitutive pour annoncer la création de son Conseil des imams, l&rsquo;entourage du ministre s&rsquo;est empressé de démentir sa venue à la mosquée de Paris.</p>
<p>Comme il n&rsquo;est pas à un mensonge prêt, il affirme la main sur le coeur qu&rsquo;il n&rsquo;a jamais été question que le Conseil français du culte musulman se charge, sous son égide, de créer le Conseil des imams. Il va encore plus loin et engage même la responsabilité du président Emmanuel Macron, prétendant sans qu&rsquo;il soit contredit que cette décision a été actée devant le président Macron, revient aux fédérations.</p>
<p>Or le 2 octobre 2020, le chef de l&rsquo;Etat était clair à ce propos, annonçant publiquement confier la création du Conseil des imams de France au CFCM auquel il fait confiance pour mener « cette immense » charge.</p>
<p>« <span style="color: #ff6600;"><em><strong>Nous allons nous-mêmes former nos imams et nos psalmodieurs (&#8230;) Ce que je vous décris là, ça n’est pas l’État qui le fera, en vertu même du principe de séparation, ce sera au Conseil français du culte musulman. Mais je lui fais confiance et c’est une responsabilité immense que nous lui confions</strong></em></span>« , avait indiqué le président Macron dans son discours des Mureaux le 2 octobre 2020.</p>
<p>Lire aussi: <a href="https://atlasinfo.fr/conseil-national-des-imams-de-france-macron-pourrait-il-se-dejuger.html"><strong><span class="post-title"> Macron pourrait-il se déjuger ?</span></strong></a></p>
<p>Pour le président du CFCM Mohammed Moussaoui, l&rsquo;initiative unilatérale de la mosquée de Paris constitue un « détournement du travail fait sous l’égide du CFCM », accusant la mosquée de Paris et ses trois fédérations alliées de  de prendre « en otage l’organisation du culte musulman ».</p>
<p>Pour que le Conseil national des imams soit représentatif de l’ensemble des musulmans de France, il faut, a-t-il affirmé, qu’il émane des différentes structures régionales et départementales en place. Celles-ci se réuniront le 12 décembre en « congrès » pour mettre en place un CNI.</p>
<p>Dans son communiqué publié le 18 novembre, Mohammed Moussaoui prévient que le CFCM « se réserve le droit d’agir par tous les moyens légaux pour faire cesser cette attitude irresponsable qui ne fait qu’aggraver une situation de division préjudiciable à tous<em>« </em>.</p>
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		<title>Conseil des imams de France: la mosquée de Paris fait main basse sur le projet du CFCM</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Nov 2021 11:22:13 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[polémique]]></category>
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					<description><![CDATA[La création d'un Conseil national des imams, l'une des priorités absolues de la "charte des principes pour l’islam de France", soutenue et voulue par l'Etat français, est l'objet d'une bataille entre le CFCM et la mosquée de Paris. Cette dernière a dévoilé son projet qui n'est ni plus ni moins qu'un copié-collé du projet du CFCM qu'elle a bruyamment quitté en mars dernier.  ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400;">Le Bureau du Conseil français du culte musulman (CFCM), réuni dimanche 14 novembre, en session extraordinaire, a débattu de l’initiative unilatérale de créer un Conseil national des imams, annoncée par la mosquée de Paris (GMP) et trois fédérations (FFAIACA, MF et RMF) qui lui sont affidées, toutes démissionnaires du bureau du CFCM en mars 2020.</p>
<p>Le CNI « sera créé lors d’une assemblée générale le dimanche 21 novembre 2021 », a annoncé la GMP.</p>
<p style="font-weight: 400;">Dans un communiqué, le CFCM précise que, <strong>le 10 novembre 2020</strong>, les fédérations qui le composent, y compris les démissionnaires, avaient<strong> « validé sous son égide l’ensemble des documents de la future instance intitulée « Conseil National des Imams (CNI) », ainsi que ses statuts. Le 18 novembre 2020&Prime;</strong>.</p>
<p style="font-weight: 400;">Après sa validation, le projet de création du CNI, ses statuts et ses documents constitutifs ont été présentés au président français Emmanuel Macron par le président du CFCM, Mohammed Moussaoui.</p>
<p style="font-weight: 400;">« Le CFCM dénonce<strong> toute tentative de récupération de ce travail</strong> qu’il a accompli pour la mise en place du CNI. <strong>La légitimité de ce dernier ne peut être acquise que sous l’égide du CFCM et avec la participation de l’ensemble de ses fédérations ainsi que l’implication de toutes les structures régionales et départementales », souligne  </strong>.</p>
<p style="font-weight: 400;">Le CFCM appelle l’ensemble des instances départementales du culte musulman à se réunir <strong>en congrès, le 12 décembre 2021</strong>, pour la mise en place effective du Conseil National des Imams.</p>
<p>En moins d&rsquo;une semaine, le recteur de la mosquée de Paris, Chems eddine Hafiz, dans sa course frénétique à vouloir s&rsquo;imposer comme comme la figure de proue de la communauté musulmane de France, a réactivé les divisions et les polémiques.</p>
<p style="font-weight: 400;">Le 11 novembre, le recteur de la GMP s&rsquo;est fendu d&rsquo;un communiqué incendiaire pour dénoncer qu&rsquo;aucun représentant du culte musulman, y compris et surtout sa personne, n&rsquo;a été invité à la cérémonie d&rsquo;hommage aux soldats morts pendant la guerre 1914-1918, dont des soldats musulmans.</p>
<p style="font-weight: 400;">Dans un tweet, Mohammed Moussaoui a fait savoir que le CFCM a bien été convié à la cérémonie au nom du culte musulman. Ce à quoi le recteur de la mosquée de Paris répond par des insultes. « Le président du CFCM, qui ne pense qu’à son petit égo et qu&rsquo;à lui-même n’est même pas conscient de la symbolique de la Grande Mosquée de Paris. Ce qui lui attire la sympathie des aigris qui auraient souhaité occupé le prestigieux poste de Recteur. Minable ! »<em>, </em>a-t-il réagi.</p>
<p>Face à cette polémique, l&rsquo;Elysée a démenti les allégations du recteur de la mosquée de Paris, attestant que Chems eddine Hafiz a bel et bien été convié à la cérémonie du 11 novembre.</p>
<p>« <strong>Nous ne comprenons pas la réaction ni les indignations du recteur de la GMP, alors qu&rsquo;il savait bien qu&rsquo;il était invité à la cérémonie</strong>« , s&rsquo;étonne auprès d&rsquo;Atlasinfo une source française.</p>
<p style="font-weight: 400;">Pour le CFCM, « au moment où la Nation rendait hommage aux compagnons de libération dont font partie nos ancêtres, M. Hafiz, usant d’un langage injurieux, s’est montré indigne de la fonction du recteur de la mosquée de Paris », alléguant que le CFCM « <em>est dans la défense d’intérêts étrangers »</em>, une « attitude irresponsable, dangereuse et condamnable ».</p>
<p>« Aussi, le CFCM est en droit de s’interroger sur la finalité de cette indignation théâtrale et de s’insurger contre les propos diffamatoires proférés à son encontre », a ajouté le communiqué de cette instance représentative du culte musulman.</p>
<p style="font-weight: 400;">La mosquée de Paris, rappelons-le, a été érigée  par la France en signe de gratitude et de reconnaissance des sacrifices de milliers de soldats musulmans morts pour la France pendant la première guerre mondiale. Elle a été inauguré en 1926 par le président français Gaston Doumergue au côté du sultan marocain Moulay Youssef, dont le pays a grandement contribué à l&rsquo;édification de cette mosquée en hommage aux 70 000 soldats musulmans tombés les armes à la main pour défendre la France.</p>
<p>Le sultan Moulay Youssef avait participé à la première prière du vendredi, dont le prêche avait été assuré par le grand érudit Sidi Ahmed Skirej, professeur à la prestigieuse université Qaraouiyine de Fès et imam de sa grande mosquée.</p>
<p>Mais cette mosquée, qui devait être celle de tous les musulmans de France, s&rsquo;est au fil du temps transformée  en une mosquée algérienne, dirigée depuis Alger sans que les pouvoirs publics français réagissent pour rétablir l&rsquo;objectif initial de son édification.</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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		<item>
		<title>Armistice: les indignes insultes du recteur de la mosquée de Paris, Chems eddine Hafiz</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Nov 2021 21:52:49 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Furieux de ne pas avoir été invité à la cérémonie du 11 novembre par le président français Emmanuel Macron, selon ses dires, le recteur de la mosquée de Paris, Chems-eddine Hafiz, a noyé son vif ressentiment dans un flot de mensonges et d&#8217;insultes. Dans un communiqué officiel, le recteur « déplore vivement de ne pas avoir &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Furieux de ne pas avoir été invité à la cérémonie du 11 novembre par le président français Emmanuel Macron, selon ses dires, le recteur de la mosquée de Paris, Chems-eddine Hafiz, a noyé son vif ressentiment dans un flot de mensonges et d&rsquo;insultes.</p>
<p>Dans un communiqué officiel, le recteur « déplore vivement de ne pas avoir participé à la cérémonie de commémoration du 103e anniversaire de l’Armistice du 11 novembre 1918, se déroulant ce jeudi matin sous le patronage du Président de la République, Monsieur Emmanuel Macron ».</p>
<p>« Cette défection méprisante et sans précédent suscite notre plus totale indignation car elle relève d’une action délibérée qui sape les plus nobles missions de notre institution religieuse », s&rsquo;insurge le recteur Hafiz, connu pour ses indignations très sélectives.</p>
<p>« Cette exclusion d&rsquo;une cérémonie marquée par la présence de plusieurs organismes et représentants de chacun des cultes est une véritable humiliation pour les musulmans de France, que nous refusons de voir traiter en citoyens de seconde zone », ajoute-t-il.</p>
<p>Sauf qu&rsquo;un représentant du culte musulman a bien été convié à la cérémonie en la personne de M. Mohammed Moussaoui, président du  Conseil National du Culte Musulman (CFCM).</p>
<p>Mais le recteur Hafiz n&rsquo;en a cure: soit c&rsquo;est moi, soit c&rsquo;est rien !</p>
<p>Pour Me Hafiz, seul le recteur de la mosquée de Paris a donc droit à cet honneur parce que sa mosquée serait « le seul représentant légitime » de l&rsquo;islam en France, alors qu&rsquo;il suffit d&rsquo;un seul micro-trottoir pour réaffirmer la défaillance de la communauté musulmane de France à l&rsquo;égard de la mosquée de Paris.</p>
<p>Pour traduire sa frustration, le recteur Hafiz, qui doit rendre des comptes à Alger, a recours à l&rsquo;insulte contre ceux qui le contredisent et contribue ainsi à rabaisser la fonction du recteur d&rsquo;une mosquée qui se doit d&rsquo;avoir un comportement digne.</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr">Cherchant à satisfaire son petit égo, le président du CFCM qui ne pense qu’à lui n’est même pas conscient de la symbolique de la Grande Mosquee de Paris. Ce qui lui attire la sympathie des aigris qui auraient souhaité occupé le prestigieux poste de Recteur. Minable !</p>
<p>— Hafiz Chems-eddine (@chemshafiz) <a href="https://twitter.com/chemshafiz/status/1458867981367263233?ref_src=twsrc%5Etfw">November 11, 2021</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr">La GMP ne représente pas les musulmans de France à ma connaissance, ou je le trompe !!!</p>
<p>— A.MELLOUKI (@AMELLOUKI1) <a href="https://twitter.com/AMELLOUKI1/status/1458888683709468681?ref_src=twsrc%5Etfw">November 11, 2021</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr">Charte des principes pour l&rsquo;islam de France signée par la Grande Mosquée de Paris : « les dénonciations d’un prétendu racisme d’État, comme toutes les postures victimaires, relèvent de la diffamation. Elles exacerbent à la fois la haine antimusulmane et la haine de la France » <a href="https://t.co/h6z3prwskA">https://t.co/h6z3prwskA</a></p>
<p>— Arié Alimi (@AA_Avocats) <a href="https://twitter.com/AA_Avocats/status/1458864503274283010?ref_src=twsrc%5Etfw">November 11, 2021</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr">Il ne comprends rien et il ne comprendra jamais, pas besoin de lui expliquer</p>
<p>— A.MELLOUKI (@AMELLOUKI1) <a href="https://twitter.com/AMELLOUKI1/status/1458860466835443712?ref_src=twsrc%5Etfw">November 11, 2021</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Tribune- Plus que jamais, un fonctionnement démocratique du CFCM s’impose</title>
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		<pubDate>Sat, 10 Jul 2021 12:30:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Décryptages]]></category>
		<category><![CDATA[CFCM]]></category>
		<category><![CDATA[Chams-eddine Hafiz]]></category>
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		<category><![CDATA[Mohammed Moussaoui]]></category>
		<category><![CDATA[mosquée de Paris]]></category>
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					<description><![CDATA[Réformer le Conseil Français du Culte Musulman pour démocratiser son fonctionnement et abolir le système de cooptation, c'était le souhait de son président Mohammed Moussaoui. Un voeu qui s'est confronté à l'opposition frontale du recteur de la Mosquée de Paris Chams-eddine Hafiz, qui a mobilisé trois fédérations réfractaires, comme lui, au changement afin de s'assurer leur survie sans pour autant peser sur la gestion de l'islam en France. Tribune de Mohammed Moussaoui:]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’Assemblée Générale Extraordinaire du CFCM, réunie à Bagnolet le 4 juillet 2021, a été marquée par la plus importante participation depuis la création du CFCM (86 sur 87 membres). Cette participation est le signe d’un regain d’intérêt pour le CFCM qui se trouve de fait dans un tournant de son existence.</p>
<p>Les fédérations bénéficiaires du système de cooptation qui leur donne la possibilité de garder une majorité confortable quelle que soit l’issue des élections sont venues en renfort et ont usé de tous les moyens de pression possibles pour le conserver. Ces mêmes fédérations, démissionnaires du bureau du CFCM, avaient créé une coordination pour « réfléchir sur la mise en place d’une nouvelle instance représentative débarrassée de toute élection ». Un document adressé par cette même coordination, la veille de l’AGE, aux membres du CFCM, montre clairement cette intention.</p>
<p>Pour rappel, selon ce système de cooptation, des fédérations dites historiques ont le pouvoir de coopter la moitié des membres de l’Assemblée générale du CFCM et de verrouiller la composition de celle-ci. L’autre moitié, élue par les régions, se trouve sans aucun moyen de faire évoluer le CFCM de l’intérieur.  En effet, avec ses 30 cooptés, la coordination des quatre fédérations est assurée de pouvoir bloquer toute réforme du CFCM, même si ces fédérations n’obtiennent aucun élu.</p>
<p>Le projet des statuts soumis par le bureau du CFCM à l’assemblée générale avait pour objet de mettre fin à ce système antidémocratique et de donner le pouvoir aux acteurs du terrain via la création des Conseils Départementaux du Culte Musulman. Les représentants de ces derniers choisis par les mosquées de leur département auront la légitimité de mettre en place les instances régionales et nationales du CFCM.</p>
<p>Dans cette nouvelle organisation, les élus seront choisis en fonction de leur probité morale, de leur compétence et de leur disponibilité. Elle mettra fin aux critères qui font références aux origines et aux affiliations et effacera les frontières et barrières partisanes créées entre les musulmans de France.</p>
<p>Les femmes et les hommes élus auront à cœur de donner à l’islam toute sa place dans le paysage cultuel de notre pays. Ils lutteront contre l’extrémisme qui dévoie notre religion et l’instrumentalise à des fins contraires aux principes de la République que nous partageons et défendons avec nos concitoyens.</p>
<p>Ces nouvelles instances doivent être débarrassées des enjeux de pouvoir qui les minent de l’intérieur pour les recentrer sur leur vocation unique, celle d’organiser le culte musulman, de défendre ses intérêts et de participer aux côtés des autres cultes et courants de pensée pour le renforcement des liens de fraternité et d’entraide entre tous nos concitoyens.</p>
<p>Sans surprise, la coordination des quatre fédérations (FNGMP, RMF, MF, FFAIACA), qui avait appelé au rejet de la modification des statuts, l’a obtenu grâce à ses 30 cooptés avec une courte majorité de 45 voix contre 41 voix.</p>
<p>Sans ces cooptés, le projet de modification des statuts aurait été adopté à une très large majorité.</p>
<p>Comment accepter dans une démocratie comme la notre qu’une association représentant le deuxième culte de notre pays puisse être régie par un tel système synonyme de l’arbitraire et de l’aberration ?</p>
<p>Pour justifier son attachement à ce système de cooptation antidémocratique et sa volonté de le généraliser à toutes les instances régionales et nationales du CFCM, la coordination affirme que « les élections ont créé de fortes tensions entre les différentes composantes du culte musulman en France ». Selon elle, ces élections « <em>auraient transformé les lieux de culte en centres de convoitise et le théâtre de concurrences entre les fédérations à tous les niveaux </em>». Une telle justification pourraient laisser entendre que les musulmans de France seraient foncièrement antidémocratiques ou inaptes à l’exercice démocratique. Ils manqueraient de maturité pour pouvoir accepter la pluralité et s’accepter mutuellement.</p>
<p>Je crains qu’une telle affirmation, à la limite de l’insulte, ne renforce des préjugés inacceptables sur les musulmans de France. Ces derniers, citoyens du pays des droits de l’Homme, ne sont pas antidémocratiques. Ils savent débattre dans le respect des règles de bienséance et accepter les résultats d’un vote qui départage une divergence de points de vue dans la paix et la sérénité.</p>
<p>Face à l’impossibilité de réformer le CFCM de l’intérieur à cause d’un système inique et antidémocratique, les musulmans de France sont dans leur droit de se détourner définitivement du CFCM et songer à une nouvelle organisation de leur culte, plus respectueuse de leur aspiration et de leur intelligence.</p>
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		<title>Le CFCM recadre sèchement le recteur de la mosquée de Paris</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 May 2021 19:21:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Religion]]></category>
		<category><![CDATA[CFCM]]></category>
		<category><![CDATA[Chems-eddine Hafiz]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil Français du culte Musulman]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed Moussaoui]]></category>
		<category><![CDATA[mosquée de Paris]]></category>
		<category><![CDATA[polémique]]></category>
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					<description><![CDATA[Depuis sa sortie tonitruante du Conseil Français du culte Musulman (CFCM), Chems-eddine Hafiz, recteur de la mosquée de Paris, n&#8217;a eu de cesse de dénigrer cette instance représentative de l&#8217;islam en France au sein de laquelle il a « activement » oeuvré et qu&#8217;il rêvait de présider. Le recteur Hafiz qui a pour ambition affichée d&#8217;être le &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis sa sortie tonitruante du Conseil Français du culte Musulman (CFCM), Chems-eddine Hafiz, recteur de la mosquée de Paris, n&rsquo;a eu de cesse de dénigrer cette instance représentative de l&rsquo;islam en France au sein de laquelle il a « activement » oeuvré et qu&rsquo;il rêvait de présider.</p>
<p>Le recteur Hafiz qui a pour ambition affichée d&rsquo;être le seul et unique interlocuteur des pouvoirs publics français sur le dossier de l&rsquo;islam n&rsquo;en rate pas une pour s&rsquo;attaquer dans des termes peu amènes au CFCM et tout particulièrement à son président, Mohammed Moussaoui.</p>
<p>Entre insultes à peine voilées et postures exagérées, le recteur Chems-eddine Hafiz sème, par ses multiples sorties dans la presse et les réseaux sociaux, la discorde au sein de la communauté musulmane en France et alimente les tensions autour du CFCM dans le but de le dégommer au profit de la mosquée de Paris.</p>
<p>La dernière polémique sur une supposée dérogation au couvre-feu pour les mosquées à l&rsquo;occasion de la « Nuit du destin » a atteint un summum de mauvaise foi.</p>
<p>En tant qu&rsquo;avocat, le recteur Hafiz savait pertinemment que cette requête, déposée en référé, sera rejetée eu égard à la situation épidémique du pays. Mais qu&rsquo;importe, l&rsquo;effet d&rsquo;annonce vaut bien quelques arrangements avec la vérité.</p>
<p>Dans une lettre ouverte, Chems-eddine Hafiz va encore plus loin et écrit: « alors que la Grande Mosquée de Paris agissait pour demander un aménagement du couvre-feu qui auraient permis de donner un contenu à « La Nuit du Destin » dans les mosquées, il était remarquable de voir que le ministère de l’Intérieur trouvait des arguments dans les communiqués de ce qui reste du CFCM. Ce n’est pas avec des institutions qui remplacent la réflexion par la courbette, et l’expression des convictions par la flagornerie que nous progresserons ».</p>
<p>Ce à quoi le président du CFCM, Mohammed Moussaoui, notoirement connu pour sa courtoisie et ses propos mesurés, a tenu à répondre dans une longue mise au point.</p>
<p>« Dans sa lettre ouverte en date du 7 mai 2021, écrit M Moussaoui, le recteur de la Mosquée de Paris a laissé entendre, dans des termes qui ne sont pas dignes de l’institution qu’il représente, que les communiqués du CFCM auraient servi au ministère de l’intérieur d’arguments pour refuser l’aménagement du couvre-feu, pour la nuit du 8 au 9 mai, demandé par la mosquée de Paris. En d’autres termes, le Conseil d’État, la plus haute juridiction de notre pays, aurait été influencée par des communiquées du CFCM dans la décision qu’il a rendue » .</p>
<p>« Attribuer au CFCM un tel pouvoir, c’est méconnaitre le principe d’indépendance de la justice et le sérieux avec lequel le Conseil d’État traite les affaires qui lui sont soumises », déplorer le président du CFCM.</p>
<p>Et de souligner les nombreuses contradictions du recteur Hafiz: « i<span style="text-transform: initial;">l y a à peine quelques jours, le recteur de la mosquée de Paris qualifiait de « simples graffitis » les inscriptions racistes et islamophobes découvertes sur les murs du centre Avicenne de Rennes. Or, aujourd’hui, il affirme que « les attaques contre notre culte ne vont pas cesser » ». </span></p>
<p><span style="text-transform: initial;">« Cette affirmation pourrait laisser entendre que le refus d’aménager le couvre-feu est une attaque contre le culte musulman. Et que cette attaque serait pire que les propos et menaces islamophobes dont sont victimes les lieux de culte », s&rsquo;étonne-t-il.</span></p>
<p>Pour M. Moussaoui, « les musulmans de France ont fait preuve d’une attitude exemplaire dans le respect des consignes sanitaires par devoir et dans le seul but de préserver la situation sanitaire de notre pays. Il ne faut pas anéantir leurs efforts par des initiatives hasardeuses et non justifiées ».</p>
<p>« Il n’est ni juste ni prudent de  tenir de tels propos qui ne feront qu’exacerber un sentiment de victimisation aux conséquences néfastes (…) », estime le président du CFCM, indiquant que dans les pays du Maghreb, géographiquement proches de la France et dont la situation sanitaire n’est pas davantage préoccupante qu’en France, les mosquées sont fermées toutes les nuits de Ramadan y compris « la Nuit du destin » et que la prière de l’Aïd n’y sera pas non plus célébrée.</p>
<p>« Nous ne le dirons jamais assez : la préservation de la vie doit être notre boussole et rien, absolument rien, ne saurait justifier une prise de risque préjudiciable pour la santé de nos concitoyens », a rappelé M. Moussaoui.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-222628" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2021/05/hafizMM.jpg" alt="" width="541" height="738" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2021/05/hafizMM.jpg 541w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2021/05/hafizMM-220x300.jpg 220w" sizes="auto, (max-width: 541px) 100vw, 541px" /></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-222629" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2021/05/hafiz-mm.jpg" alt="" width="509" height="717" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2021/05/hafiz-mm.jpg 509w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2021/05/hafiz-mm-213x300.jpg 213w" sizes="auto, (max-width: 509px) 100vw, 509px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
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