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	<title>milices &#8211; Atlasinfo</title>
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	<title>milices &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>Que va faire l&#8217;Algérie des milices du Polisario ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Apr 2025 10:05:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Les plus sages et les moins zélés de l’institution militaire algérienne doivent aujourd’hui se poser cette question: que faire des milices du Polisario maintenant que la communauté internationale a adopté l’option de l’autonomie proposée par la Maroc et que le Sahara n’a de présent et d’avenir que sous souveraineté marocaine? Même si elle n’est pas &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3 class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph"><strong>Les plus sages et les moins zélés de l’institution militaire algérienne doivent aujourd’hui se poser cette question: que faire des milices du Polisario maintenant que la communauté internationale a adopté l’option de l’autonomie proposée par la Maroc et que le Sahara n’a de présent et d’avenir que sous souveraineté marocaine?</strong></h3>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">Même si elle n’est pas posée publiquement en Algérie, la méthode Coué étant la perception générale des autorités algériennes de cette crise, cette interrogation travaille les cénacles algériens alors que se rapproche à grands pas le scénario tant redouté d’un placement du Polisario sur la liste des organisations terroristes.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">Dans le cadre de l’application des modalités de l’autonomie, le sort des Sahraouis réfugiés dans les camps de Tindouf est forcément différent de celui des milices armées du Polisario. Aux premiers s’ouvre le chemin du retour à leur patrie marocaine, avec ses provinces sahariennes internationalement reconnues, à travers le processus de l’autonomie. Aux seconds s’imposera fatalement la logique du désarment et du démantèlement. La fin politique de cette crise rend anachronique leur existence même dans cette région.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">D’où cette question qui ne manque pas de pertinence: que fera l’armée algérienne de ces milices qu’elle a gavées d’armements et bercées d’illusions pendant des décennies? De nombreux scénarios s’imposent, des plus utopiques aux plus radicaux. Le moins coûteux sur le plan sécuritaire est qu’une fois que le régime algérien arrive au constat qu’il n’y a pas d’autres solutions que l’autonomie marocaine, ce qui finira par arriver malgré toutes les apparences et les coups de menton d’Alger, il se rallie à cette nouvelle position politique avec une nouvelle vision militaire. Celle-ci passera forcément par la dissolution de ces milices armées, l’arrêt de leurs financements et la mise en quarantaine de leurs éléments les plus belliqueux. Deux éléments qui vont signer la fin du Polisario.</p>
<div>
<div id="aswift_3_host">Cette approche, la plus logique, ne passera pas en Algérie sans tensions ni possibles affrontements violents. Pour l’armée algérienne, le Polisario est d’abord un juteux terrain d’investissement. C’est au nom du soutien à ses pulsions séparatistes que des budgets illimités sont adoptés, et que des contrats d’armement, avec de confortables rétrocommissions, sont captés par l’élite politico-militaire qui dirige le pays depuis des décennies. La grande difficulté est de pouvoir passer de ce système de rente et de captation de budgets à une situation normale, sans le Polisario sur la photo.</div>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<div>
<div></div>
<div>Et c’est là où réside la différence cardinale avec le Maroc. Si pour les Marocains, l’affaire du Sahara est existentielle à travers une volonté constante et unanime de retrouver leur intégrité territoriale, pour les Algériens, le Polisario n’est pas plus qu’un dossier que l’armée algérienne utilise pour se gaver d’argent public et justifier le maintien d’un système politique basé sur la prédation et les privations de libertés pour les Algériens, au nom de la lutte contre un chimérique danger extérieur.</div>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">À n’en pas douter. Au fur et à mesure que s’approchera la date fatidique de l’application de l’autonomie, les grandes contradictions algériennes sur le Polisario vont apparaître au grand jour. Le risque d’une rébellion interne de ceux qui refuseront de déposer les armes est grand. Le Polisario, avec ses milices armées, deviendra un fardeau sécuritaire pour le régime algérien. La manière de le traiter décidera de la situation politique du pays. Faudrait-il intégrer ses éléments dans l’armée populaire algérienne de façon à ne pas laisser ces milices dans la nature? Ou faudrait-il veiller à organiser leurs déplacements vers les pays voisins pour les cacher aux regards scrutateurs des observateurs internationaux chargés de veiller à la sécurité de la région? Selon de nombreuses sources, cette opération a déjà commencé à destination d’un pays comme la Tunisie, actuellement sous totale influence algérienne.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">Fardeau sécuritaire, défi politique? Le Polisario risque d’avoir un effet boomerang sur le régime militaire algérien. De sa bonne gestion dépendra en grande partie la stabilité du pays. Il est à prévoir que, parallèlement à la clôture politique de cette discorde régionale, une séquence de règlements politiques à travers des assassinats et des exécutions peut s’ouvrir en Algérie. Une manière de purger une période lourde de mauvais choix et d’entêtements contre toute logique.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">L’Algérie a de fortes chances de vivre une période où la guerre de clans, au sens propre du terme, peut avoir lieu. Une guerre entre ceux qui veulent aller jusqu’au bout dans l’aventure séparatiste, quitte à payer le prix politique et sécuritaire fort, et ceux qui veulent se débarrasser du principal dossier qui empoisonne les relations entre l’Algérie et son environnement régional et international.</p>
<div>
<div id="aswift_5_host">Jadis, cette guerre des clans jouait un rôle majeur dans la production de la tête du système, à travers la cooptation d’une personnalité chargée d’occuper les fonctions présidentielles. Aujourd’hui, cette guerre peut se déclencher sur la base d’une divergence majeure sur la manière de gérer le Polisario.</div>
</div>
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		<title>Conseil Exécutif de l’UA: le Maroc réitère le lien entre le terrorisme, le séparatisme et les milices armés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Feb 2024 17:06:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Maroc a réitéré, jeudi devant la 44eme session ordinaire du Conseil Exécutif de l’Union africaine (UA) à Addis-Abeba, le lien entre le terrorisme, le séparatisme, les milices armés et l’existence des groupes armés non étatiques. La délégation marocaine qui intervenait devant le Conseil Exécutif de l’UA, a réaffirmé l’engagement résolu du Royaume du Maroc &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 14pt;"><strong>Le Maroc a réitéré, jeudi devant la 44eme session ordinaire du Conseil Exécutif de l’Union africaine (UA) à Addis-Abeba, le lien entre le terrorisme, le séparatisme, les milices armés et l’existence des groupes armés non étatiques.</strong></span></p>
<p>La délégation marocaine qui intervenait devant le Conseil Exécutif de l’UA, a réaffirmé l’engagement résolu du Royaume du Maroc dans la lutte contre le terrorisme dans tous ses aspects.</p>
<p>La délégation a également mis l’accent sur le rôle étroit entre le terrorisme, le séparatisme, les milices armés et l’existence des groupes armés non étatiques. Le Conseil exécutif de l’UA poursuit à Addis-Abeba les travaux de sa 44eme session ordinaire en prélude au Sommet de l&rsquo;Union prévu les 17 et 18 février courant.</p>
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		<title>Que faire du Polisario et de ses milices ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Feb 2022 13:36:44 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Que faire du Polisario et ses milices ? Que faire des réfugiés des camps de Tindouf en Algérie ? Jamais ces interrogations n’ont paru aussi pertinentes et aussi légitimes. Et pour cause. Ce qui est communément appelé « l’affaire du Sahara » est en train de virer à l’impasse pour le régime algérien et à une grande &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Que faire du Polisario et ses milices ? Que faire des réfugiés des camps de Tindouf en Algérie ? Jamais ces interrogations n’ont paru aussi pertinentes et aussi légitimes. Et pour cause. Ce qui est communément appelé « l’affaire du Sahara » est en train de virer à l’impasse pour le régime algérien et à une grande source d’angoisses pour la communauté internationale.</strong></p>
<p>Pour le Maroc, la bataille diplomatique est définitivement pliée. La preuve. La seule perspective discutée et envisagée aujourd’hui est celle de l’autonomie sous souveraineté marocaine .Même des adversaires acharnés et sournois d’hier y consentent aujourd’hui. La légalité internationale incarnée par l&rsquo;ONU n’évoque plus l’hypothèse d&rsquo;un référendum devenu avec le temps caduc et impraticable à cause de l’évanescence du corps électoral.</p>
<p>Pour l’Algérie, l’affaire se complique et oblige à des contorsions dont le prix politique est lourd. Isolé dans son entêtement à soutenir les séparatistes du Polisario, le régime algérien navigue jusqu’au ridicule dans les contradictions.</p>
<p>D’un côté sa diplomatie claironne qu’elle n’a rien à voir avec ce conflit qui se déroule entre Marocains et sahraouis, de l’autre coté son armée donne gîtes, couverts et armements lourds à ses milices. D’un coté le régime algérien mobilise son arsenal diplomatique pour vendre la chimère séparatiste, de l’autre il refuse de se considérer comme partie prenante de cette crise régionale et participer aux tables rondes que les Nations-Unies s’apprêtent à organiser pour trouver une issue politique à ce conflit articiel.</p>
<p>En termes de pertes, le Polisario a déjà agi comme un venin destructeur pour les capacités algériennes.  Non seulement son soutien coûte énormément à l’économie algérienne qui aurait pu mobiliser ses richesses pour soigner les plaies sociales du citoyen algérien, dont une majorité de jeunes n’a  pour horizon que la mortelle traversée de la Méditerranée.</p>
<p>Par ailleurs, cette insistance algérienne à s’accrocher au Polisario a provoqué un isolement inédit du pays. A cause du Polisario, le régime algérien s’est privé de la rente que lui procurait son gazoduc vers l’Europe traversant le Maroc. Depuis sa suppression, l’Algérie non seulement perd de l’argent dont son économie a grandement besoin mais aussi ce qui lui reste de crédibilité en tant qu’Etat .</p>
<p>Les pays européens, africains ou arabes , réfléchiraient à deux fois avec d’entreprendre quoi que ce soit de structurant avec un régime aussi volatile, aux humeurs changeantes.</p>
<p>Deux exemples illustrent cette situation. La source angoisse qui saisit l’Espagne et derrière elle l’Union européenne face à la légèreté, voire l’irresponsabilité avec laquelle des enjeux graves sont traités, gaz , immigration, insécurité, lutte contre les organisations terroristes.</p>
<p>Le second est l’incapacité algérienne à organiser un Sommet arabe pour cause de postures contradictoires, de volonté de naviguer contre le courant, semer la zizanie le chaos et les ruptures quand ces pays arabes ont besoin plus que tout de coopération et de solidarité.</p>
<p>S’agit-il d’une question de temps ? Mais le temps presse et l’Algérie est dans l’obligation de rejoindre la communauté internationale dans son soutien à la solution de l’autonomie proposée par le Maroc.</p>
<p>Si elle le fait, il n’y a pas de risque d’une révolution populaire pour s’y opposer . La question du Polisario n’a jamais été une affaire du peuple algérien mais plutôt un dossier sous forme de ligne de crédit de l’armée algérienne, une carte de pression et déstabilisation. Si demain ce tournant est pris, l’Algérie  sera quitte  pour quelques grincements au sein du sérail militaire algérien. Un régime algérien qui d’ailleurs commence à sentir le poids de la pression internationale avec le début d’une séquence de procès internationaux contre les responsables criminels algériens de la décennie noire comme l’illustre le procès en suisse du général Khaled Nezzar.</p>
<p>Parallèlement la diplomatie marocaine continuera à engranger les succès. Deux enjeux à venir sont à traiter avec une attention particulière. Le premier est d’investir dans une ultime opération politique et diplomatique, celle de déloger la factice « république sahraouie » des instances de l’union africaine.  Le dernier sommet d’Addis Abeba a montré qu’une telle opération est à portée de main et que les pays africains sont prêts à entreprendre cette démarche. Le second dossier est celui de mobiliser l’attention internationale sur ces milices armées du Polisario et de montrer la porosité qui les lie avec d’autres organisations terroristes dans la région du Sahel. Faire du désarmement de ces milices une priorité sécuritaire non seulement marocaine mais internationale. Et militer pour que les récalcitrants soient inscrits sur la liste internationale des organisations terroristes qui menacent la paix et la stabilité régionale.</p>
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		<title>L’énigmatique livraison du chef des milices du Polisario Brahim Ghali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 25 Apr 2021 14:33:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Les réseaux sociaux ne bruissent que de cette double interrogation : Pourquoi les services algériens ont-ils choisi de faire hospitaliser Brahim Ghali, chef des milices séparatistes du Polisario en Espagne sachant pertinemment qu’il est poursuivi par la justice espagnole pour viol, tortures et crimes contre l’humanité ? Pourquoi l’Espagne a-t-elle omis d’en informer le Maroc &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les réseaux sociaux ne bruissent que de cette double interrogation : Pourquoi les services algériens ont-ils choisi de faire hospitaliser Brahim Ghali, chef des milices séparatistes du Polisario en Espagne sachant pertinemment qu’il est poursuivi par la justice espagnole pour viol, tortures et crimes contre l’humanité ? Pourquoi l’Espagne a-t-elle omis d’en informer le Maroc ? Et qui a livré l’information sur son identité algérienne à la presse et provoqué une telle déflagration politique et sécuritaire dont la portée dépasse largement la sinistre personne de Brahim Ghali ?</p>
<p>Jusqu’à présent, tous ceux qui ont essayé d’apporter des réponses convaincantes à ces interrogations se sont perdus en conjectures. Contraints d’élaborer des scénarios dont la morale des histoires peut renseigner sur les multiples évolutions des rapports de force dans la région du Maghreb.</p>
<p>Premier scénario qui vient à l’esprit partant de l’exactitude des informations sur le passeport algérien de Brahim Ghali indique que la fuite pourrait provenir des services algériens. Ces informations sur les fabrications des titres de voyages et des identités fantômes sont traditionnellement détenues par le premier cénacle du contre-espionnage algérien .</p>
<p>Toute la question de ce scénario est de savoir si la fuite était volontaire avec l’objectif machiavélique de provoquer ce scandale autour de Brahim Ghali, devenu gênant. Ou s’il s’agit d’une faille béante qui a permis de livrer à la presse un des secrets d’Etat censé être le mieux gardé dans la stratégie algérienne.</p>
<p>Dans les deux cas, la crédibilité des services algériens, supposés avoir  mobilisé la crème de leurs  intelligences sur cette affaire, en prend un sacré coup.</p>
<p>A l’exception de l’hypothèse d’une fuite espagnole ou d’une performance marocaine, l’idée d’une faille algérienne volontaire ou pas domine largement les analyses sur cette énigmatique livraison de Brahim Ghali, poursuivi en Espagne pour crimes et tortures.</p>
<p>Aujourd’hui, les regards sont concentrés sur les possibles changements à la tête des services algériens dont tout mouvement peut renseigner sur la vision des uns et des autres concernant cette sombre affaire d&rsquo;hospitalisation du chef des milices du Polisario en Espagne, le pays dont la justice se doit de le mettre sous les verrous.</p>
<p>Ou des sanctions tombent et des têtes sont coupées dans l’architecture du renseignement algérien pour faire payer le prix d’une faille béante qui a fait qu’un des secrets les mieux gardés puissent se retrouver à la une des journaux. Le président Abdelamajid Tebboune avait nommé le 8 avril le général Abdelghani Rachedi au poste de directeur-adjoint de la Sécurité intérieure avec des prérogatives élargies. Si les sanctions tombent, cela pourrait indiquer que la junte algérienne sanctionne les auteurs d’une possible bourde ou d’une fuite.</p>
<p>Si par ailleurs rien ne se passe, cela pourrait confirmer dans les esprits de beaucoup une volonté algérienne de se débarrasser à bon prix d’un fardeau nommé Brahim Ghali, dont l’usage n’est sans doute plus compatible avec la séquence politique à venir.</p>
<p>En tout état de cause, qu’elle soit volontaire ou pas, la transformation de Brahim Ghali en Mohamed Benbatouche et le scandale politico-diplomatique qu’elle a provoqué ont montré, à ceux qui en doutaient encore, le degré d’intimité entre l’appareil sécuritaire algérien et la direction du Polisario. Ce qui rend la présence de l’Etat algérien à toute négociation sur ce conflit absolument obligatoire.</p>
<p>Sur le plan diplomatique marocain, cette affaire a permis au Maroc d’exprimer « une incompréhension et une exaspération » et « demander des explications » aux autorités espagnoles sur cette hospitalisation en catimini et sur le fait que la justice espagnole n’a pas encore réagi aux nombreuses plaintes déposées par les victimes de Brahim Ghali, alias Mohamed Benbetouche.</p>
<p>Dès vendredi dernier, la cheffe de la diplomatie espagnole, Arancha Gonzalez Laya, s’est empressée de déclarer que les relations avec le Maroc ne seraient pas affectées par « l&rsquo;accueil strictement humanitaire » du chef du Polisario. « Cela n&#8217;empêche pas et ne perturbe pas les excellentes relations que l&rsquo;Espagne a avec le Maroc ».</p>
<p>Aujourd’hui, une intense attention est portée aux suites des processus judiciaires que doit donner l’Espagne au dossier Brahim Ghali. Sauf à imaginer que la justice espagnole puisse ouvertement se renier et se discréditer, elle n’aura d’autres choix que d’aller chercher le chef des milices du Polisario Brahim Ghali qui se cache dans la peau du citoyen algérien Mohamed Benbatouche.</p>
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