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	<title>Marine Le Pen &#8211; Atlasinfo</title>
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	<title>Marine Le Pen &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>Marine Le Pen hors course présentielle ?</title>
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		<pubDate>Sat, 05 Apr 2025 08:15:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Décryptages]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[justice]]></category>
		<category><![CDATA[Marine Le Pen]]></category>
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					<description><![CDATA[Terrible séquence pour la famille Le Pen, fondatrice et leader de l’extrême droite en France. En l’espace de quelques courtes semaines, elle vient de connaître deux types de mort. La mort physique de son fondateur Jean-Marie Le Pen et la mort politique de sa fille Marine Le Pen.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La justice vient de lui barrer définitivement la route d’une quatrième candidature aux élections présidentielles de 2027 en la reconnaissant coupable de détournement d’argent public et en prononçant à son encontre la peine cardinale pour un politique, l’inéligibilité avec exécution immédiate non suspensive pendant cinq longues années.</p>
<p>Même si cette perspective pour Marine Le Pen était crainte, de nombreux signaux indiquaient que les juges pouvaient ne pas aller jusqu’à cette extrémité judiciaire. Parmi lesquels, on trouvait la nomination sans grande contestation politique de l’extrême droite d’un proche d’Emmanuel Macron à la tête du Conseil constitutionnel. Cette même institution s’était fendue d’un conseil à l’encontre des juges les invitant à prendre en considération l’ampleur politique et sociale de leurs éventuelles décisions. Sans compter que de nombreuses personnalités de gauche comme de droite s’opposaient frontalement à la peine de l’inéligibilité pour Marine Le Pen estimant que ce n’était pas le rôle de la justice de décider à la place des urnes.</p>
<p>L’effet séisme de cette décision est venu justement de cette impossibilité d’imaginer cette sentence dans le contexte politique actuel. L’extrême droite est décapitée et Marine Le Pen, malgré tous les types de recours qu’elle peut envisager, ne peut casser cette décision et revenir dans le jeu électoral présidentiel.</p>
<p>Cette décision a déjà plusieurs impacts sur la vie politique française. Le premier est d’accélérer la mise sur orbite du dauphin de Marine Le Pen, Jordan Bardella qui assume actuellement la fonction du président du Rassemblement National. Le parti n’a d’autre choix que de recourir à ses services pour incarner cette bataille perdue par Marine Le Pen. Les angoisses de cette extrême droite sont à trouver dans ce genre de questionnements : Jordan Bardella avec son jeune âge, son inexpérience, pourrait-il rêvetir le costume présidentiel laissé vacant par Marine Le Pen ? A-t-il les capacités de ratisser plus large alors qu’il semble concentrer sa séduction sur une certaine frange de la jeunesse ?</p>
<p>Le second impact de cette élimination de Marine Le Pen est à trouver dans les multiples écuries politiques qui se préparaient à cette présidentielle. La droite comme la gauche aiguisaient leurs arsenaux en prévision d’une fatale complétion avec Marine Le Pen. Elles s’apprêtaient à choisir la meilleure personnalité capable de croiser le fer avec Marine Le Pen. Or l’absence de cette dernière rebat les cartes et les oblige et revoir et leurs stratégies et leurs castings. Les profils qui étaient valables et adoubés hier peuvent apparaître anachroniques aujourd’hui.</p>
<p>Un autre impact n’est pas à négliger aussi suite à cette disparition. C’est celui qu’elle va provoquer sur l’hémisphère gauche de la carte politique française, notamment à l’extrême gauche de la France Insoumise. Jean-Luc Mélenchon a bâti et ses postures et ses ambitions comme étant la seule force politique capable d’empêcher Marine Le Pen d’accéder à L’Elysée. Or par une effet de balancier, la disparition de Marine Le Pen du spectre politique français pourrait avoir comme conséquence une démagnétisation du discours de la France Insoumise au profit des partis de la gauche traditionnelle comme les socialistes ou les verts. Jean-Luc Mélenchon pourrait se sentir orphelin de Marine Le Pen.</p>
<p>Une autre conséquence politique n’est pas à exclure. Prise par un sentiment de vengeance, Marine Le Pen pourrait de nouveau s’associer à la gauche et faire tomber le gouvernement et provoquer à terme de nouvelles élections législatives. Mais Marine Le Pen devrait réfléchir à deux fois avant d’envisager un tel scénario. Dans le cas où Emmanuel Macron reprendrait l’été prochain sa capacité à dissoudre l’Assemblée nationale et à organiser de nouvelles législatives anticipées, une des grandes victimes de cette décision serait Marine Le Pen elle-même. Frappée par une peine d’inéligibilité de cinq ans, elle ne pourrait pas se représenter au poste de députée et disparaîtrait radicalement de la vie politique française.</p>
<p>La chute de la maison Le Pen change complètement la donne politique en France. Ce qui reste à Marine Le Pen comme rôle à jouer est celui de marionnettiste derrière un faux nez qui s’appelle Jordan Bardella en espérant des victoires par procuration.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>La leader du RN, Marine Le Pen, condamnée à 5 ans d&#8217;inéligibilité, va faire appel</title>
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		<pubDate>Mon, 31 Mar 2025 10:59:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[En direct]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[condamnation]]></category>
		<category><![CDATA[justice]]></category>
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					<description><![CDATA[La cheffe de file des députés du Rassemblement National, Marine Le Pen, a été condamnée ce lundi à 5 ans d'inéligibilité avec exécution immédiate, va faire appel.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Marine Le Pen a été reconnue coupable de détournement de fonds publics ce lundi 31 mars, dans le cadre du procès des assistants parlementaires européens du FN, et est aussi condamnée à quatre ans de prison dont deux ferme aménagés sous bracelet et 100.000 euros d&rsquo;amende.</p>
<p>L&rsquo;appel n&rsquo;étant pas suspensif en cas d&rsquo;exécution provisoire, la leader du RN voit son avenir politique subitement s&rsquo;assombrir, empêchée à ce stade par la justice de concourir à la prochaine élection présidentielle.</p>
<p>La présidente du tribunal correctionnel de Paris a justifié cette inéligibilité infligée par l' »atteinte aux règles du jeu démocratique » qu&rsquo;a constitué selon le tribunal le détournement de 4,1 millions d&rsquo;euros, même si celui-ci ne s&rsquo;est pas fait à des fins d&rsquo;enrichissement personnel.</p>
<div class="sc-nlqesd-4 hdzJtJ"></div>
<p>Au final 23 prévenus ont été condamnés à des peines allant de 6 mois de prison avec sursis à 4 ans dont 2 ans ferme &#8211; la peine maximale ayant été prononcée pour Marine Le Pen &#8211; assorties, selon les cas, d&rsquo;amendes et de peines d&rsquo;inéligibilité, parfois avec sursis. Un seul prévenu a été relaxé.</p>
<p>Le parti RN, jugé en tant que personne morale, a été condamné à 2 millions d&rsquo;euros d&rsquo;amende, dont 1 million avec sursis.</p>
<div class="sc-1u9r8h-2 fnwbUs">
<div class="sc-1u9r8h-0 dFwAOQ">
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</div>
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<div class="sc-108qdzy-3 VFPMm mt-7">
<div class="sc-108qdzy-1 ebSjK" role="group">
<div class="sc-108qdzy-0 kjLcmT">
<p>Si son camp dénonce un déni de démocratie, le reste de l&rsquo;échiquier politique français appelle à respecter cette décision de justice.</p>
<p>Cette décision de justice a été vivement condamnée du côté du Rassemblement National. « Aujourd&rsquo;hui, ce n&rsquo;est pas seulement Marine Le Pen qui est injustement condamnée : c&rsquo;est la démocratie française qui est exécutée »,  a dénoncé son président, Jordan Bardella.</p>
</div>
</div>
</div>
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		<title>La grande heure de vérité pour Emmanuel  Macron !</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Jul 2024 13:35:02 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[France]]></category>
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		<category><![CDATA[Rassemblement national]]></category>
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					<description><![CDATA[Quelques soient les résultats de ce second tour de ces législatives anticipées du 7 juillet, Emmanuel Macron semble incarner l’homme qui a tout perdu. Que cela aboutisse à un blocage par manque de majorité absolue ou à une expérience de cohabitation politique avec le Rassemblement National, il est difficile d’imaginer que la séquence qui arrive &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h4><strong>Quelques soient les résultats de ce second tour de ces législatives anticipées du 7 juillet, Emmanuel Macron semble incarner l’homme qui a tout perdu. Que cela aboutisse à un blocage par manque de majorité absolue ou à une expérience de cohabitation politique avec le Rassemblement National, il est difficile d’imaginer que la séquence qui arrive puisse procurer un quelconque confort à Emmanuel Macron. Bien au contraire, les jours et les semaines qui s’annoncent ressembleraient plus un chemin de croix qu’à un long fleuve tranquille.</strong></h4>
<p>Et pour cause. Les yeux des Français, mais aussi d’une grande partie de la communauté internationale, seront rivés sur cette soirée du dimanche prochain  pour savoir quelle majorité pourra ainsi gouverner la France à l’issue des élections législatives anticipées, le fruit du grand coup de Poker de la dissolution opérée par le président Emmanuel Macron.</p>
<p>Avec cette interrogation à haute densité de suspens : la France va-t-elle sombrer dans les bras de l’extrême droite ou vivre un morcellement qui rendrait impossible la moindre alliance de gouvernement ? Cette question est d’autant plus pertinente qu’à la veille de ce second tour des législatives, bien malin celui qui pourra prédire la physionomie de la future Assemblée nationale.</p>
<p>La dynamique du 30 juin qui promettait au RN une possible majorité absolue est en train de reculer visiblement entre les deux tours. Deux raisons expliquent cette baisse d’enthousiasme dans les rangs de l’extrême droite. La première réside dans les multiples appels à former un barrage républicain pour barrer la route à l’extrême droite. Même si ce barrage paraît moins massif et les appels pour l’ériger moins tranchés, la dramatisation de cette possible arrivée de l’extrême droite au pouvoir pourrait être à l’origine d’un choc de conscience de la part de larges franges de la société pour qui l’extrême droite est le cauchemar absolu.</p>
<p>La seconde raison qui freine les espoirs de Marine Le Pen et de Jordan Bardella est à trouver dans les nombreux désistements de la gauche et du parti présidentiel au profit du candidat capable de battre le candidat RN dans le cadre de centaines de triangulaires. Les consignes de vote, claires pour les uns, ambiguës pour les autres, ont quand même quelque peu refroidi cette extrême droite qui se voyait déjà dans les palais de la République.</p>
<p>Cette incertitude, née entre les deux tours, a même inspiré une voie que personne n’avait envisagé, à l’exception d’Emmanuel Macron qui rêvait d’un centre imposant capable de concurrencer et d’être une alternative aux deux extrêmes de droite comme de gauche. Cette voie a été théorisée par le premier ministre Gabriel Attal lorsqu’à la surprise générale, il avait évoqué la possibilité de former une majorité plurielle. Dans l’esprit du toujours premier ministre de la France jusqu’à lundi 8 juillet, cette majorité pourrait comprendre le parti présidentiel Renaissance, Le Modem de François Bayrou, Horizons d’Edouard Philippe, le PS d’Olivier Faure, sans oublier les verts , les communistes et Place Publique de Raphaël Glucksmann .</p>
<p>Outre qu’il est impossible de savoir si ces partis politiques sont capables de réaliser des performances qui leur garantiraient la majorité absolue, il est tout aussi impossible d’affirmer que ces forces politiques, traversées par de profondes divergences, pourraient s’entendre sur un programme de gouvernement. Ce qui fait du souhait de Gabriel Attal d’une majorité plurielle un rêve difficile à atteindre. D’autant plus que les mauvaises langues pourraient rappeler à Gabriel Attal que si Emmanuel Macron avait accepté le principe d’une majorité plurielle en négociant un accord de gouvernement avec Les Républicains, il n’aurait pas besoin de dissoudre l’assemblée et d’organiser ces législatives anticipées.</p>
<p>Le scénario le plus attendu pour ce second tour, à supposer que le taux de participation pourrait aller à la hausse, est qu’aucun parti ne pourrait être en capacité d’avoir la majorité absolue et former un gouvernement. Dans ce cas précis, outre une situation de blocage qui pourrait exercer une énorme pression sur Emmanuel Macron et peut être l’obliger à recourir à des choix qu’il a jusqu’à maintenant refusés, l’hypothèse de la formation d’un gouvernement technique qui pourrait gérer de manière administrative les affaires du pays est régulièrement évoquée. Mais si cette solution pourrait exceptionnellement sauver la gestion du pays, il ne pourrait pas le protéger des risques de colères sociales et politiques. Dans le cas d’un gouvernement technocratique, le jeu des institutions politiques est paralysé et tout le pays est mis sous le mode Pause en attendant que passe une année pour qu’Emmanuel Macron puisse reprendre sa capacité à dissoudre cette ingouvernable assemblée.</p>
<p>Dans le scénario du blocage qui s’annonce avec un halo certain d’une grande crise de régime, Emmanuel Macron sera aux premières loges. Sa responsabilité directe est engagée. S’appliquera alors sur lui une célèbre maxime populaire marocaine « Celui qui a fait des noeuds avec ses mains doit les défaire avec ses dents »</p>
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		<title>Marine Le Pen assure que le titre de « Chef des armées » pour Macron n&#8217;est que « honorifique »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Jun 2024 08:22:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[En direct]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[chef des armées]]></category>
		<category><![CDATA[constitution]]></category>
		<category><![CDATA[Jordan Bardella]]></category>
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					<description><![CDATA[En cas d'une possible cohabitation du chef de l'Etat avecle président du Rassemblement national Jordan Bardella, Marine Le Pen a assuré que le titre "Chef des armées" pour le président de la République, "c'est un titre honorifique puisque c'est le Premier ministre qui tient les cordons de la bourse",]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>« Jordan (Bardella) n&rsquo;a pas l&rsquo;intention de lui chercher querelle, mais il a posé des lignes rouges. Sur l&rsquo;Ukraine, le président ne pourra pas envoyer de troupes », a ajouté la patronne des députés RN dans un entretien au quotidien régional Le Télégramme.</p>
<p>Le président du Modem, François Bayrou, a estimé jeudi que Marine Le Pen avait mis « en cause profondément la Constitution » en jugeant que Chef des armées n&rsquo;était qu' »un titre honorifique » pour le président de la République.</p>
<p>« Si vous prétendez que celui qui nomme aux emplois civils et militaires de l&rsquo;Etat, celui qui préside les conseils de défense, celui dont la Constitution dit en toutes lettres qu&rsquo;il est le chef des armées, si vous prétendez que ce n&rsquo;est pas vrai, que ce serait des titres pour faire joli, alors vous mettez en cause profondément la Constitution », a affirmé l&rsquo;allié d&rsquo;Emmanuel Macron sur Europe1-Cnews, jugeant cette déclaration « extrêmement grave ».</p>
<p>Emmanuel Macron avait ouvert le débat sur l&rsquo;envoi en Ukraine de soldats occidentaux en février, en refusant d&rsquo;exclure l&rsquo;option.</p>
<p>Lors d&rsquo;une présentation à Paris de son programme dans le cadre des élections législatives, Jordan Bardella avait indiqué lundi qu&rsquo;il faisait au contraire de « l&rsquo;envoi de troupes (françaises) au sol ukrainien » une « ligne rouge très claire ».</p>
<p>« Je n&rsquo;entends pas créer les conditions ou mettre en oeuvre » un tel projet, avait-il ajouté, faisant valoir qu&rsquo;il s&rsquo;agissait de « (sa) position » et « celle de (son) mouvement » politique.</p>
<p>« Si nous arrivons aux responsabilités, c&rsquo;est pour appliquer une politique, ce n&rsquo;est pas pour faire semblant, ce n&rsquo;est pas pour occuper des places et des strapontins », a abondé pour sa part  sur BFMTV-RMC le député RN Sébastien Chenu, vice-président du parti lepéniste.</p>
<p>Il a rappelé les « lignes rouges » du RN: « pas d&rsquo;armes à longue portée » pour l&rsquo;Ukraine et aider Kiev financièrement « dans la mesure où financièrement, on peut continuer à l&rsquo;aider ».</p>
<p>Si le Rassemblement national, grand favori des sondages, remportait les élections législatives des 30 juin et 7 juillet, une situation de cohabitation entre un président et un gouvernement de couleurs politiques différentes se mettrait en place.</p>
<p>Lors des trois précédentes cohabitations de la Ve République, le président avait conservé de larges pouvoirs en matière de politique internationale et de défense, au nom d&rsquo;une interprétation de la Constitution octroyant un « domaine réservé » au chef de l&rsquo;Etat.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Le pari très risqué de Macron face à la victoire écrasante de l&#8217;extreme droite</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Jun 2024 06:55:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[C’est un véritable tremblement politique qu’ont vécu les Français ce dimanche 9 juin. Emmanuel Macron et son entourage avaient beau dire que les élections européennes ne devaient pas avoir d’incidences nationales, la leçon qu’ils en ont tirée est que l’extrême droite était tellement haute dans le pays qu’il était indispensable de rebattre les cartes, non &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h4><strong>C’est un véritable tremblement politique qu’ont vécu les Français ce dimanche 9 juin. Emmanuel Macron et son entourage avaient beau dire que les élections européennes ne devaient pas avoir d’incidences nationales, la leçon qu’ils en ont tirée est que l’extrême droite était tellement haute dans le pays qu’il était indispensable de rebattre les cartes, non sans arrières-pensées.</strong></h4>
<p>En effet, personne parmi la galaxie des observateurs ne s’attendait à ce que le président Emmanuel Macron allait prendre la décision de dissoudre l’Assemblée nationale et d’appeler à de nouvelles élections législatives. C’est dire à quel point l’annonce présidentielle de ce dimanche 9 juin de convoquer les Français pour un scrutin législatif le 30 juin et le 7 juillet était un coup de tonnerre dans le ciel déjà perturbé de la politique en France.</p>
<p>La décision présidentielle a été annoncée prise sans signe avant-coureur et a provoqué la surprise. Le parti de l’extrême droite, le Rassemblement National (RN) a raflé la mise et a dépassé la liste de la majorité de plus de 15 points. Une humiliation suprême qui ne pouvait rester sans réponse.</p>
<p>La dissolution de l’Assemblée a longtemps été demandée par la patron du RN Jordan Bardella. Il en avait même fait un leitmotiv politique qu’il présentait à chaque fois comme un défi personnel lancé au chef de l’Etat. Dans les analyses du cénacle politique français, la dissolution était une hypothèse évoquée mais peu probable. Le raisonnement développé pour justifier cette négation était de dire que Macron qui terminait son second mandat et qui n’avait pas d’enjeux personnels puisqu’un troisième mandat lui était interdit par la constitution, n’avait aucune raison de faire ce cadeau à l’extrême droite.</p>
<p>D’autant plus que non seulement il risquait de perdre la frêle majorité dont il disposait, il risquait aussi d’offrir à l’extrême droite une entrée encore plus massive à l’Assemblée et peut être la capacité de former le prochain gouvernement. Et si on rajoutait à ces craintes, la séquence d’une France qui s’apprête à organiser les jeux olympiques, une déstabilisation de l’exécutif paraissait rompre avec toutes les logiques de prudence et de modération.</p>
<p>Et pourtant c’est la décision qu’Emmanuel Macron vient de prendre. Renverser la table et imposer des élections législatives tellement proches dans le temps que très peu de partis politiques peuvent prétendre être totalement prêts pour mener cette course électorale. Sans doute Emmanuel Macron compte-t-il sur un sursaut citoyen pour faire barrage à l’extrême droite ?</p>
<p>En procédant à la dissolution, Emmanuel Macron court le risque d’offrir le poste de Premier ministre à Jordan Bardella et de subir pour les trois années qui lui restent l’expérience de la cohabitation déjà vécue par François Mitterrand et Jacques Chirac. Mais pour cela, il faut que le Rassemblement National de Marine Le Pen puisse décrocher la majorité de sièges à l’Assemblée ou disposer de suffisamment d’alliés pour former une majorité de coalition. Ce qui au vu des postures de rupture du RN paraît un but difficile à atteindre.</p>
<p>Marine Le Pen va-t-elle proposer une alliance à Reconquête d’Eric Zemmour avec qui elle entretient des relations difficiles ou réussir à convaincre Les Républicains alors qu’elle est en concurrence politique avec eux et dont tout succès du RN est une menace existentielle pour leur survie ?</p>
<p>Si la décision de Macron va provoquer un choc dans la galaxie de droite, elle va aussi provoquer un immense tremblement de terre à gauche. Motivée par la seule envie impériale de faire barrage à l’extrême droite dont le danger se précise avec clarté aujourd’hui, cette gauche traditionnellement dispersées, rongée par la guerre des egos et des chapelles est condamnée à unifier ses stratégies sous peine de céder ses territoires à l’extrême droite et devoir subir les conséquences de sa possible arrivée au pouvoir, législatives demain, exécutif après-demain.</p>
<p>En dissolvant contre toute attente, Emmanuel Macron plonge le pays dans l’inconnu, joue une partie de poker extrêmement risquée et fait subir aux Français un choc de vérités qui les obligent à choisir et à se déterminer par rapport à ces « vents mauvais » qui soufflent sur l’Europe et d’en assumer pleinement les conséquences. Et si la stratégie d’Emmanuel Macron était de crever l’abcès de la présidentielle à travers ces élections législatives anticipées, avec l’espoir à la fois secret et risqué de voir que sur un scrutin national, le plafond de verre qui bloque l’extrême droite française fonctionne toujours malgré les illusions d’optique qui distillent la sensation contraire.</p>
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		<title>Le Jackpot de l&#8217;extrême droite en France entraîne la dissolution de l&#8217;Assemblée nationale</title>
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		<pubDate>Sun, 09 Jun 2024 19:39:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Les derniers sondages en France n&#8217;ont pas été démentis ce dimanche 9 juin 2024. Ils avaient annoncé une inquiétante réalité politique. L’extrême droite de Marine Le Pen a remporté, avec comme tête de liste Jordan Bardella, les élections européennes, écrasant le parti présidentiel avec 32 % des voix contre 15 % et obligeant Emmanuel Macron &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h4><strong>Les derniers sondages en France n&rsquo;ont pas été démentis ce dimanche 9 juin 2024. Ils avaient annoncé une inquiétante réalité politique. L’extrême droite de Marine Le Pen a remporté, avec comme tête de liste Jordan Bardella, les élections européennes, écrasant le parti présidentiel avec 32 % des voix contre 15 % et obligeant Emmanuel Macron à dissoudre l&rsquo;Assemblée nationale.</strong></h4>
<p>« Je signerai dans quelques instants le décret de convocation des élections législatives qui se tiendront le 30 juin pour le premier tour et le 7 juillet pour le second », a déclaré le chef de l&rsquo;Etat dans une allocution télévisée après l&rsquo;annonce des résultats aux européennes.</p>
<p>La victoire de l&rsquo;extrême droite était attendue. Le jeune Bardella, 28 ans , avait fait campagne sur les thèmes de l&rsquo;immigration, de la sécurité et du pouvoir d&rsquo;achat et avait en effet caracolé en tête pendant toute la campagne, bien loin devant Valérie Hayer, 38 ans.</p>
<p>Finie l’époque de la diabolisation. Il semble loin le fameux plafond de verre qui empêcherait fatalement l&rsquo;accès de l&rsquo;extrême droite à l’Elysée.  Si le Rassemblement National, ex Front National, a réussi cet exploit de devenir un pari normal et fréquentable, il le doit surtout à la redoutable stratégie de son icône Marine Le Pen, aidée il est vrai, même de manière involontaire, par un autre symbole de l’extrémisme Eric Zemmour.</p>
<p>Cela s’est passé sur deux étapes. D’abord lors de la course à la présidentielle. Dans sa stratégie de surenchères, Eric  Zemmour, nouveau dans la galaxie politique, s’est construit sur  des discours et des postures beaucoup plus extrémistes que Marine Le Pen. Durant la campagne présidentielle, Zemmour a réussi, à force d’excès et de coups de mentons, à faire passer Marine Le Pen pour « une modérée » de l’extrême droite. L’intelligence politique de la patronne du Rassemblement National était de prendre ses distances avec Éric Zemmour et de ne pas épouser sa logique de surenchère.</p>
<p>La seconde étape fut sa gestion de son groupe parlementaire, à la fois massif et discipliné. Marine Le Pen avait fait le choix de laisser la présidence du Rassemblement National au jeune Jordan Bardella. Elle a préféré la présidence du groupe parlementaire. L’occasion de gérer de l’intérieur du parlement des alliances avec d’autres groupes parlementaires. Durant les houleux débats qu’a connu l’assemblée nationale, Marine Le Pen avait fait montre, selon les observateurs, d’une bonne maîtrise de l’agenda politique et d’un contrôle visible de son groupe qui avait fait montre d’une surprenante discipline pour un parti dont la doctrine politique est la remise en cause des fondamentaux du système.</p>
<p>Il faut dire que pour ne pas commettre des bourdes et des outrances, Marine Le Pen s’est livrée à une diète médiatique très remarquée. Elle laisse souvent ses lieutenants aller au-devant de l’opinion pour expliquer les positions du Parti. Dans la stratégie du Rassemblement National, cela s’appelle prendre de la hauteur en organisant une rareté de la parole dans le but manifeste de « présidentialiser » son image.</p>
<p>Marine Le Pen fut aidée dans sa stratégie de dédiabolisation par les choix politiques du gouvernement de mettre au cœur du débat politique des affaires en lien direct avec son programme: les questions liées à l’immigration.</p>
<p>Ainsi sans être obligée de fournir le moindre effort pour imposer ses thématiques préférées sur le débat politique, Marine Le Pen attendait sagement que le fruit mûr tombe dans son escarcelle. Le gouvernement surtout sous l’influence d’une personnalité aussi ambitieuse que le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin s’est arrangé pour mettre au centre de la préoccupation nationale française la question migratoire.</p>
<p>En procédant ainsi, non seulement le gouvernement valide le programme de l’extrême droite mais donne aussi à ses leaders une crédibilité politique qu’ils vont utiliser pour normaliser les images.</p>
<p>Il est tout aussi vrai que si Marine Le Pen et son idéologie xénophobe sont devenus fréquentables aux yeux des français, c’est parce que s’est opéré en France un profond mouvement de restructuration médiatique qui a vu naître des groupes de médias entiers dont la ligne éditoriale est de lustrer l’image de l’extrême droite en tentant de l’expurger de tous les répulsifs qui l’ont maintenu depuis longtemps à la marge de la vie politique française. Ces groupes de médias derrière lesquels se trouvent de puissants capitaux sont un signe incontestable des dérives de la vie politique française vers les extrêmes.</p>
<p>Mais est-ce à dire que Marine Le Pen, une fois banalisée, est assurée  de prendre l’Elysée lors des prochaines présidentielles ? Rien n’est moins sûr. La banalisation porte aussi un risque intrinsèque pour le Rassemblement National, celui de perdre ses atouts attractifs basés sur la défiance du système à travers les multiples ruptures qu’il fait mine de proposer. Sans compter que pour atteindre le graal du pouvoir en France, il faut non seulement devenir fréquentable mais s’assurer aussi de l’adhésion d’une majorité de français. Ce qui n&rsquo;est pas encore acquis au vu des sondages qui favorisent actuellement une personnalité de droite en réserve de la République comme l’ancien Premier ministre d’Emmanuel Macron, le très silencieux Edouard Philippe.</p>
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		<title>Macron KO debout, le RN aux portes du pouvoir!</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Jun 2024 07:52:50 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Emannuelle Macron]]></category>
		<category><![CDATA[Jordan Bardella]]></category>
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					<description><![CDATA[C’est au lendemain de ce premier tour de des législatives qu’Emmanuel Macron  a dû encore mieux mesurer le pari fou de la dissolution. Il voulait un centre fort et rassembleur. Il se retrouve avec des extrêmes imposants. Il avait une majorité certes relative, il se retrouvera avec un groupe parlementaire ne dépassant pas la centaine. &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h4><strong>C’est au lendemain de ce premier tour de des législatives qu’Emmanuel Macron  a dû encore mieux mesurer le pari fou de la dissolution. Il voulait un centre fort et rassembleur. Il se retrouve avec des extrêmes imposants. Il avait une majorité certes relative, il se retrouvera avec un groupe parlementaire ne dépassant pas la centaine. La perte est immense. L’aventure de la dissolution tourne à la catastrophe nationale.</strong></h4>
<p>Car on y est presque. Il ne reste à l’extrême droite que peu pour s’emparer d’une majorité absolue à l’Assemblée nationale et prendre Matignon pour diriger le gouvernement et gérer le pays. Ce qui était un cauchemar pour les uns est en train de devenir une douce réalité pour d’autres. Ce qui était un rêve pour les autres est en train de se transformer en un fait accompli et presque accepté par beaucoup.</p>
<p>Ce premier tour de ces législatives anticipées a connu une participation record. Les Français d’habitude si avares de leurs votes se sont rués sur les urnes. Le taux de participation indiquait déjà que le pays est sous le choc d’un changement brusque, d’une transformation inévitable. Les résultats de cette participation massive a profité à deux camps. Celui de l’extrême droite confortée dans sa lancée depuis le sacre des Européennes. Et celui de la gauche dans sa renaissance de ses cendres après une longue traversée du désert.</p>
<p>Aujourd’hui plus que jamais l’extrême droite est aux portes du pouvoir et la France au centre d’une attention internationale particulière. Devant cette hypothèse, l’idée d’un barrage républicain est en train de voir le jour. Avec ce cri de ralliement pour ce second tour de ces législatives : tout saut le RN dans les nombreuses triangulaires qui s’annoncent et dont les résultats vont, ou permettre une victoire de l’extrême droite, ou l’empêcher d’accéder au pouvoir.</p>
<p>Trois postures marquent la construction de ce front républicain. D’abord la harangue lancée par Emmanuel Macron toute de suite après l’annonce des résultats, confirmée par le premier ministre Gabriel Attal. Dans l’esprit de beaucoup, cette position présidentielle ressemble à la situation d’un pyromane qui allume le feu et appel à l’aide pour l’éteindre. Il n’est pas certain qu’il soit audible sur cette question brûlante du barrage républicain.</p>
<p>D’autant plus qu’il avait passé le plus clair de son temps lors de cette courte campagne à stigmatiser les extrêmes qu’il accusait de vouloir provoquer la guerre civile et la faillite économique de la France. Aujourd’hui il se livre à une contorsion difficile à avaler pour beaucoup, celle de préférer un candidat de l’extrême gauche qu’il a tant honni pour barrer le chemin à l’extrême droite, perçue tardivement comme une menace contre l’ordre et les institutions républicaines.</p>
<p>Il y a ensuite la position de la gauche. Sans ambiguïté. Ses chefs ont été d’une grande clarté. Il s’agit de tout faire pour empêcher la victoire des candidats du RN, même s’il faut voter pour le concurrent, qu’il soit de droite ou du camp présidentiel. Cette position de la gauche montre que l’heure est très grave et que la France se trouve devant un vrai danger et qu’il faut tout faire pour faire barrage à l’extrême droite au prix de voter pour des candidats perçus comme des adversaires politiques mais dont la victoire empêcherait la réalisation de cette majorité absolue Indispensable à Marine Le Pen et au jeune Jordan Bardella pour s’emparer des clefs du pouvoir législatif et exécutif.</p>
<p>La troisième posture est à trouver chez ceux à droite pour qui le Nouveau Front de Gauche est plus dangereux que le RN. Et que si demain ils ont à choisir entre leurs deux candidats, il n’hésiterait pas à choisir l’extrême droite. Pour cette catégorie, le barrage républicain ne doit en aucun cas profiter à l’extrême gauche. Et c’est sur eux que le RN parie pour gonfler ses troupes et espérer atteindre la majorité absolue des 289 sièges à l’Assemblée.</p>
<p>Si la victoire de l’extrême droite n’est pas encore acquise, le RN est déjà le grand gagnant de cette dissolution. Les alliés de la France en Europe, au Maghreb et dans le monde scrutent la situation et suivent de très près le probable chamboulement que la France s’apprête à vivre. Un tremblement de terre sur le plan européen. Une grande remise en cause dans ses rapports avec le Maghreb. Il a été constaté pendant la campagne une clarification du discours de l’extrême droite à l’égard de cette région.</p>
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		<title>Euphorie dans les rangs de l’extrême droite française</title>
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		<pubDate>Tue, 07 May 2024 16:15:43 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[France]]></category>
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					<description><![CDATA[C’est un sentiment d’euphorie qui s’empare actuellement des rangs de l’extrême droite française. Les sondages sont au beau fixe et annoncent des performances inédites. Marine Le Pen se voit déjà à l’Élysée et Jordan Bardella à Matignon. Pour eux, indéniablement leur heure approche. Et pour cause. Aujourd’hui il y a un phénomène qui domine l’actualité &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h4><strong>C’est un sentiment d’euphorie qui s’empare actuellement des rangs de l’extrême droite française. Les sondages sont au beau fixe et annoncent des performances inédites. Marine Le Pen se voit déjà à l’Élysée et Jordan Bardella à Matignon. Pour eux, indéniablement leur heure approche.</strong></h4>
<p>Et pour cause. Aujourd’hui il y a un phénomène qui domine l’actualité politique française et écrase presque les certitudes, celui  qui annonce un succès inévitable de l’extrême droite aux prochaines élections européennes. Les multiples instituts de sondages et les différentes études d’opinion annoncent d’une seule voix les performances à venir du duo Marine Le Pen/Jordan Bardella.</p>
<p>Même si les débats brouillons que les chaînes française organisent avec les multiples têtes de liste des différents partis ne laissent pas émerger une personnalité au détriment d’une autre, l’ambiance générale est que les idées de l’extrême droite, notamment sur l&rsquo;immigration, l&rsquo;insécurité, progressent et les candidats qui les portent exercent une attractivité certaine comme le montre la machine des sondages .</p>
<p>Les raisons objectives qui expliquent cette embellie électorale promise à l’extrême droite en France s’explique par plusieurs raisons dont le succès de la stratégie mise en œuvre par Marine Le Pen pour dédiaboliser son parti. À force de modérer son discours sur l’Europe, de s’abstenir des excès langagiers de son père Jean Marie Le Pen, Marine Le Pen avait réussi à fracassé le périmètre sanitaire qui entourait politiquement son parti. Alors qu’il était honteux de s’afficher avec les idées du Rassemblement National (ex Front National), aujourd’hui il est normal d’assumer son appartenance au Rassemblement National, un parti qui se veut plus droite nationale que d’extrême droite .</p>
<p>Cette réhabilitation de l’extrême droite avait été spectaculairement consolidée lors des dernières élections législatives qui ont vu entrer au Parlement français un paquet massif de députés du Rassemblement National. Un groupe si important que Marine Le Pen, candidate déclarée à la prochaine présidentielle, avait préféré le présider plutôt que de diriger le parti dont il a confié la destinée au jeune Jordan  Bardella .</p>
<p>Et c’est tout naturellement que Jordan Bardella a pris aussi la tête de liste RN pour ces européennes. Aujourd’hui il est encore difficile de faire la part des choses dans ce succès annoncé entre le charisme personnel de Jordan Bardella et l’implantation réelle du Parti de Marine Le Pen dans le tissu politique français.</p>
<p>Dans une stratégie de communication bien rodée , le duo Marine le Pen/Jordan Bardella s’amuse à titiller leurs adversaires en faisant comme si la victoire était déjà acquise. La première annonce que dès son entrée à l’Elysée, elle nommerait Jordan Bardella comme Premier ministre et formerai avec lui un couple exécutif fort qui travaillerait à résoudre les problèmes des Français. La seconde annonce que dans le cas de de la confirmation de la victoire de sa liste aux prochaines européennes, il demanderait au président Emmanuel Macron de dissoudre l’Assemblée nationale et d’appeler à des élections législatives anticipées.</p>
<p>Cette extrême droite est tellement certaine de ses prochaines performances et se sent inévitablement portée par des vents favorables qu’elle se permet aujourd’hui une exhibition de muscles à la limite de l&rsquo;euphorie totale. Les plus réticents face à cette dynamique de l’extrême droite française appellent à la prudence face à ce qui peut paraître comme une illusion d’optique produite par des sondages excessivement optimistes pour l’extrême droite. Il n’en demeure pas moins que le succès probable peut s’expliquer aussi par la faiblesse et le manque de fiabilité de l’offre concurrente. La gauche est éparpillée façon puzzle et affaiblie par la guerre des egos, la droite incapable de relever le défi d’être une alternative et la majorité présidentielle soufre de l’usure du pouvoir de la gouvernance Macron.</p>
<p>Pour le Rassemblement National, ces élections européennes sont un second test grandeur nature après les dernières législatives et avant la prochaine présidentielle. Si le parti confirme sa montée en puissance et son implantation, Marine Le Pen aura le chemin pavé vers l’Élysée. Dans le cas contraire, le doute s’installera. Les plus réfractaires à ce succès rappellent que les scrutins ne se ressemblent pas et que l’élection présidentielle est avant tout une rencontre d’un homme ou d’une femme avec un peuple et que Marine Le Pen n’est pas assurée d’être de cet acabit.</p>
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		<title>Macron et le RN, une ambiguïté française !</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Mar 2024 18:10:21 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Conquêtes d’Eric Zemmour]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
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					<description><![CDATA[Sans crier gare, Emmanuel Macron avait dégoupillé une polémique politique dans le spectre français a le secret. Dans une interview, ce qui signifie pour les communicants, une déclaration mûrement réfléchie, le président de la république avait décrété que deux partis, le Rassemblement National (RN) de Marine Le Pen et Conquêtes d’Eric Zemmour, ne faisait pas &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h4><strong>Sans crier gare, Emmanuel Macron avait dégoupillé une polémique politique dans le spectre français a le secret. Dans une interview, ce qui signifie pour les communicants, une déclaration mûrement réfléchie, le président de la république avait décrété que deux partis, le Rassemblement National (RN) de Marine Le Pen et Conquêtes d’Eric Zemmour, ne faisait pas partie de l’arc républicain. Tollé général et intenses polémiques dans les médias affiliés à cette extrême droite française.</strong></h4>
<p>Il faut dire qu’Emmanuel Macron avait sorti cette histoire d’arc républicain comme un cheveu sur la soupe. Personne ne s’y attendait, d’autant plus que sa gouvernance donnait cette solide impression d’accepter le RN comme un parti comme les autres. Le Premier ministre Gabriel Attal ne venait-il pas de déclarer solennellement que pour lui l’arc républicain, c’est l’Assemblée nationale où le parti de Marine Le Pen dispose de 89 députés ? Emmanuel Macron n’avait-il pas organisé des séances de dialogue national avec les chefs de partis dont Jordan Bardella, président du RN ? Sans aucune contrition idéologique, ni tentation de se pincer le nez.</p>
<p>Cette violente charge inattendue de Macron contre l’extrême droite semble avoir plusieurs raisons, y compris une essentielle. Celle de l’application du fameux « En même temps ». Emmanuel Macron adopte deux postures en même temps. D’un côté, il court derrière le programme de l’extrême droite comme l’avait montré récemment l’adoption par le parlement d’une version radicale de la loi sur l’immigration avant d’être opportunément expurgée par le conseil constitutionnel de ses articles les plus polémiques. De l’autre côté, il tire la sonnette d’alarme devant les tentatives réussies, jusqu’à présent, du processus de dédiabolisation de Rassemblement National. Cette normalisation a permis à l’extrême droite de faire entrer un groupe massif de parlementaires à l’assemblée nationale et de rêver à haute voix de conquérir L’Elysée en 2027.</p>
<p>C’est sans doute dans ce contexte de craintes et d’angoisses de voir cette extrême droite se renforcer à vue d’œil qu’il y a actuellement une volonté de la gouvernance de Macron de cibler les médias qui ont font à la fois sa promotion et sa propagande. Récemment le groupe médiatique de l’homme d’affaire Vincent Bolloré, composé de médias comme Cnews, C8, Europe 1 ou le JDD, a été ciblé par de sourdes critiques venant de certaines institutions, l’accusant de violer les règles les plus basiques de la déontologie journalistique, en organisant une parole politique unicolore et sans diversité.</p>
<p>La violente charge contre ces médias, à quelques semaines des élections européennes, indique que la gouvernance Macron est entrée dans une logique politique de tenter d’affaiblir les vaisseaux médiatiques de l’extrême droite. Selon cette perception, ces médias de Bolloré participent non seulement à banaliser la pensée de l’extrême droite mais aussi à élargir son cercle d’influence et par conséquent augmenter sa capacité de séduction et de persuasion.</p>
<p>Par ailleurs, l’extrême droite et ses affiliés sont accusés de jeter l’huile sur le feu des grognes sociales qui se multiplient au fur et à mesure que les échéances électorales s’approchent. La récente illustration est à trouver dans la colère ascendante des agriculteurs français.</p>
<p>Se présentant à tort ou à raison comme la première force politique représentant le monde rural, l’extrême droite, notamment celle incarnée par Marine Le Pen, surfe sur cette crise pour la transformer en carburant électoral. Et à ce rythme là, la stratégie du RN a toutes les raisons de cocher toutes les cases pour réaliser des performances lors des prochaines européennes et de se préparer pour la grande bataille des présidentielles.</p>
<p>C’est sans aucun doute pour tenter de stopper cet élan et provoquer un choc politique auprès des français qu’Emmanuel Macron a eu recours à ce rappel de non appartenance de l’extrême droite à l’arc républicain. Il s’agit en fait de dire aux français que malgré toutes les opérations de maquillage politiques auxquelles cette extrême droite s’est livrée, elle demeure un danger politique et idéologique pour les institutions de la république. Il n’est pas certain que cette charge va décourager le noyau dur des électeurs qui votent Marine Le Pen, mais il est à espérer qu’elle participe à réveiller les autres catégories, notamment à gauche que si elles ne se réveillent pas, L’Elysée tombera certainement dans l’escarcelle de l’extrême droite.</p>
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		<title>Macron et le RN, une ambiguïté française !</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Mar 2024 18:08:23 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<h4><strong>Sans crier gare, Emmanuel Macron avait dégoupillé une polémique politique dans le spectre français a le secret. Dans une interview, ce qui signifie pour les communicants, une déclaration mûrement réfléchie, le président de la république avait décrété que deux partis, le Rassemblement National (RN) de Marine Le Pen et Conquêtes d’Eric Zemmour, ne faisait pas partie de l’arc républicain. Tollé général et intenses polémiques dans les médias affiliés à cette extrême droite française.</strong></h4>
<p>Il faut dire qu’Emmanuel Macron avait sorti cette histoire d’arc républicain comme un cheveu sur la soupe. Personne ne s’y attendait, d’autant plus que sa gouvernance donnait cette solide impression d’accepter le RN comme un parti comme les autres. Le Premier ministre Gabriel Attal ne venait-il pas de déclarer solennellement que pour lui l’arc républicain, c’est l’Assemblée nationale où le parti de Marine Le Pen dispose de 89 députés ? Emmanuel Macron n’avait-il pas organisé des séances de dialogue national avec les chefs de partis dont Jordan Bardella, président du RN ? Sans aucune contrition idéologique, ni tentation de se pincer le nez.</p>
<p>Cette violente charge inattendue de Macron contre l’extrême droite semble avoir plusieurs raisons, y compris une essentielle. Celle de l’application du fameux « En même temps ». Emmanuel Macron adopte deux postures en même temps. D’un côté, il court derrière le programme de l’extrême droite comme l’avait montré récemment l’adoption par le parlement d’une version radicale de la loi sur l’immigration avant d’être opportunément expurgée par le conseil constitutionnel de ses articles les plus polémiques. De l’autre côté, il tire la sonnette d’alarme devant les tentatives réussies, jusqu’à présent, du processus de dédiabolisation de Rassemblement National. Cette normalisation a permis à l’extrême droite de faire entrer un groupe massif de parlementaires à l’assemblée nationale et de rêver à haute voix de conquérir L’Elysée en 2027.</p>
<p>C’est sans doute dans ce contexte de craintes et d’angoisses de voir cette extrême droite se renforcer à vue d’œil qu’il y a actuellement une volonté de la gouvernance de Macron de cibler les médias qui ont font à la fois sa promotion et sa propagande. Récemment le groupe médiatique de l’homme d’affaire Vincent Bolloré, composé de médias comme Cnews, C8, Europe 1 ou le JDD, a été ciblé par de sourdes critiques venant de certaines institutions, l’accusant de violer les règles les plus basiques de la déontologie journalistique, en organisant une parole politique unicolore et sans diversité.</p>
<p>La violente charge contre ces médias, à quelques semaines des élections européennes, indique que la gouvernance Macron est entrée dans une logique politique de tenter d’affaiblir les vaisseaux médiatiques de l’extrême droite. Selon cette perception, ces médias de Bolloré participent non seulement à banaliser la pensée de l’extrême droite mais aussi à élargir son cercle d’influence et par conséquent augmenter sa capacité de séduction et de persuasion.</p>
<p>Par ailleurs, l’extrême droite et ses affiliés sont accusés de jeter l’huile sur le feu des grognes sociales qui se multiplient au fur et à mesure que les échéances électorales s’approchent. La récente illustration est à trouver dans la colère ascendante des agriculteurs français.</p>
<p>Se présentant à tort ou à raison comme la première force politique représentant le monde rural, l’extrême droite, notamment celle incarnée par Marine Le Pen, surfe sur cette crise pour la transformer en carburant électoral. Et à ce rythme là, la stratégie du RN a toutes les raisons de cocher toutes les cases pour réaliser des performances lors des prochaines européennes et de se préparer pour la grande bataille des présidentielles.</p>
<p>C’est sans aucun doute pour tenter de stopper cet élan et provoquer un choc politique auprès des français qu’Emmanuel Macron a eu recours à ce rappel de non appartenance de l’extrême droite à l’arc républicain. Il s’agit en fait de dire aux français que malgré toutes les opérations de maquillage politiques auxquelles cette extrême droite s’est livrée, elle demeure un danger politique et idéologique pour les institutions de la république. Il n’est pas certain que cette charge va décourager le noyau dur des électeurs qui votent Marine Le Pen, mais il est à espérer qu’elle participe à réveiller les autres catégories, notamment à gauche que si elles ne se réveillent pas, L’Elysée tombera certainement dans l’escarcelle de l’extrême droite.</p>
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