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	<title>Maghreb &#8211; Atlasinfo</title>
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	<title>Maghreb &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>Que serait le Maghreb sans ce grand frein nommé Polisario?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Mar 2026 07:09:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Les récentes accélérations du dossier du Sahara marocain laissent entrevoir une issue et une sortie de crise bien plus rapides que ne le laissait présager la lente dynamique des négociations classiques.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h4 class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph"><strong>Il a fallu attendre cinq décennies pour poser la question en des termes clairs et tranchés. Il en faudra beaucoup moins pour la voir se réaliser. C’est désormais une question de quelques mois, voire de quelques courtes années, avant de voir le Polisario disparaître totalement de la scène politique maghrébine. Cette courte période n’est rien au regard de la grande dynamique de l’Histoire. Et les pays comme les peuples du Maghreb ont raison de se poser cette question stimulante: </strong></h4>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph">L’une des premières conséquences serait la disparition d’un obstacle majeur à la tension persistante entre le Maroc et l’Algérie. Qui pourrait, après la sortie du Polisario, continuer à soutenir l’idée d’une rupture diplomatique entre les deux pays, d’une fermeture des frontières et d’une distanciation forcée entre deux populations que tant de choses rapprochent? Même si les ingrédients d’une compétition naturelle demeurent, plus rien ne pourrait justifier l’état de rupture actuel.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph">Une fois les nuages noirs du Polisario dissipés, par la négociation ou par la force de la légalité internationale, plus rien ne s’opposerait à une embellie majeure dans le voisinage maghrébin. À l’exception, sans doute, de certaines forces politico-militaires qui tiraient des profits conjoncturels du maintien du Polisario et de ses fonctions dans la région. Mais elles seraient alors affaiblies, devenues inaudibles, et leur capacité à souffler sur les braises largement neutralisée.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph">Le Maghreb sans le Polisario? Un rêve dont la réalisation semble proche et qui ouvre de vastes perspectives pour l’ensemble de la région. À commencer par les aspirations unitaires qui avaient animé la création de l’Union du Maghreb arabe, cette structure mise au congélateur depuis des décennies, censée coordonner les grandes démarches communes et nourrir les ambitions régionales. Au cœur de cette nouvelle ère débarrassée du Polisario se trouverait la complémentarité économique entre les pays du Maghreb, susceptible de transformer profondément le présent et l’avenir de la région. Le Maghreb sans le Polisario, ce serait d’abord un Maroc concentré exclusivement sur son développement économique, transférant une partie significative de son budget consacré à la défense et à la sécurité vers le financement de grands projets structurants, au service du bien-être de la population. Le spectre de la division et de la confrontation militaire éloigné, le Royaume pourrait consacrer toute son énergie aux grandes questions de transformation et d’essor économique, celles qui façonnent durablement le destin des peuples.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph">Le Maghreb sans le Polisario, ce serait aussi une Algérie libérée d’une obsession qui pèse lourdement sur ses finances, hypothèque son économie et l’enferme dans une logique de confrontation permanente avec son voisinage et son environnement international. Sans le Polisario, l’Algérie retrouverait une normalité diplomatique. Ses militaires n’auraient plus de prétexte pour maintenir la région sous tension. La compétition naturelle avec le Maroc pourrait subsister, mais elle perdrait en intensité et en agressivité.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph">Le Maghreb sans le Polisario, ce serait nécessairement, à terme, une réconciliation entre Rabat et Alger, un retour à la normale avec la Tunisie de Kaïs Saïed, qui s’était rapprochée d’Alger au prix d’une distanciation avec le Maroc, et une clarification avec la Mauritanie, dont la reconnaissance de la Rasd deviendrait anachronique et caduque. Ces quatre pays n’auraient plus de raison majeure de discorde et se verraient contraints de penser collectif, d’élaborer des projets communs. Avec une liberté de circulation retrouvée, les populations maghrébines pourraient libérer leurs énergies et leurs créativités.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph">Ce qui n’était qu’un rêve générationnel éveillé est en train de devenir une perspective tangible. Le Polisario apparaît comme une métastase paralysant les dynamiques régionales et obérant les ambitions communes. Sa disparition du ciel maghrébin ouvrirait la voie à tous les espoirs. Le virus de la division céderait la place à une volonté irrésistible de bâtir ensemble, avec l’ardeur de ceux qui veulent rattraper le temps perdu. L’embellie politique et le boom économique attendus pourraient donner le vertige, tant les projets communs fondés sur une logique de complémentarité seraient au cœur des défis à venir.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph">Il n’est pas certain que des décennies de défiance, entretenues par des systèmes qui y trouvaient leur intérêt, cèdent par magie la place à des retrouvailles spontanées. Mais il est certain que la logique de la rupture et du rejet finira par s’effacer devant la nécessité de collaborer, de travailler ensemble, sur la base d’intérêts partagés. Et cela, aux yeux de l’auteur, serait indissociable de la disparition programmée du Polisario.</p>
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		<title>Le Roi Mohammed VI réaffirmé son attachement à l’Union du Maghreb, tend la main à l&#8217;Algérie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Jul 2025 23:15:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Fête du Trône]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed VI]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Roi Mohammed VI a réitéré l’engagement du Maroc à demeurer ouvert sur son environnement régional et plus particulièrement sur son voisinage immédiat avec le peuple algérien frère, que des attaches humaines et historiques séculaires lient au peuple marocain. « Notre souci de conforter la place du Maroc en tant que pays émergent va de pair &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le Roi Mohammed VI a réitéré l’engagement du Maroc à demeurer ouvert sur son environnement régional et plus particulièrement sur son voisinage immédiat avec le peuple algérien frère, que des attaches humaines et historiques séculaires lient au peuple marocain.</strong></p>
<p>« Notre souci de conforter la place du Maroc en tant que pays émergent va de pair avec Notre engagement réitéré à demeurer ouverts sur notre environnement régional et plus particulièrement sur notre voisinage immédiat avec le peuple algérien frère », a souligné le souverain dans son Discours adressé à la Nation à l’occasion de la Fête du Trône.</p>
<p>« En Ma qualité de Roi du Maroc, ma position est claire et constante: le peuple algérien est un peuple frère que des attaches humaines et historiques séculaires lient au peuple marocain, particulièrement par la langue, la religion, la géographie et le destin commun », a-t-il poursuivi.</p>
<p>Pour toutes ces considérations, a dit le Roi, « J’ai constamment tendu la main en direction de nos Frères en Algérie », rappelant qu’Il a également exprimé la disposition du Maroc à « un dialogue franc et responsable; un dialogue fraternel et sincère portant sur les différentes questions en souffrance entre les deux pays ».</p>
<p>Le souverain a en outre reaffirmé son « attachement inébranlable à la politique de la main tendue en direction de nos Frères en Algérie » qui « procède de l’intime conviction que nous portons en nous, quant à l’unité de nos peuples et à notre capacité commune à dépasser cette situation regrettable ».</p>
<p>Dans ce sens, le Roi a également réaffirmé son attachement à l’Union du Maghreb « dont Nous sommes persuadé qu’elle ne pourra se faire sans l’implication conjointe du Maroc et de l’Algérie, aux côtés des autres États frères ».</p>
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		<title>Dominique d Villepin a-t-il cédé aux sirènes du régime algérien ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Jul 2025 22:30:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
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					<description><![CDATA[L’ancien Premier ministre français de Jacques Chirac, Dominique de Villepin, a surpris par un changement notable de ton. Son discours s'aligne désormais sur les éléments de langage officiels d’Alger et semble céder aux sirènes du régime algérien.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<article id="article-body-wrapper" class="default__ArticleBody-sc-10mj2vp-2 NypNt article-body-wrapper">
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">L’analyse des facteurs profonds de la crise entre Alger et Paris fait ressortir une raison essentielle, fondatrice, incontournable. C’est la reconnaissance française de la marocanité du Sahara atlantique qui est derrière la mauvaise humeur et les comportements perchés algériens. Toutes les autres causes apparentes de cette tension, Boualem Sansal, le refus des OQTF, les influenceurs algériens, l’expulsion des diplomates&#8230; ne sont en réalité que la conséquence indirecte, les dommages collatéraux de ce tournant français. Une impression se dégage: Alger semble reprocher à Paris son rapprochement avec la vision défendue par le Maroc</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">Et cette rivalité ne se limite ni aux autorités françaises ni à leur position diplomatique. Elle s’étend également au champ partisan, où elle alimente des lignes de fracture de plus en plus visibles. Latente mais bien réelle, la compétition entre Rabat et Alger trouve un écho dans les débats politiques français, opposant d’un côté ceux qui soutiennent la vision marocaine, et de l’autre, ceux qui reprennent, parfois sans distance, les éléments de langage issus de la rhétorique algérienne.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">Du côté marocain, les partis de la droite traditionnelle et nationale, tout comme ceux de la gauche dite «de gouvernement» incarnée par le Parti socialiste, soutiennent la démarche de Rabat. Ils ont accueilli favorablement les choix officiels de l’État français, notamment lorsque Emmanuel Macron a opté pour une clarification stratégique de la position de la France.</p>
<div>
<div id="aswift_3_host">En revanche, deux formations politiques — La France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon et le Parti communiste français dirigé par Fabien Roussel — se distinguent régulièrement par des prises de position alignées sur la lecture algérienne de la question.</div>
</div>
<div>
<div id="aswift_4_host"></div>
</div>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">La France insoumise s’est à ce point investie dans la défense du régime algérien et de ses positions que ses détracteurs n’hésitent plus à l’accuser de s’être muée en véritable force de lobbying au service d’Alger, aussi bien à Paris qu’à Bruxelles.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">Un épisode récent en a fourni une illustration claire: lors du vote d’une résolution au Parlement européen appelant à la libération de l’écrivain Boualem Sansal, les députés de La France insoumise ont refusé de la soutenir. Une attitude qui révèle les limites de leur capacité — ou de leur volonté — à critiquer ouvertement le régime algérien.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">Récemment encore, Mathilde Panot, l’une des figures de proue de La France insoumise, a refusé de qualifier le régime algérien de «dictature», alors même que certains de ses partisans les plus convaincus reconnaissent la nature militaire du régime.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">Quant à sa collègue, l’iconique Rima Hassan, elle évoque l’Algérie avec une admiration manifeste, allant jusqu’à en faire une sorte d’idéal politique, un «<i>paradis</i>» voire même une «<i>Mecque de la liberté</i>».</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">La récente mésaventure médiatique du député LFI Sébastien Delogu, en visite à Alger, a suscité un large retentissement. Ses déclarations panégyriques du régime algérien ont dévoilé la vraie face de la France insoumise, soumise en réalité aux injonctions du régime algérien.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">L’épisode Delogu, marqué par des déclarations jugées déconnectées du contexte, a contraint la direction de La France insoumise à prendre ses distances. Une manière de contenir la polémique et d’éviter d’alimenter davantage les soupçons persistants qui pèsent sur le parti, accusé de relayer ouvertement les positions du régime algérien et de contribuer à son agenda politique et médiatique.</p>
<p>«C’est ainsi que le Maghreb, et plus particulièrement la rivalité entre le Maroc et l’Algérie, se sont imposés comme un véritable enjeu de politique intérieure en France, influençant les prises de position et les engagements de nombreux responsables politiques.»  Mais cette prise de distance n’a en rien atténué les critiques. Au contraire, elle a ravivé l’accusation selon laquelle LFI agirait comme un véritable porte-voix de la propagande algérienne en France.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">Un autre parti se distingue par son hostilité persistante envers le Maroc et sa bienveillance systématique à l’égard du régime algérien: le Parti communiste français. Pour des raisons historiques, il est resté prisonnier d’un logiciel politique des années soixante.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">Son soutien au régime algérien, bien que moins ostentatoire que celui affiché par La France insoumise, demeure constant, indépendamment des fluctuations dans les relations entre Paris et Alger.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">Une autre figure de la scène politique française semble, elle aussi, séduite par le discours algérien: Dominique de Villepin.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">Ancien bras droit de Jacques Chirac — considéré comme le président français le plus proche du Maroc sous la cinquième République — Villepin vient de lancer son propre mouvement, La France Humaniste, et ne cache pas ses ambitions pour l’échéance présidentielle de 2027.</p>
<div>
<div id="aswift_8_host">Récemment de retour d’un voyage en Algérie, l’ancien Premier ministre a surpris par un changement notable de ton. Son discours, désormais aligné sur les éléments de langage officiels d’Alger, tranche radicalement avec la tradition chiraquienne.</div>
<div></div>
<div>Il va jusqu’à remettre en question la reconnaissance par Emmanuel Macron de la souveraineté marocaine sur le Sahara, en adoptant la posture d’une neutralité prudente, évoquant une «<i>question non encore tranchée par les Nations Unies</i>», formulation chère à la diplomatie algérienne. Une position qui, aux yeux de nombreux observateurs, aurait de quoi faire se retourner Jacques Chirac dans sa tombe.</div>
<div></div>
<div>Les positionnements de ces partis sur les enjeux du Maghreb provoquent des fissures au sein de l’électorat français d’origine maghrébine. Par une sorte de balancier, les forces politiques qui roulent pour le régime d’Alger et sa propagande ne vont certainement pas bénéficier du vote des électeurs français d’origine marocaine.</div>
<div></div>
</div>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">C’est ainsi que le Maghreb, et plus particulièrement la rivalité entre le Maroc et l’Algérie, se sont imposés comme un véritable enjeu de politique intérieure en France, influençant les prises de position et les engagements de nombreux responsables politiques.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">À l’horizon, deux échéances majeures se profilent: les élections municipales de 2026 et surtout la présidentielle de 2027,  à moins qu’une dissolution anticipée ne vienne rebattre les cartes sous le mandat d’Emmanuel Macron.</p>
</article>
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		<title>Le plan d&#8217;autonomie du Maroc pour le Sahara s&#8217;impose, Alger dérouté</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Jun 2025 16:54:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Maintenant que l’option de l’autonomie sous souveraineté marocaine s’est imposée à une grande majorité de la communauté internationale comme l’unique solution de résolution du conflit autour du Sahara marocain, la fin de cette crise régionale semble désormais inéluctable, et ne relève plus que d’une question de temps. Les dés sont jetés et le match diplomatique &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph"><strong>Maintenant que l’option de l’autonomie sous souveraineté marocaine s’est imposée à une grande majorité de la communauté internationale comme l’unique solution de résolution du conflit autour du Sahara marocain, la fin de cette crise régionale semble désormais inéluctable, et ne relève plus que d’une question de temps.</strong></p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">Les dés sont jetés et le match diplomatique que le Maroc a engagé sur le plan international depuis 2007, date à laquelle il a proposé le principe de l’autonomie, semble définitivement plié.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">Trois membres permanents du Conseil de sécurité, les États-Unis, la France et le Royaume-Uni, le soutiennent ouvertement. Les deux autres, la Chine et la Russie observent une neutralité bienveillante qui peut basculer à n’importe quel moment en reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur ses territoires sahariens.</p>
<div>
<div id="aswift_3_host">Les deux anciennes puissances coloniales de l’Afrique du Nord que sont la France et l’Espagne ont reconnu la légitimité historique du Maroc sur son Sahara. Avec la fermeture des bureaux du Polisario à Damas, les nouvelles autorités syriennes viennent de garnir les rangs des pays arabes qui soutiennent le Maroc. Et si on rajoute à ces évolutions le positionnement positif de deux grands pays africains que sont le Kenya et le Ghana, le Maroc semble vivre un printemps diplomatique d’une rare intensité.</div>
</div>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">Et pourtant, malgré ces indéniables succès, il lui reste des bastions à prendre, ou du moins à neutraliser. Par ordre décroissant dans l’importance stratégique, on trouve le trio Téhéran, Pretoria, Alger.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">L’Iran est un pays qui semble à la fois difficile à prendre et en même temps aisé à convaincre. Le royaume du Maroc avait rompu ses relations diplomatiques avec l’Iran le jour où il a découvert que ce régime, qui entretient une intimité stratégique avec Alger, avait mis à la disposition des mercenaires du Polisario les experts militaires du Hezbollah pour tenter de répliquer leur savoir-faire en termes de guérilla urbaine, de fabrication d’explosifs, et de construction de tunnels.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">L’agenda iranien étant, à travers la porte algérienne, de transformer le Polisario en Proxy iranien dans la région du Maghreb, comme le sont le Hezbollah au Liban, le mouvement Houthi au Yémen, les brigades populaires en Irak.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">Cette stratégie n’a guère résisté au temps, et ce, pour deux raisons essentielles. D’une part, elle a été rapidement démasquée, privant ainsi les cercles de Téhéran et d’Alger de l’effet de surprise escompté. D’autre part, le régime iranien s’est engagé dans un processus de négociation visant à normaliser ses relations avec l’administration américaine et la communauté internationale. Dans un tel contexte, attiser les tensions régionales ne servirait guère ses intérêts diplomatiques.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">Le second bastion à convaincre reste l’Afrique du Sud, soutien historique des mercenaires du Polisario. Un appui motivé moins par une réelle adhésion au principe d’autodétermination que par une logique de rivalité politique, économique et stratégique avec le Maroc. Le Royaume, devenu au fil des années une puissance incontournable sur le continent, voit désormais son nom régulièrement évoqué comme candidat potentiel pour représenter l’Afrique au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies, dans l’hypothèse d’une réforme ardemment souhaitée par de nombreux États membres. Une perspective qui placerait Rabat, aux côtés de Pretoria, au cœur des équilibres diplomatiques à venir.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">Et si on rajoute à cela le fait que cette Afrique du Sud est une pièce maîtresse du Commonwealth, l’organisation gouvernementale regroupant 56 pays ayant fait partie de L’empire britannique, il n’est pas exclu que la récente position de soutien au plan de l’autonomie exprimée par Londres puisse impacter la vision de Pretoria du conflit du Sahara marocain.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">Le troisième bastion est Alger. Le régime militaire pratique contre vents et marées l’adage populaire «<i>Même si elle vole, c’est une chèvre</i>», alors que tout le monde distingue qu’il s’agit bien d’un oiseau. Son approche est de continuer à ne croire que dans les réalités qu’il s’est lui-même inventées. Les éléments de langage qu’il fournit à ses porte-paroles ont pour objectif, sinon de nier les succès diplomatiques du Maroc, du moins d’en réduire l’importance. D’où cette impression de discours déconnecté, qui refuse de reconnaître les faits et s’enferme dans des dénégations systématiques.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">Depuis les récents succès de la diplomatie marocaine, une nouvelle rhétorique commence à émerger dans les cercles de pouvoir algériens. L’obsession persistante de l’Algérie à l’égard du Maroc et de la question du Sahara y est désormais présentée comme le fruit des lubies personnelles — et néfastes — du chef d’état-major de l’armée, Saïd Chengriha.</p>
<p class="default__StyledText-sc-10mj2vp-0 fSEbof body-paragraph">Cette lecture, en apparence anodine, pourrait en réalité préparer l’opinion publique algérienne à un infléchissement stratégique du régime sur le dossier saharien. Un changement de posture qui irait dans le sens des attentes de la communauté internationale: que l’Algérie reconnaisse enfin son statut de partie prenante au conflit, et qu’elle contribue, aux côtés du Maroc et des Nations Unies, à la mise en œuvre d’une solution politique fondée sur le plan d’autonomie proposé par Rabat. Une transition à orchestrer de manière intelligente et pacifique, tant pour les réfugiés de Tindouf que pour les milices armées qui les encadrent.</p>
<div class="article-body-credits-container"></div>
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		<title>Gitex Africa Morocco constitue une illustration du “savoir-faire marocain” (David Tinel)</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Apr 2025 11:36:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[La 3e édition du Gitex Africa Morocco constitue une illustration de plus du “savoir-faire marocain” dans l’organisation des événements internationaux d’envergure, attirant un public nombreux et talentueux, a souligné David Tinel, représentant régional pour le Maghreb de la Société Financière Internationale (IFC), filiale du Groupe de la Banque Mondiale. “Il faut vraiment faire le tour des installations &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr"><strong>La 3e édition du Gitex Africa Morocco constitue une illustration de plus du “savoir-faire marocain” dans l’organisation des événements internationaux d’envergure, attirant un public nombreux et talentueux, a souligné David Tinel, représentant régional pour le Maghreb de la Société Financière Internationale (IFC), filiale du Groupe de la Banque Mondiale.</strong></p>
<p>“Il faut vraiment faire le tour des installations pour se rendre compte de l’amplitude de l’événement, qui accueille plus de 40.000 participants”, a relevé M. Tinel dans une interview accordée à la MAP en marge du Gitex Africa Morocco 2025, qui se tient du 14 au 16 avril à Marrakech sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.</p>
<p dir="ltr">Pour le responsable de l’IFC, principale institution de développement de la Banque Mondiale axée sur le secteur privé dans les pays émergents, les entrepreneurs et l’innovation jouent un “rôle clé” au sein du secteur privé.</p>
<p dir="ltr">“Si je devais définir une seule priorité, la création d’emplois de qualité serait, sans doute, notre priorité absolue au Maroc”, a-t-il dit, faisant état d’énormes opportunités d’investissement, notamment dans le secteur de la fintech.</p>
<p dir="ltr">Évoquant les relations entre le Maroc et la Société financière internationale, M. Tinel a souligné qu’il s’agit d’un partenariat “d’excellente qualité”.</p>
<p dir="ltr">“Nous allons investir cette année plus de 1,1 milliard de dollars au Maroc, contre 600 millions en 2024 et moins de 400 millions en 2023”, a précisé M. Tinel.</p>
<p>“On est vraiment sur une courbe de croissance très substantielle et nous en sommes très fiers”, a-t-il poursuivi, se disant très satisfait de la qualité des relations liant les deux parties.</p>
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		<title>Le Maghreb et l&#8217;onde de choc du RN au pouvoir</title>
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		<pubDate>Sat, 29 Jun 2024 12:41:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Les Maghrébins comme les Français sont régulièrement soumis aux salves des sondages qui annoncent de manière presque unanime la victoire du Rassemblement National en France et la possibilité fort probable que son chef Jordan Bardella puisse être le futur premier ministre. La dynamique en faveur du RN est bien présente et sauf miracle à gauche, &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h4><strong>Les Maghrébins comme les Français sont régulièrement soumis aux salves des sondages qui annoncent de manière presque unanime la victoire du Rassemblement National en France et la possibilité fort probable que son chef Jordan Bardella puisse être le futur premier ministre. La dynamique en faveur du RN est bien présente et sauf miracle à gauche, personne ne semble pouvoir dérailler ce train fou du Rassemblement National qui fonce sur l’Assemblée nationale et Matignon.</strong></h4>
<p>Train fou à cause des nombreuses polémiques et autres renoncements opérés par la direction du RN sur de des sujets qui faisaient office de marqueurs identitaires du mouvement. Sans aucun doute pour faire avaler l’amère pilule à ses militants d’avoir reculé sur des sujets phares du programme RN comme la baisse de la TVA ou la suppression de la réforme du régime des retraites, le Rassemblement nationale avait mis en avant la polémique sur la binationalité.</p>
<p>Hélas pour Jordan Bardella et Marine Le Pen, ce qui devait être juste un produit d’appel qui confirme aux yeux de son électorat l’idéologie de la préférence nationale et la matrice politique de son programme est devenue une intense polémique dans laquelle le RN se dépêtre maladroitement, surtout que depuis qu’un de ses hommes prometteurs, le député sortant Roger Chudeau, avait proposé d’interdire aux binationaux d’occuper des fonctions ministérielles pour « un problème de loyauté », ciblant au passage nommément l’ex-ministre de l&rsquo;Education Najat Vallaud-Belkacem et son programme de l&rsquo;apprentissage de l&rsquo;arabe dans les classes de CP.</p>
<p>Le RN s’est empêtré dans le piège de la binationalité et de la préférence nationale, au point que Marine Le Pen a rapidement désavoué Chudeau, empressée d’ajouter que ce qu’il a avancé au sujet des ministres binationaux est « totalement contraire au projet du RN ». Si cette polémique dégage un halo de xénophobie auquel les Maghrébins ne sont pas insensibles, le ciblage sécuritaire de ces communautés immigrées, binationaux compris, n’est pas non plus de nature à apaiser les craintes entre les deux rives de la Méditerranée à l’ombre d’une gouvernance RN.</p>
<p>Dans ce contexte, les chefs à plumes du RN ont eu pendant la campagne électorale l’occasion de formuler quelques propositions. Notamment celles qui consistent à obliger les pays du Maghreb à accueillir leurs nationaux clandestins et à permettre l’exécution des obligations de quitter le territoire en délivrant des laisser-passer consulaires. Au lieu de faire le choix d’une négociation politique, le RN promet déjà de recourir à la manière forte qui consiste à supprimer et les visas et, l’aide au développement à ces pays et à compliquer énormément les opérations de transferts d’argents en provenance de leurs diasporas.</p>
<p>Cette démarche d’escalade et de rupture affichée par l’élite RN qui s’apprête à se ruer sur le pouvoir n’est pas de nature à rassurer. A moins que l’exercice du pouvoir, Ô combien difficile, les oblige à revoir leur copie.</p>
<p>Si cette situation de tensions est commune aux pays maghrébins, il y a d’autres facteurs qui les mettent sur une échelle différente. Avec Alger, le RN dont l’ADN politique est formé de composantes  très « Algérie française » ne promet pas une relation en mode long fleuve tranquille. Les phases de tensions sur la mémoire, les accords de gestion de la crise migratoire sont presque déjà en cours de mise en scène. La décision souvent annoncée de le l&rsquo;extrême droite d’abroger le fameux accord franco-algérien de 1968 sur l&rsquo;immigration qui offre de nombreux avantages aux Algériens et que le régime algérien considère comme un butin de la guerre contre l’occupant français. Marine Le Pen avait promis une posture de clarification avec l’Algérie. Et elle ne se fera pas sur le mode apaisé que voulait suivre, sans succès, Emmanuel Macron.</p>
<p>Avec le Maroc, outre ces possibles et sans doute inévitables tensions sur la question migratoire, les choix diplomatiques du RN et ses promesses de reconnaître la souveraineté du Maroc sur son Sahara, sur le mode tranché d’un Donald Trump, sont de nature à rompre avec la zone grise. Des cadres du parti ont à plusieurs reprises affirmé que le RN au pouvoir procéderait sans délai à la reconnaissance de la marocanité du Sahara. Ce qui non seulement va clore définitivement cette discorde régionale, artificiellement entretenu par Alger, mais va aussi obliger l’ensemble de la région à envisager son présent et son avenir sous un autre angle que le statu quo paralysant toutes les dynamiques aussi bien politiques, économiques que diplomatiques.</p>
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		<title>Le Maghreb sans le Maroc, une autre illusion algérienne</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Apr 2024 10:52:16 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
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					<description><![CDATA[Une certaine stratégie pour tenter d’isoler le Maroc est à l’œuvre depuis un certain temps. Celle qui consiste à créer une structure maghrébine sans le Maroc. Elle est pilotée aujourd’hui par le régime algérien aidé par le président tunisien Kaïs Saïed dont la subsistance politique dépend aujourd’hui entièrement d’Alger.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h4 class="Corps"><strong>Dans l’actuelle vision algérienne du Maghreb, le Maroc n’existe pas. D’où ces tentatives ratées de mobiliser les pays de la région pour tenter d’isoler le Royaume. Plus le régime algérien verse dans cette vision, plus il montre au monde à quel point sa ligne est rongée par un désespoir verrouillé sur les échecs qui dynamitent les opportunités de coopérations régionales.</strong></h4>
<p class="Corps">En effet, ce n’est un secret pour personne. Une certaine stratégie pour tenter d’isoler le Maroc est à l’œuvre depuis un certain temps. Celle qui consiste à créer une structure maghrébine sans le Maroc. Elle est pilotée aujourd’hui par le régime algérien aidé par le président tunisien Kaïs Saïed dont la subsistance politique dépend aujourd’hui entièrement d’Alger.</p>
<p class="Corps">Cette idée d’un Maghreb sans le Maroc n’est pas nouvelle. Elle  date de la période du président Bouteflika. À cette époque, un des clans militaires qui sous-traitait le leader islamiste tunisien Rached El Ghanouchi l’avait chargé de la diffuser, à la fois comme un ballon d’essai et aussi comme une provocation. Parce que le régime algérien de l’époque était dans la stratégie du statut quo, cette proposition provoqua une curiosité limitée, voir un hochement d’épaules indifférent.</p>
<p class="Corps">Aujourd’hui, le régime de Abdelmajid Tebboune, qui se distingue par une défiance à l’égard du Maroc sans commune mesure comme le montre la rupture unilatérale des relations diplomatiques et la fermeture de l’espace aérien entre les deux pas, reprend à son compte toutes les idées qu’il estime susceptibles d’affaiblir le voisin marocain. Il a profité de la dépendance économique et politique qu’il exerce sur le voisin tunisien pour l’embrigader dans cette aventure, comme du chaos libyen. Mais si un représentant de ce pays a bien assisté à cette réunion tripartite, ce n&rsquo;est pas pour autant que la partie libyenne cautionne une UMA-bis. Le Conseil présidentiel libyen a pris soin de préciser que son pays entretient « de bonnes relations, sans exclusive, avec tous les États frères du Maghreb arabe, dont elle soutient l’intégrité territoriale et la souveraineté, et appelle au règlement des différends au sein de l’UMA à travers le dialogue constructif ».</p>
<p class="Corps">Le régime algérien a également échoué à convaincre les autorités mauritaniennes à se joindre à cette conjuration. Nouakchott ne voit pas de Maghreb sans la Maroc et plutôt d’accompagner ces turpitudes, la Mauritanie a préféré s’abstenir. Pour se défendre d’avoir d’aussi noires desseins, la propagande algérienne et tunisienne tentent de se persuader que de telles rencontres n’ont pour but que la nécessité de mobiliser les énergies communes pour lutter contre l’immigration clandestine en provenance des pays subsahariens.</p>
<p class="Corps">Mais cette imposture ne trompe personne. L’idée maléfique derrière ce projet est de créer une nouvelle structure maghrébine régionale pour pouvoir dans un second temps permettre l’adhésion de la fantomatique RASD et tenter par ce biais de compliquer la démarche onusienne qui se prépare à délivrer une solution acceptable à ce conflit. La stratège algérienne vise à montrer que le régime d’Alger n’est pas seul à la refuser et qu’un regroupement régional s’y oppose aussi.</p>
<p class="Corps">Or, cette politique a échoué. Ni le partenaire tunisien n’est fiable. Ni l’interlocuteur libyen n’est convaincu. D’autant plus qu’il y a une difficulté manifeste à convaincre les opinions du Maghreb ainsi que les acteurs de la région, pays européens, africains et arabes qu’on peut sérieusement tenter de créer une dynamique maghrébine sans le Maroc et la Mauritanie. La tentative était vouée à l’échec dès le départ et il n’en restera que des postures artificielles et des discours de circonstances qu’une actualité galopante fera vite oublier.</p>
<p class="Corps">Dans cette séquence, le Maroc joue aujourd’hui les témoins distants. Sa doctrine est que si les pays du Maghreb veulent sérieusement relancer leurs efforts unitaires et renforcer leurs synergies économiques, il existe déjà une structure politique validée par les cinq Etats du Maghreb qui s’appelle l’Union du Maghreb Arabe (UMA). Pourquoi dès lors abandonner un cadre existant, consensuel et historique pour se lancer dans des aventures fragmentées, si ce n’est avec des arrière-pensées de divisions et d’hostilités.</p>
<p class="Corps">La stratégie du régime algérien de morceler davantage la région et de paralyser l’UMA au nom de la défense du séparatisme du Polisario est vouée à l’échec. De la même manière que l’Union européenne a été renforcée dans ses fondamentaux par le moteur franco-allemand, de la même manière la dynamique maghrébine ne peut absolument pas se passer l’axe Maroc/Algérie qui est la véritable dynamo de toute ambition maghrébine sérieuse. Pour cela il est impératif que le régime algérien change de logiciel et de perception des enjeux de la région.</p>
<p class="Corps">Cela apparaît aujourd’hui comme peine perdue. Tant ce régime fait de la détestation du Maroc l’alpha et l’oméga de sa politique nationale et internationale, comme en témoigne l’affaire des tenues du club RSBerkane, dont le simple maillot officiel floqué de la carte intégrale du Maroc a créé un séisme au sein de l’appareil politico-militaire d’Alger. Donc à défaut d’un changement, l’ensemble de la région continuera à vivre une terrible séquence d’occasions manquées.</p>
<p class="Corps">
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		<title>Réunion au sommet à Rabat des ambassadeurs de France au Maghreb</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Jan 2024 12:23:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[ambassadeurs]]></category>
		<category><![CDATA[Christophe Lecourtier]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Rabat]]></category>
		<category><![CDATA[Stéphane Séjourné]]></category>
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					<description><![CDATA[Les ambassadeurs de France au Maghreb et leurs consuls généraux se sont réunis, lundi 22 janvier à Rabat,  a appris Atlasinfo de sources diplomatiques françaises. Cette réunion au sommet, en présence de Mme Anne Grillo à la tête de la direction d&#8217;Afrique du Nord et du Moyen-Orient du quai d&#8217;Orsay, s&#8217;est tenue sous la houlette &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h4><strong>Les ambassadeurs de France au Maghreb et leurs consuls généraux se sont réunis, lundi 22 janvier à Rabat,  a appris Atlasinfo de sources diplomatiques françaises.</strong></h4>
<p>Cette réunion au sommet, en présence de Mme Anne Grillo à la tête de la direction d&rsquo;Afrique du Nord et du Moyen-Orient du quai d&rsquo;Orsay, s&rsquo;est tenue sous la houlette de l&rsquo;ambassadeur de France au Maroc, Christophe Lecourtier, qui « contribue activement au réchauffement des relations entre Rabat et Paris », a-t-on précisé de mêmes sources, indiquant qu' »une délégation française arrive à Rabat », autre signe de la relance de l&rsquo;axe Rabat/Paris.</p>
<p>Paris bruit en effet d&rsquo;une prochaine visite au Maroc du nouveau chef de la diplomatie française, Stéphane Séjourné, ainsi que de le préparation d&rsquo;une visite d&rsquo;Etat du président, Emmanuel Macron, dont les contours commencent à se dessiner progressivement mais sûrement.</p>
<p>Lors de la grande conférence de presse du président le 16 janvier dernier, le Maghreb était toutefois le grand absent de cette longue causerie d’Emmanuel Macron avec les Français.</p>
<p>La relation France/Maghreb ne semblait pas être une priorité du moment pour l&rsquo;Elysée, alors que le rôle et l’influence de la France dans cette région du monde si proche sont lourdement impactés par une série de couacs et de crises.</p>
<p>La réunion des ambassadeurs du Maghreb à Rabat avait-elle pour mission de faire des propositions de politiques et d&rsquo;approches stratégiques à l’égard des pays concernés ?</p>
<p>La très controversée loi sur l’immigration, qui attend sa validation par le Conseil constitutionnel, risque de compliquer la tâche et de relancer le chantage aux visas. Des restrictions sont prévues dans cette loi décriée contre les ressortissants de pays qui ne délivreraient pas suffisamment de « laissez-passer consulaires », pour appliquer l&rsquo;expulsion des personnes en situation irrégulière.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Le Maghreb, grand absent du Rendez-vous de Macron avec les Français</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Jan 2024 09:15:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Stéphane Séjourné]]></category>
		<category><![CDATA[stratégie diplomatique]]></category>
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					<description><![CDATA[Il y a un fait indéniable. Les oreilles maghrébines étaient tendues vers l’Elysée pour écouter et analyser les déclarations du président français lors de sa grande conférence de presse, présentée par la communication officielle comme le grande rendez-vous du président avec les Français. Emmanuel Macron s’est  exprimé sur tous les sujets sauf sur le Maghreb, &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h4><strong>Il y a un fait indéniable. Les oreilles maghrébines étaient tendues vers l’Elysée pour écouter et analyser les déclarations du président français lors de sa grande conférence de presse, présentée par la communication officielle comme le grande rendez-vous du président avec les Français. Emmanuel Macron s’est  exprimé sur tous les sujets sauf sur le Maghreb, avec une grand part accordée aux préoccupations domestiques, notamment la santé, l’éducation, l’immigration, les polémiques, la relance  économique.</strong></h4>
<p>Emmanuel Macron avait un objectif bien précis, décrire un nouveau cap pour son second mandat et lui redonner une nouveau souffle pour faire disparaître cette étrange impression de fin de règne à trois année et demie de sa fin. Emmanuel Macron était fidèle à lui même et à son style, jonglant avec les formules, virevoltant avec de nouvelles propositions à l’apparat novateur mais dont l’essence est recyclé.</p>
<p>Emmanuel Macron a aussi évoqué le positionnent de la France à l’égard des foyers de tensions et de guerres actuels. La guerre que mène Israël aux Palestiniens de la bande de Gaza. Une occasion pour redire le positionnement français. Un soutien inconditionnel de la France à l&rsquo;Etat hébreu victime d’une opération terroriste menée par le Hamas le 7 octobre dernier et une critique à peine voilée de la réponse militaire excessive d&rsquo;Israël et dont la facture en termes de pertes civiles commence à choquer les consciences les plus endurcies.</p>
<p>Le président Macron avait évoqué aussi les risques de déflagration régionale aussi bien dans cette  région sensible qu’est la mer rouge ou le Liban sous l’emprise du Hezbollah et dont la frontière avec Israël est en ébullition. Il a commenté aussi le scénario d’un possible retour du Donald Trump à la Maison Blanche. Mais aucun mot sur des préoccupations d’une proximité immédiate, dont cette très problématique relation de la France avec les pays du Maghreb.</p>
<p>Ceux qui sont familiers avec l’organisation de ces conférences de presse savent que les services de l’Élysée veillent beaucoup à organiser la distribution de la parole en fonction des sujets sur lesquels le président de la République souhaite s’exprimer et attirer l’attention. Et dans cette optique, la relation France/Maghreb ne semble pas émerger pour la communication de l’Elysée comme une priorité du moment. D’où sa parlante absence de cette longue causerie d’Emmanuel Macron avec les Français.</p>
<p>La relation avec le Maghreb était survolée de manière indirecte dans cette conférence. Ce fut lorsque, évoquant son combat permanent contre l’ascension de l’extrême droite, Emmanuel  Macron avait évoqué la très polémique loi sur l’immigration qu’il vient de faire voter par le parlement et qui attend la validation du Conseil constitutionnel. Dans les limbes de cette loi existe une démarche de chantage aux visas lancée à ces pays maghrébins qui refuseraient de reprendre leurs nationaux clandestins en France et qui s’exposeraient à une démarche punitive de la France sur le volume et la nature des visas accordés. La guerre des visas a de fortes chances d’être relancée entre Paris et le Maghreb.</p>
<p>Ce silence présidentiel sur le Maghreb est révélateur. Sans doute la nouvelle vision de Paris face aux enjeux de cette région que portera le nouveau ministre des affaires étrangères Stéphane Séjourné n’a pas été entièrement élaborée pour nécessiter une annonce et une explication officielle, mais ne pas dire un mot sur cette région où le rôle et l’influence de la France sont lourdement questionnés frise la stratégie de silence délibérément choisie par le Palais de l’Elysée.</p>
<p>Pour bien souligner l’importance de cette problématique, une question avait toute sa place si l&rsquo;occasion de la poser l&rsquo;avait permise:  « Monsieur le Président, vous éprouvez actuellement une double  grande difficulté à l’égard d’une région aussi proche de la France que le Maghreb. Ne croyez-vous pas que le temps est venu de procéder à une grande clarification et sortir de cette paralysie diplomatique dommageable pour les intérêts de la France au Maghreb ? »</p>
<p>La réponse du président Macron à cette question aurait été des plus instructives et des plus éclairantes de la stratégie diplomatique française sur ce Maghreb si près de la France mais qui semble s&rsquo;en éloigner de plus en plus.</p>
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		<title>Leçons espagnoles depuis le Maroc !</title>
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		<pubDate>Sat, 04 Feb 2023 11:45:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Les retrouvailles entre le Maroc et L’Espagne ont disséminé des messages politiques à destination de l’Europe et du Maghreb d’une grande intensité. Ceux qui pensaient que la lune de miel entre Rabat et Madrid est aussi éphémère qu’une saison de printemps en ont pour leur frais. Et pour cause. Les nombreux contrats de coopération qui &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3><strong>Les retrouvailles entre le Maroc et L’Espagne ont disséminé des messages politiques à destination de l’Europe et du Maghreb d’une grande intensité. Ceux qui pensaient que la lune de miel entre Rabat et Madrid est aussi éphémère qu’une saison de printemps en ont pour leur frais.</strong></h3>
<p>Et pour cause. Les nombreux contrats de coopération qui ont embrassé tous les domaines de la vie économique et culturelle sont venues pour donner corps à la feuille de route élaborée entre les deux pays justes après que l’Espagne entame son processus de reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur son Sahara.</p>
<p>Précédées par une conversation téléphonique entre Le Roi Mohammed VI et le chef de gouvernement espagnol Pedro Sanchez , les multiples cérémonies de signature, les nombreux discours de la part des chefs des deux délégations ont souligné une réalité politique  irréversible. Les deux pays voisins, l’un à l’extrême Nord de l’Afrique, l’autre a l’extrême Sud de l’Europe ont décidé d’inscrire dans l’acier leur nouveau partenariat stratégique.</p>
<p>Cette rencontre au sommet, outre qu’elle a mis en exergue la qualité inégalable des nouvelles relations entre les deux Royaumes, a douché tous les espoirs du régime algérien.</p>
<p>Depuis le tournant espagnol sur le Sahara, Alger s’accrochait à l’espoir de voir Madrid revenir sur sa décision de soutenir le Maroc. Pour atteindre cet objectif, toutes les gammes de chantage ont été pratiquées, adossées à une intense campagne de lobbying à l’intérieur même de la société politique espagnole.</p>
<p>Toute la stratégie algérienne était nourrie par l’espoir de voir le gouvernement espagnol se soumettre aux nombreuses pressions et revoir à la baisse l’épaisseur de son alliance avec le Maroc. Or la rencontre au sommet entre les deux gouvernements marocain et espagnol est venue confirmer de manière spectaculaire que les deux pays ont entamé une phase de non-retour dans leur nouvelle alliance.</p>
<p>Pour L’Espagne, le Sahara est et restera marocain. Cette puissante réalité a été un choc pour le régime algérien qui, contre vents et marées, continue de nourrir sans espoir le fantasme des séparatistes du Polisario.</p>
<p>L’autre message politique et diplomatique de ces retrouvailles entre le Maroc et L’Espagne n’aura pas échappé à la France avec laquelle Rabat entretient des relations froides depuis des mois. Cette vive tension, que le Quai d’Orsay français refuse de qualifier de crise, a un fond politique marqué par une grave divergence. Le Maroc demande à la France comme il l’avait fait pour l’Espagne de reconnaître la souveraineté du Maroc sur son Sahara. Quand Madrid fait passer ses intérêts supérieurs au premier plan et répond positivement, Paris hésite et s’enferme dans une logique d’embrouillamini politique qui complique les relations entre deux pays historiquement liés par un partenariat stratégique.</p>
<p>En mettant en scène ses retrouvailles avec l’Espagne de manière aussi spectaculaire, le Maroc tente aussi d’exporter à ses alliés au sein de l’Union européenne, dont La France, ce modèle de partenariat basé sur le respect de la souveraineté des fondamentaux de chaque pays. Un fois leur positionnement sur le Sahara clarifié, la nature de la coopération sous toute ses formes peut prendre une ampleur sans limite.</p>
<p>Comme dans la nouvelle configuration lancée depuis Rabat, l’unité du Maroc fait dorénavant partie intégrante des intérêts de l’Espagne, il n’est pas exclu que Madrid puisse jouer au sein des instances européennes le rôle de sensibilisation politique de ces pays, notamment les plus hésitants, face à l’importance et à la nécessité de clore cette discorde, nourrie et armée par Alger, en y consacrant la souveraineté marocaine sur ses territoires sahariens.</p>
<p>Il n’est d’ailleurs pas exclu aussi pour ce gouvernement espagnol de prendre des mesures pour limiter les champs des activités du Polisario et de leurs sympathisants en Espagne. Une manière de mettre fin aux rêves séparatistes qui ont longtemps trouvé écho et soutien au sein d’une frange de la société espagnole, nostalgique de cette ancienne puissance coloniale du Sahara.</p>
<p>En scellant leur nouvelle alliance, Rabat et Madrid ont tué dans l’œuf les espoirs d’Alger, bloqué l’horizon de l’aventure séparatiste du Polisario, bousculé avec délicatesse la dynamique de coopération avec Paris en proposant une alternative à la crise et provoqué une onde de choc au sein de l’Union européenne, dont le Maroc attend de cueillir les fruits avec demain la possible élaboration d’une position commune des 27 sur le Sahara marocain .</p>
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