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	<title>Maduro &#8211; Atlasinfo</title>
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	<title>Maduro &#8211; Atlasinfo</title>
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	<item>
		<title>Après le Venezuela, les États-Unis menacent Cuba et le Groenland</title>
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		<pubDate>Sun, 04 Jan 2026 20:09:34 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Venezuela]]></category>
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					<description><![CDATA[Le président américain Donald Trump et son secrétaire d’État Marco Rubio ont menacé de prendre le contrôle de Cuba et du Groenland, après l’opération militaire au Venezuela, affirmant que « le Venezuela pourrait ne pas être le dernier pays à subir une intervention américaine ».

]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Au lendemain de la <a href="https://dev.atlasinfo.fr/chute-de-maduro-un-soutien-du-polisario-en-moins.html">capture de Nicolás Maduro</a> au Venezuela, Donald Trump et Marco Rubio ont menacé le Groenland, le Venezuela et Cuba.</p>
<p>Interviewé par <a href="https://www.theatlantic.com/national-security/2026/01/trump-venezuela-maduro-delcy-rodriguez/685497/">The Atlantic</a>, Trump a affirmé que « <em>le Groenland est important</em> », que l&rsquo;île est « <em>encerclée par des navires russes et chinois</em> » et que « <em>nous avons besoin du Groenland</em> », indiquant que la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, « <em>paiera plus cher que Maduro</em> » si elle « <em>ne fait pas ce qu&rsquo;il faut </em>».</p>
<p>Rubio a pour sa part qualifié le gouvernement cubain d&rsquo; « <em>énorme problème</em> » et ajoutant « <em>je pense qu&rsquo;ils ont de gros ennuis</em> ». Le 3 janvier, en conférence de presse, il avait déjà déclaré : « <em>Si j&rsquo;étais à La Havane et que j&rsquo;étais au gouvernement, je serais inquiet. Au moins un peu&#8230;</em> ».</p>
<p>Cette rhétorique s&rsquo;inscrit dans une stratégie post-vénézuélienne où les États-Unis cherchent à asseoir leur domination. Pour Cuba, l&rsquo;enjeu est idéologique mais surtout géostratégique : éliminer un régime communiste allié de la Russie et de la Chine, voisin de la Floride, et contrôler les voies maritimes des Caraïbes.</p>
<p>Cuba pourrait répondre par une mobilisation militaire et solliciterait Moscou et Pékin, provoquant une crise à la manière de celle des missiles de 1962, si tant est que ses parrains lui viennent en aide.</p>
<p>Pour le Groenland, doté de ressources rares telles que des terres rares, de l&rsquo;uranium et du zinc et situé dans l&rsquo;Arctique face au changement climatique, les enjeux sont la sécurisation des routes polaires et la contre-attaque face à l&rsquo;avancée russe et chinoise.</p>
<p>La Russie militarise massivement ses côtes et y revendique des ressources, notamment vers le seuil de Lomonosov que la Russie considère comme une extension de son territoire, tandis que la Chine investit dans des projets miniers et maritimes pour sécuriser des routes polaires et des terres rares, elle qui se considère « <em>état quasi-arctique</em> ».</p>
<p>Le Danemark, souverain du Groenland et membre de l&rsquo;OTAN, pourrait invoquer l&rsquo;article 4 qui dispose que les parties se consulteront chaque fois que, de l&rsquo;avis de l&rsquo;une d&rsquo;elles, l&rsquo;intégrité territoriale ou la sécurité de l&rsquo;une des parties sera menacée pour une défense collective, ou négocier des concessions économiques.</p>
<p>Cependant, une telle réaction du Danemark a peu de chances d&rsquo;aboutir, pour des raisons structurelles de pouvoir, de dépendance et de calcul réaliste.</p>
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		<item>
		<title>Chute de Maduro : un soutien du Polisario en moins</title>
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		<dc:creator><![CDATA[omarb]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Jan 2026 20:25:05 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
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		<category><![CDATA[Venezuela]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Président du Venezuela, Nicolás Maduro, a été kidnappé par des forces spéciales américaines lors d'une opération militaire qualifiée de "spectaculaire" par Donald Trump, marquant par la même occasion la chute d’un régime hostile au Maroc.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La capture de Nicolás Maduro par les États-Unis lors d’une <a href="https://dev.atlasinfo.fr/le-venezuela-cible-par-des-frappes-americaines.html">opération nocturne</a> à Caracas impliquant des frappes aériennes sur des bases militaires et une extraction par hélicoptères MH-47 Chinook est par ricochet une victoire stratégique pour le Maroc.</p>
<p>Proche de l&rsquo;Algérie et de l&rsquo;Iran et de ses proxies, Maduro soutenait les séparatistes du Polisario, y compris à travers une représentation diplomatique de la pseudo-RASD au statut d&rsquo;ambassade à Caracas, légitimant les revendications de la milice séparatiste.</p>
<p>Sa chute, un an après celle de Bachar al-Assad en décembre 2024, affaiblit l&rsquo;axe Téhéran-Alger-Caracas, hostile à l&rsquo;intégrité territoriale du Royaume du Maroc.</p>
<p>Comme le note le juriste et journaliste <a href="https://x.com/NaimiAbdessamad/status/2007525053726957620?s=20">Abdessamad Naimi</a>, le soutien vénézuélien au Polisario était plus symbolique que réel, mais la chute du régime ouvre des perspectives économiques : les États-Unis contrôlant près de la moitié des réserves mondiales de pétrole avec une pression sur la production chez leurs alliés, pourraient faire baisser le prix du baril, réduisant ainsi la facture énergétique du Maroc et privant l&rsquo;Algérie — parrain du Polisario — de ses calculs politico-pétroliers.</p>
<p>Prendre le contrôle du Venezuela est un coup dur pour ses partenaires que sont l&rsquo;Iran, la Russie et la Chine, tous y ayant des intérêts économiques et énergétiques majeurs. Le Maroc est un bénéficiaire collatéral de cette opération qui en un an, voit la perte de soutiens au Polisario l&rsquo;un après l&rsquo;autre.</p>
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		<title>Le Venezuela ciblé par des frappes américaines</title>
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		<dc:creator><![CDATA[omarb]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Jan 2026 08:05:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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		<category><![CDATA[USA]]></category>
		<category><![CDATA[Venezuela]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 3 janvier 2026, à Caracas, les États-Unis ont lancé des bombardements aériens contre des sites militaires vénézuéliens, ordonnés par le président Donald Trump, en réponse à des tensions persistantes, provoquant l’état d’urgence décrété par Nicolás Maduro et des appels à un sommet onusien d’urgence.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les États-Unis ont bombardé Caracas ciblant majoritairement des bases militaires vénézuéliennes Des explosions ont été signalées à l&rsquo;aéroport militaire de La Carlota, à la base aérienne Generalissimo Francisco de Miranda, à un entrepôt d&rsquo;armes à l&rsquo;aéroport de Higuerote, au port de La Guaira et au complexe militaire Fuerte Tiuna. Des vidéos partagées sur les réseaux sociaux montrent des hélicoptères américains MH-47 Chinook survolant la capitale et des frappes aériennes.</p>
<p>Le président américain Donald Trump a ordonné ces frappes sur des cibles militaires, selon des responsables américains cités par CBS News, sans autre commentaire officiel de Washington.</p>
<p>Le président vénézuélien Nicolás Maduro a décrété l&rsquo;état d&rsquo;urgence dans tout le pays et appelé la population à se préparer à « <em>vaincre cette agression impérialiste</em> » américaine. Le vice-président colombien de Gustavo Petro a réclamé un sommet d&rsquo;urgence de l&rsquo;ONU après l&rsquo;attaque américaine contre le Venezuela.</p>
<p>L&rsquo;espace aérien vénézuélien est fermé à tous les avions civils. La FAA (Federal Aviation Administration) a interdit aux avions américains de voler au-dessus du Venezuela.<br />
Sur FlightRadar24, les transpondeurs de l&rsquo;US Air Force ont été coupés, leurs vols sont invisibles et un KC-135R Stratotanker (avion ravitailleur) a été aperçu au sud de Porto Rico, ce qui laisse supposer la présence de chasseurs.</p>
<p>Ces mesures américaines visent à renverser le régime de Nicolás Maduro, accusé de soutenir divers groupes terroristes qui déstabilisent les États-Unis et leurs alliés, tels que le Hamas, le Hezbollah, le cartel de Sinaloa, le Front Polisario et l&rsquo;ELN colombien, contribuant à l&rsquo;instabilité régionale et aux menaces sécuritaires.</p>
<p>Ces bombardements visent stratégiquement à renverser Nicolás Maduro dans un but de réaffirmer l’hégémonie américaine en Amérique latine et contrer les rivaux géopolitiques qui sont la Russie, la Chine et l&rsquo;Iran.</p>
<ul>
<li>Économiquement, ils sécurisent les plus grandes réserves pétrolières mondiales pour relancer la production effondrée et avoir le dessus sur l’OPEP+.</li>
<li>Sur le plan sécuritaire, ils neutralisent le soutien de Maduro à des groupes hostiles aux US et ses alliés tels que le Hamas, le Hezbollah, le Cartel de Sinaloa, le Front Polisario et l&rsquo;ELN colombien, limitant narcotrafic et instabilité régionale.</li>
</ul>
<p>Les réactions des alliés de Maduro ne se sont pas faites attendre.</p>
<ul>
<li>Cuba dénonce et exige une réaction urgente de la communauté internationale face à « <em>l’attaque criminelle des États-Unis contre le Venezuela</em> ». Le président Díaz-Canel dénonce un « <em>terrorisme d’état contre le courageux peuple vénézuélien</em> ».</li>
<li>
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</ul>
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		<item>
		<title>Paris dément la présence de Juan Guaido dans son ambassade à Caracas</title>
		<link>https://dev.atlasinfo.fr/france/paris-dement-la-presence-de-juan-guaido-dans-son-ambassade-a-caracas/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Jun 2020 13:35:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[ambassade]]></category>
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		<category><![CDATA[évasion]]></category>
		<category><![CDATA[Juan Guaido]]></category>
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					<description><![CDATA[La France a démenti vendredi que le chef de l'opposition vénézuélienne Juan Guaido se soit réfugié dans son ambassade à Caracas, comme l'a affirmé le chef de la diplomatie vénézulienne Jorge Arreaza en réclamant son arrestation.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>« M. Juan Guaido ne se trouve pas à la résidence (de l&rsquo;ambassadeur) de France à Caracas », a déclaré la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères Agnès von der Mühll.</p>
<p>« Il n&rsquo;est dans aucune de nos enceintes » à Caracas, a-t-elle ajouté, interrogée par l&rsquo;AFP, en relevant que la France l&rsquo;avait « confirmé à plusieurs reprises aux autorités vénézuéliennes ».</p>
<p>Le ministre vénézuélien des Affaires étrangères a affirmé jeudi que l&rsquo;opposant se trouvait dans « l&rsquo;ambassade de France » et qu&rsquo;un autre opposant, Leopoldo Lopez, avait lui trouvé refuge à la résidence de l&rsquo;ambassadeur d&rsquo;Espagne.</p>
<p>« Nous ne pouvons pas entrer dans les locaux d&rsquo;une ambassade de quelque pays que ce soit (&#8230;) et faire en sorte que la Justice [les] arrête de force », a-t-il ajouté en référence à l&rsquo;inviolabilité des représentations diplomatiques.</p>
<p>Le procureur général Tarek William Saab accuse Juan Guaido d&rsquo;avoir fomenté une tentative d&rsquo;invasion avec la complicité des Etats-Unis, début mai, et d&rsquo;encourager des actions déstabilisatrices « en pleine pandémie » du nouveau coronavirus.</p>
<p>« C&rsquo;est une honte pour la diplomatie de l&rsquo;Espagne, c&rsquo;est une honte pour la diplomatie de la France ce qui s&rsquo;est passé et ils vont en payer le prix très, très bientôt », a martelé le chef de la diplomatie vénézuelienne.</p>
<p>Lundi, le président vénézuélien Nicolas Maduro avait déjà suggéré que son rival Juan Guaido pouvait s&rsquo;être « caché dans une ambassade ».</p>
<p><strong>« invasion maquée »</strong></p>
<p>Au total, 45 personnes, dont deux anciens soldats américains, ont été arrêtées pour leur implication présumée dans cette « invasion » manquée, qui avait consisté en un débarquement d&rsquo;hommes le 3 mai à Macuto, à moins d&rsquo;une heure de route de Caracas sur la côte caraïbe. Washington a démenti toute implication.</p>
<p>En mars, Juan Guaido avait déjà été convoqué par le ministère public dans le cadre d&rsquo;une enquête pour « tentative de coup d&rsquo;Etat » et « tentative de magnicide » contre le président Nicolas Maduro.</p>
<p>Les Etats-Unis, qui qualifient le président socialiste de « dictateur » et souhaitent sa chute, ont imposé des sanctions sur les exportations de brut du Venezuela, ainsi qu&rsquo;à l&rsquo;encontre de nombreux responsables gouvernementaux et militaires du pays.</p>
<p>Nicolas Maduro, au pouvoir depuis 2013, jouit de son côté du soutien de Cuba, de la Chine et de la Russie.</p>
<p>L&rsquo;Iran lui aussi envoyé de façon très démonstrative un premier pétrolier le 26 mai afin de pallier les difficultés de l&rsquo;industrie locale d&rsquo;extraction et de raffinage de brut, à genoux en raison de la grave crise économique qui sévit au Venezuela.</p>
<p>Comme la France et l&rsquo;Espagne, une cinquantaine de pays dans le monde reconnaissent M. Guaido comme président par intérim, plutôt que M. Maduro, élu chef de l&rsquo;Etat, selon eux, au moyen de graves irrégularités.</p>
<p>« Seule une voie démocratique et des élections libres, transparentes et crédibles permettront de (&#8230;) résoudre durablement » la crise politique au Venezuela « et de mettre un terme aux souffrances de la population vénézuélienne », a souligné le Quai d&rsquo;Orsay en appelant à la recherche d&rsquo;une « solution politique » entre les deux camps.</p>
<p>Des tensions diplomatiques sont apparues en mai entre Paris et Caracas au sujet du traitement réservé à l&rsquo;ambassadeur de France au Venezuela, Romain Nadal.</p>
<p>Depuis le 2 mai, des policiers vénézuéliens gardent en permanence la rue où il réside et sa résidence est privée d&rsquo;eau et d&rsquo;électricité.</p>
<p>La France a convoqué le 14 mai l&rsquo;ambassadeur du Venezuela à Paris pour protester contre cette situation qui « porte atteinte au fonctionnement normal » d&rsquo;une représentation diplomatique.</p>
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		<title>Washington met à prix l&#8217;arrestation de Maduro: 15 millions de dollars</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Mar 2020 18:01:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[En direct]]></category>
		<category><![CDATA[Arrestation]]></category>
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		<category><![CDATA[Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Washington]]></category>
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					<description><![CDATA[Washington a offert 15 millions de dollars pour toute information menant à l'arrestation de Nicolas Maduro, inculpé de "narcoterrorisme". S'il s'agit d'un nouveau levier de pression sur le président vénézuélien, les analystes n'y voient pas un facteur de sortie de la crise politique.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Voici divers scénarios envisageables au sein du pouvoir vénézuélien, au moment où la pandémie de coronavirus risque de submerger un système de santé aux abois et une économie en déliquescence.</p>
<p>L&rsquo;administration de Donald Trump compte enfoncer un coin dans l&rsquo;appareil de gouvernement par le biais de l&rsquo;inculpation du président socialiste et de 14 autres responsables vénézuéliens, selon les analystes interrogés.</p>
<p>« C&rsquo;est comme une partie de billard (&#8230;). La boule est mise en jeu, elle entre en collision avec d&rsquo;autres boules et ces boules entrent à leur tour en collision avec d&rsquo;autres boules, provoquant des réactions en chaîne », explique le politologue vénézuélien Luis Salamanca.</p>
<p>Les accusations de narcotrafic « mettent en jeu une nouvelle boule dans les arcanes du pouvoir », ajoute-t-il, ce qui pourrait déboucher sur des tensions internes.</p>
<p>Le chef de file de l&rsquo;opposition Juan Guaido, qu&rsquo;une soixantaine de pays reconnaissent comme président par intérim, s&#8217;emploie d&rsquo;ailleurs depuis plus d&rsquo;un an à fracturer l&rsquo;entourage de Nicolas Maduro. En vain.</p>
<p>L&rsquo;héritier politique de Hugo Chavez (1999-2013) a toujours la haute main sur les forces armées, malgré les sanctions prises par les Etats-Unis contre le Venezuela et son industrie pétrolière, qui ont aggravé la crise économique.</p>
<p>« Il est impossible » de prédire « s&rsquo;il en ira autrement cette fois-ci », prévient Peter Hakim du centre de réflexion Dialogue interaméricain. « Ce qui semble évident », ajoute-t-il, c&rsquo;est que « la pression et le stress vont augmenter sur le gouvernement et les militaires ».</p>
<p>Justement, insiste le politologue Ricardo Sucre, cette pression pourrait renforcer la cohésion au sein du pouvoir plutôt que de le diviser.</p>
<p>Après l&rsquo;annonce de son inculpation par les Etats-Unis, Nicolas Maduro a tenté de projeter l&rsquo;image d&rsquo;un homme à poigne. « Tu es un misérable, Donald Trump! », a-t-il lancé à la télévision. « Un cowboy raciste! ».</p>
<p>Le message de Washington est destiné en premier lieu à l&rsquo;état-major, clef de voûte du système politique vénézuélien.</p>
<p>« On est passé des menaces (de sanctions, nldr) pour obtenir un renversement à un +achat de renversement+ », souligne Ricardo Sucre. Les Etats-Unis « misent sur le fait que quelqu&rsquo;un soit disposé à +vendre+ Maduro » au sein de l&rsquo;état-major.</p>
<p>Mais vendredi, les forces armées ont réaffirmé leur « loyauté absolue » envers le pouvoir chaviste et le ministre de la Défense, le général Vladimir Padrino, lui aussi accusé de « narcoterrorisme » par Washington.</p>
<p>Et le général Padrino a lu samedi un communiqué à la télévision dans lequel il a assuré qu' »aucune puissance » ne le pousserait à « abandonner ».</p>
<p>Depuis son ascension en 2013, Nicolas Maduro a donné d&rsquo;amples pouvoirs aux militaires: la compagnie pétrolière publique PDVSA, par exemple, est dirigée par un général, Manuel Quevedo.</p>
<p>Le président socialiste a survécu à deux vagues de protestation populaire &#8212; en 2014 et en 2017 &#8212; qui ont fait quelque 200 morts et ont été violemment réprimées par l&rsquo;armée et la police.</p>
<p>Et l&rsquo;appel au soulèvement des casernes lancé le 30 avril 2019 par Juan Guaido a fait long feu.</p>
<p>Avec l&rsquo;arrivée du Covid-19 dans un Venezuela économiquement à genoux, certaines voix au sein de l&rsquo;opposition se sont élevées pour demander des négociations avec Nicolas Maduro pour répondre à la crise.</p>
<p>Mais « accuser Maduro de narcotrafic sous-entend qu&rsquo;on ne peut plus négocier avec lui, qu&rsquo;il doit être évincé du pouvoir et puni », note Peter Hakim.</p>
<p>« Cela ne fait qu&rsquo;augmenter le prix de son départ », résume un rapport du centre de réflexion Eurasia Group.</p>
<p>Nicolas Maduro est le premier dirigeant étranger accusé de narcotrafic par les Etats-Unis depuis le Panaméen Manuel Antonio Noriega, renversé en 1989 à la faveur d&rsquo;une invasion militaire.</p>
<p>Mais Peter Hakim croit « improbable » un scénario semblable au Venezuela. « La plupart des pays d&rsquo;Amérique latine et d&rsquo;Europe si opposeraient et Maduro a des alliés comme la Chine et la Russie dont Noriega ne disposait pas ».</p>
<p>Au final, souligne-t-il, la posture de Donald Trump a des motifs purement électoraux. Il veut s&rsquo;allier le vote des exilés cubains et vénézuéliens de Floride, un Etat « décisif pour sa réélection ».</p>
<p>&nbsp;</p>
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