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	<title>logiciel &#8211; Atlasinfo</title>
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	<title>logiciel &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>Alors que la justice israélienne remet Amnesty à sa place, le Maroc pourrait porter plainte contre l’ONG</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Jul 2020 11:41:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
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		<category><![CDATA[Amnesty International]]></category>
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		<category><![CDATA[NSO Group]]></category>
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		<category><![CDATA[Saad Eddine El Otmani]]></category>
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					<description><![CDATA[En déboutant la demande d’Amnesty International qui avait engagé en mai 2019 une action contre la société israélienne NSO group, c’est finalement la juge Rachel Barkai qui apporte au chef du gouvernement marocain, Saad Eddine El Otmani la réponse qu’il attendait depuis le 22 juin.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Saad Eddine El Otmani exigeait des preuves suite à la publication du rapport de l’ONG de défense des droits de l’Homme qui y accusait les services de sécurité marocains d’avoir acquis le logiciel Pegasus de NSO Group pour espionner les journalistes et activistes marocains. Il n’y en a pas. Pas l’ombre d’une preuve selon la juge du tribunal de Tel Aviv.</p>
<p>Une source gouvernementale marocaine déclare à AtlasInfo.fr considérer « <em>sérieusement</em> » l’éventualité d’une action en justice contre l’ONG.</p>
<h2><b>Un coup violent porté par la justice israélienne à Amnesty International</b></h2>
<div>
<p>C’est un coup violent qui vient d’être ainsi porté par la justice israélienne à Amnesty International. La juge Rachel Barkai a estimé qu’«il n’est pas prouvé qu’une tentative a été faite pour surveiller un militant des droits humains en tentant de pénétrer dans son appareil téléphonique ».</p>
<p>Une formule juridique qui n’est en réalité qu’une manière élégante de signifier à l’ONG que lorsque l’on use d’approximations dans ses « expertises » et que les manquements s’accumulent sans qu’aucune preuve ne vienne étayer les accusations, le verdict ne saurait être que celui-là.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-full wp-image-204870 alignright" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/amnsti-.jpg" alt="" width="348" height="357" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/amnsti-.jpg 348w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/amnsti--292x300.jpg 292w" sizes="(max-width: 348px) 100vw, 348px" /></p>
<p>Un verdict qui ajoute au trouble suscité par l’acharnement mis par Amnesty International dans sa croisade contre la firme israélienne depuis près de 5 ans, entraînant avec elle les journalistes du réseau de <em>Forbidden Stories</em> qui doivent être aujourd’hui dans une situation bien inconfortable. Ils avaient fait preuve d’une ferveur assez spectaculaire, disons-le, pour relayer le rapport d’Amnesty International faisant état de l’espionnage au Maroc de journalistes avec ce logiciel que les services de sécurité du Royaume Chérifien auraient acquis en 2018, selon Amnesty International.</p>
</div>
<h2><b>Le New York Times supprime l’article sur le rapport d’Amnesty sur le Maroc</b></h2>
<p>Rendant compte du verdict dans un article mis en ligne ce 13 juillet 2020 à 8H42 le<em> New York Times</em> ne parle à aucun moment du Maroc dans le rappel des faits concernant la campagne d’Amnesty contre NSO Group.</p>
<p>Evoquant le travail de<em> Citizen Lab</em> qui avait fait les expertises sur lesquelles est basé le rapport, le<em> New York Times</em> écrit :« une étude réalisée par le <em>Citizen Lab</em> de l’Université de Toronto a lié la technologie NSO à la surveillance politique au Mexique, aux Emirats arabes Unis et en Arabie Saoudite ».</p>
<p><img decoding="async" class="size-full wp-image-204871 alignright" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/nwt2.jpg" alt="" width="346" height="173" /></p>
<p>Rétropédalage du quotidien américain ? Toujours est-il que l’article consacré par la publication au rapport et publié le 22 juin dernier dans le cadre de l’opération médiatique coordonnée par <em>Forbidden Stories</em>, est aujourd’hui introuvable sur le site du <em>New York Times</em>.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-204883" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/nwt-0-1.jpg" alt="" width="495" height="300" /></p>
<p>A croire que la manœuvre à charge contre le Maroc dans laquelle ont été entraînés certains de nos confrères était si grossière qu’ils ont commencé à quitter le navire.</p>
<p>Que vaut en effet, surtout après ce verdict, le rapport de 18 pages (dans sa version en langue française), médiatisé « en exclusivité » grâce au réseau des journalistes de l’ONG,<em> Forbidden Stories</em> ? Que dire après que la juge ait estimé que le département qui a la charge du contrôle des exportations au sein du ministère de la défense, fait preuve « d’une grande vigilance » avant d’accorder une licence de commercialisation ou d’exportation ?</p>
<p>Enfin, quel commentaire possible quand Rachel Barkai considère que le département en question est « particulièrement sensible à la question des atteintes aux droits humains » ?</p>
<p>N’apportant aucun élément de preuve sur la possession par le Maroc de ce logiciel espion, l’association des droits de l’Homme pointait pourtant avec insistance les service de sécurité marocains, sachant que 9 mois plus tôt, un précèdent rapport de la même teneur concernant deux autres « activistes » marocains, avait été publié par l’ONG .</p>
<h2><b>NSO Group : Le Maroc « dans le viseur » de l’ONG que depuis ces 9 derniers mois</b></h2>
<p>Il est intéressant de relever qu’au moment où Amnesty International a engagé cette action visant à faire annuler l’autorisation d’exportation de l’entreprise israélienne spécialisée dans les systèmes de surveillance, le Maroc et ses services de sécurité n’étaient pas « dans le viseur » de l’ONG.</p>
<p>Il suffit de lire le communiqué mis en ligne par Amnesty International sur son propre site le 13 mai 2019 pour s’en rendre compte. Sous le titre « Israël. Amnesty International engage une action judiciaire pour mettre fin au système de surveillance créé par NSO Group ».</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-204873" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/nso2.jpg" alt="" width="606" height="376" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/nso2.jpg 606w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/nso2-484x300.jpg 484w" sizes="auto, (max-width: 606px) 100vw, 606px" /></p>
<p>Les Emirats Arabes Unis, L’Arabie Saoudite et le Mexique étaient alors les trois pays cités en exemple par l’organisation pour parler du logiciel Pégasus :<br />
« Des recherches ont montré que le logiciel espion Pegasus de NSO Group a été utilisé pour attaquer un large éventail de représentants de la société civile, dont au moins 24 défenseurs des droits humains, journalistes et parlementaires au Mexique, un membre du personnel d’Amnesty International, les militants saoudiens Omar Abdulaziz, Yahya Assiri et Ghanem Al Masarir, le militant des droits humains Ahmed Mansoor (lauréat du prix Martin Ennals pour les défenseurs des droits humains) et, selon certaines informations, Jamal Khashoggi, un dissident saoudien qui a été assassiné ».</p>
<p>Pas un mot évoquant le Maroc dans ce communiqué de l’ONG qui a entrepris cette action judiciaire « dans le cadre d’un projet mené conjointement par la <em>Bernstein Institute For Human Rights</em> de la faculté de droit de l’Université de New York et <em>Global Justice Clinic</em>, qui vise à obtenir justice pour les défenseurs des droits humains victimes de logiciels malveillants », peut-on lire dans le communiqué du 13 mai 2019.</p>
<p>Amnesty International a réagi à la décision de la justice israélienne en dénonçant « l’impunité » dont bénéficierait NSO : « le groupe NSO continue de tirer profit d&rsquo;abus des droits humains en toute impunité,» affirme l&rsquo;ONG qui ajoute : « nous continuerons de mettre tout en œuvre pour empêcher que le logiciel d&rsquo;espionnage de NSO soit utilisé pour des atteintes aux droits humains ».</p>
<h2><b>Continuer de tout mettre en œuvre au bénéfice de qui ? </b></h2>
<div>
<p>C’est une question fondamentale que les autorités marocaines doivent certainement se poser pour des raisons politiques évidentes. Là-dessus, une source gouvernementale proche du dossier déclare à AtlasInfo.fr que l’éventualité d’une action en justice contre Amnesty International est « sérieusement » posée.</p>
<p>Sans verser dans la complotite, cette question interpelle avec tristesse.Tout individu à la recherche de la vérité ne peut qu’être affligé à la découverte de tentatives d’instrumentalisation de la cause des droits de l’Homme et de la liberté d’expression pour servir des intérêts qui restent pour le moment obscures.</p>
<p>Peut-être faudra-il chercher la réponse à ces interrogations dans le profil de l’uns des bailleurs de fond d’Amnesty International.</p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
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			</item>
		<item>
		<title>Le journaliste Omar Radi utilisé par Amnesty International dans sa guerre contre la société israélienne NSO Group ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Jun 2020 22:48:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Décryptages]]></category>
		<category><![CDATA[Amnesty]]></category>
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		<category><![CDATA[Omar Radi]]></category>
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					<description><![CDATA[Le rapport d’Amnesty International sur les activités de NSO Group en relation avec le Maroc, complètent en réalité toute une série d’actions entreprises ces 5 dernières années par l’organisation de Droits de l’Homme dans un bras de fer avec l’entreprise israélienne spécialisée dans les logiciels de surveillance. Amnesty International s’est bien gardé d’en faire état dans son rapport ou auprès des 17 médias qui ont relayé l’information sur Omar Radi. Ce vendredi soir, le Maroc apporte un démenti ferme au contenu de ce rapport et exige de l'ONG des preuves dans "une réponse officielle détaillée".]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’organisation internationale de défense des droits de l’homme révèle dans un rapport publié le 22 juin dernier que le journaliste marocain Omar Radi aurait fait l’objet d’une surveillance, grâce à un logiciel développé par la société israélienne NSO Group.</p>
<p>Une technologie qui permettrait d’avoir accès à toutes les données du téléphone portable d’un individu et également d’en activer la caméra et le micro.</p>
<p>A lire le rapport de 18 pages (dans sa version en français), Omar Radi serait donc « la cible », et le commanditaire “les autorités marocaines”, lesquelles selon Amnesty international seraient les clients de NSO Group depuis 2018.</p>
<p>Omar Radi aurait fait l’objet de 5 attaques via ce logiciel, selon le rapport auquel ont eu accès, en avant-première , 17 médias internationaux et Le Desk au Maroc, auquel Omar Radi avait pris part à la création aux cotés de Ali Amar.</p>
<p>C’est <i>Forbidden Stories</i>, qui a eu la charge de coordonner cette opération de diffusion du rapport auprès de ces 17 médias. Selon Le Desk, dans un article publié le 22 juin et intitulé “Omar Radi : enquête sur une traque technologique”, ce n’est pas par hasard si Omar Radi a été pris pour cible : « depuis 10 ans, il publie des enquêtes qui dérangent les autorités marocaines. Il a notamment travaillé sur les liens entre les pouvoirs politique et économique au Maroc mais aussi sur les violations des droits de l’homme dans le pays”, écrivent les co-auteurs de l’article, Phineas Rueckert et Cécile Schilis-Gallego.</p>
<h2>Omar Radi un journaliste comme les autres, jusqu’à ce qu’il tweete</h2>
<p>Pourtant, dans le parcours professionnel de Omar Radi, rien d’exceptionnel jusqu’à ce qu’un tweet virulent à l’égard de l’autorité judiciaire ne provoque sa convocation devant la justice.</p>
<p>Les engagements qu’il a pu avoir au sein du mouvement du 20 février 2011 sont les mêmes que ceux qu’ont pu prendre d’autres journalistes à l’époque, ses enquêtes sur les carrières de sable, ne revêtent aucun caractère exclusif par rapport à celles qui l’ont précédées dès 2011 grâce notamment à une chercheuse de l’Université Ibn Tofail de Kenitra et la publication en novembre 2012 de la liste exhaustive de tous les exploitants des carrières de sables et de pierre au Maroc.</p>
<p>Les thèmes de  la corruption, la spoliation ou la dépossession des terres, présentés comme exclusifs par Omar Radi,, avaient largement été traités dans des reportages critiques, y compris par des médias publics (2M, grand Angle, octobre 2015).</p>
<p>Quant aux évènements du Rif, c’est toute la profession qui les a traités et certains journalistes ont pu être « inquiétés », compte tenu de la sensibilité du contexte, conduisant même certains d’entre eux à répondre de leur prise de position devant la justice comme Hamid El Mahdaoui, Mohammed El Hilali, Rabiaa Al Ablak ou encore Jawad Al Sabiry, quand Omar Radi, lui, faisait l’objet d’une garde à vue de 48 heures.</p>
<p>Il aura fallu qu’il soit poursuivi pour un tweet critique à l’égard de l’autorité judiciaire, publié le 5 avril 2019, après le verdict prononcé à l’encontre des membres du Hirak du Rif pour que le journaliste, âgé de 33 ans, acquiert une certaine notoriété. Sa convocation par la justice en décembre 2019 pour ce tweet publié 7 mois plus tôt avait provoqué un tollé sur les réseaux sociaux et dans les médias marocains. Le 17 mars dernier, il était finalement condamné pour cette publication jugée diffamatoire à l’égard d’un magistrat, à 4 mois de prison avec sursis et 500 dirhams (45 euros) d’amende.</p>
<p>Qu’est ce qui justifierait alors que les services de sécurité marocains « ciblent  » Omar Radi ? La question mérite d’être posée et à la lumière de la réponse de Omar Radi dans <i>Le Desk,</i> elle n’en est que plus sérieuse : « j’ai été puni pour l’ensemble de mon œuvre. »</p>
<h2>Ce que dit le rapport d’Amnesty International</h2>
<p>Selon le rapport de Amnesty International, le Maroc aurait déjà été auparavant identifié comme l’un des clients “potentiels” de la société israélienne NSO Group par Citizen Lab.</p>
<p>Le Desk traitait de cette même information déjà un an plus tôt dans un article mis en ligne le 22 mai 2019, sous le titre “le Maroc utilise le logiciel espion israélien qui a percé WhatsApp”, soutenant qu’un programme secret baptisé « Atlas » serait attribué aux services secrets marocains . Ce programme lui permettrait d’espionner les smartphones grâce au logiciel de cyber surveillance Pegasus conçu par l’israélien NSO Group , selon Le Desk.</p>
<p>Security Lab, l’équipe spécialisée dans la sécurité numérique de l’organisation aurait réalisé une analyse « forensique » du téléphone d’Omar Radi et y aurait décelé “des traces portant à croire qu’il a fait l’objet des mêmes attaques par injection réseau que celles observées contre Maati Mounjib et Abdessadak El Bouchattaoui décrites dans un précédent rapport de l’organisation. Security Lab dit que Omar Radi aurait également été visé de Janvier 2019 à fin janvier 2020.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-203886 alignright" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/06/amnesty-1.jpg" alt="" width="435" height="245" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/06/amnesty-1.jpg 435w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/06/amnesty-1-300x169.jpg 300w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/06/amnesty-1-390x220.jpg 390w" sizes="auto, (max-width: 435px) 100vw, 435px" /></p>
<p>Les traces constatées “constituent de solides éléments permettant d’établir un lien entre ces attaques et les outils conçus par NSO Group », peut-on lire dans le rapport, qui use fortement du conditionnel pour pointer la responsabilité des services secrets marocains. Ainsi peut-on lire à la page 5 : “il ressort des attaques qui ont ciblé par le passé des défenseurs des droits humains au Maroc et qui ont été examinés par Amnesty International que des outils de NSO Group ont pu servir à mener des attaques par injection réseau (…) l’hypothèse selon laquelle les outils d’injection réseau de NSO Group auraient été utilisés, apparaît de plus en plus solide.”</p>
<p>Plus loin : “les preuves numériques qu’Amnesty International a extraites de l’appareil (de Omar Radi) donnent à penser que des attaques par injection réseau se sont produites les 27 janvier, 11 février et 13 septembre 2019”.<br />
Enfin toujours page 5, l’organisation parle d’”hypothèse” s’agissant des mêmes preuves trouvées dans les portables de Omar Radi et Maati Mounjib pour parler de l’utilisation du « même logiciel espion » utilisé dans les deux cas.</p>
<p>S’entourant du maximum de précautions, le rapport parle de l’utilisation du « logiciel espion de NSO Group au Maroc”, se gardant d’être direct ou affirmatif quant à l’utilisation par le Maroc de cette technologie.</p>
<h2>Deux rapports en 9 mois d’<i>Amnesty</i><i> International</i> sur le même sujet</h2>
<p>En octobre 2019, l’organisation avait publié un premier rapport sous le titre : “Maroc, des défenseurs des droits humains ciblés par un logiciel espion de NSO Group ». Elle y présentait des informations selon lesquelles le téléphone de l’historien Maati Mounjib aurait fait l’objet d’”un programme malveillant exécuté à partir de début 2018 “ et ce jusqu’au début 2019.</p>
<p>Ce qui est troublant, c’est que Amnesty International relève que « entre 2017 et 2018, il a reçu des messages SMS contenant des liens malveillants associés à NSO Group ».</p>
<p>Troublant car si le Maroc n’avait fait appel à cette technologie qu’en 2018, comme le soutient l’organisation, qui donc espionnait Maati Mounjib en 2017 ? Dans ce rapport d’octobre 2019, Amnesty International utilise encore une fois le conditionnel pour dire que “le téléphone de Maati Mounjib semble avoir fait l’objet de redirections malveillantes lorsqu’il consultait internet avec le navigateur Safari”.</p>
<h2>Aucun élément pour prouver l’implication des services de sécurité marocains</h2>
<p>Si le rapport de l’organisation de droits de l’homme dit apporter des “éléments solides “, montrant que Omar Radi aurait été ciblé aux moyens des outils de NSO Group, il n’apporte aucune preuve de l’implication des autorités marocaines dans l’utilisation de cette technologie.</p>
<p>Une analyse sémantique de base sur les tournures de phrase, l’usage parfois excessif du conditionnel et le style rédactionnel indiquent le souci des rédacteurs de ce rapport de prendre toutes les précautions nécessaires pour cibler les services marocains, en se contentant de clauses de convenance et de formules consacrées sans incidences importantes, sur le plan juridique tout du moins.</p>
<p>Ainsi, et uniquement à partir de ses propres hypothèses et de ses propres déductions, Amnesty International dit “juger les autorités marocaines responsables”.L’organisation écrit avoir demandé à la société israélienne de réagir “aux révélations” de son rapport sur Omar Radi. NSO Group n’a “ni infirmé ni réfuté l’affirmation selon laquelle les autorités marocaines auraient utilisé la technologie développée”, rapportent les rédacteurs du rapport de Amnesty International . Ils ajoutent que la société israélienne leur a répondu qu’elle allait procéder à l’examen des informations présentées dans le rapport.</p>
<p>Tout au long des 18 pages du rapport, l’organisation des droits de l’homme, n’évoque à aucun moment son « historique » avec NGO Group. Pourtant, il revêt toute son importance puisque Amnesty International a même intenté une action en justice contre la société israélienne en mai 2019 .</p>
<h2>Amnesty International et NSO Group : un bras de fer qui dure depuis 5 ans</h2>
<p>En octobre 2019, après son rapport faisant état de l’utilisation de la technologie de NSO Group pour “surveiller “Maati Mounjib, Amnesty International dit avoir interpellé la société israélienne, laquelle avait alors répondu  » nos produits sont conçus pour aider les services de renseignement et les organes responsables de l’application des lois dont la mission est de sauver des vies. Ils ne sont pas destinés à surveiller les opposants ou les militants des droits humains. C’est la raison pour laquelle tous nos contrats, quel que soit le client, n’autorisent l’utilisation de nos produits qu’aux seules fins légitimes de préventions de la criminalité et du terrorisme et d’enquête dans ce type d’affaires ».</p>
<p>Dans ce rapport, l’organisation s’attèle à démontrer le non-respect des engagements de NSO Group en matière de droits de l’homme rappelant par exemple, (page 10) la prise de participation importante en février 2019 d’un fond d’investissement privé installé au Royaume Uni dans NGO Group. Le groupe avait alors annoncé son intention de mettre en œuvre une politique en matière de droits humains mais sans résultat , écrit Amnesty International, ajoutant que c’est là “un autre élément qui vient corroborer le net décalage qui existe entre la ligne de conduite affichée par l’entreprise et son comportement dans la pratique”.</p>
<p>C’est toute une partie de ce rapport que l’organisation consacre à NSO Group qui compterait 45 clients à travers le monde, tentant de faire la démonstration de son “absence d’initiative (…) pour lutter contre l’utilisation de ses outils à mauvais escient”, qu’elle “n’a pas fait la preuve de la diligence requise en matière de droits humains” et qu’elle « a manqué à l’obligation qui lui incombe ».</p>
<h2>L’action en justice d’Amnesty International devant une juridiction israélienne</h2>
<p>Difficile, à la lecture de ces éléments d’ignorer l’étrange persévérance d’Amnesty International à faire la démonstration des manquements de l’entreprise israélienne.  Il suffit d’aller sur le site de l’ONG pour trouver les éléments de compréhension de la guerre qu’elle semble avoir déclaré à l’entreprise technologique et ses logiciels espions.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-203885" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/06/NSO-group-1024x521.jpg" alt="" width="1024" height="521" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/06/NSO-group-1024x521.jpg 1024w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/06/NSO-group-520x265.jpg 520w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/06/NSO-group-768x391.jpg 768w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/06/NSO-group.jpg 1124w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
<p>Dans un article daté du 21 mai 2019 et publié sur son site  sous le titre  » mettre fin au système de surveillance de NSO Group », l’organisation annonce le dépôt d’un recours pour le lendemain 22 mai, devant un tribunal du district de Tel Aviv pour que les activités de la société israélienne soient contrôlées.</p>
<p>Le 16 janvier dernier une trentaine de militants d’Amnesty International étaient devant la juridiction israélienne dans le cadre de la poursuite de cette action destinée à obliger le ministère de la défense israélien à restreindre les activités de NSO .Ils l’accusent avec son logiciel Pegasus d’avoir ciblé au moins 24 journalistes dans le monde, notamment aux Emirats Arabes Unis, en Arabie Saoudite ou encore au Mexique.</p>
<h2>Un membre d’Amnesty International visé par NSO Group</h2>
<p>En aout 2018, un membre d’Amnesty International aurait lui-même été ciblé par ce logiciel espion Pegasus, peut on lire sur le site d’Amnesty International. Il aurait reçu un SMS suspect visant à pirater son téléphone et cette tentative a été attribuée par Amnesty International à NSO Group.« Il a été envoyé à un moment où Amnesty menait campagne pour la libération de militantes saoudiennes des droits humains », explique l’organisation sur son site.</p>
<p>Enfin, les premières recherches d’Amnesty International sur les activités de NSO Group remontent au 24 aout 2016 à travers Citizen Lab, qui révèle dans un rapport de 13 pages, les activités de la société israélienne à laquelle les Emirats Arabes Unis , l’Arabie Saoudite, le Mexique et le Panama auraient alors fait appel pour « espionner » leurs dissidents.</p>
<h2>Omar Radi manipulé par Amnesty International ?</h2>
<div>Cela fait donc cinq ans qu’Amnesty International « traque » NSO Group. Les faits ainsi mis bout à bout interrogent sur « l’utilisation » du journaliste Omar Radi pour alimenter la liste des accusations portées par l’organisation à l’encontre de l’entreprise israélienne qu’AltlasInfo.fr a tenté de joindre dans le cadre de cet article, sans succès.</div>
<div>Il est possible que le journaliste marocain trouve lui aussi des avantages au statut de « victime du système » qu’il semble cultiver. En somme, Amnesty International et Omar Radi y trouveraient chacun son compte. Encore faudrait-il que les services de sécurité marocains soient en possession du logiciel Pegasus depuis 2018, comme le soutient Amnesty International.</div>
<div></div>
<div>Dans un communiqué rendu public ce vendredi 26 juin, les autorités marocaines opposent un démenti ferme et catégorique à ce rapport de l&rsquo;Ong . Rabat y informe avoir reçu le directeur exécutif d&rsquo;Amnesty international au Maroc, Mohamed Sektaoui, pour exprimer « son « étonnement des  allégations » contenues dans le rapport.</div>
<div></div>
<div>Un communiqué qui soutient que les autorités marocaines n&rsquo;ont jamais été contactées par Amnesty international, contrairement à ce qu&rsquo;avance l&rsquo;organisation dans son rapport pour lequel les autorités marocaines exigent qu&rsquo;elle fournisse, dans les plus brefs délais, les preuves de ces assertions dans le cadre d' »une réponse officielle détaillée » .</div>
<p>&nbsp;</p>
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