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	<title>Kirk Douglas &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>Kirk Douglas, décès de l&#8217;un des derniers monstres sacrés d&#8217;Hollywood</title>
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		<pubDate>Thu, 06 Feb 2020 08:59:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[C'était l'un des derniers monstres sacrés d'Hollywood. Fils d'un chiffonnier juif ayant fui la Russie, l'acteur américain Kirk Douglas, décédé mercredi à 103 ans, était entré dans la légende avec "Les Sentiers de la gloire" et "Spartacus".]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>« Je resterai toute ma vie un homme en colère », disait-il. « La colère a été le moteur de ma vie, une colère immense contre l&rsquo;injustice ».</p>
<p>Colère contre son enfance aussi. Une enfance misérable à la David Copperfield où il souffre en outre de l&rsquo;antisémitisme et de l&rsquo;indifférence d&rsquo;un père alcoolique et analphabète, auquel il envoie un jour une cuillère au visage.</p>
<p>« Et pourtant parfois je me dis que c&rsquo;est un avantage d&rsquo;être né dans la misère: vous ne pouvez pas aller plus bas, vous ne pouvez que vous élever », philosophait à la fin de sa vie le père de l&rsquo;acteur Michael Douglas.</p>
<p>Kirk Douglas, de son vrai nom Issur Danielovitch Demsky, voit le jour le 9 décembre 1916 à Amsterdam, petite ville de l&rsquo;Etat de New York.</p>
<p>Il grandit au milieu de six soeurs et n&rsquo;a qu&rsquo;un seul rêve: devenir comédien. Mais il doit d&rsquo;abord travailler comme serveur de cafétéria et lutteur de foire pour payer ses études.</p>
<p>Débarqué à New York, « Izzy » change de nom et parvient à intégrer l&rsquo;Académie d&rsquo;art dramatique où il croise la future Lauren Bacall, qui refuse ses avances mais restera toujours son amie.</p>
<p>On est en 1942, en pleine Seconde Guerre mondiale, Kirk Douglas s&rsquo;enrôle dans la marine et fait la campagne du Pacifique à bord d&rsquo;un chasseur de sous-marins.</p>
<p>Démobilisé, il enchaîne les petits rôles avant de connaître le succès en 1949 avec « Le Champion », où il campe un boxeur caractériel.</p>
<p>Dès lors, la carrière de l&rsquo;acteur au regard azur et à la célèbre fossette au menton décolle: films d&rsquo;aventures (« Vingt Mille Lieues sous les mers », 1954), péplum (« Spartacus », 1960), films de guerre (« Les Sentiers de la gloire », 1958, « Paris brûle-t-il ? », 1966), westerns (« La Captive aux yeux clairs », 1952, « Règlement de comptes à OK Corral », 1957)&#8230;</p>
<p>Ce grand ami de Burt Lancaster tourne avec les plus grands réalisateurs, de Kubrick à Mankiewicz en passant par Huston, Minelli, Hawks, Preminger et Kazan, devient producteur et réalise lui-même quelques films.</p>
<p>Il fait parfois des choix à contre-courant de son image de héros courageux et invincible, comme dans « La vie passionnée de Vincent Van Gogh », qui lui vaut cette apostrophe de John Wayne: « Comment as-tu osé jouer une mauviette, un artiste qui se suicide ? Les durs dans notre genre ont l&rsquo;obligation de maintenir cette image pour le public ».</p>
<p><strong>« l&#8217;emmerdeur »</strong></p>
<p>Il confesse un grand regret au cinéma: ne pas avoir décroché le rôle de « Vol au-dessus d&rsquo;un nid de coucou », le chef-d&rsquo;oeuvre de Milos Forman de 1975.</p>
<p>« C&rsquo;est une tragédie pour moi. C&rsquo;est Nicholson qui l&rsquo;a eu et il a eu un Oscar. Et moi je n&rsquo;en ai pas&#8230; ».</p>
<p>Kirk Douglas finira toutefois par remporter, en 1996, un Oscar d&rsquo;honneur récompensant l&rsquo;ensemble de sa carrière.</p>
<p>Acteur engagé, proche depuis toujours des démocrates, il n&rsquo;hésite pas, en pleine chasse aux sorcières maccarthyste dans les années 1950, à embaucher un scénariste figurant sur la liste noire des personnes à ne pas embaucher en raison de leurs supposées sympathies communistes.</p>
<p>On le surnomme « l&#8217;emmerdeur ». « A cause de mon franc-parler, j&rsquo;ai longtemps été l&rsquo;acteur le plus détesté d&rsquo;Hollywood ».</p>
<p>En dehors des plateaux, Kirk Douglas multiplie les conquêtes féminines au point d&rsquo;être considéré comme « le plus grand Casanova d&rsquo;Hollywood ».</p>
<p>« Je n&rsquo;ai jamais compté les femmes que j&rsquo;ai eues. Je les aime bien trop pour ça », dit-il. Ce qui ne l&#8217;empêche pas d&rsquo;égrainer les noms de Gene Tierney, Rita Hayworth, Marlene Dietrich, Pier Angeli, Joan Crawford, Ava Gardner&#8230;</p>
<p>Il vivait toutefois depuis 1954 avec la même femme, Anne Buydens, rencontrée en France et devenue sa seconde épouse.</p>
<p>Sur le tard, il se met à l&rsquo;écriture, publie son autobiographie &#8211; « Le fils du chiffonnier » &#8211; et plusieurs romans.</p>
<p>Il échappe plusieurs fois à la mort: accident d&rsquo;hélicoptère en 1991, dont il ne sort que légèrement blessé mais où deux personnes périssent, attaque cérébrale en 1996, attaque cardiaque en 2001.</p>
<p>Une période qui correspond à son retour à la foi: le jour de ses 83 ans, il refait sa Bar Mitzvah, comme à ses 13 ans.</p>
<p>Kirk Douglas laisse derrière lui une dynastie du cinéma. Deux fils comédiens, dont Michael, né d&rsquo;un premier mariage et désormais au moins aussi célèbre que son père, deux autres fils producteurs, une belle-fille actrice, Catherine Zeta-Jones, et un petit-fils, Cameron, également comédien.</p>
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