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	<title>Kamala Harris &#8211; Atlasinfo</title>
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	<title>Kamala Harris &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>Donald Trump revendique la victoire, promet de « guérir » l&#8217;Amérique</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Nov 2024 08:31:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Donald Trump a revendiqué la victoire aux élections présidentielles américaines, sans attendre le décompte final. L'ancien président républicain (2017-2021) a promis de "guérir" l'Amérique devant ses partisans réunis en Floride.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>«Nous avons écrit l&rsquo;Histoire», a déclaré Donald Trump devant ses partisans, promettant d&rsquo;aider le « pays à guérir ».</p>
<p>Le républicain peut désormais compter sur le vote de 267 grands électeurs, sur les 270 nécessaires pour gagner.</p>
<p>Le candidat républicain a été donné vainqueur en Géorgie, en Caroline du Nord et surtout en Pennsylvanie, le plus crucial des sept Etats décisifs, face à la vice-présidente démocrate, selon des projections de médias américains.</p>
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		<title>Présidentielle américaine: Donald Trump remporte deux Etats clés, donné favori dans d’autres</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Nov 2024 06:12:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[élection américaine]]></category>
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					<description><![CDATA[Le candidat républicain à la présidentielle américaine, Donald Trump, a conforté son avance dans la course à la Maison Blanche en mettant la main sur les grands électeurs de la Caroline du Nord et de la Géorgie, deux des sept Etats clés. Selon les dernières projections de l’Associated Press, Trump dispose désormais de 246 grands &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le candidat républicain à la présidentielle américaine, Donald Trump, a conforté son avance dans la course à la Maison Blanche en mettant la main sur les grands électeurs de la Caroline du Nord et de la Géorgie, deux des sept Etats clés.</strong></p>
<p>Selon les dernières projections de l’Associated Press, Trump dispose désormais de 246 grands électeurs contre 210 pour sa rivale démocrate, Kamala Harris.</p>
<p>Un minimum de 270 des 538 grands électeurs est requis pour qu’un candidat remporte la victoire au scrutin présidentiel.</p>
<p>L&rsquo;attente continue dans les cinq autres Etats susceptibles de faire basculer le résultat de l&rsquo;élection, tandis que d&rsquo;autres Etats, où il n&rsquo;y avait aucun suspense, ont livré leurs verdicts.</p>
<p>Pour l&rsquo;instant, Donald Trump fait la course en tête avec 243 grands électeurs, contre 194 pour Kamala Harris.</p>
<p>Alors que l’optimisme est de mise dans le camp républicain, l’heure est à l’inquiétude dans les rangs démocrates, à l’image de leur rassemblement à l’université Howard à Washington DC.</p>
<p>Les républicains ont remporté déjà la majorité au Sénat mardi soir après que le sénateur républicain Ted Cruz du Texas a battu le démocrate Colin Allred, permettant aux Grand Old Party de prendre le contrôle de la chambre haute du Congrès.</p>
<p>Un peu après minuit, la soirée des républicains bat son plein à Palm Beach en Floride. L’ancien président Trump y est attendu, selon la presse, pour probablement prendre la parole devant ses partisans.</p>
<p>Kamala Harris a décidé de ne pas prendre la parole dans la nuit de mardi à mercredi, a annoncé mercredi l&rsquo;un de ses conseillers, Cedric Richmond, assurant qu&rsquo;elle s&rsquo;adresserait « à la nation » dans la journée.</p>
<p>« Il y a encore des voix à compter », a-t-il justifié dans une déclaration très courte et sobre, alors que les partisans de la candidate démocrate rassemblés depuis le début de soirée à l&rsquo;université historiquement noire de Howard avaient déjà commencé à quitter les lieux, dans une ambiance devenue de plus en plus sombre au fil des heures.</p>
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		<title>Election américaine: Donald Trump mène la course en tête</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Nov 2024 04:45:09 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[élection américaine]]></category>
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					<description><![CDATA[Alors que le dépouillement des bulletins de vote se poursuit encore dans plusieurs Etats américains, Donald Trump mène la course aux grands électeurs, avec 210 contre 112 pour sa rivale démocrate, Kamala Harris, selon les résultats partiels. Un minimum de 270 des 538 grands électeurs, également appelés collèges électoraux, est requis pour qu’un candidat remporte &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Alors que le dépouillement des bulletins de vote se poursuit encore dans plusieurs Etats américains, Donald Trump mène la course aux grands électeurs, avec 210 contre 112 pour sa rivale démocrate, Kamala Harris, selon les résultats partiels.</strong></p>
<p>Un minimum de 270 des 538 grands électeurs, également appelés collèges électoraux, est requis pour qu’un candidat remporte la victoire au scrutin présidentiel.</p>
<p>À présent, Donald Trump s’est adjugé plusieurs Etats du sud et du sud-est, bastions traditionnels du parti républicain, dont le Texas, la Louisiane, l’Alabama et le Tennessee, mais également la Floride, avec ses 30 grands électeurs.</p>
<p>Sa rivale démocrate s’est imposée dans une poignée d’Etats du nord-est, notamment à New York, et dans le Maryland, le Massachusetts et le New Jersey.</p>
<p>Dans les sept Swing states (Etats pivots) que sont l’Arizona, la Caroline du nord, la Géorgie, le Michigan, le Nevada, la Pennsylvanie et le Wisconsin, qui déterminent l’issue de l’élection, le dépouillement des votes continue.</p>
<p>Cependant, selon les estimations de l’agence AP, référence dans la proclamation des résultats de l’élection présidentielle américaine, Trump devance sa rivale en Caroline du nord, dont le décompte partiel des bulletins de vote le donnent favori à 52,2% contre 46,7% des votes. En Géorgie, il mène aussi à 51,9% contre 47,4% des voix, dont 82% ont été comptés.</p>
<p>Dans le Michigan, au Midwest, comme en Virginie sur la côte est, Kamala Harris est légèrement en tête, avec une différence de moins de 1% sur l’ancien président républicain, toujours selon la même source.</p>
<p>Certains Etats de la côte ouest n’ont pas encore fermé leurs bureaux de vote. Ce décalage entre les deux côtes, étalées sur six fuseaux horaires, ainsi que les différentes en termes de lois gouvernant le décompte des votes, conditionne l’annonce des résultats définitifs.</p>
<p>En 2020, la Californie, réputée pour son mode de dépouillement peu hâtif, n’a communiqué ses résultats qu’une semaine après le jour du scrutin.</p>
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		<title>Présidentielle américaine: Le retour du protectionnisme hante les esprits des milieux économiques canadiens</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Nov 2024 13:01:28 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[élection américaine]]></category>
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					<description><![CDATA[L&#8217;intérêt des Canadiens pour l&#8217;élection présidentielle américaine n&#8217;est pas un fait nouveau, mais le scrutin du 5 novembre aux Etats-Unies a certainement amplifié l&#8217;attention de l&#8217;opinion publique et des milieux d&#8217;affaires en raison de l&#8217;importance des relations et des échanges commerciaux entre les deux pays. L&#8217;élection présidentielle américaine est, en effet, scrutée de près au &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L&rsquo;intérêt des Canadiens pour l&rsquo;élection présidentielle américaine n&rsquo;est pas un fait nouveau, mais le scrutin du 5 novembre aux Etats-Unies a certainement amplifié l&rsquo;attention de l&rsquo;opinion publique et des milieux d&rsquo;affaires en raison de l&rsquo;importance des relations et des échanges commerciaux entre les deux pays.</strong></p>
<p>L&rsquo;élection présidentielle américaine est, en effet, scrutée de près au Canada. Environ sept Canadiens sur dix s’intéressent à ce scrutin, indique Sébastien Dallaire, vice-président exécutif de la société canadienne de sondage Léger.</p>
<p>« C’est la première fois que de nombreux Canadiens suivent cette campagne et ont le sentiment qu’elle est non seulement polarisante, mais aura un impact plus direct sur les relations canado-américaines que toute autre élection », relève, de son côté, John Parisella, ancien délégué général du Québec à New York.</p>
<p><strong>Une communauté qui pourrait faire la différence</strong></p>
<p>Dans une élection présidentielle aussi serrée, les 700.000 électeurs américains résidant au Canada pourraient déterminer le sort du scrutin, avancent des observateurs.</p>
<p>Alors que les sondages montrent que l&rsquo;ancien président Donald Trump et sa rivale démocrate Kamala Harris sont au coude-à-coude, les deux partis tentent de courtiser la communauté américaine établie chez le voisin du nord et se focalisent, à cet égard, sur les États clés du Michigan, de la Pennsylvanie et du Wisconsin. Ces États sont proches du Canada et comptent une proportion plus élevée de résidents vivant de l’autre côté de la frontière que les autres États clés.</p>
<p>Le Canada et les États-Unis partagent la plus longue frontière du monde, par laquelle ont transité quotidiennement des marchandises et des services d&rsquo;une valeur de 3,6 milliards de dollars en 2023. La plupart des marchandises transitant entre les deux pays sont couvertes par un accord commercial entre le Canada, les États-Unis et le Mexique. En outre, 400.000 personnes traversent chaque jour la frontière pour affaires, tourisme ou pour voir leurs familles et leurs amis.</p>
<p><strong>Le spectre du protectionnisme</strong></p>
<p>Les milieux économiques canadiens ne gardent pas un bon souvenir du passage de Donald Trump à la Maison Blanche. En effet, le leader républicain avait alors imposé de lourds tarifs sur l’aluminium et l’acier canadiens.</p>
<p>En outre, les négociations houleuses qui ont débuté en 2017 pour renégocier l&rsquo;accord de libre-échange nord-américain avaient grandement nui aux relations entre les deux pays.</p>
<p>La vice-présidente américaine Kamala Harris a également annoncé une renégociation de l’accord si elle est élue. Harris était d&rsquo;ailleurs parmi les 10 sénateurs qui ont voté contre l’accord commercial actualisé entre le Canada, les États-Unis et le Mexique parce qu’elle réclamait davantage de protections environnementales.</p>
<p>« Si l’on examine les politiques de Trump et de Harris à l’approche de cette élection, en ce qui concerne le commerce, ils sont tous deux protectionnistes – l’une avec des subventions, l’autre avec des tarifs douaniers », note Stephen Laskowski, président de l’Association de camionnage de l’Ontario.</p>
<p>Les inquiétudes des milieux économiques canadiens portent non seulement sur l&rsquo;impact d&rsquo;éventuels nouveaux tarifs douaniers mais aussi sur la hausse des niveaux d&rsquo;endettement et des taux d&rsquo;intérêt américains. En effet, la réalisation des promesses électorales des deux candidats risquent d&rsquo;alourdir davantage la dette fédérale américaine.</p>
<p>Selon les observateurs, l&rsquo;élection de Kamala Harris signifierait probablement la poursuite du statu quo, tandis qu&rsquo;un retour de Donald Trump pourrait entraîner le retour de tarifs généralisés sur les exportations vers les États-Unis.</p>
<p>Même une victoire démocrate à la présidence, à la Chambre des représentants et au Sénat « ne serait pas très différente d&rsquo;un point de vue politique », notent les économistes du conglomérat financier canadien Desjardins dans un rapport publié récemment.</p>
<p>Les économistes canadiens relèvent toutefois que les deux pays ont eu également des différends commerciaux importants, notamment sur les tarifs douaniers sur le bois d’œuvre canadien, lors de la présidence de Biden.</p>
<p>En cas d&rsquo;imposition de tarifs plus élevés sur les exportations vers les États-Unis, le PIB canadien pourrait baisser jusqu’à 1,7% d’ici la fin de 2028, par rapport à une victoire de Harris, ont écrit les économistes de Desjardins.</p>
<p>Le dollar canadien se négocie déjà à des niveaux relativement bas et une croissance économique canadienne morose pourrait affaiblir davantage la monnaie locale, la poussant même sous la barre des 70 cents, poursuivant ainsi la tendance à la baisse des dernières années.</p>
<p>« Les élections américaines pourraient avoir un impact majeur sur la volatilité des marchés et sur la performance du dollar américain et du dollar canadien », a affirmé Shaun Osborne, stratège en chef des devises à la banque canadienne Scotia.</p>
<p>Les milieux économiques canadiens craignent aussi une éventuelle période d&rsquo;incertitude avec un résultat électoral incertain qui aura des implications déstabilisatrices pour les marchés financiers.</p>
<p>Certains analystes canadiens espèrent surtout une impasse politique en faisant en sorte que la Maison-Blanche, le Sénat et la Chambre des représentants ne soient pas contrôlés par le même parti.</p>
<p>« Ce serait la meilleure solution pour que personne ne puisse faire passer ses idées, peut-être téméraires, et que tous les politiciens puissent se concentrer sur ce qui compte vraiment, à savoir la croissance de l&rsquo;économie américaine », résume Barry Schwartz, directeur des investissements chez Baskin Wealth Management à Toronto.</p>
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		<title>Grosse machine financière derrière la campagne présidentielle américaine</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Oct 2024 13:32:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[argent]]></category>
		<category><![CDATA[campagne présidentielle américaine]]></category>
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					<description><![CDATA[À l’image de l’immensité des Etats-Unis, les dépenses financières liées aux campagnes électorales, surtout présidentielles, peut se chiffrer en milliards de dollars, dans un pays où les lois n’imposent aucune limite ni sur les dépenses électorales ni sur la période de campagne, où les chances de se voir élire à un poste politique augmentent proportionnellement &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>À l’image de l’immensité des Etats-Unis, les dépenses financières liées aux campagnes électorales, surtout présidentielles, peut se chiffrer en milliards de dollars, dans un pays où les lois n’imposent aucune limite ni sur les dépenses électorales ni sur la période de campagne, où les chances de se voir élire à un poste politique augmentent proportionnellement aux dépenses engagées.</strong></p>
<p>Si ces dépenses sont considérées exorbitantes comparées à toute autre démocratie au monde, même dans les pays les plus peuplés, elles ne montrent aucun signe de rabais. Bien au contraire, les dépenses consacrées aux élections présidentielles et législatives sont montées en flèche. En 2016, elles ont totalisé environ 7 milliards de dollars contre plus de 14,4 milliards en 2020.</p>
<p>En 2008, année où Barack Obama a été élu président, les dépenses électorales n’étaient que de 5 milliards de dollars. Cette année-là a marqué un tournant, puisqu’elle fut la dernière où un candidat accepte des dons fédéraux, conditionnés à un plafonnement des dépenses (124 millions de dollars pour un candidat présidentiel), ce qui a poussé les candidats à donner libre cours à leurs campagnes de collecte, faisant ainsi le lit de cette montée faramineuse.</p>
<p>Pendant l’actuelle campagne, les candidats ont jusqu’à fin août levé 14,8 milliards de dollars, selon la Commission électorale fédérale, la plus grosse collecte de fonds restant à réaliser, d’après les estimations de la presse.</p>
<p>Pour pouvoir collecter ces dons colossaux, la loi américaine a ouvert aux candidats deux voies principales: les comités de campagne des candidats, qui collectent des fonds directement pour soutenir les prétendants; et les comités extérieurs, tels que les fameux super PAC (Comités d’action politique), qui peuvent collecter des fonds illimités, sans pouvoir collaborer directement avec les candidats qu’ils soutiennent.</p>
<p>Maillon incontournable de cette redoutable machine financière, les Super PAC, qui représentent souvent des intérêts commerciaux, syndicaux, professionnels ou idéologiques, ont reçu deux tiers des 14,8 milliards de dollars levés jusqu’à août. C’est dire l’importance primordiale de ces structures, qui font la pluie et le beau temps de tout candidat aux prétentions sérieuses.</p>
<p>Selon OpenSecrets, une agence qui suit les données sur le financement des campagnes, les 2387 Super PACs américains ont levé plus de 2,4 milliards de dollars pour les élections présidentielles de 2024, et en ont dépensé près de 1,7 milliard.</p>
<p>Parmi les méga-donateurs, l’on compte l’investisseur dans les chemins de fer, Timothy Mellon, avec plus de 165 millions donnés aux Super PACs républicains, le couple de financiers Jeff et Janine Yass (79 millions aux républicains), et les businessmen Richard et Elizabeth Uihlein et le gestionnaire de fonds spéculatifs, Kenneth Griffin, qui ont chacun donné près de 76 millions de dollars.</p>
<p>Dans le camp opposé, selon les données de la Commission électorale fédérale, les démocrates ont pu compter sur le concours de l’ancien maire de New York, Michael Bloomberg (43 millions de dollars), les magnats de la technologie, Reid Hoffman et Michelle Yee (32 millions), et le PDG de la Newsweb Corporation, Fred Eychaner (26 millions).</p>
<p>Ces chiffres astronomiques trouvent leur explication également dans la durée des campagnes électorales. Dans d’autres démocraties, des limites sont scrupuleusement observées par rapport à ces périodes, comme en France, où la campagne électorale officielle est ouverte à partir du deuxième lundi précédant le jour du scrutin. Dans le voisinage immédiat, la campagne est limitée à 51 jours au Canada et à 90 jours au Mexique. Il n’en est rien aux Etats-Unis.</p>
<p>Alors que Kamala Harris n’a été portée candidate du parti démocrate qu’à fin juillet, suite au retrait surprise du président Joe Biden — elle n’a été effectivement confirmée que plusieurs semaines plus tard — Donald Trump a, lui, annoncé sa candidature le 15 novembre 2022 !</p>
<p>Les campagnes électorales américaines sont particulièrement longues, et donc coûteuses, en raison du système en place qui consiste à choisir les candidats qui représenteront chaque parti aux élections générales lors des primaires.</p>
<p>Ainsi, un candidat doit l&#8217;emporter sur ses adversaires au sein de son propre parti pour représenter celui-ci aux élections générales. Ces confrontations se passent dans chaque Etat américain, occasionnant plus de dépenses.</p>
<p>Selon les observateurs, cette réalité fait que seuls les riches, où ceux qui peuvent collecter le plus d’argent, ont accès aux postes les plus sensibles.</p>
<p>En effet, un sondage Pew réalisé à la mi-2023 a révélé que 85% d’Américains pensent que les dépenses électorales “rendent plus difficile pour les bonnes personnes de se présenter aux élections”. Soixante-douze pour cent d’entre eux ont déclaré qu’ils préféreraient certaines limites sur le montant des dépenses consacrées aux élections.</p>
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		<title>Joe Biden renonce à la course à la présidence et soutient Kamala Harris</title>
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		<pubDate>Sun, 21 Jul 2024 18:12:20 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[désistement]]></category>
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					<description><![CDATA[Le président des États-Unis, Joe Biden, a annoncé qu&#8217;il ne briguerait pas un second mandat lors des élections présidentielles de 2024, indiquant soutenir Kamala Harris. « Il a été pour moi le plus grand des honneurs de servir en tant que président. Bien que j&#8217;aie envisagé de me présenter à nouveau, je suis convaincu qu&#8217;il est &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le président des États-Unis, Joe Biden, a annoncé qu&rsquo;il ne briguerait pas un second mandat lors des élections présidentielles de 2024, indiquant soutenir Kamala Harris. </strong></p>
<p>« Il a été pour moi le plus grand des honneurs de servir en tant que président. Bien que j&rsquo;aie envisagé de me présenter à nouveau, je suis convaincu qu&rsquo;il est dans l&rsquo;intérêt supérieur de mon parti et de la nation que je me retire et me consacre exclusivement à mes fonctions présidentielles pour le reste de mon mandat. Je m&rsquo;adresserai à la nation plus tard dans la semaine à ce sujet », a-t-il souligné dans un communiqué publié sur X (anciennement Twitter).</p>
<p>Le président Joe Biden met ainsi un terme à sa campagne pour un second mandat, une décision prise alors que les démocrates sont de plus en plus persuadés que l&rsquo;homme de 81 ans n&rsquo;est plus en mesure de remporter une réélection.</p>
<p>Les préoccupations concernant ses facultés cognitives et sa capacité à assumer un autre mandat de quatre ans ont été amplifiées par un débat politique désastreux contre le républicain Donald Trump le 27 juin dernier.</p>
<p>Quelques minutes après son annonce, Joe Biden a exprimé son souhait de voir Kamala Harris lui succéder: « Aujourd’hui, je souhaite offrir mon plein soutien et mon approbation à Kamala pour qu’elle soit la candidate de notre parti cette année. » Il a ajouté : « Démocrates, il est temps de s’unir et de battre Trump. »</p>
<p>Plus tard dans la soirée, Kamala Harris a officiellement annoncé sa candidature pour l&rsquo;élection présidentielle de 2024. « Je suis honorée d&rsquo;avoir l&rsquo;appui du Président et mon intention est de mériter et de remporter cette nomination ».</p>
<p>Harris, âgée de 59 ans, bénéficie est perçue par les démocrates comme l&rsquo;option la plus sûre à moins de quatre mois de l&rsquo;élection.</p>
<p>Malgré les avantages de Harris, sa nomination n&rsquo;est pas garantie. D&rsquo;autres figures politiques, tels que le gouverneur de Californie Gavin Newsom, la gouverneure du Michigan Gretchen Whitmer et le gouverneur de l&rsquo;Illinois JB Pritzker, ont été évoqués comme des alternatives potentielles.</p>
<p>Si l&rsquo;un de ces postulants est désigné lors de la convention démocrate qui se tiendra à Chicago le 19 août, il devra faire face à la lourde responsabilité de se présenter devant les électeurs, de mettre en place une stratégie de campagne et de battre Donald Trump en seulement deux mois et demi.</p>
<p>Les appels à la démission de Biden se sont renforcés après le débat avec Trump, suscitant des interrogations immédiates sur les facultés cognitives du président. La décision de Biden de ne pas briguer un second mandat pourrait avoir un impact significatif sur la dynamique de l&rsquo;élection présidentielle de 2024 et sur la stratégie du Parti Démocrate.</p>
<p>La désistement de Joe Biden  ouvre la porte à une compétition acharnée au sein du Parti Démocrate afin de désigner son successeur. La convention démocrate à venir revêtira une importance cruciale pour décider qui incarnera les aspirations du parti face à Donald Trump lors du scrutin prévu le mardi 5 novembre.</p>
<p>Reste à voir si d&rsquo;autres candidats défieront Harris pour la nomination ou comment le parti pourrait devoir ajuster à nouveau ses règles pour faciliter la nomination de Harris.</p>
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		<title>A Munich, Kamala Harris promet des sanctions « sans précédent » à la Russie en cas d&#8217;invasion de l&#8217;Ukraine</title>
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		<pubDate>Sun, 20 Feb 2022 00:21:40 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Kamala Harris]]></category>
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					<description><![CDATA[La vice-présidente américaine Kamala Harris a souligné samedi lors de la Conférence sur la sécurité de Munich l&#8217;unité totale entre les Etats-Unis et leurs alliés, promettant des sanctions sévères à la Russie en cas d’invasion de l’Ukraine. Dans un discours, Mme Harris a martelé que le soutien des États-Unis à l&#8217;alliance de l&#8217;OTAN était « sacro-saint » &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La vice-présidente américaine Kamala Harris a souligné samedi lors de la Conférence sur la sécurité de Munich l&rsquo;unité totale entre les Etats-Unis et leurs alliés, promettant des sanctions sévères à la Russie en cas d’invasion de l’Ukraine.</strong></p>
<p>Dans un discours, Mme Harris a martelé que le soutien des États-Unis à l&rsquo;alliance de l&rsquo;OTAN était « sacro-saint » et a promis que la Russie ferait face à des sanctions économiques « sans précédent » en cas d&rsquo;invasion.</p>
<p>« Laissez-moi être clair, je peux dire avec une certitude absolue que si la Russie envahit à nouveau l&rsquo;Ukraine, les États-Unis, ainsi que nos alliés et partenaires, imposeront des coûts économiques importants et sans précédent », a affirmé Mme Harris qui s’est déplacée en Europe dans un contexte de grandes tensions entre Moscou et l’Ukraine.</p>
<p>« L&rsquo;imposition de ces mesures radicales et coordonnées infligera de grands dommages à ceux qui doivent être tenus pour responsables », a-t-elle ajouté.</p>
<p>Le président américain Joe Biden a déclaré vendredi soir qu&rsquo;il était convaincu que le président russe Vladimir Poutine avait décidé d&rsquo;envahir l&rsquo;Ukraine et que les États-Unis pensaient que la capitale de l&rsquo;Ukraine, Kiev, était une cible probable dans les jours à venir.</p>
<p>Les États-Unis estiment que la Russie a entre 169.000 et 190.000 soldats à proximité ou en Ukraine.</p>
<p>Dans le même temps, les États-Unis affirment qu&rsquo;ils ne ferment pas la porte à la diplomatie pour désamorcer la crise.</p>
<p>A cet égard, Mme. Harris a réitéré samedi que les États-Unis et leurs alliés européens restaient ouverts à la résolution de la crise par la diplomatie tout en étant prêts à pénaliser la Russie en cas d&rsquo;incursion.</p>
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		<title>Hicham Alaoui* ou la nostalgie du « Printemps (désenchantement) Arabe »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Nov 2020 10:08:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Décryptages]]></category>
		<category><![CDATA[arabie saoudite]]></category>
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					<description><![CDATA[Pour l’universitaire Hicham Alaoui, l’arrivée des démocrates à la Maison Blanche est censée effrayer l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis qui se verraient mettre au pas par l’administration Biden, faire peur à Benyamin Netanyahu car l’option des deux Etats au Moyen-Orient serait remise au goût du jour et surtout tétaniser les pays de la région Mena où le "Printemps Arabe" serait réactivé. ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Parmi les milliers d’articles écrits pour analyser les priorités de la politique étrangère du nouveau chef de la Maison Blanche, celui de Hicham Alaoui nous a particulièrement interpelés. Il se présente volontiers comme « géopolitologue » et pourtant il accumule absence de discernement, carence argumentaire et méconnaissance des fondements des relations internationales. Nous ne pouvions pas ne pas tenter d’analyser comment et surtout pourquoi.</p>
<p>En relations internationales il y a plusieurs approches éligibles à la mise en œuvre de la politique étrangère des Etats. Libéralisme pour les uns, constructivisme pour d’autres ou encore réalisme ou idéalisme qui sont deux théories opposées. Elles voudraient, pour la première, que les nations cherchent à assurer leur sécurité et développer leur influence pour contrer celle des autres puissances et pour la seconde qu’elle cultive l’illusion, idéaliste, d’un système de relations internationales fondé sur la négation de la force et la valeur absolue accordée à une idée ou à la loi.</p>
<p>La dernière analyse signée par Hicham Alaoui ne s’inscrit dans aucune d’entre elles et constitue, de ce fait, une curiosité car elle laisse perplexe ceux qui tenteraient de comprendre les enjeux de la politique étrangère américaine dans la zone Mena, à la lumière de l’élection du candidat démocrate à la Maison Blanche. Elle a été publiée le 27 octobre dernier dans le cadre d’un dossier intitulé « The World That Awaits the US President in 2021 » réalisé par le « Weatherhead Center For International Affairs » de l’université Harvard.</p>
<p>La contribution de Hicham Alaoui traite de ce qui changerait au Moyen-Orient et au Maghreb si Joe Biden remportait les élections américaines.</p>
<p>Ce texte laisse dubitatif le lecteur car l’ordre international que tente d’y définir Hicham Alaoui positionne les Etats-Unis comme un Etat supérieur aux autres Etats alors que par définition, le système mondial est anarchique et que les Etats sont indépendants. L’universitaire projette même son « analyse » dans un système de puissance unipolaire alors que celui-là même qui voudrait que la Russie et les Etats-Unis se fassent face et « occupent » chacun un pôle de la planète n’existe plus depuis fort longtemps.</p>
<h2><strong> </strong><strong>Il y aura un avant et un après Donald Trump</strong></h2>
<p>Dans une perte de repères chronologiques peu ordinaire, l’universitaire omet en effet que les rapports de forces ont changé et que les cartes ont été redistribuées, les alliances ont évolué et même le rapport à l’international des Etats-Unis n’est plus le même. Il y aura clairement un avant et un après Donald Trump d’abord parce que les mois, pour ne pas dire les années sombres qui s’annoncent pour le peuple américain, obligeront l’administration Biden à garder les yeux bien rivés sur le front intérieur. Il a été largement affaibli par la pandémie du coronavirus, la crise économique, la montée des populismes et une crise identitaire et raciale d’une telle intensité qu’elle place le pays au bord d&rsquo;une guerre civile au moindre mot ou coup de genou de trop.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-full wp-image-212225 alignright" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/11/hichamou.jpg" alt="" width="340" height="478" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/11/hichamou.jpg 340w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/11/hichamou-213x300.jpg 213w" sizes="(max-width: 340px) 100vw, 340px" /></p>
<p>Aussi, est-il étonnant que Hicham Alaoui parte du principe que les Etats-Unis, sa « seconde patrie » *, n’ont pas changé et que le monde s’est arrêté de tourner il y a quatre ans, voire dix ans s’agissant de la partie consacrée au « Printemps Arabe ». Or, un retour des démocrates à la Maison Blanche n’est pas synonyme de retour en arrière, quels que soient les manquements de l’administration Trump.</p>
<p>Oui, Il y aura les Etats-Unis d’après Donald Trump mais il y aura les Etats-Unis d’abord et sur cela, Joe Biden s’est largement engagé tout au long de sa campagne, hiérarchisant clairement les priorités de sa future administration, le jour même où il est passé du statut de candidat à celui de président élu.</p>
<p>Son programme de campagne* atteste de son engagement à mettre au centre de la décision le bien-être, la prospérité, les droits et l’unité de chacun des citoyens américains dont le modèle démocratique a été pour le moins malmené ces dernières années, jusque dans le déroulement du scrutin présidentiel.</p>
<p>Autre principe quasi universel et rarement contredit par la politique étrangère américaine : lorsque l’on parle des relations internationales d’un Etat, les fondamentaux ne changent pas. Le style et la manière font la différence mais exceptionnellement le fond.</p>
<p>Les options stratégiques ne changeront pas, ni par rapport à la Chine, l’Iran, l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis, ni même la Russie ou encore l’Europe.</p>
<p><img decoding="async" class="alignright wp-image-212226 size-full" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/11/AIPAC.jpg" alt="" width="364" height="239" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/11/AIPAC.jpg 364w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/11/AIPAC-300x197.jpg 300w" sizes="(max-width: 364px) 100vw, 364px" /></p>
<p>Quant au dossier israélo-palestinien il suffit simplement de lire le programme de Joe Biden pour voir rappeler l’ « engagement ferme en faveur de la sécurité d’Israël » du parti démocrate. Plus encore, tous les spécialistes du Moyen-Orient ont encore en tête les mots de Kamala Harris pendant la campagne électorale : « nous devons nous tenir aux côtés d’Israël pour assurer sa sécurité et c’est une position qui doit être solide comme la roche », avait martelé la candidate à la vice-présidence, ajoutant que les démocrates prévoyaient une aide militaire de 38 milliards de dollars en faveur de l’Etat hébreu sur les 10 prochaines années.</p>
<p>Pour ce qui est du « Printemps Arabe », rien. Pas une virgule n’est venue ponctuer la vision des démocrates sur ce sujet, sachant qu’au-delà de l’ « échec » dont il est porteur, la publication des mails sur ce sujet de l’ancienne secrétaire d’état Hillary Clinton, a plongé le parti démocrate américain dans un embarras dont il se serait bien passé.</p>
<p>Pour comprendre en quoi les projections de Hicham Alaoui se distinguent de par leur inexactitude et leur obsolescence, nous passerons en revue ici les principales d’entre elles.</p>
<h2><strong>« La politique de l’administration Trump au Moyen-Orient est celle d’un repli chaotique »</strong></h2>
<p>Les éléments de langage utilisés par l’universitaire méritent qu’on s’y arrête pour constater que le retrait de certaines troupes américaines de la région, les tractations avec les parties afghanes et la pression diplomatique intense exercée par Washington, sous le mandat de Donald Trump, ne peuvent être raisonnablement qualifiés de « repli chaotique », pas même par les courants les plus hostiles à Donald Trump au sein du parti démocrate. Ils ont mené à un renforcement inédit de la position d’Israël dans la région et à un « containment » sans précédent de l’Iran.</p>
<p>C’est une erreur d’analyse qui égale celle qui voudrait que la stratégie de l’administration Biden soit une stratégie de « réengagement prudent », à l’image de la doctrine Obama. Hicham Alaoui ne semble pas conscient qu’une action moins unilatéraliste des Etats-Unis n’est pas une option à court terme et que la donne a changé dans la région avec la formation d’axes offensifs comme celui mené par Ankara, le Qatar ou encore les Frères musulmans.</p>
<p>L’universitaire semble s’avancer sur ce terrain d’évaluation sur la seule base de l’idéologie présumée du vainqueur de l’élection présidentielle. C’est la même approche qui l’avait mené à écrire, par exemple, que Bill Clinton allait en devenant président réduire l’interventionnisme américain au Proche-Orient. Les évènements ont démontré par la suite que c’est le président qui a fait tirer le plus de missiles sur des cibles ennemies.</p>
<h2><strong>« L&rsquo;administration Biden s&rsquo;occuperait de la tragédie palestinienne »</strong></h2>
<p>Selon Hicham Alaoui<strong>, </strong>« les États-Unis ont peu d&rsquo;espace de manœuvre, et cela ne changera probablement pas. Il reviendrait sur « l’accord du siècle» et tenterait de ressusciter la solution à deux États ». Rien n’est évidemment plus improbable. Joe Biden a déjà donné tous les gages aux lobbies israéliens en applaudissant à la reconnaissance d’Israël par les monarchies du Golfe et en annonçant par la voix de sa vice-présidente Kamala Harris que la priorité de son mandat est la sécurité d’Israël.</p>
<p>Ce sont là des engagements qui sont plus à même de renforcer la position de Benyamin Netanyahou ainsi remis en selle, que de le pousser à épouser sérieusement l’option des deux Etats avec une Autorité palestinienne que Hicham Alaoui qualifie de « bloquée dans un déclin moribond depuis des décennies ».</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-212227" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/11/kods.jpg" alt="" width="588" height="392" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/11/kods.jpg 588w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/11/kods-450x300.jpg 450w" sizes="(max-width: 588px) 100vw, 588px" /></p>
<p>Oubliant que les enjeux dépassent la seule question palestinienne aux yeux de Washington, l’universitaire pense que « les États arabes seraient moins incités à se précipiter dans des normalisations avec Israël sans que ce dernier ne traite des droits des Palestiniens ». Il omet ainsi l’approche « militante » des Etats-Unis vis-à-vis de l’Iran, quelle que soit la coloration politique de leur administration, tout comme il ne prend pas en considération le soutien et les garanties apportés aux dirigeants saoudiens et émiratis dans leur normalisation avec l’Etat hébreu.</p>
<p>Il ne fait aucun doute que Joe Biden changera de rhétorique, favorisera une reprise du dialogue, tentera de freiner la colonisation et pourrait même rouvrir le bureau palestinien à Washington fermé par son prédécesseur. Mais comment s’imaginer une seule seconde que l’option des deux Etats sur la table pendant les deux mandats de Barak Obama puisse constituer un axe stratégique de la politique de celui qui fût le vice-président de l’ancien occupant démocrate de la Maison Blanche ? Joe Biden reviendra- t-il sur l’annexion du Golan ? Non. Joe Biden déménagera-t-il l’ambassade des Etats-Unis installée à Jérusalem ? Définitivement, non.</p>
<h2><strong> </strong><strong>« Les États-Unis essaieraient de freiner le programme de missiles balistiques de l’Iran » </strong></h2>
<p>Hicham Alaoui écrit qu’« en tentant de revoir le cadre de l’accord sur le nucléaire pour ouvrir un nouveau dialogue, les États-Unis essaieraient de freiner le programme de missiles balistiques de l’Iran en donnant à son régime une place à la table des négociations».</p>
<p>Rien n’est moins sûr si l’on considère que les vice-présidents ne suivent pas systématiquement la politique menée par l’administration du président qu’ils ont été amenés à seconder. L’Iran s’est engagé dans un programme de missiles balistiques, fer de lance de ses ambitions d’expansion régionale, ce qui accule Washington, quelle que soit la couleur politique de sa présidence, à continuer de faire pression sur le régime des Mollahs, décidés plus que jamais à asseoir leur arsenal nucléaire<strong>.</strong></p>
<p>L’ « analyste » poursuit en prédisant que « les dirigeants iraniens résisteront sans aucun doute à l’invitation, car l’arsenal reste un atout vital pour leur  capacité militaire ». Il y a là une contradiction avec la perspective peu crédible d’une prise de risque de Joe Biden de revivre l’affront fait par le régime iranien à la présidence Carter qui avait tenté de dialoguer avant que la crise des otages de l’ambassade américaine à Téhéran en 1979 ne vienne couper court à toute perspective sérieuse. Ainsi, si tout au long de sa campagne, le candidat démocrate avait insisté sur le fait que les pressions menées par l’administration Trump à l’égard de Téhéran était une erreur, c’était pour relever qu’elles avaient permis à l’Iran de disposer des capacités nucléaires conséquentes pour lui permettre de construire une bombe.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-212228 alignright" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/11/rohani.jpg" alt="" width="432" height="294" /></p>
<p>Avant toute option qui permette une reprise des négociations, Joe Biden attend de l’Iran qu’elle se remette en conformité avec les termes de l’accord. Les déclarations du président iranien Hassan Rohani après l’élection de l’ancien vice-président américain montrent une volonté de relancer le processus de coopération. Un retour des États-Unis à la table des négociations pourrait en effet mener à une levée des sanctions économiques dont Téhéran a besoin pour sortir de l’isolement et la crise économique et sociale qui paralysent le pays.</p>
<h2><strong> </strong><strong>Axe saoudo-émirati : </strong><strong>« les États-Unis reconsidéreraient soigneusement leur attitude libre »</strong></h2>
<p>Durant sa campagne électorale, le candidat démocrate a promis un réajustement de la relation des Etats-Unis avec l’Arabie Saoudite mais penser que la nouvelle administration démocrate se lancerait dans un « détricotage » de ce que Trump a façonné avec la nouvelle Arabie Saoudite de MBS, n’est pas juste une erreur mais la démonstration d’une méconnaissance de la position américaine dans la région. Elle compte pour pilier majeur le Royaume saoudien et ce, quels que soient ses dirigeants.</p>
<p>L&rsquo;universitaire poursuit: « l’Arabie Saoudite et les Émirats Arabes Unis ont agi en tant qu’avant-garde contre-révolutionnaire du Moyen-Orient, s’efforçant d’inverser les acquis démocratiques. Ils ont cherché à renforcer les régimes autoritaires et les alliés dans toute la région – et ils ont réussi grâce à un mandat virtuel de l’administration Trump ». Hicham Alaoui croit ici que Joe Biden construirait une politique avec ses alliés arabes basée uniquement sur les droits de l’Homme. Si cela avait été le cas, cette approche aurait prévalu aussi bien avec l’administration Obama qu’avec celles de ses prédécesseurs démocrates, la question des atteintes aux droits humains n’étant pas une caractéristique propre au nouveau pouvoir saoudien incarné par Mohamed Ben Salman.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-212229" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/11/MBZ-MBS.jpg" alt="" width="594" height="345" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/11/MBZ-MBS.jpg 594w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/11/MBZ-MBS-517x300.jpg 517w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/11/MBZ-MBS-260x150.jpg 260w" sizes="auto, (max-width: 594px) 100vw, 594px" /></p>
<p>« L’administration Biden serait plus stricte, consciente des conséquences désastreuses de ce que l’aventurisme saoudo-émirati a produit au Yémen, en Libye et au Qatar », ajoute Hicham Alaoui qui oublie que l’administration de Barack Obama avait appuyé la guerre au Yémen pour affaiblir l’Iran, soutien des Houtis.</p>
<p>Non, Joe Biden ne tournera le dos ni à l’Arabie Saoudite ni aux Emirats Arabes Unis, alliés stratégiques dans le « containment »de l’Iran et « pièces maitresses » dans la consécration de la suprématie israélienne au Proche-Orient.</p>
<h2><strong>« Les États-Unis réorienteraient leur vision du Printemps Arabe »</strong></h2>
<p>Hicham Alaoui doit être le seul « géopolitologue » à penser qu’il existe « un processus historique en cours (…) de changement politique » qui s’appellerait le « Printemps Arabe », et que l’arrivée des démocrates au pouvoir à Washington pourrait « enhardir les mouvements démocratiques dans la région et même dans le monde ». L’unique raison pour laquelle cette page n’est pas encore tournée est le chaos inédit semé par la promesse de lendemains meilleurs portée par les soulèvements de 2011. Que ce soit en Libye, en Syrie, ou au Yémen, rien de réjouissant n’est à mettre sur le compte d’une « réussite », pas même en Tunisie que Hicham Alaoui cite régulièrement en exemple pour dire qu’elle serait « la première démocratie du monde arabe ».</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-212224" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/11/tuniscolere-1024x506.jpg" alt="" width="1024" height="506" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/11/tuniscolere-1024x506.jpg 1024w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/11/tuniscolere-300x148.jpg 300w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/11/tuniscolere-768x380.jpg 768w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/11/tuniscolere-520x257.jpg 520w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/11/tuniscolere.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
<p>Près de 10 ans après la fin du régime de Benali, la désespérance de la jeunesse, le taux de chômage endémique, l’appauvrissement des régions intérieures et la fracture au sommet de l’état n’ont jamais été aussi grands, au point de rendre nostalgiques la majorité des Tunisiens, en mal de sécurité économique.</p>
<p>Par ailleurs, la publication des emails de l’ancienne secrétaire d’état Hillary Clinton par Mike Pompeo, le 11 octobre dernier sur le site officiel du Département d’Etat, constitue une source d’embarras pour la future administration américaine. Ils font état de l’ingérence des Etats-Unis dans la politique interne de plusieurs pays arabes, dont l’Egypte, le Yémen, la Libye, le Qatar et l’Irak.</p>
<h2><strong>Les peuples arabes n’agissent pas par la seule boussole du bureau ovale</strong><strong>  </strong></h2>
<p>Il ne fait aucun doute que le nouveau maître de la Maison Blanche prendra ses distances avec ces pratiques contestables et sera guidé par le pragmatisme et la logique d’alliances fortes avec les régimes en place, sachant que la situation au Maghreb n’est évoquée à aucun moment dans son programme de politique étrangère. Nous y relèverons que l’Afrique, par exemple, n’y est évoquée qu’à une seule reprise lorsque Joe Biden parle d’« intégration des nations amies en Amérique latine et en Afrique ».</p>
<p>Aussi<strong>, </strong>penser que l’arrivée des démocrates à la Maison Blanche va réactiver les mouvements contestataires dans les pays arabes, c’est d’abord croire que les peuples arabes n’agissent que par la seule boussole du Bureau Ovale. Or,<strong> l</strong>es Etats sont souverains ce qui leur donne le monopole de l’usage légitime de la décision et de la force sur leur territoire. Ceci est un postulat de base, tout comme le fait que les organisations internationales sont des acteurs transnationaux dont l’influence est faible, voire absente sur les relations internationales parce que ces organisations ne sont pas souveraines justement.</p>
<p>A en croire Hicham Alaoui, des révolutions éclateraient donc dans le monde arabe par la simple arrivée de Joe Biden au pouvoir et si un régime comme celui de Abdelfettah Sissi en Egypte venait à être balayé, cela pousserait Washington à plus d’indulgence pour les Frères musulmans.</p>
<h2><strong>Non, Joe Biden n’aura pas comme objectif de défaire ce qu’a entrepris son prédécesseur</strong></h2>
<p>Il fera en effet en sorte que ce qu’il a réalisé comme changement de paradigme continue avant tout de servir les intérêts supérieurs des Etats-Unis dans la région et dans le monde.</p>
<p>Cette approche est d’autant plus évidente que les résultats serrés du scrutin présidentiel devront être pris en compte sur le front intérieur américain plus que jamais divisé en deux camps très antagonistes. Joe Biden ne prendra pas le risque d’ouvrir un front intérieur de contestation civile au nom d’un relativisme au Proche-Orient, au risque d’alimenter le chaudron bien réel d’une potentielle guerre civile dans son propre pays. Les discours rassembleurs qu’il a tenus au lendemain du scrutin vont dans ce sens.</p>
<h2><strong>Redonner toute sa place à la première puissance américaine dans le monde</strong></h2>
<p>C’est d’abord pour Joe Biden, retrouver une crédibilité largement entamée par la puissance économique grandissante et le soft power développé par la Chine. Telle est la priorité de la nouvelle administration américaine qui entend restaurer et réinventer ses partenariats en Asie notamment avec le Japon et la Corée du Sud, consolider ses acquis en Amérique latine , contenir l’Iran, assurer la sécurité d’Israël, relancer le dialogue avec l’Europe, gérer la crise climatique, contrer la montée des nationalismes populistes, mettre un terme aux « guerres interminables en Afghanistan et au Moyen-Orient » et adopter une approche nouvelle qui fédère alliés et partenaires autour des valeurs de paix et de démocratie.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-212230" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/11/BIENDENNN.jpg" alt="" width="601" height="381" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/11/BIENDENNN.jpg 601w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/11/BIENDENNN-473x300.jpg 473w" sizes="auto, (max-width: 601px) 100vw, 601px" /></p>
<p>Sénateur pendant 36 ans, président de la commission des relations extérieures pendant deux ans, vice-président pendant huit ans, Joe Biden est un réaliste pragmatique, un vieux routier de la scène internationale qui croit aux alliances stratégiques, aux traités et à la coopération internationale pour redonner aux Etats-Unis son leadership, notamment dans une Méditerranée orientale où les grandes puissances ne sont plus les seuls acteurs du rabattage des cartes.</p>
<h2><strong>Hicham Alaoui n’existe que par celui qu’il tente de discréditer depuis 20 ans</strong></h2>
<p>Dans sa contribution au dossier du « Weatherhead Center For International Affairs », Hicham Alaoui a livré un raisonnement erroné  sur tous les axes stratégiques de la politique américaine pour deux raisons : son absence de vision et le fait qu’il agisse, en coulisses, comme une « partie prenante ».</p>
<p>La posture de « dissident » auto-proclamé cultivée depuis plus de 23 ans le mène tout naturellement à se forger sa propre vérité, loin des enjeux réels de la géopolitique mondiale. Il a pris ainsi , une nouvelle fois , le risque de se décrédibiliser aux yeux du corps des chercheurs et universitaires auquel il dit appartenir.</p>
<p>Une fois de trop.</p>
<p>Tous les observateurs, y compris les plus bienveillants à son égard, savent que le seul intérêt qu’il présente est celui d’être le cousin du Roi Mohammed VI.</p>
<p>Il doit être assez douloureux pour Hicham Alaoui de constater que finalement, il n’existe que par celui qu’il tente de discréditer depuis 20 ans.</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;</p>
<p><strong>*Fils de Moulay Abdellah, frère cadet du Roi Hassan II.</strong></p>
<p><strong>*Voir Tweet du 7 novembre 2020.</strong></p>
<p><strong>* Lien plateforme du<a href="https://joebiden.com/presidency-for-all-americans/"> candidat Joe Biden</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Kamala Harris, première femme vice-présidente des Etats-Unis, entre dans l&#8217;Histoire</title>
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		<pubDate>Sat, 07 Nov 2020 19:10:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[C'est la consécration d'une carrière hors normes: Kamala Harris, ancienne procureure et fille d'immigrés, entre dans l'Histoire comme la première femme à accéder à la vice-présidence des Etats-Unis.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>A 56 ans, la dynamique et pugnace sénatrice de Californie a permis à Joe Biden, 77 ans, d&rsquo;engranger les voix d&rsquo;un électorat plus divers qui avait soif de se voir mieux représenté au sommet du pouvoir. A tel point que certains électeurs disaient voter non pas pour M. Biden mais pour elle, la fille d&rsquo;un père jamaïcain et d&rsquo;une mère indienne.</p>
<p>Pendant la campagne, celle qui sera aussi la première personne noire à devenir vice-présidente du pays, a appelé sans relâche à une mobilisation historique des femmes et des minorités, en dénonçant les tentatives d&rsquo;entraver le scrutin dans des Etats républicains.</p>
<p>« Pourquoi croyez-vous que tant de gens puissants (&#8230;) essayent de vous empêcher de voter », a-t-elle demandé en Géorgie, l&rsquo;un des Etats-clés de l&rsquo;élection. « Ils connaissent votre pouvoir », a-t-elle répondu. « Ne laissez personne vous mettre hors-jeu. »</p>
<p>Arborant toujours un masque contre le coronavirus et respectant les distances de précaution comme Joe Biden, elle a mené une campagne plus active que le septuagénaire, dansant au rythme des fanfares ou s&rsquo;entretenant avec les clients de cafés&#8230; en extérieur, pandémie oblige.</p>
<p>Elle a aussi rencontré à Milwaukee la famille de Jacob Blake, un homme noir grièvement blessé par la police, en pleine vague de colère historique contre le racisme aux Etats-Unis.</p>
<p><strong>Kamala se voit présidente</strong></p>
<p>Forte d&rsquo;un parcours brillant, digne du meilleur rêve américain malgré des chapitres controversés, elle rêvait de devenir la première femme présidente noire des Etats-Unis.</p>
<p>Elle a finalement brigué la vice-présidence mais avec, sans doute, un oeil sur la présidentielle de 2024 et l&rsquo;espoir de briser, alors, l&rsquo;ultime plafond de verre.</p>
<p>Kamala Harris accumule déjà les titres de pionnières.</p>
<p>Elle a grandi à Oakland, où ses parents &#8211; un père professeur d&rsquo;économie et une mère, aujourd&rsquo;hui décédée, chercheuse spécialiste du cancer du sein &#8211; militaient pour les droits civiques.</p>
<p>Diplômée de l&rsquo;université Howard, fondée à Washington pour accueillir les étudiants afro-américains en pleine ségrégation, elle rappelle régulièrement son appartenance à l&rsquo;association d&rsquo;étudiantes noires « Alpha Kappa Alpha ».</p>
<p>Après deux mandats de procureure à San Francisco (2004-2011), elle avait été élue, deux fois, procureure générale de Californie (2011-2017), devenant alors la première femme, mais aussi la première personne noire, à diriger les services judiciaires de l&rsquo;Etat le plus peuplé du pays.</p>
<p>Puis en janvier 2017, elle avait prêté serment au Sénat à Washington, s&rsquo;inscrivant comme la première femme originaire d&rsquo;Asie du Sud et seulement la deuxième sénatrice noire dans l&rsquo;histoire.</p>
<p>Ses interrogatoires serrés de candidats présidentiels à des postes que le Sénat doit confirmer l&rsquo;ont depuis fait connaître, comme face aux juges nommés à la Cour suprême Brett Kavanaugh et Amy Coney Barrett.</p>
<p>Pendant la primaire démocrate, elle avait d&rsquo;ailleurs promis de « mener le réquisitoire » contre Trump.</p>
<p><strong>Ses attaques passées contre &#8230;Biden</strong></p>
<p>Mais lors d&rsquo;un des débats, c&rsquo;est contre Joe Biden qu&rsquo;elle avait fait des étincelles, en l&rsquo;attaquant sur ses positions passées concernant les politiques de déségrégation raciale dans les années 1970.</p>
<p>En racontant comment, petite fille, elle était dans l&rsquo;un des bus amenant les écoliers noirs dans les quartiers blancs, elle avait ému, et bondi brièvement dans les sondages.</p>
<p>Peinant à définir clairement sa candidature, elle avait toutefois jeté l&rsquo;éponge.</p>
<p>Ses expériences dans les branches législative, judiciaire et exécutive du pouvoir, et sa proximité avec Beau Biden, fils de Joe et ancien procureur du Delaware décédé d&rsquo;un cancer en 2015, ont malgré tout convaincu son ex-rival de la choisir comme colistière.</p>
<p>Il compte aussi sur son image moderne de femme se présentant en « Momala », fière de sa famille mixte et recomposée. Son époux, l&rsquo;avocat blanc Douglas Emhoff, a lui aussi participé activement à la campagne présidentielle.</p>
<p>Mais son passé de procureure pèse aussi contre elle. Des électeurs noirs et progressistes déplorent sa réputation de dureté, notamment en punissant strictement de petits délits qui ont, selon ses détracteurs, affecté surtout les minorités.</p>
<p>Face à Mike Pence, dans le seul débat des vice-présidents, elle avait attaqué à de multiples reprises la gestion par l&rsquo;exécutif de la crise du coronavirus, qu&rsquo;elle a qualifiée de « plus gros échec de toute administration présidentielle dans l&rsquo;histoire » du pays.</p>
<p>Le lendemain, Donald Trump l&rsquo;avait traitée de « monstre » qui ne dit que « des mensonges ». Il n&rsquo;a de cesse de mettre en garde contre ses opinions, qui feront, selon lui, plonger l&rsquo;Amérique dans un « socialisme » honni.</p>
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