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	<title>Joker &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>Gabriel Attal, le joker risqué de Macron !</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Jan 2024 09:07:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Un Premier ministre de la République à seulement 34 ans ? Un événement suffisamment inédit en France pour être souligné avec une certaine emphase. C’est ce à quoi la presse française s’est livrée avec une certaine jouissance. Les plus bienveillants ont salué le coup de maître de nommer le jeune, populaire et très talentueux Gabriel &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h4><strong>Un Premier ministre de la République à seulement 34 ans ? Un événement suffisamment inédit en France pour être souligné avec une certaine emphase. C’est ce à quoi la presse française s’est livrée avec une certaine jouissance. Les plus bienveillants ont salué le coup de maître de nommer le jeune, populaire et très talentueux Gabriel Attal pour remplacer une Élisabeth Borne critiquée, voire vilipendée. Les suspicieux se grattent la tête de doutes et d’interrogations.</strong></h4>
<p>En effet, à part le facteur âge qui frappe les imaginations, la vie de Gabriel Attal comme Premier ministre ne sera certainement pas un long fleuve tranquille. Et ce pour plusieurs raisons. La première est que les rapports de forces au sein de l’Assemblée nationale ne vont pas changer par un coup de baguette magique. L’absence d’une majorité absolue avait obligé le gouvernement Borne à subir le douloureux calvaire des 49.3. Cet article exceptionnel de la constitution qui permet au gouvernement de faire passer les lois sans discussion ni vote. Efficace pour gagner du temps mais coûteux sur le plan politique. Si Elisabeth Borne avait perdu tout son crédit, c’est parce qu’elle avait dégainé 23 fois l&rsquo;article 49.3 au point de pousser l’ensemble de l’opposition à souhaiter son départ au plus vite.</p>
<p>La seconde raison qui va compliquer la vie de Gabriel Attal se trouve dans les multiples grincements de dents que sa nomination avait provoqué chez les poids lourds du gouvernement et de la majorité. Des hommes comme Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur et Bruno le Maire, ministre de l’Economie, qui se croyaient plus légitimes à occuper ce poste. Ils ont fait part de leurs réserves à Emmanuel Macron qui a passé outre. Mais cette opposition dès le départ laissera des traces. Ces amertumes se traduiront certainement sur le nouveau casting du gouvernement et sur la manière de limiter les périmètres à venir. Le risque est qu’il y ait plusieurs premiers ministrables qui cohabitent dans ce gouvernement avec comme arbitre au quotidien le président Macron.</p>
<p>Au niveau de la majorité, le choix de Gabriel Attal n’a pas été accueilli à bras ouvert. Deux pontes de cette majorité ont laissé filtrer leurs aigreurs et déceptions. François Bayrou, patron du Modem, le parti centriste, et Édouard Philippe, patron du parti Horizons. Le premier craint une marginalisation de son parti et la perte de sa qualité de « faiseur de premier ministre », son principal fonds de commerce politique. Le second voit ses rêves pour 2027 contrarier par cette nomination. Gabriel Attal ringardise Edouard Phillipe qui se préparait depuis son départ de Matignon à prendre la succession de Macron, empêché par la constitution de se présenter pour un troisième mandat.</p>
<p>Avec Gabriel Attal, une fois tombée la fièvre de la nouveauté, le risque de voir  censurer son gouvernement est plus fort qu’il ne l’était avec Elisabeth Borne. La raison est que la majorité présidentielle est actuellement traversée par des intérêts et des agendas contradictoires qui peuvent se sentir menacés par l’installation de Gabriel Attal au sommet de la hiérarchie exécutif.</p>
<p>Une forme de bienveillance à droite, des critiques acerbes à gauche, la nomination de Gabriel Attal a fait dire à certains qu’Emmanuel Macron a nommé son clone à Matignon. Gabriel Attal prend aussi le sobriquet de « mini Macron ». Certains se sont amusés à traquer les mimétismes entre les deux personnalités dont les styles se confondent jusqu’à l’imitation. Pour certains, Gabriel Attal, qui avoue qu’il doit toute sa carrière à Emmanuel Macron, sera plus dans le statut « du collaborateur » décrit par un certain Nicolas Sarkozy à l’encontre de François Fillon, son Premier ministre, qu’une force de proposition automne et relativement indépendante.</p>
<p>Le risque qu’induit cette situation est qu’il sera plus difficile pour Gabriel Attal de prendre son envol, de se distinguer et exister comme une entité à part. Surtout que l’ambition ultime de Macron à travers cette nomination et la feuille de route qu’il lui a tracée, à savoir « réarmement »  industriel, économique, européen mais aussi civique, a pour objectif d’empêcher l’extrême droite de Marine Le Pen et de Jordan Bardella d’accomplir les performances électorales promises avec insistance et que les sondages prédisent pour les élections européennes de juin prochain.</p>
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		<title>Le film « Joker » en tête d&#8217;une course aux Oscars très blanche et masculine</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Jan 2020 18:58:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Avec onze nominations recueillies au total, le film "Joker" de Todd Phillips, avec Joaquin Phoenix dans le rôle-titre, part en tête de la course d'une 92e édition des Oscars très blanche et masculine, déjà critiquée lundi pour son manque de diversité.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>« Joker » est en lice dans les catégories du meilleur film, meilleur acteur, meilleur réalisateur, meilleur scénario adapté et de nombreuses catégories techniques. Il est au coude à coude avec trois autres favoris, « The Irishman », thriller politico-mafieux de Martin Scorsese, « Once Upon a Time&#8230; in Hollywood » de Quentin Tarantino, et « 1917 » de Sam Mendes, avec dix nominations chacun.</p>
<p>Leonardo DiCaprio et Brad Pitt défendront les couleurs de « Once Upon a Time&#8230; in Hollywood », ode de Tarantino au cinéma et au Los Angeles des années 1960, tandis que « 1917 », film sur la Première Guerre mondiale quasiment construit comme un plan-séquence long de deux heures, fait fort dans les catégories purement cinématographiques et techniques.</p>
<p>Camouflet de l&rsquo;Académie américaine des arts et sciences du cinéma, qui remet les prestigieuses statuettes: déjà snobé lors des derniers Golden Globes, le vétéran Robert De Niro n&rsquo;a pas été retenu pour « The Irishman ».</p>
<p>L&rsquo;Académie des Oscars a en revanche fait une place remarquée à « Parasite », de Bong Joon-ho. Palme d&rsquo;or du dernier festival de Cannes, le film sud-coréen a décroché six nominations, notamment dans la catégorie phare du meilleur film.</p>
<p>Parmi les autres outsiders figurent « Marriage Story » (six nominations), avec son duo d&rsquo;acteurs en vue Adam Driver et Scarlett Johansson, tous deux sélectionnés, « Jojo Rabbit » (six nominations, dont encore une pour Johansson) et « Les Filles du Docteur March » de Greta Gerwig.</p>
<p>Cette dernière n&rsquo;a toutefois pas été retenue dans la catégorie des réalisateurs, dont les femmes sont totalement absentes cette année, ce qui a relancé une vieille controverse à Hollywood.</p>
<p><strong>Les femmes zappées</strong></p>
<p>Depuis la création des Oscars, seules cinq femmes ont obtenu une nomination en tant que réalisatrices: Lina Wertmüller (en 1976 pour « Pasqualino »), Jane Campion (en 1993 pour « La Leçon de piano »), Sofia Coppola (en 2003 pour « Lost in Translation »), Kathryn Bigelow (en 2009 pour « Démineurs ») et Greta Gerwig (en 2017 pour « Lady Bird »).</p>
<p>En lice pour son second rôle dans « Les Filles du Docteur March », Florence Pugh a déclaré au magazine Variety qu&rsquo;elle était « heureuse que tout le monde soit gêné » par cette absence de Greta Gerwig.</p>
<p>« Mes félicitations à ces hommes », a lancé ironiquement l&rsquo;actrice américaine Issa Rae, qui co-présentait l&rsquo;annonce des nominations, après la publication de la liste des réalisateurs.</p>
<p>Régulièrement étrillée ces dernières années pour son manque de diversité, l&rsquo;Académie des Oscars s&rsquo;expose encore à la critique pour sa sélection 2020: l&rsquo;actrice noire américaine Cynthia Erivo est la seule artiste « non blanche » à s&rsquo;être frayée un chemin dans les nominations, dans la catégorie « meilleure actrice » pour « Harriet », film historique sur le racisme et l&rsquo;esclavage aux Etats-Unis.</p>
<p>L&rsquo;an dernier, trois des quatre Oscars décernés aux comédiens étaient allés à des artistes « non Blancs », relevaient des commentateurs à Hollywood, pointant notamment cette année du doigt l&rsquo;absence d&rsquo;Eddie Murphy, qui effectuait son grand retour au cinéma dans « Dolemite Is My Name », et de Jennifer Lopez, qui pouvait prétendre à une nomination pour « Queens ».</p>
<p><strong>Obama ravi</strong></p>
<p>L&rsquo;ancien président américain Barack Obama s&rsquo;est tout de même réjoui sur Twitter d&rsquo;une nomination, celle du documentaire qu&rsquo;il a contribué à produire, « American Factory », la difficile reprise d&rsquo;une usine automobile de l&rsquo;Ohio par un milliardaire chinois et le choc culturel qui s&rsquo;ensuit.</p>
<p>La France sera représentée dans la catégorie du meilleur film étranger par « Les Misérables » de Ladj Ly, primé à Cannes, mais aussi par « J&rsquo;ai perdu mon corps » pour les films d&rsquo;animation.</p>
<p>« Je voudrais dire +merci+ à l&rsquo;Académie (des Oscars). J&rsquo;ai toujours rêvé de dire cette phrase un jour », a réagi le réalisateur auprès du site américain spécialisé Variety. « Nous pouvons tous faire la révolution, moi je la fais avec ma caméra (&#8230;) Préparez-vous, +Les Misérables+ arrivent à Hollywood », a lancé Ladj Ly.</p>
<p>Discours révolutionnaire aussi du côté de « J&rsquo;ai perdu mon corps »: le réalisateur Jérémy Clapin et le producteur Marc du Pontavice ont salué dans cette nomination « une vraie victoire contre le conformisme » après « sept ans de travail acharné (&#8230;) pour que cette oeuvre parvienne à franchir les frontières trop longtemps assignées à l&rsquo;animation. »</p>
<p>Les Oscars 2020 seront remis à Hollywood le 9 février.</p>
<p>(Source AFP)</p>
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