<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Jean-François Delfraissy &#8211; Atlasinfo</title>
	<atom:link href="https://dev.atlasinfo.fr/tag/jean-francois-delfraissy/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://dev.atlasinfo.fr</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Mon, 25 Jan 2021 21:18:47 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2026/03/cropped-Atlasinfo.fr-Icone-32x32.png</url>
	<title>Jean-François Delfraissy &#8211; Atlasinfo</title>
	<link>https://dev.atlasinfo.fr</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>France : Delfraissy plaide pour un reconfinement face aux variants</title>
		<link>https://dev.atlasinfo.fr/france/france-delfraissy-plaide-pour-un-reconfinement-face-aux-variants/</link>
					<comments>https://dev.atlasinfo.fr/france/france-delfraissy-plaide-pour-un-reconfinement-face-aux-variants/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Jan 2021 22:24:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[confinement]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-François Delfraissy]]></category>
		<category><![CDATA[reconfinement]]></category>
		<category><![CDATA[variants]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://atlasinfo.fr/?p=216892</guid>

					<description><![CDATA["Il faudra probablement aller vers un confinement" dont les conditions relèvent d'une "décision politique", pour faire face aux variants du coronavirus qui "changent complètement la donne" sanitaire en France, a déclaré dimanche le président du conseil scientifique Jean-François Delfraissy.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>« Il y a urgence », a jugé le médecin sur BFM/TV: « Plus on prend une décision rapide, plus elle est efficace et peut être de durée limitée. On est dans une semaine un peu critique », a-t-il ajouté.</p>
<p>« On est le pays d&rsquo;Europe actuellement, avec l&rsquo;Italie, dans la meilleure situation sanitaire », a-t-il relevé. Mais « c&rsquo;est une fausse sécurité, la situation ne va pas pouvoir perdurer » à cause des variants qui se répandent et entraînent « l&rsquo;équivalent d&rsquo;une deuxième pandémie », a-t-il poursuivi.</p>
<p>« Alors qu&rsquo;on est dans une situation apparemment relativement stable, si nous continuons sans rien faire de plus, nous allons nous retrouver dans une situation extrêmement difficile, comme les autres pays (européens), dès la mi-mars », a-t-il prévenu.</p>
<p>M. Delfraissy a annoncé que l&rsquo;enquête « flash » destinée à mesurer la circulation des variants parmi les cas positifs détectés, et qui en avait trouvé « autour de 2% », devait être renouvelée « mardi et mercredi ».</p>
<p>Mais dores et déjà, « une série de données » moins importantes que l&rsquo;étude « flash » montrent « que le virus anglais est plutôt à des niveaux de 7, 8 ou 9% dans certaines régions françaises ». Pour le variant sud-africain, des données « suggèrent qu&rsquo;on est déjà peut-être autour de 1% ».</p>
<p>Dans ce contexte, le confinement doit-il être strict comme au printemps 2020, ou doit-on permettre de laisser par exemple les écoles ouvertes comme en novembre ? « C&rsquo;est une décision éminemment politique », a renvoyé le président du Conseil scientifique, qui guide les choix de l&rsquo;exécutif.</p>
<p>En raison des mesures sanitaires, « on a toute une génération de jeunes qui ne vit plus », a reconnu M. Delfraissy, qui recommande « dans les deux mois qui viennent (aux) personnes les plus âgées, les plus fragiles, d&rsquo;aller vers une forme d&rsquo;auto-isolement volontaire, pour se protéger en attendant qu&rsquo;elles soient vaccinées ».</p>
<p>Revenant sur les projections de vaccination, Jean-François Delfraissy « ne partage pas » la conviction du gouvernement que l&rsquo;ensemble de la population pourrait être vaccinée d&rsquo;ici l&rsquo;été. « On va vacciner le maximum de gens d&rsquo;ici la mi-avril, probablement six à huit millions de personnes », et arriver à la fin de l&rsquo;été pour vacciner peut-être 40% de la population française mais pas plus ».</p>
<p>« La capacité vaccinale est limitée », a-t-il déclaré, parce que « l&rsquo;industrie pharmaceutique (ne parvient pas) à fournir de façon massive » les doses de vaccin. « De février à fin avril (&#8230;), on a une course entre arrivée du variant et vaccination », a-t-il synthétisé.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://dev.atlasinfo.fr/france/france-delfraissy-plaide-pour-un-reconfinement-face-aux-variants/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Covid-19: une situation qui inquiète en France</title>
		<link>https://dev.atlasinfo.fr/france/covid-19-une-situation-qui-inquiete-en-france/</link>
					<comments>https://dev.atlasinfo.fr/france/covid-19-une-situation-qui-inquiete-en-france/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Sep 2020 10:28:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-François Delfraissy]]></category>
		<category><![CDATA[mesuures]]></category>
		<category><![CDATA[Olivier Véran]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://atlasinfo.fr/?p=208181</guid>

					<description><![CDATA[ La journée des "décisions difficiles"? Un conseil de défense se réunit vendredi en fin de matinée et prendra des mesures pour "donner de la visibilité sur les prochaines semaines", selon Emmanuel Macron, au moment où la France redoute un rebond de l'épidémie de Covid-19.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le gouvernement « va être obligé de prendre un certain nombre de décisions difficiles », « dans les huit à dix jours maximum », a prévenu mercredi Jean-François Delfraissy, le président du Conseil scientifique qui guide les pouvoirs publics.</p>
<p>Un avertissement fracassant qu&rsquo;a nuancé le président de la République jeudi: « Le Conseil scientifique est dans son rôle, qui est technique », mais c&rsquo;est aux dirigeants politiques de « prendre des décisions ».</p>
<p>« Il faut, je pense, continuer à être exigeants, réalistes, sans céder à quelque panique que ce soit », a déclaré le chef de l&rsquo;Etat, qui souhaite « donner de la visibilité sur les prochaines semaines ».</p>
<p>« Ce sont évidemment les politiques qui décident, on est là pour les aider à prendre des décisions qui sont extrêmement difficiles, et en aucune façon il n&rsquo;y a eu ni l&rsquo;envie, ni une tentative de pouvoir médical », a concédé le Pr Delfraissy vendredi matin.</p>
<p>Le tableau général est préoccupant, avec des indicateurs qui ne cessent de se dégrader, en particulier dans certaines régions comme Provence-Alpes-Côte d&rsquo;Azur. Sur l&rsquo;ensemble de la France, le nombre de cas positifs et le taux de positivité des tests augmentent régulièrement ces dernières semaines.</p>
<p>Dans une moindre mesure, cela commence à se ressentir sur le nombre de personnes transférées à l&rsquo;hôpital, voire, pour les cas les plus graves, en réanimation.</p>
<p><strong>10.000 cas en 24H</strong></p>
<p>Près de 10.000 cas (9.843) de Covid-19 ont été enregistrés en 24 heures, selon les données rendues publiques jeudi soir. Un niveau record depuis le début de l&rsquo;épidémie et le lancement des tests à grande échelle dans le pays.</p>
<p>Or, une augmentation du nombre de personnes infectées va entraîner « mécaniquement » une hausse des cas graves, avec quelques semaines de décalage, a mis en garde le ministre de la Santé Olivier Véran.</p>
<p>Le nombre de malades hospitalisés en réa a d&rsquo;ailleurs dépassé jeudi la barre des 600, pour la première fois depuis fin juin, même si on reste très loin des 7.000 du mois d&rsquo;avril, au pic de l&rsquo;épidémie.</p>
<p>Toute la question est de savoir dans quelles proportions le nombre d&rsquo;hospitalisations va augmenter.</p>
<p>Echaudés par la première vague, nombre de médecins craignent que les hôpitaux et les services de réa soient à nouveau débordés cet automne.</p>
<p>Actuellement, le virus circule surtout parmi les jeunes, population peu à risque, mais les personnes âgées et celles en mauvaise santé seront inexorablement touchées, préviennent-ils.</p>
<p>« Ce qui est complexe dans cette situation, c&rsquo;est que comme les gens ne voient pas » augmenter fortement le nombre d&rsquo;hospitalisés et de morts, « ils disent: +On en fait trop+. Alors que c&rsquo;est la seule façon de contenir la situation », a analysé l&rsquo;épidémiologiste Dominique Costagliola dans l&rsquo;émission « C dans l&rsquo;air ».</p>
<p><strong>« communication anxiogène »</strong></p>
<p>A l&rsquo;inverse, dans une tribune publiée vendredi dans Le Parisien, plusieurs chercheurs et scientifiques dénoncent « la communication anxiogène » des autorités qui, selon eux, « exagèrent systématiquement les dangers ». Parmi les 35 signataires, l&rsquo;épidémiologiste Laurent Toubiana et le philosophe André Comte-Sponville, qui sont sur cette ligne depuis le début de la pandémie.</p>
<p>Reste donc à savoir quelles mesures seront annoncées, alors que les grands rassemblements sont déjà interdits et que le masque est obligatoire dans les lieux publics fermés ainsi que dans les rues de certaines grandes villes.</p>
<p>Le Pr Delfraissy a évoqué un renforcement de la protection des personnes âgées ou à risque (diabète, obésité, maladies respiratoires&#8230;) pour « créer une sorte de bulle » autour d&rsquo;elles.</p>
<p>En outre, limiter le nombre de personnes à un rassemblement, y compris à la maison, « fait partie des éléments sur la table », a dit sur France Info jeudi l&rsquo;un des membres du Conseil scientifique, Bruno Lina.</p>
<p>De son côté, le collectif de médecins Stop-Postillons a demandé que le masque soit porté par les enfants dès 6 ans, à l&rsquo;école primaire, et non dès le collège.</p>
<p>Enfin, le conseil de défense devrait écourter à sept jours, contre 14 actuellement, la période d&rsquo;isolement des personnes contaminées ou ayant été en contact prolongé avec une personne infectée.</p>
<p>Le Conseil scientifique y est favorable, car le dispositif actuel ne fonctionne pas. « On peut faire plusieurs constats d&rsquo;échecs », a déclaré l&rsquo;une des membres du Conseil, Laëtitia Atlani. Parmi ces échecs, « une augmentation du refus » de l&rsquo;isolement, mais aussi des insuffisances dans les dispositifs sociaux d&rsquo;accompagnement et de dédommagement de ceux qui doivent s&rsquo;y soumettre.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://dev.atlasinfo.fr/france/covid-19-une-situation-qui-inquiete-en-france/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Coronavirus: « une vacherie » qui réserve des surprises</title>
		<link>https://dev.atlasinfo.fr/opinions-analyses/entretiens/198791/</link>
					<comments>https://dev.atlasinfo.fr/opinions-analyses/entretiens/198791/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2020 16:47:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entretiens]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-François Delfraissy]]></category>
		<category><![CDATA[vacherie]]></category>
		<category><![CDATA[virus]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://atlasinfo.fr/?p=198791</guid>

					<description><![CDATA[« Ce virus est une vacherie« , résume le spécialiste français Jean-François Delfraissy: entre les inquiétudes sur l&#8217;immunité et les symptômes plus larges que ce que l&#8217;on pensait, le coronavirus réserve beaucoup de (mauvaises) surprises au fur et à mesure des recherches. Qui est le plus à risque? La gravité du Covid-19, la maladie provoquée par le &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>« <strong>Ce virus est une vacherie</strong>« , résume le spécialiste français Jean-François Delfraissy: entre les inquiétudes sur l&rsquo;immunité et les symptômes plus larges que ce que l&rsquo;on pensait, le coronavirus réserve beaucoup de (mauvaises) surprises au fur et à mesure des recherches.</p>
<h2>Qui est le plus à risque?</h2>
<p>La gravité du Covid-19, la maladie provoquée par le nouveau coronavirus, augmente avec l&rsquo;âge, comme l&rsquo;ont établi différentes études.</p>
<p>Parue le 31 mars dans la revue médicale britannique The Lancet, la dernière en date montre que la maladie est en moyenne beaucoup plus redoutable pour les plus de 60 ans, avec un taux de mortalité de 6,4% parmi les cas confirmés.</p>
<p>Le taux de décès grimpe même à 13,4% pour les plus de 80 ans contre seulement 0,32% pour les moins de 60 ans, selon ces travaux portant principalement sur plusieurs centaines de cas chinois observés en février.</p>
<p>De même, cette étude montre que la proportion des malades nécessitant une hospitalisation grimpe fortement avec l&rsquo;âge: 0,04% pour les 10/19 ans, 4,3% pour les 40/49 ans, 11,8% pour les 60/69 ans et 18,4% pour les plus de 80 ans.</p>
<p>Ce dernier chiffre signifie qu&rsquo;environ un octogénaire sur cinq développe une forme suffisamment grave pour nécessiter une hospitalisation.</p>
<p>Outre l&rsquo;âge, le fait d&rsquo;avoir une maladie chronique est un facteur de risque.</p>
<p>Les pathologies les plus courantes chez les personnes décédées sont l&rsquo;hypertension (69,7% des cas), le diabète (32%) et la cardiopathie ischémique (une pathologie cardiaque lourde, 27,7%), selon le dernier rapport de l&rsquo;Institut supérieur de la santé (ISS) italien, portant sur 20.000 morts.</p>
<p>Enfin, selon une vaste analyse publiée le 24 février par des chercheurs chinois dans la revue médicale américaine Jama, la maladie est bénigne dans 80,9% des cas, « grave » dans 13,8% des cas et « critique » dans 4,7% des cas.</p>
<h2>Combien de morts?</h2>
<p>Si on rapporte le nombre de morts dans le monde au nombre total de cas officiellement recensés, le Covid-19 tue environ 7% des malades diagnostiqués, avec des disparités selon les pays.</p>
<p>Mais le supposé taux de létalité doit être pris avec des pincettes car on ignore combien de personnes ont réellement été infectées. Dans la mesure où de nombreux patients semblent développer peu, voire pas de symptômes, leur nombre est vraisemblablement supérieur aux cas détectés, ce qui ferait donc baisser ce taux.</p>
<p>De plus, les pays appliquent des politiques de tests très différentes et certains ne testent pas systématiquement tous les cas suspects.</p>
<p>En réalité, si on intègre une estimation des cas non détectés, « cela donne sans doute un taux de mortalité autour de 1% », soit « 10 fois plus que la grippe saisonnière », a expliqué il y a quelques semaines l&rsquo;Américain Anthony Fauci, directeur de l&rsquo;Institut national des maladies infectieuses, devant le Congrès.</p>
<p>Cela étant, la dangerosité d&rsquo;une maladie dépend aussi de sa faculté à se répandre plus ou moins largement. Même si seul 1% des malades meurt, le nombre de mort peut être important si la maladie touche une grosse proportion de la population.</p>
<p>L&rsquo;autre facteur qui aggrave la mortalité liée à cette nouvelle maladie est l&rsquo;engorgement des hôpitaux dû à un afflux massif de cas.</p>
<h2>Quels symptômes?</h2>
<p>« Les symptômes les plus courants sont la fièvre, la fatigue et une toux sèche. Pour certains patients, cela peut également être des douleurs, une congestion nasale, un nez qui coule, un mal de gorge ou la diarrhée », explique l&rsquo;Organisation mondiale de la santé.</p>
<p>C&rsquo;est souvent accompagné d&rsquo;une gêne respiratoire, qui peut déboucher sur un syndrome respiratoire aigu sévère dans les cas les plus graves.</p>
<p>En général, les symptômes durent deux semaines, voire plus, parfois moins. L&rsquo;aggravation peut survenir dans un second temps.</p>
<p>Au-delà de ce type de symptômes, sur lesquels l&rsquo;accent a été mis depuis le début de l&rsquo;épidémie, il apparaît de plus en plus clairement que le coronavirus affecte aussi le cerveau et le système nerveux.</p>
<p>Les observations de terrain et plusieurs études ont décrit des symptômes neurologiques: perte d&rsquo;odorat et de goût, douleurs nerveuses, confusion, voire crises convulsives et accidents vasculaire cérébraux (AVC).</p>
<p>Même si on n&rsquo;a aucune certitude, cela pourrait être dû au déclenchement d&rsquo;une trop forte réponse immunitaire causée par la maladie.</p>
<p>Appelé « orage de cytokine », ce phénomène hyper-inflammatoire pourrait jouer un rôle-clé dans les cas les plus graves de Covid-19, en s&rsquo;attaquant aux organes.</p>
<p>Il n&rsquo;existe ni vaccin ni médicament et la prise en charge consiste à traiter les symptômes. Certains patients se voient malgré tout administrer des antiviraux ou d&rsquo;autres traitements expérimentaux, dont l&rsquo;efficacité est en cours d&rsquo;évaluation.</p>
<h2>Quels modes de transmission?</h2>
<p>Le virus se transmet essentiellement par voie respiratoire et par contact physique, et il semble qu&rsquo;un malade soit déjà contagieux avant même les premiers symptômes.</p>
<p>La transmission par voie respiratoire se fait dans les gouttelettes de salive expulsées par le malade, par exemple quand il tousse. Les scientifiques estiment que cela nécessite une distance de contact rapprochée (un mètre au minimum).</p>
<p>En outre, on peut être contaminé en touchant un objet infecté puis en portant sa main à son visage (yeux, nez, bouche&#8230;).</p>
<p>Deux études publiées mi-mars puis mi-avril dans la revue américaine NEJM ont montré que le nouveau coronavirus est détectable jusqu&rsquo;à deux à trois jours sur des surfaces en plastique ou en acier inoxydable, et jusqu&rsquo;à 24 heures sur du carton.</p>
<p>Toutefois, ces durées maximales ne sont que théoriques.</p>
<p>« Ces études ont évalué la présence de matériel génétique, et non pas de virus vivant », soulignent les autorités sanitaires françaises sur le site officiel gouvernement.fr. Or, « ce n&rsquo;est pas parce que du virus persiste que cela est suffisant pour contaminer une personne qui toucherait cette surface ».</p>
<p>« De l&rsquo;avis des experts, la charge virale du virus (qui correspond à sa capacité de contaminer) diminue très rapidement dans le milieu extérieur, et en quelques minutes, celui-ci n&rsquo;est plus contaminant », poursuivent les autorités françaises.</p>
<p>Autre inconnue: la faculté du coronavirus à circuler en suspension dans l&rsquo;air et à contaminer de cette manière (les « aérosols » dans le jargon scientifique).</p>
<p>Objet de nombreuses conjectures, ce mode de transmission n&rsquo;est pas encore scientifiquement prouvé.</p>
<p>Pour éviter la contagion, les autorités sanitaires insistent sur l&rsquo;importance des mesures-barrières: éviter de se serrer la main et de s&#8217;embrasser, se laver les mains fréquemment, tousser ou éternuer dans le creux de son coude ou dans un mouchoir jetable, porter un masque si on est malade&#8230;</p>
<h2>Peut-on être infecté deux fois?</h2>
<p>Cette question cruciale n&rsquo;a aujourd&rsquo;hui pas de réponse ferme.</p>
<p>En Corée du Sud, des cas de patients testés négatifs puis à nouveau positifs soulèvent de nombreuses interrogations.</p>
<p>L&rsquo;hypothèse la plus communément admise est que ces patients n&rsquo;avaient en réalité jamais vraiment guéri. Leur résultat négatif pourrait s&rsquo;expliquer soit par une très faible présence du virus dans l&rsquo;organisme, soit par le fait que le test avait été mal réalisé.</p>
<p>Pour autant, on manque toujours de certitudes sur l&rsquo;immunité qu&rsquo;on peut acquérir contre le coronavirus.</p>
<p>« Ce virus est une vacherie » et est « retors », selon Jean-François Delfraissy, président du comité scientifique qui conseille les autorités françaises.</p>
<p>« On est en train de se poser la question de savoir si quelqu&rsquo;un qui a fait un Covid (&#8230;) est véritablement si protégé que ça », a-t-il dit le 15 avril devant une commission parlementaire.</p>
<p>Il s&rsquo;est demandé « si on n&rsquo;est pas en train de se tromper complètement » en tablant sur une immunité comparable à celle observée dans d&rsquo;autres maladies. « Il y a une série d&rsquo;éléments qui suggèrent (&#8230;) que des phénomènes de réactivation puissent arriver », a-t-il conclu.</p>
<p>Si cette théorie était confirmée, elle rendrait très difficile, voire impossible, le contrôle de l&rsquo;épidémie, puisque la maladie pourrait passer plusieurs fois par le même patient.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://dev.atlasinfo.fr/opinions-analyses/entretiens/198791/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
