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	<title>islamistes &#8211; Atlasinfo</title>
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	<title>islamistes &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>Maroc: Abdelilah Benkirane réélu secrétaire général du PJD</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Apr 2025 17:56:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Bnekirane]]></category>
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					<description><![CDATA[Abdelilah Benkirane a été réélu, dimanche à Bouznika, secrétaire général du Parti de la Justice et du Développement (PJD), lors du 9ème congrès national du parti. L’ancien chef du gouvernement (2012-2016) a été élu avec 974 voix sur 1390 suffrages exprimés (69,4%). M. Benkirane a devancé ses concurrents, Idriss El Azami El Idrissi (374 voix, 26%) et &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 14pt;">Abdelilah Benkirane a été réélu, dimanche à Bouznika, secrétaire général du Parti de la Justice et du Développement (PJD), lors du 9ème congrès national du parti.</span></p>
<p>L’ancien chef du gouvernement (2012-2016) a été élu avec 974 voix sur 1390 suffrages exprimés (69,4%). M. Benkirane a devancé ses concurrents, Idriss El Azami El Idrissi (374 voix, 26%) et Abdellah Bouanou (42 voix).</p>
<p>Au cours de ce congrès, les membres du Conseil national du PJD ont également été élus. Le congrès a aussi procédé à la présentation et à l’adoption des projets de modification du statut, du programme général actualisé, ainsi que des grandes orientations du parti pour la prochaine étape.</p>
<p>Les travaux du 9ème congrès national du parti avaient débuté samedi, avec notamment au programme la présentation du bilan d’action du parti et les rapports régionaux relatifs aux projets présentés.</p>
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		<title>Julien Dray : « Il y a toute une série de lobbys en France qui n’acceptent pas que le Maroc réussisse »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Oct 2021 08:57:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
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		<category><![CDATA[urnes]]></category>
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					<description><![CDATA[« Le Maroc réussit trop bien et fait beaucoup de jaloux », assène d’emblée Julien Dray, membre du bureau politique et président de la Cellule Prospective du Parti socialiste français. Pour Julien Dray, « il y a toute une série de lobbys en France qui n’acceptent pas que le Maroc réussisse et qui essaient en permanence d&#8217;empêcher sa &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>« Le Maroc réussit trop bien et fait beaucoup de jaloux », assène d’emblée Julien Dray, membre du bureau politique et président de la Cellule Prospective du Parti socialiste français.</strong></p>
<p><strong>Pour Julien Dray, « il y a toute une série de lobbys en France qui n’acceptent pas que le Maroc réussisse et qui essaient en permanence d&#8217;empêcher sa réussite et d’envenimer la relation entre le Maroc et la France ». </strong></p>
<p>« La passivité des médias français face aux extraordinaires changements que connait le Maroc n’est pas justifiée. On peut même parler d’animosité des médias français à l’égard du Maroc », déplore Julien Dray dans un entretien à Atlasinfo.</p>
<p>« A partir de là, relève-t-il, on essaie de monter des cabales contre le Maroc en permanence qui ne sont pas justifiées ni fondées », estimant que « le Maroc s’affirme de plus en plus politiquement et économiquement, prend une place de plus en plus importante en Afrique, gère bien la crise du Covid&#8230;Cela ne plait pas à tout le monde ».</p>
<p>Selon Julien Dray, « cette approche négative n’est pas acceptable ni supportable. Aujourd’hui, le Maroc est la référence dans la région ».</p>
<p>Et d&rsquo;insister: « Il faut mettre en avant ce modèle marocain qui marche et le Maroc a la chance d’avoir un Roi extraordinaire qu’il faut saluer ».</p>
<p>Réagissant aux élections du 8 septembre dernier, M. Dray estime que « ce qui s’est passé au Maroc est exemplaire. C’est par les urnes que le peuple marocain a sanctionné sévèrement le parti islamiste, PJD. Les islamistes  ont été sanctionnés par les urnes ».</p>
<p>« Cette grosse défaite du parti islamiste est une inspiration du peuple marocain à tourner la page », poursuit-il, ajoutant que « le futur gouvernement a une énorme responsabilité. Il a gagné en battant les islamistes. Les 100 premiers jours seront déterminants ».</p>
<p>Selon Julien Dray, « ce qui s’est passé au Maroc le 8 septembre peut servir d’exemple aux autres pays de la région », note-t-il, indiquant que « la Tunisie se porte mal » et que l&rsquo;Algérie est  « dans une fuite en avant ».</p>
<p>« Comme la situation est critique, l&rsquo;Algérie remet en permanence la question du Sahara sur le devant de la scène. Une  manière d’essayer de réunifier sa population face à un supposé « ennemi » pour ne pas regarder, ne pas résoudre ses vrais problèmes, qui sont ceux d’en finir avec la corruption, d’avoir un gouvernement représentatif en phase avec le peuple algérien », souligne Julien Dray.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Benkirane, triste figure du discrédit politique</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Sep 2021 18:08:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Décryptages]]></category>
		<category><![CDATA[Benkirane]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[islamistes]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[PJD]]></category>
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					<description><![CDATA[On vous croyait bien à l’écart maintenant que vous menez votre vie sans tracas ni souci du devenir de votre famille. Mais trêve d’illusion, la fièvre des élections affectant tout un chacun ayant plongé dans ce monde de campagnes et de surenchères, vous faites partie de ce genre de personne sur qui il faut toujours &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>On vous croyait bien à l’écart maintenant que vous menez votre vie sans tracas ni souci du devenir de votre famille. Mais trêve d’illusion, la fièvre des élections affectant tout un chacun ayant plongé dans ce monde de campagnes et de surenchères, vous faites partie de ce genre de personne sur qui il faut toujours garder un œil vif comme sur une casserole de lait sur le feu.</p>
<p>Encore une fois, vous réapparaissez Ssi Benkirane en donneur de leçons pour créer la polémique, à travers un live, diffusé, dimanche soir, sur votre page facebook. Encore une fois, vous démontrez, par votre sortie médiatique qui n’est ni fortuite ni saine, que vous êtes de ces gens qui n’acceptent pas de perdre, ces gens qui ont l’art de se saisir des occasions à la volée et de choisir le timing pour rendre la pareille ou couper l’herbe sous les pieds de ceux qui ne sont pas dans leurs bonnes grâces.</p>
<p>Dans un ton qui se voulait solennel, sérieux, l’air dépité, tel un maître rappelant la leçon à ses élèves, vous dites que vous vous adressez à tous les Marocains, en fixant d’un regard perçant la caméra comme pour intimider vos spectateurs, tout en brandissant votre chasteté en étendard, chapelet à la main.</p>
<p>Or il a suffi de deux phrases pour que celui qui vous regarde se rende compte que l’interlocuteur visé n’est autre que l’État. L’évidence est là Ssi Benkirane : n’ayant pas avalé la pilule du blocage gouvernemental de 2016, vous tirez à boulets rouges sur votre rival favori, Aziz Akhannouch à deux jours des élections alors que les esprits ne cessent de s’agiter. Mais « <em>l’État profond</em> » pour reprendre votre expression favorite est le fond de toile de votre « <em>discours</em> ». Ce qui porte, par ricochet, un coup à la dynamique même du processus de démocratie surtout quand vous déclarez que le RNI au même titre que le PDJ sont responsables des résultats des dix dernières années et par conséquent, méritent le même sort.</p>
<p>Si vous avez adopté un ton moralisateur et menaçant à l’égard des Marocains, celui consacré à Akhannouch était plutôt ponctué de rabaissement, d’humiliation et d’accusations flagrantes. Vous vous êtes probablement passé le mot avec Driss El Azami alias Monsieur <em>biliki,</em> pour saboter la campagne du président du RNI et cela aurait été de bonne guerre, élections et rivalité obligent si vous n’aviez pas impliqué tous les Marocains dans votre petit jeu. Votre scénario aurait été parfait ou presque si vous vous étiez limité à inciter les Marocains à aller voter. Oui vous avez parfaitement raison sur ce point : seul le vote peut nous sauver des griffes de politiciens qui se servent sans servir, qui pensent à leur bien-être faisant fi de l’intérêt général. Bizarrement, et une fois n’est pas coutume, vous appelez les citoyens à voter en masse pour n’importe quel autre parti pourvu que ce ne soit pas le RNI.</p>
<p>Vraisemblablement, vous ne faites pas la promotion de votre parti mais vous faites mieux chemin faisant : «<em> Je suis là pour être cette perle rare que tout le monde recherche pour le poste de chef de gouvernement </em>», vous sembliez dire en filigrane tout au long de votre discours.</p>
<div class="teads-inread">
<div>
<div id="teads1" class="teads-player"><span style="text-transform: initial;">Vous rappelez aussi, à juste titre d’ailleurs, le profil d’un chef de gouvernement qui doit avoir une forte personnalité politique, qui puisse assurer et assumer ses responsabilités, qui tranche dans les décisions quand bien même elles ne seraient pas du goût du peuple mais dans son intérêt, et surtout qui sache parler aux citoyens. Vrai ! Nous avons grandement besoin de ce chef de gouvernement dont vous avez brossé le tableau en ces temps difficiles où le Maroc doit faire face à des défis internes et externes tout en réussissant la sortie de la crise sanitaire qui a mis à genoux le monde entier et bien entendu penser et porter la relance économique. Mais pouvez-vous nous dire ce que les Marocains retiennent de votre passage dont on garde encore des dommages collatéraux ?</span></div>
</div>
</div>
<p>Je me permets, dans ce sens, de vous poser une question juste pour qu’on puisse comprendre les motivations de votre sortie impromptue : Vous parlez en qualité de qui tout en prenant les Marocains de haut quand vous dites : « <em>Je dois savoir ce qui se passe au Maroc ? </em>» ? Votre sagesse faussement portée et vos divinités crépusculaires ne dupent plus grand nombre de personnes, Ssi Benkirane. Les Marocains ont souffert durant tout votre mandat et en traînent encore les séquelles accumulées par celui de votre successeur. Le compteur affiche un bilan cuisant de ces deux derniers  gouvernements.</p>
<p>Ce qui est tout de même sûr c’est que la frustration et l’amertume contenues dans votre voix sont pesantes et chargées de rêves brisés d’un fauteuil éternel à la tête du gouvernement.</p>
<p>Vous piétinez le peuple, humiliant au passage les artistes candidats du RNI qui se présentent aux élections, selon vous, poussés en cela par leurs conditions de vie qui laissent à désirer et vous n’épargnez pas la presse mais surtout certains journalistes que vous avez qualifiés de <em>neggafates</em>. Ces femmes auxquelles vous aviez certainement fait appel lors des mariages de vos enfants, ces femmes qui se battent pour faire vivre leurs familles. Mais faut-il vraiment s’en étonner puisque cette catégorie de la société était absente dans les programmes de votre quinquennat ?</p>
<p>Que cherchez-vous à faire quand vous mettez en garde les citoyens en disant « <em>vous voulez qu’on retourne au mouvement du 20 février ?</em> ». Faut-il rappeler qu’en surfant sur la vague de ce mouvement, qui a émergé lors des « <em>printemps arabes</em> » et qui tentait de remettre en cause le fonctionnement de l’État, vous vous êtes approprié l’équilibre d’un pays qui y a échappé ? N’est-ce pas d’ailleurs la carte que vous ressortez à chaque fois que besoin est pour dire que vous avez sauvé le pays et que vous en avez assuré la stabilité ? Non Ssi Benkirane, ce Maroc que vous croyez avoir sorti du gouffre que vous avez dessiné pour nous, ce pays que vous vous égosilliez à colorier en noir opaque en maîtres du manichéisme est stable grâce à son Roi, à sa Monarchie et à ses institutions.</p>
<p>Êtes-vous conscient de ce que vous faites à votre pays ou est-ce prémédité quand vous vous adressez aux spectateurs dans ce ton alarmant : « <em>Ce qui vous arrivera vous ne pourrez le rectifier qu’après 5 ans </em>» ? Dieu seul sait tout ce que les Marocains souhaitent réparer pendant ces dix années passées.</p>
<p>Quand vous dites que vous sentez que quelque chose se prépare et que vous n’allez pas vous taire, que voulez-vous dire par là ? Une chose qui n’est pas dans l’intérêt du pays, dites-vous ! Ssi Benkirane, faites-vous un parallélisme quand vous mettez l’accent sur <em>«  je suis du peuple que j’ai défendu de toutes mes forces mais je suis aussi obsédé par l’État et la force de l’État parce que si celui-ci est fragilisé tout part en vrille </em>» ? En mettant en emphase, gestuelle aidant, votre phrase : « <em>Je vous répétais ça pendant 5 ans mais il faut que vous ne soyez pas amnésiques. Des choses me font peur</em> », ne chercheriez-vous pas à perturber ceux qui vous suivent et sur qui vous avez un ascendant incroyable ? Et comme vous avez l’art de jouer avec les sentiments en usant de vos métaphores, vous en ponctuez vos propos en disant : « <em>tant que l’aigle est vivant, ses petits vivront aussi </em>». L’aigle dont vous parlez ressemble à quoi Ssi Benkirane ? Et si vous précisiez vos insinuations ? Sa « vie » dépend de qui ou de quoi ? Arrêtez vos coups de griffes et cette impression feinte que vous cherchez à donner en vous faisant passer pour le pompier de service que vous n’êtes pas.</p>
<p>Comme à votre habitude, vous vous livrez au vieil exercice de délation, cette culpabilisation avant terme du pouvoir et des partis concurrents si jamais votre parti ne remporte pas les élections ou plutôt si le RNI gagne. Et puisqu’on en parle, vous affirmez qu’on prépare le terrain et qu’on ouvre les portes à Aziz Akhannouch pour le mettre à la tête du gouvernement. C’est grave ce que vous dites là Monsieur l’ancien chef de gouvernement, vous qui êtes censé bien connaître les dossiers. Vos allusions sont à peine voilées et n’ont qu’un seul objectif : perturber et remettre tout ce qui entoure le processus démocratique en question. Ce n’est pas sain du tout Ssi Benkirane. Et puis, l’Histoire et YouTube n’oublient rien Monsieur l’ancien chef de gouvernement. N’était-ce pas ce même Akhannouch que vous aviez qualifié de “<em>homme politique professionnel jouissant d’une très grande crédibilité</em>“, il y a de cela quelques années ?</p>
<p>N’avez-vous pas compris que les Marocains en ont marre de votre démagogie et votre populisme ? Faut-il vous rappeler que vous aviez agi de la même manière avec le PAM, en 2016, avec l’objectif de jouer les Cassandre et, comme on dit, les « <em>lanceurs d’alerte</em> » dans le cas où les résultats ne vous favoriseraient guère. Personne n’oublie votre sortie goguenarde et votre posture triomphale, engoncé dans votre arrogance, contre Mostafa Bakkoury, il y a quelques années, lors d’un meeting dans le sud, usant de vos accents populistes pour tourner ce dernier en dérision. On l’a bien compris depuis longtemps déjà : votre fort est d’administrer des coups en usant de la violence verbale comme mode d’affirmation politique.</p>
<p>Aujourd’hui, vous dépassez les partis et vous vous attaquez directement à votre ennemi juré qui n’est autre que Aziz Akhannouch en déversant toute votre haine et en prédisant des temps durs que le pays et les citoyens auront à vivre s’il venait à remporter ces élections.</p>
<p>Ce qui est curieux c’est que vous parlez en étant presque sûr que c’est lui qui remportera les élections. Seriez-vous donc dans les secrets des dieux ? Auquel cas ces élections seraient inutiles si c’est juste pour la forme. Les règlements de compte à la façon Benkirane ne nous étonnent plus quand on se rappelle que vous aviez tout fait pour barrer la voie à Saad Eddine El Othmani dès qu’il avait pris les commandes du parti de la Lampe et du gouvernement. Mais la qualité la plus recherchée en politique est d’avoir la mémoire courte et en cela vous êtes le meilleur.</p>
<p>Avec votre sortie gauche, vous avez signé l’arrêt de mort de votre parti que vous avez décrédibilisé en dévoilant des dossiers que vous avez traités alors que vous étiez chef de gouvernement et qui relèvent du secret professionnel. Vous vous mettez à dos les professeurs, les <em>neggafates</em>, les artistes et bien d’autres et faites perdre des voix à votre parti gratuitement.</p>
<p>Encore une fois, Ssi Benkirane, vous prouvez qu’avec vous la politique se fait avec des hommes et non des partis !</p>
<p>Vos coups de bec contre Akhannouch pour ne pas dire vos coups tordus désespèrent les Marocains qui aspirent à un Maroc meilleur. Madré comme vous êtes, vous choisissez la veille d’une grande bataille qui ne dit pas son nom, mais qui laisse entrevoir un affrontement politique sans précédent, d’autant plus que les pronostics – contrairement aux années précédentes – n’ont jamais été aussi moins sûrs. Alors de grâce, épargnez-nous vos règlements de compte politiques ou personnels, choisissez vos punching-ball comme bon vous semble mais ne nous prenez pas à témoin, arrêtez d’infantiliser ceux qui vous adulent encore on ne sait par quel miracle. Cessez de les prendre en otage, laissez-les voter pour qui ils veulent, ils sont majeurs et vaccinés et n’ont pas besoin que vous leur transmettiez cette pression psychologique qui vous ronge de l’intérieur. Nous avons grand besoin d’un coup de torchon pour une épuration radicale. Dépassez votre aigreur et que le meilleur ou juste le moins pire gagne !</p>
<p>Talleyrand ne pensait pas si bien dire : <em>« Si les gens savaient par quels petits hommes ils sont gouvernés, ils se révolteraient vite ».</em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Les peurs afghanes de l’Europe</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Aug 2021 09:18:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Décryptages]]></category>
		<category><![CDATA[Afghanistan]]></category>
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					<description><![CDATA[Il y avait comme une posture mensongère lorsque les différentes capitales européennes ont fait semblant de ne pas être surprises par la brusque accélération des événements en Afghanistan. Reconnaître le contraire aurait consacré une réalité à double visage: où leurs alliés américains leur avaient fourni de fausses analyses sur la situation, où pire, ils les &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Il y avait comme une posture mensongère lorsque les différentes capitales européennes ont fait semblant de ne pas être surprises par la brusque accélération des événements en Afghanistan. Reconnaître le contraire aurait consacré une réalité à double visage: où leurs alliés américains leur avaient fourni de fausses analyses sur la situation, où pire, ils les auraient tenu à l’écart de l’évolution du terrain afghan</strong>.</p>
<p>C’est pour ces raisons que réagissant à chaud, aussi bien le président français Emmanuel Macron, la chancelière allemande Angela Merkel que les chefs de l’Union européenne ont tenté de camoufler l’effet surprise et de suggérer que ce que font les talibans en Afghanistan était un scénario prévisible.</p>
<p>N’empêche, la chute de Kaboul aux mains des Talibans avec cette facilité a dessiné les contours des multiples cauchemars et des grandes peurs européens.</p>
<p>Première peur que ce pays, l’Afghanistan, se transforme en sanctuaire pour les organisations terroristes islamistes du monde entier. Les Américains affirmèrent que durant leurs longues négociations à Doha, ils auraient réussi à arracher à la direction des Taliban l’engagement de ne plus abriter des organisations terroristes du type Al Qaida et de limiter leurs efforts politiques et guerriers au seul territoires afghan.</p>
<p>Mais que vaut la promesse d’un mouvement islamiste violent insurrectionnel à une puissance occupante comme l’administration américaine ? L’Europe craint que dès demain l’Afghanistan ne se transforme en un aimant pour tous les fous de Dieu, en laboratoire à ciel ouvert où seront concoctés des attentats vengeurs aussi spectaculaires que les tours jumelles du world Trade Center dont l’Amérique et le monde s’apprêtent à fêter le 20e anniversaire de la chute.</p>
<p>Seconde peur européenne a une relation avec les effets que cette victoire des talibans peut avoir sur les multiples organisations islamistes actives dans de nombreux territoires comme le Sahel et le Proche orient.</p>
<p>La guerre internationale contre le terrorisme dans ses régions avait réussi à casser les colonnes vertébrales de ces organisations mais sans pouvoir les éradiquer. L’effet Taliban peut leur donner une force et une motivation nouvelles. Un exemple insurrectionnel sur fond religieux à présenter à leurs futures recrues pour reprendre des forces et restructurer les organisations. Dans le plan marketing de ces organisations terroristes sera présent bien entendu les performances militaires des Talibans mais aussi la tendance de la communauté internationale à les reconnaître et à négocier des deals avec eux. Qui pourrait demain empêcher qu’une expérience similaire ne puisse se reproduire au cœur de l’Afrique si une organisation radicale se sent pousser des ailes à cause de ce précédent talibans ?</p>
<p>Troisième peur européenne qui vire actuellement au cauchemar est l’angoisse migratoire. Ce que le président français Emmanuel Macron appelle le flux migratoire et qui lui a valu une levée de bouclier international. L’Europe a subi depuis la crise syrienne des vagues de réfugiés qui ont lourdement pesé sur ses équilibres politiques et sociaux. La montée en puissance des extrêmes, des populistes et des xénophobes en étaient une conséquence directe. Aujourd’hui, fragilisé par de multiples crises dont la pandémie du Coronavirus, l’espace européen aura du mal à gérer la tragédie des réfugiés afghans. Il ne pourra pas leur fermer ses portes au nom d’un devoir d’accueil humanitaire qui fait partie de ses valeurs fondatrices. Et il ne pourra pas les accueillir abondamment au risque de jeter l’huile sur le feux des tensions et des contradictions internes susceptibles d’influencer ses processus électoraux et de favoriser les extrêmes.</p>
<p>Par ailleurs, cette crise migratoire prévisible aura aussi des conséquences sur les relations que cette espace européen entretient avec des pays comme la Turquie et l’Iran. Ce sont deux pays que les routes de cet exode afghan vont  obligatoirement emprunter. La Turquie de Tayyeb Erdogan a déjà montré ses capacités à monnayer auprès de l’Europe sa gestion de la crise migratoire syrienne. Elle mettra une autre pièce dans la machine à cash de Bruxelles pour profiter du drame Afghan.</p>
<p>Quant à l’Iran dont les relations difficiles avec la communauté internationale sont chroniques à cause de sa volonté d’hégémonie et son désir d’acquérir l’arme nucléaire, le régime iranien vient de récupérer à travers l’Afghanistan au mains des talibans une nouvelle carte de pression dont il va marchander le prix fort pour participer à la gestion des flux migratoire qui éviterait de déstabiliser aussi bien son voisinage immédiat que l’Europe lointaine .</p>
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		<title>Les islamistes du Maghreb dans le piège du Polisario</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Atlasinfo]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Mar 2021 13:26:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Décryptages]]></category>
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		<category><![CDATA[Adnan Abou Walid al-Sahraoui]]></category>
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					<description><![CDATA[C’est une situation qui étonne et détonne. Des partis islamistes au Maghreb expriment une empathie ouverte à l’égard des séparatistes du Polisario. La posture est d’autant plus surprenante qu’elle vient de structures politiques appartenant à une mouvance idéologique qui prône dans leur ADN une forme de fédéralisme et de destruction de frontières nationales à travers &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est une situation qui étonne et détonne. Des partis islamistes au Maghreb expriment une empathie ouverte à l’égard des séparatistes du Polisario. La posture est d’autant plus surprenante qu’elle vient de structures politiques appartenant à une mouvance idéologique qui prône dans leur ADN une forme de fédéralisme et de destruction de frontières nationales à travers le substrat historique de l’unité de la Oumma.</p>
<p>Qu’il s’agisse des islamistes algériens du MSP menées par Abderrazak Mokri, des Tunisiens d’Annahda de Rached Ghanouchi ou des Mauritaniens de Tawasol, ils se sont toujours positionnés en sympathie assumée envers les séparatistes du Polisario, comme si cette cause faisait brusquement partie de leur stratégie politique et de leurs programmes de conquête de pouvoir.</p>
<p>Aussi bien l’algérien Abderrazak Mokri que le tunisien Rached Ghanouchi, leurs dernières sorties sur le sujet ont comblé d’aise l’institution militaires algérienne qui cherche à faire feu de tout bois sur le Maroc, y compris quand il s’agit d’instrumentaliser la fibre islamiste qu’elle a prétendu combattre pendant la décennie noire pour se maintenir au pouvoir.</p>
<p>Dans tous les cas, le positionnent de la mouvance islamiste est source d’interrogations aussi bien de la part des autorités marocaines qui y voient une forme de coagulation politique à l’antagonisme assumé à l’égard du Maroc que pour les islamistes marocains qui voient leurs alliés naturels prendre un chemin aussi menaçant pour les intérêts de leur pays.</p>
<p>Pour atteindre une indispensable clarification, les islamistes marocains dont une partie participent largement au pouvoir au Maroc se doivent de revoir leurs alliances et d&rsquo;exiger de leurs « frères » des clarifications.</p>
<p>Il y a sans doute plusieurs raisons qui expliquent que la galaxie des islamistes maghrébins ait des yeux de Chimène envers les séparatistes du Polisario. Officiellement pour les islamistes algériens du MSP et tunisiens d’Annahda, le rapprochement entre le Maroc et Israël serait la raison de ce soutien et de cette ouverture à l’égard du Polisario. Mais en réalité ce rapprochement n&rsquo;a servi que de prétexte pour cette mouvance pour mener une campagne contre le Maroc et ses institutions. Ces partis islamistes considèrent qu’attaquer le Maroc sur son unité participe à l’affaiblir.</p>
<p>L’autre raison beaucoup plus large et plus idéologique est à trouver dans les choix stratégiques de l’islam politique, aussi bien dans sa version Frères musulmans que dans celle de l’islam chiite militant d’obédience iranienne.</p>
<p>D’abord la confrérie des frères musulmans, qu’elle soit sous parrainage turc ou qatari, envoie des signaux confus sur cette question. Si ce n’est un soutien ferme du moins une sympathie ouverte, tel est le message qui domine la position de de cette mouvance à l’égard des séparatistes du Polisario. Les frères musulmans dans leur ensemble voient dans ce combat séparatiste une occasion d’affaiblir la gouvernance régionale en y insufflant de la tension, l’instabilité le chaos, la seule manière d’accéder au pouvoir sur des ruines fumantes. Cette stratégie de la terre brûlée a déjà été tentée avec un succès relatif lors des fameux « printemps arabes » lorsque le mouvement islamiste avait chevauché la colère et la contestation des populations pour parvenir au pouvoir comme c’était le cas à Tunis ou au Caire.</p>
<p>L’autre versant de l’islam politique produit par le régime iranien affiche clairement son animosité à l’égard du Maroc. Comme en témoigne la présence d’instructeurs militaires du Hezbollah libanais auprès des séparatistes du Polisario pour leur apprendre l’art de la guérilla et du terrorisme ciblé. Dans cette partition, l’Iran joue une gigantesque partie d’échec où le Polisario prend la position d’un minuscule pion qui sert les intérêts d’un agenda beaucoup plus ambitieux. Le grand bras de fer entre Rabat et Téhéran a pour objet ce soutien militaire iranien par Hezbollah interposé au Polisario.</p>
<p>Une autre raison et pas des moindres peut expliquer cette empathie de ces mouvements islamistes envers les séparatistes du Polisario et de leurs milices armées, il s’agit de la facilité avec laquelle des passerelles ont été établies entre ces mouvement politiques et les organisations qui prônent la terreur au nom de l’islam comme Àl Qaeda ou Daesh dans cette région.</p>
<p>L’exemple d’un personnage comme Adnan Abou Walid al-Sahraoui, ancien membre du Polisario, devenu dirigeant de l’organisation terroriste État islamique dans le Grand Sahara (EI-GS), illustre ces passages et ces collaborations qui commencent par un « militantisme » politique pour se terminer par une pratique terroriste.</p>
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		<title>Saâdeddine El Otmani: le rétablissement des relations avec Israël est « une décision d’État pleinement assumée »</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Jan 2021 11:39:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
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					<description><![CDATA[Pour le chef du gouvernement, Saâdeddine El Otmani, la décision du Maroc de rétablir ses relations avec Israël est une "décision d’État pleinement assumée" et affirme que "l’intérêt national prime toute autre considération".]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2 class="lead">Critiqué par des islamistes de son Parti Justice et Développement (PJD) d&rsquo;avoir signé l’accord rétablissant les relations entre le Maroc avec l&rsquo;Etat hébreu, alors qu&rsquo;il rejetait toute reprise en août dernier, le chef du gouvernement, Saâdeddine El Otmani relativise ces critiques, en affirmant que « l’intérêt national prime toute autre considération ».</h2>
<p>« Le royaume a deux causes sacrées sur lesquelles le peuple marocain est unanime : sa souveraineté sur l’ensemble du territoire national et la question palestinienne. Quand je m’exprimais en août dernier, c’était pour rappeler la position du Parti de la justice et du développement, qui demeure inchangée », a-t-il fait valoir jeudi dans une interview à l&rsquo;hebdomadaire <em>Jeune Afrique</em><strong>.</strong></p>
<p>Selon M. El Otmani, « dans la vie des États, certains choix sont difficile (&#8230;) Et la décision de la reprise des relations diplomatiques entre le Maroc et l’État hébreu en fait partie ».</p>
<p>« Cela dit, c’est une décision d’État pleinement assumée », a-t-il affirmé.</p>
<p>Interrogé par l&rsquo;hebdomadaire si la reconnaissance par les Etats-Unis de la souveraineté pleine et entière du Royaume sur son Sahara justifiait son pragmatisme, Saâdeddine El Otmani a répondu: « Ce que vous appelez pragmatisme est plutôt une décision souveraine du Maroc, fondée sur des principes et des valeurs immuables ».</p>
<p>« La reconnaissance américaine de la souveraineté du Maroc sur son Sahara consolide les nombreux acquis du Maroc dans sa cause nationale et constitue une étape importante dans le processus de résolution de ce conflit artificiel, compte tenu de la place qu’occupent les États-Unis comme sur la scène internationale », a-t-il souligné.</p>
<p>Et de souligner: « cela change la donne et pourrait encourager d’autres pays à se montrer favorables à notre cause nationale ».</p>
<p>Devant le roi Mohammed VI, accompagné du Prince héritier Moulay El Hassan, Saadeddine El Otmani, chef de gouvernement et secrétaire général du PJD, avait apposé, le 22 décembre 2020, sa signature sur la Déclaration Conjointe qui a mis l’accent sur l’ouverture d’une ère nouvelle dans les relations entre le Royaume du Maroc et l’Etat d’Israël.</p>
<p>M. El Otmani a ensuite fait l’objet d’une violente attaque de la part de ses « frères », qui lui reprochaient ses anciennes déclarations anti-normalisation avec Israël et son acceptation actuelle de la reprise des relations entre le Maroc et l’Etat hébreu.</p>
<p>La violence des attaques était telle que l’ancien Premier ministre, l’islamiste Abdelillah Benkirane, a cru nécessaire de sortir de sa retraite pour voler à la rescousse de l’actuel chef du gouvernement. Objectif : calmer les esprits et les ardeurs frèristes de certains, et expliquer à ceux qui ne l’auraient pas compris la primauté de l’intérêt national sur le discours parfois chimérique de la posture islamiste internationale.</p>
<p>Lire aussi:<a href="https://atlasinfo.fr/les-islamistes-marocains-rattrapes-par-leurs-contradictions.html"><strong> <span class="post-title">Les islamistes marocains rattrapés par leurs contradictions   </span></strong></a></p>
<p>Tandis que la plupart des partis de l’échiquier politique marocain ont saisi l’importance stratégique de ce tournant américain qui scellera dans le marbre l’unité politique et géographique du Royaume, une partie des forces islamistes, sous l’emprise idéologique de la grande confrérie des frères musulmans, ont donné cette fâcheuse impression de vouloir sortir de l’unanimité nationale pour saboter par leurs hésitations et leurs critiques la grande performance diplomatique que le Maroc vient de réaliser en arrachant la reconnaissance de la marocanité du Sahara de la plus grande puissance politique du monde.</p>
<p>Cette approche de certains islamistes marocains est d’autant plus anachronique que le Maroc n’a aucunement changé sa manière de se comporter avec le conflit israélo-palestinien. Fervent défenseur de la solution à deux Etats et de la préservation du caractère islamique de la ville sacrée d’Al Quds, le Maroc n’a cède sur aucun point névralgique de la question palestinienne si chère aux Marocains.</p>
<p>Le discours populiste islamiste a tendance à privilégier la posture extra nationale, quitte à faire le jeu des adversaires du Maroc tapis dans l’ombre ou ouvertement hostiles, plutôt que de servir les intérêts nationaux qui feraient en sorte que la fin du conflit du Sahara rendrait le Maroc plus fort et sa voix singulière plus audible pour défendre les intérêts de ses amis, y compris ceux du peuple palestinien.</p>
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		<title>Echec de la transition en Tunisie: « l&#8217;alliance entre islamistes et laïcs a tiré le pays vers un angle mort »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Jan 2021 15:22:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entretiens]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[échec]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahda]]></category>
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		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[Pour Houda Ibrahim, spécialiste du Maghreb, 10 ans après la révolution du Jasmin en Tunisie, "le constat est amer et sombre" et "les tunisiens ne peuvent que faire le deuil des espoirs suscités",  selon la journaliste, grande reporter à RFI. "L'alliance entre islamistes et laïcs a tiré le pays vers un angle mort" et signé l'échec de la transition démocratique tunisienne.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>10 ans après la révolution du Jasmin, que reste-t-il des immenses espoirs soulevés en Tunisie ?</h2>
<p>Le constat est évidemment amer et sombre. Les tunisiens, dix ans après, ne peuvent que faire le deuil des espoirs suscités lors du soulèvement de 2011. La transition démocratique semble être en danger aujourd’hui en Tunisie.</p>
<p>Le soulèvement n’a pas réussi à concrétiser les aspirations du peuple, au contraire, il a créé de nouvelles frustrations. Ce dixième anniversaire du soulèvement intervient donc dans un climat délétère, avec une paralysie politique généralisée, un recul économique et social qui n’est pas près de s’arrêter avec les contraintes imposées par la pandémie de la Covid-19.</p>
<p>Face à cette situation, les inégalités territoriales se sont aggravées et la fracture sociale s’est élargie. Les alliances gouvernementales depuis 2011 ont affaibli l’économie, la justice transitionnelle n’a pas pu avoir lieu réellement et la classe moyenne ne fait que rétrécir.</p>
<p>On a acquis la liberté d’expression oui, la possibilité de changer, mais les réformes nécessaires de l’Etat, des institutions, de la constitution et du système politique n’ont pas encore eu lieu. Pour cela il faut une nouvelle révolution.</p>
<p>Beaucoup espèrent, aspirent et œuvrent toujours à réaliser ce changement profond, ce sont surtout les animateurs de la société civile, et c’est paradoxalement que ce soit eux qui tirent la charrette du changement aujourd’hui et non pas la classe politique occupée par la défense de ses propres intérêts au lieu de défendre ceux du pays. Ce ne sont pas non plus les partis politiques inopérants et qui sont au rang des abonnés absents.</p>
<h2> Pourquoi l&rsquo;alliance entre islamistes et laïcs, présentée comme la planche de salut par laquelle la Tunisie entrerait de plain-pied dans la démocratie, n’a-t-elle pas fonctionnée ? Etait-elle une expérience vouée à l&rsquo;échec dès le départ ?</h2>
<p>Il n’y a pas de mariage possible entre les partis laïcs qui croient à un état civil, un état de droit et les islamistes qui cherchent toujours non seulement à accaparer le pouvoir mais à mettre l’Etat au service de leur vision du pouvoir, à imposer à l’état le pouvoir de la religion telle qu’ils l’interprètent .</p>
<figure id="attachment_216563" aria-describedby="caption-attachment-216563" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-full wp-image-216563" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2021/01/telechargement-3.jpg" alt="" width="300" height="168" /><figcaption id="caption-attachment-216563" class="wp-caption-text">Houda Ibrahim</figcaption></figure>
<p>Cette alliance a tiré le pays vers un angle mort. C’est ce qui s’est passé durant l’alliance qui a eu lieu entre le parti Nida Tounes et le parti islamiste Ennahda. Ce mariage ne pouvait pas être « consommé » de par sa nature même. D&rsquo;ailleurs Ennahda, malgré son succès aux élections, ne fait que reculer depuis la poussée qu’il a enregistrée en 2011. La majorité des personnes qui votent pour ce parti sont des protestataires, et cela face à une très grande partie de silencieux qui ne votent pas car ils ne font plus confiance à la classe politique.</p>
<h2>Qu’est ce qui explique les difficultés ou cette incapacité du parti islamiste tunisien à gérer les affaires du pays ?</h2>
<p>Ennahda ne parvient pas à survivre à l’épreuve du pouvoir. Il a déjà échoué et on le voit constamment au parlement fortement divisé aujourd’hui et qui n’arrive pas à légiférer. Le chef du parti et du parlement, Rached Ghannouchi, n’arrive pas à fédérer. Son agenda est largement différent de celui du parlement et il mélange la direction de son parti et la direction du parlement. Si Ennahda n’évolue pas et ne défend pas le pays avant de défendre l’intérêt des islamistes au-delà de la frontière tunisienne, ce parti n’aura pas d’avenir.</p>
<p>S’il y a élection demain en Tunisie, Ennahda sera minoritaire, des partis comme Al Karama, à sa droite, enregistrent je pense des avancées et on assiste à une montée de nouveaux populismes.</p>
<p>Par ailleurs, la question de l’avenir de l’Islam politique et de son rapport avec l’Etat et le pouvoir se pose au-delà de la frontière tunisienne. L’environnement local et régional est moins favorable aux partis de l’Islam politique dans les pays du « Printemps Arabe », même si ces partis, tout comme les mouvements terroristes, sont toujours financés par l’argent des pétrodollars. Ils sont soutenus par l’administration américaine d’Obama, comme l’ont montré les e-mails de Hillary Clinton, l’ancienne ministre américaine des affaires étrangères.</p>
<p>Certains avancent que c’est grâce à cette alliance entre islamistes et partis laïcs ou progressiste que la Tunisie n’a pas éclaté en plein vol et a échappé au sort de pays comme la Libye, la Syrie ou le Yémen, ou à une nouvelle dictature comme en Egypte. Soit, mais le pays est toujours dans l’impasse, il ne trouve pas le système politique censé mener une véritable démocratie.</p>
<p>Il faut beaucoup de courage et de la volonté pour réformer. La démocratie est un long chemin difficile et il faut beaucoup de sacrifices pour y parvenir. Le purgatoire semble être un passage obligé. Jusqu’à quand ? C’est toute la question.</p>
<h2>Comment le pays peut-il sortir de l’impasse et faire qu’il y ait une réelle transition démocratique en Tunisie ?</h2>
<p>Aujourd’hui, nous n’avançons pas en Tunisie car il y a au pouvoir des volontés contradictoires qui se battent entre elles. Celui qui sort vainqueur définira en fin de compte la nouvelle identité de la Tunisie. En attendant, le pays stagne et rien n’avance. Nous verrons ce qui se passera lors des législatives prévues à l’automne prochain.</p>
<p>Si le parti Ennahda a su profiter de l’implosion de la coalition Nidaa Tounes, il n’est pas sûr qu’il puisse préserver ses avancées surtout que le mouvement est secoué actuellement par des déchirements entre les différents courants internes qui s’opposent.</p>
<p>Quant aux partis politiques progressistes, ils doivent faire preuve de leur capacité à avancer sur le terrain. Ils donnent le sentiment d’une forme de « laxisme » nuisible au concept même de la démocratie. Il semblerait qu’ils n’aient pas encore trouvé ni la bonne vitesse ni la bonne manière pour agir.</p>
<h2>Sur le plan purement économique le pays est plongé dans une crise qui exacerbe les fractures : chômage endémique, désespérance de la jeunesse, appauvrissement des régions intérieures. Comment redresser suffisamment la barre pour voir renaitre une dynamique d’espoir ?</h2>
<p>Effectivement, le tableau est très noir mais la situation n’est pas irrécupérable. La Tunisie se trouve aujourd’hui dans une situation de crise à de multiples niveaux et le pays parait ingouvernable. Si je ne me trompe pas, il y a eu, en dix ans, neuf premiers ministres et plus encore de gouvernements et cela ne sert pas la « révolution ». Pour pouvoir agir, un gouvernement a besoin de temps. En six mois, un gouvernement ne peut rien faire, il doit pouvoir s’installer dans la durée, car il lui est impossible de redresser la situation économique, en quelques mois, surtout quand l’héritage est difficile et que le pays ne possède pas beaucoup de ressources naturelles.</p>
<p>La Tunisie a besoin de politiciens droits et pas corrompus, de véritables hommes d’état capables de faire face à cette paralysie généralisée et ses raisons profondes pour pouvoir subvenir aux besoins du peuple. Mais aujourd’hui le pouvoir est fragmenté et les institutions ne fonctionnent pas, c’est la pire des choses qui peut arriver à une démocratie naissante ou encore jeune. Cela pénalise les citoyens comme le pays.</p>
<p>Il faut des hommes politiques avec une vision, un projet politique viable car le constat est affligeant : hausse de la dette publique, inflation, hausse du chômage surtout parmi les jeunes : plus de 35%. Ce chômage les pousse aujourd’hui à prendre la mer pour tenter leur chance ailleurs. Le nombre de candidats à la migration clandestine est en constante augmentation et la pandémie de la Covid-19, aggrave la situation comme partout ailleurs.</p>
<h2>Vous évoquiez la corruption. Jusqu’à quel point est-elle importante aujourd’hui ?</h2>
<p>La Tunisie souffre malheureusement d’une autre pandémie, celle de la corruption. Cette maladie du tiers monde fait des ravages. Elle épuise les ressources de l’Etat pour l’enrichissement d’une minorité. S’il y a un facteur qui réduit le plus l’espoir dans ces pays c’est la corruption qui soumet l’économie à une rude épreuve. En Tunisie, jusqu’à présent la lutte contre la corruption est restée un slogan hissé par plusieurs gouvernements post-soulèvement.</p>
<p>Cependant et malgré tout, l’espoir est toujours là car si les gens abandonnaient l’idée du changement, il ne leur resterait plus rien.</p>
<p>La Tunisie a besoin aujourd’hui d’une personnalité forte qui prenne la tête du gouvernement, une personnalité capable de fédérer les tunisiens, d’avoir un projet politique et économique pour tout le pays, surtout pour les régions qui se sont encore appauvries.</p>
<p>Dans la plupart des pays arabes qui ont connu des soulèvements populaires depuis 2011, les gens se sont levés pour la liberté et surtout pour la dignité et la justice sociale. Ils se sont soulevés contre le chômage et la pauvreté. Or, aujourd’hui en Tunisie on est plus pauvre et il y a plus de chômeurs.</p>
<p>Il y a beaucoup de désillusions mais l’espoir renait de ce même désespoir. En dépit de cette situation, la jeunesse continue toujours sur le chemin du changement et c’est en elle qu’on peut placer l’espoir. Si elle échoue, le pays se dirige vers le chaos.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Quand le « frère » Erdogan fait la cour à Israël</title>
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		<pubDate>Sun, 27 Dec 2020 11:34:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Lorsque les accords d’Abraham ont été signés à la Maison Blanche entre les Emirats arabes unis, le Bahreïn et Israël, la Turquie d’Erdogan a organisé à travers ses médias et ses relais politiques une gigantesque indignation internationale. Son refus de cette nouvelle situation était tel qu’elle a envisagé rompre ses relations diplomatique avec les Emirats &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Lorsque les accords d’Abraham ont été signés à la Maison Blanche entre les Emirats arabes unis, le Bahreïn et Israël, la Turquie d’Erdogan a organisé à travers ses médias et ses relais politiques une gigantesque indignation internationale. Son refus de cette nouvelle situation était tel qu’elle a envisagé rompre ses relations diplomatique avec les Emirats et des sanctions contre ces pays qui ont osé franchir ce pas.</p>
<p>Et lorsque le Maroc a décidé de rétablir ses relations avec Israël, cette même Turquie d’Erdogan a actionné les partis islamistes sous sa domination idéologique pour organiser une série de protestations et de critiques à l’encontre de la décision marocaine.</p>
<p>Ironie de l’histoire, la Turquie est un pays membre de l’OTAN qui entretient des relations diplomatiques complètes avec Israël, ainsi que des relations économiques et militaires intenses avec l’Etat l’hébreu si fortes qu’une interrogation de taille s’impose : pourquoi cette Turquie si proche d’Israël au point que certains lui attribuent l’origine du ciment qui sert à construire le mur de séparation et les colonies dans les territoires palestiniens s’agace-t-elle à ce point lorsqu’un pays arabe et musulman signe un rapprochement avec Israël ?</p>
<p>Et ce qui complique encore plus cette situation, les récentes déclarations du président Erdogan exprimant son désir de renforcer la collaboration sécuritaire avec Israël. Et les mots pour le dire n’ont jamais été aussi expressifs : « Nos relations avec Israël en ce qui concerne les échanges sur le renseignement n’ont jamais cessé ( &#8230;) notre cœur souhaite l’amélioration de nos relations avec eux. » lance Erdogan décrit par son fans club « frère musulman » comme « le champion de la cause palestinienne » en direction d’Israël.</p>
<p>Ces prises de position mettent la galaxie de frères musulmans toujours prompte à dénoncer tout rapprochement avec Israël devant ses propres contradictions. Comment alors expliquer la violence des critiques quand la démarche de rapprochement concerne des pays arabes et le silence mutique quand la Turquie d’Erdogan ambitionne de renforcer davantage ses relations avec Israël ?</p>
<p>Les raisons qui ont poussé Erdogan à prendre de telles positions de séduction à l’égard d’Israël sont évidentes. Le président turc veut défendre les intérêts de son pays actuellement soumis à deux fortes bourrasques.</p>
<p>La première lui vient de l’Union européenne qui veut lui faire payer sa politique agressive dans la Méditerranée orientale, en Syrie, en Libye et au Nagorny Karabakh. Sans parler de ces menaces répétées à l’encontre de l’UE et son chantage d’ouvrir  ses frontières avec l’Europe et de la noyer sous des vagues de réfugiés parmi lesquels des éléments terroristes de Daesh peuvent s’infiltrer.</p>
<p>L’Europe s’interrogeait déjà sur la duplicité coupable du régime turc à l’égard de l’organisation de l’Etat islamique, sa tolérance excessive à l’encontre de ses terroristes, notamment en provenance de l’Europe et du Maghreb et les facilités de mouvements et économiques dont ils ont bénéficié.</p>
<p>La seconde lui vient des Etats-Unis, notamment de la nouvelle administration démocrate. Alors encore candidat, Joe Biden avait exprimé une forte antipathie au style Erdogan qui semblait séduire Donald Trump. Biden a même promis de tout faire pour faire tomber démocratiquement Erdogan lors des prochaines présidentielles turques prévues en 2023. Parmi les nombreux critiques, l’administration américaine reproche à Erdogan d’avoir acquis le système de défense russe S-400 et mettre ainsi en péril les stratégies de défense de l’alliance atlantique. Des sanctions américaines ont déjà été votées au congrès contre la Turquie pour l’obliger à se défaire de ce contrat russe.</p>
<p>Aujourd’hui, il semble limpide que cette campagne de charme et de séduction d’Erdogan à l’égard d’Israël n’a qu’un seul objectif : mobiliser les Israéliens et leurs influences en Europe et aux USA pour que la dynamique des sanctions ne transforme pas en miettes l’économie et le leadership turc. Erdogan veut jouer la carte israélienne pour se refaire une virginité auprès d’un Occident qui commence à se poser des questions pertinentes sur la fiabilité  de la Turquie : ami qui mérite encore sa place au sein de l’OTAN et son accès illimité à son arsenal technologique  de défense où ennemi de l’intérieur qu’il faut combattre avec détermination?</p>
<p>Les positions d’Erdogan à l’égard d’Israël mettent en grande difficulté les partis islamistes qui lui sont affilié au Maghreb, Annahda de Ghanouchi, le PJD de Saadeddine El Othmani, où le MSP d’Abderrazak Makri d’Algérie. Ces partis islamistes qui considèrent la Turquie comme leur parrain et leur modèle de gouvernement doivent bien se rendre à l’évidence et reconnaître qu’Erdogan les manipule pour son propre agenda national et qu’il les utilise comme de la chair à canon idéologique pour réaliser des objectifs tout ce qu’il y’a d’égocentriques.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Les islamistes marocains rattrapés par leurs contradictions   </title>
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		<pubDate>Thu, 24 Dec 2020 10:14:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[La cérémonie de signature de l’accord tripartite entre le Maroc les États Unis et Israël en présence du Roi Mohammed VI a  donné lieu à au moins deux clichés d’une grande signification. Deux images qui ont fait parler et réagir les réseaux sociaux au point de condenser à elles seules la grande accélération des évènements &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La cérémonie de signature de l’accord tripartite entre le Maroc les États Unis et Israël en présence du Roi Mohammed VI a  donné lieu à au moins deux clichés d’une grande signification.</p>
<p>Deux images qui ont fait parler et réagir les réseaux sociaux au point de condenser à elles seules la grande accélération des évènements qu’avait incarnée cette cérémonie.</p>
<p>Le premier est celui du conseiller national à la sécurité d’Israël Meir Ben Shabbat s’adressant au Roi Mohammed avec des mots en arabe dialectal qui traduisent avec force la valorisation de l’identité marocaine chez nos compatriotes juifs qui ont immigrés en Israël. Une brève intervention qui a résumé en quelques mots leur amour du pays d’origine et leur indéfectible allégeance à la monarchie.</p>
<p>Et pour cause. En plus de la longue période où ils ont vécu comme une composante naturelle et essentielle de la société marocaine dans sa variante arabe, berbère et africaine, les juifs du Maroc ont une reconnaissance éternelle à l’égard du Roi Mohammed V qui préféra subir les foudres du régime antisémite de Vichy, soutien des nazis, plutôt que de livrer les juifs du Maroc à leur machine de morts et de génocide qui fera plus de six millions de morts juifs sur le territoire européen.</p>
<p>Ces Juifs marocains, devenus citoyens israéliens ont pu compter sur la diligence du Roi Hassan II qui a su leur maintenir ouvertes les portes du pays de leurs ancêtres, tout en œuvrant inlassablement pour la paix dans la région entre Israéliens, Palestiniens et Arabes.</p>
<p>Le Roi Mohammed VI poursuivra la politique de son père et de son grand-père. Il veilla à valoriser la composante juive de la société marocaine en protégeant son patrimoine et en ravivant sa culture. Il donna aussi la possibilité à la diaspora juive marocaine, dynamique et inventive, la possibilité de servir son pays d’origine et de défendre ses intérêts vitaux.</p>
<p>La seconde image qui a fait couler beaucoup d’encre et susciter de grandes polémiques est celle du premier ministre Saâdeddine El Othmani, patron de la formation islamiste le PJD, en train de signer l’accord tripartite. M. El Othmani fait l’objet d’une violente attaque de la part de ses « frères ». Ils lui reprochent ses anciennes déclarations anti-normalisation avec Israël et son acceptation actuelle de la reprise des relations entre le Maroc et l’Etat hébreu.</p>
<figure id="attachment_214747" aria-describedby="caption-attachment-214747" style="width: 362px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="size-full wp-image-214747" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/12/kikietmimi1.png" alt="" width="362" height="181" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/12/kikietmimi1.png 362w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/12/kikietmimi1-300x150.png 300w" sizes="(max-width: 362px) 100vw, 362px" /><figcaption id="caption-attachment-214747" class="wp-caption-text">Benkirane et El Otmani</figcaption></figure>
<p>La violence des attaques était telle que l’ancien premier ministre, l’islamiste Abdelillah Benkirane, a cru nécessaire de sortir de sa retraite pour voler à la rescousse de l’actuel chef du gouvernement. Objectif : calmer les esprits et les ardeurs frèristes de certains, et expliquer à ceux qui ne l’auraient pas compris la primauté de l’intérêt national sur le discours parfois chimérique de la posture islamiste internationale.</p>
<p>Ces circonvolutions islamistes sur la reprise des relations avec Israël qui s’est télescopée avec la reconnaissance américaine de la marocanité du Sahara font partie des grandes hésitations et contradictions des islamistes marocains.</p>
<p>Dans ce cas précis, la rhétorique islamiste cède à la facilité d’une illusion d’optique qui fait passer la paix avec Israël comme plus dangereuse pour le Maroc en comparaison des fruits politiques indéniables de la position américaine à l’égard du Sahara marocain.</p>
<p>Tandis que la plupart des partis de l’échiquier politique marocain ont saisi l’importance stratégique de ce tournant américain qui scellera dans le marbre l’unité politique et géographique du Royaume, une partie des forces islamistes, sous l’emprise idéologique de la confrérie des frères musulmans, dont l’agenda refuse pour le moment tout rapprochement avec Israël, ont cru bon de bouder leurs plaisirs.</p>
<p>Ces forces Islamistes ont donné cette fâcheuse impression de vouloir sortir de l’unanimité nationale pour saboter par leurs hésitations et leurs critiques la grande performance diplomatique que le Maroc vient de réaliser en arrachant la reconnaissance de la marocanité du Sahara de la plus grande puissance politique du monde.</p>
<p>Cette approche de certains islamistes marocains devient d’autant plus anachronique que le Maroc n’a aucunement changé sa manière de se comporter avec le conflit israélo-palestinien. Fervent défenseur de la solution à deux Etats et de la préservation du  caractère islamique de la ville sacrée d’Al Quds, le Maroc n’a cède sur aucun point névralgique de la question palestinienne si chère aux Marocains.</p>
<p>Dans ce contexte, le discours populiste islamiste a tendance à privilégier la posture extra nationale, quitte à faire le jeu des adversaires du Maroc tapis dans l’ombre ou ouvertement hostiles, plutôt que de servir les intérêts nationaux qui feraient en sorte que la fin du conflit du Sahara rendrait le Maroc plus fort et sa voix singulière plus audible pour défendre les intérêts de ses amis, y compris ceux du peuple palestinien.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Errements et imposture des islamistes marocains</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Dec 2020 14:11:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[La décision américaine de reconnaître la marocanité du Sahara ne participe pas uniquement à clore les négociations diplomatiques autour de ce dossier en faisant de l’option de l’autonomie proposée par le Maroc l’unique sortie de crise, elle a par ricochet dévoilé les vraies intentions et les réels agendas de certains courants politiques, notamment ceux des &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La décision américaine de reconnaître la marocanité du Sahara ne participe pas uniquement à clore les négociations diplomatiques autour de ce dossier en faisant de l’option de l’autonomie proposée par le Maroc l’unique sortie de crise, elle a par ricochet dévoilé les vraies intentions et les réels agendas de certains courants politiques, notamment ceux des islamistes marocains.</p>
<p>Au lieu de rejoindre la grande satisfaction marocaine d’avoir remporté une bataille diplomatique de plus de trente années d’efforts et d’investissements, certaines forces islamistes, dont le Mouvement Réforme et Unicité (MUR), le bras idéologique du PJD, et Al Adl Wal Ihssane de feu Abdessalam Yassine, se sont plongées dans des contorsions politiques pour en amoindrir la portée et en affaiblir l’ampleur.</p>
<p>En refusant d’accepter cette victoire politique et en la polluant d’une logorrhée verbale et politicienne, ces courants islamistes font clairement le jeu des adversaires du Maroc ou ce qui en reste. Et cet état de fait interroge de manière limpide le positionnement politique de ces courants islamistes.</p>
<p>Pour continuer à nourrir des chimères, ces groupuscules sont prêts à sacrifier l’unité territoriale du Royaume et à participer sur le plan médiatique et politique à saborder le succès et en saboter le crédit .</p>
<p>Le discours et le positionnement de ces forces obscurantistes est d’autant plus contradictoire que certains d’entre eux participent au pouvoir et à la gestion de la chose publique au Maroc.</p>
<p>La sortie sur la chaîne Al Mayadeen, proche du Hezbollah et de l’Iran, du ministre de l’Emploi, Mohamed Amakraz (PJD), connu pour ne pas payer les cotisations sociales des employés de son cabinet d’avocats toujours en activité, est non seulement une grave faute politique mais une posture déplorable qui a scandalisé l’ensemble des Marocains.</p>
<p>Sous sa casquette de secrétaire général de la jeunesse du PJD, il usurpe le droit de parler au nom de « tous les Marocains » qui « rejettent la normalisation avec Israël ». Ce qui s’apparente à une imposture politique caractérisée.</p>
<p>Il aurait été plus logique et plus sain pour M. Amakraz de se démettre de ses fonctions pour être en cohérence avec ses prises de position bien calculées plutôt que de rester profiter des privilèges sonnants et trébuchants de sa fonction au sein du gouvernement. Cette approche politicienne vise ouvertement à diffuser un discours démagogique et populiste destiné à leurrer les masses.</p>
<p>Le discours islamiste sur le Sahara marocain , porté par certains groupes ou des personnalités qui leur sont affidées, tend à faire croire que le Maroc a « scarifié la Palestine en échange du Sahara ». Cette analyse est non seulement erronée mais participe principalement à donner des gages de fidélité à la grande direction de la confrérie des frères musulmans qui décide pour les islamistes marocains ce qu’il faut penser et de l’endroit où il faut placer le curseur politique de leurs ambitions.</p>
<p>La diplomatie marocaine a nettement fait savoir que sa politique sera centrée plus que jamais sur la défense des intérêts du peuple palestinien comme le montre son attachement viscéral à la solution des deux Etats.</p>
<p>Ces mouvements islamistes préfèrent volontairement ignorer ces réalités. Ils donnent cette regrettable impression qu’ils font passer les intérêts de la confrérie des frères musulmans et ses agendas politiques sur l’intérêt national dont le pays vient de réaliser un exploit d’une inestimable valeur politique.</p>
<p>&nbsp;</p>
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