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	<title>islam &#8211; Atlasinfo</title>
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	<title>islam &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>Jospin et l’islam de France, une occasion républicaine inachevée</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Mar 2026 15:44:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[La disparition de Lionel Jospin oblige à rouvrir un dossier que le débat français a trop souvent laissé se dissoudre dans le bruit du présent. Premier ministre de 1997 à 2002, il a incarné une gauche  exigeante, attachée à l’État, à la règle républicaine et à une certaine sobriété du pouvoir. Son décès, annoncé le &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h4><strong>La disparition de Lionel Jospin oblige à rouvrir un dossier que le débat français a trop souvent laissé se dissoudre dans le bruit du présent. Premier ministre de 1997 à 2002, il a incarné une gauche  exigeante, attachée à l’État, à la règle républicaine et à une certaine sobriété du pouvoir. Son décès, annoncé le 23 mars 2026, a d’ailleurs suscité des hommages transpartisans saluant son intégrité et son sens de l’État. Mais l’essentiel, ici, n’est pas seulement biographique. Il tient à une séquence politique aujourd’hui presque effacée : celle où l’islam en France fut traité d’abord comme une question d’organisation républicaine, et non comme un objet permanent de crispation.</strong></h4>
<p>À la fin des années 1990, l’islam n’est déjà plus une présence marginale. Il est une réalité durable, visible, installée, mais encore mal inscrite dans les cadres institutionnels hérités de l’histoire religieuse française. C’est dans ce contexte que le gouvernement Jospin, par l’intermédiaire de Jean-Pierre Chevènement, engage la consultation sur l’organisation du culte musulman. Les déclarations officielles de janvier et d’avril 2000 l’établissent clairement : il s’agit de penser cette organisation dans le cadre de la laïcité et de la loi de 1905, autrement dit de faire entrer le sujet dans le registre de la construction institutionnelle.</p>
<p>Ce moment compta parce qu’il traduisait une méthode. Non pas nier les difficultés. Non pas effacer les tensions. Mais refuser d’abaisser une question complexe au rang de réflexe polémique. En avril 2002, Lionel Jospin en formula l’esprit dans une phrase demeurée juste : il fallait faire à l’islam en France une « place normale et digne ». Le Monde rappelait alors qu’il parlait de l’islam comme de la deuxième religion de France par le nombre et qu’il insistait sur le besoin de structures et de mosquées permettant l’exercice libre du culte.</p>
<p>Cette phrase ne fut pas un simple mot de campagne. Elle contenait une ligne. Reconnaître sans céder. Intégrer sans opposer. Sortir d’un entre-deux où l’islam était à la fois trop présent pour rester ignoré et trop peu structuré pour être pleinement inscrit dans le droit commun. Le chantier n’était ni simple ni consensuel. Mais il était alors pensé, d’abord, comme un travail de normalisation républicaine.</p>
<p>Je n’évoque pas cette période comme un commentateur extérieur. J’en garde aussi une mémoire directe. À l’époque, je présidais le Forum citoyen des cultures musulmanes. En 2002, nous avions publié chez La Médina Pour une France juste : 89 propositions du F.C.C.M. aux candidats. L’existence de cet ouvrage est attestée par des références bibliographiques académiques, notamment chez Cambridge, qui le mentionne explicitement comme une publication du FCCM parue à Paris à La Médina Édition.</p>
<p>Le titre disait l’essentiel. Il ne s’agissait pas de plaider une exception musulmane, ni d’installer les Français de culture musulmane dans une posture défensive. Il s’agissait, au contraire, de participer à la France commune à partir d’une exigence de citoyenneté, de justice et de responsabilité. C’est en cela que cette séquence fut importante : elle ne relevait pas seulement d’une initiative verticale de l’État ; elle rencontrait aussi une volonté civique de proposition.</p>
<p>Je garde également le souvenir d’une réunion tenue à la Maison de la Chimie, dans le prolongement de cette dynamique. L’invitation avait été adressée à Jacques Chirac, représenté par Jacques Toubon, ainsi qu’à Lionel Jospin. J’évoque ici un souvenir personnel, et je le présente comme tel. Mais ce souvenir dit quelque chose d’essentiel : à ce moment-là, la question de l’islam en France pouvait encore être portée dans un espace de dialogue républicain élargi, où responsables politiques, intellectuels et acteurs de la société civile se parlaient autrement que sous le régime de la suspicion.</p>
<p>C’est précisément ce contraste qui frappe aujourd’hui. La France n’a jamais cessé, depuis lors, de chercher une forme de représentation et d’organisation de l’islam. Pourtant, elle n’a jamais vraiment stabilisé ce chantier. Les dispositifs se sont succédé ; l’apaisement, lui, n’a pas suivi. Cette lecture est analytique, mais elle s’appuie sur un écart réel entre l’esprit de la consultation de 1999-2000 et la conflictualisation croissante du débat public.</p>
<p>Il serait excessif d’idéaliser la période Jospin. Rien n’y fut réglé. Les rivalités entre acteurs existaient déjà. Les ambiguïtés de représentation étaient bien réelles. Mais il y avait alors une tenue. Une méthode. Une volonté de traiter le sujet sans l’exciter. Et c’est peut-être cela que la disparition de Lionel Jospin remet aujourd’hui en lumière.</p>
<p>Son héritage, sur ce terrain, ne tient pas dans une solution achevée. Il tient dans une leçon politique. La République ne s’abaisse jamais autant qu’au moment où elle cesse d’organiser pour commencer à désigner. Jospin n’a pas réglé la question de l’islam de France. Il a incarné l’un des derniers moments où l’État a essayé de la traiter sans l’humilier.</p>
<p>À l’heure où la France parle beaucoup de l’islam sans toujours savoir comment l’inscrire paisiblement dans son propre cadre civique, cette leçon mérite d’être relue. Et reprise.</p>
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		<title>Entre crispations et réussite : le nouveau visage des citoyens musulmans en France</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Feb 2026 19:21:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Dans une France traversée par des débats récurrents sur les signes religieux et la laïcité, plusieurs rapports officiels signalent une augmentation des actes visant des citoyens en raison de leur confession musulmane. ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Cette évolution intervient au moment où les populations issues de l’immigration maghrébine et africaine connaissent une transformation sociologique profonde.</p>
<h3><strong>Une réalité sociologique en mutation</strong></h3>
<p>La France est-elle en train de se tromper de débat avec sa propre jeunesse ? Alors que les polémiques autour des tenues scolaires ou de la portée du principe de laïcité continuent d’alimenter l’actualité, une réalité plus concrète s’impose : celle d’une mutation sociologique profonde parmi les citoyens de confession musulmane.</p>
<p>Le profil majoritairement ouvrier qui caractérisait les vagues migratoires des années 1950 à 1970, venues notamment du Maroc, d’Algérie ou du Sénégal pour participer à la reconstruction industrielle du pays, ne correspond plus à la situation actuelle. Aujourd’hui, une part croissante des Français issus de ces trajectoires familiales exerce des responsabilités dans les secteurs public et privé, développe des activités entrepreneuriales ou occupe des fonctions qualifiées dans la santé, le droit, l’ingénierie ou l’enseignement.</p>
<h3><strong>Une institutionnalisation progressive</strong></h3>
<p>Cette évolution s’accompagne d’une structuration progressive des associations cultuelles, qui opèrent dans le respect du cadre fixé par la loi de 1905. Autrement dit, une partie de ces citoyens s’inscrit dans une logique d’institutionnalisation compatible avec les principes républicains.</p>
<p>Dans le même temps, le ministère de l’Intérieur a fait état d’une augmentation des infractions à caractère raciste ou antireligieux en 2024. Des dégradations visant des lieux de culte et des menaces signalées localement ont également alimenté un sentiment d’insécurité parmi certains fidèles.</p>
<h3><strong>Un enjeu d’image internationale</strong></h3>
<p>À l’échelle européenne, l’Agence des droits fondamentaux (FRA) relève que des personnes de confession musulmane déclarent encore faire face à des discriminations dans l’accès à l’emploi ou au logement. Ce décalage entre une population en voie d’ascension sociale et des représentations parfois héritées d’une autre époque nourrit un malaise difficile à quantifier, mais bien réel.</p>
<p>Dans plusieurs médias du Maghreb et d’Afrique subsaharienne, ces évolutions sont suivies avec attention, notamment dans un contexte où la France cherche à renforcer ses partenariats économiques et diplomatiques avec ces régions.</p>
<p>Dans un environnement international marqué par une circulation instantanée de l’information, chaque incident local peut rapidement devenir un signal observé à l’étranger. Pour un pays qui se veut porteur d’un message d’équilibre entre neutralité de l’État et liberté de conscience, la gestion des tensions internes liées au pluralisme religieux constitue désormais un enjeu de crédibilité. L’efficacité des politiques publiques de cohésion comme la portée du discours diplomatique dépendront, en partie, de la capacité à traduire les principes républicains en garanties concrètes d’égalité de traitement.</p>
<p>Repères factuels<br />
• Ministère de l’Intérieur (France) : Bilan 2024 des atteintes à caractère raciste et antireligieux.<br />
• Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne (FRA) : Being Muslim in the EU: Experiences of Muslims, actualisation 2024–2025.<br />
• Alliance des Civilisations des Nations Unies (UNAOC) : Déclaration de juin 2025 relative à des actes islamophobes signalés en France.<br />
• Amnesty International : Rapport annuel 2024/2025 – France.<br />
• Ministère de l’Éducation nationale : Circulaire relative au port de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les …</p>
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		<title>Ramadan 2026 en France: l’unité à l’épreuve de la décision</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Feb 2026 23:15:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Chaque année, la question du début du Ramadan revient avec son lot d’attentes et, parfois, d’incompréhensions. Mais la divergence observée en France en février 2026 entre le Conseil français du culte musulman (CFCM) et la Grande Mosquée de Paris dépasse le simple désaccord sur une date. Elle pose, en creux, une question plus délicate : &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3><span style="font-size: 14pt;"><strong>Chaque année, la question du début du Ramadan revient avec son lot d’attentes et, parfois, d’incompréhensions. Mais la divergence observée en France en février 2026 entre le Conseil français du culte musulman (CFCM) et la Grande Mosquée de Paris dépasse le simple désaccord sur une date. Elle pose, en creux, une question plus délicate : qui décide, et au nom de quoi ?</strong></span></h3>
<p>D’un côté, le CFCM a maintenu le cap fixé depuis 2013, celui du calcul astronomique, annoncé dès le 2 février pour permettre aux fidèles d’anticiper l’organisation de leur vie familiale et professionnelle. De l’autre, la « Nuit du doute » organisée le 17 février à la Grande Mosquée de Paris a conduit à retenir une date différente, relançant un débat que l’on croyait apaisé.</p>
<p>Le communiqué publié le 21 février par le CFCM rappelle que ce choix du calcul visait précisément à éviter que les musulmans de France ne se retrouvent dépendants de décisions prises ailleurs, dans des contextes qui ne sont pas les leurs ￼. En filigrane, c’est bien la question de l’autonomie du culte musulman en France qui est posée.</p>
<p>Faut-il privilégier une méthode permettant d’inscrire le calendrier religieux dans le rythme d’une société laïque, où les fêtes musulmanes ne sont pas chômées ? Ou maintenir une référence à des pratiques d’observation héritées de traditions partagées à l’échelle du monde musulman ?</p>
<p>La divergence de cette année a montré que l’équilibre reste fragile. Elle a aussi révélé que, faute d’une autorité reconnue par tous, le risque de fragmentation n’est jamais totalement écarté. Dans un paysage institutionnel encore en construction, chaque décision devient un test de cohésion.</p>
<p>Au-delà de la controverse technique, c’est donc une question de gouvernance qui se joue : celle de la capacité des institutions musulmanes de France à produire une norme commune, adaptée à leur environnement, sans rompre avec l’universalité du rite.</p>
<p>À l’heure où la structuration du culte musulman demeure un enjeu de cohérence sociale autant que de lisibilité institutionnelle, la controverse autour du Ramadan 2026 rappelle que l’autonomie décisionnelle n’est pas seulement une question de méthode, mais de responsabilité. Dans un espace national donné, la production d’une norme religieuse partagée relève moins de la tradition que de la capacité à concilier fidélité au rite et inscription dans le réel.</p>
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		<title>Mise au point du CFCM sur la polémique autour de la date du début de ramadan en France</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Feb 2026 18:08:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Dans une mise au point publiée le 21 février, le Conseil français du culte musulman (CFCM) est revenu sur la polémique qui a émaillé la date du début de ramadan en France, et a critiqué la Grande mosquée sur le choix du 18 février comme premier jour de jeûne. &#160; Ci-joint le texte intégral du &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3><strong>Dans une mise au point publiée le 21 février, le Conseil français du culte musulman (CFCM) est revenu sur la polémique qui a émaillé la date du début de ramadan en France, et a critiqué la Grande mosquée sur le choix du 18 février comme premier jour de jeûne.</strong></h3>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Ci-joint le texte intégral du CFCM :</strong></p>
<p>« Le conseil français du culte musulman (CFCM) tient à informer les musulmans de France des raisons réelles de la divergence qui s’est produite le 17 février 2026 concernant le début du<br />
Ramadan.</p>
<p>De nombreuses affirmations diffusées dans les médias et sur les réseaux sociaux témoignent d’une méconnaissance de la réalité des faits, voire d’une volonté de renvoyer dos à dos le CFCM</p>
<p>— instance représentative du culte musulman — qui a annoncé que le 19 février 2026 correspondait au premier jour de Ramadan 1447 H, et d’autres acteurs ayant fait des annonces différentes.</p>
<h1>Le CFCM a toujours cherché l’unité et la concertation</h1>
<p>Dès début février 2026, le CFCM, les CRCM et les CDCM affiliés et d’autres collectifs locaux d’associations gestionnaires de mosquées en France, ainsi que des imams et personnalités musulmanes indépendantes membres du COFIP (Conseil Français de l’Imamat et la prédication), avaient annoncé le début du jeûne pour le jeudi 19 février 2026.</p>
<p>La même décision a été prise par Hilal France, une jeune institution qui s’est fixé pour objectif l’observation locale de la lune en France métropolitaine.</p>
<p>Par ailleurs, lors de la réunion du CFCM, le 14 janvier 2026, avec MF (Musulmans de France) et FP ( Foi et pratique), ces dernières avaient fait savoir au CFCM leur choix du 19 février 2026 et que c’était très probablement celui de la Grande Mosquée de Paris.</p>
<p>Seul le CTMF ( Conseil Théologique Musulman de France) avait annoncé très tôt son choix pour le 18 février 2026 avant de s’apercevoir qu’il n’avait pas pris en compte l’une des conditions de visibilité de la conférence de 2016 et s’en était expliqué auprès du CFCM puis en public. Il a fait savoir également au CFCM qu’il ne relaierait pas davantage sa décision pour laisser toutes ses chances à l’élaboration d’une décision unitaire.</p>
<p>Malheureusement, à l’occasion de la réunion de la « nuit du doute », organisée par la grande mosquée de Paris le 17 février 2026, avec la participation de MF ( Musulmans de France), FFAIACA et Foi et pratique débouchant sur le choix du 18 février pour débuter le jeûne, le CFCM a été surpris comme de nombreux acteurs du culte musulman, de ce choix lourd de conséquences. Il semblerait par ailleurs qu’il ait été considérablement influencé par la décision de l’Arabie saoudite.</p>
<p>Contrairement à ce qui a été diffusé ici et là, le CFCM n’a fait qu’appliquer les critères qu’il a toujours affichés dans la plus grande transparence, en assumant son devoir et son rôle d’instance représentative du culte musulman. Dans un soucis d’unité, il l’a fait dans la concertation en s’informant suffisamment sur les intensions des différentes instances musulmanes de France.</p>
<p>Ce qui s’est passé le 17 février 2026 a ravivé le traumatisme causé par un événement similaire le 8 juillet 2013. Le CFCM avait annoncé le début du Ramadan pour le 9 juillet 2013 lors d’une réunion à la mosquée de Paris. Le 8 juillet 2013, tard dans la nuit, la Grande Mosquée de Paris, qui présidait alors le CFCM, a changé d’avis de façon unilatérale et annoncé le début du Ramadan pour le 10 juillet 2013. Les chaînes d’information n’ont relayé ce changement que vers 15 h 00, à quelques heures de la fin de la première journée de Ramadan.</p>
<p>Malgré ce revirement inattendu et incompréhensible aux désagréments connus de tous, les autres membres du CFCM ont tout fait afin d’éviter une division préjudiciable aux musulmans de France. En d’autres termes, ce qui a pu amortir les effets de la crise du 8 juillet 2013, c’était le respect de la légitimité du CFCM.</p>
<h1>Pourquoi le CFCM a choisi le calcul ?</h1>
<p>L’annonce du CFCM est intervenue dès le 2 février 2026, conformément à sa décision du 9 mai 2013, par laquelle le calcul astronomique est devenu le moyen de déterminer le calendrier lunaire.</p>
<p>Ce moyen a été adopté à l’unanimité des composantes du CFCM, dont la Grande Mosquée de Paris, MF (Musulmans de France), FAAIACA, RMF, CCMTF, CIMG-France et Foi et Pratique.</p>
<p>Avant cette décision de 2013, le CFCM se réunissait pour arbitrer entre les différentes décisions prises par les pays musulmans, en tenant compte des données astronomiques. Cet arbitrage était difficile et donnait lieu à des décisions qui pouvaient être perçues comme arbitraires : certaines années, le CFCM suivait la décision de l’Arabie saoudite et des pays qui adoptaient la même position ; d’autres années, celle de l’Égypte et d’autres États.</p>
<p>En arrière-plan, une forme de hiérarchisation entre différents pays pouvait s’installer, avec des justifications souvent contestables.</p>
<p>Le choix unanime du CFCM d’adopter la méthode du calcul lui permettait ainsi de ne plus rester tributaire des décisions parfois aléatoires de différents pays. Il permettait également aux musulmans de France de mieux organiser leur vie spirituelle dans un espace laïque, comme le nôtre, où les fêtes musulmanes ne sont pas nécessairement chômées.</p>
<p>Une décision prise la veille, lors d’une « nuit du doute », ne permet pas aux fidèles d’anticiper leurs dispositions ni de vivre sereinement et en harmonie avec leur environnement.</p>
<p>Les critères de calcul retenus en 2013 sont ceux de la conférence islamique de 1978 sur le calcul astronomique, à laquelle tous les pays musulmans avaient participé. Ces critères ont été complétés en 2016 par deux conditions destinées à rapprocher davantage le calcul astronomique de la réalité de l’observation visuelle de la nouvelle lune et de corriger les effets liés au décalage horaire (voir annexe à la fin du texte).</p>
<h1>Pourquoi la décision devrait émaner du CFCM ?</h1>
<p>La divergence constatée cette année ne doit pas masquer une réalité : les débats sur la détermination du calendrier lunaire existent depuis longtemps y compris dans les pays à majorité musulmane. Toutefois, la présence, dans ces pays, d’une autorité unique de référence limite généralement l’impact de ces divergences et les maintient dans le cadre d’un débat intellectuel, sans conséquences immédiates dans la vie quotidienne des fidèles. En France, le CFCM a pu joué ce rôle depuis sa création et réduit considérablement les cas de divergence.</p>
<p>Car, nonobstant les critiques dont il peut faire l’objet, le CFCM — avec toutes ses insuffisances réelles ou supposées — demeure hier comme aujourd’hui:</p>
<ul>
<li>l’instance élue par le plus grand nombre de représentants de mosquées de France. En effet, malgré l’absence d’enjeux particuliers propres à une instance cultuelle, près de 1 200 mosquées ont pris part aux dernières élections. Aucune autre instance musulmane ne peut ainsi prétendre à une telle représentativité.</li>
<li>la seule instance à bénéficier d’une implantation territoriale largement majoritaire, plurielle, en racinée et constante des fédérations et associations qui la composent depuis des décennies.</li>
<li>la seule instance ayant vocation à représenter toute la diversité de la composante C’est la seule structure à rassembler en son sein des associations et fédérations d’origines, de tendances et de sensibilités diverses.</li>
</ul>
<p>En contredisant l’annonce du CFCM concernant le début du Ramadan et en remettant en cause d’une manière unilatérale et sans concertation un mode de détermination du calendrier lunaire auquel elles ont elles-mêmes pris part en 2013. Ces instances ont malheureusement contribué à fragiliser davantage l’unité et la cohésion des musulmans de France.</p>
<p>Tout en invitant à dédramatiser cette situation, certes profondément regrettable, le CFCM continuera à promouvoir la concertation, la stabilité et la cohésion au sein des instances musulmanes. L’unité et l’intérêt général des musulmans de France restera toujours sa boussole.</p>
<p>Il souhaite enfin un bon Ramadan à tous les musulmans de France ainsi qu’à l’ensemble des musulmans du monde. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<h1><em>Principe du calcul astronomique</em></h1>
<p>Bien que le sujet du calcul astronomique soit en partie technique, il est possible d’en appréhender les principaux éléments :</p>
<h1>1.        Conjonction</h1>
<p><strong> </strong>Après la pleine lune, la partie éclairée de la lune commence à diminuer jour après jour, jusqu’à ce qu’elle devienne un croissant et finir par complètement disparaître du champ de vision partout dans le monde. Le nouveau croissant réapparaitra un ou quelques jours plus tard. Les astronomes publient en général cet instant, appelé conjonction de la lune, en temps universel coordonné (UTC). Bien évidemment cet instant unique exprimé en heure légale d’un pays peut décaler le phénomène d’un jour en avant ou en arrière en fonction du décalage horaire entre le pays et le temps universel.</p>
<h1>2.        La nouvelle lune</h1>
<p><strong> </strong>Entre la conjonction (disparition de la lune du champ de vision partout dans le monde) et sa réapparition à nouveau nouveau à certaines zones du globe, il peut s’écouler plusieurs heures : Depuis que l’humanité a commencé à enregistré les données astronomiques liées à la lune, la durée de cette disparition avant la possibilité de l’apercevoir à nouveau l’œil nu n’a jamais été en dessous de 15 heures et 32 minutes (record enregistré en 1990) et jamais en dessous de 11h40 minutes avec usage de télescope ( record enregistré en 2002).</p>
<h1>3.        Comment gérer le décalage horaire ?</h1>
<p>Pour qu’une observation visuelle soit prise en compte par tous les pays malgré le décalage horaire, la conférence islamique avait émis deux conditions :</p>
<ol>
<li>La possibilité de vision calculée de la nouvelle lune doit se réaliser sur un continent et non dans l’océan Pacifique, à l’extrême ouest du continent américain, car le décalage horaire entre cette zone et de nombreux pays musulmans est trop important.</li>
<li>La possibilité de vision calculée de la nouvelle lune doit intervenir avant minuit (heure universelle) pour être prise en compte.</li>
</ol>
<p>Pour cette année 2026, deux éléments importants sont à préciser :</p>
<ul>
<li>la conjonction a eu lieu à 12h01 (UTC : temps universel), le 17 février, soit 13h01 heure de Paris.</li>
<li>La réapparition était attendue avec usage de télescope à 3h42 (UTC), le 18 février, au pacifique à l’extrême ouest du continent américain.</li>
</ul>
<p>On constate ici que la durée de disparition complète de la lune — de 12 h 01 le 17 février jusqu’à 3 h 42 le 18 février — est de 15 heures et 41 minutes, ce qui est cohérent avec les connaissances scientifiques établies.</p>
<p>D’une manière général, le non respect des deux conditions dans la méthode du calcul impliquerait inévitablement la divergence avec ceux qui utilisent la vision oculaire comme moyen. C’est d’ailleurs l’une des raisons derrière l’introduction de ces conditions.</p>
<p>Comme le CFCM, ceux qui utilisent le calcul en tenant compte des deux conditions précédentes, ont annoncé le début de ramadan pour le 19 février et de fait, ils se sont trouvés en accord avec ceux qui utilisent exclusivement la vision oculaire. Quant à ceux qui n’en tiennent pas compte, comme le CTMF ( Conseil Théologique Musulman de France), ils ont fait le choix du 18 février et se sont trouvés de fait en décalage avec ceux qui utilisent la vision oculaire.</p>
<p>Une autre conséquence du non-respect de ces deux conditions à ne pas sous-estimer : dans le cas précis de cette année, l’Arabie et d’autres pays ont entamé le jeûne, le 18 février 2026, alors même que personne, dans le monde, y compris dans le Pacifique, n’avait encore observé la nouvelle lune.</p>
<p>En effet, par exemple à La Mecque (Makkah), la prière de l’aube (al-fajr) du 18 février 2026 et donc le début du jeûne intervenait à 2h32 en heure universelle alors que la première possibilité de vision était attendue plus tard à partir de 3h42.</p>
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		<title>Présence musulmane en France : un enjeu de cohérence stratégique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Feb 2026 13:36:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Religion]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Hakim El Ghissassi]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[mosquée de Paris]]></category>
		<category><![CDATA[musulmans en France]]></category>
		<category><![CDATA[Musulmans en Occident]]></category>
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					<description><![CDATA[La présence musulmane en France appelle désormais une organisation cohérente. Entre pluralisme, fragmentation numérique et temps long, la stabilité devient un enjeu stratégique.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h4><strong>À mesure que la présence musulmane s’inscrit durablement dans la société française, la question de son organisation institutionnelle devient centrale. Dans un environnement marqué par la fragmentation du paysage numérique et la dispersion des autorités symboliques, la stabilité ne dépend plus uniquement des cadres juridiques, mais aussi de la capacité à structurer la transmission du sens. Entre neutralité républicaine et pluralisme social, l’enjeu est désormais celui d’une cohérence stratégique inscrite dans le temps long.</strong></h4>
<p>La présence musulmane en France ne relève plus d’un phénomène migratoire. Elle appartient désormais à la structure même du pays. Elle traverse les générations, s’inscrit dans les territoires, participe à la vie sociale et économique. Elle fait partie du paysage national. La question n’est plus celle de son existence. Elle est celle de son organisation.</p>
<p>La publication du guide des « Musulmans en Occident » par la Grande Mosquée de Paris, intervient dans ce moment de clarification. L’ouvrage propose un cadre : stabilité du culte, adaptation de la présence. Il s’agit de stabiliser un discours dans un environnement pluraliste et exigeant. Mais le contexte dépasse le seul débat théologique.</p>
<p>La France évolue dans une configuration particulière : une tradition républicaine fondée sur la neutralité religieuse de l’État, une histoire coloniale avec le Maghreb, une population musulmane numériquement significative et une exposition médiatique constante de la question islamique. Cette combinaison crée un espace où la religion n’est jamais uniquement spirituelle ; elle est aussi sociale et stratégique.</p>
<p>La fragmentation du paysage numérique accentue cette complexité. Les circuits traditionnels d’autorité se sont affaiblis. Le discours religieux circule sans hiérarchie stable. Les références se multiplient, parfois contradictoires. Le sens ne disparaît pas ; il se disperse.</p>
<p>Or la dispersion du sens produit des effets internes. Elle fragilise la cohérence, alimente les tensions identitaires et expose la société à des crispations récurrentes. La stabilité ne dépend pas uniquement des dispositifs juridiques ; elle tient aussi à la capacité à maintenir un horizon commun.</p>
<p>La Grande Mosquée de Paris illustre cette profondeur historique. Inaugurée en 1926, elle présente une architecture d’inspiration maroco-andalouse identifiable, témoignant de filiations culturelles et cultuelles inscrites dans l’histoire des relations entre la France et le Maghreb. Le monument concentre ainsi une mémoire complexe : coloniale, maghrébine, française. Aujourd’hui, l’enjeu n’est plus mémoriel. Il est institutionnel.</p>
<p>Une présence religieuse durable suppose une architecture claire : formation des cadres, continuité doctrinale, articulation avec le cadre républicain, capacité de transmission aux nouvelles générations. Sans structuration, la religion devient vulnérable aux interprétations fragmentées et aux cycles médiatiques.</p>
<p>La question stratégique interne se situe ici. Elle concerne la cohésion nationale. Un État moderne ne peut ignorer les conditions de structuration du cadre public du fait religieux lorsque celui-ci concerne une part significative de sa population. Non pour intervenir dans le dogme, mais pour garantir un environnement stable.</p>
<p>L’expérience marocaine montre qu’une gouvernance assumée du champ religieux peut produire de la continuité. Elle repose sur une hiérarchisation claire de l’autorité et sur une formation institutionnalisée. Il ne s’agit pas de transposer un modèle, mais de rappeler qu’aucune stabilité ne peut reposer uniquement sur la spontanéité.</p>
<p>La maturité de la présence musulmane en France dépend désormais moins de la reconnaissance que de la cohérence. Le défi n’est plus l’installation. Il est la structuration du sens dans un espace pluraliste.</p>
<p>Dans un environnement marqué par l’instantanéité et la polarisation, maintenir une continuité dans le temps devient un acte stratégique. La stabilité ne se décrète pas. Elle se construit dans l’organisation du temps long.</p>
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		<title>Ramadan en France mercredi ou jeudi ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Feb 2026 18:45:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[En direct]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Religion]]></category>
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		<category><![CDATA[CFCM]]></category>
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		<category><![CDATA[ramadan]]></category>
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					<description><![CDATA[pour les 5 à 6 millions de musulmans en France, les institutions religieuses ayant donné des dates différentes, à l'image d'un islam divisé dans le pays. Mercredi ou jeudi? Le ramadan ne va pas commencer le même jour en France.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La Grande Mosquée de Paris (GMP) a annoncé, mardi soir, le début du mois saint pour le 18 février, alors que le Conseil français du culte musulman l&rsquo;avait annoncé pour le jeudi 19 février.</p>
<p>« Le mois béni de ramadan débutera en France le mercredi 18 février », a affirmé mardi soir la Grande mosquée de Paris, donnant son coup d&rsquo;envoi au mois de jeûne. Problème: la date de jeudi avait été précédemment annoncée par d&rsquo;autres représentants musulmans, notamment le CFCM et de grandes mosquées.</p>
<p>La GMP dit avoir réuni, lors de la « Nuit du Doute », une commission pour « consultation des données astronomiques et des observations de la lune ». Le CFCM, lui, revendique de travailler « conformément aux données scientifiques ».</p>
<p>L&rsquo;observation visuelle peut donner lieu à des résultats divergents selon le lieu du globe où l&rsquo;on se trouve. Le ramadan commence ainsi  mercredi en Arabie saoudite, au Qatar, aux Emirats arabes unis, au Yémen, et jeudi au Maroc, en Algérie, en Egypte, en Turquie, en Inde ou encore en Belgique et en Royaume-Uni&#8230;</p>
<p>Cette confusion révèle les divisions d&rsquo;un islam de France en mal d&rsquo;unité ainsi que l&rsquo;échec des autorités à l&rsquo;organiser malgré ses tentatives multiples.</p>
<p>Créé en 2003 pour être l&rsquo;interlocuteur des pouvoirs publics, le CFCM s&rsquo;est profondément  divisé et est tombé en disgrâce en 2021 avant d&rsquo;être remplacé par le Forif (Forum de l&rsquo;islam de France).</p>
<p>Mais le Forif, qui voulait rompre avec l&rsquo;islam consulaire (via les fédérations affiliées à des pays comme le Maroc, l&rsquo;Algérie, la Turquie), est critiqué pour son manque de représentativité.</p>
<p>Le paysage de l&rsquo;islam en France reste aujourd&rsquo;hui morcelé, avec notamment la Grande mosquée de Paris et ses liens forts et étroits avec l&rsquo;Algérie, l&rsquo;Union des mosquées de France et le Rassemblement des musulmans de France, présentées comme proches du Maroc.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>« Le Pouvoir de la Diplomatie Religieuse » du Maroc en Afrique (El Confidencial)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Mar 2025 18:38:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[En direct]]></category>
		<category><![CDATA[Religion]]></category>
		<category><![CDATA[El Confidencia]]></category>
		<category><![CDATA[Fondation Mohammed VI des Oulémas Africains]]></category>
		<category><![CDATA[Institut Mohammed VI]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
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					<description><![CDATA[Le journal espagnol "El Confidencial" a mis en lumière, vendredi, le rôle que joue le Maroc en faveur de la diffusion d’un Islam modéré et de juste milieu au service de la paix et de la sécurité en Afrique.
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans un article intitulé « Le Pouvoir de la Diplomatie Religieuse », le journal a souligné les efforts du Maroc pour structurer et institutionnaliser sa coopération religieuse avec les pays du continent africain, notamment à travers la formation des imams, la construction de mosquées et l’accompagnement des communautés musulmanes africaines.</p>
<p>Ces efforts traduisent la volonté du Maroc de consolider la sécurité spirituelle des musulmans d’Afrique, de contrer les idéologies extrémistes, et de renforcer ses liens religieux et spirituels avec nombre de pays du continent, a-t-il expliqué.</p>
<p>Dans ce cadre, « El Confidencial » a mis particulièrement en relief le rôle de l’Institut Mohammed VI pour la formation des imams et la Fondation Mohammed VI des Oulémas Africains, créée en 2015, et qui est aujourd’hui active dans 48 pays du continent.</p>
<p>Ces institutions constituent des piliers de la « diplomatie religieuse » marocaine, visant à promouvoir un islam modéré et de tolérance conformément au rite malikite, et à renforcer la coopération religieuse entre le Maroc et le reste du continent, a-t-il soutenu.</p>
<p>Le journal a insisté également sur le rôle du Roi Mohammed VI, Amir Al Mouminine  (Commandeur des croyants), dans cette dynamique, précisant que le souverain a multiplié les déplacement en Afrique depuis 2014, et que ses visites dans le continent étaient souvent marquées par la rénovation ou la construction de mosquées et la distribution de milliers d’exemplaires du Saint Coran, imprimés par la Fondation Mohammed VI pour l&rsquo;Edition du Saint Coran.</p>
]]></content:encoded>
					
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		<item>
		<title>Le Grand-père de Jordan Bardella, remarié et converti à l&#8217;islam, coule des jours paisibles au Maroc (JA)</title>
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		<pubDate>Fri, 28 Jun 2024 11:56:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Guerrino Bardella]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
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					<description><![CDATA[Si le président du Rassemblement national (RN) Jordan Bardella ne cache pas ses origines italiennes, il passe en revanche sous silence ses liens familiaux avec le Maghreb. Après les révélations sur son arrière-grand-père kabyle, Mohand Séghir Mada, le grand père paternel, Guerrino Bardella, n&#8217;est pas en reste. Dans une enquête de Jeune Afrique, la journaliste &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h4><strong>Si le président du Rassemblement national (RN) Jordan Bardella ne cache pas ses origines italiennes, il passe en revanche sous silence ses liens familiaux avec le Maghreb. Après les révélations sur son arrière-grand-père kabyle, Mohand Séghir Mada, le grand père paternel, Guerrino Bardella, n&rsquo;est pas en reste. Dans une enquête de Jeune Afrique, la journaliste Fadwa Islah révèle la vie paisible de ce grand-père paternel au Maroc, son remariage et sa conversion à l&rsquo;islam. </strong></h4>
<p>Le grand-père paternel, Guerrino Bardella. a d’abord été marié à Réjane Mada, issue de la branche algérienne de la famille, et le couple a donné naissance, en 1968, à Olivier Bardella, le père du potentiel futur Premier ministre français. « Par la suite, le couple a divorcé et Guerrino s’est installé au Maroc, où il a épousé en secondes noces une Marocaine, prénommée Hakima », révèle Jeune Afrique.</p>
<p>« Si la date exacte du mariage n’est pas connue, le moins qu’on puisse dire c’est qu’il remonte à plusieurs années, le dernier titre de séjour au Maroc de Guerrino Italo Bardella obtenu au motif du « regroupement familial », selon les informations auxquelles <em>Jeune Afrique</em> a eu accès, ayant été délivré en 2016 pour une durée de 10 ans », souligne l&rsquo;hebdomadaire.</p>
<p>« Ce qui signifie qu’il ne s’agissait pas de son premier titre de séjour au Maroc, mais d’un renouvellement », précise-t-on de même source.</p>
<p>Selon Jeune Afrique, avec sa nouvelle femme, ce retraité, âgé de 80 ans depuis le 1er avril 2024, coule des jours heureux à Casablanca, dans le quartier Bourgogne.</p>
<p>« Son mariage avec Hakima implique qu’il s’est converti à l’islam, conformément à la loi en vigueur au Maroc qui stipule qu’une citoyenne ne peut pas épouser un étranger de confession non musulmane si celui-ci ne s’est pas converti au préalable officiellement devant un <em>adoul</em> (autorité juridique religieuse) et plusieurs témoins », souligne le magazine.</p>
<p>« Connu comme menuisier-ébéniste, exerçant notamment dans les milieux d’expatriés et dans la bourgeoisie marocaine, Guerrino Bardella est enregistré au royaume en tant que ressortissant italien. Il a longtemps eu ses habitudes au restaurant du Cercle italien « Chez Massimo », boulevard Bir Anzarane, au Maarif, comme nombre de ses compatriotes vivant dans la capitale économique du Maroc », croit savoir l&rsquo;hebdomadaire.</p>
<p>Né à Avito en 1944, dans le Latium italien, issu d’une famille de 4 enfants – il a une sœur, Giovana, et deux frères : Honoré Roger et Silvio Ascenzo, tous trois décédés -, ce fils de maçon est arrivé en France, à Montreuil, en 1960, en quête d’un avenir meilleur. En 1963, il épouse Réjane Mada, fille de Mohand Séghir Mada, rappele-t-on de même source.</p>
<p><strong> « </strong>On ne sait pas grand chose des relations de Jordan Bardella avec ce grand-père converti à l’islam et installé au Maroc. Encore moins de son rapport à ses origines algériennes, le président du RN ne les ayant jamais évoquées publiquement », conclut Jeune Afrique.</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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		<item>
		<title>Le CFCM dénonce la stigmatisation de l&#8217;islam et des musulmans par des médias français</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Apr 2024 05:59:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[En direct]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Religion]]></category>
		<category><![CDATA[CFCM]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) dénonce "la grave dérive" que prend le traitement médiatique quant il s'agit de l'islam et des musulmans en France.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>« Ce traitement partisan et orienté de l’information, qui a pour but de faire de l’islam et des musulmans un sujet anxiogène et de préoccupation majeure pour nos concitoyens, de distiller la peur et, parfois même, d’inciter à la haine, doit être dénoncé et combattu », s&rsquo;insurge cette instance religieuse.</p>
<p>En effet, souligne le CFCM, « force est de constater que lorsqu’un fait divers se produit et que la consonance du prénom du suspect laisse à penser qu’il serait musulman, tout est fait dans certains de nos médias pour lier cette actualité à l’islam et aux musulmans, même lorsqu’elle n’a aucun rapport avec la religion », ajoutant que « le prénom du suspect “à connotation musulmane” apparaît partout, et devient presque un sujet plus important que l’acte ou le délit lui même ».</p>
<p>« Les faits font alors l’objet d’une couverture médiatique exceptionnelle et les musulmans sont pointés du doigt dans leur ensemble », insiste-t-il. « A l’inverse, lorsque des faits concernent des individus dont le prénom ne serait a priori pas ” à connotation musulmane”, le prénom en question n’apparaît presque jamais et laisse place à l’anonymat » et « leurs affaires sont très vite ignorées, abandonnées et  disparaissent rapidement de nos médias y compris lorsqu’elles sont extrêmement graves ».</p>
<p>A tire d&rsquo;exemple, indique le CFCM, l&rsquo;information de la terrible attaque au couteau qui a eu lieu en Australie samedi 13 avril 2024, faisant 6 victimes et des blessés dont un bébé, a d’abord fait la une de la chaîne CNEWS avec des spécialistes qui expliquaient en direct que le suspect serait d’origine « orientale », accompagnée de ce commentaire: « L’Australie nous paraît être un pays calme, mais il y a eu de multiples incidents liés à l’islam radical et au terrorisme ».  Mais quand le nom de l&rsquo;assaillant « Joël Cauchi » a été dévoilé, ce média a immédiatement cessé de porter un intérêt quelconque à ce drame.</p>
<p>« Dans une enquête du journal Mediapart traitant de cette dérive médiatique, on apprend, par exemple, qu’ un rédacteur en chef de la chaine Cnews aurait envoyé, dans un groupe whattsapp de la rédaction, la consigne suivante pour le traitement d’un fait divers dans un collège de Cholet : “Affaire de Cholet laisse tomber !!! Il n’y a eu aucune référence au Coran !!!” », cite le CFCM.</p>
<p>« Le fait pour nos médias de se concentrer uniquement sur les méfaits commis par des individus musulmans ou présumés comme tels et de les amplifier, tout en délaissant d’autres actualités parfois plus graves mais qui ne peuvent être liées à l’islam, participe d’une manipulation et d’une propagande nauséabonde contraire à la déontologie journalistique et au traitement juste, équitable et objectif de l’information », s&rsquo;insurge le CFCM.</p>
<p>Pour cette instance, ce traitement médiatique « est aussi contraire aux valeurs et aux principes qui fondent notre Démocratie et notre état de droit.   Il est également l’une des sources du racisme et des actes antimusulmans qui ne font que croitre dangereusement dans notre pays ».</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le Maroc, un creuset qui a toujours inspiré les Ouléma en Afrique subsaharienne (expert sénégalais)</title>
		<link>https://dev.atlasinfo.fr/maghreb/le-maroc-un-creuset-qui-a-toujours-inspire-les-oulema-en-afrique-subsaharienne-expert-senegalais/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 Mar 2024 15:20:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Religion]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Bakary Sambe]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Maroc a la particularité d’être un creuset qui a toujours inspiré les Ouléma en Afrique subsaharienne, a affirmé le Directeur régional du Think Tank Timbuktu Institute &#8211; African Center for Peace Studies au Sénégal, Bakary Sambe. Dans une déclaration à la MAP en marge d’une rencontre-débat sur l&#8217;interaction entre l’Islam et les sociétés africaines, &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="modal-header add-more-font-size-dep"><strong>Le Maroc a la particularité d’être un creuset qui a toujours inspiré les Ouléma en Afrique subsaharienne, a affirmé le Directeur régional du Think Tank Timbuktu Institute &#8211; African Center for Peace Studies au Sénégal, Bakary Sambe.</strong></div>
<div class="modal-body fixContentHeightDepeche">
<div class="sectionDepeche">
<p class="justifyText add-more-font-size-dep" dir="ltr">Dans une déclaration à la MAP en marge d’une rencontre-débat sur l&rsquo;interaction entre l’Islam et les sociétés africaines, tenue cette semaine à Salé, M. Sambe, également auteur de l’ouvrage “Le Maroc Africain: Trajectoires d’une Ambition Continentale” (Janvier 2024), a relevé que le Royaume est aujourd’hui « l’exemple type de cette synthèse entre l’Afrique subsaharienne et le Maghreb, avec une africanité assumée ».</p>
<p>Mettant en exergue la densité et la richesse des interactions qui ont longtemps uni la ville de Fès et les autres cités africaines telles que Tombouctou (Mali) et Ouadane (Mauritanie), l’universitaire et expert sénégalais a expliqué qu’il y a toujours eu une tradition d’échange entre les Ouléma d’Afrique subsaharienne et ceux du Maroc.</p>
<p>Comme exemple de cette relation historique, M. Sambe a cité, entre autres, l’installation à Marrakech du théologien malien Ahmed Baba, venu de Tombouctou à l’époque de Cadi Ayyad.</p>
<p>“Le Maroc est profondément attaché à son africanité et ses relations avec le reste de l’Afrique sont bâties sur une dimension humaine très importante”, a-t-il relevé, notant que le Royaume garde avec les pays d’Afrique subsaharienne une tradition commune de partage.</p>
<p>« En revisitant l’Histoire du Maroc, on se rend compte que le désert n’a jamais été une barrière infranchissable mais une véritable mer intérieure qui a toujours invité à passer d’un rivage à l’autre », a-t-il ajouté, notant que le Royaume a joué un rôle important dans la transmission du savoir au niveau transsaharien.</p>
<p>Cela se manifeste aujourd’hui dans une dimension spirituelle avec la Tarika Tijania, mais également avec « le rôle moteur » que joue le Maroc dans un contexte général marqué par la montée de l&rsquo;extrémisme, a-t-il souligné.</p>
<p>Il a à cet égard relevé la pertinence du modèle islamique marocain, caractérisé par le choix du soufisme sunnite, du rite malékite et de la doctrine achaarite, pour aider à la prévention et à la lutte contre ce fléau ainsi qu’à la résolution des problèmes liés à la radicalisation.</p>
<p>Et de conclure que ce modèle fait du Maroc « le pays le plus influent” en Afrique subsaharienne.</p>
</div>
</div>
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