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	<title>intelligence artificielle &#8211; Atlasinfo</title>
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	<title>intelligence artificielle &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>IA : le nouveau terrain de l’intelligence économique</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Mar 2026 11:21:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[L’intelligence artificielle est encore présentée comme une révolution technologique. Elle est déjà une transformation des rapports de puissance.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le débat public reste souvent focalisé sur les performances, les usages et les gains de productivité. Mais l’essentiel se joue ailleurs. L’IA ne modifie pas seulement les outils. Elle recompose la chaîne qui relie l’information à la décision. Et c’est précisément là que se situe désormais le cœur de l’intelligence économique.</p>
<p>Dans l’histoire, les grandes ruptures technologiques ont toujours redessiné les équilibres. L’imprimerie a déplacé l’autorité sur le savoir. La révolution industrielle a redistribué la puissance économique et militaire. La guerre froide a installé durablement la centralité du renseignement, de l’influence et de la perception. L’IA s’inscrit dans cette continuité, mais avec une portée plus profonde : elle agit directement sur les filtres qui sélectionnent, hiérarchisent et reformulent l’information. Autrement dit, elle intervient au niveau même où se fabrique la décision.</p>
<p>Dans ce nouvel environnement, la valeur stratégique se déplace vers les couches invisibles : données, infrastructures cloud, puissance de calcul, modèles fondamentaux, standards techniques et interfaces d’accès à l’information. Ce déplacement n’est pas neutre. Il s’accompagne d’une concentration croissante des capacités critiques entre un nombre limité d’acteurs. Le Stanford AI Index 2025 souligne à la fois le poids croissant de l’industrie dans les modèles d’IA les plus notables et la hausse record des investissements privés en 2024. L’UNCTAD insiste, elle, sur la concentration du développement de l’IA dans un nombre limité de pays et d’entreprises. L’OCDE documente enfin les risques concurrentiels liés à la forte concentration du cloud et de l’infrastructure physique de l’IA.</p>
<p>La question centrale devient alors simple : qui contrôle la chaîne informationnelle qui précède la décision ? Qui collecte les données ? Qui héberge les flux ? Qui entraîne les modèles ? Qui fournit le calcul ? Qui fixe les standards ? Qui structure les interfaces à travers lesquelles administrations, entreprises et médias accèdent à l’information ?</p>
<p>Celui qui contrôle cette chaîne ne détient pas seulement un avantage technologique. Il dispose d’un levier économique et stratégique.</p>
<p>C’est ici que l’intelligence économique retrouve toute sa centralité. Elle ne consiste plus seulement à surveiller des marchés. Elle doit permettre de cartographier les dépendances, d’identifier les asymétries, de sécuriser les chaînes de valeur et de transformer l’information en capacité de décision.</p>
<p>La grille de lecture redevient claire : veille pour détecter les dépendances critiques; tri pour distinguer le signal stratégique du bruit technologique; analyse pour comprendre les rapports de force;<br />
décision pour arbitrer entre efficacité et autonomie; protection pour sécuriser les actifs immatériels et les médiations. Cette chaîne constitue désormais le socle de la souveraineté économique.</p>
<p>Le risque, sinon, est bien identifié. Un acteur peut adopter massivement l’IA et renforcer sa dépendance. Il peut produire davantage sans maîtriser les conditions de sa visibilité. Décider plus vite sans contrôler les filtres qui orientent ses arbitrages. Moderniser ses usages tout en externalisant les couches informationnelles qui structurent son rapport au réel. Ce phénomène relève d’un encerclement cognitif.</p>
<p>Une économie ne s’affaiblit pas seulement lorsqu’elle perd des parts de marché ou des capacités industrielles. Elle s’affaiblit lorsqu’elle ne maîtrise plus les médiations qui filtrent l’information utile et structurent la décision.</p>
<p>L’IA accélère ce basculement. Les moteurs de recherche avaient restructuré l’accès au savoir. Les plateformes avaient déplacé la hiérarchie éditoriale. Les réseaux sociaux avaient fragmenté l’autorité du vrai. L’IA générative franchit un seuil supplémentaire : elle ne se contente plus d’organiser l’accès à l’information, elle participe désormais à sa reformulation, à sa hiérarchisation et à sa pré-interprétation.</p>
<p>Le problème n’est donc plus seulement la désinformation. Il devient le cadrage du réel. Dans ce contexte, la vitesse n’est pas une stratégie. Aller vite avec des dépendances mal identifiées revient souvent à s’intégrer plus rapidement dans des architectures conçues ailleurs.</p>
<p>À l’inverse, une stratégie d’intelligence économique appliquée à l’IA suppose des choix clairs : maîtriser les données sensibles, sécuriser les infrastructures critiques, former les décideurs et auditer les médiations techniques. Les travaux récents de l’OCDE sur le cloud et l’infrastructure IA insistent justement sur les enjeux de concentration, de barrières à l’entrée et d’interopérabilité, qui pèsent directement sur l’autonomie stratégique des acteurs dépendants.</p>
<p>L’enjeu n’est pas d’utiliser l’IA. Il est de savoir dans quelles conditions on l’intègre sans perdre le contrôle de ses dépendances.</p>
<p>Dans l’économie algorithmique, la puissance ne se mesure plus seulement à ce qu’un acteur produit ou possède. Elle se mesure à sa capacité à contrôler les chaînes de l’information et à transformer la connaissance en décision.</p>
<p>À l’ère de l’intelligence artificielle, une économie ne perd pas sa souveraineté lorsqu’elle manque de technologies. Elle la perd lorsqu’elle ne maîtrise plus les filtres à travers lesquels elle comprend, hiérarchise et décide.</p>
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		<title>Etats vs Big Tech : qui contrôle vraiment l’intelligence artificielle ?</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Mar 2026 15:13:26 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[compétitivité]]></category>
		<category><![CDATA[économie algorithmique]]></category>
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		<category><![CDATA[régulation]]></category>
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					<description><![CDATA[L’intelligence artificielle n’est plus seulement une affaire de technologie. Elle est devenue une question de pouvoir.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3><strong>Le débat public continue pourtant de se concentrer sur l’innovation, la régulation, la compétitivité et la productivité. Ces dimensions comptent. Mais elles ne disent plus l’essentiel. La question décisive est désormais la suivante : qui contrôle les conditions dans lesquelles l’information est structurée, hiérarchisée et transformée en décision ?</strong></h3>
<p>À partir de là, l’IA change de nature. Elle cesse d’être un simple outil. Elle devient une médiation stratégique entre le réel et l’action. Or toute médiation dominante finit, tôt ou tard, par toucher à l’autorité.</p>
<p>C’est là que le débat contemporain reste en retard sur son objet. Les États continuent d’apparaître comme les acteurs centraux. Ils légifèrent, investissent, annoncent des stratégies nationales et invoquent la souveraineté numérique. Leur souveraineté juridique demeure. Mais la souveraineté juridique ne recouvre pas toujours la souveraineté fonctionnelle.</p>
<p>Car, dans les faits, une partie croissante des couches critiques de l’IA — cloud, capacités de calcul, modèles fondamentaux, interfaces et standards techniques — est concentrée entre les mains d’un nombre limité d’acteurs industriels. Le Stanford AI Index 2025 souligne que près de 90 % des modèles d’IA notables en 2024 provenaient de l’industrie, contre 60 % en 2023. Le même rapport indique aussi que le compute d’entraînement des modèles notables continue de croître très rapidement, à un rythme de doublement d’environ cinq mois. ￼</p>
<p>Nous sommes donc entrés dans une configuration nouvelle : une tension entre souveraineté institutionnelle et puissance d’infrastructure.</p>
<p>Les États conservent le droit, la légitimité politique, la coercition, la diplomatie et la sécurité nationale. Les Big Tech, elles, concentrent l’infrastructure, la vitesse d’exécution, l’innovation appliquée, les interfaces d’accès et, de plus en plus, les médiations qui organisent l’information utile.</p>
<p>Le pouvoir ne disparaît pas des États. Mais il se déplace partiellement hors d’eux. Plus précisément, il se loge dans les systèmes que les États eux-mêmes utilisent désormais.</p>
<p>Dès lors, la question n’est plus simplement : qui décide ? Elle devient : qui rend certaines décisions possibles, rapides, fluides et, à terme, incontournables ?</p>
<p>C’est ce déplacement qui importe. Un État peut réglementer l’intelligence artificielle tout en dépendant d’infrastructures qu’il ne maîtrise pas totalement. Une administration peut moderniser ses procédures tout en externalisant les couches techniques qui structurent ses flux d’information. Une entreprise peut gagner en efficacité tout en perdant la maîtrise des médiations qui orientent ses arbitrages.</p>
<p>Ce phénomène n’est pas une simple dépendance technique. Il annonce ce que l’on peut appeler un encerclement cognitif. Le terme peut sembler abstrait. Il désigne pourtant une réalité très concrète : un acteur conserve ses institutions, ses procédures et sa capacité formelle de décision, mais voit progressivement les conditions de perception, de tri, de synthèse et d’interprétation de l’information être structurées ailleurs.</p>
<p>Lorsqu’une administration, une industrie stratégique ou un acteur de défense confie à des systèmes qu’il ne contrôle pas la synthèse de données sensibles, l’organisation de flux critiques ou l’assistance à l’arbitrage, il ne délègue pas seulement une fonction technique. Il délègue une part du cadrage du réel.</p>
<p>C’est pourquoi le sujet n’est plus seulement celui de la performance. Il devient une question d’autorité, de responsabilité et de souveraineté effective. Les données disponibles confirment d’ailleurs que cette bataille se joue dans des marchés fortement concentrés.</p>
<p>Le rapport UNCTAD 2025 insiste sur le fait que l’IA se développe dans un paysage marqué par de fortes asymétries d’infrastructures, de données et de compétences, et met en avant trois leviers clés pour les pays en développement : infrastructure, data et skills. De son côté, l’OCDE souligne que le marché du cloud soulève des préoccupations de concurrence liées à la concentration, aux barrières à l’entrée et aux difficultés d’interopérabilité. Son travail sur l’infrastructure de l’IA insiste aussi sur le caractère capitalistique et stratégique des chaînes d’approvisionnement liées au compute, aux puces avancées, aux data centers, à l’énergie et aux réseaux.</p>
<p>Face à cela, deux erreurs symétriques doivent être évitées. La première est la fascination : croire que l’adoption rapide de l’IA suffit à produire de la puissance. La seconde est le refus stérile : imaginer qu’un retrait pur et simple préserverait l’autonomie. Ni l’enthousiasme naïf, ni le rejet réflexe ne constituent une stratégie.</p>
<p>La ligne juste est plus exigeante. Elle suppose une cartographie lucide des dépendances, une hiérarchisation des priorités, une maîtrise sélective des zones critiques et une doctrine claire de l’usage.</p>
<p>Pour les puissances intermédiaires, l’enjeu n’est pas de rivaliser frontalement avec les grands centres mondiaux de l’IA. Il est de savoir où la maîtrise est indispensable, où la dépendance peut être assumée lucidement, et où la protection doit devenir prioritaire.</p>
<p>C’est ici que l’intelligence économique retrouve toute sa centralité. Elle permet de cartographier les dépendances, de repérer les vulnérabilités, de lire les chaînes de valeur, de distinguer le bruit technologique du basculement stratégique et, surtout, de transformer l’information en capacité de décision.</p>
<p>Dans l’économie algorithmique, la puissance ne se mesure plus seulement à ce qu’un acteur possède. Elle se mesure à sa capacité à contrôler les conditions dans lesquelles le réel est perçu, ordonné et rendu exploitable.</p>
<p>Le vrai débat sur l’intelligence artificielle ne porte donc déjà plus uniquement sur la technologie. Il porte sur le pouvoir de structurer l’environnement informationnel à partir duquel les autres pensent, arbitrent et agissent.</p>
<p>À l’âge de l’intelligence artificielle, le pouvoir n’appartient plus seulement à celui qui décide. Il appartient aussi à celui qui organise ce que les autres peuvent voir, comprendre et, finalement, décider.</p>
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		<title>Pourquoi l’accès libre aux articles scientifiques devient essentiel</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Mar 2026 16:01:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[À l’heure où l’intelligence artificielle accélère la production de contenus et où la désinformation brouille de plus en plus les repères, une interrogation devient centrale : sur quelles sources sérieuses peut-on encore s’appuyer ?]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3><strong>À l’heure où l’intelligence artificielle accélère la production de contenus et où la désinformation brouille les repères, la question des sources fiables devient centrale. Les plateformes académiques ouvertes offrent aujourd’hui un accès direct à des recherches scientifiques validées et contribuent à renforcer la qualité de l’information dans l’espace public.</strong></h3>
<p>Jamais l’humanité n’a produit autant d’informations. Et pourtant, jamais la question de leur fiabilité n’a été aussi sensible.</p>
<p>Dans cet environnement saturé d’informations, les plateformes académiques en accès libre prennent une importance nouvelle. C’est le cas de Cambridge Core, la plateforme de Cambridge University Press, qui permet d’accéder à de nombreux articles scientifiques publiés dans des revues reconnues.</p>
<p>Le sujet peut sembler réservé aux chercheurs. En réalité, il dépasse largement le monde universitaire. Car derrière l’accès libre aux publications scientifiques se joue aujourd’hui une question beaucoup plus large : celle de la qualité de l’information dans l’espace public.</p>
<p>Pendant longtemps, l’accès aux grandes revues scientifiques est resté limité aux universités et aux institutions disposant d’abonnements spécialisés. Avec le développement de l’Open Access, une partie croissante de ces contenus devient désormais accessible librement. Cette évolution change profondément la circulation du savoir.</p>
<p>Des étudiants, des journalistes, des chercheurs, mais aussi des responsables publics peuvent consulter directement des travaux solides sur le droit, la gouvernance, les relations internationales, les transformations numériques ou encore les mutations sociales. Dans un monde où chacun parle de tout, souvent très vite et parfois sans sources, cette possibilité a une réelle valeur.</p>
<p>L’intérêt de ces plateformes ne tient pas seulement à la quantité des contenus disponibles. Il tient surtout au fait que les articles publiés passent par des procédures de validation scientifique. Avant publication, ils sont examinés et évalués par des chercheurs spécialisés. Ce système d’évaluation par les pairs constitue aujourd’hui l’un des principaux mécanismes de vérification du savoir scientifique.</p>
<p>Comme l’explique le spécialiste de l’accès ouvert Peter Suber dans son ouvrage de référence Open Access (MIT Press, 2012), l’ouverture progressive des publications scientifiques permet d’élargir considérablement la diffusion du savoir et de renforcer la circulation mondiale de la recherche.</p>
<p>Dans le même esprit, plusieurs travaux publiés dans la revue académique Government and Opposition, éditée par Cambridge University Press, rappellent que la solidité des sources demeure une condition essentielle de la crédibilité des analyses dans l’espace public.</p>
<p>C’est là que l’enjeu devient stratégique. Plus l’intelligence artificielle facilite la production de textes, d’images et d’arguments, plus la question de la source devient décisive. Le véritable défi n’est plus seulement d’avoir accès à l’information. Il est de savoir distinguer une information sérieuse d’un contenu approximatif, orienté ou fabriqué.</p>
<p>Dans ce contexte, l’accès libre à des articles scientifiques de qualité devient un appui précieux. Il permet de renforcer la culture de la preuve, de mieux documenter les analyses et de sortir d’un débat public trop souvent dominé par la réaction immédiate, l’opinion rapide et le commentaire sans vérification.</p>
<p>L’ouverture progressive des ressources académiques internationales constitue également une opportunité importante pour les pays du Sud. Elle contribue à réduire certaines barrières qui limitaient autrefois l’accès au savoir scientifique mondial.</p>
<p>Dans un univers numérique dominé par la vitesse et la surproduction de contenus, les plateformes académiques ouvertes rappellent une réalité simple : à l’ère de l’intelligence artificielle, la crédibilité de l’information dépend d’abord de la solidité de ses sources.</p>
<p><strong>Références:</strong>• Peter Suber, Open Access, MIT Press, 2012.<br />
• Plateforme académique Cambridge Core, Cambridge University Press.<br />
• Revue académique Government and Opposition, Cambridge University Press.</p>
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		<title>Authentifier le réel : la nouvelle bataille stratégique de l’ère synthétique</title>
		<link>https://dev.atlasinfo.fr/opinions-analyses/decryptages/authentifier-le-reel-la-nouvelle-bataille-strategique-de-lere-synthetique/</link>
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		<pubDate>Fri, 06 Mar 2026 14:48:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[À l’ère des contenus générés par intelligence artificielle, la bataille de l’information change de nature. Il ne s’agit plus seulement de lutter contre la désinformation, mais de garantir l’authenticité du réel lui-même. Provenance des contenus, standards techniques et architectures de confiance deviennent les nouveaux enjeux stratégiques de la souveraineté numérique.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>En 2024, un salarié d’une grande entreprise internationale a été piégé lors d’une visioconférence truquée par deepfake et a validé des transferts totalisant près de 25 millions de dollars. Le fait divers est révélateur d’une mutation plus profonde. Dans l’espace numérique contemporain, le problème n’est plus seulement de débusquer le faux, mais de préserver les conditions de possibilité du vrai. Lorsque textes, voix, images et vidéos peuvent être produits à l’échelle industrielle, la bataille de l’information devient une bataille de la preuve, de la provenance et, au fond, de la confiance. [1]</p>
<p>Le problème central du numérique n’est donc plus seulement la désinformation. Il est devenu plus radical : préserver les conditions de possibilité du vrai dans un environnement où texte, image, audio et vidéo peuvent être générés à grande échelle par des systèmes d’intelligence artificielle.</p>
<p>Pendant longtemps, la question dominante était celle de la diffusion de l’information. Aujourd’hui, le défi est différent: comment certifier l’origine d’un contenu dans un univers où le faux peut être produit industriellement ?</p>
<p>Les chercheurs qui travaillent depuis des années sur la forensique numérique l’avaient anticipé. Hany Farid, professeur à l’Université de Californie à Berkeley, est l’un des spécialistes internationaux de l’analyse d’images manipulées et de la désinformation visuelle. Siwei Lyu, à l’Université de Buffalo, mène des recherches sur la détection algorithmique des deepfakes et des falsifications numériques. Le constat partagé par ces travaux est clair : les technologies de génération progressent rapidement tandis que les outils de détection restent imparfaits. [2][3]</p>
<p>Cette asymétrie technologique transforme profondément l’économie de l’information. Claire Wardle et Hossein Derakhshan ont montré, dans leur rapport fondateur pour le Conseil de l’Europe, que la pollution informationnelle ne repose pas uniquement sur le mensonge direct mais sur des environnements complexes mêlant misinformation, disinformation et malinformation. [4]</p>
<h3>Dans ce contexte émerge une nouvelle priorité technique : la provenance des contenus.</h3>
<p>Plutôt que de tenter uniquement de détecter le faux, l’objectif devient de retracer l’histoire d’un contenu : qui l’a créé, avec quel outil et quelles transformations ont été apportées. Le standard C2PA (Coalition for Content Provenance and Authenticity) vise précisément à associer à chaque fichier un registre vérifiable retraçant sa chaîne de production. Les Content Credentials permettent ainsi de rendre visible l’origine et l’historique d’un contenu numérique. [5][6]</p>
<p>Ces initiatives sont soutenues par un large écosystème industriel et médiatique. Mais elles ne constituent pas une panacée. Les métadonnées peuvent être supprimées et la traçabilité peut être perdue au cours de la circulation d’un contenu sur les plateformes.</p>
<p>Sam Gregory, de l’organisation WITNESS, alerte depuis plusieurs années sur le phénomène du liar’s dividend : la possibilité pour un acteur de discréditer une preuve authentique en affirmant qu’elle a été falsifiée par intelligence artificielle. Le danger n’est donc plus seulement la fabrication du faux ; c’est aussi l’érosion de la valeur probatoire du vrai. [7]</p>
<p>C’est à ce stade que le problème devient pleinement stratégique. Dans le monde analogique, la bataille portait sur la diffusion des récits. Dans le monde numérique, elle porte désormais sur la certification du réel.</p>
<p>Les réponses politiques commencent à apparaître. L’Union européenne a adopté l’AI Act, premier cadre réglementaire global sur l’intelligence artificielle, entré en vigueur en 2024. Les États-Unis privilégient une approche plus souple fondée sur la gestion des risques et les standards techniques, notamment à travers le NIST AI Risk Management Framework. [8][9]</p>
<p>Le Maroc se trouve lui aussi à un moment stratégique. Le pays dispose déjà de briques juridiques importantes : la loi 09-08 relative à la protection des données personnelles et la loi 43-20 sur les services de confiance pour les transactions électroniques. L’enjeu dépasse désormais l’adaptation réglementaire : il s’agit de participer à la construction des architectures de confiance qui structureront l’économie numérique mondiale. [10][11]</p>
<p>Car la compétition autour de l’intelligence artificielle ne se joue pas uniquement sur la puissance de calcul ou la performance des modèles. Elle se joue sur un terrain plus fondamental : la capacité à attester la réalité des informations.</p>
<p>Dans l’économie de l’information qui s’ouvre, la souveraineté ne dépendra pas seulement de la capacité à produire des algorithmes. Elle dépendra de la capacité à garantir la confiance.</p>
<p>Sources et références</p>
<p>[1] Financial Times, Arup lost $25mn in Hong Kong deepfake video conference scam, 17 mai 2024.<br />
[2] Hany Farid, University of California Berkeley – Digital Forensics Research.<br />
https://farid.berkeley.edu</p>
<p>[3] Siwei Lyu, University at Buffalo – Media Forensics and Deepfake Detection.<br />
https://www.buffalo.edu</p>
<p>[4] Claire Wardle &amp; Hossein Derakhshan, Information Disorder, Conseil de l’Europe.<br />
https://www.coe.int</p>
<p>[5] Coalition for Content Provenance and Authenticity (C2PA).<br />
https://c2pa.org</p>
<p>[6] Content Credentials Initiative.<br />
https://contentcredentials.org</p>
<p>[7] Sam Gregory – WITNESS – travaux sur le liar’s dividend.<br />
https://www.witness.org</p>
<p>[8] Commission européenne – Artificial Intelligence Act.<br />
https://commission.europa.eu</p>
<p>[9] NIST – AI Risk Management Framework.<br />
https://www.nist.gov</p>
<p>[10] Maroc – Loi 09-08 relative à la protection des données personnelles.</p>
<p>[11] Maroc – Loi 43-20 relative aux services de confiance pour les transactions électroniques.</p>
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		<item>
		<title>L’IA face au droit : l’heure des preuves</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Mar 2026 07:12:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Entre 2024 et 2026, l’intelligence artificielle a changé de statut : elle n’est plus seulement un outil d’innovation, mais une infrastructure de décision. Et lorsque l’arbitrage devient partiellement automatisable, la question centrale n’est plus “que peut faire la technologie ?”, mais qui répond, qui contrôle, et comment réparer quand un dommage survient. Le basculement réel &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3><strong>Entre 2024 et 2026, l’intelligence artificielle a changé de statut : elle n’est plus seulement un outil d’innovation, mais une infrastructure de décision. Et lorsque l’arbitrage devient partiellement automatisable, la question centrale n’est plus “que peut faire la technologie ?”, mais qui répond, qui contrôle, et comment réparer quand un dommage survient.</strong></h3>
<h3>Le basculement réel : la décision devient automatisable</h3>
<p>Le lecteur francophone ne “voit” pas l’IA comme une prouesse. Il la rencontre sous forme de résultats : une candidature écartée, un service qui répond à côté, une information qui disparaît du radar, une priorisation automatique. Dans les faits, l’IA s’installe là où se décident des trajectoires : emploi, assurance/crédit, accès à l’information, parfois même la relation à l’administration.</p>
<p>Le point sensible n’est pas seulement l’erreur. C’est l’asymétrie : d’un côté, les organisations disposent du système et de ses traces d’audit ; de l’autre, l’individu reçoit un verdict sans toujours comprendre ce qui a pesé. Dès lors, une question classique d’État de droit revient au premier plan : la décision est-elle explicable, contestable, réparable ?</p>
<h3>Éthique et droit : deux registres, une exigence commune</h3>
<p>L’éthique joue un rôle essentiel : elle fixe ce que la société juge acceptable (équité, dignité, non-discrimination, transparence, prudence). Elle donne le cap.</p>
<p>Mais à l’échelle industrielle, l’éthique seule peut devenir un décor : chartes, valeurs, communication. Le droit change la nature du problème : il impose des obligations vérifiables, organise la responsabilité, et rend possible le recours. En clair : l’éthique peut inspirer ; le droit doit contraindre.</p>
<h3>2024–2026 : la preuve par les jalons (du discours à l’exécution)</h3>
<p>Pour mesurer l’accélération, il faut regarder les dates et les textes.</p>
<p>21 mars 2024 : l’ONU place l’IA au niveau global.<br />
L’Assemblée générale adopte la résolution A/RES/78/265 sur les opportunités de systèmes d’IA “sûrs, sécurisés et dignes de confiance” pour le développement durable. Ce n’est pas un instrument contraignant, mais c’est un marqueur : l’IA n’est plus un sujet sectoriel, elle devient une question de gouvernance mondiale.</p>
<p>28 mars 2024 : aux États-Unis, la doctrine fédérale s’organise pour l’usage public.<br />
Le mémorandum OMB M-24-10 fixe des exigences de gouvernance et de gestion des risques pour l’usage de l’IA par les agences fédérales, notamment lorsque des droits ou la sécurité du public sont en jeu.</p>
<p>13 juin 2024 : l’Europe transforme la prudence en règle du jeu.<br />
Avec le Règlement (UE) 2024/1689 (AI Act), l’Union européenne inscrit l’IA dans un cadre harmonisé, fondé sur le risque, publié au Journal officiel le 12 juillet 2024.</p>
<p>26 juillet 2024 : la gouvernance devient une ingénierie du risque.<br />
Le NIST publie NIST.AI.600-1, un profil dédié à la gestion des risques de l’IA générative : le signe que l’on quitte le registre des principes généraux pour entrer dans la méthode, la documentation et l’outillage des organisations.</p>
<p>10 juillet 2025 : l’Union européenne passe au “mode d’emploi” de la conformité.<br />
La Commission européenne annonce la disponibilité d’un Code de pratique pour l’IA à usage général (GPAI) : un instrument volontaire, conçu pour aider les acteurs à s’aligner sur les obligations du cadre européen. Il est structuré en trois chapitres (transparence ; droit d’auteur ; sécurité &amp; sûreté) et s’inscrit dans une logique de démonstration de conformité, avec une échéance structurante : règles GPAI applicables au 2 août 2025.</p>
<p>21 février 2026 : la gouvernance se joue aussi en coalitions.<br />
Après son AI Impact Summit (18–19 février 2026), l’Inde officialise l’adoption d’une “New Delhi Declaration on AI Impact” (publication datée du 21 février 2026). Sur le plan stratégique, cela dit une chose : l’IA devient un terrain d’alignements et de ralliements, pas seulement une compétition d’ingénieurs.<br />
Ce jalon signale aussi l’entrée plus visible du “Sud global” dans la fabrique des normes et des coalitions autour de l’IA.</p>
<p>Lire aussi: <a href="https://dev.atlasinfo.fr/intelligence-artificielle-en-france-lenjeu-dune-regulation-au-dela-de-la-conformite-juridique.html"><strong><span class="post-title">Intelligence artificielle : en France, l’enjeu d’une régulation au-delà de la conformité juridique</span></strong></a></p>
<h3>Le point dur : qui répond quand le système fait dommage ?</h3>
<p>Tous les cadres finissent par buter sur la même question : l’imputabilité.<br />
Le fournisseur du modèle ? L’éditeur ? L’intégrateur ? L’employeur ou l’administration qui déploie ? Le décideur qui s’abrite derrière un score ?</p>
<p>Dans ce flou, l’avantage tend à aller à celui qui maîtrise le système et la procédure ; d’où l’urgence d’une exigence de preuve opposable pour le citoyen.</p>
<p>Une gouvernance crédible doit clarifier la chaîne : qui est responsable de quoi, qui doit prouver, qui doit corriger, qui doit indemniser. Sans cela, la confiance restera un mot commode, pas une réalité.</p>
<p>Trois garanties doivent devenir non négociables :<br />
1. Explicabilité utile (comprendre l’essentiel, sans jargon)<br />
2. Contestabilité réelle (un recours praticable, pas symbolique)<br />
3. Réparabilité effective (corriger et compenser quand un dommage est avéré)</p>
<h3>Lecture stratégique : la norme est devenue un instrument de puissance</h3>
<p>Dans ce paysage, la régulation n’est pas seulement un frein : elle devient un levier. La norme fixe les coûts de conformité, organise la crédibilité, influence l’accès au marché et impose un standard de confiance. Ceux qui écrivent la règle ne contrôlent pas seulement le droit : ils structurent la compétitivité et la légitimité.</p>
<p>Le sujet n’est plus “pour ou contre l’IA”. Il est : quelle IA voulons-nous rendre normale ?<br />
Une IA qui accélère les procédures, oui. Mais à condition d’installer une règle simple et exigeante : ce qui décide doit pouvoir se justifier, se contester et se réparer.<br />
La séquence 2024–2026 a tranché : l’IA ne se raconte plus, elle se démontre.</p>
<p>Références<br />
1. Nations unies — Assemblée générale, Résolution A/RES/78/265, adoptée le 21 mars 2024.<br />
2. Union européenne — Règlement (UE) 2024/1689 (AI Act), adopté le 13 juin 2024, publié au JO le 12 juillet 2024.<br />
3. États-Unis — OMB Memorandum M-24-10, Advancing Governance, Innovation, and Risk Management for Agency Use of Artificial Intelligence, 28 mars 2024.<br />
4. États-Unis — NIST.AI.600-1, Artificial Intelligence Risk Management Framework: Generative Artificial Intelligence Profile, 26 juillet 2024.<br />
5. Commission européenne — General-Purpose AI Code of Practice now available, 10 juillet 2025 (chapitres transparence / droit d’auteur / sécurité &amp; sûreté ; règles GPAI applicables 2 août 2025).<br />
6. Inde — Ministry of External Affairs, AI Impact Summit 2026 concludes with adoption of New Delhi Declaration, 21 février 2026.<br />
7. Inde — Ministry of External Affairs, AI Impact Summit Declaration, New Delhi (February 18–19, 2026), 21 février 2026.</p>
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		<title>Intelligence artificielle : en France, l’enjeu d’une régulation au-delà de la conformité juridique</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Mar 2026 09:15:16 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Societe]]></category>
		<category><![CDATA[Cohésion sociale]]></category>
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					<description><![CDATA[Alors que les systèmes d’intelligence artificielle s’imposent progressivement dans l’action publique, les plateformes numériques et les dispositifs de modération de contenus, la France se trouve confrontée à un défi inédit : encadrer ces technologies sans altérer les principes qui fondent son État de droit. Entre exigence de neutralité, impératif d’innovation et préservation de la cohésion &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3><strong>Alors que les systèmes d’intelligence artificielle s’imposent progressivement dans l’action publique, les plateformes numériques et les dispositifs de modération de contenus, la France se trouve confrontée à un défi inédit : encadrer ces technologies sans altérer les principes qui fondent son État de droit. Entre exigence de neutralité, impératif d’innovation et préservation de la cohésion sociale, la question n’est plus seulement technique, mais profondément normative.</strong></h3>
<p>À mesure que les systèmes d’intelligence artificielle s’intègrent dans les administrations, les entreprises et les environnements numériques, le débat public français a évolué : de la fascination technologique vers une interrogation plus substantielle sur les conditions de légitimité de ces nouveaux instruments de décision.</p>
<p>Car l’intelligence artificielle n’est plus seulement un outil d’optimisation. Elle tend désormais à s’insérer dans les processus de recommandation, d’orientation et parfois même d’évaluation, influençant des choix qui relevaient jusqu’ici de l’appréciation humaine. Qu’il s’agisse de l’accès à certains droits, de la modération des contenus ou de la hiérarchisation de l’information, les systèmes algorithmiques participent aujourd’hui à la structuration de l’espace numérique.</p>
<p>Dans un État de droit comme la France, cette évolution soulève une question essentielle : comment articuler les impératifs juridiques avec les exigences éthiques, lorsque la décision est médiée par des systèmes dont le fonctionnement reste, pour une large part, difficilement interprétable ?</p>
<p>Traditionnellement, la règle juridique s’impose par l’institution et le contrôle, tandis que la norme éthique relève d’un registre plus diffus, fondé sur l’adhésion aux valeurs collectives. Mais l’intelligence artificielle vient brouiller cette distinction. En transformant des principes abstraits — équité, neutralité, transparence — en paramètres opérationnels, elle opère une forme de traduction technique des valeurs sociales. L’algorithme ne se contente plus d’exécuter : il classe, anticipe, oriente.</p>
<p>C’est précisément dans cette capacité d’influence que résident les principaux défis. Les biais statistiques issus des données d’apprentissage peuvent reproduire, voire amplifier, des inégalités existantes. L’opacité des modèles dits « boîte noire » complique l’identification des responsabilités en cas de préjudice. Plus encore, le recours croissant à des systèmes de recommandation comportementale peut contribuer, à terme, à une forme d’érosion de l’autonomie décisionnelle des individus.</p>
<p>Dans un contexte où une part croissante des interactions entre citoyens et institutions transite par des environnements numériques, les systèmes algorithmiques participent désormais à la hiérarchisation de l’information disponible. Ce rôle de filtrage, souvent invisible, peut influer sur la manière dont certaines problématiques sociales ou culturelles accèdent à la visibilité publique, sans pour autant faire l’objet d’une délibération explicite.</p>
<p>Dans le contexte français, marqué par une forte exigence de neutralité de l’action publique et par une tradition de régulation juridique, la question ne saurait être uniquement technique. Elle engage une réflexion plus large sur les conditions d’acceptabilité sociale de l’intelligence artificielle, notamment dans des domaines sensibles tels que l’éducation, l’information ou encore la gestion du fait religieux dans l’espace numérique.</p>
<p>Dès lors, la régulation ne peut se limiter à l’édiction de normes contraignantes. Elle suppose la mise en place de dispositifs d’évaluation éthique en amont, capables d’anticiper les effets sociaux des technologies déployées. À cet égard, les mécanismes d’expérimentation encadrée — souvent désignés comme « bacs à sable réglementaires » — offrent des pistes intéressantes pour concilier innovation et responsabilité.</p>
<p>Plus fondamentalement, l’enjeu pour l’État de droit n’est plus seulement de garantir la conformité juridique des systèmes utilisés, mais de s’assurer que leur déploiement n’introduise pas, de manière indirecte, des mécanismes de hiérarchisation susceptibles d’affecter la perception collective de certaines questions sensibles.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>France : l’intelligence artificielle, une promesse d’efficacité ou un risque de fracture sociale ?</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Feb 2026 14:00:51 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Décryptages]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
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					<description><![CDATA[Alors que la France investit massivement dans l’intelligence artificielle pour moderniser son économie, une question s’impose : cette révolution technologique profitera-t-elle à l’ensemble de la société ou risque-t-elle d’accentuer les inégalités déjà existantes sur le marché du travail ?]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>À mesure que l’intelligence artificielle s’installe dans les entreprises, les administrations et même les métiers du quotidien, elle suscite à la fois espoirs et inquiétudes. Présentée comme un levier de compétitivité et d’innovation, elle est désormais au cœur des stratégies de transformation numérique portées par l’État et les grandes entreprises françaises. Mais derrière les promesses de productivité et de croissance, une autre réalité commence à émerger : celle d’un possible creusement des écarts entre les travailleurs.</p>
<p>Dans de nombreux secteurs, l’automatisation de certaines tâches intellectuelles ou administratives ne relève plus de la projection futuriste. Elle est déjà à l’œuvre dans les services juridiques, la comptabilité, le marketing ou encore la gestion des ressources humaines. Des outils capables de générer des synthèses, d’analyser des données ou de rédiger des contenus permettent aujourd’hui de réduire le temps de traitement de certaines opérations, modifiant progressivement l’organisation du travail.</p>
<p>Plusieurs cabinets d’expertise-comptable indiquent déjà que certaines tâches de production documentaire ou de pré-analyse financière peuvent désormais être réalisées en quelques minutes grâce à des outils automatisés, là où elles nécessitaient auparavant plusieurs heures de travail humain. Cette évolution ne signifie pas nécessairement la disparition massive d’emplois, mais elle transforme la nature même des compétences attendues.</p>
<p>Les profils capables d’interagir avec ces nouvelles technologies, de les superviser ou de les intégrer dans des processus complexes voient leur valeur croître rapidement. À l’inverse, les métiers reposant sur des tâches répétitives, même qualifiées, peuvent se retrouver fragilisés si les salariés ne bénéficient pas de dispositifs de formation adaptés.</p>
<p>Il serait toutefois excessif d’y voir une menace immédiate pour l’emploi. Le risque n’est pas tant la disparition des métiers que leur transformation silencieuse. La question devient alors moins celle du progrès technologique que celle de sa répartition sociale. Qui sera en mesure de tirer profit de ces outils ? Qui risque, au contraire, de se retrouver marginalisé dans un environnement professionnel de plus en plus numérisé ?</p>
<p>On l’a vu lors de précédentes mutations technologiques : l’innovation n’est jamais socialement neutre. Elle peut, selon les choix d’accompagnement opérés, devenir un facteur d’inclusion ou, au contraire, de fragmentation. L’intelligence artificielle pourrait ainsi dessiner une nouvelle ligne de fracture, non plus seulement entre diplômés et non-diplômés, mais entre ceux qui maîtrisent les outils numériques avancés et ceux qui en subissent les effets.</p>
<p>Dans ce contexte, le débat sur l’intelligence artificielle dépasse largement le cadre technique. Il interroge la capacité de la société française à anticiper les transformations du travail et à garantir que les gains de productivité générés par ces technologies ne se traduisent pas par un sentiment accru de déclassement pour une partie de la population.</p>
<p>Plus qu’une révolution technologique, l’intelligence artificielle pourrait bien devenir, dans les années à venir, un test de cohésion sociale pour les économies européennes. Encore faut-il que son déploiement s’accompagne d’un effort soutenu de formation et d’adaptation, afin que l’innovation ne se transforme pas en nouveau facteur d’inégalité.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Le pari des Emirats arabes unis sur l’intelligence artificielle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 31 Jan 2026 11:49:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[En direct]]></category>
		<category><![CDATA[Societe]]></category>
		<category><![CDATA[Émirats Arabes Unis]]></category>
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					<description><![CDATA[Une des caractéristiques des choix politiques et économiques des Emirats arabes unis se trouve dans leur volonté assumée d’investir d’énormes moyens dans le domaine de l’intelligence artificielle au point de devenir un des plus importants hub de cette nouvelle technologie dans le monde. D’ailleurs , de l’aveu de nombreux observateurs, les Emirats arabes unis sont &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3><span style="font-size: 14pt;"><strong>Une des caractéristiques des choix politiques et économiques des Emirats arabes unis se trouve dans leur volonté assumée d’investir d’énormes moyens dans le domaine de l’intelligence artificielle au point de devenir un des plus importants hub de cette nouvelle technologie dans le monde.</strong></span></h3>
<p>D’ailleurs , de l’aveu de nombreux observateurs, les Emirats arabes unis sont considérés en tant que modèle mondial pour une utilisation responsable et durable de l&rsquo;intelligence artificielle.</p>
<p>En effet , grâce à une vision proactive, des investissements stratégiques, une législation flexible et une infrastructure numérique de pointe, les Émirats arabes unis se sont imposés comme un chef de file mondial en intelligence artificielle. L&rsquo;intelligence artificielle est un moteur essentiel de la transformation économique, du développement gouvernemental, de l&rsquo;amélioration de la qualité de vie et du renforcement de la compétitivité mondiale des Émirats arabes unis.</p>
<p>Ces gigantesques investissements dans dans ce secteur clef des nouvelles industries numérique visent à renforcer l&rsquo;image des Émirats arabes unis en tant que leader mondial et régional de l&rsquo;intelligence artificielle et mettre en lumière le rôle de l&rsquo;intelligence artificielle dans le soutien à la transformation économique. L’objectif assumé étant de contribuer de manière efficace à attirer des investissements et des partenariats internationaux dans les secteurs des technologies de pointe.</p>
<p>À ce niveau , un constat indéniable . Les Emirats arabes unis figurent parmi les pays les plus avancés au monde en matière d&rsquo;adoption et d&rsquo;utilisation des technologies d&rsquo;intelligence artificielle (IA), tant au niveau individuel qu&rsquo;institutionnel.</p>
<p>L&rsquo;IA devient un élément de gestion et de gouvernement qu’elle s’impose comme est un élément central des stratégies nationales visant à assurer une croissance économique durable.</p>
<p>Sur un plan plus concret , le gouvernement des Émirats arabes unis non seulement investit dans des infrastructures de pointe et le calcul haute performance pour soutenir l&rsquo;innovation mais tire parti aussi de l&rsquo;IA pour améliorer l&rsquo;efficacité des services et la qualité des prestations.</p>
<p>Sur un plan régional , Les Emirats arabes unis sont devenus un pôle mondial d&rsquo;attraction des talents et de partenariats en matière de recherche et développement. Un modèle qui met l’accent prioritaire sur une IA responsable qui place l&rsquo;humain au cœur de la transformation numérique.</p>
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		<item>
		<title>Intelligence artificielle et oasis ou quand la datte épouse la data</title>
		<link>https://dev.atlasinfo.fr/a-la-une/intelligence-artificielle-et-oasis-ou-quand-la-datte-epouse-la-data/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 May 2025 10:13:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[data]]></category>
		<category><![CDATA[dattes]]></category>
		<category><![CDATA[intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[khettars]]></category>
		<category><![CDATA[oasis]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans le silence de l'oasis, un souffle nouveau s'élève. Ce n'est ni le chant du vent qui balaie les palmiers, ni le bruissement des eaux glissant dans les Khettaras, mais une voix venue d’un autre monde, celle de l’Intelligence Artificielle (IA).]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Ainsi, le monde rural oasien tente de se réinventer face au dépérissement des palmiers, aux ravages du bayoud et aux sécheresses inexorables. Désormais, ce n’est plus la datte qui trace l’avenir des oasis marocaines, mais les lignes silencieuses des données numériques.</p>
<p>C&rsquo;est ainsi que cette nouvelle alliée numérique se met au service de l&rsquo;oasis, lève le voile sur des anomalies invisibles à l&rsquo;œil nu et devance les récoltes afin que le fruit du labeur ne dépende plus du caprice du sort, mais d&rsquo;une stratégie planifiée.</p>
<p>Plus encore, l&rsquo;IA s&rsquo;avère essentielle pour la gestion des ressources hydriques.</p>
<p>« Cette technologie peut identifier les zones propices à la collecte des eaux pluviales, souvent gaspillées lors des épisodes d’inondations », a expliqué à la MAP Adil Moumane, chercheur en ressources hydriques à l’Université Ibn Tofail de Kénitra.</p>
<p>Pour l&rsquo;universitaire, cette technologie nouvelle ouvre la voie à une identification précise des lieux les plus propices à l’implantation de barrages ou de bassins de rétention.</p>
<p>Selon lui, le défi majeur dans les zones oasiennes demeure le déclin des nappes phréatiques, qui ne dépend pas uniquement du climat ou des activités humaines, mais résulte d’une agriculture devenue extrêmement dépendante des réserves souterraines.</p>
<p>Bien avant que la question des nappes phréatiques ne devienne aussi critique, des initiatives pionnières avaient déjà vu le jour.</p>
<p>C’est le cas de l&rsquo;Agence Nationale pour le Développement des Zones Oasiennes et de l&rsquo;Arganier (ANDZOA), qui a mené « deux démonstrations pilotes lancées, en 2018, dans le cadre du Plan Maroc Vert et de la stratégie Green Generation », a relevé, de son côté, Mohamed Saada, représentant de l’Agence à Errachidia.</p>
<p>Elles ont permis de tester l’irrigation pilotée par tensiomètres, installés à différentes profondeurs sous des palmiers jeunes et matures. « L’objectif était double : économiser l’eau et améliorer les rendements, en adaptant les apports au comportement réel des racines », a-t-il expliqué à la MAP.</p>
<p>Abondant dans le même sens, Hamza Laaich, ingénieur en cartographie des sols, a souligné que la cartographie numérique reste un levier fondamental de compréhension du territoire oasien.</p>
<p>Au sein des palmeraies marocaines, les outils de cartographie numérique sont devenus des boussoles. « Ils compilent les données territoriales issues de sources diverses pour éclairer les décideurs dans le choix précis des zones d&rsquo;intervention », a-t-il fait observer.</p>
<p>Pour parfaire cette compréhension du terrain, la télédétection spatiale constitue ainsi une source d’information grâce à laquelle « la gestion devient à la fois périodique, multi-échelle et adaptée aux spécificités de chaque oasis, » a soutenu M. Laaich, également chercheur à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA).</p>
<p>Quant aux systèmes d&rsquo;information géographique, ils constituent un pont entre savoirs ancestraux et outils modernes. Selon ce chercheur, ces systèmes permettent une meilleure interprétation du savoir-faire local, ce qui ouvre la voie à des applications dans des environnements similaires ou à de nouvelles formes d’adaptation.</p>
<p>Même son de cloche du côté de M. Moumane, pour qui l&rsquo;IA ne tire pas sa substance d&rsquo;un vide conceptuel, mais « analyse des données brutes du terrain, accumulées par les populations locales ».</p>
<p>Sans rompre le lien avec l&rsquo;héritage, l’IA se révèle être un prolongement naturel des savoirs ancestraux. Preuve en est que les Khettaras, ces systèmes d&rsquo;irrigation millénaires, emblèmes d&rsquo;une ingéniosité locale hors pair, sont optimisés par l’IA, a relevé M. Moumane.</p>
<p>Indubitablement, l’avenir des oasis marocaines se construit dans l’alliance harmonieuse entre héritage ancestrale et technologie moderne. Les espaces oasiens, loin d&rsquo;être les vestiges d’un temps révolu, deviennent des leviers du développement durable. À la croisée de la palme et de l’intelligence artificielle, une nouvelle forme de vie prend forme, en constante évolution.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Bourita: l&#8217;Afrique est appelée à s&#8217;ériger en acteur agissant dans le domaine de l&#8217;Intelligence artificielle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Mar 2025 21:37:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[En direct]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Science-Sante]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Nasser Bourita]]></category>
		<category><![CDATA[Union africaine]]></category>
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					<description><![CDATA[Le continent africain est appelé à s&#8217;ériger en acteur agissant dans les questions liées à l&#8217;Intelligence artificielle (IA), a affirmé jeudi à Rabat le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l&#8217;étranger, Nasser Bourita. Lors d&#8217;une conférence de presse à l’issue de la réunion ministérielle du Conseil de Paix &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="modal-body fixContentHeightDepeche">
<div class="sectionDepeche">
<p class="justifyText add-more-font-size-dep" dir="ltr"><strong>Le continent africain est appelé à s&rsquo;ériger en acteur agissant dans les questions liées à l&rsquo;Intelligence artificielle (IA), a affirmé jeudi à Rabat le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l&rsquo;étranger, Nasser Bourita.</strong></p>
<p>Lors d&rsquo;une conférence de presse à l’issue de la réunion ministérielle du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union africaine (CPS-UA), tenue par visioconférence, M. Bourita a souligné que « le continent doit être un acteur agissant et impliqué dans les enjeux mondiaux actuels dont celui de l’IA, et ne pas rester un sujet des débats et des agendas ».</p>
<p>Il a rappelé que cette réunion s&rsquo;inscrit dans le cadre de la présidence marocaine du CPS-UA pour le mois de mars et des activités et réunions programmées à cet effet, ajoutant qu&rsquo;il s’agit de la première réunion de l’Union africaine consacrée à l’IA au niveau ministériel.</p>
<p>Elle a été marquée par la participation de huit membres du Conseil de paix et de sécurité sur un total de 15, a précisé le responsable gouvernemental.</p>
<p>Cette rencontre, a-t-il enchaîné, s&rsquo;inscrit en droite ligne avec la Vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI quant au positionnement de l&rsquo;Afrique notamment en matière d&rsquo;Intelligence Artificielle, afin de relever les défis posés par cette technologie et de tirer parti de ses opportunités et potentialités, soulignant la nécessité pour le continent de maîtriser ce nouvel outil en vue de renforcer sa sécurité et sa stabilité.</p>
<p>De même, M. Bourita a souligné que l&rsquo;Afrique, confrontée à de nombreux défis classiques tels que les conflits armés et les groupes séparatistes, fait désormais face à l&rsquo;avènement de nouveaux défis liés à l&rsquo;IA, expliquant que 40 % des groupes terroristes ont recours à ces technologies dans leurs opérations, alors que 47 pays à travers le monde ont été ciblés par des interventions utilisant l&rsquo;IA dans leurs processus électoraux.</p>
<p>Il a à cet égard relevé que la diffusion de vidéos truquées a augmenté de 900% au cours des cinq dernières années, tandis que les fake news ont progressé de plus de 300 % ces trois dernières années, ce qui témoigne de l’ampleur de l&rsquo;impact de cette technologie sur la sécurité et la stabilité en Afrique.</p>
<p>En revanche, a poursuivi le responsable gouvernemental, l’IA offre d’énormes opportunités, notamment dans le domaine de la production agricole, qui pourrait augmenter de 10 à 20 % grâce à cette technologie, à un moment où le continent est aussi confronté à des défis en matière de sécurité alimentaire.</p>
<p>Par ailleurs, le ministre a mis en avant l&rsquo;importance d&rsquo;un engagement agissant de l&rsquo;Afrique pour promouvoir l&rsquo;IA, rappelant le rôle du Maroc dans ce domaine, particulièrement à travers le lancement du Groupe des amis sur l&rsquo;intelligence artificielle pour le développement durable dans le cadre des Nations Unies.</p>
<p>En outre, M. Bourita a souligné la nécessité de renforcer la formation et d’investir dans le capital humain spécialisé dans ces technologies, faisant observer que seulement 1 % des experts et ingénieurs en Intelligence Artificielle sont originaires d&rsquo;Afrique et que près de 70.000 d’entre eux ont émigré à l’étranger.</p>
<p>Il a en ce sens insisté sur le développement des infrastructures en Afrique pour suivre l’évolution rapide du secteur et la mise en place d&rsquo;un cadre juridique adapté, notant que le Maroc, sous le leadership de Sa Majesté le Roi, met son expertise numérique à la disposition de ses frères africains, dans le cadre de la coopération Sud-Sud prônée par le Royaume.</p>
<p>IT</p>
<p>MAP 202135 GMT Mars 2025</p>
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