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	<title>initiative &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>Grace Njapau Efrati: l&#8217;initiative marocaine d’autonomie est la seule solution au différend régional sur le Sahara marocain</title>
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		<pubDate>Tue, 26 May 2020 18:53:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[A ’occasion de la Journée de l’Afrique, Mme Grace Njapau Efrati, ancienne vice-ministre de l’Intérieur et députée zambienne, a exposé l’apport du Maroc au continent africain, grâce à la clairvoyance et à l’ambition de la vision du roi Mohammed VI.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Intervenant dans le cadre de l’émission citoyenne « Sahara Debate » projetée sur les réseaux sociaux, la responsable zambienne, analysant l’avenir de la construction panafricaine, a souligné qu’une solution définitive à la question du Sahara dans le cadre du processus politique mené sous l’égide exclusive des Nations Unies permettra de renforcer l’intégration africaine. Elle a ainsi invité les Etats africains à mettre de côté les idéologies et les dogmes hérités de la Guerre froide, et à appuyer résolument le processus politique onusien.</p>
<p>Pour rappel, l’Union Africaine avait, par sa décision 693, affirmé l’exclusivité du cadre onusien pour parvenir à une solution au différend régional sur le Sahara marocain et a clairement circonscrit le rôle de l’organisation à l’appui de ce processus politique.</p>
<p>Pour Mme Njapau, l’Initiative Marocaine d’Autonomie, dont elle a mis en avant la philosophie authentique, la richesse de son contenu et la portée de son potentiel pour régler ce conflit, est la seule solution au différend régional sur le Sahara. La responsable zambienne a démontré que l’Initiative d’Autonomie est la seule solution qui puisse satisfaire les paramètres fixés par le Conseil de Sécurité dans sa résolution 2494 pour une solution politique réaliste, pragmatique, durable, et basée sur le compromis.</p>
<p>Elle a ainsi appelé l’ensemble des parties à s’engager dans le processus politique pour progresser vers une solution politique basée sur l’Initiative marocaine d’Autonomie.</p>
<p>Il convient de rappeler que le processus politique a connu une nouvelle dynamique à la faveur de la tenue sous l’égide du Secrétaire général des Nations Unies de deux tables rondes en décembre 2018 et en mars 2019 avec la participation du Maroc, de l’Algérie, de la Mauritanie et du « polisario ».</p>
<p>Le Conseil de Sécurité s’est félicité dans sa résolution 2494 de l’engagement des participants de se réunir de nouveau sous le même format, et a appelé l’Algérie à poursuivre son engagement dans le processus des Tables rondes dans un esprit de réalisme et de compromis tout au long de sa durée jusqu’à ce qu’il aboutisse.</p>
<p>Pour la responsable zambienne, l’épreuve du coronavirus est l’opportunité de repenser la place des idéaux de la construction panafricaine dans le monde d’aujourd’hui. Il s’agit de contempler le chemin parcouru depuis la réunion à l’invitation de Feu Sa Majesté le Roi Mohammed V des pères fondateurs de la construction panafricaine lors de la Conférence de Casablanca de 1961, lors de laquelle a été décidée la création de l’Organisation de l’Unité Africaine. L’Algérie n’avait pas encore créé le « polisario » à l’époque. Mme Njapau a rappelé à cette occasion le rôle de premier plan joué par le Maroc pour la décolonisation des pays africains frères, notamment à travers son appui direct aux mouvements de libération nationale du continent.</p>
<p>Soixante ans plus tard, l’attachement du Royaume à son Continent est toujours aussi intense. Mme Njapau s’est ainsi remémoré avec émotion le Discours Historique prononcé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI lors du 28ème Sommet de l’Union Africaine, marquant le retour du Maroc à sa famille institutionnelle.</p>
<p><strong>Rôle moteur du Maroc en faveur de l&rsquo;Afrique</strong></p>
<p>Ce retour à l’Union Africaine s’inscrit dans le prolongement naturel de l’approfondissement continu des relations entre le Maroc et les pays africains, que la Haute Vision Royale oriente vers une émergence de l’Afrique portée par elle-même à travers des politiques pragmatiques et décomplexées. Ainsi, plus d’un millier d’accords de coopération ont été signés par le Maroc et différents pays africains entre 1999 et 2017, dans les domaines de la formation, de la santé et du développement durable.</p>
<p>Pour Mme Njapau, le Maroc est revenu à l’Union Africaine avec une expérience solide dans les domaines-clés de la gestion des migrations, du développement durable, de la lutte contre l’extrémisme violent et des changements climatiques, qu’il partage volontiers et sans ostentation avec les pays africains. Le choix du roi comme Leader de l’Union Africaine sur les Migrations, la désignation du Maroc pour accueillir l’Observatoire Africain des Migrations et l’élection du Maroc au Conseil de Paix et de Sécurité de l’organisation panafricaine sont autant de reconnaissances du rôle moteur joué par le Maroc en faveur de l’émergence du continent.</p>
<p>Mme Njapau a relevé que, dans le contexte d’une pandémie qui impose à l’Afrique de faire preuve de résilience et de donner le meilleur d’elle-même, le roi Mohammed VI a lancé une Initiative visant à créer un cadre opérationnel pour accompagner les pays africains dans leurs différentes phases de la gestion de la pandémie. Il s’agit d’une Initiative pragmatique et orientée vers l’action, qui permettra aux pays africains d’échanger leurs expériences et les meilleures pratiques.</p>
<p>Contrairement aux allégations mensongères propagées, tambour battant depuis des semaines, par l’Algérie et le « Polisario », le retour du Maroc à l’Union Africaine ne signifie nullement une quelconque reconnaissance de la pseudo « rasd », une entité fictive qui ne présente aucun élément constitutif d’un Etat. La reconnaissance d’un Etat est un acte unilatéral éminemment souverain. La participation d’un Etat aux travaux d’une organisation internationale ou régionale en présence d’une entité non-reconnue ne saurait donc signifier une quelconque reconnaissance de cette dernière.</p>
<p>Par ailleurs, 165 Etats membres des Nations Unies ne reconnaissent pas la pseudo « rasd », entité fictive créée, financée et armée par l’Algérie qui lui a également délégué la gestion d’une partie de son territoire. Depuis 2000, 44 pays qui avaient reconnu cette entité fictive lui ont retiré leur reconnaissance. Aujourd’hui, seule une poignée de pays reconnaît encore cette entité créée de toutes pièces par l’Algérie.</p>
<p>Mme Njapau, Coordinatrice nationale du Groupe d’amitié Maroc-Zambie, intervenait dans le cadre de l’émission citoyenne « Sahara Debate », qui se veut une plateforme démocratique et ouverte pour jeter des éclairages sereins et dépassionnés sur la Question du Sahara marocain.</p>
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		<title>Covid-19 : L&#8217;UE salue l’initiative royale envers les pays africains</title>
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		<pubDate>Wed, 29 Apr 2020 20:22:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[L’Union européenne (UE) a salué, mercredi, l’initiative du roi Mohammed VI visant à établir un cadre opérationnel afin d’accompagner les pays africains dans leurs différentes phases de gestion de la pandémie du Covid-19. «Cette initiative semble parfaitement s’inscrire dans le mouvement plus large du retour du Maroc au sein de la famille africaine que nous &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’Union européenne (UE) a salué, mercredi, l’initiative du roi Mohammed VI visant à établir un cadre opérationnel afin d’accompagner les pays africains dans leurs différentes phases de gestion de la pandémie du Covid-19.</p>
<p>«Cette initiative semble parfaitement s’inscrire dans le mouvement plus large du retour du Maroc au sein de la famille africaine que nous observons avec grand intérêt depuis plusieurs années, notamment dans de nombreux domaines essentiels aux relations UE-Afrique, comme la migration, l’environnement, le développement ou la stabilité régionale», a souligné Peter Stano, porte-parole de l’UE dans une interview accordée à la MAP.</p>
<p>«Nous sommes convaincus que le Royaume du Maroc pourra prendre toute sa part dans les efforts collectifs du continent et de ses institutions en vue du combat contre le virus, et qu’il saura y apporter son expérience et sa valeur ajoutée propre », a affirmé le porte parole, notant que «l’UE est prête à soutenir de telles initiatives dans le cadre de sa stratégie globale renouvelée en direction du continent africain ».</p>
<p>Invité à réagir sur la déclaration, lundi dernier au Parlement européen, de Josep Borrell, haut représentant de l&rsquo;Union pour la politique étrangère et la sécurité sur la nécessité de l’UE de soutenir l’Afrique en ces moments difficiles, M. Stano a souligné que l’Europe va s’investir davantage sur cette voie.</p>
<p>Pour lui «c&rsquo;est d’abord une question de solidarité mais c&rsquo;est aussi une question de sécurité tant pour l’Europe que pour l’Afrique. La pandémie n’a pas de frontières et ne pourra pas être vaincue si elle ne l&rsquo;est pas partout ».</p>
<p>Il a rappelé que l’UE vient d’annoncer un paquet de mesures pour un montant de plus de 20 milliards d’euros pour soutenir la recherche, les systèmes de santé et les réseaux d’eau dans les pays partenaires de l’UE et atténuer les conséquences socio-économiques de la pandémie.</p>
<p>De ces fonds, explique-t-il, plus de 3,25 milliards d’euros sont directement destinés à soutenir des actions en Afrique; 2,06 milliards d’euros en Afrique subsaharienne et 1,19 milliards d’euros dans les pays d’Afrique du nord.</p>
<p>Par ailleurs, l’Afrique va bénéficier d’importantes garanties en provenance du Fonds européen pour le développement durable et de prêts de la BEI, ainsi que de contributions substantielles des Etats membres et de la Banque européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD).</p>
<p>Le porte-parole a ajouté que l’UE soutiendra également la réponse mondiale coordonnée du moratoire sur la dette des pays les plus démunis.</p>
<p>Il a, dans ce contexte, rappelé que «l’UE vient de poser les jalons d’une nouvelle stratégie avec l’Afrique, avec des propositions visant à intensifier la coopération dans tous les domaines-clés de notre partenariat (transition verte; transformation numérique; croissance durable et emplois; paix et gouvernance; la migration et mobilité)».</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Solidarité africaine face aux répercussions de la pandémie du coronavirus : le modèle de l’initiative royale pour l&#8217;Afrique</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Apr 2020 17:17:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronique]]></category>
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					<description><![CDATA[La plupart des pays occidentaux, forts de la prospérité de leur économie et de leur puissance militaire, vivent aujourd’hui au rythme des débats sur la problématique sortie du confinement, soit un retour progressif à la vie normale d’avant la pandémie. La difficulté de ce déconfinement réside dans l’équilibre entre la sécurité sanitaire et le redémarrage &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La plupart des pays occidentaux, forts de la prospérité de leur économie et de leur puissance militaire, vivent aujourd’hui au rythme des débats sur la problématique sortie du confinement, soit un retour progressif à la vie normale d’avant la pandémie.</p>
<p>La difficulté de ce déconfinement réside dans l’équilibre entre la sécurité sanitaire et le redémarrage économique. Pour cela, la majorité des pays en question ont créé des commissions techniques et scientifiques auxquelles ils confient la décision de dessiner les contours de cette « deuxième étape », qui est également politique avec ses répercussions économiques et sociales.</p>
<p>Malgré la prospérité économique et l’infrastructure solide de ces pays, particulièrement en Europe, la guerre contre le coronavirus menace leurs économies et hypothèque leur avenir. Les pays les plus endommagés d’entre eux par cette pandémie ont demandé le recours aux mécanismes européens de stabilité, connu sous le nom du « fonds de sauvetage européen », afin garantir un seuil de liquidité financière et éviter l’effondrement de l’économie et des marchés financiers sur un fond d’éclatement politique qui menace l’avenir de l’Union européenne.</p>
<p>Si cette situation est bien celle des pays industriels forts de leur économie, de leurs infrastructures et de leurs laboratoires médicaux développés, qu’en est-il donc des pays africains inondés de problèmes de tous genres ? Particulièrement au niveau sanitaire menacé par le coronavirus malgré l’existence du Centre africain de prévention et de lutte contre les maladies.</p>
<p><strong>Le continent africain face au tsunami du coronavirus</strong></p>
<p>L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a alerté sur le danger de transmission massive du coronavirus dans les pays africains depuis les premiers jours de l’apparition du virus. Leurs systèmes de santé étant vulnérables auxquels s’ajoutent des problèmes multiples comme la désertification, la sécheresse, les migrations massives et les conflits armés. l’OMS a également déclaré que les pays entretenant des relations étroites avec la Chine seront les plus touchés par les répercussions du coronavirus, ce qui poussé l’actuel président de l’Union africaine, Cyril Ramaphosa, à nommer quatre envoyés spéciaux au cours de la deuxième semaine du mois d’avril (l’ancien ministre de l’économie du Nigéria, l’ancien président de la Banque africaine de développement (BAD) qui est de nationalité rwandaise et l’ancien ministre du commerce de l’Afrique du Sud) pour leur confier la mission de demander le soutien économique à la communauté internationale. C’est une initiative qui se tient dans le cadre de la concrétisation des recommandations du sommet du G20, tenu le 26 mars dernier, de l’UE et d’autres institutions financières pour « un soutien efficace et rapide » du continent africain en temps de pandémie.</p>
<p>Considérant les dégâts de la pandémie en Chine, en Europe et en Amérique, dont l’économie et les coalitions stratégiques, pourtant solides, sont aujourd’hui menacées, l’inquiétude s’est emparée des dirigeants africains et des partenaires internationaux qui se penchent sur l’élaboration d’une stratégie à même de faire éviter au continent la catastrophe de la propagation du virus et l’effondrement des systèmes de santé et de l’économie de ses pays vulnérables.</p>
<p>Pour ce faire, la Banque mondiale et le Fond monétaire internationale ont œuvré, en collaboration avec le BAD, à trouver une stratégie pour garantir l’octroi de crédits d’urgence par des institutions financières mondiales dans l’objectif de gérer la crise du Covid-19 d’une part, et de préserver l’économie des pays africains de l’effondrement d’autre part, notamment celle de pays comme le Nigéria, l’Angola, la Zambie et l’Afrique du sud qui réalisent un certain équilibre&#8230;</p>
<p>Tous les rapports et prévisions économiques ont dégagé un scepticisme quant à l’avenir de l’Afrique après cette pandémie. Quelques institutions financières ont fixé le taux de déclin à 7% pour les pays africains producteurs de pétrole et à 8% pour les pays africains producteurs de minéraux, avec l&rsquo;impossibilité de s&rsquo;acquitter de la dette extérieure envers l&rsquo;Afrique. Cela justifie la nomination des quatre envoyés spéciaux par l&rsquo;Union africaine, ainsi que les actions du Premier ministre éthiopien qui a remporté le prix Nobel de la paix, « Abiy Ahmed Ali », qui se joint au pape du Vatican pour faire face aux problèmes d&rsquo;endettement et des sanctions économiques en Afrique et appeler à la création d’un fonds mondial afin prévenir l&rsquo;effondrement des systèmes de santé en Afrique.</p>
<p>En ce sens, voici quelques remarques simples qui peuvent contenir quelques messages subliminaux. Le président de l’OMS est Éthiopien, le président du Centre africain de prévention et de lutte contre les maladies est aussi Éthiopien et le siège du centre africain est à Addis-Abeba, en plus des institutions de l’Organisation de l’union africaine qui a fait du Prix Nobel de la Paix Abiy Ahmed Ali le parrain de la campagne pour les aides internationales, et il est également le premier ministre éthiopien. Il est difficile d’admettre que ça puisse être une coïncidence, ce qui nous pousse alors à nous demander pourquoi l’Ethiopie monopolise tout ce qui a trait à la santé africaine ? Est-ce que les organes africains ont pu évaluer le travail du Centre africain de prévention et de lutte contre les maladies qui a été créé en 2015 quand le virus d’Ebola sévissait en Afrique ? A-t-on pu évaluer s’il a atteint ses objectifs de sensibilisation, de coordination, de préventions etc ?</p>
<p>Revenons à l&rsquo;endettement extérieur, qui a constitué avec la sécurité sanitaire l’une des plus grandes inquiétudes des pays africains dans le cadre du plan de sauvetage des économies africaines, notamment dans les pays qui ont élaboré des programmes de réformes économiques d’envergure comme la Zambie, dans ceux qui ont à peine rééchelonné leurs dettes comme l’Angola ou ceux qui viennent de dépasser des conflits violents qui durent depuis des années ou qui ont souffert de la sécheresse et de l’invasion des criquets&#8230;</p>
<p>Il suffit de lire le rapport de la Commission économique pour l’Afrique du 16 avril courant pour mieux saisir la gravité de la situation dans tous les pays africains. On peut y lire que plus de 300.000 Africains peuvent perdre la vie à cause du Coronavirus, tandis que la pandémie continue à étendre son impact sur les économies trébuchantes du continent qui se voient ralentir leur croissance de 3,2 à 1,8% au meilleur des cas, ce qui renvoie 27 millions de personnes sous le seuil de la pauvreté.</p>
<p>La Secrétaire exécutive de la Commission économique pour l’Afrique, la Camerounaise Vera Songwe, ajoute que « pour bâtir la prospérité collective de l’Afrique et préserver sa croissance, nous avons besoin de 100 milliards dollars pour offrir un espace financier urgent et immédiat pour tous les pays afin de contribuer à répondre aux besoins du filet de sécurité immédiat des populations».</p>
<p>C’est donc une lecture de la réalité de plusieurs pays africains, à titre d’exemple, le Nigéria avec une population estimée à 200 millions d’habitants, un pays riche de ses réserves de pétrole, a présenté une demande de crédit auprès du FMI d’une valeur de 3,4 milliards de dollars, dont 82 millions seront consacrés aux institutions sanitaires, pendant que 87 millions d’habitants vivent sous le seuil de la pauvreté. Quant à l’Afrique du Sud, l’un des pays les plus modernes d’Afrique, on y compte 3 millions d’ouvriers dans le secteur informel et des millions de chômeurs dans les secteurs formels, avec un repli de la monnaie locale qui a été réduite au quart de sa valeur depuis le début de l’année courante.</p>
<p>En plus de l’impossibilité de s’acquitter des dettes extérieures à cause des répercussions de la pandémie, il y a aussi la possibilité que les investissements étrangers fuient les pays africains qui perdront ainsi l’une des principales sources de devises. On s’attend aussi à ce que les économies des pays africains se détériorent du fait du prolongement de la durée du confinement sanitaire, comme il a été noté que le rythme et les moyens de l’aide fournie par les pays puissants et les institutions financières internationales pour le continent africain ont été ralentis. L’Union européenne a, par exemple, contribué à hauteur de près de 3,25 milliards d’euros sous forme de programmes qui ont été lancés et demeurent inachevés ou en cours de réalisation, tandis que la France a contribué, par le biais de l’Agence française de développement, à hauteur de près de 1,2 milliards d’euros au profit de 19 pays africains. Quant à la Chine, comme lors des précédentes vagues de la pandémie d’Ebola en 2013 et 2016, sa contribution s’est formulée sous forme de dispositifs médicaux et logistiques, ou à travers l’envoi d’équipes médicales pour faire face au coronavirus. Les canaux diplomatiques ou la « route de la soie » se voient renforcés, notamment dans les pays avec lesquels elle a tissé des relations historiques comme l’Algérie, l’Afrique du Sud, le Sierra Leone, la Guinée, le Libéria, le Cameroun, le Congo et l’Angola. Les dettes dues à la Chine atteignent 133 milliards de dollars dans le continent africain, le milliardaire chinois Jack Ma, propriétaire de la plateforme Alibaba, organise alors des vols aériens depuis six jours pour fournir de l’aide aux pays africains.</p>
<p><strong>L’engagement humain du Maroc dans sa profondeur africaine</strong></p>
<p>Pour sa part, le Maroc a déclaré la guerre à la pandémie du coronavirus. Plusieurs plateformes médiatiques et organisations mondiales ont salué la dynamique et la manière de laquelle le Maroc a géré cette crise sanitaire, sa prise en charge rapide de la situation qui a réussi à circonscrire la transmission exponentielle du virus et atténué ses répercussions sur les citoyens. Une crise qui a aussi valu de leçon de solidarité sociale, de symbiose entre le Roi et le peuple, d’engagement pour préserver le pays, le pouvoir d’achat et l’économie&#8230;</p>
<p>Dès l’apparition des premiers cas de contamination, Sa Majesté le Roi a ordonné la création d’un Fonds spécial dédié à la gestion de la pandémie du coronavirus, un appel auquel ont répondu les différentes composantes de la société marocaines à travers des dons qui ont atteint en un temps record le montant qui lui est alloué. Le fonds a également pu compter sur le soutien des partenaires internationaux du Maroc,  l’UE a, par exemple, contribué à hauteur de 450 millions d’euros, dont 150 millions en tant qu’aide immédiate et 300 millions consacrés à soutenir le Royaume à faire face aux défis financiers liés à la pandémie, tandis que les Etats-Unis ont contribué avec 670.000 dollars.</p>
<p>Afin de garantir la cohésion de l’économie nationale face au coronavirus, le Maroc a eu recours, en guise de précaution, à la « ligne de précaution et de liquidité », en retirant 3 milliards de dollars, dans le cadre d’un accord conclu en 2012, qui peuvent être utilisés comme garantie contre les chocs exogènes, comme celui de cette pandémie.</p>
<p>Cette guerre n’a pas fait oublier au Maroc sa profondeur africaine, ni fait oublier au Roi du Maroc son rôle en tant que grand leader africain, c’est ce qui a transpercé de l’intérêt porté aux communautés du Sahel et de l’Afrique subsaharienne résidant au Maroc en les rassurant en ces temps difficiles avec des distributions d’aides alimentaires, un intérêt émanant d’un engagement premièrement humain et deuxièmement constitutionnel puisque le préambule de la Constitution de 2011 stipule de « consolider les relations de coopération et de solidarité avec les peuples et les pays d’Afrique, notamment les pays subsahariens et du Sahel » et de «  renforcer la coopération Sud-Sud ».</p>
<p>Nous n’avons donc pas été surpris de l’initiative de SM le Roi adressée aux Chefs d’états africains pour créer un cadre opérationnel dans l’objectif de suivre l’évolution et la gestion de la pandémie en Afrique, une action qui a été saluée par le Président sénégalais et le Parlement africain réuni le 20 avril en Afrique du Sud. Parallèlement à l’initiale royale en Afrique, le Maroc a contribué à atténuer les effets de la crise sur ses confrères africains à travers l’envoi d’aides urgentes en République centrafricaine par exemple, ce qui a été applaudi par plusieurs médias africains et européens.</p>
<p>La souffrance des pays africains du virus d’Ebola et des maladies contagieuses n’est pas à sa fin, pour que s’y rajoute aujourd’hui la pandémie silencieuse et mortelle du coronavirus. Il est donc d’un grand besoin de développer et concrétiser les prérogatives du Centre africain de prévention et de lutte contre les maladies pour qu’elles soient plus efficaces, puis de réfléchir à de nouveaux mécanismes et organisations de santé, s’inspirant de l’idée de « Médecins sans frontières » au niveau africain par exemple, ou créer une Organisation africaine de la santé; troisièmement, créer des plateformes de communication digitale entre les pays africains, les médecins, les laboratoires et les universités africaines, lancer des partenariats et des stages de formation dans les domaines de la médecine, de l’infirmerie et de la recherche scientifique  similaires au programme européen « Erasmus », car à travers ces actions nous feront de la lutte contre le coronavirus plus qu’une bataille pour circonscrire la pandémie, une locomotive sécurisée pour un avenir africain solidaire, unifié et prospère pour tous les peuples et pays africains.</p>
<p><strong>*Abdellah BOUSSOUF;</strong></p>
<p><strong>Historien, Secrétaire général du CCME</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>L&#8217;initiative royale pour l&#8217;Afrique, « une ouverture sur l’Autre dans un moment où le chacun pour soi est devenu la règle » (expert)</title>
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		<pubDate>Fri, 24 Apr 2020 16:01:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Pour Cherkaoui Roudani, expert en géostratégie et sécurité, la proposition du Roi Mohammed VI de lancer une initiative africaine conjointe pour contrer le coronavirus est "une ouverture sur l’Autre dans un moment où le chacun pour soi est devenu la règle". Selon l'expert, le Maroc pourra jouer un rôle précurseur dans le continent dans la gestion des crises pandémiques grâce à sa gestion de cette crise sanitaire citée comme exemple. ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le Roi Mohammed VI a proposé une initiative africaine pour contrer la pandémie du Covid-19.  Est-ce dans la continuité de la politique africaine du Maroc ?</strong></p>
<p>D’abord, Il faut le souligner, le Maroc est l’un des rares pays dans le monde qui ont pris des mesures à bon escient dans le temps et l’espace. C’est un choix anticipatif qui a été acté grâce à la vision et au leadership du Roi. Alors que des pays ont mis beaucoup de retard pour fermer leurs frontières et leurs espaces aériens, Rabat a choisi extraordinairement de favoriser la sécurité et la protection de la population sur la préservation de son économie. Les mesures prises pour soutenir l’économie du pays ainsi que les capacités fonctionnelles qui se sont mises en place pour gérer toutes les questions de cette pandémie montrent la pertinence d’un modèle, qu’il faut dire, avant-gardiste dans la région et dans le continent.  C’est une expertise qui peut orienter et faciliter la gestion de la pandémie dans plusieurs pays africains.</p>
<p>Deuxièmement, le Roi Mohammed VI est l’un des rares Chefs d’Etat dans le monde qui a fait plus de voyage en Afrique, en visitant plus 25 pays africains. Avec plus de 47 visites étatiques, le Maroc a pu initier des projets de fortes valeurs rajoutées dans ces pays.  C’est le cas pour  l’Initiative pour l’Adaptation de l’Agriculture Africaine au changement climatique, dite « Initiative 3A », qui a été promue lors de la COP22.  De fait, cette initiative de mettre en place un mécanisme collaboratif et concerté entre les Chefs d’Etat afin de faire face à l’impact sanitaire, économique et social de la pandémie rentre dans la continuité des actions d’une forte valeur du Souverain marocain dans le continent africain. Il faut dire aussi que même avant le retour institutionnel à l’UA, le Maroc a toujours été présent  avec un esprit de solidarité sempiternelle lorsqu’il y avait un besoin. Dans le domaine de la paix et la sécurité,  Rabat a joué à maintes reprises un rôle majeur dans la médiation dans des conflits compliqués comme la crise du Fleuve Mano ou bien dernièrement la crise libyenne. D’autres initiatives remarquables et remarquées ont été prises comme l’annulation de la dette des pays africains les moins avancés lors du sommet Europe-Afrique en 2000 au Caire. Outre son engagement dans le cadre de l’initiative pays pauvre très endettés en exonérant les produits de plusieurs pays africains des droits de douane à l’entrée du marché marocain, le Maroc ne cesse d’accorder annuellement environ 300 millions de dollars sous forme d’aide publique au développement à ses amis et partenaires africains. Cette aide au développement destinée aux pays africains représente 10% de la totalité de ses échanges avec l’Afrique. Pour dire, cette initiative royale pour faire face à la pandémie Covid-19  est une ouverture sur l’Autre dans un moment où le chacun pour soi est devenu la règle.</p>
<p><b>La gestion de pandémie par le Maroc  est citée comme exemple. Comment le Maroc peut aider ses partenaires africains à faire y face ?</b></p>
<p>Comme je viens de dire, certains pays dans le continent et dans le monde ont mis l’économie avant l’être humain et de ce fait ils ont enregistré un grave retard en ne prenant pas les mesures nécessaires à temps. Le Maroc avec un regard visionnaire n’a pas hésité à déclencher toute une batterie de mesures adéquates et anticipatives. C’est pourquoi, la manière avec laquelle le Maroc gère cette pandémie est exemplaire à bien des égards. Que ce soit au niveau de la conception de la solution à la problématique sanitaire, ou bien au niveau des mesures prises afin accroître la capacité de résorption du choc du confinement, le Maroc est précurseur d’une conception stratégique pour faire face à la propagation d’une pandémie. Cette approche peut bien inspirer les pays du continent.</p>
<p>Alors que cette crise sanitaire mondiale a imposé la logique de chacun pour soi, le Maroc n’a pas hésité à répondre favorablement à la demande du Président malien IBK en offrant l&rsquo;hôpital militaire marocain de Sébénikoro, encadré par une équipe de 106 personnes, dans la banlieue de Bamako, pour recevoir les patients infectés par le coronavirus. L’expertise que dispose le Maroc dans la construction des hôpitaux militaires de compagne est mondiale. De fait, le Maroc ne restera pas insensible en cas de catastrophe sanitaire dans un pays avec lequel il entretient des relations solides.</p>
<p>Néanmoins, cette crise mondiale a montré l’importance de la gestion anticipative des pandémies. Aujourd’hui la sécurité sanitaire s’est révélée plus conséquente en termes de dégât humains et d’impacts économiques. C’est pourquoi, la mise en place d’un système de surveillance médicale mondiale pourrait constituer un moyen de prévention et de gestion des pandémies. Cette stratégie permettra de créer des mécanismes de riposte lorsqu’il y a un déclenchement d’une maladie qui tend vers une épidémie au niveau local ou national. Cette structure internationale permettra  d’éclairer sur  les protocoles de confinement et d&rsquo;atténuation précoces et précisera comment gérer collectivement l’épidémie si elle propage à l’échelle mondiale. Le Maroc pourra jouer un rôle précurseur dans le continent dans la gestion des crises pandémiques.</p>
<p><strong>Quid de la situation sanitaire en Afrique et comment l’Afrique peut-elle résister à l&rsquo;impact dévastateur de cette pandémie ?</strong></p>
<p>Nul doute, aucun pays dans le monde n’est paré contre cette pandémie et y compris le continent africain. Pis encore, alors que la pandémie est à son apogée en Chine, le trafic aérien n’a cessé avec plusieurs pays notamment l’Ethiopie, Kenya et l’Egypte. L’une des importantes compagnies, Ethiopian Airlines maintient jusqu’à présent ses vols à destination de la Chine. Ce type de liaison aérienne engendre mécaniquement un nombre conséquent des contaminés dans les pays. C’est le cas de l’Egypte, l’Algérie et l’Afrique du Sud qui ont été cités dans étude scientifique publiée récemment dans la prestigieuse revue médicale The Lancet. L’étude a montré l’exposition de ces trois pays et leur vulnérabilité à une forte contamination. Selon cette étude scientifique, le flux important des voyageurs entre le Chine et certains pays du continent, en rajoutant le paramètre de manque de moyens et la capacité de contrôler la transmission, de détection ainsi que l’hibernation et l’incubation virale du virus chez l’être humain, il faut dire que le nombre déclarés jusqu’au 21 Avril et qui s’élève officiellement à 2.3267 cas est un peu sous-évalué.  Conséquemment, le continent pourrait être le second foyer et doit s’attendre au pire.  De surcroit, la réaction sanitaire dans certains pays a mis quelque temps à se mettre en place ; ce qui vraisemblablement aura un impact sur la vitesse de la propagation du virus.</p>
<p>Il est important de souligner qu’un bon nombre de pays du continent ne disposent pas d’un système de santé capable de répondre aux exigences des protocoles de confinement, de détection et de test en masse de la pandémie Covid19. De fait, le système de santé dans le continent est son talon d’Achille. Dès lors, on peut dire que la pandémie avance en silence dans plusieurs pays qui n’ont pas de moyens ou pas assez pour en faire face. Au niveau économique, la situation est critique et il faut prévoir le scénario d’une récession dramatique.  Sans aucun doute, cette pandémie va impacter massivement l’économie du continent ainsi qu’un ensemble de paramètres dans les équations sociales et politiques futures. Sans des plans de réponses adéquats, certaines vulnérabilités vont s’accentuer dans le continent.</p>
<p>Cette vision de l’ampleur de la crise est matérialisée par certaines décisions politiques. Devant une incapacité de mettre des dispositifs de réponse appropriée, des pays ont refusé catégoriquement d’appliquer un confinement de la société et un arrêt de certaines activités économiques, qui pourtant pourraient même faciliter la propagation. C’est le cas du Burundi, Bénin et la Tanzanie qui ne se voient pas capables d’imposer des mesures coercitives en préférant de garder la machine économique tourne pour parer au plus pressé. Il faut dire, que beaucoup de pays n’ont pas pu prendre des mesures appropriées et adéquates pour lutter contre la contamination. Cette réalité combinée au manque d’infrastructures est une véritable menace sur le continent.</p>
<p><strong>Pensez-vous que l’onde de choc de la pandémie va impacter lourdement les économies africaines ?</strong></p>
<p><strong> </strong>C’est l’une des conséquences inéluctables de cette pandémie. Si cette crise va bouleverser la logique ordinaire, il n’épargnera désormais aucun pays et aucune économie ne sera à l’abri des secousses de ce tremblement que connaissent les marchés économiques et financiers. L’intensité des conséquences dépendra de la durée de confinement des Etats acteurs de l’économie mondiale. L’Afrique a des relations économiques avec l’occident et notamment les pays les plus touchés par le coronavirus à savoir les Etats-Unis, la France, la Grande Bretagne et la Chine. L’impact va différer d’un secteur à l’autre et d’un pays à l’autre. Sachant bien que le commerce interafricain ne dépasse pas de 17% du total de leurs échanges extérieurs. Ce qui reflète une indépendance importante aux aléas de la globalisation.</p>
<p>Cette pandémie doit être une aubaine pour le continent afin de renforcer son intégration régionale et continentale et de préparer des mécanismes pour accroitre sa résilience économique.  Outre le commerce, le tourisme, les hydrocarbures et l’aviation sont des secteurs qui vont connaître un impact majeur. D’ailleurs, un rapport de l’Association internationale du transport aérien a évalué à 6 milliards de dollars les pertes des compagnies aériennes du continent. C’est un montant énorme qui risquera d’augmenter avec le temps. Les premiers dommages dans le secteur commencent à apparaitre, Le South Africa Airways est sur le  chemin de la liquidation, et il faut dire que l’étendue des dégâts variera selon la durée et de restrictions de vol et de la crise.</p>
<p>Autre secteur qui sera plus impacté dans le continent, c’est le pétrole qui représente une partie significative du PIB et des recettes fiscales de plusieurs pays.  Plus de 20 % du PIB pour le Nigéria et Angola,  et 12,3% du PIB algérien sont tirés des bénéfices du pétrole, sans parler des répercussions  sur l’Egypte ainsi que des pays producteurs de l’or noir en Afrique centrale dont l’économie est la plus dépendante de leurs exportations et de fait du prix du baril dans le marché mondial. Au regard des fluctuations que connait le prix du baril, le volume d’exportation va continuer  dans sa chute,  ce qui engendrera tôt ou tard des chocs brutaux et certains économie pourront se retrouver dans une situation catastrophique.  D’ailleurs, certains observateurs bien avisés de la situation de leurs pays ne tardent pas à se prononcer  sur le sujet. L’ancien ministre algérien du Trésor Ali Benouari l’a dit clairement en analysant l’impact de la chute du prix de baril sur l’économie algérienne, je cite, « si rien n’est entrepris rapidement, c’est-à-dire aujourd’hui, le pays se retrouvera en faillite avant que les plaies de la pandémie ne se soient refermées». Cette chute du baril du pétrole pourrait profiter aux pays importateurs du pétrole, comme le Maroc, et alléger leur facture énergétique</p>
<p>Bien sûr, les dimensions de ces conséquences vont toucher tous les secteurs et les pertes d’emplois vont se compter par des millions dans le continent. Conséquemment, le continent post-covid19 va plonger dans une incertitude économique.</p>
<p>Dans l’histoire, les crises ont toujours été une occasion et une opportunité pour restructurer et réformer. L’Afrique a une occasion en or. Cette catastrophe planétaire qui pourrait la pousser  à se réveiller et à rattraper le retard cumulé.</p>
<p><strong>Emmanuel Macron s’est prononcé pour une annulation de la dette des pays africains. Or c’est Pékin qui contrôle 40% de la dette africaine. Est-ce réalisable ?</strong></p>
<p>C’est une proposition à souhait, surtout  lorsque le continent va se retrouver dans une situation très difficile après cette crise sanitaire. Comme a été susvisé, l’Afrique post-pandémie Covid19 va plonger dans une incertitude économique et plusieurs pays vont être obligés de prendre des mesures drastiques pour pouvoir garder le contrôle sur la situation. Ce qui complique la situation dans certaines régions du continent, c’est la présence aussi des facteurs aggravants qui vont s’intensifier. L’instabilité sécuritaire dans le Sahel, ou bien la Corne d’Afrique ne facilite guère la conception des réponses opérationnelles.  C’est pourquoi, c’est important que la communauté internationale envisage des solutions palpables pour venir en aide à l’Afrique. Après cette annonce du président français, le groupe des G20, dont la Chine fait partie, n’a pas opté pour une annulation de la dette, mais pour un moratoire qui permettrait de ne plus rembourser les intérêts de la dette pendant une durée de six mois qui reste reconductible. Les obligations d’à peu près 45 pays africains envers ses créanciers s’élèvent à plus de 365 milliards de dollars, c’est à peu près 3,7%  de 5600 milliards de dollars, le montant engagé par les pays du G20 afin de faire face aux conséquences de la pandémie.</p>
<p>Néanmoins, cette proposition du président français cache une rivalité stratégique avec la Chine. Tout le monde sait que la Chine un grand concurrent de la France dans le continent, comme vous l’avez dite, détient 40% de la dette africaine  soit 147 milliards de dollars dont 8 milliards qui sont redevable cette année 2020.  Vu les enjeux de la dette dans les équilibres géopolitiques qui sont établies par la Chine en Afrique,  Pékin cherchera de garder ses relations intactes avec ses alliés stratégiques dans le continent. De fait, elle va éviter de révéler sa dette au niveau multilatéral,  et vraisemblablement Pékin favorisera l’approche bilatérale afin de préserver les contours de ses relations avec chaque pays. En effet,  la Chine ne va pas essayer de faire une annulation de la dette, mais un allègement des paiements. L’exemple de la réorganisation sa dette, après plusieurs  sollicitations de la Banque Mondiale et le FMI,  de la république du Congo en 2019, qui s’élevait à 1,6 milliards de dollars,   élucide le protocole de gestion de la cessation de paiements de la dette.</p>
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		<title>Covid-19: Macky Sall remercie le roi Mohammed VI pour sa proposition d&#8217;une initiative commune pour l&#8217;Afrique</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Apr 2020 21:05:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
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		<category><![CDATA[roi Mohammed VI]]></category>
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					<description><![CDATA[Le président sénégalais, Macky Sall, a remercié roi Mohammed VI pour sa proposition d’une initiative de chefs d’Etat africains visant à établir un cadre opérationnel afin d’accompagner les pays africains dans leurs différentes phases de gestion de la pandémie du Covid-19.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>« J&rsquo;ai remercié Sa Majesté pour cette heureuse initiative, et exprimé ma volonté d’oeuvrer au succès de la démarche qui fera prochainement l’objet d’une visioconférence entre les Chefs d’Etat et de Gouvernement des pays concerné », a souligné, lundi dans la soirée, le président Macky Sall dans un tweet.</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr">J&rsquo;ai remercié Sa Majesté pour cette heureuse initiative, et exprimé ma volonté d’oeuvrer au succès de la démarche qui fera prochainement l’objet d’une visioconférence entre les Chefs d’Etat et de Gouvernement des pays concernés.</p>
<p>— Macky Sall (@Macky_Sall) <a href="https://twitter.com/Macky_Sall/status/1249792008165691393?ref_src=twsrc%5Etfw">April 13, 2020</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>Le roi Mohammed VI a eu, ce lundi 13 avril, des entretiens téléphoniques, respectivement, avec Alassane Dramane Ouattara, président de la République de Côte d’Ivoire et Macky Sall, président de la République du Sénégal, annonce un communiqué du cabinet royal.</p>
<p>Ces entretiens ont porté sur l’évolution alarmante de la pandémie du Covid-19 dans le continent africain.</p>
<p>Au cours de ces entretiens, le Souverain a proposé le lancement d’une initiative de Chefs d’Etat africains visant à établir un cadre opérationnel afin d’accompagner les pays africains dans leurs différentes phases de gestion de la pandémie.</p>
<p>Il s’agit d’une initiative pragmatique et orientée vers l’action, permettant un partage d’expériences et de bonnes pratiques, pour faire face à l’impact sanitaire, économique et social de la pandémie.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Le roi Mohammed VI propose à Ouattara et Sall une initiative africaine anti-Covid-19</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Apr 2020 20:00:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
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		<category><![CDATA[roi Mohammed VI]]></category>
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					<description><![CDATA[Le roi Mohammed VI a eu  des entretiens téléphoniques, respectivement, avec les présidents ivoirien et sénégalais Allassane Dramane Ouattara, et Macky Sall, Ces entretiens ont porté sur l’évolution alarmante de la pandémie du Covid-19 dans le continent africain, indique un communiqué lundi du Cabinet royal. Au cours de ces entretiens, Mohammed VI a proposé le &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le roi Mohammed VI a eu  des entretiens téléphoniques, respectivement, avec les présidents ivoirien et sénégalais Allassane Dramane Ouattara, et Macky Sall,</p>
<p>Ces entretiens ont porté sur l’évolution alarmante de la pandémie du Covid-19 dans le continent africain, indique un communiqué lundi du Cabinet royal.</p>
<p>Au cours de ces entretiens, Mohammed VI a proposé le lancement d’une initiative de chefs d’Etat africains visant à établir un cadre opérationnel afin d’accompagner les pays africains dans leurs différentes phases de gestion de la pandémie du Covid-19.</p>
<p>Il s’agit d’une initiative pragmatique et orientée vers l’action, permettant un partage d’expériences et de bonnes pratiques, pour faire face à l’impact sanitaire, économique et social de la pandémie ».</p>
<p>&nbsp;</p>
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