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	<title>Hirak &#8211; Atlasinfo</title>
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	<title>Hirak &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>Du Hirak à la répression, l’Algérie bascule dans une nouvelle ère (Le Monde)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Feb 2023 13:09:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
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					<description><![CDATA[Près de quatre ans après le Hirak, soulèvement pacifiste de 2019, le climat politique s’est assombri en Algérie alors que le régime intensifie sa traque des derniers noyaux protestataires, écrit, samedi, le quotidien français Le Monde, dans un article intitulé “Du Hirak à la répression, l’Algérie bascule dans une nouvelle ère ». Face à cette répression, &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Près de quatre ans après le Hirak, soulèvement pacifiste de 2019, le climat politique s’est assombri en Algérie alors que le régime intensifie sa traque des derniers noyaux protestataires, écrit, samedi, le quotidien français Le Monde, dans un article intitulé “Du Hirak à la répression, l’Algérie bascule dans une nouvelle ère ».</strong></p>
<p>Face à cette répression, les opposants optent pour l’exode et “fuient à grande échelle une Algérie à l’atmosphère devenue  »irrespirable », note le journal, ajoutant que l’Algérie est un pays “en pleine dérive autoritaire où l’arrestation guette à tout instant ceux qui se sont trop affichés durant le Hirak, en particulier ceux qui ont poursuivi le combat après l’essoufflement de la mobilisation populaire amorcé au printemps 2020, restrictions anti-Covid obligent.</p>
<p>Ils sont des milliers à s’être ainsi exilés en France et ailleurs en Europe, ou encore au Canada, note la publication, qui évoque le cas de l’opposante Amira Bouraoui, qui était devant une équation simple : la prison ou l’exil.</p>
<p>“Certains ont transité par la Tunisie, une étape sensible et périlleuse depuis qu’Alger a renforcé son influence sur le régime de Kaïs Saïed. Mme Bouraoui n’a dû son salut qu’à la détention d’un passeport français”, observe le journal, précisant que d’autres n’ont pas eu cette chance tel “Slimane Bouhafs, sympathisant du Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK) et converti au christianisme, qui a été enlevé en août 2021 au cœur de Tunis par des inconnus qui l’ont rapatrié de force en Algérie”.</p>
<p>Et de poursuivre qu’un “tel exode pourrait arranger le pouvoir algérien en le débarrassant de foyers d’activistes. Or, tout à l’inverse, Alger tente d’endiguer cette vague de départs de peur que ces opposants, une fois à l’étranger, diffusent largement les informations sur la répression interne”, d’où les centaines d’ »interdictions de sortie du territoire national » (ISTN) prononcées par les tribunaux à l’encontre des sympathisants du Hirak.</p>
<p>Comment pourrait-il en être autrement alors que près de trois cents prisonniers d’opinion sont désormais sous les verrous ? s’interroge le média français, pointant du doigt les dissolutions qui ne cessent de frapper des structures emblématiques de la société civile.</p>
<p>Parallèlement, enchaîne-t-on, le champ médiatique n’a cessé de s’appauvrir, la mise sous scellés fin décembre 2022 d’Interface Médias (regroupant Radio M et le magazine Maghreb Emergent) et l’arrestation de son journaliste fondateur Ihsane El-Kadi a fait figure de “point d’orgue d’une reprise en main allant crescendo depuis trois ans”.</p>
<p>La presse algérienne n’est plus que l’ombre d’elle-même, souligne le quotidien français.</p>
<p>“Il faut se résoudre à l’évidence : l’Algérie a basculé dans une nouvelle ère. Cette +Algérie nouvelle+ dont le président Abdelmadjid Tebboune – élu en décembre 2019 – a fait son slogan consacre en fait un grand saut en arrière politique”, poursuit-on.</p>
<p>Avec le Hirak, qui a marqué un “séisme” et “un ébranlement” de la société algérienne sans précédent, tous les espoirs semblaient permis. D’où la “douleur du désenchantement” quand le régime, miraculeusement aidé par le Covid-19 au printemps 2020, a progressivement repris l’avantage, resserrant écrou par écrou l’étau sécuritaire autour d’un mouvement devenu impuissant, relève-t-on.</p>
<p>Dans son rétablissement, ajoute Le Monde, le régime a bénéficié d’une double aubaine : la crise du Covid-19, qui a justifié fort opportunément l’interdiction des rassemblements protestataires au nom de la sécurité sanitaire, et la guerre en Ukraine, providentielle pour l’Algérie gazière et pétrolière, qui allait doper les prix des hydrocarbures, offrant au pouvoir algérien une bouffée d’oxygène permettant d’acheter la paix sociale, “tout en imposant l’Algérie comme une alternative au gaz russe, à ce titre courtisée par des Occidentaux subitement moins concernés par les droits de l’homme”.</p>
<p>Et d’expliquer que cette double conjoncture internationale n’aurait pas suffi à elle seule à sauver le régime. Elle n’a fait que consolider une reprise en main intérieure déjà engagée et dont les acquis étaient déjà tangibles. Entamée dans la foulée de l’éviction de Bouteflika, moment-clé où l’armée s’est inquiétée de la mue de la mobilisation anti-Bouteflika en un mouvement antisystème, cette restauration s’est approfondie au lendemain de l’élection de M. Tebboune, fin 2019. Elle a obéi à un modus operandi très précis, digne d’un manuel de recettes à l’usage des pouvoirs autoritaires en danger.</p>
<p>Réminiscence de la décennie noire, l’accusation infamante de +terrorisme+ effraie, y compris les familles de détenus qui refusent parfois de communiquer sur le sort de leur parent poursuivi, observe-t-on, faisant valoir que la “machine est implacable”.</p>
<p>Dans l’Algérie en pleine escalade sécuritaire, l’humour grinçant face aux méandres d’une répression devenue kafkaïenne n’est plus qu’une consolation, conclut le journal.</p>
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		<title>La stabilité de l’Algérie dépendra de la capacité du pouvoir politico-militaire de répondre aux aspirations légitimes du peuple algérien, selon des députés français</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Feb 2022 19:14:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[« La stabilité de l’Algérie dépendra de la capacité du pouvoir politico-militaire de répondre aux aspirations légitimes de la population algérienne« , constatent des députés français dans un rapport de la commission de la Défense de l&#8217;Assemblée nationale, daté du 17 février 2022. « Dans le cas contraire, notent les rapporteurs, l’hypothèse d’une déstabilisation importante du pays est &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>« <strong>La stabilité de l’Algérie dépendra de la capacité du pouvoir politico-militaire de répondre aux aspirations légitimes de la population algérienne</strong>« , constatent des députés français dans un rapport de la commission de la Défense de l&rsquo;Assemblée nationale, daté du 17 février 2022.</p>
<p>« Dans le cas contraire, notent les rapporteurs, l’hypothèse d’une déstabilisation importante du pays est à craindre et ne peut être écartée à moyen terme. Comme l’a résumé un officier de la DGRIS, +<em>le système FLN contrôle les principaux leviers du pouvoir et ne peut disparaître brutalement sans faire basculer le pays dans le chaos+. »</em></p>
<p>Rappelant la mobilisation populaire d’une ampleur inédite, dite du Hirak, contre le « système » mis en place depuis l’indépendance du pays, le rapport précise que cette mobilisation a touché l’ensemble du territoire algérien,</p>
<p>Le rapport souligne également que le président Abdelmadjid Tebboune, a provoqué en juin 2021 de nouvelles élections législatives, qui ont été marquées par « une abstention massive et historique, signe d’une défiance politique majeure ».</p>
<p>« <strong>Cette instabilité politique s’est couplée à une situation économique dégradée</strong>, en raison de la pandémie mais également de la baisse des cours du pétrole depuis 2014. Cette dernière a notamment entraîné l’épuisement en février 2017 du fonds de régulation des recettes chargé de la gestion des excédents budgétaires liés aux exportations d’hydrocarbure », notent les rapporteurs de la commission de défense.</p>
<p>« <strong>Une telle situation est de nature à réduire les marges de manœuvre du régime pour soutenir financièrement la population en cas de nouvelles crises sociales</strong>« , constate Elie Tenenbaum, chercheurs à l’Institut français des relations internationales (IFRI), cité par le rapport.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Maroc-Algérie</h2>
<p>Le rapport aborde par ailleurs la question du Sahara qui « reste au cœur des tensions entre l’Algérie et le Maroc et a directement contribué à la dégradation des relations entre les deux pays ces deux dernières années ».</p>
<p>À cet égard, la reconnaissance par les États-Unis, le 10 décembre 2020, de « <em>la souveraineté du Maroc sur l’intégralité du territoire du Sahara occidental », </em>dans le contexte des accords d’Abraham, a contribué à durcir les positions d&rsquo;Alger qui a rompu unilatéralement ses relations avec le Royaume.</p>
<p>Selon le rapport des députés, « cette rupture des relations diplomatiques a été suivie non seulement par la fermeture de l’espace aérien algérien aux avions civils et militaires marocains, mais également par la non-reconduction par la société publique algérienne Sonatrach du contrat d’approvisionnement en gaz conclu avec le Maroc dans le cadre du Gazoduc Maghreb-Europe ».</p>
<p>En dépit de cette crise diplomatique, les rapporteurs partagent cependant l’avis de plusieurs personnes auditionnées, selon lequel <strong>le risque d’une transformation des hostilités au Sahara  en un conflit conventionnel entre acteurs étatiques apparaît limité à ce stade</strong>.</p>
<div class="article__content">
<p>« Le risque d’une transformation des hostilités au Sahara occidental en un conflit conventionnel entre acteurs étatiques apparaît limité à ce stade. En novembre 2021, le bombardement – attribué par l’Algérie au Maroc – de camions transitant à l’Est du Sahara occidental et ayant causé la mort de trois Algériens n’a ainsi, fort heureusement, pas été suivi d’une escalade militaire entre les deux pays », estiment les auteurs du rapport consacré aux enjeux <em>de </em>défense <em>en </em>Méditerranée<strong>.</strong></p>
</div>
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		<title>La diaspora algérienne en Europe dénonce à Bruxelles la répression des militants du Hirak</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Feb 2022 10:13:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
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					<description><![CDATA[Plusieurs dizaines de membres de la diaspora algérienne de toute l&#8217;Europe ont manifesté, jeudi soir, au cœur du quartier européen à Bruxelles, contre la répression violente des militants du mouvement pacifiste du Hirak en Algérie et exigé la libération des centaines de détenus politiques et d’opinion. Rassemblés en face du siège du Conseil de l’Union &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Plusieurs dizaines de membres de la diaspora algérienne de toute l&rsquo;Europe ont manifesté, jeudi soir, au cœur du quartier européen à Bruxelles, contre la répression violente des militants du mouvement pacifiste du Hirak en Algérie et exigé la libération des centaines de détenus politiques et d’opinion</strong>.</p>
<p>Rassemblés en face du siège du Conseil de l’Union européenne où se tenait l&rsquo;ouverture du sommet Union européenne-Union africaine, les manifestants ont appelé les institutions européennes à faire pression sur le gouvernement algérien pour desserrer sa main mise répressive sur les militants du Hirak, qui célèbre ce mois son 3ème anniversaire et qui va se poursuivre tant qu’aucune de ses revendications n’a trouvé écho auprès des autorités algériennes.</p>
<p>Dénonçant la complicité de certains États européens avec le régime algérien dans sa dérive autoritaire, les membres de la diaspora algérienne ont lancé un cri de détresse pour la libération des prisonniers d&rsquo;opinion qui sont en détention provisoire depuis plusieurs mois dans les prisons algériennes et dont la vie de dizaines d&rsquo;entre eux, qui observent des grèves de la faim, est menacée.</p>
<p>&lsquo;’Il est temps que la communauté internationale, et l’Union européenne en particulier, se mobilise pour arrêter la répression systématique des voix critiques du régime algérien’’, ont-ils scandé.</p>
<p>Exigeant un changement radical et pacifique, les manifestants qui brandissaient des banderoles dénonçant la dictature militaire en Algérie et qui sont venus de plusieurs villes européennes, ont réitéré leur attachement au Hirak et à ses revendications démocratiques légitimes.</p>
<p>Dans des discours prononcés à cette occasion, ils ont fait état des différents rapports d’organisations internationales des droits de l’homme qui pointent les mesures attentatoires à l’État de droit en Algérie et aux principes reconnus internationalement sur lesquels se fonde la démocratie et la liberté d’expression.</p>
<p>‘’Les menaces, les intimidations, les arrestations abusives, les violences, les humiliations et les condamnations à de lourdes peines de prison après des procès où les droits les plus élémentaires ne sont guère garantis ne font que renforcer la détermination des militants du Mouvement pacifiste du Hirak dans la poursuite de leur lutte pour la démocratie’’, ont-ils affirmé.</p>
<p>Dénonçant l’instrumentalisation de la machine judiciaire de leur pays, qui cible tout dissident, sous plusieurs formes, ils ont réitéré leur attachement au respect et à la promotion des droits de la personne humaine tels qu’énoncés par la Déclaration universelle et les pactes internationaux sur les droits de l’homme, ainsi qu’à la primauté de la loi et aux libertés fondamentales.</p>
<p>Ils ont insisté que les promesses de nature socio-économiques annoncées par les autorités algériennes la veille de chaque anniversaire du Hirak sont tout simplement ‘’populistes, contreproductives et ne font qu’accentuer les revendications et les aspirations du peuple algérien à la démocratie et la liberté’’.</p>
<p>Outre Bruxelles, les collectifs de la diaspora algérienne en Europe organisent des rassemblements et actions de protestation dans plusieurs villes européennes, notamment en France, en Italie et en Espagne.</p>
<p>Le 20 février, une grande marche est ainsi prévue dans les rues de Paris pour célébrer l’anniversaire du Hirak. Une autre marche aura lieu à Barcelone en Espagne le 26 février pour dénoncer la complicité des États Européens avec le régime algérien qui viole et bafoue à tour de bras les droits humains les plus élémentaires.</p>
<p>Ces actions visent à faire entendre la voix des détenus politiques, des journalistes et des militants des droits de l&rsquo;homme qui croupissent dans les prisons algériennes.</p>
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		<title>Un « Etat du tout répressif » s&#8217;est installé avec l’avènement de la « nouvelle Algérie » (Rapport)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Dec 2021 10:35:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Détenus d'Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Hirak]]></category>
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					<description><![CDATA[Un « Etat du tout répressif » s’est installé depuis deux ans avec l’avènement de la « nouvelle Algérie », marquée par le renforcement massif des moyens sécuritaires, a dénoncé le Comité de Libération des Détenus d&#8217;Opinion. « La plupart des droits humains sont bafoués, les droits individuels comme les droits collectifs », lit-on dans un rapport accablant du comité sur &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Un « Etat du tout répressif » s’est installé depuis deux ans avec l’avènement de la « nouvelle Algérie », marquée par le renforcement massif des moyens sécuritaires, a dénoncé le Comité de Libération des Détenus d&rsquo;Opinion</strong>.</p>
<p>« La plupart des droits humains sont bafoués, les droits individuels comme les droits collectifs », lit-on dans un rapport accablant du comité sur la situation des droits de l’Homme en Algérie.</p>
<p>Le document publié à l’occasion de la journée internationale des droits de l’Homme par le comité, une organisation de la société civile, a relevé que « le grave niveau de dégradation de l’état des droits humains en Algérie est incontestable depuis deux ans ».</p>
<p>« Pour le pouvoir militaire à façade civile, la forte répression est devenue le seul moyen de gestion d’une société qui le rejette massivement, tous les scrutins électoraux faisant foi », regrettent les auteurs du rapport.</p>
<p>Ils soulignent que la crise sociale majeure qui s’annonce, ajoutée à la crise de légitimité, au climat de terreur et aux tensions internationales, ne peut que rendre « très inquiétant l’avenir immédiat de l’Algérie ».</p>
<p>Dans ce sens, le comité relève que près de 300 détenus d’opinion croupissent dans les prisons du régime, estimant que les atteintes aux droits humains sont une constante de l’Algérie indépendante.</p>
<p>Il fait observer que « le pouvoir algérien issu du coup de force de 1962 s’est toujours servi de la répression sous toutes ses formes pour asseoir sa pérennité avec une modulation d’intensité selon les périodes de risque politique ».</p>
<p>« Les incarcérations arbitraires, la torture voire les assassinats ont été souvent utilisés pour réduire toute voix dissidente à ce régime autoritaire », a-t-il dénoncé.</p>
<p>Il rappelle que certaines grandes manifestations de protestation publique ont été réprimées dans le sang à l’aide d’armes de guerre citant à titre d&rsquo;exemple celles d’octobre 1988 et du Printemps noir en 2001 qui ont été à l’origine de centaines de morts et de milliers de blessés.</p>
<p>En février 2019, le peuple algérien s’est engagé dans une marche révolutionnaire pour recouvrer sa souveraineté, a ajouté le rapport, notant que ce mouvement populaire (Hirak) se trouve actuellement confronté à une politique répressive généralisée visant à créer un climat de terreur pour mettre fin à toute contestation.</p>
<p>Il a précisé que des centaines de citoyens sont détenus sur l’ensemble du territoire national et des milliers d’autres sont sous contrôle judiciaire.</p>
<p>Il a relevé que la simple expression citoyenne d’une idée ou d’une opinion par un écrit, un dessin, une caricature, une vidéo, à partir de n’importe quel support (particulièrement les réseaux sociaux), et qui ne s’inscrit pas dans l’apologie de la politique menée par le régime peut être motif à une interpellation et à un emprisonnement.</p>
<p>« Le droit de manifester est réprimé et il est actuellement quasiment interdit de fait au vu des conditions d’autorisation et des grands moyens de répression régulièrement déployés », a-t-il fait remarquer.</p>
<p>Dans le même ordre d&rsquo;idées, le rapport fait état des « cas fréquents de brutalité, de torture et d’abus sexuels avec viol qui ont été dénoncés et ont été à l’origine d&rsquo;une onde de choc dans l’opinion nationale et internationale ».</p>
<p>Les détenus d’opinion et politiques n’ont pas droit à une justice équitable, a-t-il déploré, faisant savoir que la justice algérienne est instrumentalisée dans des procès arbitraires où la défense subit des contraintes.</p>
<p>Les chefs d’inculpation contre ces détenus politiques sont « disproportionnés, fantaisistes », considère-t-il, expliquant que le plus souvent, il s’agit d’atteinte à l’ordre public, atteinte à l’unité de l’Etat, attroupement non armé, outrage à agents publics, à quoi s’est rajoutée en juin dernier la modification du Code pénal portant sur l’article 87 bis qualifiant d’activité terroriste toute acte politique qui ne s’inscrit pas dans la ligne du régime, ce qui fait encourir de lourdes sanctions.</p>
<p>Concernant les Droits culturels et identitaires, le rapport a dénoncé des « discours racistes anti-kabyles de la part entre autres de députés et sénateurs en exercice et qui ont été tolérés et ont prospéré dans l’impunité malgré des procédures judiciaires engagées ».</p>
<p>Il fait savoir qu&rsquo;un rassemblement à velléité d’épuration ethnique appelée « opération zéro kabyle » a été ouvertement permis, et n’a donné lieu à aucune enquête ni poursuite de ses organisateurs, faisant remarquer que des tentations de revenir sur les quelques acquis en matière d’enseignement et d’usage de la langue amazighe ont été également constatées.</p>
<p>« La région de Kabylie est particulièrement ciblée en raison de son rôle majeur dans le Hirak », regrette le rapport, ajoutant qu&rsquo;une « politique de répression très agressive est menée à son encontre, le climat de tension et de terreur permanente est fortement entretenu avec plusieurs vagues d’arrestations de citoyens pacifiques dans des conditions visant à terroriser les populations ».</p>
<p>S&rsquo;agissant du Droit à l’information, le rapport indique que les journalistes ont de grandes difficultés à exercer normalement leur profession et plusieurs d’entre eux ont été réprimés et sanctionnés avec de lourdes peines pour avoir accompli leur vocation à informer.</p>
<p>« La presse indépendante est muselée. Les médias électroniques sont bloqués de diffusion en Algérie : TSA, Radio M, le Matin d’Algérie, Interlignes, l’Avant-garde d’Algérie.. », s&rsquo;indignent les auteurs du rapport, qui indiquent que les directeurs de publication sont souvent convoqués par les services de sécurité et subissent des tracasseries de tout ordre.</p>
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		<title>En Algérie, « on réprime démocratiquement » (média algérien)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 Oct 2021 19:06:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[En direct]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Hirak]]></category>
		<category><![CDATA[répression]]></category>
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					<description><![CDATA[En Algérie, la répression est « démocratique » et la servitude est volontairement consentie par les anciens soutiens de l&#8217;ancien président Abdelaziz Bouteflika, rejoints par une engeance d&#8217;arrivistes pénétrés par un nationalisme très intéressé, dénonce le journal « Le Matin d&#8217;Algérie ». « Entreprise diabolique de décervelage de l&#8217;opinion par l&#8217;entremise d&#8217;une presse qui se complait dans la servitude et &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>En Algérie, la répression est « démocratique » et la servitude est volontairement consentie par les anciens soutiens de l&rsquo;ancien président Abdelaziz Bouteflika, rejoints par une engeance d&rsquo;arrivistes pénétrés par un nationalisme très intéressé, dénonce le journal « Le Matin d&rsquo;Algérie ».</p>
<p>« Entreprise diabolique de décervelage de l&rsquo;opinion par l&rsquo;entremise d&rsquo;une presse qui se complait dans la servitude et répression outrancière des voix dissidentes, le régime en place ne recule devant aucune manœuvre pour domestiquer le peuple du Hirak », relève le média.</p>
<p>Il explique que « sous le règne vertical d&rsquo;un Tebboune plus que jamais autoritaire, le printemps de 2019 a donné naissance à un hiver des libertés », enchaîne le journal dans une contribution intitulée « Silence, on réprime démocratiquement!!!! ».</p>
<p>Il explique qu’à défaut d&rsquo;appliquer les termes de la Constitution qu&rsquo;il a fait voter, il s&#8217;emploie à détricoter les derniers acquis arrachés par le sang des victimes d&rsquo;Octobre 1988, notant que les libertés chèrement payées sont remises en cause.</p>
<p>Le pays vit non pas au rythme d&rsquo;une insolente croissance économique, mais à celui des arrestations de citoyens épris de changements profonds, des condamnations arbitraires et des admonestations quotidiennes, regrette-t-il.</p>
<p>Selon la même source, rien de bien nouveau dans la « nouvelle Algérie ». Elle rappelle que cette semaine a été encore marquée par de nombreuses arrestations « préventives » qui ont fini par des placements sous mandat de dépôt pour certains ou sous contrôle judiciaire pour les autres.</p>
<p>« Bien entendu, les formes ont été respectées et les méthodes employées très démocratiques !!! », ironise le média.</p>
<p>Tout en citant des cas d’arrestations arbitraires en Algérie, le journal relève que les 220 détenus d&rsquo;opinion, qui croupissent dans les geôles algériennes, ne semblent pas susciter quelque honte à ce régime qui se réclame cyniquement de la démocratie.</p>
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		<title>Les vérités du président Macron rendent furax le régime politico-militaire d&#8217;Alger</title>
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		<pubDate>Sun, 03 Oct 2021 15:32:05 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
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					<description><![CDATA[Après le communiqué de la présidence algérienne dans lequel l&#8217;Algérie exprime son rejet « catégorique de l&#8217;ingérence inadmissible dans ses affaires intérieures » à la suite de quelques vérités assénées par le président Emmanuel Macron sur le régime politico-militaire d&#8217;Alger, c&#8217;est au tour de la presse algérienne de surenchérir. « L&#8217;inacceptable », titre le journal L&#8217;expression, proche de la &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Après le communiqué de la présidence algérienne dans lequel l&rsquo;Algérie exprime son rejet « catégorique de l&rsquo;ingérence inadmissible dans ses affaires intérieures » à la suite de quelques vérités assénées par le président Emmanuel Macron sur le régime politico-militaire d&rsquo;Alger, c&rsquo;est au tour de la presse algérienne de surenchérir.</p>
<p>« L&rsquo;inacceptable », titre le journal L&rsquo;expression, proche de la Mouradia, &lsquo;Inadmissible ingérence », écrit El Moujahid. Pour El Watan, « la crise entre l’Algérie et la France a visiblement atteint le point de non-retour » après « le dérapage d&rsquo;Emmanuel Macron ». Quant à Liberté, le quotidien souligne qu&rsquo;entre la France et l&rsquo;Algérie, « la crise est ouverte ! », alors que Le Soir accuse Macron d&rsquo;attiser les tensions et El Bilad de profaner l&rsquo;histoire.</p>
<p>Qu&rsquo;a été le crime de Macron ? Dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas du régime politico-militaire d&rsquo;Alger !</p>
<p>S’exprimant le 30 septembre devant une assistance composée de jeunes petits-enfants de Guerre d&rsquo;Algérie, harkis, pieds-noirs, juifs et binationaux, en présence d&rsquo;un journaliste du quotidien Le Monde qui a publié samedi 2 octobre un article détaillé sur cette rencontre, Emmanuel Macron a qualifié le régime algérien de “système politique fatigué” qui “est fragilisé par le Hirak”, affirmant que “le système politico-militaire algérien s’est construit sur la rente mémorielle”.</p>
<p>En réponse à une jeune algérienne qui estimait que la société algérienne n&rsquo;a pas de haine envers la France, Emmanuel Macron a alors précisé qu&rsquo;il désignait le système politique algérien qu’il distingue du reste de la société algérienne. “Je ne parle pas de la société algérienne dans ses profondeurs, mais du système politico-militaire qui s’est construit sur (…) (la) rente mémorielle. On voit que le système algérien est fatigué, le Hirak l’a fragilisé”, a-t-il dit.</p>
<p>Dans la foulée de ses propos sur le système politique algérien, Emmanuel Macron assure qu’à travers les restrictions sur les attributions de visas, ce sont les “dirigeants” qui sont ciblés. “On va s’attacher à ce que les étudiants et le monde économique puissent le garder. On va plutôt ennuyer les gens qui sont dans le milieu dirigeant, qui avaient l’habitude de demander des visas facilement”, a-t-il lâché. Un moyen de pression pour dire à ces “dirigeants” que “si vous ne coopérez pas pour éloigner des gens qui sont en situation irrégulière et dangereux, on ne va pas vous faciliter la vie”, a-t-il poursuivi.</p>
<p>Sur les questions mémorielles, Emmanuel Macron a pointé du doigt une “histoire officielle” selon lui “totalement réécrit[e] qui ne s’appuie pas sur des vérités”, mais sur “un discours qui, il faut bien le dire, repose sur une haine de la France”, rapporte le journaliste du Monde.</p>
<p>« La nation algérienne post-1962 s’est construite sur une rente mémorielle et qui dit : tout le problème, c’est la France », affirme encore Emmanuel Macron, indiquant que cette « réécriture » de l’histoire l’inquiète particulièrement et lui fait craindre « un renfermement »  de cette mémoire et « un éloignement » avec le peuple algérien.</p>
<p>Allant plus loin dans son analyse, le président français s&rsquo;est aussi interrogé sur la  nation algérienne. “La construction de l’Algérie comme nation est un phénomène à regarder. Est-ce qu’il y avait une nation algérienne avant la colonisation française ? Ça, c’est la question”, estime le chef de l’Etat, avant de poursuivre qu' »Il y avait de précédentes colonisations ».</p>
<p>« Moi, lance Macron, je suis fasciné de voir la capacité qu’a la Turquie à faire totalement oublier le rôle qu’elle a joué en Algérie et la domination qu’elle a exercée. Et d’expliquer qu’on est les seuls colonisateurs, c’est génial. Les Algériens y croient ».</p>
<p>Le régime politico-militaire et son pendant médiatique hurlent à l&rsquo;ingérence. Alger a ainsi rappelé son ambassadeur à Paris, Antar Daoud, interdit le survol de l&rsquo;espace aérien algérien aux avions militaires opérant au Sahel dans la cadre des opérations antidjihadistes de Barkhane.</p>
<p>« Cette sortie de route du président Macron, à propos de l’Algérie et de ses institutions est un égarement impardonnable qui ne restera pas sans conséquence »<em>,</em> avertit une source algérienne citée par TSA, qui dénonce un contexte électoral propice aux dérapages.</p>
<p>Malgré le tollé provoqué par les propos de Macron et les menaces distillées via sa presse, Alger s&rsquo;est toutefois abstenu d&rsquo;annoncer une rupture de ses relations avec Paris ou de fermer son espace aérien à l&rsquo;aviation civile française.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>L’Algérie rappelle son ambassadeur à Paris après les critiques de Macron sur le régime politico-militaire algérien</title>
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		<pubDate>Sat, 02 Oct 2021 16:14:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[En critiquant un régime politico-militaire algérien autoritaire qui nourrit la haine contre la France, le président Emmanuel Macron a fait réagir les autorités algérienne qui ont décidé ce samedi 2 octobre de rappeler leur ambassadeur à Paris pour consultations. « A la suite des propos non démentis que plusieurs sources françaises ont attribués nommément au président &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>En critiquant un régime politico-militaire algérien autoritaire qui nourrit la haine contre la France, le président Emmanuel Macron a fait réagir les autorités algérienne qui ont décidé ce samedi 2 octobre de rappeler leur ambassadeur à Paris pour consultations.</b></p>
<p><em>« A la suite des propos non démentis que plusieurs sources françaises ont attribués nommément au président de la République française, l’Algérie exprime son rejet catégorique de l’ingérence inadmissible dans ses affaires intérieures que constituent lesdits propos »</em>, a réagi la présidence algérienne, évoquant une « s<em>ituation particulièrement inadmissible engendrée par ces propos irresponsables »</em>.</p>
<p>Le quotidien Le Monde daté de dimanche a révélé les propos tenus par Emmanuel Macron le 30 septembre dernier lors d’une réception organisée à l’Elysée au profit de 18 jeunes Français d’origine algérienne, binationaux et Algériens, pour échanger « librement » sur l’héritage de la Guerre d’Algérie.</p>
<p>A un moment de cette rencontre, une jeune franco-algérienne, qui a grandi à Alger, interpelle le président Macron en lui faisant remarquer que  la jeunesse algérienne n’a pas de « haine » envers la France. Et à Emmanuel Macron de lui répondre: « Je ne parle pas de la société algérienne dans ses profondeurs mais du système politico-militaire qui s’est construit sur cette rente mémorielle ».</p>
<p>Selon Macron, l’histoire de l’Algérie est « totalement réécrit » et « ne s’appuie pas sur des vérités » mais sur « un discours qui, il faut bien le dire, repose sur une haine de la France ».</p>
<p>« On voit que le système algérien est fatigué, le Hirak l’a fragilisé. J’ai un bon dialogue avec le président Tebboune, mais je vois qu’il est pris dans un système qui est très dur », a-t-il souligné.</p>
<p>« La nation algérienne post-1962 s’est construite sur une rente mémorielle et qui dit : tout le problème, c’est la France », a encore affirmé Emmanuel Macron, indiquant que cette « réécriture » de l’histoire l’inquiète particulièrement et lui fait craindre « un renfermement »  de cette mémoire et « un éloignement » avec le peuple algérien.</p>
<p>Pour au président Macron d&rsquo;interroger: « la construction de l’Algérie comme nation est un phénomène à regarder. Est-ce qu’il y avait une nation algérienne avant la colonisation française ? Ça, c’est la question. Il y avait de précédentes colonisations. Moi, je suis fasciné de voir la capacité qu’a la Turquie à faire totalement oublier le rôle qu’elle a joué en Algérie et la domination qu’elle a exercée. Et d’expliquer qu’on est les seuls colonisateurs, c’est génial. Les Algériens y croient ».</p>
<p>Le président dit souhaiter une production éditoriale portée par la France, plus offensive, en arabe et en berbère, pour contrer au Maghreb « une désinformation » et « une propagande » qui sont « plutôt portée[s] par les Turcs » et qui « réécri[vent] complètement l’histoire ».</p>
<p>Mercredi, l&rsquo;ambassadeur de France à Alger François Gouyette avait été convoqué au ministère des Affaires étrangères algérien pour se voir notifier « une protestation formelle du gouvernement » après la décision de Paris de réduire de moitié les visas accordés aux Algériens souhaitant se rendre en France.</p>
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		<title>Législatives en Algérie : le pouvoir en quête d’une légitimité ébranlée</title>
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		<pubDate>Sat, 12 Jun 2021 14:35:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[En Algérie, les rendez-vous référendaires et électoraux se suivent et se ressemblent avec un rejet massif de la feuille de route proposé par un régime autoritaire aux abois, en quête d’une virginité perdue et d’une légitimité ébranlée. Les 24 millions de votants potentiels qui devraient se diriger ce samedi pour choisir 407 députés pour un &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En Algérie, les rendez-vous référendaires et électoraux se suivent et se ressemblent avec un rejet massif de la feuille de route proposé par un régime autoritaire aux abois, en quête d’une virginité perdue et d’une légitimité ébranlée</strong>.</p>
<p>Les 24 millions de votants potentiels qui devraient se diriger ce samedi pour choisir 407 députés pour un mandat de 5 ans à l’Assemblée populaire nationale seront-ils réellement au rendez-vous ?</p>
<p>Très peu probable, selon les analystes, au regard du doute, des suspicions, des craintes aussi et surtout, de l’appel de la plupart des forces de l’opposition au boycott de ce rendez-vous électoral qui a suscité peu d’intérêt chez les Algériens, gagnés par la désillusion et frustrés par un changement qui ne se profile pas encore dans les horizons.</p>
<p>Il n’est un secret pour personne, ces élections législatives anticipées ordonnées et voulues par le président Tebboune et les généraux ont une seule visée : asseoir la légitimité abîmée par l’émergence du mouvement Hirak depuis février 2019 et tourner une fois pour toute la page de la transition politique, en étouffant le Hirak, accentuant la répression et détourner l’attention des Algériens, désabusés, sur leurs vrais problèmes.</p>
<p>Il ne faut pas oublier que l’Algérie demeure depuis la chute de Bouteflika, un pays encore désorienté, incapable de faire sa mutation et de se dégager de l’emprise du régime déchu.</p>
<p>Dans un pays où le Hirak est étouffé mais pas totalement anéanti, la répression est de plus en plus violente et le malaise est quasi général, la carte jouée par le président algérien risque d’être la mauvaise, pouvant transformer le malaise en colère voire en une implosion du régime.</p>
<p>Pour ce scrutin qualifié par de nombreux de « factice », ce n’est pas tant la représentativité qui semble préoccuper les autorités que l’accomplissement du rendez-vous lui-même. Ce processus viserait à enterrer toute perspective politique en dehors de la feuille de route des militaires.</p>
<p>Ces élections, qui se tiennent dans un climat délétère marqué par la persistance des tensions, les arrestations abusives, un verrouillage médiatique et politique, risquent de connaître le même sort que les rendez-vous précédents.</p>
<p>La première épreuve que les autorités algériennes auront à faire face sera certainement celle du risque d’un fort taux d’abstention, qui demeure la première « force » politique en Algérie.</p>
<p>Lors du dernier scrutin présidentiel en 2019, 60 % des Algériens inscrits sur les listes électorales ne s’étaient pas rendus aux urnes.</p>
<p>Il va sans dire que le spectre d’une abstention massive hante ces législatives, qui se présentent comme un test pour le pouvoir qui leur a choisi pour slogan sur mesure « L’aube du changement ». Un changement qui risque de ne pas se produire et de se transformer en cauchemar.</p>
<h2><strong>Impasse politique</strong></h2>
<p>Ce qui corrobore cette thèse c’est l’ambiance particulièrement terne qui a ponctué la campagne électorale, très peu suivie, ne suscitant pas un véritable débat public et où les candidats ont eu toutes les peines du monde de mobiliser une foule récalcitrante et peu encline à avaler la pilule du fait accompli choisie par le régime algérien pour redorer son blason.</p>
<p>Ce qui frappe dans cette campagne, qui s’est terminée dans une sorte d’indifférence, c’est « le manque d’engouement » constaté par les responsables des formations politiques.</p>
<p>Ni les partis traditionnels proches du président ni ceux qui prônent l’élection comme moyen d’ancrer le Hirak n’ont su faire décoller cette campagne qui s’est principalement déroulée sur les réseaux sociaux véhiculant parfois des discours de haine et de division des Algériens.</p>
<p>Tout indique que l’appel des partis de l’opposition au boycott risque d’être fortement suivi, ce qui est susceptible de décrédibiliser ce rendez-vous et de précipiter le pays dans une impasse politique en mettant à nue un régime qui rechigne à se renouveler et à répondre aux attentes de la population dont la confiance dans le système a été perdue depuis des lustres.</p>
<p>D’ailleurs, le Front des forces socialistes (FFS) a décidé de ne pas présenter de listes estimant que « les conditions pour la tenue des élections législatives ne sont pas réunies ».</p>
<p>Le FFS, le plus vieux parti d’opposition dans le pays, a emboîté le pas au Parti des Travailleurs et du Rassemblement pour la culture et la démocratie, ainsi que d&rsquo;autres formations politiques, qui tous contestent la « feuille de route » du régime qui a organisé ces élections anticipées sans tenir compte des revendications du Hirak. Ce dernier, faut-il rappeler, rejette le scrutin en s’interrogeant sur la légitimité qui auront ces élections si elles sont boycottées.</p>
<p>Pour ce mouvement, « la campagne a été menée par le pouvoir algérien, notamment à travers la télévision d&rsquo;Etat. Elle s&rsquo;est déroulée en vase clos. La majorité des candidats se sont déclarés indépendants, c&rsquo;est à dire sans aucun rayonnement national ».</p>
<p>Au moment où les initiateurs du Hirak et les forces de l’opposition ne cessent de réclamer une rénovation globale de la vie politique algérienne, le pouvoir algérien a préféré la fuite en avant en procédant à des « arrestations arbitraires  » ainsi que l’ »intimidation » des manifestants.</p>
<p>Le ministère algérien de l’Intérieur est allé jusqu&rsquo;à annoncer que les manifestations devraient désormais être déclarées au préalable auprès des autorités &#8211; ce qui revient à les interdire.</p>
<p>Sur le terrain, les manifestations sont étouffées dans plusieurs villes et les interpellations se multiplient à l’effet de créer un semblant d’accalmie le jour des élections, un scrutin qui pourrait se traduire par un nouveau fiasco pour le régime de Tebboune. 1601018025</p>
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		<title>« L’Algérie dans l’impasse autoritaire » (Le Monde)</title>
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		<pubDate>Sun, 06 Jun 2021 16:20:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[autoritaire]]></category>
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		<category><![CDATA[président Tebboune]]></category>
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					<description><![CDATA[Sous le titre « L’Algérie dans l’impasse autoritaire », le journal Le Monde, soulignant qu' »un nœud coulant étouffe peu à peu le désir de démocratie des Algériens, à la veille des élections législatives de samedi 12 juin, censées parachever la normalisation institutionnelle du pays ».  « Une répression massive, disproportionnée, face à un mouvement non violent, a eu raison &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Sous le titre « L’Algérie dans l’impasse autoritaire », le journal Le Monde, soulignant qu' »un nœud coulant étouffe peu à peu le désir de démocratie des Algériens, à la veille des élections législatives de samedi 12 juin, censées parachever la normalisation institutionnelle du pays ». </strong></p>
<p>« Une répression massive, disproportionnée, face à un mouvement non violent, a eu raison du Hirak, ce mouvement de rue populaire qui, après avoir obtenu le départ du président Abdelaziz Bouteflika, en avril 2019, réclamait, comme d’ailleurs depuis l’indépendance en 1962, l’avènement d’un Etat authentiquement civil et non militaire », écrit dans son éditorial Le Monde de dimanche.</p>
<p>« Le président Tebboune n’a rien fait de ses promesses de libéralisation et d’écoute de la jeunesse, offrant une simple façade civile aux militaires », écrit le journal dans son éditorial du week-end sous le titre « L’Algérie dans l’impasse autoritaire ».</p>
<p>“Il semble déjà loin le temps où Abdelmadjid Tebboune, président élu, lors d’une élection truquée, en décembre 2019, saluait la maturité d’un hirak béni pour avoir stoppé la perspective d’un cinquième mandat de M. Bouteflika. Aujourd’hui, le nouveau chef d’Etat confirme qu’il est, comme tous ses prédécesseurs, l’homme lige des militaires, qui exercent la réalité du pouvoir, en cherchant à étouffer par tous les moyens les revendications de transparence, d’ouverture et de libertés”, souligne l’éditorialiste.</p>
<p>Dans un climat “lourd de peur”, le régime a réussi à mettre fin par la force, sauf en Kabylie, aux manifestations hebdomadaires qui défiaient son pouvoir, alors qu’Alger est sévèrement bouclée chaque vendredi, et pas moins de 2 000 personnes ont été arrêtées en deux semaines lors des deux dernières manifestations qui ont pu avoir lieu, au début de mai.</p>
<p>“L’escalade répressive est marquée par des incriminations et des peines de prison de plus en plus lourdes”, note Le Monde, relevant qu’activistes en vue et militants de l’opposition, ils sont 214 – nombre le plus élevé depuis deux ans – à être incarcérés pour avoir exprimé une opinion ou avoir participé à une manifestation.</p>
<p>Et d’ajouter que la répression vise désormais les partis politiques établis, remettant en cause la conquête du pluripartisme datant de 1988.</p>
<p>Selon l’éditorialiste, ne disposant plus d’aucun parti à sa solde, le pouvoir pourrait s’appuyer, après les législatives, sur d’anciens caciques du système Bouteflika, désormais présentés en députés « indépendants », ainsi que sur des islamistes proches des Frères musulmans.</p>
<p>Mais, note le journal, cette alliance entre les militaires et les forces les plus conservatrices de la société algérienne « risque de confirmer l’impasse dans laquelle se trouve l’Algérie ».</p>
<p>“La glaciation politique – exécutif contrôlé par l’armée, Parlement sans véritable pouvoir – va de pair avec un inquiétant sur-place économique”, poursuit-il, faisant observer que la baisse du cours des hydrocarbures, qui fournissent 60 % des recettes de l’Etat, “affaiblit la capacité de ce dernier à acheter la paix sociale et à investir”. Relativement épargnée par le Covid-19, mais avec un chômage à plus de 14 %, une démographie dynamique et une économie non préparée à la transition énergétique, “l’Algérie ressemble à un pays verrouillé”, estime l’éditorialiste.</p>
<p>“A l’approche du soixantième anniversaire de son indépendance, le 5 juillet 2022, l’Algérie vit la énième mutation d’un système d’apparence immuable, où les militaires et une classe de privilégiés confisquent l’avenir d’un pays qui ne manque pourtant ni de richesses naturelles ni de potentialités humaines”, ajoute le Monde.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Alger quadrillé pour le 119ème vendredi du Hirak, grandes manifestations en Kabylie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 May 2021 22:30:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[En direct]]></category>
		<category><![CDATA[Alger]]></category>
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		<category><![CDATA[Hirak]]></category>
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		<category><![CDATA[répression]]></category>
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					<description><![CDATA[Pour ce 119ème vendredi du Hirak, Alger était quadrillée par les services de police mobilisés en milliers pour empêcher les manifestations se tenir.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Malgré l&rsquo;interdiction et le blocus imposé dans les lieux habituels de la capitale, des manifestants ont pu marcher dans d’autres quartiers outre qu’Alger centre.</p>
<p>Des vidéos ont été retransmises en direct sur les réseaux sociaux de quelque dizaine de manifestants qui ont réussi à marcher notamment au quartier d’Ain Benian et El Harrach. Les manifestants ont scandé des slogans habituels du Hirak appelant à l’instauration d’un Etat civil et rejetant les élections législatives du 12 juin.</p>
<p>Alors que la capitale est presque totalement verrouillée par un dispositif sécuritaire répressif de grande envergure empêchant pour le troisième vendredi consécutif les manifestations, la région de la Kabylie a continué à entretenir la flamme de la contestation populaire en faveur du départ d’un « régime corrompu », du changement démocratique, l’indépendance de la Justice et l’édification de véritables institutions légitimes.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter wp-image-223921 size-medium" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2021/05/algeriahirak-498x300.jpg" alt="" width="498" height="300" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2021/05/algeriahirak-498x300.jpg 498w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2021/05/algeriahirak-300x181.jpg 300w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2021/05/algeriahirak-768x463.jpg 768w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2021/05/algeriahirak.jpg 780w" sizes="(max-width: 498px) 100vw, 498px" /></p>
<p>A Béjaia comme à Tizi-Ouzou, des milliers de manifestants ont défilé dans les rues pour scander les revendications pacifiques du Hirak réclamant aussi la libération des détenus, tout en défiant la répression policière et judiciaire.</p>
<p>« Nous n’allons jamais arrêter de résister », criaient les foules mobilisées ce vendredi à Béjaia et Tizi-Ouzou, les deux principales régions en Algérie qui ont réussi à contourner le blocus sécuritaire imposé par le pouvoir contre le Hirak.</p>
<p>Le Comité National pour la Libération des Détenus (CNLD) a fait état de plusieurs interpellations notamment aux wilayas de Jijel, Tlemcen et Boumerdes où plusieurs centaines de manifestants arrivent à imposer leur marche dans la commune de Bordj Menaïel.</p>
<p>« L’Etat nous réprime mais nous nous n’arrêterons pas », scandent les manifestants, dénonçant les récents actes de violence contre les manifestants pacifiques.</p>
<p>D’après plusieurs avocats algériens impliqués activement dans la défense des détenus d’opinion, le régime a intensifié sa politique répressive contre le hirak » avec des tentatives d’intimidation ciblant des militants qui sont le cœur battant du hirak.</p>
<p>« Le hirak est criminalisé alors qu’il est consacré par la Constitution », selon Me Abdeghani Badi, qui rappelle que 156 détenus d’opinion croupissent toujours dans les geôles algériennes pour des faits liés au hirak ou aux libertés individuelles.</p>
<p>De son côté, Me Mustapha Bouchachi a exprimé son indignation face à la dégradation continue de la situation des droits de l’Homme dans le pays.</p>
<p>Pour lui, « l’heure est grave » et « l’opinion publique, la classe politique, les associations, les médias et les syndicats, dit-il, doivent être tenus au courant de ces agissements et pratiques qui mobilisent tout un corps de sécurité contre les citoyens ».</p>
<p>« Nous assistons depuis le 7 mai dernier à des dépassements dangereux systématiques et programmés contre les Algériens, dans la capitale et dans plusieurs villes du pays », a-t-il regretté.</p>
<p>« Les arrestations, opérées par les forces de l’ordre, sur ordre du régime, sont illégales (…). L’appareil judiciaire et sécuritaire est au service d’un régime dictatorial », a-t-il dénoncé, relevant que « seul le régime est responsable » de cette situation.</p>
<p>Face aux atteintes des droits de l’homme, Me Bouchachi a lancé un « appel de détresse » et exhorté la classe politique et les syndicats à dénoncer des pratiques « impunies ».</p>
<p>Selon lui, cette répression des manifestations du hirak est accompagnée d’un black-out médiatique.</p>
<p>Selon le dernier décompte du CNLD et de la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme, 175 détenus sont actuellement en prison.</p>
<p>A l’approche des législatives, les autorités continuent de cibler opposants politiques, militants, journalistes et internautes, multipliant poursuites judiciaires et condamnations.</p>
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