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	<title>Hirah &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>Algérie: 48e marche hebdomadaire d&#8217;un « Hirak » en quête d&#8217;un nouveau souffle</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Jan 2020 17:28:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Les manifestants algériens ont  scandé "Etat civil et pas militaire" ou "Les généraux à la poubelle, le peuple aura son indépendance", autres slogans phares du "Hirak]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour la 48e semaine d&rsquo;affilée, des milliers de personnes sont descendues vendredi dans les rues d&rsquo;Alger pour réclamer un « changement de régime », au moment où le mouvement de contestation populaire, le « Hirak », se cherche un nouveau souffle.</p>
<p>« Algérie libre et démocratique! », a repris en choeur la foule, encadrée par un important dispositif policier.</p>
<p>Les manifestants ont aussi scandé « Etat civil et pas militaire » ou « Les généraux à la poubelle, le peuple aura son indépendance », autres slogans phares du « Hirak », certains contestataires arborant des photos de détenus et les couleurs nationales &#8211;rouge, blanc, vert&#8211;, omniprésentes dans le défilé.</p>
<p>Si la mobilisation reste solide, elle semble marquer le pas par rapport aux manifestations monstres de l&rsquo;hiver et du printemps 2019, qui avaient contraint en avril l&rsquo;ex-président Abdelaziz Bouteflika à démissionner, ou encore comparée aux cortèges durant la campagne de l&rsquo;élection présidentielle du 12 décembre, boycottée par le mouvement.</p>
<p>Il est cependant impossible d&rsquo;évaluer précisément le nombre de manifestants en l&rsquo;absence de tout comptage officiel.</p>
<p>La foule, qui a défilé sans incident, s&rsquo;est dispersée un peu avant 17H00 (16H00 GMT).</p>
<p>Des défilés imposants se sont également déroulés à Tizi Ouzou et Béjaïa, en Kabylie, ainsi qu&rsquo;à Constantine (nord-est) et Oran (nord-ouest), selon des journalistes locaux interrogés par l&rsquo;AFP.</p>
<p>Près d&rsquo;un an après la naissance du « Hirak », beaucoup s&rsquo;interrogent sur la direction que doit prendre aujourd&rsquo;hui ce mouvement de contestation inédit, pluriel et pacifique.</p>
<p>« Le +Hirak+ doit continuer pour maintenir la pression afin d&rsquo;obtenir un maximum de choses », selon Ahmed Benabid, un retraité.</p>
<p>« Le pouvoir n&rsquo;est pas parvenu à réduire le +Hirak+ et le +Hirak+ n&rsquo;a pas réussi à faire aboutir son projet de changement de régime », constate-t-il.</p>
<p>Le scrutin du 12 décembre, marqué par une abstention record, a abouti à l&rsquo;élection d&rsquo;un nouveau président, Abdemadjid Tebboune, et l&rsquo;entrée en fonction d&rsquo;un gouvernement constitué pour plus d&rsquo;un tiers de ministres issus du cabinet sortant ou d&rsquo;équipes gouvernementales au pouvoir durant les 20 ans de règne du président déchu Abdelaziz Bouteflika.</p>
<p>Ancien fidèle de M. Bouteflika, M. Tebboune, 74 ans, a promis une révision de la Constitution, soumise à référendum, et un comité d&rsquo;expert a été mis en place à cet effet.</p>
<p><strong>« pas question de dialoguer avec ce pouvoir »</strong></p>
<p>Mais les opposants continuent d&rsquo;exiger le démantèlement du « système » et le départ de ses représentants au pouvoir depuis l&rsquo;indépendance du pays en 1962.</p>
<p>Pour les « hirakistes » d&rsquo;Alger, la mobilisation ne faiblit pas.</p>
<p>« C&rsquo;est de l&rsquo;intox de journalistes payés par le régime. Nous sommes toujours très nombreux », lance Salima, une enseignante de 57 ans.</p>
<p>Pour elle, il n&rsquo;est « pas question de dialoguer avec ce pouvoir. Il faut marcher jusqu&rsquo;au départ de ce régime ».</p>
<p>« Je ne sais pas si cela vaut toujours la peine mais je marche », confesse Karima, une fonctionnaire de 45 ans. « Je marche en me disant que de toute façon, au minimum, cela embête le pouvoir ».</p>
<p>Entouré de deux amis, Ramzi, un ingénieur quadragénaire, se dit « désemparé »: « franchement, je marche mais sans la ferveur des premiers temps. Quelque chose s&rsquo;est brisé en moi avec la tenue des élections », avoue-t-il en se disant « incapable d&rsquo;imaginer ce que sera le +Hirak+ dans les mois qui viennent ».</p>
<p>Une chronique de l&rsquo;écrivain algérien Kamel Daoud cette semaine dans l&rsquo;hebdomadaire français Le Point, dans laquelle il conclut à « l&rsquo;échec » de la contestation et à une « révolution perdue », a d&rsquo;ailleurs enflammé les réseaux sociaux.</p>
<p>Une majorité de commentaires critiquent férocement une analyse prématurée, partiale et partielle. « C&rsquo;est vous qui avez perdu, tous les combats, y compris celui de la dignité. La révolution continue », lui a répondu une étudiante en histoire, Zoulika Tahar, sur Twitter.</p>
<p>D&rsquo;aucuns, les plus virulents, taxent le prix Goncourt du premier roman de « traître », ou l&rsquo;accusent de faire le jeu du régime.</p>
<p>D&rsquo;autres &#8211;plus rares&#8211; tempèrent en applaudissant son franc-parler et son « courage »: lui dit tout haut tout ce que tout le monde pense tout bas, estiment-ils.</p>
<p>&nbsp;</p>
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