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	<title>Haim Korsia &#8211; Atlasinfo</title>
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	<title>Haim Korsia &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>Macron dans la mélasse du conflit israélo-palestinien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 Dec 2023 13:19:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Décryptages]]></category>
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		<category><![CDATA[France]]></category>
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					<description><![CDATA[Le président français Emmanuel Macron est en train de vivre une difficile séquence politique. La guerre Israélienne contre la Bande de Gaza a jeté une lumière crue sur les limites de sa vision politique. Le concept du « En même temps » qui lui avait porté bonheur et l’a installé comme une séduisante et triomphante &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h4><strong>Le président français Emmanuel Macron est en train de vivre une difficile séquence politique. La guerre Israélienne contre la Bande de Gaza a jeté une lumière crue sur les limites de sa vision politique. Le concept du « En même temps » qui lui avait porté bonheur et l’a installé comme une séduisante et triomphante étoile de la politique française est en train de pâlir, voire carrément de se démagnétiser.</strong></h4>
<p>Depuis le 7 octobre et les attaques meurtrières du Hamas contre les Israéliens, suivies d&rsquo;une sanglante riposte de l’armée israélienne contre les civiles palestiniens, Emmanuel Macron ne sait plus où donner de la conviction ou de la proposition. Sous le choc de l’émotion et même sans prévenir son appareil diplomatique, Emmanuel Macron dégoupille sa première idée, celle de lancer le projet d’une alliance internationale contre le Hamas, sur le modèle de celle qui avait démantelé Daech. Cette proposition avait énervé, fait sourire jaune, provoqué des haussements d’épaules et n’avait même pas eu le temps de faire Pschitt pour reprendre l’expression de son illustre prédécesseur.</p>
<p>Pour tenter de rééquilibrer cette position jugée excessivement pro-israélienne et totalement irréalisable, Emmanuel Macron secoue l’idée d’organiser un sommet humanitaire pour venir en aide aux civiles palestiniens. L’intention fut louable mais la démarche anachronique. Parler humanitaire pour les palestiniens sous un un déluge de bombardements israéliens relève de l’autisme diplomatique et de l’impuissance politique.</p>
<p>Emmanuel Macron surprend son propre monde en étant un des rares chefs d’état occidentaux à appeler à un cessez-le-feu, s’attirant les foudres du gouvernement israélien dont certains porte-parole officieux sont aller jusqu’à l’accuser de friser avec l’antisémitisme. Emmanuel Macron répondait sans doute à une levée de bouclier au sein de son appareil diplomatique qui lui reproche un alignement aussi dangereux qu’inédit sur la politique guerrière israélienne, sacrifiant au passage un legs diplomatique de neutralité.</p>
<p>L’illustration immédiate de cette confusion fut donnée à Emmanuel Macron à Dubai lors de la COP 28. Il avait pour ambition d’organiser en marge de cette prestigieuse rencontre internationale une réunion des pays arabes directement concernés par la guerre entre Israël et Le Hamas. L’idée étant de montrer que la France est toujours audible et influente dans cette région. Retentissant échec. Les chefs d’état arabes concernés se sont mis aux abonnés absents. A l’exception des rencontres bilatérales, l’idée d’un sommet régional sous la présidence français, hautement médiatisé, vitrine de l’impact français, fut enterrée avec pertes et sans fracas.</p>
<p>Le second terrain où Emmanuel Macron avait fait preuve d’une incompréhensible volte face fut sur la gestion domestique des conséquences de cette crise en France. Face à la montée de d’actes antisémites en France, les deux chefs du Parlement français, Yaël Bruan-Pivet pour l’Assemblée nationale et Gérard Larcher pour le Sénat avaient appelé  à l’organisation d’une marche pour la république et contre l’antisémitisme. Après une longue hésitation, Emmanuel Macron s’est abstenu d’y participer. Ce qui lui avait un torrent de critiques.</p>
<p>Or sans doute pour rattraper ce qui peut s’apparenter à une défaillance politique, Emmanuel Macron s’est livré à un autre acte qui continue de provoquer un tourbillon de réactions, toutes plus incrédules les unes que les autres. Ce fut lorsqu’Emmanuel Macron avait organisé une cérémonie religieuse juive à l&rsquo;Elysée. Un allumage de bougie pour la fête de Hanouka, la fête des lumières juive,  par le grand rabbin de France Haïm Korsia, suivi de prières.</p>
<p>Cette démarche d’Emmanuel Macron dont il est aisé de deviner la volonté  de rattraper une erreur précédente fut massivement attaquée, y compris par des représentants de la communauté juive de France. Le président Macron fut  accusé de provoquer une entorse au principe de la laïcité, lui dont le gouvernement s’est acharné à faire la chasse des signes religieux dans l’espace public, comme les crèches dans les mairies ou le voile dans les écoles et les administrations.</p>
<p>Lors d’une récente intervention médiatique, le président de la république avait tenté d’expliquer son geste et de nier toute atteinte à la laïcité française, mais sans grand succès Le mal est fait et sa gouvernance sur ces questions extrêmement sensibles est remise en cause.</p>
<p>Ces volte-face d’Emmanuel Macron ont fini par produire une image à la fois contradictoire et illisible aussi bien sur le plan international que national. Avec toutes les conséquences que cela implique .</p>
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		<title>Avec la cérémonie de Hanouka à l&#8217;Elysée, Macron fait une grave entorse à la laïcité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 Dec 2023 13:33:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[En direct]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Elysée]]></category>
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		<category><![CDATA[fête Hanouka]]></category>
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		<category><![CDATA[Laïcité]]></category>
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					<description><![CDATA[En célébrant à l'Elysée jeudi soir le début de la fête juive de Hanouka, le président français Emmanuel Macron a crée une vive polémique par son entorse grave au principe de la laïcité qu’il défendait pourtant bec et ongles.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h4><span style="font-size: 14pt;"><strong>A deux jours de la date anniversaire du 9 décembre sur la loi de 1905 sur la séparation de l&rsquo;Eglise et l&rsquo;Etat, Emmanuel Macron a surpris par son geste, y compris jusque dans une partie de la communauté juive, en laissant le grand rabbin de France, Haïm Korsia, allumer dans la salle des fêtes de l&rsquo;Elysée la première bougie de la fête de Hanouka et réciter des prières.</strong></span></h4>
<p>Cette célébration est intervenue lors de la remise au président français du prix annuel Lord Jakobovits de la Conférence des rabbins européens qui récompense la lutte contre l&rsquo;antisémitisme et la sauvegarde des libertés religieuses.</p>
<p>Le chef de l&rsquo;Etat s&rsquo;est défendu de s&rsquo;être prêté « à un geste cultuel », assurant ne pas regretter « du tout » cette cérémonie organisée à l&rsquo;Elysée qui n&rsquo;était pas annoncée par la présidence mais des vidéos ont  largement circulé sur les réseaux sociaux et ont embrasé la polémique.</p>
<p>Cette célébration était destinée, selon lui, à « donner confiance à nos concitoyens juifs » face à une montée de l&rsquo;antisémitisme.</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote class="twitter-tweet" data-media-max-width="560">
<p dir="ltr" lang="fr">Allumage de la première bougie de Hanoucca à l’Elysée en présence d’Emmanuel Macron. Le président de la République a allumé une bougie en mémoire des victimes des massacres du 7 octobre et le Grand Rabbin De France, Haïm Korsia, a allumé la première bougie. <a href="https://t.co/hjafENqh8Y">pic.twitter.com/hjafENqh8Y</a></p>
<p>— Radio Shalom (@radioshalom94_8) <a href="https://twitter.com/radioshalom94_8/status/1732825926805651626?ref_src=twsrc%5Etfw">December 7, 2023</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>« L&rsquo;Élysée n&rsquo;est pas un lieu de culte. On ne transige pas avec la laïcité. Ce commun est précieux mais fragile », a dénoncé la socialiste Carole Delga.</p>
<p>« L&rsquo;Elysée n&rsquo;est ni une église, ni une mosquée, ni un temple, ni une synagogue », a renchéri Guillaume Lacroix, président du parti radical de gauche. « Une faute politique impardonnable » pour le coordonnateur de La France insoumise Manuel Bompard.</p>
<p>A gauche, des responsables y voient aussi le risque d&rsquo;alimenter le sentiment d&rsquo;un « deux poids, deux mesures » par rapport à la communauté musulmane.</p>
<p>Dans le contexte de montée des tensions liées à la guerre entre Israël et le Hamas, c&rsquo;est « de la vraie nitroglycérine », a renchéri Laurence Rossignol (PS).</p>
<p>Au sein de la communauté juive même, le président du Crif, Yonathan Arfi a pris ses distances avec l&rsquo;initiative du grand rabbin, parlant d&rsquo;une « erreur ».</p>
<p>« Ce n&rsquo;est pas la place au sein de l&rsquo;Elysée d&rsquo;allumer une bougie de Hanouka parce que l&rsquo;ADN républicain, c&rsquo;est de se tenir loin de tout ce qui est religieux », a reconnu M. Arfi.</p>
<p>Pour l&rsquo;ancienne sénatrice, Esther Benbassa, « q<span class="css-1qaijid r-bcqeeo r-qvutc0 r-poiln3">uand on invoque à tout propos et parfois hors de propos le principe de </span><span class="r-18u37iz">laïcité</span><span class="css-1qaijid r-bcqeeo r-qvutc0 r-poiln3">, on n&rsquo;organise pas une célébration religieuse au Palais de l&rsquo;Élysée en</span></p>
<p><span class="css-1qaijid r-bcqeeo r-qvutc0 r-poiln3"> présence du président de la République. Je ne crois pas qu&rsquo;on ait jamais vu ça ». </span></p>
<p><span class="css-1qaijid r-bcqeeo r-qvutc0 r-poiln3">« Pire. Le Grand rabbin de France, en se prêtant à pareille cérémonie en un tel lieu, ne pouvait pas faire mieux pour entretenir chez les complotistes de tous poils le fantasme que « les Juifs » manipulent le pouvoir et le tiennent entre leurs mains », a-t-elle tweeté, estimant qu' »il a mis ses coreligionnaires en mauvaise posture, dans un contexte qui ne le nécessitait certes pas ». </span></p>
<p><span class="css-1qaijid r-bcqeeo r-qvutc0 r-poiln3">« La séparation de la Synagogue et de l&rsquo;Etat était précisément un principe à ne pas transgresser dans les circonstances actuelles. Il faut croire que le sens de l&rsquo;Etat a manqué, hier soir, à la fois à</span></p>
<p><span class="css-1qaijid r-bcqeeo r-qvutc0 r-poiln3"> notre Grand rabbin (qui, je le rappelle, est loin de « représenter » tous les Juifs de France) et au Président (dont le rôle est de servir en toute neutralité tous les citoyens de ce pays, quelle que soit </span></p>
<p><span class="css-1qaijid r-bcqeeo r-qvutc0 r-poiln3">leur foi, ou leur absence de foi) », a souligne Mme Benbassa.</span></p>
<p>Pour David Lisnard (LR), « comment peut-on refuser de participer à une marche civique contre l&rsquo;antisémitisme au motif incongru et fallacieux de la sauvegarde de l&rsquo;unité nationale et célébrer une fête religieuse au sein du palais présidentiel ? ». quant à la porte-parole des députés RN Laure Lavalette, c&rsquo;est « une tentative de rattrapage » du chef de l&rsquo;Etat après son absence à la marche contre l&rsquo;antisémitisme du 12 novembre.</p>
<p>Embarrassé par la polémique, l&rsquo;exécutif s&rsquo;est d&rsquo;abord défendu à travers la Première ministre Elisabeth Borne qui, depuis Mayotte, a estimé qu&rsquo;Emmanuel Macron avait voulu envoyer un « signal » de « soutien » à la « communauté juive » face à la « montée de l&rsquo;antisémitisme ».</p>
<p>Su prompt à traquer tout signe religieux dans l&rsquo;espace public, le ministre de l&rsquo;Intérieur, Gérald Darmanin,  n&rsquo; a vu « nulle atteinte à la laïcité » dans la cérémonie organisée de l&rsquo;Elysée .</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr">À moins qu’il y ait eu une panne d’électricité à l’Élysée nécessitant l’allumage de bougies, on voudrait alimenter l’antisémitisme et le complot du 2 poids 2 mesures, on ne s’y prendrait pas autrement… <a href="https://twitter.com/hashtag/%C3%89lys%C3%A9e?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Élysée</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/Hanouka?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Hanouka</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/La%C3%AFcit%C3%A9?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Laïcité</a> <a href="https://t.co/cKms0pdMHl">https://t.co/cKms0pdMHl</a></p>
<p>— Alain Jakubowicz (@JakubowiczA) <a href="https://twitter.com/JakubowiczA/status/1733078728329064474?ref_src=twsrc%5Etfw">December 8, 2023</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/26a1.png" alt="⚡" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f1e8-1f1f5.png" alt="🇨🇵" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />FLASH -Atteinte à la laïcité à l&rsquo;Élysée ? Hier soir, le chef de l&rsquo;État a assisté au 1er allumage de bougie de Hanouka par le grand rabbin de France. Une célébration religieuse dans le palais présidentiel qui fait polémique à gauche et à droite sur fond d&rsquo;entorse à la laïcité. <a href="https://t.co/Ynz8FXkZNQ">pic.twitter.com/Ynz8FXkZNQ</a></p>
<p>— Brèves de presse (@Brevesdepresse) <a href="https://twitter.com/Brevesdepresse/status/1733018253956436392?ref_src=twsrc%5Etfw">December 8, 2023</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Contradictions et double langage du recteur de la mosquée de Paris</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Nov 2023 15:35:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Décryptages]]></category>
		<category><![CDATA[Religion]]></category>
		<category><![CDATA[Chems-eddine Hafiz]]></category>
		<category><![CDATA[double discours]]></category>
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					<description><![CDATA[Cette guerre israélienne contre la Bande de Gaza aura provoqué de nombreux dommages collatéraux. Parmi lesquels, des postures doubles et troubles ont été révélées. La première est incarnée par le recteur de la mosquée de Paris, Chems-eddine Hafiz qui depuis le début de cette crise passe son temps à chercher le « bon positionnement » pour plaire &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h4><strong>Cette guerre israélienne contre la Bande de Gaza aura provoqué de nombreux dommages collatéraux. Parmi lesquels, des postures doubles et troubles ont été révélées. La première est incarnée par le recteur de la mosquée de Paris, Chems-eddine Hafiz qui depuis le début de cette crise passe son temps à chercher le « bon positionnement » pour plaire à différents camps. Et à force de tâtonner le recteur Hafiz a perdu la boussole et s&rsquo;est enfoncé dans un terreau de confusions, de contradictions et de dérapages, au risque de mettre dans l’embarras ses parrains au sein du gouvernement français.</strong></h4>
<p>C’est sans aucun doute à l’aune de cette gêne qu’il faut comprendre le très grand intérêt médiatique dont le recteur bénéficie ces derniers jours dans la presse françaises. Cet intérêt peut s’expliquer par deux niveaux d’analyse. Le premier est que les médias, qui jadis lui étaient étrangement favorables, sont étonnés de le voir adopter des positions critiquables au gré de ses interventions et de ses interlocuteurs .</p>
<p>M.Chems-eddine Hafiz  a excellé dans la variété de son expression. Il ne s’est pas contenté de ne pas s’exprimer avec constance mais il a développé un discours double et des postures opportunistes. La presse a été ravie de le voir tenir un discours mielleux de consensus sur le plateau de BFMTV avec le grand rabbin de France Haïm Korsia, avant de s&rsquo;interroger sur son boycott bruyant de la grande marche pour la République et contre l’antisémitisme.</p>
<p>Le second niveau d’analyse qui pourrait expliquer cet intérêt médiatique pour Chems-eddine Hafiz, à coups d’interviews et de portraits, est à trouver probablement dans une opération qu’on pourrait intituler : « il faut sauver le soldat Hafiz ». En effet, cette absence de clarté de la part de la mosquée de Paris sur une crise internationale déterminante, associée à un doute exprimé par l’imam de cette mosquée sur la réalité des faits antisémites qui sont actuellement recensés en France, est une très mauvaise affaire pour les autorités françaises qui ont misé sur le recteur de la mosquée de Paris qui lui ont confié le premiers rôle dans la gestion de l’islam de France. Pour qu’ils continuent à lui donner leurs soutiens, il est impératif de s’expliquer et de laver sa réputation du grand doute qui commence sérieusement à l’entacher.</p>
<p>Chems-eddine Hafiz, une personnalité au pedigree sulfureux, posait déjà de nombreuses interrogations. Sa légitimité à incarner cet islam de France, que les autorité du pays voulaient lui conférer contre la volonté des musulmans de France, était déjà objet de questionnements. Pour lui paver le chemin, aussi bien l’Élysée que la place Beauvau ont tenté de démanteler le Conseil français de culte musulman (CFCM), perçu comme un obstacle à cette main mise, pour le remplacer par un objet non identité appelé le Forif dont l’existence et les missions sont encore coincées dans les couloirs du ministère de l’Intérieur et des Cultes.</p>
<p>Cette crise est un test grandeur nature de la viabilité de la pertinence politique de leurs choix. Le casting qu’elles ont jusqu’à aujourd’hui défendu.</p>
<p>Ces autorités françaises ont du mal à cacher leurs agacements face à la confusion du discours de la Mosquée de Paris, à laquelle elles voulaient confier le grand magistère de porter la parole de l&rsquo;islam de France  et la délicate mission d’en organiser la représentation.</p>
<p>Plus surprenant est que ces mêmes autorités savent que leur homme à la mosquée de Paris prenait ses directives politiques directement et sans faux semblants d’Alger. M. Hafid qui vend à l’opinion française les enjeux stratégiques d’un islam français ne cache même pas sa proximité idéologique et structurelle avec le régime algérien et le président Abdelmajid Tebboune.</p>
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		<item>
		<title>La visite de Macron en Algérie scrutée à Rabat</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Aug 2022 12:44:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Décryptages]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
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					<description><![CDATA[Avant d’atterrir à Alger, Emmanuel Macron aura potassé dans son confortable avion présidentiel plusieurs dossiers brûlants : le gaz algérien bien sûr, où comment s’en assurer une bonne livraison pour l’hiver qui s’annonce, les fractures mémorielles qui lui tiennent à cœur, l’imbroglio malien dans lequel le régime algérien assume un jeu trouble, la crise explosive &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Avant d’atterrir à Alger, Emmanuel Macron aura potassé dans son confortable avion présidentiel plusieurs dossiers brûlants : le gaz algérien bien sûr, où comment s’en assurer une bonne livraison pour l’hiver qui s’annonce, les fractures mémorielles qui lui tiennent à cœur, l’imbroglio malien dans lequel le régime algérien assume un jeu trouble, la crise explosive entre Madrid et Alger et bien sûr la question du Sahara marocain, le nœud gordien de toutes les angoisses régionales depuis des décennies.</p>
<p>Emmanuel Macron aura essuyé deux revers avant même de poser pied en Algérie : le Grand rabbin de France d&rsquo;origine algérienne, Haîm Korsia qui,  sous un déluge d’insultes antisémites, aurait invoqué le Covid pour expliquer son retrait du voyage présidentiel, alors que des sources médiatiques affirment en revanche l’annulation de son visa par Alger. Et la mystérieuse disparition de la liste officielle française du nom de l' »enfant gâté » des autorités françaises, le recteur de la grande mosquée de Paris, Chems Eddine Hafiz, auteur d’un tweet d’une violence inouïe au lendemain de l’attaque terroriste contre l’écrivain Salman Rushdie.</p>
<p>Emmanuel Macron n’oubliera pas non plus de relire des extraits du discours que le Roi Mohammed VI a prononcé le 20 août et dans lequel il a ciselé une véritable sommation à l’encontre des alliés qui hésitent à reconnaître la souveraineté du Maroc sur son Sahara et ciblant, sans la nommer, Paris, allié d’exception, historique au sens structurel du mot  et qui se complaît dans une ambiguïté devenue inexpliquée et difficile à justifier.</p>
<p>Ce constat fait par le Roi du Maroc est d’une grande clarté  : « S’agissant de certains pays comptant parmi nos partenaires, traditionnels ou nouveaux, dont les positions sur l’affaire du Sahara sont ambiguës, Nous attendons qu’ils clarifient et revoient le fond de leur positionnement, d’une manière qui ne prête à aucune équivoque. » . Ce constat doit résonner dans les oreilles françaises alors que le président Macron s’apprête à poser pied sur le sol algérien.</p>
<p>En effet , après  la nouvelle architecture politique issue de la reconnaissance américaine, du nouveau positionnement espagnol et allemand, du consensus arabe et des ouvertures africaines et latino-américaines, le Maroc ne parvient plus à comprendre comme un allié aussi important que la France puisse encore cultiver l’hésitation et ne pas inscrire ses pas dans ceux des pays qui ont déjà reconnu la marocainité  du Sahara.</p>
<p>Au jour d’aujourd’hui, ni l’Élysée ni le Quai d’Orsay n’ont encore réagi. Sans doute attendent-ils cette visite d’Emmanuel Macron pour donner un début de réponse à cette sommation royale aussi inédite que déterminée .</p>
<p>Pour cette raison cardinale, Rabat va surveiller les mots, les gestes  et les postures du président français en terre algérienne. Les autorités marocaines savent que le régime politico-militaire algérien va jouer son va-tout lors de cette visite, qu’il va mettre dans la balance d’abord des pressions puis des concessions et des cadeaux pour empêcher que la France ne bascule dans le cercle des pays qui reconnaissent officiellement la souveraineté du Maroc sur son Sahara, qu’il va même s’activer pour tenter d’élargir le fossé des mésententes entre Paris et Rabat.</p>
<p>Aussi bien les Marocains que les Algériens savent que le positionnement de Paris pourrait ou clore définitivement cette dispute régionale ou en retarder la solution. La France, de par son histoire particulière avec la région, de par son leadership européen pourrait faire basculer les équilibres.</p>
<p>En Algérie, Emmanuel Macron va apprendre à marcher sur des œufs sans les casser. C’est l’exercice diplomatique le plus délicat de ce début de second mandat après celui de la gestion de la guerre entre l’Ukraine et la Russie. Signe de l’extrême inflammabilité de ce déplacement , cette information diffusée à dessein avant la visite et qui fait à état d’un projet français de réunir en France Marocains, Algériens et Espagnoles pour essayer de trouver un terrain d’entente et éloigner de la région le spectre de la déflagration. Peut-être aussi une manière de tenter de sortir par le haut de ce piège des alliances et des amitiés.</p>
<p>Ironie de l’histoire, Marocains et Algériens, que tout oppose sur le plan des relations bilatérales, se retrouvent à partager le ban des exclus des visas français. En effet, parce qu’ils auraient refusé de faciliter la réadmission de leurs nationaux en situation irrégulière ou fichés S, Emmanuel Macron avait décidé de punir les trois pays du Maghreb en baissant drastiquement le volume des visas annuels accordés à leur citoyens. Cette attitude avait provoqué des drames familiaux, des malentendus et une amertume tenace, voire une forme de fracture et de défiance de l’élite du Maghreb à l’égard de la France et de la Francophonie.</p>
<p>Sur ce dossier politiquement et socialement explosif, des annonces d’Emmanuel Macron sont attendues. Et toute la question est de savoir comment et dans quelles conditions le président français va déclencher la marche arrière pour approfondir ce partenariat d’exception que la France voudrait tisser avec cette région du Maghreb.</p>
<p>Dans la délégation ministérielle qui accompagne Emmanuel Macron, il est sans doute à noter la présence du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, d’origine algérienne, et celle de la ministre des Affaires étrangères Catherine Colonna, qui dans une autre vie était une très proche de l’ancien président Jacques Chirac, un président qui avait incarné une incontestable lune de miel dans l’histoire des relations entre la France et le Maroc, aujourd’hui marquée par une froide et  mutique tension.</p>
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