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	<title>Habous &#8211; Atlasinfo</title>
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	<title>Habous &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>Le Maroc pose les bases d’une gouvernance religieuse à l’ère numérique</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Jun 2026 11:24:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Le 2 novembre 2005, Mohammed VI — en tant que Commandeur des Croyants (titre qui fait de lui le garant de l’orthodoxie religieuse au Maroc) — posait deux actes fondateurs simultanés : l’inauguration de la chaîne Assadissa, voix coranique officielle du Royaume et le lancement de habous.gov.ma, première plateforme numérique institutionnelle du champ religieux marocain. &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 14pt;"><em>Le 2 novembre 2005, Mohammed VI — en tant que Commandeur des Croyants (titre qui fait de lui le garant de l’orthodoxie religieuse au Maroc) — posait deux actes fondateurs simultanés : l’inauguration de la chaîne Assadissa, voix coranique officielle du Royaume et le lancement de habous.gov.ma, première plateforme numérique institutionnelle du champ religieux marocain. Ce jour-là, le Maroc ne lançait pas seulement une chaîne et un site web. Il posait les bases d’une gouvernance religieuse à l’ère numérique. Et derrière cette décision, une question que personne ne formulait encore en ces termes : dans un monde où chaque écran devient un minbar, qui produit l’autorité religieuse légitime ?</em></span></p>
<p>Vingt ans plus tard, cette question est devenue la question centrale de toutes les sociétés musulmanes. Le Maroc y a répondu par une conviction simple, confirmée par chaque décision prise depuis : dans l’espace numérique, la rareté n’est pas l’information religieuse — c’est l’autorité religieuse vérifiée. N’importe quel algorithme peut générer une fatwa en quelques secondes. N’importe quel compte peut diffuser un hadith sans chaîne de transmission. Ce qui est rare, ce qui est irremplaçable, c’est le système de validation qui garantit l’authenticité des contenus et la responsabilité de ceux qui les produisent. C’est ce système que le Maroc a méthodiquement construit, sans tambour ni trompette.</p>
<p>La force de ce modèle ne tient ni à son ampleur ni à ses moyens financiers. Elle repose sur l’articulation entre une tradition religieuse ancrée — la tradition malékite et soufie, dominante au Maroc — et une stratégie numérique déployée sur vingt ans. Dès 2005, le Maroc a posé les premières pierres de cet écosystème. Vingt ans plus tard, ce choix semble visionnaire.</p>
<p>En mai 2022, sur ordre de Mohammed VI, le Ministère des Habous lançait HadithM6.ma — plus de 10 000 hadiths du Prophète, chacun accompagné de l’indication de son degré d’authenticité, vérifiable en quelques secondes, avec réponse des oulémas garantie dans les 24 heures. Cette plateforme ne combat pas la désinformation religieuse en la censurant. Elle la rend obsolète en proposant mieux. La même logique a produit douroussi.ma en 2020 — enseignement traditionnel à distance lancé trois jours après le confinement — et le Moushaf Mohammadi numérique en 2026, qui permet à tout fidèle d’accéder au Coran avec récitation, exégèse et traduction en quatre langues. En mai 2026, Assadissa — née ce même 2 novembre 2005 — franchissait une nouvelle frontière : trois heures de programme religieux quotidien pour les Marocains résidant à l’étranger, en six langues simultanées.</p>
<p>La dimension humaine de cet écosystème est portée par l’Institut Mohammed VI pour la formation des imams, rattaché à l’Université Quaraouiyine. Environ 4 000 prédicateurs et prédicatrices (appelés morchidines au Maroc) formés par l’État ont été spécifiquement formés à la communication digitale, transformant chaque préposé religieux en relais de l’autorité religieuse dans le flux numérique. Ce réseau humain s’appuie sur un réseau institutionnel peu connu hors du Royaume : une chaîne YouTube forte d’environ 329 000 abonnés et de près de 14 000 vidéos qualifiées, avec les 282 pages des Conseils des Oulémas suivies par environ 800 000 personnes. Avec plus de 800 000 followers sur les réseaux sociaux des institutions religieuses, le Maroc montre que la légitimité religieuse peut aussi se construire en ligne — à condition d’y être présent avec autorité et constance.</p>
<p>Ce système repose sur trois piliers : la doctrine, définie sous l’autorité du roi et du Conseil des Oulémas ; les acteurs humains, avec 52 000 préposés religieux dans 23 000 mosquées ; et les outils numériques, qui assurent la diffusion. Pourtant, ce modèle centralisé, s’il permet une diffusion contrôlée du message religieux, interroge : une autorité aussi concentrée peut-elle coexister avec la diversité croissante des pratiques et des interprétations de l’islam ? Sans l’un de ces trois éléments, la gouvernance du sens religieux perd en cohérence — et en efficacité.</p>
<p>Ce cadre repose sur deux conventions institutionnelles signées en avril 2026 : la convention DATA-TIKA, qui encadre l’usage des données personnelles par les institutions religieuses, signée avec la Commission nationale de protection des données (CNDP), et l’adhésion au Portail national du droit d’accès à l’information, inscrivant cet écosystème dans une logique de transparence et de redevabilité publique. La technologie religieuse n’est pas seulement au service du sens. Elle est au service du droit.</p>
<p>Et au moment précis où cet écosystème arrive à maturité, le Maroc se prépare à la célébration du 15e centenaire de la naissance du Prophète Sidna Mohammed. Mohammed VI a fixé dix axes d’action incluant la publication d’éditions critiques d’ouvrages majeurs de la tradition marocaine et le déploiement d’une plateforme numérique dédiée à la biographie du Prophète (la Sîra). Dès 2005, le Maroc posait les premières pierres. Vingt ans plus tard, ces deux temporalités — la mémoire prophétique et l’architecture numérique — se rejoignent. Ce n’est pas un hasard. C’est le résultat d’une stratégie de long terme.</p>
<p>Car la question religieuse du XXIe siècle ne sera pas seulement de savoir qui parle au nom de Dieu. Elle sera de savoir qui vérifie, qui transmet et qui répond de cette parole lorsqu’elle circule à la vitesse des machines. Sur ce terrain, le Maroc a une longueur d’avance.</p>
<p>*Hakim El Ghissassi, journaliste et auteur de Regard sur le Maroc de Mohammed VI (Michel Lafon).</p>
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		<title>La khutba du vendredi n’est plus un simple prêche</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Mar 2026 10:42:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
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		<category><![CDATA[discours religieux]]></category>
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					<description><![CDATA[À lire les textes publiés par le ministère des Habous et des Affaires islamiques et par le Conseil supérieur des oulémas, l’évolution récente de la khutba du vendredi au Maroc ne relève pas d’une simple harmonisation des thèmes. Depuis l’ouverture de cette séquence avec la khutba du 28 juin 2024, intitulée Al-Istijaba wa al-Hayat at-Tayyiba, &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h4>À lire les textes publiés par le ministère des Habous et des Affaires islamiques et par le Conseil supérieur des oulémas, l’évolution récente de la khutba du vendredi au Maroc ne relève pas d’une simple harmonisation des thèmes. Depuis l’ouverture de cette séquence avec la khutba du 28 juin 2024, intitulée Al-Istijaba wa al-Hayat at-Tayyiba, jusqu’à la chronologie officielle arrêtée au 13 mars 2026, 90 khutbas ont été publiées, dessinant un dispositif structuré d’orientation, d’explication et de suivi du sens religieux.</h4>
<p>Il faut parfois regarder les détails pour comprendre les transformations profondes. La khutba du vendredi, telle qu’elle évolue aujourd’hui au Maroc, en est un exemple. À première vue, il ne s’agirait que d’une meilleure coordination des thèmes. À lire les textes officiels publiés par les institutions religieuses, il apparaît pourtant autre chose: un changement de fonction.</p>
<p>La logique est explicitement posée dans le cadre de la Khotat Tasdid at-Tabligh. Le religieux n’y est plus conçu comme un simple registre de rappel, mais comme un levier d’orientation capable de produire des effets concrets dans la vie des individus et dans l’ordre social. La foi n’est pas seulement à dire; elle doit se traduire en conduite. L’objectif n’est pas la répétition, mais l’ajustement du message pour qu’il réduise l’écart entre les valeurs proclamées et les pratiques réelles.</p>
<p>C’est dans ce cadre que prend sens la khutba du 28 juin 2024, « Al-Istijaba wa al-Hayat at-Tayyiba ». Le titre lui-même donne la direction: il ne s’agit pas d’un thème parmi d’autres, mais d’un point de départ. Il associe l’adhésion consciente à l’appel religieux à l’idée d’une vie droite, équilibrée et socialement utile. Autrement dit, la norme est immédiatement reliée à son effet.</p>
<p>La clarification intervient avec la khutba du 16 mai 2025 du Conseil supérieur des oulémas. Elle explicite la méthode: rappeler, expliquer, accompagner. Et surtout, elle décrit une progression. On commence par refonder — la foi et ses implications. On poursuit par expliciter — les piliers et leurs significations. Puis on ouvre le chantier décisif: celui de la conduite, à travers l’istiqama, entendue ici comme une cohérence morale visible dans les comportements.</p>
<p>À partir de là, la khutba change de nature. Elle n’est plus une suite de sujets hebdomadaires. Elle devient une trajectoire. Elle s’inscrit dans un enchaînement pédagogique qui va du principe à l’acte, du référentiel à la pratique, de la croyance à la régulation des comportements.</p>
<p>Le point essentiel est ailleurs. La réforme ne porte pas uniquement sur le sermon. Le dispositif décrit par les textes officiels est plus large: une khutba de cadrage, des explications en amont, des relais humains sur le terrain, un accompagnement continu, puis un retour dans la khutba suivante. On ne produit plus seulement un discours. On organise une chaîne: orientation, médiation, application, suivi.</p>
<p>C’est ce qui donne à cette évolution sa portée réelle. Le Maroc ne cherche pas simplement à unifier la parole religieuse. Il met en place une forme de gouvernance graduelle du sens. Le centre fixe les finalités et les priorités; le terrain explique, adapte et prolonge. L’ensemble vise moins la conformité immédiate que la transformation progressive.</p>
<p>La chronologie officielle des khutbas montre que ce mouvement s’inscrit dans la durée. Il ne s’agit pas d’une mesure ponctuelle, mais d’un processus qui s’installe, se déploie et se consolide. La khutba devient ainsi un point d’appui régulier dans un dispositif plus vaste.</p>
<p>Pour qui observe les politiques publiques, la leçon dépasse le seul champ religieux. Une réforme devient efficace lorsqu’elle aligne vision, contenu, relais humains et suivi dans le temps. C’est précisément ce que donne à voir ce corpus: une tentative structurée de relier doctrine, pédagogie et stabilité sociale.</p>
<p>La khutba du vendredi n’est plus un simple prêche. Elle devient un instrument d’orientation.</p>
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		<title>Au menu de la visite Le Drian au Maroc: entretiens avec Bourita et Taoufiq, musée Mohammed VI et lycée Descartes</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Nov 2020 14:00:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[AFD]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Taoufiq]]></category>
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					<description><![CDATA[Au programme officiel de la visite que Jean-Yves Le Drian entame au Maroc à partir de ce dimanche, des entretiens lundi 9 novembre avec les ministres Nasser Bourita et Ahmed Taoufiq, ainsi qu'une signature d'une convention AFD-Fondation des musées et une visite lycée Descartes.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Jean-Yves Le Drian, ministre français de l’Europe et des affaires étrangères, rencontrera son homologue marocain, M. Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger du Royaume du Maroc, afin d’évoquer le renforcement de la coopération bilatérale, y compris en matière de lutte contre l’immigration irrégulière, et les questions régionales et internationales.</p>
<p>Contrairement à ce qu&rsquo;a été annoncé par certains médias, le ministre ne se rendra pas à l&rsquo;Institut de formation des imams et mourchidates de Rabat, mais aura un entretien lundi matin avec le ministre des Habous et des Affaires islamiques, M. Ahmed Toufiq.</p>
<p>Il se rendra ensuite au Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain, où il signera une convention de soutien de 300 000 euros de l’Agence française de développement à la Fondation Nationale des musées du Maroc.</p>
<p>Jean-Yves Le Drian visitera le lycée Descartes où sera organisé un échange, par visioconférence, avec l’ensemble des proviseurs des 44 établissements scolaires français au Maroc qui, avec 44 000 élèves, forment le deuxième plus grand réseau éducatif français dans le monde.</p>
<p>Le ministre sera accompagné Christian Cambon, président du groupe d&rsquo;amitié France-Maroc au Sénat, président de la Commission des Affaires étrangères et de la défense, et le député des Français à l&rsquo;étranger, M&rsquo;jid El Guerrab.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Maroc: la réouverture des mosquées tributaire de l&#8217;évolution de la situation sanitaire (ministre)</title>
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		<pubDate>Thu, 28 May 2020 20:21:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Religion]]></category>
		<category><![CDATA[Affaires islamiques]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Taoufik]]></category>
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					<description><![CDATA[Le ministre marocain des Habous et Affaires islamiques, Ahmed Taoufik a souligné, jeudi à Rabat, que les mosquées seront rouvertes dès que les autorités compétentes auraient décidé que la situation sanitaire est normalisée.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>« Il faut rassurer les citoyens que cette mesure est temporaire et que les prières reprendront dans les mosquées dès que les autorités compétentes auraient décidé que la situation sanitaire est normalisée », a-t-il indiqué lors d&rsquo;une réunion de la commission des affaires étrangères, de la défense nationale, des affaires islamiques et des Marocains résidant à l&rsquo;étranger à la Chambre des représentants, consacrée à l&rsquo;examen des mesures entreprises par le ministère en matière de renforcement et d&rsquo;encadrement religieux des citoyens sur fond de pandémie du coronavirus.</p>
<p>Le ministre a estimé que le retour aux lieux de culte sera décidé par les organes compétents administratifs et sanitaires et non par le département, notant que les mosquées rouvriront leurs portes de façon normale dès prise de décision à ce sujet.</p>
<p>Dans le cadre des mesures préventives entreprises par le ministère pour lutter contre la propagation du Covid-19, il a été traduite par la fermeture de 52.000 mosquées, d&rsquo;environ 1.500 Zaouia, de plus de 5.000 mausolées, de 14.000 établissements et écoles coraniques et de l&rsquo;Université Al Quaraouiyine.</p>
<p>Les rassemblements pour les cours d&rsquo;alphabétisation dans 7.077 mosquées ont été interdits et les activités de la Fondation Mohammed VI des Ouléma africains et de la Fondation Mohammed VI pour la promotion des oeuvres sociales des préposés religieux ont été suspendues, a-t-il rappelé.</p>
<p><strong>Concernant le pèlerinage</strong>, le ministre a souligné que « nous ne disposons d&rsquo;aucune notification ou communication officielle de la part du ministère saoudien du Hajj concernant ce qui va se passer lors des prochains jours (&#8230;), néanmoins nous avons une correspondance du ministre saoudien, depuis le mois de mars, qui demande d&rsquo;attendre avant de conclure un contrat ».</p>
<p>Il a affirmé que « jusqu&rsquo;à présent, nous n&rsquo;avons signé aucun contrat lié aux services d&rsquo;hébergement, de transport et de subsistance », ajoutant que « le pèlerinage nécessite beaucoup d&rsquo;organisation, de mesures et de temps et que la question repose sur la décision des autorités saoudiennes ».</p>
<p>Pour ce qui de<strong> la fête de l&rsquo;Aïd Al Adha</strong>, le ministre a indiqué qu' »il est encore tôt de parler de ce rituel, parce que nul ne connaît ce qui se passera demain ».</p>
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