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	<title>George Soros &#8211; Atlasinfo</title>
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	<title>George Soros &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>Amnesty International: Enquête sur une organisation tombée de son piédestal</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Jul 2021 16:33:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Décryptages]]></category>
		<category><![CDATA[Amnesty]]></category>
		<category><![CDATA[Amnesty International]]></category>
		<category><![CDATA[Gaëtan Mootoo]]></category>
		<category><![CDATA[George Soros]]></category>
		<category><![CDATA[Peter Benenson]]></category>
		<category><![CDATA[piédestal]]></category>
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					<description><![CDATA["Tout le monde se méfiait car il y avait beaucoup d'informations qui nous passaient au dessus de la tête ", témoigne un ancien salarié d'Amnesty International. Entre une culture du secret, les suicides de ses militants, les  indemnités mirobolantes de ses dirigeants, les collusions avec des gouvernements et ses financements opaques, l'organisation a dévoyé l'idéal de son fondateur, Peter Benenson.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Gaëtan Mootoo était une figure emblématique d’Amnesty International. Originaire de l&rsquo;Île Maurice, ce chercheur chargé de l’Afrique de l’Ouest était basé à Paris et travaillait au sein de l’antenne française de l’organisation de Droits de l’Homme.</p>
<p>Le 26 mai 2018 il met fin à ses jours, laissant ses collègues de longue date si bouleversés et en colère, qu’ils lancent une pétition et provoquent une enquête interne. Elle a mis la lumière sur un modèle de fonctionnement basé sur la communication et la recherche de financement plutôt que sur le travail de terrain, si précieux et indispensable pour Gaétan mootoo, au service de l’organisation depuis 28 ans. Il était de ces chercheurs consciencieux et précis qui rassemblaient les preuves et dont l’expertise sur le terrain provoquait l’admiration de ses collègues mais surtout de toutes ces personnes croisées sur le terrain, dont il savait panser les maux et calmer les peurs.</p>
<h2><b>Amnesty International : « une multinationale obsédée par le rendement et la communication »</b></h2>
<p>Avec son suicide, « on découvre l’envers du décor », écrit le quotidien Le Monde, dans un papier publié le 4 décembre 2018, celui d’une ONG dont le fonctionnement s’apparente à celui « d’une multinationale obsédée par le rendement et la communication ». « Occuper l’espace médiatique pour espérer avoir plus de financements des bailleurs de fonds », écrit Joan Tilouine qui signe cet article. « C’est devenu une culture du chiffre, des dons et du nombre de membres. On vend Amnesty en permanence », confie un employé de l’ONG au quotidien français.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-204018" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/06/MOUTOO-1024x538.jpg" alt="" width="1024" height="538" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/06/MOUTOO-1024x538.jpg 1024w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/06/MOUTOO-300x158.jpg 300w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/06/MOUTOO-768x403.jpg 768w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/06/MOUTOO-520x273.jpg 520w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/06/MOUTOO.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
<p>Gaétan Mootoo ne se retrouvait plus dans ce virage pris par l’organisation et a préféré en finir plutôt que de continuer à être moqué par « des jeunes managers ambitieux pour qui la défense des droits de l’Homme est un business comme un autre et l’Afrique un marché sûr, générateur de crises », poursuit l’auteur de l’article.</p>
<blockquote><p><strong>« Tout a changé depuis longtemps » confie à AtlasInfo.fr un ami et collègue de Gaétan Mootoo qui a quitté l’organisation depuis. Soucieux de ne pas mettre en danger certains collègues d’Amnesty International avec lesquels il a gardé de bonnes relations, il a accepté de témoigner « en souvenir de Gaétan » sous couvert de l’anonymat. Nous l’appellerons donc Julien.</strong></p></blockquote>
<p>Notre témoin en a « gros sur la patate » dit-il, et le suicide de Gaëtan « n’a rien changé du tout, on a juste fait un peu de cosmétique », ironise Julien, ajoutant « en fait, tout le monde était sur ses gardes et aujourd’hui encore, d’après ce que me disent les amis. Tout le monde se méfiait car il y avait beaucoup d’informations qui nous passaient au-dessus de la tête et ça aussi ça n’a pas changé apparemment ». « Il n’y en avait que pour la Com. On allait de moins en moins sur le terrain, le travail était bâclé et les rapports parfois revus dans tel ou tel sens derrière notre dos et ça, Gaétan le vivait très mal ».</p>
<h2><b>Deux militants de Amnesty International se suicident à 2 mois d’intervalle</b></h2>
<p>Quelques semaines à peine après la mort de Gaétan Mootoo, un second suicide d’une jeune stagiaire de l’antenne de Genève, fait chanceler l’organisation.  Julien notre témoin, s’énerve : « <em>je voulais partir déjà à la mort de Gaétan. Mais là, ça en était trop. Ça a mis tous les responsables en panique et leur seule préoccupation c’était les donateurs qui allaient nous lâcher, pas les raisons pour lesquelles deux personnes avaient décidé de mourir. Je ne l‘ai pas supporté</em> », conclut-il.</p>
<p>Après ces deux suicides en 2 mois, un second rapport indépendant révèle une « culture toxique » d’intimidation sur le lieu de travail. Des preuves de harcèlement, de sexisme et de racisme ont été rapportées. Le vétéran Gaétan Mootoo avait laissé une note avant de se donner la mort, faisant état de pressions au travail. Le rapport réalisé évoque également, à travers des témoignages, une culture du secret et de la méfiance, de la discrimination et de l’abus de pouvoir.</p>
<p>Des révélations suffisamment édifiantes pour provoquer le départ de 5 des 7 membres de la direction générale grassement indemnisés, ce qui a ajouté à la colère du personnel qui s’est vu annoncer au même moment, le licenciement de 100 personnes en raison d’une crise financière au sein de l’organisation.</p>
<p>En 2011, un scandale financier sans précèdent dans le monde des organisations internationales éclaboussait Amnesty international avec une indemnité de départ de plus de 630 000 euros octroyée à l’ancienne directrice de l’ONG, Irène Khan, et ce en pleine campagne contre la pauvreté, « une militante » qui se prévalait pourtant d’un engagement sans faille auprès des démunis. Cela a eu un effet dévastateur sur les militants de base à qui l’on demandait d’arpenter les rues pour vendre des bougies à 1 euro pour renflouer les caisses de l’ONG.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-204020" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/06/kane.jpg" alt="" width="850" height="400" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/06/kane.jpg 850w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/06/kane-520x245.jpg 520w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/06/kane-768x361.jpg 768w" sizes="(max-width: 850px) 100vw, 850px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pourtant, cette organisation non gouvernementale à but non lucratif œuvrant dans le domaine des droits de l’homme et de l’aide humanitaire, affichait en 2017 un « chiffre d’affaires » de 295 millions d’euros, 279 en 2016, 278 en 2015 et 247 en 2014. Une progression enviable et qui ferait pâlir de jalousie n’importe lequel des dirigeants d’entreprise.</p>
<h2><b>Financements opaques et renvois d’ascenseur</b></h2>
<p>« La très grande majorité de nos revenus provient des dons versés par des personnes dans le monde entier. Ces dons de particuliers permettent à Amnesty International de rester totalement indépendante vis à vis de tous les gouvernements et intérêts économiques et de toute idéologie politique et religion », peut-on lire sur le site de l’ONG. Ça, c’est la théorie largement soutenue par la communication de l’organisation. Dans la pratique, les choses sont bien moins reluisantes.</p>
<p>Derrière la façade Amnesty International, il y a Amnesty International Charity Limited qui comme son nom peut le laisser croire est une association « charitable » mais c’est par elle que passeraient les financements d’Etats et de groupes corporatistes.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-204021" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/06/donsai.jpg" alt="" width="640" height="408" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/06/donsai.jpg 640w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/06/donsai-471x300.jpg 471w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /></p>
<p>Le milliardaire américain Georges Soros, accusé et condamné en 2005 pour délit d’initié en France lors du raid boursier contre la Société Générale en 1988, est l’un des plus gros donateurs de Amnesty International charity  limited. Il avait déjà investi 100 millions de dollars au sein de l’ONG, laquelle s’était étrangement illustrée par des critiques particulièrement virulentes sur l’intervention militaire française au Mali. Personne n’a manqué d’y voir un retour d’ascenseur au généreux donateur américain.</p>
<h2><b>Qui est derrière Amnesty International ?</b></h2>
<p>Dans une enquête intitulée « Qui est derrière Amnesty International ? » et mise en ligne le 13 octobre 2017, <a href="http://agoravox.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer" data-saferedirecturl="https://www.google.com/url?q=http://agoravox.fr&amp;source=gmail&amp;ust=1593433340157000&amp;usg=AFQjCNEVi4Iw50U6MFNxmvziREVYq5awmg">agoravox.fr</a> décortique les comptes de Amnesty International et son rapport financier officiel de 2015 pour y retrouver l’une des structures de Georges Soros, la Open Society Fundation, que l’on retrouve également dans les comptes de Human Rights Watch.<br />
La NED, la Fondation Nationale pour la Démocratie Américaine qui est officiellement financée par le Congress via USAID est également mentionnée dans les rapports financiers d’Amnesty International de 2008 à 2010.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-204022" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/06/open-society-foundation-george-soros-982409243.jpg" alt="" width="700" height="394" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/06/open-society-foundation-george-soros-982409243.jpg 700w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/06/open-society-foundation-george-soros-982409243-520x293.jpg 520w" sizes="auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px" /></p>
<p>Selon la journaliste Christine Néant qui signe cette enquête, les rapports financiers de l’organisation ont commencé à « disparaître » d’internet depuis que l’implication de l’ONG dans l’accompagnement de certaines opérations de politique étrangère ont commencé à remonter à la surface.<br />
Ainsi, poursuit l’auteure de l’article, il est devenu difficile de confirmer qu’Amnesty International aurait activement travailler avec la NED dans le soutien des soulèvements du « Printemps Arabe » au Maghreb et au Moyen Orient pour ne citer que cet exemple, mais toutes les interrogations sont permises devant l’énergie mise par l’organisation à dissimuler ses bilans depuis 2014, leur donnant la forme de gros fromages, sans que les identités de ses gros donateurs ne soient évidemment révélées.</p>
<p>En 2008, 2009 et 2010, la branche israélienne de l’organisation aurait accepté des financements respectivement du Département d’Etat Américain deux années de suite et des Pays Bas. En 2011 Amnesty International Royaume Uni aurait accepté une subvention de 842 000 livres du département pour le développement international (DFID, département exécutif du gouvernement britannique responsable de l’aide humanitaire et de l’aide au développement au niveau international).</p>
<p>Enfin, une subvention sur 5 ans aurait été octroyée par le gouvernement norvégien d’un montant de 3 850 000 livres entre 2013 et 2017, par le truchement d’une contribution au nouveau NRK, le téléthon norvégien.</p>
<h2><b>« Une ONG infiltrée par des représentants de gouvernements »</b></h2>
<p>Nous sommes donc bien loin de « l’indépendance » dont se revendique Amnesty International. Les objectifs de défense des droits de l’Homme et de la dignité humaine ont cédé le pas à des desseins et à des pratiques bien moins louables, peut-on conclure d’un rapport datant de 2013 du Réseau d’Experts en Intelligence Economique (aege) intitulé « Guerre de l’information : les dessous des ONG, une vérité cachée ».</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-204023 alignright" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/06/hubalot.jpg" alt="" width="303" height="384" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/06/hubalot.jpg 303w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/06/hubalot-237x300.jpg 237w" sizes="auto, (max-width: 303px) 100vw, 303px" /></p>
<p>Il a été élaboré sous la direction de Christian Harbulot, créateur du concept d’intelligence économique en France et directeur de l’Ecole de Guerre Economique. D’après ce rapport, Amnesty international est « Infiltrée par des représentants des gouvernements, prenant part à certains conflits, passant sous silence d’autres : en filigrane se dessinent une stratégie qui est le reflet de la politique des départements des affaires étrangères ». Certains gouvernements comme les Etats-Unis et la Grande Bretagne ne se cachent pas de cette instrumentalisation des ONG, selon les rédacteurs de ce précieux document qui entendent éclairer le lecteur sur le modèle de fonctionnement de l’organisation basée à Londres qui voit se réduire sa crédibilité au gré des différentes actions dans lesquelles elle s’est illustrée par sa partialité.</p>
<h2><b>Collusions politiques et partialité</b></h2>
<p>Les collusions qu’entretient Amnesty International avec certains pays et certaines entreprises laissent largement la place à toutes les options sur l’influence subie par l’organisation dans ses choix guidés par ces parties prenantes, loin de se préoccuper des droits humains ou de leur respect dans les pays où elle opère. Ainsi, comment ne pas relever que Susan Nossel, directrice de Amnesty International USA de 2012 à 2013 a été l’assistante personnelle de Hillary Clinton, Secrétaire d’Etat américaine ? « C’est elle qui aurait élaboré une résolution contre les violations des droits de l’homme en Syrie, en Libye et en Iran », rapporte la journaliste Christine Néant.</p>
<p>Le cas de Franck Januzzi est encore plus significatif. Il aurait travaillé pour la United States Intelligence Community (elle regroupe 17 services de renseignement du pays) en tant qu’analyste avant de prendre la charge des orientations stratégiques adaptées à l’évolution de la politique étrangère américaine pour Amnesty international USA.</p>
<h2><strong>Les liens étroits entre l’ONG et l’administration américaine remontent au moins à la première guerre du Golfe</strong></h2>
<p>Les exemples « d’accompagnement » de la politique étrangère américaine par Amnesty International ne manquent pas, le plus spectaculaire étant sans doute d’avoir encourager l’intervention de l’OTAN en Afghanistan avec une campagne d’affichage inédite pour une ONG en mai 2012 : « droits humains pour les femmes et les jeunes filles en Afghanistan : OTAN, continuez le progrès ! ». Cette propagande portée par Amnesty International a soulevé un tollé, au moment où des dizaines de milliers de manifestants s’apprêtaient à descendre dans la rue pour protester contre la présence de l’OTAN en Afghanistan justement.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-204024 alignright" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/06/amnestyotan.jpg" alt="" width="405" height="507" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/06/amnestyotan.jpg 405w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/06/amnestyotan-240x300.jpg 240w" sizes="auto, (max-width: 405px) 100vw, 405px" /></p>
<p>Plus que d’appuyer l’intervention de l’OTAN, Amnesty International USA avait organisé un sommet parallèle aux réunions de l’OTAN pour porter exactement les mêmes messages à peine recyclés de l’administration américaine qui donnait une justification « féministe » à cette intervention, censée libérer les femmes afghanes du joug des talibans.</p>
<p>Nous relèverons au passage que la guerre en Afghanistan n’a pas suscité la même virulence de l’ONG contre l’intervention française au Mali alors que ces deux interventions ont en commun l’objectif déclaré de combattre le terrorisme et la mise en danger des populations par les obscurantistes.</p>
<h2><b>Des choix qui ont conduit à la faillite morale</b></h2>
<p>Au regard de ce qu’est devenue l’organisation, son fondateur <strong>Peter</strong> <strong>Benenson,</strong> décédé il y a 15 ans a dû depuis, se retourner plusieurs fois dans sa tombe.</p>
<p>Depuis sa création en 1961 et jusqu’en 1996, l’avocat britannique épris de justice a été l’inspirateur et la conscience de l’ONG avant de prendre du recul pour des raisons de santé mais aussi par amertume, devant ce que ses successeurs ont fait du projet qui était le sien, le dévoyant au point de tuer l’essence même qui avait prévalu à sa création.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-204025" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/06/Amnesty-PETER-1024x536.png" alt="" width="1024" height="536" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/06/Amnesty-PETER-1024x536.png 1024w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/06/Amnesty-PETER-520x272.png 520w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/06/Amnesty-PETER-768x402.png 768w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/06/Amnesty-PETER.png 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
<p>Clairement, la légende qui faisait d&rsquo;Amnesty International, une organisation respectable et crainte par les Etats pour la qualité de son travail et son indépendance, est morte en même temps que son fondateur.</p>
<p>Cette obstination qui était la sienne à faire triompher la vérité, reculer la peine de mort, la torture et les violences d’état a cédé la place à une entité hybride qui a muée et qui tente encore de se faire entendre dans une surenchère si suspecte aux yeux de ses milliers de petits donateurs, qu’ils font défection, chaque jour un peu plus nombreux.</p>
<p>Dans une enquête passionnante « Amnesty International-Enquête sur une ONG génétiquement modifiée » publiée aux éditions du Cygnes en 2011, Marc Girot raconte comment Amnesty International est tombée de son piédestal avec des choix stratégiques qui l’ont conduite à la faillite morale.</p>
<p>En 2021 l’organisation célébrera son 60éme anniversaire. Elle ne pourra pas échapper à un examen de conscience, continuer comme si de rien n’était. Aujourd’hui en perte de crédibilité et dépassée par les nouvelles formes de militantisme qui se sont développées, elle fait face à des foyers de dissidence interne puissants qu’elle ne peut plus ignorer.</p>
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		<title>Histoires interdites du financement des ONG de droits de l’Homme et de protection des journalistes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Jul 2021 16:28:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Décryptages]]></category>
		<category><![CDATA[Amnesty]]></category>
		<category><![CDATA[croisades]]></category>
		<category><![CDATA[George Soros]]></category>
		<category><![CDATA[journalistes]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Open Society Foundation]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans ce dossier, Atlasinfo décrypte comment les Fondations américaines ont instrumentalisé la cause des droits de l’Homme et mis au pas la presse mondiale, sous couvert de la philanthropie. Une en particulier mène la danse depuis près de 40 ans : la Open Society Foundation du magnat américain de la finance, George Soros. Fort de sa puissance financière, le multimilliardaire a mis en place un système de stratégies d’influence qui prend appui sur la société civile. Il la dote de moyens colossaux pour atteindre des objectifs géostratégiques et économiques intimement liés aux cercles du pouvoir américain.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour un militant épris de justice et de liberté, Il n’y a rien de pire que de découvrir que l’organisation de droits de l’Homme à laquelle il a dédié une partie de sa vie, s’est égarée pour se soumettre à une ligne de conduite dictée pas ses bailleurs de fonds, avec des pratiques en contradiction avec ses convictions.</p>
<p>Pour un journaliste opérant au sein d’une organisation qui affiche des ambitions de protection des journalistes, cela est encore plus douloureux. Distribuer les bons ou les mauvais points, « sucrer » une information importante parce qu’elle implique un donateur ou en surexploiter une autre parce qu’« on » l’a demandé, c’est tout simplement sacrifier ses valeurs morales et éthiques.</p>
<p>Ces pratiques font l’objet de l’une des plus grandes omerta de ces 40 dernières années. Les rares journalistes et chercheurs qui ont tenté de lever le voile sur l’opacité des financements de ces organisations se sont vus traités de « vendus », ou suspectés de collusion avec des services de renseignements quand ils n’ont pas été accusés de corruption pour avoir tenté de briser la loi du silence autour de l’édification d’une mégastructure internationale, construite pendant 40 ans par le milliardaire américain George Soros.</p>
<h2><strong>« Un chef d’état sans état »</strong></h2>
<p>C’est ainsi que celui qui a fait sauter la Banque d’Angleterre en 1992 en contournant les failles du système monétaire européen, aime à se définir. Une attaque spéculative qui a dopé sa fortune et lui a fait voir les choses en très grand : soumettre le monde à son modèle de société « ouverte », et favoriser l’expansion de son empire économique.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-205066 alignright" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/COROS.jpg" alt="" width="350" height="409" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/COROS.jpg 350w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/COROS-257x300.jpg 257w" sizes="auto, (max-width: 350px) 100vw, 350px" /></p>
<p>Rares sont ceux qui osent s’opposer à lui, tant il a investi de milliards de dollars pour élaborer un réseau hors normes avec deux axes essentiels : la société civile et les institutions gouvernementales.</p>
<p>Pour accompagner cette stratégie, il faut évidemment façonner l’opinion publique et ce pas uniquement à travers les médias mais tout ce que l’encadrement, la formation et l’organisation des journalistes peut offrir comme relais. Ainsi, dans la toile tissée à travers la Open Society Foundation se retrouvent ONG internationales ou locales, médias, comités de protections des journalistes,  plateformes collaboratives d’investigation, Universités,  think tank, partis politiques, syndicats et tout autre entité ou personne pouvant exercer une influence en faveur du projet de George Soros, partout à travers le monde.</p>
<p>Pour réussir, il fallait à celui qui a joué des coudes pour construire sa fortune colossale dans la finance, commencer par bâtir une image de philanthrope épris d’une humanité débordante.</p>
<h2><strong>« Saint George et ses improbables croisades »</strong></h2>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-205045 alignright" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/soros1-1.jpg" alt="" width="319" height="424" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/soros1-1.jpg 326w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/soros1-1-226x300.jpg 226w" sizes="auto, (max-width: 319px) 100vw, 319px" /></p>
<p>Particulièrement satyrique Le Time consacrera le 1er septembre 1997 une Une à “Saint George : et ses improbables croisades”, qui vont de la politique à l’immigration en passant par la dépénalisation de la drogue, la défense des minorités ou encore la cause LGBT+, construisant sa stratégie sur la démocratie et la justice sociale, la défense des faibles pour provoquer la chute des puissants, tout ceux en tout cas qui encombreraient sa route vers l’édification d’une société transnationale.</p>
<h2><strong>Le Parti Démocrate en toile de fond</strong></h2>
<p>Sur le plan politique, il n’a jamais fait mystère de ses positions démocrates, finançant généreusement les campagnes de John Kerry en 2004 face à Georges W bush, Barack Obama qu’il avait commencé à soutenir en tant que sénateur de l&rsquo;Illinois, Hillary Clinton face à Trump en 2016 et un cortège de sénateurs démocrates, évidemment, qui lui sont tous acquis à jamais . Ils partagent tous une certaine vision de l’organisation du monde avec un marketing fondé sur les valeurs de la démocratie pour mieux mettre au pas tout pays qui se sentirait les épaules un peu trop solides face aux Etats Unis d’Amérique. La Crimée, l’Ukraine, la Hongrie, la Géorgie, la Russie, la Chine, l’Union Européenne et bien d’autres encore se sont vu affaiblir par la machine de guerre mise en place par Soros.</p>
<p>En Afrique où les activités du milliardaire américain ne suscitent pas le même intérêt qu’aux Etats Unis ou en Europe, la République Démocratique du Congo et le Burkina Faso notamment ont été broyés par des manœuvres attribuées aux réseaux de George Soros.(En 2017, Open Society Foundation consacrait plus de 70 millions de dollars à ses activités sur le continent).</p>
<h2><strong>Alignement sur la politique étrangère américaine</strong></h2>
<p>Le magnat de la finance n’a aucune hésitation à travailler avec une partie des cercles du pouvoir américain quand cela est nécessaire. Mieux encore : il avance sensiblement au même rythme que la politique américaine, travaillant souvent main dans la main avec La NED, National Endowment for Democraty, émanation du congrès américain financée à travers l’USAID, l’Agence Américaine pour le Développement International.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-205043 alignright" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/opensociety.jpg" alt="" width="391" height="483" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/opensociety.jpg 384w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/opensociety-243x300.jpg 243w" sizes="auto, (max-width: 391px) 100vw, 391px" /></p>
<p>Une phrase de son ancien président exécutif, Allen Weinstein résume sa mission.Il déclarait au Washington Post en 1991 : “a lot of what we do today was done covertly 25 years ago by the CIA” « la plupart des choses que nous faisons aujourd’hui étaient faites secrètement par la CIA il y a 25 ans ».</p>
<p>En conjuguant leurs efforts, la NED et le réseau de la Open Society Foundation auraient travaillé à l’émergence, l’encadrement, la formation et le financement de nombreux mouvements de contestation dans plusieurs pays où le vent du printemps arabe a soufflé.</p>
<h2><strong>Un homme qui ne s’embarrasse pas de ses contradictions  </strong></h2>
<p>George Soros est partout et ne se formalise pas des contradictions qu’il peut présenter, comme l’explique Thibault Kerlinzin auteur d’une enquête passionnante « Soros, l’Impérial », publiée en 2019. C’est un démocrate mais qui est prêt à côtoyer des Républicains si le business l’exige. Il dénonce l’addiction des enfants aux jeux sur Internet mais est un grand investisseur dans des casinos. Il se fait le chantre de la démocratie mais finance les révolutions colorées.</p>
<p>En 1993, il déclarait qu’il n’investirait pas dans les pays où agissent ses fondations, mais fait tout le contraire l’année d’après. Il dénonce la corruption et les pratiques illégales et prône la transparence mais fait tout pour échapper aux contrôles fiscaux, tout en finançant des ONG comme Transparency International. Il a des investissements dans les mines de charbon et le secteur pétrolier mais épouse la cause des défenseurs de l’environnement.</p>
<h2><strong>« La Soros Connection »</strong></h2>
<p>C’est tout cela à la fois le personnage Soros : le cynisme dans les affaires et un réseau dans au moins 100 pays pour l’accompagner dans le projet de démantèlement des sociétés auquel il aspire, distribuant les bons ou les mauvais points par organisations non gouvernementales et médias interposés. Selon Thibault Kerlirzin qui analyse la « Soros connection » faite d’intérêts et de renvois d’ascenseurs, nous serions naïfs de croire que le magnat de la finance aurait perdu ses longues griffes qui ont fait sa réputation de loup de Wall Street : quand Georges Soros donne, c’est toujours un investissement.</p>
<p>« Le Maître des marionnettes”, comme le nomme Margaux Krehl dans un portrait qu’elle lui consacre dans Vanityfair.fr mis en ligne le 25 octobre 2018, est-il le manipulateur que décrivent ses adversaires ? Le fait est que le nom de ses fondations est associé à toutes les ONG qui voudront bien prendre les milliards qu’il a à revendre, et elles sont nombreuses. Depuis 1984, ce sont plus de 30 milliards de dollars qu’il a injecté dans Open Society Foundation avec l’ambition affichée de promouvoir “la gouvernance démocratique, les droits de l’Homme et les réformes économiques, sociales et légales”.</p>
<p>En 2017, il annonçait le transfert de la somme étourdissante de 18 milliards de dollars de sa fortune personnelle aux comptes de sa fondation ajoutant qu’à son décès, l’essentiel de ses avoirs sera légué à Open Society Foundation. Enfin, en janvier, George Soros établissait un nouveau chèque d’un montant d’un milliard de dollars pour un projet de réseau d’universités qu’il considère être le projet de sa vie : « la survie des sociétés ouvertes est menacée et nous faisons face à une crise encore plus grande : le changement climatique », avait-il expliqué lors du dîner qu’il donne chaque année pendant le forum économique mondial de Davos.</p>
<h2><strong>A quelles ONG profitent ces sommes phénoménales ?</strong></h2>
<p>Enquêter sur la « Soros Connexion », c’est comme dérouler une pelote de laine sans fin et se rendre compte de la multitude de relais mis en place avec de grandes « ONG vaisseaux amiral », lesquelles elles-mêmes financent, stimulent et encadrent d’autres relais sur le terrain.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-205046 alignright" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/HRW-1.jpg" alt="" width="331" height="352" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/HRW-1.jpg 331w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/HRW-1-282x300.jpg 282w" sizes="auto, (max-width: 331px) 100vw, 331px" /></p>
<p><strong>Human Right Watch</strong> est un vaisseau amiral de tout premier plan pour la Open Society Foundation qui lui a versé en 2010 pas moins de 100 millions de dollars pour la période 2010-2020.HRW est régulièrement critiquée pour ses liens étroits avec des gouvernements et des « publications qui reflètent l’absence de normes professionnelles », analyse NGO Monitor « avec des partis pris idéologiques » régulièrement pointés du doigt.</p>
<p>« Toute organisation à but non lucratif qui accepte des contributions volontaires peut être soumise à l’influence de ses sponsors. HRW ne diffère pas des autres organisations à but non lucratif », pour Ivan Eland du « Center on Peace and Liberty de l’Independance Institut ». Pour l’exercice 2017-2018, les revenus de HRW se sont élevés à 92,1 millions de dollars. Le fondateur de HRW, Robert Bernstein, dont il a été président en pleine guerre froide de 78 à 88, ardent défenseur américain de la dissidence politique et de la liberté d’expression est décédé le 27 mai 2019 à l’âge de 96 ans, non sans laisser une tache indélébile dans le curriculum vitae de HRW. Robert Bernstein a publié une tribune parue dans le <strong>New York Times</strong> dénonçant sa propre organisation comme étant “morally bankrupt”, en faillite morale.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-205074 alignright" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/human1.jpg" alt="" width="335" height="234" /></p>
<p>L’inflation de mots utilisée par <strong>Amnesty International </strong>pour vanter son indépendance est telle qu’elle en devient suspecte. Ainsi, l’ONG qui totalise 295 millions d’euros de revenus pour l’année 2017 a également été financée par la Open Society Foundation de même que la NED, New Endowment Démocraty. Il est avéré que l’ONG qui assure ne recevoir aucun subside des gouvernements a également reçu des fonds du gouvernement britannique via son bras humanitaire, (DFID) de la Commission Européenne, des Pays Bas et de la Norvège.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-205073 alignright" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/fidh1.jpg" alt="" width="372" height="231" /></p>
<p><strong>La Fédération Internationale des Droits de l’Homme </strong>a bénéficié en 2018 d’un revenu total de 8,7 millions d’euros. Open Society Foundation est citée en premier dans la liste de ses donateurs.</p>
<p><strong>Reporters sans Frontières </strong>est régulièrement critiquée pour son financement par les fonds américains de la National Endowment for Democraty (Usaid) et l’Open society Foundation de Georges Soros. L’organisation a fait l’objet d’une enquête à lire absolument « la face cachée de Reporters Sans Frontières : de la CIA aux faucons du Pentagone », pour comprendre le fonctionnement de l’ONG.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-205076 alignright" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/rsf3-.jpg" alt="" width="351" height="363" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/rsf3-.jpg 351w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/rsf3--290x300.jpg 290w" sizes="auto, (max-width: 351px) 100vw, 351px" /></p>
<p>Elle est signée de Maxime Vivas, écrivain et cyberjournaliste, ex réfèrent d’Attac France. Il décrit « les financements honteux, les hargnes sélectives et les indulgences infondées » de RSF.</p>
<p><strong>Investigative Journalism for Europe</strong>, qui soutient le journalisme d’investigation transfrontalier dans les pays de l’Union Européenne, est soutenue financièrement par des fonds de la NED et Open Society Foundation.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-205071 alignright" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/norad.jpg" alt="" width="372" height="234" /></p>
<p><strong>International Consortium Investigative Journalists </strong>(ICIJ) fondé en 1997 par « the Center for Public Integrity » plateforme collaborative, est également financé par la Open Society Fundation, ainsi que la Sunlight Foundation que l’on peut aisément assimiler à George Soros puisqu’elle est substantiellement financée par lui. Basés à Washington, les promoteurs de ICIJ disent vouloir « inspirer et cultiver une communauté mondiale de journalistes et de lecteurs qui croient que le journalisme peut apporter des changements positifs ». Composé de 267 journalistes d’investigation dans 100 pays, International Consortium Investigative journalists s’était rendu célèbre pour son enquête sur les « Panama Papers », notamment.</p>
<p><strong>International Freedom of Expression Exchange</strong> (IFEX) est le plus grand réseau mondial d’ONG qui milite pour la liberté d’expression. il regroupe une centaine d’organisations. La Open Society est l’un de ses soutiens financiers les plus importants.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-205054 alignright" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/fredom-1-.jpg" alt="" width="306" height="416" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/fredom-1-.jpg 306w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/fredom-1--221x300.jpg 221w" sizes="auto, (max-width: 306px) 100vw, 306px" /></p>
<p><strong>Freedom Of Press Foundation</strong>, qui compte Edward Snowden comme président du conseil d’administration, travaille en étroite collaboration avec International Consortium Investigative Journalists. La fondation compte Open Society comme bailleur de fonds.</p>
<p><strong>Organized Crime and Corruption Reporting Project</strong> (OCCRP), fondé en 2006, est un consortium de centres d’enquêtes, de medias et de journalistes opérant en Europe de l’est notamment. Il est financé par des subventions de USAID, le Département d’Etat Américain, la NED et Open Society Foundation. L’organisation a travaillé en collaboration avec ICIJ, notamment sur l’affaire des Panama Papers.</p>
<p><strong>Attac </strong>(Association pour les Transactions Financières et pour l’Action Citoyenne) gravite également dans la galaxie Soros. Sa présidente d’honneur n’est autre que Susan George, écrivaine et militante altermondialiste. Elle préside le Transnational Institute (TNI), un think tank qui étudie l’impact et les conséquences de la mondialisation, financièrement soutenu par la Open Society Foundation.</p>
<p><strong>Oxfam</strong>, ONG anglo-saxonne présente dans 90 pays qui collabore régulièrement avec Open Society Foundation aurait financé avec elle le mouvement « y en a marre au Sénégal », par exemple. Les ONG comme Oxfam pèsent à leur tour sur les institutions européennes et les programmes gouvernementaux. De nombreuses entreprises françaises et même l’Etat français, sont régulièrement épinglés dans les rapports d’Oxfam.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-205079 alignright" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/berta81.jpg" alt="" width="331" height="297" /></p>
<p><strong>La Bertha Foundation </strong>qui soutient la collaboration entre militants, conteurs et avocats et dont les « études de cas interactives explorent comment nos bénéficiaires luttent pour la justice sociale à travers l’activisme, les medias et la loi », est présente dans la liste des donateurs de plusieurs ONG. Elle œuvre à la concrétisation de nombreux projets dans le sillage de Open Society Foundation.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-205069 alignright" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/gggg.jpg" alt="" width="389" height="253" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/gggg.jpg 389w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/gggg-210x136.jpg 210w" sizes="auto, (max-width: 389px) 100vw, 389px" /></p>
<p><strong>Transparency International EU </strong>est financée par Open Society Foundation. Ce ne sont pas moins de 750 000 dollars qui ont été versés par la fondation de Georges Soros pour des travaux à réaliser entre 2018 et 2021. Après un piratage en 2016 baptisé Sorosleaks, des milliers de documents de la Fondation du milliardaire dévoilaient des fichiers portant sur la période 2008-2016 .Le financement détaillé de multiples ONG y était précisément consigné dans le cadre d’actions visant à influencer sur les élections européennes de 2014. Transparency International Latvia-Delna y figurait avec un financement de 78 320 dollars, Transparency International Bureau de Liaison avec l’Union Européenne avec  122 000 Dollars et Transparency  International Hongrie avec 117 403 dollars.</p>
<p><strong>Center for Public Integrity,</strong> organisation de journalistes à but non lucratif créée en 1989 et qui a fondé la plateforme collaborative International Consortium Investigative Journalists, a reçu des fonds substantiels de la Fondation de George Soros. En 2002, elle lui a versé 1 million de dollars pour une période de 3 ans. En 2009 le Center for Public Integrity  indique avoir reçu la somme de 651 650 dollars de l’Open Society Foundation alors que le site de la fondation du magnat américain de la finance indique,lui, avoir verser 4 subventions à l’organisation de journalistes. Son intégrité a souvent été remise en cause notamment par le <strong>Wall Street Journal</strong> (en 2003).</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-205056 alignright" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/centrepublic.jpg" alt="" width="307" height="512" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/centrepublic.jpg 307w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/centrepublic-180x300.jpg 180w" sizes="auto, (max-width: 307px) 100vw, 307px" /></p>
<p>Mais c’est le <strong>Washington Post</strong> en 2011 qui a porté le coup le plus violent au Center for Public Integrity, révélant sous la plume vitriolée de<strong> Jennifer Rubin</strong>, les pratiques à partir desquelles le CPI prend part à des « campagnes » en partenariat avec des ONG, en l’occurrence Greenpeace pour cette affaire. Elle a été traitée par le Washington Post les 6 et 11 septembre 2011 sous le titre : « Is the Center for Public Integrity’s Work Advocacy or Journalism ? ».</p>
<p>La journaliste s’y interroge sur l’indépendance revendiquée par l’organisation de journalistes, lui reprochant de donner la liste de ses donateurs dont Open Society Foundation sans indiquer les montants versés alors que l’ONG prétend œuvrer pour l’intégrité et la transparence .Par ailleurs, Jennifer Rubin mettait le doigt sur l’étrange coordination entre le CPI et l’organisation Greenpeace, également bénéficiaire de donations de la fondation de George Soros, dans la médiatisation d’un rapport contre un industriel américain, l’un levant la balle et l’autre s’élançant pour la smasher .</p>
<p>Cet exemple est intéressant à détailler car il nous rappelle les mécanismes par lesquels Amnesty International et <strong>Forbidden Stories</strong> ont coordonné leurs actions le 22 juin dernier, pour la médiatisation d’un rapport dans lequel l’ONG de droits de l’Homme accuse le Maroc de disposer d’une technologie de la société israélienne NSO Group. Elle lui servirait, selon l’ONG , à espionner les journalistes et activistes marocains.</p>
<figure id="attachment_205058" aria-describedby="caption-attachment-205058" style="width: 323px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-205058 size-full" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/jennifer.jpg" alt="" width="323" height="424" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/jennifer.jpg 323w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/jennifer-229x300.jpg 229w" sizes="auto, (max-width: 323px) 100vw, 323px" /><figcaption id="caption-attachment-205058" class="wp-caption-text">Jennifer Rubin</figcaption></figure>
<p>Légitimement, Jennifer Rubin interroge le Center for Public Integrity qui a tout le mal du monde à lui répondre, sur sa marge de manœuvre face aux intérêts de ses donateurs.</p>
<p>Si un media ou une organisation de journalistes reçoit des fonds « de groupes ayant une position particulière, et produit constamment des travaux qui confirment cette position, la question de savoir si le journalisme est vraiment objectif est posée », plaide la journaliste du Washington Post. Les lecteurs devraient être capables de se forger leur propre opinion sur le travail des journalistes du CPI et leur « indépendance » devant le poids et la pression de leurs bailleurs de fonds.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-205081 alignright" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/borbiden1.jpg" alt="" width="306" height="541" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/borbiden1.jpg 306w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/borbiden1-170x300.jpg 170w" sizes="auto, (max-width: 306px) 100vw, 306px" /></p>
<p>A la lumière de cet exemple, qu&rsquo;en est-il de <strong>Forbidden Stories</strong> fondée par Freedom Voices Network, qui a « travaillé » avec Amnesty International sur ce rapport? Qui sont leurs donateurs ? Leur site officiel nous indique qu’ils ont en commun avec Amnesty International, au moins la Open Society Foundation de George Soros. Laquelle fondation du milliardaire américain finance un autre soutien de Forbbiden Stories : « Investigative Journalism for EU », que nous avons évoqué plus haut.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-205061 alignright" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/youri1.jpg" alt="" width="351" height="380" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/youri1.jpg 351w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/youri1-277x300.jpg 277w" sizes="auto, (max-width: 351px) 100vw, 351px" /></p>
<p>Enfin, nous ne pouvons pas ne pas relever que l’organisation hollandaise <strong>Vereniging Veronica</strong> qui fait partie des donateurs de Forbidden Stories, est dirigée  par Yoeri Albrecht, un ancien journaliste. Il est membre du conseil consultatif de la branche européenne de …Open Society Foundation.</p>
<p>Nul ne peut réellement dire que ces organisations non gouvernementales agissent plus pour des raisons politiques qu’humanitaires. Mais le fait est qu’elles ont toutes pour point commun un financement qui émane d’une même organisation tentaculaire au projet « sans frontières » affiché et qui agit sur le terrain de plusieurs pays avec un « laisser passer », voire un accompagnement des cercles du pouvoirs américains, démocrates en particulier.</p>
<p>L’argent de la philanthropie n’a jamais été aussi disponible mais les bailleurs de fonds étudient avec précaution chaque donation octroyée en prenant soin de donner juste ce qu’il faut pour rendre « dépendantes » les ONG lesquelles, « sans ces financements auraient du mal à boucler leurs fins de mois », nous explique une membre du directoire d’une fondation française de tout premier plan.</p>
<p>« La taille de notre institution ne peut absolument pas rivaliser avec les fondations américaines », dit-elle, précisant : « mais ce que je peux vous dire, c’est que nous nous rejoignons sur un point : quel que soit le montant de la donation, nous attendons tous des contreparties. Elles peuvent prendre différentes formes, se manifester à différents moments, être différées dans le temps. Mais un jour ou l’autre, pour la quasi-totalité des donateurs, cette contrepartie doit arriver».</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Histoires interdites du financement des ONG de droits de l’Homme et de protection des journalistes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Jul 2020 19:26:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Décryptages]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans ce dossier, Atlasinfo décrypte comment les Fondations américaines ont instrumentalisé la cause des droits de l’Homme et mis au pas la presse mondiale, sous couvert de la philanthropie. Une en particulier mène la danse depuis près de 40 ans : la Open Society Foundation du magnat américain de la finance, George Soros. Fort de sa puissance financière, le multimilliardaire a mis en place un système de stratégies d’influence qui prend appui sur la société civile. Il la dote de moyens colossaux pour atteindre des objectifs géostratégiques et économiques intimement liés aux cercles du pouvoir américain.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour un militant épris de justice et de liberté, Il n’y a rien de pire que de découvrir que l’organisation de droits de l’Homme à laquelle il a dédié une partie de sa vie, s’est égarée pour se soumettre à une ligne de conduite dictée pas ses bailleurs de fonds, avec des pratiques en contradiction avec ses convictions.</p>
<p>Pour un journaliste opérant au sein d’une organisation qui affiche des ambitions de protection des journalistes, cela est encore plus douloureux. Distribuer les bons ou les mauvais points, « sucrer » une information importante parce qu’elle implique un donateur ou en surexploiter une autre parce qu’« on » l’a demandé, c’est tout simplement sacrifier ses valeurs morales et éthiques.</p>
<p>Ces pratiques font l’objet de l’une des plus grandes omerta de ces 40 dernières années. Les rares journalistes et chercheurs qui ont tenté de lever le voile sur l’opacité des financements de ces organisations se sont vus traités de « vendus », ou suspectés de collusion avec des services de renseignements quand ils n’ont pas été accusés de corruption pour avoir tenté de briser la loi du silence autour de l’édification d’une mégastructure internationale, construite pendant 40 ans par le milliardaire américain George Soros.</p>
<h2><strong>« Un chef d’état sans état »</strong></h2>
<p>C’est ainsi que celui qui a fait sauter la Banque d’Angleterre en 1992 en contournant les failles du système monétaire européen, aime à se définir. Une attaque spéculative qui a dopé sa fortune et lui a fait voir les choses en très grand : soumettre le monde à son modèle de société « ouverte », et favoriser l’expansion de son empire économique.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-205066 alignright" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/COROS.jpg" alt="" width="350" height="409" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/COROS.jpg 350w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/COROS-257x300.jpg 257w" sizes="auto, (max-width: 350px) 100vw, 350px" /></p>
<p>Rares sont ceux qui osent s’opposer à lui, tant il a investi de milliards de dollars pour élaborer un réseau hors normes avec deux axes essentiels : la société civile et les institutions gouvernementales.</p>
<p>Pour accompagner cette stratégie, il faut évidemment façonner l’opinion publique et ce pas uniquement à travers les médias mais tout ce que l’encadrement, la formation et l’organisation des journalistes peut offrir comme relais. Ainsi, dans la toile tissée à travers la Open Society Foundation se retrouvent ONG internationales ou locales, médias, comités de protections des journalistes,  plateformes collaboratives d’investigation, Universités,  think tank, partis politiques, syndicats et tout autre entité ou personne pouvant exercer une influence en faveur du projet de George Soros, partout à travers le monde.</p>
<p>Pour réussir, il fallait à celui qui a joué des coudes pour construire sa fortune colossale dans la finance, commencer par bâtir une image de philanthrope épris d’une humanité débordante.</p>
<h2><strong>« Saint George et ses improbables croisades »</strong></h2>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-205045 alignright" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/soros1-1.jpg" alt="" width="319" height="424" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/soros1-1.jpg 326w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/soros1-1-226x300.jpg 226w" sizes="auto, (max-width: 319px) 100vw, 319px" /></p>
<p>Particulièrement satyrique Le Time consacrera le 1er septembre 1997 une Une à “Saint George : et ses improbables croisades”, qui vont de la politique à l’immigration en passant par la dépénalisation de la drogue, la défense des minorités ou encore la cause LGBT+, construisant sa stratégie sur la démocratie et la justice sociale, la défense des faibles pour provoquer la chute des puissants, tout ceux en tout cas qui encombreraient sa route vers l’édification d’une société transnationale.</p>
<h2><strong>Le Parti Démocrate en toile de fond</strong></h2>
<p>Sur le plan politique, il n’a jamais fait mystère de ses positions démocrates, finançant généreusement les campagnes de John Kerry en 2004 face à Georges W bush, Barack Obama qu’il avait commencé à soutenir en tant que sénateur de l&rsquo;Illinois, Hillary Clinton face à Trump en 2016 et un cortège de sénateurs démocrates, évidemment, qui lui sont tous acquis à jamais . Ils partagent tous une certaine vision de l’organisation du monde avec un marketing fondé sur les valeurs de la démocratie pour mieux mettre au pas tout pays qui se sentirait les épaules un peu trop solides face aux Etats Unis d’Amérique. La Crimée, l’Ukraine, la Hongrie, la Géorgie, la Russie, la Chine, l’Union Européenne et bien d’autres encore se sont vu affaiblir par la machine de guerre mise en place par Soros.</p>
<p>En Afrique où les activités du milliardaire américain ne suscitent pas le même intérêt qu’aux Etats Unis ou en Europe, la République Démocratique du Congo et le Burkina Faso notamment ont été broyés par des manœuvres attribuées aux réseaux de George Soros.(En 2017, Open Society Foundation consacrait plus de 70 millions de dollars à ses activités sur le continent).</p>
<h2><strong>Alignement sur la politique étrangère américaine</strong></h2>
<p>Le magnat de la finance n’a aucune hésitation à travailler avec une partie des cercles du pouvoir américain quand cela est nécessaire. Mieux encore : il avance sensiblement au même rythme que la politique américaine, travaillant souvent main dans la main avec La NED, National Endowment for Democraty, émanation du congrès américain financée à travers l’USAID, l’Agence Américaine pour le Développement International.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-205043 alignright" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/opensociety.jpg" alt="" width="391" height="483" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/opensociety.jpg 384w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/opensociety-243x300.jpg 243w" sizes="auto, (max-width: 391px) 100vw, 391px" /></p>
<p>Une phrase de son ancien président exécutif, Allen Weinstein résume sa mission.Il déclarait au Washington Post en 1991 : “a lot of what we do today was done covertly 25 years ago by the CIA” « la plupart des choses que nous faisons aujourd’hui étaient faites secrètement par la CIA il y a 25 ans ».</p>
<p>En conjuguant leurs efforts, la NED et le réseau de la Open Society Foundation auraient travaillé à l’émergence, l’encadrement, la formation et le financement de nombreux mouvements de contestation dans plusieurs pays où le vent du printemps arabe a soufflé.</p>
<h2><strong>Un homme qui ne s’embarrasse pas de ses contradictions  </strong></h2>
<p>George Soros est partout et ne se formalise pas des contradictions qu’il peut présenter, comme l’explique Thibault Kerlinzin auteur d’une enquête passionnante « Soros, l’Impérial », publiée en 2019. C’est un démocrate mais qui est prêt à côtoyer des Républicains si le business l’exige. Il dénonce l’addiction des enfants aux jeux sur Internet mais est un grand investisseur dans des casinos. Il se fait le chantre de la démocratie mais finance les révolutions colorées.</p>
<p>En 1993, il déclarait qu’il n’investirait pas dans les pays où agissent ses fondations, mais fait tout le contraire l’année d’après. Il dénonce la corruption et les pratiques illégales et prône la transparence mais fait tout pour échapper aux contrôles fiscaux, tout en finançant des ONG comme Transparency International. Il a des investissements dans les mines de charbon et le secteur pétrolier mais épouse la cause des défenseurs de l’environnement.</p>
<h2><strong>« La Soros Connection »</strong></h2>
<p>C’est tout cela à la fois le personnage Soros : le cynisme dans les affaires et un réseau dans au moins 100 pays pour l’accompagner dans le projet de démantèlement des sociétés auquel il aspire, distribuant les bons ou les mauvais points par organisations non gouvernementales et médias interposés. Selon Thibault Kerlirzin qui analyse la « Soros connection » faite d’intérêts et de renvois d’ascenseurs, nous serions naïfs de croire que le magnat de la finance aurait perdu ses longues griffes qui ont fait sa réputation de loup de Wall Street : quand Georges Soros donne, c’est toujours un investissement.</p>
<p>« Le Maître des marionnettes”, comme le nomme Margaux Krehl dans un portrait qu’elle lui consacre dans Vanityfair.fr mis en ligne le 25 octobre 2018, est-il le manipulateur que décrivent ses adversaires ? Le fait est que le nom de ses fondations est associé à toutes les ONG qui voudront bien prendre les milliards qu’il a à revendre, et elles sont nombreuses. Depuis 1984, ce sont plus de 30 milliards de dollars qu’il a injecté dans Open Society Foundation avec l’ambition affichée de promouvoir “la gouvernance démocratique, les droits de l’Homme et les réformes économiques, sociales et légales”.</p>
<p>En 2017, il annonçait le transfert de la somme étourdissante de 18 milliards de dollars de sa fortune personnelle aux comptes de sa fondation ajoutant qu’à son décès, l’essentiel de ses avoirs sera légué à Open Society Foundation. Enfin, en janvier, George Soros établissait un nouveau chèque d’un montant d’un milliard de dollars pour un projet de réseau d’universités qu’il considère être le projet de sa vie : « la survie des sociétés ouvertes est menacée et nous faisons face à une crise encore plus grande : le changement climatique », avait-il expliqué lors du dîner qu’il donne chaque année pendant le forum économique mondial de Davos.</p>
<h2><strong>A quelles ONG profitent ces sommes phénoménales ?</strong></h2>
<p>Enquêter sur la « Soros Connexion », c’est comme dérouler une pelote de laine sans fin et se rendre compte de la multitude de relais mis en place avec de grandes « ONG vaisseaux amiral », lesquelles elles-mêmes financent, stimulent et encadrent d’autres relais sur le terrain.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-205046 alignright" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/HRW-1.jpg" alt="" width="331" height="352" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/HRW-1.jpg 331w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/HRW-1-282x300.jpg 282w" sizes="auto, (max-width: 331px) 100vw, 331px" /></p>
<p><strong>Human Right Watch</strong> est un vaisseau amiral de tout premier plan pour la Open Society Foundation qui lui a versé en 2010 pas moins de 100 millions de dollars pour la période 2010-2020.HRW est régulièrement critiquée pour ses liens étroits avec des gouvernements et des « publications qui reflètent l’absence de normes professionnelles », analyse NGO Monitor « avec des partis pris idéologiques » régulièrement pointés du doigt.</p>
<p>« Toute organisation à but non lucratif qui accepte des contributions volontaires peut être soumise à l’influence de ses sponsors. HRW ne diffère pas des autres organisations à but non lucratif », pour Ivan Eland du « Center on Peace and Liberty de l’Independance Institut ». Pour l’exercice 2017-2018, les revenus de HRW se sont élevés à 92,1 millions de dollars. Le fondateur de HRW, Robert Bernstein, dont il a été président en pleine guerre froide de 78 à 88, ardent défenseur américain de la dissidence politique et de la liberté d’expression est décédé le 27 mai 2019 à l’âge de 96 ans, non sans laisser une tache indélébile dans le curriculum vitae de HRW. Robert Bernstein a publié une tribune parue dans le <strong>New York Times</strong> dénonçant sa propre organisation comme étant “morally bankrupt”, en faillite morale.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-205074 alignright" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/human1.jpg" alt="" width="335" height="234" /></p>
<p>L’inflation de mots utilisée par <strong>Amnesty International </strong>pour vanter son indépendance est telle qu’elle en devient suspecte. Ainsi, l’ONG qui totalise 295 millions d’euros de revenus pour l’année 2017 a également été financée par la Open Society Foundation de même que la NED, New Endowment Démocraty. Il est avéré que l’ONG qui assure ne recevoir aucun subside des gouvernements a également reçu des fonds du gouvernement britannique via son bras humanitaire, (DFID) de la Commission Européenne, des Pays Bas et de la Norvège.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-205073 alignright" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/fidh1.jpg" alt="" width="372" height="231" /></p>
<p><strong>La Fédération Internationale des Droits de l’Homme </strong>a bénéficié en 2018 d’un revenu total de 8,7 millions d’euros. Open Society Foundation est citée en premier dans la liste de ses donateurs.</p>
<p><strong>Reporters sans Frontières </strong>est régulièrement critiquée pour son financement par les fonds américains de la National Endowment for Democraty (Usaid) et l’Open society Foundation de Georges Soros. L’organisation a fait l’objet d’une enquête à lire absolument « la face cachée de Reporters Sans Frontières : de la CIA aux faucons du Pentagone », pour comprendre le fonctionnement de l’ONG.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-205076 alignright" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/rsf3-.jpg" alt="" width="351" height="363" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/rsf3-.jpg 351w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/rsf3--290x300.jpg 290w" sizes="auto, (max-width: 351px) 100vw, 351px" /></p>
<p>Elle est signée de Maxime Vivas, écrivain et cyberjournaliste, ex réfèrent d’Attac France. Il décrit « les financements honteux, les hargnes sélectives et les indulgences infondées » de RSF.</p>
<p><strong>Investigative Journalism for Europe</strong>, qui soutient le journalisme d’investigation transfrontalier dans les pays de l’Union Européenne, est soutenue financièrement par des fonds de la NED et Open Society Foundation.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-205071 alignright" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/norad.jpg" alt="" width="372" height="234" /></p>
<p><strong>International Consortium Investigative Journalists </strong>(ICIJ) fondé en 1997 par « the Center for Public Integrity » plateforme collaborative, est également financé par la Open Society Fundation, ainsi que la Sunlight Foundation que l’on peut aisément assimiler à George Soros puisqu’elle est substantiellement financée par lui. Basés à Washington, les promoteurs de ICIJ disent vouloir « inspirer et cultiver une communauté mondiale de journalistes et de lecteurs qui croient que le journalisme peut apporter des changements positifs ». Composé de 267 journalistes d’investigation dans 100 pays, International Consortium Investigative journalists s’était rendu célèbre pour son enquête sur les « Panama Papers », notamment.</p>
<p><strong>International Freedom of Expression Exchange</strong> (IFEX) est le plus grand réseau mondial d’ONG qui milite pour la liberté d’expression. il regroupe une centaine d’organisations. La Open Society est l’un de ses soutiens financiers les plus importants.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-205054 alignright" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/fredom-1-.jpg" alt="" width="306" height="416" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/fredom-1-.jpg 306w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/fredom-1--221x300.jpg 221w" sizes="auto, (max-width: 306px) 100vw, 306px" /></p>
<p><strong>Freedom Of Press Foundation</strong>, qui compte Edward Snowden comme président du conseil d’administration, travaille en étroite collaboration avec International Consortium Investigative Journalists. La fondation compte Open Society comme bailleur de fonds.</p>
<p><strong>Organized Crime and Corruption Reporting Project</strong> (OCCRP), fondé en 2006, est un consortium de centres d’enquêtes, de medias et de journalistes opérant en Europe de l’est notamment. Il est financé par des subventions de USAID, le Département d’Etat Américain, la NED et Open Society Foundation. L’organisation a travaillé en collaboration avec ICIJ, notamment sur l’affaire des Panama Papers.</p>
<p><strong>Attac </strong>(Association pour les Transactions Financières et pour l’Action Citoyenne) gravite également dans la galaxie Soros. Sa présidente d’honneur n’est autre que Susan George, écrivaine et militante altermondialiste. Elle préside le Transnational Institute (TNI), un think tank qui étudie l’impact et les conséquences de la mondialisation, financièrement soutenu par la Open Society Foundation.</p>
<p><strong>Oxfam</strong>, ONG anglo-saxonne présente dans 90 pays qui collabore régulièrement avec Open Society Foundation aurait financé avec elle le mouvement « y en a marre au Sénégal », par exemple. Les ONG comme Oxfam pèsent à leur tour sur les institutions européennes et les programmes gouvernementaux. De nombreuses entreprises françaises et même l’Etat français, sont régulièrement épinglés dans les rapports d’Oxfam.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-205079 alignright" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/berta81.jpg" alt="" width="331" height="297" /></p>
<p><strong>La Bertha Foundation </strong>qui soutient la collaboration entre militants, conteurs et avocats et dont les « études de cas interactives explorent comment nos bénéficiaires luttent pour la justice sociale à travers l’activisme, les medias et la loi », est présente dans la liste des donateurs de plusieurs ONG. Elle œuvre à la concrétisation de nombreux projets dans le sillage de Open Society Foundation.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-205069 alignright" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/gggg.jpg" alt="" width="389" height="253" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/gggg.jpg 389w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/gggg-210x136.jpg 210w" sizes="auto, (max-width: 389px) 100vw, 389px" /></p>
<p><strong>Transparency International EU </strong>est financée par Open Society Foundation. Ce ne sont pas moins de 750 000 dollars qui ont été versés par la fondation de Georges Soros pour des travaux à réaliser entre 2018 et 2021. Après un piratage en 2016 baptisé Sorosleaks, des milliers de documents de la Fondation du milliardaire dévoilaient des fichiers portant sur la période 2008-2016 .Le financement détaillé de multiples ONG y était précisément consigné dans le cadre d’actions visant à influencer sur les élections européennes de 2014. Transparency International Latvia-Delna y figurait avec un financement de 78 320 dollars, Transparency International Bureau de Liaison avec l’Union Européenne avec  122 000 Dollars et Transparency  International Hongrie avec 117 403 dollars.</p>
<p><strong>Center for Public Integrity,</strong> organisation de journalistes à but non lucratif créée en 1989 et qui a fondé la plateforme collaborative International Consortium Investigative Journalists, a reçu des fonds substantiels de la Fondation de George Soros. En 2002, elle lui a versé 1 million de dollars pour une période de 3 ans. En 2009 le Center for Public Integrity  indique avoir reçu la somme de 651 650 dollars de l’Open Society Foundation alors que le site de la fondation du magnat américain de la finance indique,lui, avoir verser 4 subventions à l’organisation de journalistes. Son intégrité a souvent été remise en cause notamment par le <strong>Wall Street Journal</strong> (en 2003).</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-205056 alignright" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/centrepublic.jpg" alt="" width="307" height="512" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/centrepublic.jpg 307w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/centrepublic-180x300.jpg 180w" sizes="auto, (max-width: 307px) 100vw, 307px" /></p>
<p>Mais c’est le <strong>Washington Post</strong> en 2011 qui a porté le coup le plus violent au Center for Public Integrity, révélant sous la plume vitriolée de<strong> Jennifer Rubin</strong>, les pratiques à partir desquelles le CPI prend part à des « campagnes » en partenariat avec des ONG, en l’occurrence Greenpeace pour cette affaire. Elle a été traitée par le Washington Post les 6 et 11 septembre 2011 sous le titre : « Is the Center for Public Integrity’s Work Advocacy or Journalism ? ».</p>
<p>La journaliste s’y interroge sur l’indépendance revendiquée par l’organisation de journalistes, lui reprochant de donner la liste de ses donateurs dont Open Society Foundation sans indiquer les montants versés alors que l’ONG prétend œuvrer pour l’intégrité et la transparence .Par ailleurs, Jennifer Rubin mettait le doigt sur l’étrange coordination entre le CPI et l’organisation Greenpeace, également bénéficiaire de donations de la fondation de George Soros, dans la médiatisation d’un rapport contre un industriel américain, l’un levant la balle et l’autre s’élançant pour la smasher .</p>
<p>Cet exemple est intéressant à détailler car il nous rappelle les mécanismes par lesquels Amnesty International et <strong>Forbidden Stories</strong> ont coordonné leurs actions le 22 juin dernier, pour la médiatisation d’un rapport dans lequel l’ONG de droits de l’Homme accuse le Maroc de disposer d’une technologie de la société israélienne NSO Group. Elle lui servirait, selon l’ONG , à espionner les journalistes et activistes marocains.</p>
<figure id="attachment_205058" aria-describedby="caption-attachment-205058" style="width: 323px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-205058 size-full" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/jennifer.jpg" alt="" width="323" height="424" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/jennifer.jpg 323w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/jennifer-229x300.jpg 229w" sizes="auto, (max-width: 323px) 100vw, 323px" /><figcaption id="caption-attachment-205058" class="wp-caption-text">Jennifer Rubin</figcaption></figure>
<p>Légitimement, Jennifer Rubin interroge le Center for Public Integrity qui a tout le mal du monde à lui répondre, sur sa marge de manœuvre face aux intérêts de ses donateurs.</p>
<p>Si un media ou une organisation de journalistes reçoit des fonds « de groupes ayant une position particulière, et produit constamment des travaux qui confirment cette position, la question de savoir si le journalisme est vraiment objectif est posée », plaide la journaliste du Washington Post. Les lecteurs devraient être capables de se forger leur propre opinion sur le travail des journalistes du CPI et leur « indépendance » devant le poids et la pression de leurs bailleurs de fonds.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-205081 alignright" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/borbiden1.jpg" alt="" width="306" height="541" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/borbiden1.jpg 306w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/borbiden1-170x300.jpg 170w" sizes="auto, (max-width: 306px) 100vw, 306px" /></p>
<p>A la lumière de cet exemple, qu&rsquo;en est-il de <strong>Forbidden Stories</strong> fondée par Freedom Voices Network, qui a « travaillé » avec Amnesty International sur ce rapport? Qui sont leurs donateurs ? Leur site officiel nous indique qu’ils ont en commun avec Amnesty International, au moins la Open Society Foundation de George Soros. Laquelle fondation du milliardaire américain finance un autre soutien de Forbbiden Stories : « Investigative Journalism for EU », que nous avons évoqué plus haut.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-205061 alignright" src="https://atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/youri1.jpg" alt="" width="351" height="380" srcset="https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/youri1.jpg 351w, https://dev.atlasinfo.fr/wp-content/uploads/2020/07/youri1-277x300.jpg 277w" sizes="auto, (max-width: 351px) 100vw, 351px" /></p>
<p>Enfin, nous ne pouvons pas ne pas relever que l’organisation hollandaise <strong>Vereniging Veronica</strong> qui fait partie des donateurs de Forbidden Stories, est dirigée  par Yoeri Albrecht, un ancien journaliste. Il est membre du conseil consultatif de la branche européenne de …Open Society Foundation.</p>
<p>Nul ne peut réellement dire que ces organisations non gouvernementales agissent plus pour des raisons politiques qu’humanitaires. Mais le fait est qu’elles ont toutes pour point commun un financement qui émane d’une même organisation tentaculaire au projet « sans frontières » affiché et qui agit sur le terrain de plusieurs pays avec un « laisser passer », voire un accompagnement des cercles du pouvoirs américains, démocrates en particulier.</p>
<p>L’argent de la philanthropie n’a jamais été aussi disponible mais les bailleurs de fonds étudient avec précaution chaque donation octroyée en prenant soin de donner juste ce qu’il faut pour rendre « dépendantes » les ONG lesquelles, « sans ces financements auraient du mal à boucler leurs fins de mois », nous explique une membre du directoire d’une fondation française de tout premier plan.</p>
<p>« La taille de notre institution ne peut absolument pas rivaliser avec les fondations américaines », dit-elle, précisant : « mais ce que je peux vous dire, c’est que nous nous rejoignons sur un point : quel que soit le montant de la donation, nous attendons tous des contreparties. Elles peuvent prendre différentes formes, se manifester à différents moments, être différées dans le temps. Mais un jour ou l’autre, pour la quasi-totalité des donateurs, cette contrepartie doit arriver».</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Christian Harbulot: « L’objectif d’Amnesty International est de contribuer à affaiblir le Maroc de l’intérieur »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoatlas]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Jul 2020 16:09:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entretiens]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans un entretien à Atlasinfo.fr, le spécialiste français en intelligence économique, Christian Harbulot, analyse la manière dont les Organisations non gouvernementales sont instrumentalisées pour accompagner les stratégies de formations politiques et de lobbies économiques. Pour le directeur de l’Ecole de Guerre Economique, la seule riposte possible est de mener une "guerre de l’information". Son objectif est d’alerter les opinions publiques sur la réalité du fonctionnement de ces ONG.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Amnesty International a publié deux rapports en moins d’un an sur le Maroc pour tenter de le discréditer en matière de droits de l’homme et de protection des journalistes. Comment expliquez-vous que le Maroc soit dans le « viseur » de l’ONG ? </strong></p>
<p><strong>Christian Harbulot</strong> : vous savez, ces ONG professionnelles font des choix qui interpellent. D’ailleurs nous-mêmes, nous leur avons posé des questions sur le choix des actions qu’elles mènent. Nous pourrions faire une liste assez longue de leurs contradictions notamment sur ces choix. Pourquoi certains pays et pas d’autres ? Pourquoi telle multinationale ? Pourquoi accepter de l’argent de bailleurs de fonds en relation avec des activités économiques concurrentes ? Que devient le cadre éthique affichée par l’ONG ? On ne peut pas en effet être une ONG qui « s’auto-missionne » pour dénoncer un scandale et en même temps accepter de l’argent de lobbies économiques qui profitent de ces attaques pour affaiblir leurs concurrents. Nous sommes sur des zones très floues car plus les flux financiers sont importants, plus les jeux sont subtils. Pour préserver leur éthique, ces organisations doivent tout simplement refuser cet argent mais, hélas, elles ne le font pas.</p>
<p>Ce sont des questions dérangeantes parce qu’elles posent la question du choix des campagnes d’actions de ces ONG, qui sont dans une logique de préserver une posture de « bonne conscience » et éviter ainsi que ne soient posées les vraies questions de fond.</p>
<p><strong>De ce que vous dites, ces ONG ne sont pas instrumentalisées et elles savent où elles mettent les pieds ? </strong></p>
<p>S’agissant de Amnesty International, ce n’est pas parce qu’elle se présente comme une organisation non gouvernementale qu’elle n’est pas manipulée de l’intérieur par des groupes d’individus. Certaines personnes de bonne foi qui versent des dons à Amnesty pensent que c’est une superbe ONG parce qu’elle a un marketing accrocheur. Malheureusement, ceux qui croient sincèrement aux valeurs de droits de l’homme et ceux qui sont sensibles aux actions d’Amnesty, ce sont eux qui sont instrumentalisés.</p>
<p>Ils écoutent des discours et en font une lecture au premier degré et ne cherchent pas à entrer dans la contradiction ni à cerner la complexité du problème. Il y a un véritable travail à entreprendre pour rétablir la vérité et dénoncer ce système qui se présente comme étant éthique et en faveur de la veuve et de l’orphelin. En effet, les gens pensent qu’Amnesty défend les victimes, les opprimés et à partir de cette posture savamment cultivée, tout le monde les écoute. C’est tellement facile d’avoir cette position.</p>
<p><strong>Vous décrivez une image qui n’est pas connue, même si dans les milieux politiques et au sein de la société civile, beaucoup partagent votre analyse. Comment porter cette réalité auprès du grand public ?</strong></p>
<p>Il faut mener une véritable guerre de l’information. Ce n’est pas parce que ces ONG ont acquis ce positionnement qu’elles sont si fortes que cela, au contraire. Quand on commencera à travailler en profondeur sur leurs points faibles, leurs contradictions, leur hypocrisie et qu’on les rendra publics, je peux vous assurer qu’elles seront beaucoup moins fortes, car leur plus grande faiblesse est de se croire inattaquables. Cette guerre de l’information peut être redoutable si elle est bien menée. Cela ne doit pas rester un vœu  pieux.</p>
<p>Je peux vous dire qu’en dehors de l’aspect purement financier lié à leurs bailleurs de fonds, il y a d’autres points faibles pour les contrer. Il faut juste appuyer sur le bouton. Je ne peux pas en dire plus pour le moment car c’est très sensible.</p>
<p><strong>Vous dites que cela dépasse l’aspect purement financier. Est-ce que vous faites allusion à ce point de rencontre entre intérêts économiques et intérêts politiques ?</strong></p>
<p>Les collusions politiques et économiques sont avérées avec la montée en puissance de la stratégie de déconstruction prônée par le Parti Démocrate américain et son élite qui représente les intérêts du monde des affaires aux Etats-Unis. Je vais tenter de vous expliquer ce dont il s’agit précisément.</p>
<p>Auparavant, le Parti Démocrate défendait les petites et moyennes classes américaines. Aujourd’hui, il a changé d’approche. Sa plateforme politique est basée sur la défense d’un modèle de société dans lequel, par exemple, la défense des minorités, la politique migratoire ou encore les « mouvements citoyens », l’exemple des Printemps arabes, seraient les moyens d’atteindre une « déconstruction de la société traditionnelle » quelle que soit la matrice des pays. En somme, tout ce qui touche de près ou de loin les valeurs sur lesquelles ont été créées les sociétés. Derrière cela, il y a un projet politique. Il a été largement conceptualisé et accompagné par un homme comme George Soros et son rêve de « société ouverte ». Le programme du Parti Démocrate américain est aujourd’hui largement orienté sur cette déconstruction. C’est là le point de rencontre dont vous avez parlé tout à l’heure entre les intérêts économiques et politiques. L’effort financier pour accompagner ce projet est énorme.</p>
<p>Il faut prêter attention à ce qui va se passer en novembre prochain car cette stratégie de déconstruction sociétale qui a déjà été amorcée en l’Europe par les démocrates américains depuis une dizaine d’années, risque de s’accélérer avec encore plus de cynisme, de violence et de moyens indirects.</p>
<p><strong>Là-dessus, quel est le rôle des ONG ?</strong></p>
<p>Il est capital. Derrière cette politique se déploie une multitude d’ONG professionnelles qui accompagnent cette vision et interviennent, notamment, auprès des instances européennes. Ce mouvement touche l’Europe mais aussi l’Afrique, dont le Maghreb.</p>
<p>Encore une fois, cette stratégie de déconstruction est dangereuse car elle suppose des césures internes au sein des pays. Il est question de voir apparaître des clivages et des fractures au sein des sociétés.</p>
<p>Pendant la guerre froide, beaucoup de structures étaient des bras armés d’un bloc contre un autre. Les deux blocs ont compris qu’il était efficace de passer par des logiques indirectes ancrées dans la société civile pour affaiblir l’adversaire.</p>
<p><strong>Qu’en est-il de la stratégie du Parti Républicain ? </strong></p>
<p>Au sein du Parti Républicain, les enjeux sont différents et la défense des intérêts américains ne se manifeste pas de la même manière. Nous voyons très bien comment Donald Trump se conduit. Il a des actions brutales mais ce sont des rapports de force classiques : des mesures de rétorsion commerciales, des logiques protectionnistes et de l’intimidation fiscale mais cela ne remet pas en cause les bases d’une société, ses valeurs et l’équilibre sur lequel tient un peuple ou des peuples. C’est toute la différence par rapport au Parti Démocrate dont l’approche est autrement plus pernicieuse.</p>
<p><strong>Dans cette équation, pourquoi le Maroc est-il pris pour cible, étant entendu qu’à travers votre analyse, Amnesty International est un relais dans l’accompagnement de cette stratégie de déconstruction ? </strong></p>
<p>A partir du moment où l’ONG mène des actions contre le Maroc, elle accompagne en effet cette stratégie. L’objectif d’Amnesty est de contribuer à affaiblir le Maroc de l’intérieur<strong>. </strong></p>
<p>Le Maroc est un pays qui devient important. Il attise les jalousies. Sa puissance économique et politique se renforce. Il est également une puissance régionale et un pays influent dans le continent.</p>
<p>C’est aussi un pays qui présente une particularité rare. Le Roi est à la fois un chef politique et un chef religieux. La société marocaine a des valeurs et le pays entend les défendre. Tant que le Roi sera le défenseur d’un Islam éclairé qui dialogue avec les autres religions et le garant de la préservation de valeurs culturelles et sociétales fortes, cela posera un vrai problème aux adversaires du Maroc. Pour le dire clairement : le Maroc constitue un obstacle à cette vision démocrate cynique. Plus un pays présente une certaine force, plus il faut l’affaiblir pour mieux le dominer. La meilleure manière de l’affaiblir, c’est par le biais sociétal. Les rapports d’Amnesty International entrent dans ce cadre.</p>
<p>Aujourd’hui, on s’attaque aux droits de l’homme et à la protection des journalistes pour tenter de fragiliser la puissance du Maroc. Demain et peut-être plus tôt qu’on ne le pense, ce sera la défense de la cause LGBT et ses pendants. Ils savent qu’au Maroc, les milieux conservateurs réagiraient de manière virulente. Ainsi, ils gagneraient sur les deux tableaux : d’un côté, ils auront créé une fracture au sein de la société marocaine et de l’autre ils auront mis de l’eau au moulin des groupes extrémistes. L’objectif aura été atteint. Elle est là leur stratégie : empêcher l’affirmation du modèle marocain porté par le Roi. Vous savez, en tant que citoyen français, je respecte la vision qui est la sienne pour son pays. Le Maroc est un pays ciblé. Il doit riposter.</p>
<p><strong>Est-ce que pour vous, une action en justice est une manière efficace de riposter ? Là, je parle bien sûr du dernier rapport d’Amnesty International  </strong></p>
<p>C’est bien d’aller sur le terrain juridique mais, selon moi, cela ne suffira pas. Je vous le dis encore une fois, si les démocrates arrivent au pouvoir en novembre, les Etats doivent mobiliser des forces pour contrer cette stratégie de déconstruction. Il faut mener une guerre de l’information pour révéler ce qu’est cette stratégie de déconstruction, en identifier tous les ressorts et mettre à nu tous les réseaux qui l’appuient.</p>
<p>Si cette guerre de l’information n’est pas menée, Amnesty International continuera.</p>
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