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	<title>Front républicain &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>La grande heure de vérité pour Emmanuel  Macron !</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Jul 2024 13:35:02 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<h4><strong>Quelques soient les résultats de ce second tour de ces législatives anticipées du 7 juillet, Emmanuel Macron semble incarner l’homme qui a tout perdu. Que cela aboutisse à un blocage par manque de majorité absolue ou à une expérience de cohabitation politique avec le Rassemblement National, il est difficile d’imaginer que la séquence qui arrive puisse procurer un quelconque confort à Emmanuel Macron. Bien au contraire, les jours et les semaines qui s’annoncent ressembleraient plus un chemin de croix qu’à un long fleuve tranquille.</strong></h4>
<p>Et pour cause. Les yeux des Français, mais aussi d’une grande partie de la communauté internationale, seront rivés sur cette soirée du dimanche prochain  pour savoir quelle majorité pourra ainsi gouverner la France à l’issue des élections législatives anticipées, le fruit du grand coup de Poker de la dissolution opérée par le président Emmanuel Macron.</p>
<p>Avec cette interrogation à haute densité de suspens : la France va-t-elle sombrer dans les bras de l’extrême droite ou vivre un morcellement qui rendrait impossible la moindre alliance de gouvernement ? Cette question est d’autant plus pertinente qu’à la veille de ce second tour des législatives, bien malin celui qui pourra prédire la physionomie de la future Assemblée nationale.</p>
<p>La dynamique du 30 juin qui promettait au RN une possible majorité absolue est en train de reculer visiblement entre les deux tours. Deux raisons expliquent cette baisse d’enthousiasme dans les rangs de l’extrême droite. La première réside dans les multiples appels à former un barrage républicain pour barrer la route à l’extrême droite. Même si ce barrage paraît moins massif et les appels pour l’ériger moins tranchés, la dramatisation de cette possible arrivée de l’extrême droite au pouvoir pourrait être à l’origine d’un choc de conscience de la part de larges franges de la société pour qui l’extrême droite est le cauchemar absolu.</p>
<p>La seconde raison qui freine les espoirs de Marine Le Pen et de Jordan Bardella est à trouver dans les nombreux désistements de la gauche et du parti présidentiel au profit du candidat capable de battre le candidat RN dans le cadre de centaines de triangulaires. Les consignes de vote, claires pour les uns, ambiguës pour les autres, ont quand même quelque peu refroidi cette extrême droite qui se voyait déjà dans les palais de la République.</p>
<p>Cette incertitude, née entre les deux tours, a même inspiré une voie que personne n’avait envisagé, à l’exception d’Emmanuel Macron qui rêvait d’un centre imposant capable de concurrencer et d’être une alternative aux deux extrêmes de droite comme de gauche. Cette voie a été théorisée par le premier ministre Gabriel Attal lorsqu’à la surprise générale, il avait évoqué la possibilité de former une majorité plurielle. Dans l’esprit du toujours premier ministre de la France jusqu’à lundi 8 juillet, cette majorité pourrait comprendre le parti présidentiel Renaissance, Le Modem de François Bayrou, Horizons d’Edouard Philippe, le PS d’Olivier Faure, sans oublier les verts , les communistes et Place Publique de Raphaël Glucksmann .</p>
<p>Outre qu’il est impossible de savoir si ces partis politiques sont capables de réaliser des performances qui leur garantiraient la majorité absolue, il est tout aussi impossible d’affirmer que ces forces politiques, traversées par de profondes divergences, pourraient s’entendre sur un programme de gouvernement. Ce qui fait du souhait de Gabriel Attal d’une majorité plurielle un rêve difficile à atteindre. D’autant plus que les mauvaises langues pourraient rappeler à Gabriel Attal que si Emmanuel Macron avait accepté le principe d’une majorité plurielle en négociant un accord de gouvernement avec Les Républicains, il n’aurait pas besoin de dissoudre l’assemblée et d’organiser ces législatives anticipées.</p>
<p>Le scénario le plus attendu pour ce second tour, à supposer que le taux de participation pourrait aller à la hausse, est qu’aucun parti ne pourrait être en capacité d’avoir la majorité absolue et former un gouvernement. Dans ce cas précis, outre une situation de blocage qui pourrait exercer une énorme pression sur Emmanuel Macron et peut être l’obliger à recourir à des choix qu’il a jusqu’à maintenant refusés, l’hypothèse de la formation d’un gouvernement technique qui pourrait gérer de manière administrative les affaires du pays est régulièrement évoquée. Mais si cette solution pourrait exceptionnellement sauver la gestion du pays, il ne pourrait pas le protéger des risques de colères sociales et politiques. Dans le cas d’un gouvernement technocratique, le jeu des institutions politiques est paralysé et tout le pays est mis sous le mode Pause en attendant que passe une année pour qu’Emmanuel Macron puisse reprendre sa capacité à dissoudre cette ingouvernable assemblée.</p>
<p>Dans le scénario du blocage qui s’annonce avec un halo certain d’une grande crise de régime, Emmanuel Macron sera aux premières loges. Sa responsabilité directe est engagée. S’appliquera alors sur lui une célèbre maxime populaire marocaine « Celui qui a fait des noeuds avec ses mains doit les défaire avec ses dents »</p>
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		<title>Macron/Le Pen, un remake douloureux !</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Apr 2022 09:42:49 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dés l&rsquo;annonce des résultats de ce premier tour de la présidentielle française, une petite musique, d’abord comme un murmure avant de se transformer en spectaculaire affirmation, a commencé à s’installer. Aucune voix à gauche et dans une grande partie de la droite ne doit bénéficier à Marine Le Pen. La dynamique du Front républicain est en marche</strong>.</p>
<p>Cette clarification des choix politiques se contredit ouvertement avec l’incertitude des uns et des autres de ne pas s’engager à  ériger un barrage contre l’extrême droite dès le début de cette campagne. Les raisons résident dans le maintien des certitudes de se qualifier au second tour. Annoncer la couleur et rejoindre le Front républicain dès le départ de la course équivaut à enterrer ses chances de réaliser moindre performance.</p>
<p>Aujourd’hui alors que la photo politique du second tour et de ses enjeux est limpide, il n’y a aucune place à l’hésitation et au clair obscur. Il s’agit de barrer le chemin à l’extrême droite et de l’empêcher de s’emparer de l’Élysée.</p>
<p>En comparaison de 2017, la mission du Front républicain paraît plus compliquée. Marine Le Pen qui était le diable incarné a procédé avec un certain succès à une grande opération de lifting politique.</p>
<p>Son image s’est adoucie. Son verbe s’est arrondi. Sa démarche s’est assagie. Elle a beaucoup travaillé sur sa communication pour ne plus effrayer et choquer. Il faut dire qu’elle a énormément été aidée par le polémiste Éric Zemmour dont les prises de position tranchées et radicales ont fait apparaître Marine Le Pen comme une personnalité modérée et  fréquentable.</p>
<p>C’est la grande difficulté pour Emmanuel Macron d’ici le 24 avril. Comment retrouver ces intonations politiques qui fixent Marine Le Pen dans sa véritable identité politique ? Celle d’une extrémiste, raciste et xénophobe, portant un projet de grandes ruptures qui menacent la paix sociale et civile.</p>
<p>Il s’agit aussi de dévoiler son imposture sur ses propositions de protéger le pouvoir d’achat des Français. Ce thème a déjà été traité par Emmanuel Macron lorsqu’il a accusé Marine Le Pen de vouloir raser gratis, de faire des propositions fantaisistes non financées et de promettre monts et merveilles sans aucun sens de la responsabilité.</p>
<p>Il faut prévoir que les deux candidats vont croiser le fer sur le pouvoir d’achat, la grande préoccupation du moment .Sur ce terrain, Emmanuel Macron a des longueurs d’avance. Sa technicité affirmée, sa maîtrise des dossiers, son talent d’orateur et de débatteur feront mouche face à Marine Le Pen à qui on reproche de ne pas maîtriser ses dossiers .</p>
<p>Porté par un Front républicain qui ne dira sans doute pas son nom, Emmanuel Macron aura pour mission non seulement de battre Marine Le Pen mais de montrer que son projet politique et ses idées sont dangereux pour la France. En ligne de mire les prochains élections législatives et la nécessité de disposer d’une majorité pour gouverner un pays dont les clivages sont tels qu’il lui faut imaginer  de nouvelles alliances et d’innovantes coalitions .</p>
<p>Emmanuel Macron devra gérer un pays où les « héritiers » du général De Gaule ne parvient même pas à atteindre les 5% pour se faire rembourser les frais de campagne, où le le Parti socialiste, avec sa candidate Anne Hidalgo, peine à atteindre les 2%  bien derrière le candidat de la ruralité Jean Lassale, et où le candidat de la France insoumise Jean Luc Mélenchon a raté de quelques miettes la seconde place.</p>
<p>Si un second mandat paraît à portée de main, Emmanuel Macron devra composer avec un pays profondément divisé entre un centre droit assumé et des extrêmes, de gauche comme de droite déterminés à imposer leurs agendas par tous les moyens, y compris celui de recourir à la contestation de rue.</p>
<p>Toute proportion gardée, la France d’aujourd’hui a un air de famille avec l’Amérique qu’a légué le républicain populiste Donald Trump au démocrate Joe Biden. Un pays lourdement clivé, prompt à s’enflammer à n&rsquo;importe quelle occasion et dont les composantes sociales et communautaires se regardent en chiens de faïence. Tout indique que le second mandat d’Emmanuel Macron, une fois Marine Le Pen battue, ne sera ni une promenade de santé ni un long fleuve tranquille .</p>
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