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	<title>Frères musulmans &#8211; Atlasinfo</title>
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	<title>Frères musulmans &#8211; Atlasinfo</title>
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		<title>Soudan : la désignation des Frères musulmans comme organisation terroriste par Washington, un signal politique fort</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 21:28:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[La décision de l’administration américaine de classer les Frères musulmans au Soudan parmi les organisations terroristes marque une évolution significative dans la lecture internationale de la crise soudanaise. Au-delà de sa dimension juridique, cette mesure traduit surtout un message politique clair : les puissances occidentales entendent désormais isoler les réseaux islamistes qui continuent d’exercer une &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3><strong>La décision de l’administration américaine de classer les Frères musulmans au Soudan parmi les organisations terroristes marque une évolution significative dans la lecture internationale de la crise soudanaise. Au-delà de sa dimension juridique, cette mesure traduit surtout un message politique clair : les puissances occidentales entendent désormais isoler les réseaux islamistes qui continuent d’exercer une influence sur l’appareil d’État soudanais.</strong></h3>
<p>Depuis la chute du régime d’Omar El-Béchir en 2019, la question de l’héritage politique et institutionnel des Frères musulmans n’a jamais réellement disparu de la scène nationale. Bien au contraire. Plusieurs analystes estiment que des structures issues de l’ancien régime islamiste ont réussi à préserver des relais au sein de certaines institutions administratives, économiques et sécuritaires. Cette persistance nourrit depuis plusieurs années les inquiétudes de nombreux acteurs internationaux.</p>
<p>Dans ce contexte, la décision américaine apparaît comme une tentative de redéfinir les lignes rouges dans le dossier soudanais. Washington considère que la présence de réseaux idéologiques liés aux Frères musulmans constitue l’un des facteurs majeurs de blocage dans la transition politique du pays. Pour les responsables américains, la reconstruction de l’État soudanais ne peut se faire durablement tant que subsistent des structures héritées d’un système politico-religieux qui a longtemps dominé le pays.</p>
<p>Cette position s’accompagne également de critiques croissantes concernant les relations entretenues par certains cercles proches du général Abdel Fattah al-Burhan avec des figures ou des réseaux associés au mouvement islamiste. Si ces liens restent difficiles à mesurer précisément, ils alimentent néanmoins un débat de plus en plus présent dans les milieux diplomatiques et stratégiques.<br />
Pour Washington, toute ambiguïté dans ce domaine pourrait compromettre les perspectives de stabilisation du Soudan. La lutte contre l’extrémisme politique et religieux est désormais considérée comme un préalable indispensable à toute normalisation durable du pays sur la scène internationale.</p>
<p>Cette décision s’inscrit par ailleurs dans une tendance plus large : celle d’une vigilance accrue des États occidentaux face aux organisations transnationales dont l’idéologie mêle religion et projet politique. Depuis plusieurs années, plusieurs capitales considèrent que certains réseaux affiliés aux Frères musulmans ont développé une stratégie d’influence à long terme visant à infiltrer des institutions étatiques ou à peser sur les dynamiques politiques locales.</p>
<p>Dans le cas soudanais, cette problématique prend une dimension particulière. Le pays demeure l’un des terrains où l’islam politique a profondément façonné l’État pendant plusieurs décennies. La question de son démantèlement – ou au contraire de sa recomposition – reste aujourd’hui l’un des enjeux centraux de la crise.</p>
<p>En choisissant de franchir le pas de la désignation terroriste, Washington ne se contente pas d’adopter une posture sécuritaire. L’administration américaine cherche aussi à redéfinir les équilibres politiques autour de la transition soudanaise, en envoyant un signal à la fois aux acteurs internes et aux partenaires régionaux.</p>
<p>Reste à savoir si cette pression internationale contribuera réellement à affaiblir les réseaux islamistes ou si elle risque, au contraire, d’accentuer les tensions dans un pays déjà profondément fragmenté. Une chose est certaine : la question de l’influence des Frères musulmans continuera de peser lourdement sur l’avenir politique du Soudan et sur la manière dont la communauté internationale entend accompagner ou encadrer son avenir.</p>
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		<title>L’Europe emboîte le pas aux États-Unis : un tournant décisif face à l&#8217;organisation des Frères musulmans</title>
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		<pubDate>Sat, 06 Dec 2025 14:48:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[L’Europe semble aujourd’hui s’engager résolument sur la voie tracée par les États-Unis dans sa gestion de la question des Frères musulmans. Longtemps marquée par l’hésitation, la position européenne connaît désormais une inflexion notable, stimulée par la décision américaine d’initier un processus de désignation de la confrérie comme organisations terroristes. Ce geste de Washington a agi &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’Europe semble aujourd’hui s’engager résolument sur la voie tracée par les États-Unis dans sa gestion de la question des Frères musulmans. Longtemps marquée par l’hésitation, la position européenne connaît désormais une inflexion notable, stimulée par la décision américaine d’initier un processus de désignation de la confrérie comme organisations terroristes.</p>
<p>Ce geste de Washington a agi comme un catalyseur, offrant aux capitales européennes le cadre politique et intellectuel nécessaire pour adopter une posture plus ferme à l’égard de l’islam politique.</p>
<p>En choisissant d’assumer pleinement une approche fondée sur la dimension idéologique du mouvement, les États-Unis ont profondément influencé le débat au sein de l’Union européenne. Pour de nombreux responsables européens, la lecture américaine des menaces frériste, qui met l’accent sur la portée politique de son projet et sur la menace qu’il ferait peser sur les démocraties, a permis de briser un tabou et de faciliter un changement de paradigme. L’enjeu n’est plus perçu comme un simple problème communautaire ou religieux, mais comme une question de sécurité nationale.</p>
<p>Cette évolution s’observe particulièrement en Autriche, qui fut la première en Europe à interdire officiellement la confrérie en 2021. Vienne justifie cette décision par la stratégie d’entrisme que la mouvance développe au sein des institutions et de la société. Dans le même esprit, la France, sans avoir encore proclamé l’interdiction formelle, mène une politique de fermeté croissante : dissolution d’associations accusées de relayer une idéologie incompatible avec les valeurs républicaines, fermeture d’instituts éducatifs, vigilance accrue à l’égard des structures soupçonnées d’être des vecteurs d’influence frériste. Les autorités françaises admettent désormais que la présence des Frères musulmans constitue une menaces pour l’unité nationale.</p>
<p>En Allemagne, au Royaume-Uni ou aux Pays-Bas, les services de renseignement adoptent progressivement la même grille de lecture que Washington. Ils soulignent que la menace ne provient pas tant d’actes violents que de la capacité du mouvement à façonner des réseaux d’influence, à créer des espaces sociaux autonomes et à promouvoir une vision du monde qui s’écarte de celles des démocraties. Ces États ne suivent pas exactement les mêmes méthodes, mais leur diagnostic converge avec celui des Américains : la confrérie représente une menace sécuritaire et idéologique à l&rsquo;Europe.</p>
<p>Le tournant européen s’explique ainsi par une redéfinition de la nature même du risque. Il ne s&rsquo;agit plus de traquer uniquement des comportements criminels ou terroristes, mais d’identifier un projet politique global jugé incompatible avec les fondements institutionnels et culturels démocratique. Cette évolution traduit de manière évidente l’influence croissante de la stratégie américaine sur les approches européennes.</p>
<p>l’Europe s’aligne sur la position américaine, non par mimétisme, mais parce que Washington a posé les bases intellectuelles et sécuritaires d’un débat désormais assumé à Bruxelles, Paris, Vienne et Berlin. En reconsidérant la place des Frères musulmans dans l’espace public, les Européens prennent un tournant historique dont les conséquences politiques et sociales ne manqueront pas de façonner la relation entre l’Europe et l’islam politique pour les années à venir.</p>
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		<title>Rapport sur les Frères musulmans: le CFCM alerte sur « la surenchère politico-médiatique »</title>
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		<pubDate>Tue, 27 May 2025 15:05:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA["Avant même la publication du rapport sur les "Frères Musulmans" – et plus encore après sa diffusion – nous avons assisté à une surenchère politico-médiatique préjudiciable à la cohésion nationale", déplore mardi dans un communiqué le Conseil Français du Culte Musulman (CFCM).]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>« Bien que la version publiée demeure problématique sur plusieurs points, le Conseil Français du Culte Musulman  constate que son contenu global, notamment les chiffres et données qu’il contient, contrastent fortement avec les interprétations alarmistes et les instrumentalisations politiques et médiatiques dont il a fait l’objet », relève le communiqué.</p>
<p>Dans ce contexte, le CFCM « tient à saluer les appels à l’apaisement lancés ces derniers jours par les plus hautes autorités de l&rsquo;Etat », estimant que « leurs déclarations témoignent d’un sens des responsabilités face aux risques de stigmatisation et de division ».</p>
<p>A ce propos, le président français Emmanuel Macron a déclaré qu »Il y a dans certains quartiers des phénomènes d’entrisme identifiés, mais il ne faut pas pour autant penser qu’il y en a partout, parce que ça peut rendre complotiste ou paranoïaque ».</p>
<p>Il a également mis en garde contre « les risques d’amalgame qui peuvent créer de la confusion chez nos compatriotes ».</p>
<p>Dans le même esprit, le Premier ministre François Bayrou a souligné : « Je n’ai pas envie de faire de l’Islam un sujet de fixation de la société française. Je sais que c’est la mode (…) mais nous devons vivre ensemble (…) Il ne faut pas perpétuellement se livrer à des surenchères qui dressent les Français les uns contre les autres ».</p>
<p>Le CFCM alerte sur &lsquo;les dangers du complotisme, des raccourcis dangereux et des amalgames, appelle à la responsabilité et à la lucidité dans les débats et se réjouit de voir ces mises en garde sont partagées au sommet de l&rsquo;État et par la majorité de nos concitoyens ».</p>
<p>Le CFCM réaffirme en outre « son engagement constant en faveur du vivre-ensemble, dans un dialogue constructif avec les pouvoirs publics et l’ensemble des acteurs de la société civile. Paris, le 27 mai 2025 ».</p>
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		<title>Lancement en France d’une mission de hauts fonctionnaires sur l’islamisme politique et la mouvance des Frères Musulmans</title>
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		<pubDate>Fri, 10 May 2024 12:31:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Le ministre français de l’Intérieur et des Outre-Mer et celui de l’Europe et des Affaires étrangères ont ainsi confié à l&#8217;ambassadeur François Gouyette et au préfet Pascal Courtade une mission d&#8217;évaluation de la mouvance des Frères musulmans en France et de ses liens avec les autres branches européennes. Cette mission est chargée de rendre à &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le ministre français de l’Intérieur et des Outre-Mer et celui de l’Europe et des Affaires étrangères ont ainsi confié à l&rsquo;ambassadeur François Gouyette et au préfet Pascal Courtade une mission d&rsquo;évaluation de la mouvance des Frères musulmans en France et de ses liens avec les autres branches européennes. </strong></p>
<p>Cette mission est chargée de rendre à l&rsquo;automne un rapport dressant un état des lieux de l’influence de l’islam politique en France. Elle analysera également les objectifs, les méthodes déployées par la mouvance des Frères musulmans dans ce contexte, et l’adaptation des moyens actuels de la politique de lutte contre le séparatisme pour y répondre.</p>
<p>La mission va bénéficier de l&rsquo;appui des services compétents de l’Etat, et se rapprochera des experts, chercheurs et organisations qualifiées sur le sujet, et va intégrer à ses travaux l’analyse des exemples étrangers en Europe, au Proche et au Moyen-Orient faisant face aux mêmes phénomènes.</p>
<p>Cette mission, selon le ministère de l&rsquo;intérieur est dans la continuité du discours du président français aux Mureaux le 2 octobre 2020 pour « pour réarmer la France contre le séparatisme islamiste ».</p>
<p>L’action menée dans le cadre de la création des cellules de lutte contre l’islamisme radical a notamment permis de procéder à plus de 31 000 contrôles, à la fermeture de 1 112 établissements et de prononcer 169 arrêtés d’expulsion à l’encontre d’étrangers radicalisés, selon la même source.</p>
<p>Selon le ministère de l&rsquo;Intérieur, « le séparatisme islamiste est un projet politico-religieux théorisé, caractérisé par des écarts répétés avec les principes de la République visant à construire une contre-société », estimant qu' »il se matérialise par des pratiques antirépublicaines comme la déscolarisation de jeunes mineurs ou encore le développement d’activités culturelles et sportives communautaristes ».</p>
<p>« Lutter contre le séparatisme suppose donc d’appréhender ce phénomène dans sa globalité, en conscience de l’entreprise politique qu’il représente », ajoute-t-on de même source.</p>
<p>Dans un communiqué, la principale organisation de Frères musulmans en France, « Musulmans de France » (ex-Union des organisations islamiques en <em>France</em>), visée directement par cette mission et a protesté d&rsquo;être ainsi pointée de doigt.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Le Yémen englouti dans la guerre</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Mar 2022 09:26:49 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[La paix s'effondre devant l'intransigeance des Houthis et le jeu trouble et déstabilisateur des frères musulmans.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans moins d&rsquo;un mois, la guerre au Yémen clôt sa huitième année sans qu’aucun signe prometteur de la fin du tunnel de la guerre et la destruction se profile à l&rsquo;horizon. Et pour cause, ce qui était clairement évident pendant toutes ces années était l&rsquo;incapacité des forces politiques devenues caducs et usées par le temps pour trouver une issue pour les Yéménites. Dans le viseur des feux des critiques, le parti Al Islah, la branche des Frères musulmans au Yémen, a l’agenda trouble et à la stratégie suspecte.</p>
<p>Les Houthis n&rsquo;ont pas été le seul obstacle sur la voie de la paix au Yémen, même s&rsquo;ils ont été les principaux responsables de l&rsquo;échec des initiatives de solution pacifique. Le rôle négatif et destructeur du parti Al Islah, qui monopolise les décisions au sein du gouvernement a clairement contribué à saper ces efforts et à laisser l&rsquo;option de la guerre dominer la scène tragique au Yémen.</p>
<p>Le Yémen connaît un conflit sanglant qui approche de sa huitième année, à la suite du coup d&rsquo;État du groupe houthi soutenu par l&rsquo;Iran contre l&rsquo;autorité reconnue en septembre 2014. Une coalition militaire dirigée par le voisin du Yémen, l&rsquo;Arabie saoudite, est intervenue pour secourir le gouvernement à la demande de ce dernier en mars 2015, forçant les Houthis à arrêter leur expansion et à s&rsquo;engager dans la paix.</p>
<p>Au Yémen, la coalition arabe avait brandi le mot d&rsquo;ordre de la paix depuis la première année de la guerre, mais les Houthis ont tout fait pour alimenter une vive obstruction à la solution pendant 7 ans.  Et s’il faut ajouter à cette politique d’obstruction le rôle paralysant du gouvernement dans la gestion des consultations politiques, la crise trouve une autre raison derrière la prolongation du conflit et de l&rsquo;échec de 4 séries de consultations politiques tenues à Genève, au Koweït et à Stockholm.</p>
<p>Ces milieux yéménites pensent que le fait que   gouvernement était sous domination du parti Al Islah qui monopolisait tous les postes de responsabilité, avant la mise en œuvre de l&rsquo;accord de Riyad, était à l’origine de cet échec des consultations.</p>
<p>Cette stratégie avait échoué à formuler une solution politique qui mettrait fin au conflit. Le constat pour beaucoup est clair : les Houthis et le parti Al Islah se sont révélés les grands bénéficiaires de l’état de guerre et de crise permanente au Yémen et n’ont aucun intérêt à trouver une solution à une sortie de crise. Cet état de guerre semble bénéfique pour leurs influences et leurs dominations.</p>
<p>La guerre a tué des dizaines de milliers de civils au Yémen, qui compte 30 millions d&rsquo;habitants. Les Nations Unies estiment qu&rsquo;environ 21 millions de Yéménites ont besoin d&rsquo;aide humanitaire, tandis que plus de 16 millions d&rsquo;autres personnes souffrent de la faim et que 5 millions sont au bord de la famine.</p>
<p>D’autres responsables yéménites estiment dans de nombreuses déclarations à la presse que l&rsquo;échec de la gestion de la guerre par le gouvernement est la raison qui a poussé les Houthis à privilégier   l&rsquo;option de la guerre à l&rsquo;option de la paix.</p>
<p>Dans ce cas précis, l’accusation est formelle :  les forces militaires du gouvernement yéménite, dirigées par des chefs du parti Al Islah ont lamentablement échoué à affronter les Houthis, et cela en soi était une raison suffisante de gâcher les opportunités de paix, car le pari était grand sur le fait que la pression militaire allait forcer les Houthis à s&rsquo;engager dans la paix.</p>
<p>À de nombreuses reprises, d&rsquo;éminents dirigeants du groupe Houthi ont fait allusion à l&rsquo;existence d&rsquo;une communication entre le groupe et le parti Al Islah &#8211; branche de la confrérie des Frères musulmans au Yémen -.  Le 9 novembre dernier, le vice-ministre des Affaires étrangères du gouvernement Houthi non reconnu, Hussein Al-Ezzi, a déclaré : « Nous avons reçu des messages amicaux des frères sages du parti Al Islah », tandis que le chef Houthi, Muhammad Al-Bakhiti, a déclaré en février 2019 : « Notre cause et la cause des Frères musulmans ne font qu&rsquo;un, Les défis auxquels nous sommes confrontés ne font qu&rsquo;un.</p>
<p>4 émissaires de l&rsquo;ONU se sont succédé au Yémen : Jamal bin Omar, Ismail Ould Cheikh et Martin Griffiths, en plus de Hans Grundberg, et tous n&rsquo;ont pas réussi à convaincre les Houthis de répondre aux initiatives de solution pacifique, et l&rsquo;escalade militaire continue à ce jour, alors que le groupe Houthi continue de mobiliser ses forces sur les différents champs de bataille de ce qui semble être un nouveau cycle de violence.</p>
<p>Il paraît évident aujourd’hui pour de nombreux observateurs de la crise yéménite sur l’etat d’inaction et d’inefficacité dont ont fait preuve les négociateurs du gouvernement, membre du parti Al Islah, parti  des frères musulmans lors des multiples cycles de consultations, ont plus  profité  aux Houthis qu&rsquo;aux autres.</p>
<p>Dans ce schéma de rapport de forces, il paraît évident selon de nombreux observateurs que l’absence d&rsquo;activité diplomatique du gouvernement pour appuyer et argumenter sa position devant la communauté internationale servait d’avantage l’agenda politique des Houthis. Ils n’ont d’ailleurs pas suffisamment mis de la lumière devant la communauté internationale sur la tragique réalité du Yémen. Tous occupés qu’ils étaient à s’emparer des postes diplomatiques d’influence pour défendre leurs propres intérêts plutôt que d’aider le Yémen à sortir de cette terrible crise.</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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		<title>Qatar/Polisario, « une sympathie » dangereuse !</title>
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		<pubDate>Sat, 27 Mar 2021 09:04:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Quand il y a quelques mois, en plein bras de fer entre le Maroc et l’Algérie, certains médias internationaux affichaient ce titre « les pays du Golfe soutiennent la position du Maroc dans le conflit du Sahara », cela inspirait une unanimité et un consensus de tous les pays du Golfe. A y voir de &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Quand il y a quelques mois, en plein bras de fer entre le Maroc et l’Algérie, certains médias internationaux affichaient ce titre « les pays du Golfe soutiennent la position du Maroc dans le conflit du Sahara », cela inspirait une unanimité et un consensus de tous les pays du Golfe. A y voir de plus près, un pays comme le Qatar navigue volontairement dans la zone grise, transmettant des  messages confus et des postures contradictoires.</p>
<p>Cette contradiction est à trouver dans les déclarations officielles de l’Etat du Qatar soutenant la démarche marocaine de régler la crise d’Al Guerguerat mais aussi dans cette volonté de laisser l’ensemble des médias appartenant au Qatar exhiber des positions hostiles aux intérêts marocains.</p>
<p>Ainsi sur les écrans de la télévision Al Jazeera à Doha ou Al Araby TV à Londres , deux instruments d’influence massive du Qatar, ces deux chaînes trouvent un plaisir sadique à afficher sur leurs écrans chaque fois qu’ils veulent illustrer un sujet sur le Maroc une carte géographique du Royaume obérée de son Sahara. Comme un signe de défi.</p>
<p>Par ailleurs l’ensemble des sites d’information financés par le Qatar, qu’ils soient d’expression arabophone ou anglophone, sont presque les seuls à publier des tribunes et des articles dont la fonction est d’insuffler le doute sur les performances diplomatiques marocaines et jeter un voile interrogatif sur leurs finalités.</p>
<p>Cette posture et cette double approche interrogent sur les raisons de ce qui peut s’apparenter à une schizophrénie du Qatar. Officiellement, Cheikh  Tamim ben Hamad et son appareil diplomatique sont avec le Maroc. Et en même temps les médias qui dépendent totalement de son financement jouent un jeu trouble avec le Royaume.</p>
<p>La fable de la liberté d’expression, de l’indépendance de ces médias, de la déontologie dont ils peuvent opportunément se gargariser ne trompe personne . Surtout quand on connaît l’intimité de leurs  lignes éditoriales avec  l’agenda politique régional du Qatar.</p>
<p>Et pourtant les relations officielles entre Rabat et Doha sont censées être excellentes. Deux événements récents en ont souligné la dynamique. Le premier est la participation du Maroc au huitième salon de l’agriculture de Doha (AgriteQ 2021) dont on a voulu y voir le signe de « la profondeur des relations entre le Maroc et le Qatar ».</p>
<p>Le second est la participation du Maroc à travers ses forces spéciales aux manœuvres militaires annuelles intitulées « The impregnable Guard 2021 ». Cette participation marocaine s’est faite aux côtés d’autres pays comme l’Italie, la Jordanie, le Pakistan , le Rwanda, la Turquie et les Usa.</p>
<p>La qualité des relations entre Rabat et Doha est censée être à son zénith. Alors que le Qatar subissait une campagne de boycott inédite de la part de ses alliés dans le Golfe, le Maroc avait fait le choix de la neutralité et de la médiation au risque de s’attirer les foudres de ses alliés historiques.</p>
<p>La visite qu’avait effectuée le Roi Mohammed VI à Doha depuis la capitale des Emirats, Abou Dhabi, est restée dans les annales comme un signe majeur de courage et de résilience  politique. Cette visite avait cassé l’isolement du Qatar et installé le Maroc comme un pays médiateur, préférant tenter de renouer les fils du dialogue plutôt que d’appuyer sur les ruptures et les clivages.</p>
<p>Comment expliquer cette position du Qatar à travers ses bras médiatiques, alors qu’on pouvait légitimement s’attendre à ce que Doha puisse être parmi les  premières capitales arabes à reconnaître la pleine marocanité du Sahara et pourquoi pas à ouvrir un consulat dans la ville de Dakhla?</p>
<p>Trois éléments d’analyses peuvent éclairer cette position obscure du Qatar à l’égard du Sahara marocain. Le premier est la présence massive de journalistes d’origine algérienne dans ces médias financés par le Qatar. Ces journalistes participent activement à fabriquer les choix éditoriaux de ces médias. D’ailleurs il n’y a qu’à suivre leurs activités sur les réseaux sociaux pour déceler leur degré d’embrigadement contre le Maroc.</p>
<p>La situation s’aggrave encore plus quand ces mêmes journalistes sont doublés d’une casquette « Frères musulmans ». Or on le sait depuis longtemps, pour accéder à ces médias qataris il faut montrer notamment une disponibilité à épouser les thèses politiques et les agendas militants de l’islamisme politique. L’approche de la confrérie des frères musulmans à l’égard du Sahara marocain est aujourd’hui connue, celle de participer à nourrir la division, la discorde et le chaos comme c’est le cas pour l’islamiste algérien Abderrazak Makri, président du MSP le Tunisien Rached Ghannouchi d’Ennahda.</p>
<p>Le second élément qui pourrait expliquer cette vision confuse est la mainmise iranienne sur la décision politique du Qatar. Depuis son isolement par ses voisins arabes, Doha avait trouvé chez les Iraniens une issue de secours et de respiration à son économie qui lui avait évité de sombrer dans d’abyssales profondeurs. Or l’animosité de l’Iran à l’égard du Royaume du Maroc, comme en témoigne l’instrumentalisation du Hezbollah libanais pour nourrir la guerre au Sahara, est de notoriété publique.</p>
<p>Dernier élément la présence turque au Qatar. Comme l’Iran, la Turquie avait profité de cette crise du Qatar avec ses voisins pour installer des bases militaires. Or la Turquie, dirigée par un leader Frère Musulman, Racep Tayyip Erdoğan, joue un jeu trouble avec les pays du Maghreb. Ankara se plaît à jouer la concurrence entre Rabat et Alger pour faire avancer ses agendas.</p>
<p>Dans une période politiquement sensible, le Maroc est en droit de demander à ses alliés une clarification politique. Il le fait avec beaucoup de courage et de panache à l’égard de ses alliés européens, il doit le faire avec réalisme et sang-froid à l’égard de « ses frères arabes ». Le Qatar doit absolument sortir de cette zone grise dans laquelle il diffuse des postures contradictoires.</p>
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